jeudi 3 mars 2016

Énergies renouvelables: Abengoa, ex-fleuron à la dérive, change de PDG

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Le 02/03/2016



Le spécialiste espagnol des énergies renouvelables Abengoa a quelques jours pour renégocier sa dette avec ses créanciers. - AFP

Le groupe espagnol est lancé dans une course contre la montre pour éviter l’une des plus grosses faillites de l’histoire du pays.


Six mois. C’est le temps qu’aura connu José Dominguez Abascal à la tête d’Abengoa, nommé en septembre pour tenter de redresser la course de l’ancien fleuron espagnol des énergies renouvelables, aujourd’hui au bord de la faillite. Mardi, le groupe a annoncé l’avoir démis de ses fonctions pour « faciliter l’accord de restructuration » de sa dette avec les créanciers, « à la demande » de son principal actionnaire, la famille fondatrice, les Benjumea.

Abengoa dispose encore jusqu’au 28 mars, pour restructurer sa dette, qui s’élevait à 9,4 milliards d’euros fin 2015. Dans le cas contraire, ce géant comptant près de 29.000 employés dans le monde, qui a publié l’an dernier une perte de 1,2 milliard (pour un chiffre d’affaires en chute de 20 %, à 5,8 milliards d’euros) devrait déposer le bilan. Et inscrire ensuite son nom au « palmarès » des plus grosses faillites de l’histoire économique de l’Espagne.


Une croissance basée sur l’endettement
Une chute que tentera d’éviter l’ancien vice-président Antonio Fornieles Melero, désormais aux manettes. Mi-février, le groupe a estimé avoir besoin de 826 millions d’argent frais pour boucler l’année. Mais d’ores et déjà le groupe a du mal à remplir ses obligations: Selon un responsable syndical, la direction a indiqué il y a quelques jours que le manque de liquidités était tel que le paiement des salaires de février était compromis...

Quoiqu’il advienne, Abengoa aura connu une véritable descente aux enfers. Ces dernières années, la société basée à Séville était devenue un symbole de l’économie verte espagnole, voire européenne, avec des activités dans les énergies renouvelables, le biocarburant ou la dessalinisation. Une croissance basée sur l’endettement, avec un entrelacs de plusieurs centaines de filiales et de participations, qui a commencé à susciter des secousses dès 2014, pour aboutir à la situation actuelle.

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