TREIX : LA PRÉFECTURE VALIDE LE PERMIS D' EXPLOITATION DU PROJET D' USINE ÉOLIENNE


 « La condition d’animal domestique entraîne celle de bête de boucherie. »
Ernst Jünger 1895-1998
 
  C’est une autorisation qui, au fond, n’a rien de surprenant. Comme nous l’évoquions déjà — voir plus haut, en l’absence de toute opposition réelle, structurée et déterminée de la part des habitants et des communes voisines, la voie était grande ouverte pour le porteur du projet… et pour la préfecture.
  Ainsi, pour la première fois, des éoliennes atteignant 230 mètres en bout de pale1 vont s’élever dans le ciel haut-marnais.
  À titre de comparaison, le record actuel — déjà peu réjouissant — était jusqu’ici détenu par l’ex-usine dite « Haut Vannier » — Fayl-Billot, Pierremont-sur-Amance, Pressigny, avec une hauteur de 183 mètres pour les 17 éoliennes. Soit 47 mètres de moins.
  Aucun recours ne sera engagé. Il faut donc désormais considérer que la Haute-Marne compte une usine supplémentaire de 2 éoliennes culminant à 230 mètres en bout de pale.
 
1. Une autre version prévoyait 3 éoliennes de 180m en bout de pale. 
 
État des lieux éolien sur le secteur
  Treix se situe à environ 4 km au nord-est de Chaumont.
 
 
 
 
 
 
« D’après le dossier, le périmètre d’étude compte 15 parcs éoliens dont 6 sont construits et en exploitation, 3 sont autorisés, et 6 sont en instruction. Le dossier comptabilise dans l’aire d’étude éloignée 89 aérogénérateurs dont 38 en exploitation, 22 autorisés et 29 en instruction. » Source.  
 
 
 
 
«  Le nord de la ville de Chaumont est inscrit Site Patrimonial Remarquable (SPR). L’ Ae constate que depuis le site patrimonial remarquable de Chaumont, la vue est par endroits très étendue en direction du projet (le photomontage P070 est représentatif de toutes les vues ouvertes depuis le balcon sur lequel la vieille ville de Chaumont est installée). Depuis ce point également, la différence de hauteur avec le parc de la vallée de Rognon est marquée et les deux éoliennes du projet sont très prégnantes dans le panorama. » Source
 
 
 
 
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  La préfecture ose assumer sans ciller que les futures éoliennes vont massacrer tout ce qui vole dans leur zone. Et après ? On fera semblant de découvrir le carnage, et un autre préfet viendra signer des arrêtés pour « sanctionner » l’exploitant face à l’hécatombe — milans royaux, busards, cigognes noires, chauves-souris… toute la faune y passe. On exigera alors de « revoir » un système de bridage notoirement inefficace, comme toujours, en prétendant protéger 90 % des espèces. C'est écrit. Quelle hypocrisie ! Quel mépris ! C’est un scandale absolu.
 
 
 
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... »
 
 Bonne nuit et bonne chance ! 
 
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ANDELOT-BLANCHEVILLE, BOLOGNE, ROCHEFORT-SUR-LA-CÔTE ET VIÉVILLE : USINE ÉOLIENNE : NOUVEAU RAPPEL À L'ORDRE PRÉFECTORAL FACE À UNE SURMORTALITÉ DES CHAUVES-SOURIS


