jeudi 17 septembre 2015

Les étranges liens de Ségolène Royal et de François Hollande avec l’Île Maurice

Source: http://www.atlantico.fr/
Publié le 17 Septembre 2015



Gilles Gaetner




Depuis le début du mois de septembre, la presse mauricienne ne lâche pas Ségolène Royal au sujet de ses séjours dans l’ Île. Tous frais payés. Un député réclame même des explications et justifications au Premier ministre sur les avantages accordés à la ministre de l’Écologie et à quelques autres Français.



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Le 4 septembre dernier, un journal local relatait des séjours de la ministre en 2011, 2013 et 2014 en précisant que cette dernière avait eu droit à une BMW 350.



  • Cette affaire intervient après un autre scandale : l’arrestation, au printemps, de Dawood Rawat, «le Bernard Madoff» mauricien. Ce dernier avait été promu chevalier de la Légion d’honneur, en juillet 2014, par un décret signé du président François Hollande au titre du ministère des Affaires étrangères.
  • Depuis le début du mois de septembre, la presse de l’ Île Maurice ironise sur les voyages gratis en avion et les séjours de Ségolène Royal tous frais payés.
  • Il y a quelques jours, un député mauricien, un peu curieux, a interrogé le gouvernement pour en savoir davantage sur les libéralités accordées à la ministre par l’ancien premier ministre, Navin Ramgoolam, aujourd’hui sous le coup de poursuites.


Ça chauffe pour Ségolène Royal, la ministre de l’Écologie… Mais à l’ Île Maurice !

Depuis quelque temps, surtout depuis le début du mois de septembre, la presse, L’Express (de l’ Île Maurice) et le site internet réunionnais, Zinfos974, s’en donnent à cœur joie pour dénoncer les privilèges et petits avantages dont bénéficie Ségolène lorsqu’elle se rend à l' Île  Maurice.  Le Canard Enchaîné, en avril dernier, avait sorti quelques informations sur les avantages accordés à la ministre de l’Écologie. C’est ainsi, selon l’hebdomadaire, qu’invitée au salon du Livre de l’ Île du 6 au 9 mars 2014, elle aurait eu droit à un aller-et-retour en avion première classe ainsi qu’à un séjour dans un hôtel 5 étoiles. À peine ces révélations rendues publiques que Ségolène se justifiait en faisant savoir que cette invitation n’avait pas coûté un sou au contribuable mauricien puisqu’elle avait été prise en charge par les entreprises mécènes du Salon.


Mais ces derniers jours, la température est montée d’un cran avec la curiosité aiguisée d’un député mauricien, Mahren Jhugroo qui devait interroger le chef du gouvernement Sir Aneroof Jugnauth sur les différentes visites de Ségolène Royal à l’ Île Maurice. Le parlementaire souhaite savoir le nombre de fois où la ministre a séjourné dans l’Ile. Et connaître les facilités dont elle avait bénéficié. Déjà, le 4 septembre dernier, un journal local relatait des séjours de la ministre en 2011, 2013 et 2014 en précisant que cette dernière avait eu droit à une BMW 350. Or, lesdits séjours, selon la presse mauricienne, avaient lieu à des fins exclusivement privées.



Il est vrai que le gouvernement d’alors, celui dirigé par Navin Ramgoolam, était aux petits soins pour la présidente de la région Poitou-Charentes, et pour quelques Français qui, à l’occasion de leurs escapades à l Île Maurice, avaient eu à leur disposition des berlines de luxe, genre BMW et Mercedes série E. À chaque visite, Ségolène Royal, désignée duchesse du Poitou par la presse locale était reçue à dîner par le Premier ministre et son entourage. Autant de faveurs qui susciteront, à intervalles répétés, l’ironie des journalistes mauriciens. C’est par exemple l’hebdomadaire «Le Mauricien» qui il y a peu, posait cette méchante question : «Comment faire l’impasse sur l’omniprésente Ségolène Royal ? Elle est si souvent à l’Ile Maurice qu’on devrait lui donner une carte de fidélité».



Un jour, présidente d’honneur d’un Salon du livre, un autre, invitée de la journée de la femme, résidant toujours dans des endroits de rêve mis à sa disposition par le pouvoir mauricien, on comprend les raisons pour lesquelles elle adore ce paradis de l’Océan indien. Seulement voilà: Les temps ont changé. Battu aux élections législatives de décembre 2014, le premier ministre Navin Ramgoolam a été arrêté le 6 février 2015, pour entrave à la justice, fraude fiscale et blanchiment. Dans son coffre personnel, seront retrouvés d’importantes sommes d’argent.



Aujourd’hui, l’heure est au ménage du côté des anciens protégés de Navin Ramgoolam. Témoin, la chute, en avril dernier de Dawood Rawat, puissant businessman, ami de l’ancien premier ministre. Surnommé le «Bernard Madoff» mauricien, Rawat, à la tête de la British American Investment (BAI) qui proposait des investissements aux rendements mirifiques, a ruiné des dizaines de milliers d’épargnants qui n’ont jamais vu venir les gains promis. Mais Rawat ne s’est pas oublié ! Jugez plutôt: Avec l’argent des épargnants floués, il se serait offert châteaux et autres biens immobiliers de luxe en Europe et aux États-Unis… En Grande-Bretagne, le premier ministre Tony Blair avait fait à appel Dawood Rawat pour constituer un conseil musulman. Les pouvoirs publics français, quant à eux, croyaient avoir décelé en Dawood Rawat, un entrepreneur de grande qualité: Le 11 juillet 2014, par un décret signé du président de la République François Hollande et publié au JO, sur le contingent du ministère des Affaires étrangères, il était fait chevalier de la Légion d’honneur. Il semblerait qu’aujourd’hui, Dawood Rawat, après avoir fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la part des autorités mauriciennes, se trouverait quelque part en France. Il ne risque pas grand chose: Aucun traité d’extradition n’a été signé entre l’ Île Maurice et Paris.

