lundi 26 janvier 2015

Éoliennes: Et si l'Unesco s'en mêlait

Commentaire: Encore deux exemples qui démontrent que les «éoliens» non que faire du patrimoine et de l'Histoire qui s'y rattache. Ils piétinent tout cela sans vergogne (avec la complicité d'élus «compétents») avec pour seul et unique objectif : Le profit!!!


Dans le cas présent, la somme des recettes fiscales avancée par les promoteurs est de 246 000€ par an. En réalité, nous savons par retour d'expériences, que le montant de l'impôt encaissé par les Communes, les Communauté de communes et le Département ne correspond en rien à celui espéré et de très loin(à la baisse). De plus, ces «milliers d'€» de recette doivent être mis en perspective avec le montant des pertes financières engendrées sur les autres secteurs d'activité (touristique, artisanat, immobilier, commerce de détail, etc.) par l'implantation d'un parc éolien. Curieusement et sauf erreur de notre part, ce genre d'étude de marché n'est jamais faite par nos «chers» et «compétents» élus. 



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Publié le 08/01/2015
Énergie - Moussoulens (11)

Source: http://www.ladepeche.fr


Depuis l'année dernière, un mât de mesures a été installé sur la plaine de Moussoulens./ Photo DDM, archives, B.H.


L'association Environnement, Sports et Paysages attend aujourd'hui que les élus s'engagent contre le projet de création d'une ferme éolienne sur la commune de Moussoulens


C'est bien avec un gros chèque qu'Énergies Nouvelles tentera de convaincre les élus de Moussoulens de lui autoriser l'implantation de 8 à 12 éoliennes. Voilà ce qui résume l'état d'esprit des adhérents de l'association Environnement, Sports et Paysages, qui entendent bien faire capoter au plus vite le projet qui pourrait voir le jour sur la plaine de Moussoulens. Pour l'heure, ERDf s'est limitée à une communication minimaliste, laissant du même coup la place à toutes les interprétations. Autrefois plus prompt à vanter les atouts de l'éolien, l'opérateur historique avance à pas feutrés à Moussoulens. «On n'a eu droit à deux réunions, explique Franck Prouvost, le président de l'association. La première a eu lieu en novembre de 10 heures à midi. Et à ces heures-là, pour mobiliser, ce n'est pas simple». Le 3 décembre, le porteur de projet a fait un effort. La réunion a eu lieu de 16 heures à 18 heures, mais elle était animée par un cabinet spécialisé en communication. De quoi irriter encore un peu plus les opposants. «Ils nous présentent les éoliennes comme une énergie propre et qui présente un avantage financier pour la commune et l'agglo. Mais ce sont des vendeurs de vent», s'étouffe Franck Prouvost.

L'association locale a donc pris les armes. Et elle a commencé à les affûter auprès de la fédération Vent de colère, qui regroupe presque tous les mouvements anti-éoliens en France. Les opposants ont déjà levé un «lièvre». Pour eux, le classement en ZNIEFF (Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique) de la plaine de Moussoulens serait rédhibitoire à l'installation des aérogénérateurs. Daniel Steinbach le président de Vent de Colère, est moins catégorique. «Une ZNIEFF est la reconnaissance d'une richesse écologique, mais a priori cela n'empêche en rein l'installation d'éoliennes. Pour combattre un permis de construire devant le juge administratif, explique-t-il, il faut un motif légitime, comme la présence avérée d'une zone humide». Et de surenchérir : «Des zones classées Natura 2000 peuvent même servir à l'implantation de fermes éoliennes. D'ailleurs, la Commission européenne ne s'y oppose pas». ErDF Énergies Nouvelles aurait donc un boulevard devant elle !



La menace de l'Unesco


Pour le président de Vent de Colère, les opposants de Moussoulens doivent donc porter le fer ailleurs, s'ils veulent faire plier l'électricien français. «Il y a un levier puissant à faire jouer, affirme Daniel Steinbach. Ce levier, c'est celui de l'Unesco. «D'une manière générale, rajoute le pourfendeur de l'énergie éolienne, les autorités renâclent à délivrer les autorisations d'implantation lorsque l'Unesco menace de procéder au déclassement de sites placés sous sa protection». Dans le cas présent, la plaine de Moussoulens, où doivent être implantés les «moulins» d'ErDF, se trouve en covisibilité directe avec la Cité de Carcassonne et le canal du Midi.



Le précédent du mont Saint-Michel


Au printemps 2012, l'Unesco a fait plier l'État français. La société Epuron qui soutenait un projet d'implantation de trois éoliennes situées à 22 kilomètres du mont Saint-Michel n'a jamais pu obtenir le feu vert des autorités. Les permis de construire avaient pourtant été délivrés puis validés par le tribunal administratif de Caen et entérinés par la cour d'appel de Nantes. Mais les collectifs d'opposants soutenus par l'Unesco avaient finalement fait reculer le promoteur.

Dans l'Est de la France, dans le Doubs, un autre projet éolien fait grand bruit. Là encore, une société souhaite implanter des aérogénérateurs qui se situeraient à moins de 8 kilomètres, de la Saline royale d'Arc-et-Senans, un site classé, lui aussi, par l'Unesco. Or, là encore le projet en covisibilité directe avec le monument dessiné au XVIIIe siècle par Claude-Nicolas Ledoux. Selon les opposants, l'Unesco menacerait de retirer du patrimoine mondial de l'Humanité les Salines Royales, ce qui aurait pour conséquence immédiate d'affaiblir la fréquentation touristique et les retombées économiques. Carcassonne Agglo a tout intérêt à réfléchir à deux fois avant de soutenir le projet de Moussoulens.

Le chiffre : 246 000 
euros > De retombées financières.Pour convaincre les élus de la commune, de la communauté d'agglomération, du département et de la Région, ErDF fait miroiter un joli pactole annuel à se partager.

Bruno Huet

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