jeudi 13 octobre 2016

Le mensonge de l’éolien entre politique et électoralisme

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Michel Lhomme, philosophe, politologue
12/10/2016



 

Le dernier livre de Michel Gay, Vive le nucléaire heureux, nous a décillés sur le nucléaire. On sait qu’il le fait aussi régulièrement dans nos colonnes à propos de l’éolien. En effet, il y a aussi beaucoup de vérités cachées dans ce monde idyllique de l’éolien : ses perturbations sur l’environnement, ses dommages incalculables causés aux oiseaux, la fuite des animaux sauvages, leur sous-traitance en Chine, les graves nuisances sur la vie des populations, bruit et électricité statique, sans compter la dégradation des paysages naturels. En survolant la France l’après midi en revenant de Madrid, on a pu voir de visu depuis la côte basque jusqu’à Paris l’horreur esthétique des éoliennes plantées dans la campagne et dont d’ailleurs la plupart ne fonctionnent pas.
Nonobstant, l’effet de la manipulation médiatique sur le réchauffement climatique continue à porter ses fruits dans les conseils municipaux ou les couloirs ministériels pour fermer des centrales nucléaires et octroyer des subventions généreuses et des avantages fiscaux aux promoteurs du développement durable. Les consommateurs paieront pourtant demain fort cher une source d’énergie très coûteuse dont la production électrique reste très aléatoire : froid, vitesse du vent trop importante ou pas assez de vent ou ne souffle pas aux heures de pointe, difficultés et coût prohibitif de la maintenance.

Ce qu’on sait moins c’est que l’expérience américaine des fermes éoliennes a laissé plus de 14 000 éoliennes abandonnées, de véritables friches en lente dégradation dans la nature américaine. Quand on sillonne les États-Unis, ces immenses géants d’acier symbolisent une « religion climatique » sur le déclin, le requiem in vivo des écologistes qui se lamentent parfois aujourd’hui sur les erreurs gigantesques commises, le gâchis de l’argent public utilisé pour endormir le peuple et lui faire croire qu’on allait faire des miracles avec le vent. Curieusement, cette autocritique de la deep ecology américaine n’est pas passée en France.

 


Les fermes éoliennes faisaient pourtant de la Californie le producteur de 80 % de l’électricité éolienne mondiale. Or, il n’en reste plus rien qu’un programme post-industriel en désuétude qui ne génère que du vent mais tue toujours autant les oiseaux. On s’étonne d’ailleurs que les écologistes ne disent rien sur l’absence de démantèlement des éoliennes et sur tous ces grandes pales qui restent dans la nature. Imaginons en effet un instant la réaction de ces derniers si l’on avait laissé des appareils de forage pétrolier dans des sites naturels épuisés.

Il aura fallu une décennie en Californie, depuis les premières éoliennes pour comprendre que l’éolien n’était juste qu’une escroquerie fiscale. En France, combien faudra-t-il d’années encore ? D’ailleurs, si l’énergie éolienne avait du sens, pourquoi y aurait-il besoin de la subventionner ? L’éolien n’est rien d’autre qu’une bulle spéculative qui éclatera dès que les subventions gouvernementales se tariront.

On pourrait applaudir les fortunes vite faites grâce à l’éolien sauf que les subventions sont payées par le contribuable à tous les soi-disant « amis de la terre ». qui font fortune sur le laudato si, l’encyclique papale du nouveau capitalisme chrétien. L’éolien n’est qu’une énergie envahissante qui attire toutes les cupidités. Les contribuables français qui payeront demain le prix fort pour une source fictive d’énergie seront finalement roulés dans la farine mais bons pour payer la facture des dégâts de l’écologie sans conscience, de l’écologie de l’idiotie, d’une écologie qui fut avant tout politique et électoraliste.

Or, l’Allemagne qui dispose pourtant du plus vaste parc éolien mondial saturant son territoire couvre à peine avec celui-ci 5 % de la consommation de l’électricité du pays et demeure responsable avec ses pluies acides liées aux centrales à charbon de la dégradation de nos forêts ardennaises En France, il faudrait construire 1 400 éoliennes chaque année pour satisfaire la seule augmentation annuelle de la consommation électrique, et plus de 2 100 pour produire autant qu’une centrale nucléaire. Rappelons aussi que le taux de rentabilité sur fonds propres d’une éolienne est de 22 % en moyenne et à 40 % sur les sites les plus venteux. Nonobstant, la France continue de prôner dans les écoles (section STI) son délire éolien et continue de développer les éoliennes off-shore pratiquement sans aucun contrôle.



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