vendredi 19 avril 2019

La Commune de Paris : Eugène Varlin, ouvrier relieur

Ballast

Michèle Audin raconte Eugène Varlin



barricade porte Maillot, le 14 mai 1871 à 5 heures du matin, collection Serge Kakou
Illustration de vignette : Fred Sochard, 2019


« Tant qu’un homme pourra mourir de faim à la porte d’un palais où tout regorge, il n’y aura rien de stable dans les institutions humaines », jurait Eugène Varlin. Les éditions Libertalia viennent de publier une anthologie commentée des écrits de cet ouvrier relieur, membre de l’Association internationale des travailleurs et élu de la Commune tombé lors du massacre des communards par les troupes de la Troisième République. L’écrivaine Michèle Audin — auteure, notamment, du récit Une vie brève, consacré à son père, Maurice, mathématicien et militant indépendantiste assassiné par l’armée coloniale en Algérie — est à l’origine de ce livre. Nous tenions à en discuter avec elle.

 


Il a été dit que Varlin était « une des gloires du prolétariat français » : pourquoi ne le connaît-on pas mieux ?
Voilà qui donne envie de vous demander : quelles sont les gloires du prolétariat français que l’on connaît bien aujourd’hui ?

Certes…
Varlin est né en 1839 dans une famille de paysans pauvres de Claye-Souilly. Il va à l’école jusqu’à l’âge de 13 ans, puis fait un apprentissage à Paris où il devient ouvrier relieur. Il suit des cours du soir, participe aux premières grèves autorisées en 1864, devient membre et rapidement responsable de la toute jeune Association internationale des travailleurs, ce qui lui vaut trois mois de prison en 1868. Il mène une inlassable activité d’organisation des ouvriers à Paris et en province. Il est élu à la Commune en 1871 et il y est confiné dans des activités d’administration. Il participe activement à la défense de Paris pendant la Semaine sanglante et est assassiné le 28 mai 1871. Son histoire est celle de l’invention d’un mouvement ouvrier combatif et révolutionnaire à la fin du Second Empire. Il n’est peut-être pas inutile de nous la réapproprier aujourd’hui !

Vous faites savoir que c’est l’un des ses articles, « Notre format », qui vous a donné envie de composer ce livre. Il paraît pourtant anecdotique, à première vue
« Notre format » est le tout premier article du jeune Eugène Varlin. Il y explique pourquoi les ouvriers qui publient ce nouveau — et éphémère, mais il ne le sait pas encore — journal, La Tribune ouvrière, ont choisi un petit format, dans une époque où les journaux sont très grands. La question peut sembler étrange. Anecdotique, comme vous dites ! Mais c’est l’occasion pour lui d’affirmer, plusieurs fois, avec beaucoup de dignité, les compétences des ouvriers. Parmi ses raisons, il relève le fait qu’un petit journal est plus facile à relier, et donc à relire. Il est clair, précis, rigoureux, il s’adresse directement à ses lecteurs et il pense aux lecteurs du futur, nous, qui lirons le journal relié. J’ai trouvé le style et les aspects humains de cet article, la dignité de ce jeune ouvrier, ce qu’il appelle dans un autre article « la timidité ordinaire du travailleur » et en même temps sa confiance en ses compétences, très séduisants. Je n’ai pas lu beaucoup d’articles où un ouvrier parle de ses connaissances et de son goût, avant de les appliquer au sujet. Pourquoi, donc, cet article m’a décidée à composer ce livre ? Disons que ses qualités m’ont permis de dépasser la légère gêne que m’inspirait le côté « gloire du prolétariat »… J’ai trouvé ensuite bien d’autres articles ou textes tout à fait passionnants sur des sujets moins « anecdotiques », ainsi que des détails biographiques pas très connus… et voilà le livre !