Commentaire: Il est vrai que le «réchauffement climatique» est plus perceptible de l' Île Maurice. Ségolène Royal profitera d'autant plus des bienfaits de la région (après tout de même 11 heures de vol) que les travaux des 2 premiers projets de parcs éoliens sur l'île sont malheureusement * commencés. Aussi, «à toute chose, malheur est bon», Madame la ministre de l'Écologie et du blabla... qui ne voit pas où est le problème de vivre à proximité de fermes éoliennes et qui ne comprend pas la détresse de ces riverains, va juger sur place. Nous ne lui souhaitons pas bonne chance! 

Bonne lecture


ZÉR0 É0LIENNE


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*Énergies vertes: Les chantiers des deux premiers parcs éoliens démarrent

Par Patrick ST PIERRE et Karen WALTER
10 Octobre 2014





Le site où sera construit le parc éolien de Plaine-Sophie. Les travaux devraient débuter à la fin du mois. © BEEKASH ROOPUN




Les travaux pour la construction d’un parc éolien à Plaine-Sophie devraient débuter à la fin du mois. Le promoteur, le consortium Suzlon-Padgreen, n’attend qu’un permis du Département des Bois et Forêts pour aller de l’avant avec ce projet. Tout porte à croire que ce sera fait d’ici deux semaines. Aussitôt ce permis obtenu, la mairie de Vacoas-Phoenix accordera son autorisation pour le lancement des travaux.

Le promoteur a déjà obtenu le contrat du gouvernement pour le terrain, ainsi que le feu vert de l’Environnement et un Outline Planning Permit des Collectivités locales «Nous avons eu du retard. Les travaux débutent donc à la fin du mois», déclare Roshan Seeram, le Project manager.


Le parc éolien sera pourvu de 14 turbines éoliennes, d’une capacité de 2,1 MW, chacune placées sur une surface de 1400 m². Elles produiront 29,4 MW d’énergie, soit 50 GWh d’électricité par an. Elles seront en service à la fin des travaux, qui devrait avoir lieu dans 12 mois. Les appareils devraient arriver en avril prochain. Les estimations de coût pour ce projet avoisinent les Rs 2 milliards.


Les travaux se dérouleront en plusieurs phases, explique-t-on. Il faudra d’abord construire une route d’accès menant vers le site, puis un bâtiment qui abritera une salle de contrôle et les transformateurs.


L’installation des éoliennes se fera au dernier moment. Des techniciens indiens du groupe Suzlonferont le déplacement à Maurice pour épauler leurs homologues mauriciens, qui ont déjà suivi une formation dans le domaine. Le parc devrait être en mesure de fournir de l’électricité au CEB dès l’été 2015.


Plus loin dans le Nord, on apprend que le coup d’envoi du chantier conjoint Sugar Investment Trust-Quadran (Aérowatt) d’une ferme éolienne à Plaine-des-Roches sera donné avant la fin de l’année. Du moins, en ce qui concerne la construction de la première des deux centrales, qui ont une capacité de production de 9,35 et 8,1 MW respectivement. Ce projet avait déjà été annoncé il y a belle lurette, mais des difficultés administratives, notamment en ce qui concerne le prix d’achat de l’électricité produite par le CEB, l’ont considérablement retardé.

Subside annuel


Le site ayant déjà été identifié, la phase de test, la collecte de données ainsi que les discussions avec le CEB ont déjà été entamées.


Malgré la signature d’un Power Purchase Agreement entre le CEB et les promoteurs, des discussions sont en effet toujours en cours entre les deux parties concernées pour ce projet d'envergure dont le coût est estimé à Rs1,2 milliard.


Le SIT détient 49 % des actions d’Éole Plaine-des-Roches Ltd, en partenariat avec Aerowatt Mauritius, filiale mauricienne du groupe français Quadran. Un accord a été signé entre Ravin Bholah, Chief Executive Officer du SIT, et Jérôme Billeray, directeur général de Quadran, en avril dernier à Ebène.



Joint hier à Turin, où il participe à un forum sur le thème Partnership on Action for Green Economy, Osman Mahomed, Executive Chairman de la Commission Maurice île durable, rappelle que le plan d’action fait provision de Rs 5 milliards pour les projets d’énergies renouvelables du secteur privé «Ce sera mis en oeuvre sous le partenariat public-privé. Comme le coût pour les énergies renouvelables est élevé, le gouvernement accorde un subside annuel de Rs 235 millions sur les 20 prochaines années pour encourager ces investissements», soutient-il.


S'agissant du parc éolien de Plaine-des-Roches, le plan d’action MID prévoit un subside annuel de Rs 32 millions.



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