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Orne, Échauffour : le combat contre l'usine éolienne se poursuit au tribunal

  Le Diable se cache dans les détails, dit l'adage, c'est vrai ici comme ailleurs.
  En avant toutes!
  La condition d'animal domestique entraîne celle de bête de boucherie.
  Tenir, fédérer, libérer.

   Courrier du Collectif des riverains de la centrale éolienne d' Échauffour

 





 
 
 
 
 
 
 
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Avec Voltalia : la discrète famille Mulliez dans la tourmente des éoliennes !

Louis Marin

  La société d’exploitants éoliennes Voltalia vient de lancer une action en diffamation contre une association de Normandie qui lutte contre la pollution sonore des centrales électriques à vent qui ont été installées sur le village d’ Échauffour
  La première audience de consignation se tiendra le 5 avril au Tribunal correctionnel d’Argentan où ont été cités les victimes des bruits des éoliennes. Le contentieux est doublement symbolique car il concerne d’une part un Tribunal de province qui a été à l’avant-garde de la dénonciation du scandale des prises illégales d’intérêt dans l’éolien, avec la première condamnation d’un élu en France pour une atteinte à la probité dans ce domaine d’activité, et d’autre part d’un village d’irréductibles normands qui sont parvenus, à force de ténacité et de recours, à faire arrêter les éoliennes la nuit en raison du vacarme que celles-ci produisaient. Autant dire qu’il s’agit là d’un duel d’un David normand contre un Goliath puissant consortium industriel financier.
  Si la société Voltalia qui poursuit les citoyens résistants à l’éolien a un nom banal et caractéristique des exploitants éoliennes, la famille qui s’abrite derrière cette coquille financière est beaucoup plus intéressante. En réalité la société Voltalia est détenu à hauteur de 70% environ par la holding Creadev, le fonds d’investissement de l’Association Familiale Mulliez. D’ailleurs, la société Voltalia a pour Présidente Laurence Mulliez membre de la famille Mulliez dont le patriarche est Gérard Mulliez plus connu pour avoir été le créateur des supermarchés Auchan. D’ailleurs les Echos
évoquait dans un article que la société Voltalia était la pépite de la famille Mulliez.

Mais qui est exactement la discrète famille Mulliez ?
  Partie d’un petit commerce de textile « Les Textiles d’Art » à Poitiers dans les années 40, la famille Mulliez a créé l’enseigne Auchan dans les années 60 dans le nord de la France à Roubaix et est devenue au fils des décennies un des acteurs français les plus importants de la grande distribution, propriétaire d’un nombre d’enseignes très connues et diversifiées comme Décathlon, Leroy Merlin, Norauto, Flunch, Pimkie et Kiabi etc… C’est donc une formidable réussite française, exemplaire et légitime, de petits commerçants partis de rien et qui ont fondé un remarquable empire.
  Ayant développé ses activités dans le monde entier, la réussite de la Famille Mulliez dépasse les frontières de la France au point que son implication dans la Russie de Poutine suscite – dans ce contexte de guerre en Ukraine - de nombreuses indignations. Le quotidien le Monde titrait d’ailleurs le 17 mars 2022 un article de la journaliste Cécile Prudhomme intitulé « Les Mulliez en Russie, une« success story » en eaux troubles ».
  En effet l’empire Mulliez comprend de nombreuses participations capitalistes dans des sociétés de la grande distribution installées en Russie. Et de manière très intéressante, la famille a annoncé par la voix de son PDG vouloir rester en Russie afin de « protéger le pouvoir d’achat des habitants ». C’est
que la famille Mulliez a de véritables valeurs chrétiennes.
Elle milite pour le catholicisme social et humaniste et on comprend bien que c’est son attachement à ses valeurs qui l’incite à rester en Russie pour « aider les populations locales ! ».
  C’est probablement aussi au nom de ses valeurs charitables que la famille Mulliez a décidé en 2005 de participer au développement de la société Voltalia spécialisée dans l’installation d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques en France ou à l’étranger quitte à perturber la vie des riverains. Là il ne s’agit pas pour l’entreprise de réaliser une marge légitime sur des produits de grande distribution, souvent fabriqués en Chine d’ailleurs, non il s’agit pour la société de profiter de la manne considérable d’argent public qui est distribuée aux producteurs d’électricité d’origine éolienne ou solaire en particulier en France.
  L’entreprise Voltalia s’enrichit cette fois en vendant à EDF de l’électricité à tarif subventionné et garanti, financé soit par la CSPE, Contribution au service public de l’électricité, prélevée sur les factures d’électricité des français, soit via la Taxe carbone prélevée sur les français lors de leur plein d’essence. Et s’il n’y a aucune atteinte à l’honneur à vouloir profiter des largesses des gouvernements successifs, est-ce pour autant éthiquement et socialement responsable ?
  La famille Mulliez ne se contente plus de gagner de l’argent sur la marge prélevée sur leurs clients mais s’enrichit en touchant une partie de l’argent public financé par les citoyens également clients de leurs enseignes de grande distribution. C’est donc de l’argent public qui sert à alimenter les bénéfices de cette entreprise privée. C’est d’ailleurs une dépêche AFP qui titrait « Renouvelables : Voltalia affiche un bénéfice net 2020 en forte progression »
  Mais le grand souci c’est qu’installer des éoliennes de 140 mètres de haut dans la campagne ne passe pas inaperçu et trouble le cadre de vie de nos concitoyens. Et en ce sens le village d’ Échauffour est devenu un village emblématique de la lutte entre ces grands groupes familiaux qui veulent gagner de l’argent en touchant les subventions issues d’argent public et les habitants des communes rurales qui aspirent à une préservation de leur cadre de vie fortement perturbé par l’installation de ces immenses monstres d’acier et de fibres de verre sous prétexte de transition écologique.
  Et là, il faut le souligner, la famille Mulliez est tombé sur un os ! L’association Échauffour Environnement a d’abord réussi à faire brider les éoliennes qui causaient un incroyables vacarme la nuit : autant de manque à gagner financier de la pauvre multinationale. Et la situation s’envenime !
Non décidée à se laisser faire par la multinationale, l’association locale des résistants remet légitimement en cause le travail de l’expert soi-disant indépendant diligenté par la préfète pour réaliser les mesures des bruits des éoliennes. Il s’avère que ce bureau d’étude serait aussi au service
d’une filiale de Voltalia au Brésil !