Le mouvement anarchiste se réclame volontiers de Varlin. Il en appelait toutefois, dans un article paru dans La Marseillaise, à un « communisme non autoritaire ». Peut-on le situer dans un courant précis ?
Je suis un peu gênée par l’épithète « anarchiste », et d’ailleurs par les épithètes d’aujourd’hui en général. Les mots ont pas mal changé de sens. Eugène Varlin dit « communisme non autoritaire » et précise que c’est synonyme de « socialisme collectiviste ». Il est clair que « communisme » et « socialisme » n’ont pas là le sens qu’on y entend aujourd’hui : il emploie ces expressions dans une phrase où il fait référence aux discussions qui ont eu lieu lors du Congrès de l’Association internationale des travailleurs à Bâle, en septembre 1869, où il a voté « avec » Bakounine. Le « non autoritaire » le place lui aussi du côté de Bakounine et donc, si on veut, du mouvement anarchiste. On pense bien sûr à l’affrontement des idées de Marx et de Bakounine dans l’Internationale. Eugène Varlin continue à avoir des relations cordiales avec le conseil général de l’Association à Londres (le côté Marx) ; il me semble que l’alternative Bakounine-ou-Marx n’est pas vraiment son problème. D’ailleurs, pendant la Commune, tous les deux, Bakounine et Marx, lui écrivent — la lettre de Marx est adressée à Frankel et à Varlin. On ne sait pas s’il a reçu l’une ou l’autre. S’il réfléchit aux aspects théoriques, Eugène Varlin est surtout, et toujours, dans l’action, et du côté de la pratique. Et très efficacement.

Par exemple ?
Au cours d’une grande grève du bâtiment à Genève en 1868, il a réussi à collecter et à envoyer 10 000 francs aux grévistes suisses. Cette somme importante a été collectée sou à sou auprès de travailleurs gagnant environ 3 francs par jour. Elle a permis aux grévistes de « tenir » et a contribué à la légende selon laquelle l’Internationale avait des millions ! La réflexion théorique d’Eugène Varlin s’enracine dans les luttes. Les grèves sont le plus souvent des batailles « perdues » par les travailleurs, mais ils y apprennent la solidarité et l’organisation, comprend-il vite, alors que la « théorie » proudhonienne était contre la grève. Les années 1860, en France, sont une sorte de début, d’apprentissage du mouvement ouvrier organisé. Ils ont tout à apprendre, et Eugène Varlin apprend.

jeudi 18 avril 2019

Côte d'Or, Franche-Comté et Haute-Marne : l'éolien aux frontières communes



Ces trois départements se partagent un espace, des paysages, du patrimoine, une population et des frontières communes. Ils connaissent au fil des siècles des évolutions et des évènements qui ne s'arrêtent pas à une limite artificielle. 


 

Aujourd'hui, ils doivent faire face à la même catastrophe, sanitaire, économique et écologique, engendrée par la "colonisation" éolienne. Ses représentants, tels des missionnaires évangéliques du XIXe siècle, savent s'attirer les bonnes grâces de nombreux élus qui, tels les "Rois nègres" de l'époque, sont peu regardant et peu portée à l’analyse. Leur confiance gagnée, les porteurs de projet peuvent les soumettre ainsi que leur peuple indigène à leurs désirs de conquérant et d’envahisseurs.
De ce fait, renait le temps, que l'on croyait à jamais disparu, des "Rois nègres" ébahis et crédules que l’on pouvait rouler dans la farine.
Pour sauver ce qui peut encore l'être, tous les femmes et les hommes de bonne volonté doivent s'unir et s'opposer ensemble par de là les limites départementales. 

Cette destruction massive s'opère sous l’œil indifférent de "l'homme de la rue" et de la "ménagère de plus ou moins 50 ans"
"L’être humain est un être de raison, mais aussi d’émotions. [...]  quand on est sous le coup d’une forte émotion, on agit de façon impulsive et spontanée, sans s’appuyer sur nos capacités de raisonnement. C’est ce qu’on appelle « être sous l’emprise de ses émotions », littéralement !"
Pourquoi le marketing émotionnel vous rendra mémorable

 

Regardez combien les images de l'incendie de Notre Dame de Paris ont suscité la mobilisation et l'engouement humain, financier (1 milliards € de dons?) médiatique, etc. pour la voir renaître de ses cendres. À se demander si en France, la pierre n'a pas plus de valeur que la vie?

Or, rien de tout cela dans la lutte pour la sauvegarde et pour la protection de la vie, du bien-être et de la ruralité face à l'éolien industriel jusqu'à ce que... le chantier débute et que les aérogénérateurs se dressent et s'activent. Ils suscitent alors parmi la population locale du"spectaculaire", de l'émotion, de l'incompréhension, de la colère, etc. devant leur hauteur exceptionnelle de 180 m à 241 m, de par leur nombre et devant l'apparition de problèmes de santé chez certains riverains (humains et animaux). Mais, il est déjà trop tard.

