https://jancovici.com 01/10/2017
Commentaire : comme le photovoltaïque et l'éolien, la voiture électrique produite à grande échelle pour soit disant participer à la lutte contre le réchauffement climatique et à la baisse des émissions de CO2 est également une utopie et un ...mensonge. Elle est véhiculée par les dogmatiques pseudo écolos (Greenpeace,
Hulot, EELV, etc.) et supportée et encouragée par des lobbyistes financiers
opportunistes. Mais ce qui n'est pas utopique en revanche, c'est que l'addition finale sera bien réglée par... le contribuable. Comme d'habitude, non?
LA RÉSISTANCE EN MARCHE!
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Sainte voiture électrique ! Il n’est désormais plus un discours public qui fasse l’économie d’un petit couplet sur cette merveille du 21è siècle qui va nous tirer du pétrin carbonique, aussi sûr que 2 et 2 font 4. Véhicule « propre » ici, véhicule « du futur » là, tout responsable politique qui se targue d’écologie fait nécessairement les yeux doux à cette Chimène des temps modernes. Alors, l’électron démocratique va nous sauver la vie, ou que nenni ?
Comme d’habitude, la réalité est plus complexe que ce qu’une conclusion simple autoriserait… Quels sont les avantages qui sont couramment associés à la voiture électrique ?
- pas de bruit de moteur,
- pas de pollution locale,
et tant que nous y sommes, pas de pollution du tout, puisque le terme de « véhicule propre » ou « zéro émission » est souvent employé pour désigner ce genre de véhicule.
Comme toujours, il y a du vrai dans tout cela, mais aussi, hélas, très souvent beaucoup de choses inexactes.
Pas de bruit ?
Commençons par ce qui n’est pas central dans le débat, mais qui est parfois évoqué : l’absence de bruit. De fait, un moteur électrique est bien plus silencieux qu’un moteur thermique. Mais il n’y a pas que le moteur qui fasse du bruit dans une voiture : le bruit du véhicule est pour l’essentiel du bruit de roulement dès que l’on dépasse 50 à 60 km/h, le bruit du moteur devenant alors secondaire.
Par ailleurs, utiliser un véhicule électrique uniquement à petite vitesse suppose que l’on ne s’en serve qu’en ville, là où précisément les voitures nombreuses – électriques ou pas – engendrent d’autres problèmes, comme par exemple la congestion, la nécessité de disposer d’espaces importants pour la voirie (ce qui pénalise les transports en commun et « fait peur » aux vélos, même si la voiture est électrique !) et les parkings. Le changement de motorisation ne modifie pas vraiment la donne ici !
A petite vitesse, et pour un trafic peu dense, il y a donc un bénéfice réel en ce qui concerne le bruit. Mais l’ironie de l’histoire est qu’il faut parfois faire du bruit exprès, sinon les piétons ne font pas attention et se font écraser ! Les trams parisiens sont équipés de cloches exactement pour cette raison, avec pour conséquence que les riverains des lignes s’énervent un peu parfois à cause du bruit délibérément créé par ce mode « silencieux »… nous vivons dans un monde compliqué.