  Tout cela ne sent pas bon et les problèmes des éoliennes de Voltalia est dévoilé par les opposants sur Facebook. Et comme l’adage le précise : « il n’y a que la vérité qui blesse », le groupe Voltalia mécontent de ces révélations se lance un peu trop rapidement dans une action en diffamation contre les opposants en espérant à tort les intimider pour obtenir peut-être leur silence. Et là, la société Voltalia a commis une forte erreur d’analyse de la situation car tout exploitant éolien doit avoir à l’esprit que, dans cette guerre asymétrique, toute agression ou menace d’un géant éolien contre un membre de la communauté de résistance à la pollution éolienne est une attaque contre l’ensemble de la communauté des 1800 associations françaises avec des réactions immédiates.
  D’autant que le groupe Voltalia est régulièrement dénoncé pour ses atteintes à la nature. Tout récemment c’est la Ligue de protection des oiseaux qui a alerté contre la potentielle disparition d’un rare perroquet brésilien en raison des éoliennes implantées dans ce pays par cette société. Le producteur a été également pointé du doigt pour ses investissements dans les énergies renouvelables en Birmanie où elle a décidé finalement de se retirer en février 2021.
  Bref l’investissement dans les éoliennes n’est pas de tout repos pour la famille Mulliez qui implante ses machines industrielles dans la campagne française et à l’étranger. Et il y a fort à parier qu’à vouloir s’attaquer au petit David normand elle finisse par se casser les dents face à la ténacité et l’opiniâtreté des habitants du petit village d’ Échauffour, prêts désormais à contrattaquer durement après leur victoire judiciaire qui s’annonce comme inéluctable.
   Et là le risque est grand désormais que la famille Mulliez se trouve emportée par le cyclone qui s’annonce à l’horizon dans le domaine des éoliennes.

Orne, Pays de l'Aigle : un élu informé, c'est un opposant à l'éolien de plus

   Est-ce qu'une meilleure répartition du pognon éolien, en vérité le NOTRE, rendra ces turbines moins dévastatrices pour les êtres humains, les écosystèmes et la Biodiversité? Posez la question, c'est y répondre...
   Élus, magistrats, fonctionnaires,
   "vous n'êtes responsables de vos jugements qu'à votre conscience"

En avant toutes!

 

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Face aux différents projets éoliens. L'opposition tranchée du président des maires ruraux de l'Orne

Rédaction L'Aigle
2021 04 04

  Sur le territoire du Pays de L'Aigle, plusieurs projets d'éoliennes sont envisagés. Voici la réaction de François Carbonell, le président des Maires ruraux de l'Orne.
  Dans le détail, le président des Maires ruraux de l’Orne explique pourquoi il est hostile aux projets éoliens

Le Réveil Normand. Pourquoi êtes-vous opposé à ces projets ?
  François Carbonell : avant d’en arriver à cette opposition, je me suis informé. J’ai fait le tour des réalités concernant le sujet. Ce travail d’information, je l’ai conduit à partir de mon expérience locale en remontant à l’origine de cette orientation voulue par l’État. Comme nombre de mes collègues élus du territoire, je suis sollicité par des opérateurs chaque semaine. Cela va de 3 à 8 appels par semaine en mairie ! Mais plutôt que de repousser les offres, j’en ai fait le tour…