« La condition d’animal domestique entraîne celle de bête de boucherie. »
(Ernst Jünger 1895-1998)

Aux frontières
À cheval sur les trois département, voici la présentation des projets éoliens officiellement déclarés et recensés par les services des préfectures concernées.
192 éoliennes!

Vous noterez sur les cartes jointes, la concentration extrême des aérogénérateurs qui donne l'impression qu'ils se chevauchent. Cette zone industrielle géante est synonyme pour les riverains... de l' ENFER!
Malheureusement, nombre d'autres projets sont en gestation sur le périmètre (chasse aux signatures de promesses de baux) et ne font pas encore l'objet d'une déclaration en préfecture. 


Quelques exemples
-Haute-Saône : Chauvirey-le-Chatel et le Vieil ; Betoncourt-sur-Mance ;
-Haute-Marne : Guyonvelle ; Genevrières ; Savigny ; Chassigny ; Torcenay ; Heuilley-Cotton ; Bourg ; Dommarien ; Choilley-Dardenay ; Maâtz.


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mercredi 17 avril 2019

Loire-Atlantique, Saint-Nazaire : General Electric se retire de deux projets éoliens en mer

Presse Océan
 
Commentaire
Audrey Dufeu-Schubert "Après des études d’infirmière à Paris, elle exerce le métier d’infirmière pendant sept ans [...] elle dirige un établissement de santé dans la ville de Pontchâteau, se spécialisant notamment dans l’ once-hématologie et la promulgation de soins palliatifs. [...] Audrey Dufeu-Schubert s’engage largement en faveur de l’accès à l’innovation médicale pour tous [...] Audrey Dufeu-Schubert interpelle le gouvernement le 8 mars 2019, soutenue par 120 députés, pour une utilisation accrue des énergies renouvelables. Elle insiste notamment sur l'utilisation de l'éolien en mer et vise ainsi à défendre son territoire "qui s'illustre par son innovation industrielle""

Paradoxe : derrière un personnel de Santé dévoué aux malades, peut se cacher un pro-éolien... qui met en péril la santé des riverains.
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Le constructeur General Electric a annoncé ce mardi qu’il se désengageait de deux des trois projets de parcs éoliens en mer français, dont celui de Saint-Nazaire.
Deux mois et demi après l’annonce d’un plan de suppression de 80 postes sur 246 dans sa filiale General Electric Wind France, basée à Nantes, c’est un nouveau coup dur pour les salariés de GE Renewable Energy.
La branche du groupe américain dédié aux énergies renouvelables a en effet annoncé qu’elle n’assurera la livraison de turbines que pour un seul des trois projets de parcs éoliens en mer français de Fécamp, Courseulles-sur-Mer et Saint-Nazaire. Attribués en 2012, ces derniers sont toujours dans l’attente de jugements, à la suite de recours formés par plusieurs associations.


Recentrage sur les grosses turbines
« Les retards excessivement importants cumulés depuis 2012, liés à ces recours, ont eu un impact significatif pour GE Renewable Energy sur les caractéristiques économiques de ces projets », explique le groupe qui a donc décidé de « revoir son engagement ».
L’américain construira les turbines du premier projet éolien en mer qui sera lancé, tandis que les deux suivants seront équipés de turbines Siemens-Gamesa dans son usine en cours de développement située au Havre.
GE Renewable Energy indique vouloir se concentrer sur « le développement, la commercialisation et la livraison » de l’Haliade-X, une turbine nouvelle génération d’une puissance de 12 MW, dont deux prototypes sont en cours de construction dans son usine de Saint-Nazaire.
L’avenir de cette dernière, où ne travaille plus qu’une centaine de salariés, « n’est pas du tout menacé », affirme le groupe.


