vendredi 22 janvier 2016

En 2015, le parc nucléaire d'EDF a dépassé ses objectifs

Par Frédéric De Monicault
Publié le 19/01/2016



Commentaire: Alors, qu'il y a de plus en plus de GRANDES éoliennes implantées en France, le nucléaire bat son «record» de production. Ces grandes éoliennes ne seraient-elles pas des fainéantes? Si oui, à quoi servent elles? Si EDF bat son «record» cela veut-il aussi dire que la demande d' électricité a augmenté? 

Bonne lecture

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L'année dernière, les centrales de l'électricien ont produit quelque 417 térawattheures (TWh), soit davantage que la fourchette d'objectifs initiale


Alors que les dossiers nucléaires de toute première importance s'empilent sur le bureau du président d'EDF (rachat d'Areva NP, décision finale d'investissement dans la construction des EPR en Grande-Bretagne, poursuite du chantier de Flamanville…), c'est un chiffre qui est accueilli avec satisfaction chez l'électricien. En 2015, la production nucléaire de son parc - constitué de 19 centrales et 58 réacteurs - s'est élevée à 417 térawattheures (TWh), au-dessus de la fourchette d'objectifs fixée à 410-415 TWh. Par rapport à 2014, EDF enregistre une hausse de 1 TWh (+0,2%), une majoration d'autant moins négligeable que 2014 était déjà considérée comme une bonne année pour le fonctionnement du parc.


Prolonger la durée de fonctionnement des centrales

Dans l'entourage d'EDF, on fait valoir que ce chiffre de 417 TWh aurait pu être encore meilleur si le mois de décembre n'avait pas été exceptionnellement doux. En effet, quand la météo est clémente en hiver, les centrales sont par définition moins sollicitées. Toujours en matière climatique, l'électricien se félicite que l'épisode de canicule du mois de juillet ait été bien géré: En effet, pendant l'été, quand il s'agit de refroidir les réacteurs, les cours d'eaux situés à proximité sont mis à contribution, à condition que la température de l'eau ne franchisse pas un certain seuil. En l'occurrence, ces opérations estivales se sont bien déroulées, signe, souligne-t-on chez EDF, qu'elles ont été bien anticipées.

Cette bonne performance du parc nucléaire intervient alors que les opérations dans le cadre du «grand garénage» ont déjà démarré. Derrière cette appellation sont regroupées toutes les activités (opérations de maintenance, remplacement de gros composants, intégration des dispositifs post-Fukushima…) qui doivent permettre aux centrales de pouvoir pousser leur durée de fonctionnement de 40 ans à 60 ans. Ce grand carénage, déjà effectif sur le site de Paluel (Seine-Maritime), se traduit par un coût très important pour EDF, avec une enveloppe globale estimée à 50 milliards d'euros. Sur le plan financier, la montée en charge se fera progressivement: alors qu'EDF investit actuellement annuellement 3 milliards d'euros sur son parc, il va peu à peu se rapprocher des 5 milliards d'euros par an.





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