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Comment cela ?
  Après l’avoir évoqué avec l’équipe municipale, je l’ai évoqué avec ceux qui sont les premiers concernés, les agriculteurs. En effet, les agriculteurs se trouvant sur le « courant d’air » sont les premiers impactés car, avant de parler indemnisation ou de « loyer » comme on le fait un peu rapidement, les surfaces concernées sont souvent cultivées et les conséquences sur le parcellaire sont loin d’être neutres. Les agriculteurs ne sont pas, dans leur grande majorité, des coureurs de dotes comme on le laisse croire. Ils sont d’abord soucieux de ne pas hypothéqués leur outil de travail.   D’ailleurs, les agriculteurs interrogés ne sont pas allés au-delà de la prise de contact avec les opérateurs. Souvent à cause des zones d’ombre sur les dossiers en question mais pas seulement. Ils sont très loin d’être convaincus par la dimension écologique de la démarche. Et cela rejoint totalement mon analyse.

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Vous pouvez préciser ?
  Faire de l’éolien pour réduire l’énergie nucléaire ou fossile, c’est louable. Mais, sur le plan environnemental et écologique, c’est une aberration. L’essentiel de ces éoliennes est construit aux quatre coins de l’Europe. Et certains composants viennent de bien plus loin encore. Bref, une fois assemblées, ces éoliennes font des milliers de kilomètres pour arriver à l’endroit de leurs installations. Là, déjà, l’énergie dépensée pour cette première étape ne va pas dans le bon sens. Après, les éoliennes sont implantées en y apportant des centaines de tonnes de ciment (produit d’origine pétrolière) à leurs bases pour tenir les mâts se dressant à 200 mètres de haut pour les plus grandes. Parallèlement, il est réalisé des chemins d’accès afin que les camions transportant les pâles arrivent à bon port… Au total, l’emprise foncière se traduit en hectare dans certaines situations. À l’heure où, partout dans nos communes, on restreint la consommation du foncier pour la construction d’habitations, l’éolien consomme ce qu’il veut. Après, il y a aussi le raccordement au réseau engageant souvent des kilomètres de tranchées. Tout cela, c’est pour la construction. Après, il y a les effets induits sur la faune mais aussi la pollution sonore et visuelle. Il faut imaginer trois éoliennes de 200 m de haut juste derrière un bois. Les arbres « culminent » à 15 ou 20 mètres et les éoliennes à 200 m. Le contraste est saisissant ! On comprend mieux l’impact visuel et… économique négatif sur les habitations aux alentours, même à 500 mètres de là.

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Sur le plan économique justement ?

  La fourniture d’énergie par chaque éolienne est loin d’être régulière. De plus, le coût de reprise imposé à EDF est complètement déconnecté de la réalité économique. Cela explique la participation financière des particuliers sur leur facture d’électricité, tout le monde peut le constater. On nous dira sans doute que l’éolien est une énergie propre et qu’elle a obligatoirement un coût. A l’échelle de nos communes, les ressources perçues sont dérisoires au regard de ce que touchent la Cdc mais surtout le Département, ces deux structures n’ayant aucune contrainte, si ce n’est d’encaisser leur quote-part.  Cette répartition financière ne repose sur aucune réalité du terrain. C’est du n’importe quoi.

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Votre conclusion ?
  « Pour mettre le feu au sein d’un village il n’y a pas mieux » me soufflait, il y a peu, un maire d’un territoire voisin. L’environnement et l’écologie sont des sujets trop sérieux pour les confier à des marchands de vent. Jamais, dans nos communes rurales, les questions d’ordre environnementales n’ont été aussi prégnantes qu’aujourd’hui au sein de notre population, c’est pourquoi je comprends et je soutiens les oppositions à ces projets éoliens dans ce département.

Orne, Echauffour : quand le silence assourdissant des autorités fait echo au bruit cadencé infernal des éoliennes

   Aucun Etat de Droit digne de ce nom et gouvernements ne peuvent justifier, en temps de paix, que des citoyens, comme vous et moi, voient leur quotidien détruit, jour et nuit, et ainsi, leur vie sacrifiée, et ce,  jusqu'à la tombe, si par malheur le dernier exploitant, qui a de fortes chances de ne plus être Voltalia,  décide un "repowering"* pour la ZI, après une quinzaine d'années d'exploitation.
  Le pire pour la santé n'est pas évoqué par Fabien F. : car il faut avoir conscience que quand le bruit, infernal, qui peut tuer, est bien perceptible, https://augustinmassin.blogspot.com/2019/10/suisse-une-oreille-attentive-au-bruit.html, cela signifie que son acolyte, silencieux et inodore, mais tout aussi dangereux pour la santé, est lui aussi présent : les infrasons.