« Course à la macro-innovation »
Dans un communiqué, la députée LREM Audrey Dufeu-Schubert « regrette vivement la lenteur des recours en justice qui n’ont pas permis de faire perdurer les accords initiaux ». Mais elle dénonce aussi « la stratégie de court terme de GE » et son choix de se lancer dans « une course à la macro-innovation au détriment d’un développement technologique stable et durable et d’un véritable savoir-faire dans le domaine de l’éolien marin »
La députée souhaite par ailleurs que l’État gèle « les aides considérables » attribuées pour mener ces projets « tant que l’entreprise n’aura pas confirmé son engagement de construire les turbines de 12 MW à Saint-Nazaire ».

mardi 16 avril 2019

Allemagne : à la traîne sur ses objectifs climatiques

AFP
16 avr. 2019 



Commentaire : 30 000 éoliennes " L'Allemagne se chauffe et s'éclaire principalement au très polluant charbon [...] Berlin a décidé de réduire progressivement ses subventions, jugées inefficaces, à l'éolien terrestre, celui-ci étant mal vue dans les communautés voisines des turbines [...] Le prix de l'énergie en Allemagne (environ 30 centimes/kWh) est deux fois plus cher qu'en France"

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Éolien offshore : à la recherche d'un second souffle, l'Allemagne inaugure le parc d' Arkona

Une Allemagne à la traîne sur ses objectifs climatiques, inaugure mardi, en présence de la chancelière Angela Merkel, le parc éolien d' Arkona en mer Baltique, censé aider le pays et l'Europe à hâter la transition énergétique.

Voici trois choses à savoir sur le sujet.

« Multiprise »
A mi-chemin entre la Suède et l'Allemagne, alignées au large de la pastorale île allemande de Rügen, les 60 gigantesques éoliennes du parc d' Arkona ont été installées l'année dernière en un temps record de trois mois. Le parc a une capacité installée de 385 mégawatts, assez pour alimenter 400 000 ménages en électricité selon l'exploitant.
L'énergéticien français Engie a signé un contrat d'achat d'électricité de quatre ans avec OWP Arkona, une coentreprise de l'allemand Eon et du norvégien Equinor. La France a fourni via Engie, la station sous-marine d' Arkona, assemblée sur les chantiers de l'Atlantique (STX) de Saint-Nazaire. Les ouvriers avaient baptisé cette station et ses labyrinthiques 150 km de câbles "la multiprise", selon la presse.
Le parc est déjà en service depuis des mois, mais cette cérémonie franco-norvégo-allemande prévue sous le soleil de Pâques offre aux dirigeants de ces pays, à un mois des élections européennes, un décor pour leurs discours respectifs sur l'Europe de la transition écologique. Le ministre français de la Transition écologique, François de Rugy y a été convié.

Virage ou mirage
En 2011, suite à la catastrophe de Fukushima, l'Allemagne prend la décision choc de sortir du nucléaire et devient la pionnière européenne du "virage énergétique" (Energiewende) vers les énergies renouvelables.
Huit ans plus tard, la première économie européenne en est loin. L'Allemagne se chauffe et s'éclaire principalement au très polluant charbon (houille et lignite), dont elle espère néanmoins sortir d'ici 2038.
Les énergies renouvelables (éolien, photovoltaïque, biogaz...) représentent aujourd'hui 38% du mix énergétique allemand et doivent atteindre 65% en 2030. Dans un point d'étape samedi, la chancelière Angela Merkel a assuré que son gouvernement tenait bien sa feuille de route: "En 2025, nous serons bien au-dessus des 40 à 45% prévus", a réaffirmé la dirigeante allemande dans son podcast hebdomadaire.
Côté réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), Berlin a en revanche dû constater son retard critique. Le gouvernement a revu l'année dernière à la baisse ses prévisions de réduction d'ici 2020, tablant désormais sur une baisse de 32% de ses émissions de GES en 2020 (par rapport à 1990) contre 40% auparavant.
Derrière ses annonces, Berlin a décidé de réduire progressivement ses subventions, jugées inefficaces, à l'éolien terrestre, celui-ci étant mal vue dans les communautés voisines des turbines, tandis que l'acheminement de l'électricité au consommateur reste chère. Conséquence, déjà des turbines s'entassent à l'horizontale sur le bord des routes allemandes ou ne tournent plus que par intermittence.
Le prix de l'énergie en Allemagne (environ 30 centimes/kWh) est deux fois plus cher qu'en France, où le nucléaire domine encore très largement.