 
  Une nouvelle fois, l’État, par l’intermédiaire de la préfecture, sanctionne une usine éolienne en raison de la mortalité constatée parmi l’avifaune et les chiroptères1. Dans le cas présent, les 10 éoliennes de l'usine dit « Les Limodores » sont DE NOUVEAU ÉPINGLÉES2025, voir extraits ci-devant,  pour leur « impact significatif sur les populations de chiroptères ».
  Cette « boucherie » industrielle n’a malheureusement rien de surprenant pour celles et ceux qui s’opposent à l' implantation de ces infrastructures. Les conséquences aujourd’hui constatées avaient déjà été dénoncées lors des commissions d’enquête, au cours de la procédure, par des citoyens engagés. Mais comme le dit le proverbe, il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre : cette maxime semble s’appliquer parfaitement aux autorités publiques, aux commissaires enquêteurs, à nombre d’élus et... aux loueurs de parcelles indispensables !
  Face à cette mortalité recensée, la préfecture se doit de prendre des mesures2. Pourtant, elle ne va pas jusqu’à envisager la cessation de l’exploitation du site, qui constituerait sans aucun doute la solution la plus efficace pour protéger ces espèces. La prise de conscience, si tant est qu’elle existe, montre ici ses limites. On préfère de nouveau aménager les conditions d’exploitation afin de les rendre « moins destructrices », notamment par le biais du bridage des machines, en espérant que ces nouvelles dispositions permettront — cette fois ci, enfin, de réduire la mortalité au point zéro !

1. BAUDRECOURT, DOMMARTIN-LE-SAINT-PÈRE ET DOULEVANT-LE-CHÂTEAU
 
2. Par cette décision, il se confirme une fois de plus que lorsque l’État daigne faire son travail, les exploitants du vent sont systématiquement sanctionnés. De plus, la préfecture a donné son feu vert à cette usine... puis, quelque temps plus tard,  elle revient pour la sanctionner. On autorise, puis on punit. On appelle ça comment déjà ? De l’ auto-sanction ? Étonnant, non ?
 
  Il convient de préciser que le nombre de décès mentionné dans cet APC ne prend pas en compte l’ensemble des chauves-souris mortes à proximité de l’usine et emportées par des charognards. Le bilan réel de mortalité est donc assurément nettement plus élevé.

 

 
 
 
 
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  Notons que la préfecture indique que le nouveau calendrier de bridage permet de « préserver plus de 90 % de l’activité chiroptérologique, toutes saisons confondues ». Autrement dit, cela signifie qu’au moins près de 10 % de l’activité sont des chauves-souris au mieux perturbées — déplacements, stress, modification des comportements et au pire... mortes ! Rapporté aux interactions avec les éoliennes, cela revient à dire que, dans le pire des cas, environ 1 chauve-souris sur 10 exposée meure ! 
 
 
 
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DOMMARIEN : LE NOUVEAU CONSEIL MUNICIPAL TOUJOURS VENT DEBOUT CONTRE LES PROJETS D' USINES DU VENT ET DU SOLEIL

 
  Bonne nouvelle pour la grande majorité des Dommariennes et Dommariens1 : le nouveau conseil municipal a annoncé que, s’agissant de la politique énergétique de la commune, il entend poursuivre son opposition à tout projet d’usines éoliennes ou agrivoltaïques. Les écornifleurs de tous horizons sont donc prévenus.
  Ces orientations favorables ne doivent toutefois pas exonérer chaque citoyen opposé à ces projets de soutenir le conseil municipal, en apportant, le moment venu, sa contribution. Voir ci-dessus.
 
1. Cette bonne nouvelle dépasse largement le cadre de la seule commune. Elle concerne l’ensemble de la Haute-Marne : ses habitants, ses paysages, son avifaune, et plus largement son cadre de vie. 

En avant toutes !

Conseil municipal 2026–2032 ou 2033 ?
Il compte 5 élus sortants réélus, sur les 11 conseillers qui le composent.

  • Olivier ROUSSEAU, maire,  contremaître, agent de maîtrise
  • Lauriane AUBRY, professeur, profession scientifique 
  • Didier LEMONNIER, contremaître, agent de maîtrise 
  • Jérôme SEMELET, profession intermédiaire administrative et commerciale des entreprises
  • Romain GEROSA, ouvrier qualifié de type industriel 
  • Vanessa MACHERET-TORCHARD, 1ère adjoint
  • Laurent ARMIENTO, 2e adjoint
  • Marie-Louise CHANSON-VIGNERON
  • Béatrice BEAUPÈRE 
  • Irène CLERC
  • Thierry HEUGUET
En gras, les réélus en 2026.  
  
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TREIX : LA PRÉFECTURE VALIDE LE PERMIS D' EXPLOITATION DU PROJET D' USINE ÉOLIENNE

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