Source : https://augustinmassin.blogspot.com/2020/01/infrasons-donner-la-mort-en-silence.html

* Repowering :
"... Le « repowering » (ou « renouvellement » en français) désigne le « remplacement intégral »(1) d’unités de production électrique par de nouvelles unités plus performantes selon la définition de l’Ademe(2). Ce terme est aujourd’hui principalement employé dans le secteur éolien, où les progrès techniques des dernières décennies incitent à moderniser les premiers parcs installés.

Une opération de « repowering » permet de tirer parti des innovations et de remplacer d’anciennes éoliennes par des modèles plus grands, plus puissants et présentant un meilleur rendement(3). Elle permet ainsi d’augmenter la production électrique d’un site, de réduire ses coûts d’exploitation ou encore ses impacts environnementaux."
Source : https://www.connaissancedesenergies.org/quappelle-t-le-repowering-180115

Lire sur le même sujet
https://augustinmassin.blogspot.com/2020/03/orne-echauffour-quand-leolien-fait.html
https://augustinmassin.blogspot.com/2020/02/orne-echauffourt-l-enfer-eolien-au.html

"Ce n'était pas le destin qu'il poursuivait mais le sort qu'il fuyait"
Allan Moore


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Fabien F. , Mercédès L.
61370 Echauffour
A l’attention de
Madame Françoise TAHERI Préfète de l’Orne
39 Rue Saint‐Blaise
61000 Alençon
Objet : Dépôt de plainte - Parc éolien Echauffour – Voltalia