L'éolien marin à la rescousse
L'Allemagne avait inauguré ses premières éoliennes marines il y a dix ans, dans un scepticisme généralisé. À l'époque, les experts redoutaient des coûts d'exploitation trop élevés. Et les débuts de l'éolien offshore ont en plus été marqués par une série noire : avaries, tempêtes, turbines coulées...
Aujourd'hui, les coûts ont été réduits et un cinquième de l'énergie éolienne allemande est produite en mer. Environ 1 300 éoliennes d'une capacité de 6,4 gigawatts tournent dans la vingtaine de parcs de la mer du Nord et Baltique.
Car lorsque l'éolien prend le large, il rencontre moins d'opposition que sur terre auprès de l'opinion publique. Pas de bruit, pas de tours plantées dans le jardin du voisin et pas d'oiseaux tués dans les champs.

Toutefois, les associations environnementales alertent sur des risques spécifiques de ces turbines installées en mer: les fréquentes collision d'oiseaux sur les pales et le bruit des turbines, considéré comme infernal pour certains mammifères, comme les marsouins.

dimanche 14 avril 2019

La Norvège renonce à 65 milliards de dollars pour préserver la nature

Marine Wolf 
12/04/2019


Commentaire : " L'électricité norvégienne est presque uniquement produite par ses barrages hydroélectriques ; le pays est au 6e rang mondial des producteurs d'hydroélectricité en 2017.[...]
 

Les émissions de CO2 liées à l'énergie en Norvège étaient en 2016 supérieures de 56 % à la moyenne mondiale et de 9 % à la moyenne européenne ; 53 % de ces émissions provenaient du pétrole et 35 % du gaz ; les secteurs émetteurs étaient surtout le transport (38 %) et l'industrie des hydrocarbures (34 %). [...]
 Le ministère des Finances justifie donc sa volonté de désengagement des hydrocarbures par un intérêt non seulement écologique

La Norvège penserait à l'éolien onshore "La Norvège veut construire le plus grand parc éolien terrestre d’Europe" et offshore, "Norvège : de l’éolien offshore pour des plateformes pétrolières" .  

Or, l'on apprend que "Grâce aux larges réservoirs hydrauliques (pouvant rapidement être sollicités) dont dispose la Norvège, Statkraft n’a pas prévu de stockage électrique supplémentaire pour pallier l’intermittence de ses futures fermes éoliennes.

Alors comment expliquer le comportement de la Norvège qui d'un côté protège et sauvegarde Dame Nature et le Climat, et de l'autre leur nuit en projetant d'implanter nombre d'éoliennes qui sont un non-sens écologique. L'inutilité de ce projet est d'autant plus criante que l'intermittence de ces machines n'est même pas un souci pour la production d'électricité. Qu'elles tournent ou pas, c'est pareil! 


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Un refus qui va devenir historique !



La Norvège renonce à 65 milliards de dollars. Cette somme aurait pu être empochée si les îles Lofoten, qui abriteraient entre un et trois milliards de barils de pétrole, avaient été ouvertes à l’exploitation. 


Merveille naturelle
Situé au nord du pays, dans l’Arctique, cet archipel se trouve non loin de la plus grande barrière de corail en eaux froides. Il abrite également de nombreuses espèces animales et végétales, dont des baleines, une multitude d’oiseaux ainsi que des morues et des harengs. 


Perte de soutien
Mais le parti Travailliste norvégien a tranché. Cette réserve naturelle, considérée comme l’une des merveilles du pays, restera protégée. Au cours du week-end du 6–7 avril, le parti d’opposition a retiré son soutien du projet de forage d’exploration pétrolière au large des îles. Depuis près de 2 ans, il se plaçait en faveur de ce projet.




L’or noir de la Norvège
La Norvège se place comme le quatorzième producteur mondial d’or noir. Avec le gaz, ce secteur représente le tiers de ses exportations et emploie près de 6% de sa population active. Le Koweït, le Qatar et les Émirats arabes unis sont les seuls pays qui récoltent plus d’hydrocarbures par habitant. Pourtant, la Norvège conserve son image d’État « vert » grâce à son utilisation de l’énergie hydroélectrique, qui couvre près de 95 % des besoins du pays. L’or noir récolté se trouve en très grande partie exporté. 