Echauffour, le 13 juillet 2020
Madame la Préfète,
   Voilà plus d’un an que je signale que le parc éolien d’ Echauffour nous occasionne des nuisances graves.
   Depuis le début du mois de mars dernier, la situation étant devenue insupportable avec le confinement, je vous ai alerté à de nombreuses reprises. J’ai porté plainte auprès de vos services. J’ai mobilisé les riverains qui ont tous témoigné et attesté que les mêmes nuisances nous affectaient tous.
Nous avons tous exprimés clairement que ces nuisances sonores violentes se manifestaient la nuit mais aussi durant nos journées.
   Lors de la réunion que vous avez organisé le 15 juin dernier, en présence des parties, Monsieur le Sous Préfet de Mortagne au Perche, a formulé deux demandes à Voltalia :
­‐ Brider immédiatement les éoliennes de son parc au maximum, de 22h à 7h.
­‐ Lancer une nouvelle campagne de mesures du bruit et des émergences sonores.
Or, depuis cette date, les plaintes des riverains se poursuivent : Monsieur L., Madame L., Monsieur G. …
   Ce samedi 11 juillet, les vents nous sont à nouveaux devenus défavorables. À partir de 18h, il nous a été impossible de rester à l’extérieur de la maison. Nous avions invité des amis à diner et nous avons dû rentrer et rester enfermés alors qu’il faisait un temps magnifique. Le bruit s’est ensuite poursuivi après 22h, alors que le parc éolien était censé être bridé, et nous avons à nouveau passé une nuit abominable.   Nous sommes lundi aujourd’hui, et la nuit dernière a été aussi difficile.
   Nous revivons la même situation insupportable que pendant le confinement !
   Une profonde ambiguïté règne, depuis février 2020, sur le bridage du parc pendant la journée. Je rappelle que j’ai clairement alerté sur le vacarme insupportable des éoliennes pendant les journées de confinement. Monsieur D., de la DREAL Normandie, est d’ailleurs passé à la maison, à 13h, quelques jours avant notre réunion du 15 juin dernier, pour « vérifier que le bridage demandé à Voltalia avait bien été mis en place pendant la journée. » Or, monsieur Adrien G., de l’entreprise Voltalia, m’écrit dans un mail reçu le 3 juillet : « Les plans de bridage successifs depuis le 5 février ont tous été mis en œuvre de nuit. » Et, en effet, quand je relis les conclusions de la première étude de bruit de Voltalia, il est écrit clairement qu’aucune émergence sonore au delà des seuils légaux n’a été constatée les journées.
   Pourriez-vous m’éclairer sur le sens de cette tartuferie ?
   Dans le cadre de la procédure amiable que vous aviez initié, l’entreprise Voltalia devait commencer une nouvelle campagne de mesures de bruit à la fin du mois de juin, après nous en avoir communiqué le protocole méthodologique. Nous n’avons reçu ce protocole, après force réclamations, que la veille du jour d’installation des micros.
   Vous comprendrez bien que, face aux imprécisions et au manque de transparence de la précédente étude de bruit, octobre­‐novembre 2019, qui avait abouti à un bridage totalement inefficace, nous ayons souhaité prendre les conseils d’un expert indépendant, qui engage sa responsabilité et qui a autorité auprès des Tribunaux.
   Cet expert a pointé du doigt deux points essentiels, qui expliquent pourquoi les multiples études et bridages n’améliorent en rien la situation tragique que nous vivons :
‐ Voltalia choisi systématiquement les normes, ou les projets de normes, qui lui sont le plus favorables pour effectuer ses mesures d’émergences sonores et ce, indépendamment des obligations réglementaires. Les résultats des mesures présentés par Voltalia excluent délibérément les effets des nuisances portant atteinte à la tranquillité et à la santé de l’homme, alors que ceux-ci‐ci sont pris en compte par le Code de la santé publique.
-­Voltalia ne communique pas les données techniques, telles que les courbes de puissances électriques et acoustiques, mises en corrélation avec les périodes de bridage pendant ses études de bruit. Il n’est donc pas possible d’en avoir une justification de manière contradictoire par la suite.
   Avec les riverains du parc, je vous ai adressé trois courriers vous informant sur les éléments normatifs et règlementaires que l’expert acousticien demandait à voir respecter lors de la prochaine campagne de mesure. Ces mêmes éléments normatifs et réglementaires qui seraient imposés et vérifiés, dans le cadre d’une procédure de référé‐expertise auprès des Tribunaux.
   Une copie de ces trois courriers a aussi été envoyée, pour seule information, à l’entreprise Voltalia.
  Or, à chaque fois, Voltalia m’a répondu à votre place, directement, décidant, tranchant et refusant nos demandes sans même se sentir tenu de vous consulter.
   J’ai cru comprendre que, dans certaines situations, vous n’hésitiez pas à prendre des décisions d’autorité pour faire respecter et appliquer les lois de la République. Comment expliquer alors une telle complaisance à l’égard de l’entreprise Voltalia et une telle négligence à l’égard de nos droits de citoyens ?
   Je l’ai précisé à de multiples reprises : nous ne sommes pas des opposants à l’éolien. Nous demandons seulement à ce que les lois sur les émergences légales de ces installations classées soient respectées afin que nous puissions jouir paisiblement de nos habitations.
   Nous n’avons pas signé de bail autorisant Voltalia à exploiter ses éoliennes chez nous. C’est pourtant ce qu’il se passe depuis l’installation du parc, dès que les vents soufflent dans notre direction.
   Notre habitation est un patrimoine que nous avons constitué à force d’efforts et de travail. C’est le seul dont nous disposions. Aujourd’hui, il ne nous est plus possible de vivre chez nous et nous ne pouvons pas partir non plus car notre bien est désormais invendable, où alors avec de telles moins- value financière que c’est inenvisageable. Qui irait acheter une maison à la campagne située au milieu d’une soufflerie ?
   Depuis le 15 juin dernier, et malgré l’intervention de la préfecture, la situation n’a pas changé et l’exploitation du parc éolien ne respecte toujours pas les exigences de protection de la santé des riverains.
   Nous demandons donc à ce que vous exerciez votre autorité pour que :
-­ La totalité du parc éolien soit mise à l’arrêt tant que nous n’aurons pas l’assurance que Voltalia n’en contrôle pas réellement l’exploitation dans le cadre fixé par la loi.
-­ Une nouvelle campagne complète d’étude acoustique soit mise en place, de jour comme de nuit, en intérieur et en extérieur de nos habitations. Cette nouvelle campagne devra établir de nouvelles valeurs, et ne plus prendre en compte les résultats contestés de la précédente étude de bruit de novembre 2019.
-­ Soit mis en place un protocole de mesures qui respecte, point par point, les demandes de l’expert acousticien auprès des Tribunaux afin de cerner précisément, et réellement, l’amplitude des nuisances sonores que nous subissons.
-­ Une analyse critique du rapport qui sera rendu par Voltalia et son prestataire à la suite de la prochaine campagne de mesure acoustique soit réalisée par notre expert, ou tout autre ayant les mêmes compétences, la même intégrité et la même indépendance, incontestables, auprès des Tribunaux.
   En ces attentes, veuillez agréer, Madame la Préfète, l’assurance de notre haute considération.
Copie de ce courrier envoyée à :
-­ Monsieur le Président de la République
- Monsieur le Premier Ministre
- Défenseur des droits.
Fabien F.

Jean-Louis Butré, président de la Fédération environnement durable (FED)
  Depuis le 7 mars dernier, un riverain d'un parc éolien dans l'Orne interpelle la DREAL Normandie sur les nuisances sonores excessives des machines. Un supplice d'autant plus insupportable que les riverains confinés ne peuvent y échapper. Six ou sept mails avec des précisions supplémentaires n'ont pas permis d'avoir une réponse de la part de ce service qui pourtant est là pour contrôler les installations éoliennes. Le parc est en activité et vous pouvez toujours courir pour avoir de l'administration et de la justice une quelconque défense des citoyens. Ce n'est plus un état de droit c'est un état d'exception. Quand vont-ils interner les riverains récalcitrants ?
D'après une alerte de la FED.




  En temps normal c’est déjà épuisant et insupportable mais là, en période de confinement, c’est à devenir fou...

   Le silence des autorités est inimaginable dans un pays démocratique comme la France

Mails de Fabien F.

Samedi 2 mai 2020 à 01:03:22
Bonjour
  Habitant à Echauffour, et ayant du mal à dormir, malgré des somnifères, cette nuit réveillé à 5h, 
ci joint une mesure que je viens de faire ce soir. soirée avec un petit vent d'ouest de 18 km/h
Il faut regarder les valeurs basses, car les autre plus élevées, relatent le bruit dans la voiture entre les différents points.
 Les valeurs sont le Niveau Sonore Moyen Équivalent ( LEQ moyen)
- valeur 1: maison de retraite
- valeur 2 : virage d' Orgere , commune située à 3 km d' Echauffour, exposé au vent de façon comparable ;
 - valeur 3 : point haut sur la route de la commune de Planche, à 3 km du parc, près de chez M. D. ;
- valeur 4 : 20 rue Saint-André , commune d' Echauffour ;
- valeur 5 : ma terrasse, exposée face aux éoliennes, à 600 mètres de la plus proche ;
- valeur 6 : la fenêtre de ma chambre, face aux éoliennes ;
- valeur 7: la fenêtre opposée, donnant sur un couloir.
  Je pense évident que les 3 décibels (db) sont dépassés LARGEMENT, comme nous l'évoquons depuis longtemps !!
Les valeurs communiquées à la mairie ne sont que des calculs et non des valeurs, ce qui rend impossible de faire des contrôles. Nous n'avons aucunes des valeurs mesurées, alors que nous attendions les valeurs mesurées de référence sans éolienne et les vents correspondants .
  Je pense que la Direction régionale et interdépartementale de l'Environnement et de l'Énergie ( DREAL) a dû voir les valeurs mesurées par la société missionné par le promoteur.
Comment expliquer à ce jour des valeurs hors normes et que la DREAL ne nous soutienne pas ?

Mardi 21 Avril 2020 02:37:35
A l’attention de :
Monsieur Frédérick P. - DREAL Normandie et de Monsieur Guillaume M. -VOLTALIA
Bonjour, ou plutôt bonsoir ou bonne nuit Messieurs,
  Il est 2h37 du matin et les éoliennes du parc d’ Echauffour font tellement de bruit que nous sommes à nouveau réveillés au milieu de la nuit.
  Depuis que le vent souffle à nouveau dans notre direction, nord/nord-est, et il nous est impossible de dormir la nuit.
  Nous avons changé de chambre mais même ainsi, pourtant toutes fenêtres fermées, nous avons l’impression d’avoir une machine à laver, ancienne génération, qui fonctionne devant la fenêtre…
  En temps normal c’est déjà épuisant et insupportable mais là, en période de confinement, c’est à devenir fou...
  Depuis plus d’un mois, je vous envoie des mails pour vous signaler cette situation : que le bruit des éoliennes est encore plus fort qu’avant le bridage et qu’il ne nous est pas possible de vivre ainsi.
  Et nous en sommes toujours au même point.
  De là à interpréter cette indifférence comme du mépris envers les droits des citoyens d’ Echauffour, face aux intérêts de l’entreprise Voltalia qui exploite ce parc éolien, il n’ a qu’un pas...
  Mais peut-être n’êtes vous pas les bons interlocuteurs et n’avez vous pas autorité à intervenir. Si c’est le cas, pourriez-vous avoir l’amabilité de me dire à qui m’adresser pour que, enfin, la réglementation soit appliquée chez nous et que nous retrouvions le sommeil?
Dans l'urgence d’une action concrète des autorités compétentes,
Cordialement,
Fabien F.

À l’attention de : Monsieur Aurélien D. - DREAL Normandie
Objet : demande de contrôle et de régulation aux niveaux légaux du champ éolien d’ Echauffour (Orne), suite aux nuisances sonores subies par les riverains. Nous aimerions pouvoir dormir la nuit et sortir le jour dans notre jardin sans en être empêchés par le bruit des éoliennes.
Bonjour Monsieur,
  N’ayant pas eu de retour à mon mail que je vous ai adressé :
- une première fois le 7 mars dernier,
- une seconde fois le 16 mars dernier,
- une troisième fois le 21 mars denier,
- une quatrième fois le 30 mars dernier.
  Je me permets donc de vous l’adresser une cinquième fois.
  De plus, je vous avais précisé dans le mail du le 21 mars que les vents avaient, à nouveau, tourné dans le sens Nord/Nord-Est, qui nous est défavorable, ce n’était pas arrivé depuis le 19 janvier dernier.
  Depuis, le bruit et les nuisances sonores des éoliennes sont encore plus forts qu’avant bridage !
  Durant la journée, le bruit des éoliennes est oppressant.
  Le soir, il est très difficile de s’endormir et nous sommes réveillés toute la nuit à intervalles réguliers par le souffle et le ronflement des pales.
  Nous restons toujours dans l’attente d’une réponse et d’une action de la DREAL, que vous représentez.
Cordialement,