Vers les énergies renouvelables
Jusqu’à récemment, le fonds pétrolier norvégien était le plus important au monde. Entre 2014 et 2016, affecté par la chute des cours du pétrole, le pays a diminué ses investissements dans les énergies fossiles.
Le ministère des Finances justifie donc sa volonté de désengagement des hydrocarbures par un intérêt non seulement écologique mais économique, dans le but de réduire la vulnérabilité de la Norvège à la chute des cours du pétrole. Le gouvernement a ainsi décidé d’employer le fonds pétrolier, estimé à 882 milliards d’euros, pour investir dans les énergies renouvelables.



Bâtiment : des bâtons dans les roues de la neutralité carbone

La rédaction 
08.04.2019


 

Lors de la signature de l’Accord de Paris sur le climat, en 2015, la communauté internationale s’est engagée à définir un cadre d’action concret permettant de contenir le réchauffement des températures terrestres en dessous de 1,5 ou 2°C d’ici la fin du siècle
Pour y parvenir, les États ont notamment souligné la nécessité de diminuer de 40 à 70% les émissions mondiales de dioxyde de carbone d’ici l’horizon 2050.

En France, la stratégie énergie-climat dans le bâtiment, premier consommateur d’énergie et deuxième émetteur de CO2, est ambitieuse. Problème, et surtout gros paradoxe : les énergies décarbonées sont pénalisées au détriment des énergies fossiles… Explications. 


L’électricité française, une des moins polluantes d’Europe
Si l’Union Européenne a fixé des objectifs précis à atteindre en matière de lutte contre le réchauffement climatique, chaque État membre est libre d’adopter la politique énergétique qu’il souhaite. Les stratégies énergétiques qui sont mises en place par les pays du Vieux Continent affichent à ce titre certaines disparités. Notamment dans le secteur de la production d’électricité, au sein duquel le choix des ressources a un impact majeur et direct sur l’environnement.
Grâce à un mix électrique fortement décarboné, la France fait partie des pays où l’électricité est la plus respectueuse de l’environnement. L’énergie électrique consommée au quotidien (également appelée énergie finale) est en effet issue de technologies qui n’émettent pas de gaz à effet de serre. Il s’agit de l’énergie hydraulique et nucléaire, utilisées depuis plusieurs décennies dans l’Hexagone, ainsi que les énergies renouvelables solaires et éoliennes depuis le début des années 2000.
Si l’on se base sur le bilan électrique 2018 de la France, on peut constater que la part de l’énergie hydraulique dans le mix électrique français s’est élevée à 12,5% ; celle du nucléaire à 71,7% ; celle de l’énergie éolienne à 5,1% et celle du solaire à 1,9%.
Sur 100 kilowattheures produits en France, 86 sont donc totalement décarbonés : aucune émission de CO2 n’est intervenue dans la production de cette électricité. 


La RT2012 pour améliorer le bilan carbone du bâtiment
Le bâtiment est considéré comme le secteur le plus énergivore de notre économie. Il consomme plus de 40% de l’électricité produite en France et génère annuellement près d’un quart des émissions de dioxyde de carbone.
Améliorer l’efficacité énergétique des logements français est donc un des axes de travail prioritaires du gouvernement dans le cadre de la transition énergétique pour la croissance verte.
Pour parvenir à améliorer le bilan carbone du secteur du bâtiment, l’Etat a décidé de mettre en place en janvier 2013 une nouvelle règlementation thermique pour les logements collectifs et les maisons individuelles.
Baptisées RT2012, ces nouvelles dispositions contraignantes visent à favoriser l’efficacité énergétique du bâti et à limiter la consommation d’énergie primaire d’un bâtiment neuf à 50 kilowattheures d’énergie primaire par mètre carré et par an kWhep /m²/an).
La législation française impose de tenir compte de l’énergie nécessaire à la production et au transport de l’électricité dans le calcul de la valeur d’un kWhep.
Pour ce faire, un coefficient est appliqué à l’énergie primaire (ressource non transformée) pour en déterminer sa valeur en énergie finale. Pour l’électricité, ce coefficient s’élève à 2,58. Pour les énergies fossiles (gaz et fioul notamment), ce coefficient est égal à 1.

Haute-Marne, Langres : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la place Diderot (sans jamais oser le demander) , part II

jhm.fr

La place Diderot à travers l' Histoire...



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2019 © Jean-François Feutriez



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