Orne, Echauffour : l'Enfer éolien même pour les abeilles

Pour étayer ce témoignage, un autre témoignage, même ville, même ZI d'aérogénérateurs en question, et une étude en Allemagne :

- Orne, Echauffour : l' Enfer éolien au quotidien
« Ici, les vents dominants viennent de l’ouest et quand le vent souffle dans notre direction depuis les éoliennes, c’est terrible », indiquent Fabien Ferreri et Mercedes Lannoy, un couple de riverains situés à l’ouest du parc éolien d’ Echauffour.
Impossible alors de rester dehors « sans avoir l’impression d’être à côté d’un site industriel en pleine production ou d’un meeting aérien ». Malheureusement, ces jours-là, ils ne peuvent pas non plus se réfugier à l’intérieur de leur domicile pour se retrouver au calme car même quand les fenêtres sont fermées :
"Le souffle et le ronflement des pales engendrent des vibrations sourdes et régulières dans les murs de la maison. La nuit, c’est à devenir fou ! Il devient difficile de s’endormir et nous sommes réveillés à intervalle régulier jusqu’au matin. L’épuisement est physique mais aussi nerveux. C’est minant ».

- L'énergie éolienne allemande tue 1 200 tonnes d'insectes par an
"Les insectes morts qui collent aux éoliennes provoquent de grandes pertes d'énergie. C'est devenu le point de départ d'une étude allemande approfondie." [...] Déjà en 2001, les scientifiques ont découvert que l'aérodynamique d'une éolienne peut être si fortement inhibée par les insectes morts sur les pales du rotor que la production d'énergie est réduite jusqu'à 50%.
Il y a tellement d'insectes moisis sur les turbines que toute une industrie de nettoyage a émergé qui lave les turbines à l'aide d'hélicoptères et de grues. [...]
La découverte de la perte d'énergie due aux insectes a rendu la question inévitable : combien d'insectes meurent réellement face aux éoliennes?
- C'est pourquoi nous avons mené une étude interdisciplinaire qui s'appuie sur la recherche sur les insectes, la physique atmosphérique, l'énergie éolienne, l'aérodynamique et la cartographie de l'ADN.
Franz Trieb, qui travaille depuis 25 ans sur l'analyse des systèmes énergétiques au Centre allemand pour l'aérospatiale, DLR, explique comment les chercheurs sont arrivés à leurs résultats.
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Les abeilles victimes des éoliennes

Témoignage recueilli par Sioux Berger
Mars 2020
 


  Je m’appelle Daniel Dutour et je suis apiculteur en Normandie depuis 20 ans. J’ai suffisamment d’expérience et de ruches pour avoir un œil critique sur ce qu’il se passe actuellement.
   Je tiens aujourd’hui à témoigner, même si je sais que nous avons rarement le dernier mot : nous, les petits exploitants, « petits terriens » comme je nous appelle. La plupart du temps, tous les moyens sont bons pour nous faire taire.
   Voici ce que j’ai constaté sur mon exploitation.
   Début juin 2019, cinq éoliennes de 145 mètres de haut ont été mises en route autour de chez moi, à une distance de 700 mètres de mes ruches.


 
photo : Sioux Berger

   Habituellement, la vieille reine est poussée par les abeilles et l’essaim forme une boule compacte à quelques mètres de la ruche. Cet été là, l’essaimage ne s’est pas du tout passé normalement après la mise en route des éoliennes : la moitié des insectes de la ruche a bien essaimé, mais elles ne se sont pas regroupées, elles étaient comme déboussolées, c’était comme si vous aviez donné un coup de pied dans l’essaim. Les abeilles se sont retrouvées posées un peu partout dans ma cour et dans notre haie, sans parvenir à créer un nouvel essaim.
   Il faut savoir que les abeilles ont une façon de communiquer bien à elles : elles se parlent entre elles notamment par les vibrations et des infrasons imperceptibles pour nous, entre 0 et 500 Hz. Ce mode de communication est très important notamment entre les ouvrières et la reine. Mais lorsque des éoliennes de plus de 100 mètres de haut se mettent à tourner, ces aérogénérateurs émettent des infrasons de mêmes fréquences et les abeilles ne peuvent plus communiquer… Alors, que fait-on ?
Je rappelle que les abeilles sont cruciales pour la survie de l’humanité et qu’elles sont déjà mises à mal par bon nombre de polluants. Mais si on ajoute à cela des aérogénérateurs partout dans les campagnes, il n’y aura bientôt plus d’apiculteurs…ni d’abeilles…
   Personnellement, en tant que « petit terrien », je n’ai qu’une seule chose à dire aux industriels de l’agriculture et des campagnes : arrêtons le massacre. Lorsque de belles études prouveront que nous avions raison, il sera trop tard. 



photo : Sioux Berger

Orne, Echauffour : l' Enfer éolien au quotidien

  Loin des salons du Ministère de la Transition écologique et solidaire et des centes-villes urbains, la destruction massive éolienne de la santé des êtres vivants, volants ou non, donne sa pleine mesure en ruralité. Un génocide* légalisé au vu et au su de tous. Comment les gouvernants, le monde politique , la justice et la POPULATION peuvent rester sourds à ces souffrances? Inhumanité!? * Crime contre l'humanité tendant à la destruction totale ou partielle d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux ; sont qualifiés de génocide les atteintes volontaires à la vie, à l'intégrité physique ou psychique, la soumission à des conditions d'existence mettant en péril la vie du groupe, les entraves aux naissances et les transferts forcés d'enfants qui visent à un tel but.
Source : dictionnaire Larousse

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  Bruit, effets stroboscopiques, éclairage nocturne, insomnies, céphalées, acouphènes, dépression…, l’impact sanitaire et les effets pervers des éoliennes sont nombreux et ne concernent pas seulement les humains. Cela impacte aussi les animaux. L’ APPO (Association pour la protection du Pays d’Ouche) n’hésite pas à dénoncer « l’enfer au quotidien ».
  Rappelons que plusieurs recours juridiques ont été intentés contre les permis de construire du parc éolien, tous rejetés à ce jour.
« L’épuisement est physique mais aussi nerveux »
« Ici, les vents dominants viennent de l’ouest et quand le vent souffle dans notre direction depuis les éoliennes, c’est terrible », indiquent Fabien Ferreri et Mercedes Lannoy, un couple de riverains situés à l’ouest du parc éolien d’ Echauffour.
  Impossible alors de rester dehors « sans avoir l’impression d’être à côté d’un site industriel en pleine production ou d’un meeting aérien ». Malheureusement, ces jours-là, ils ne peuvent pas non plus se réfugier à l’intérieur de leur domicile pour se retrouver au calme car même quand les fenêtres sont fermées :
"Le souffle et le ronflement des pales engendrent des vibrations sourdes et régulières dans les murs de la maison. La nuit, c’est à devenir fou ! Il devient difficile de s’endormir et nous sommes réveillés à intervalle régulier jusqu’au matin. L’épuisement est physique mais aussi nerveux. C’est minant ».


Trahison

  Pourtant, comme il tient à le souligner, lui et sa compagne « ne sont pas nécessairement contre les éoliennes ». Ils ne font d’ailleurs pas partie de l’ APPO, mais depuis la mise en service du parc éolien d’ Echauffour, ils commencent à changer d’avis.

Lire aussi : Les cinq éoliennes d’ Echauffour s’élancent vers le ciel


« Personne ne vient contrôler »
  Surtout, ils ne se sentent absolument pas écoutés. « Depuis la mise en route de ces machines, nous avons tenté d’attirer l’attention sur notre situation à plusieurs reprises, mais en vain ».
Fabien Ferreri cite « plusieurs emails envoyés à Voltalia avec le relevé des heures où le bruit était insupportable, des appels à la gendarmerie restés sans suite, des appels à la mairie reçus avec beaucoup de bienveillance mais sans résultats… »
 Tous font la sourde oreille. Du côté de la législation, l’émergence, c’est-à-dire la différence entre le bruit ambiant et celui lié à une activité ou à un équipement telle une éolienne, ne doit pas dépasser les 5 dB le jour et 3 dB la nuit. Or, « personne ne vient contrôler, dénonce Fabien Ferreri.
  Le plus troublant, c’est qu’on a l’impression que la loi n’est pas la même pour tous. Les gendarmes refusent même de prendre nos plaintes. Est-ce normal ? Nous, on demande juste que la loi soit respectée ».

 

« On a l’impression d’avoir des éoliennes dans le jardin », se désolent Michel Lerouet et Aurélie Ganet, dont la maison La maison est située en plein centre-bourg (©le Réveil normand)

Les gendarmes refusent de se déplacer 

  « On a l’impression d’avoir des éoliennes dans le jardin », se désolent Michel Lerouet et Aurélie Ganet, dont la maison La maison est située en plein centre-bourg (©le Réveil normand)

La suite...

Echauffour. Comment cinq éoliennes ont transformé un paradis en enfer

Mises en service au printemps 2019, les cinq éoliennes implantées et exploitées par Voltalia à Echauffour (Orne) font déjà le malheur de nombreux riverains. Témoignages.
14/02/2020



USINES AGRIVOLTAÏQUES : NOS TERRES NOURRICIÈRES EN RÉEL DANGER

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