FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : NOUVELLE ENQUÊTE PUBLIQUE POUR L' USINE ÉOLIENNE

 
  Nouvel épisode dans le combat de David contre Goliath : les « gueux » haut-marnais des trois communes concernées face à : 
  • Un fonds de pension international — The Renewables Infrastructure Group Limited — TRIG, une société d’investissement basée à... Guernesey et cotée à Londres;
  • Une filiale française du groupe chinois Envision Energy Velocita Energies, développement, construction et exploitation des 17 éoliennes;
  • Un ensemble de partenaires locaux — maires, élus, administration préfectorale, loueurs de parcelles…;
  La commission d’enquête se déroulera du lundi 12 octobre 2026 au mardi 12 janvier 2027
   
  Pascal GIRAULT est le commissaire enquêteur désigné pour l'enquête publique. Son parcours professionnel antérieur est particulièrement documenté dans les archives administratives : administrateur civil au ministère de l'Intérieur, il a notamment exercé les fonctions de sous-directeur des élus locaux et de la fonction publique territoriale à la Direction générale des collectivités locales — DGC. À ce titre, il disposait d'une délégation de signature au nom du ministre dans son domaine de compétence. Les archives du Journal officiel montrent également qu'il avait auparavant exercé comme conseiller de tribunal administratif avant d'intégrer le corps des administrateurs civils. Il est présenté sur la liste d'aptitude comme : retraité de la fonction publique territoriale.
 
  Nul besoin de rappeler à celles et ceux qui refusent le redémarrage de cette usine, pour des raisons notamment de santé et de protection de l’environnement, que la mobilisation devra être générale.
  Aucun « avis défavorable » ne doit manquer pour dire STOP, définitivement, à ces 17 éoliennes chinoises, détenues par un fonds de pension anglais et exploitées par une filiale chinoise.
 
  Pour étayer votre argumentaire et préparer votre participation à cette nouvelle étape, voici quelques éléments à consulter :
 
 https://sebastientertrais.com/wp-content/uploads/2026/09/Un-avenir-plus-vert-reduc.png
« Les filières renouvelables électriques, en France, c’est de l’ordre de 40 milliards d’euros d’activité par an.
- Le soutien public, 12 à 14 milliards par an. Presque 20 milliards sur deux ans, selon le régulateur.
- Les réseaux ? Près de 200 milliards d’ici à 2040.
- En Europe, solaire et éolien, c’est autour de 100 milliards d’investissements par an. »
NE RIGOLEZ PAS, C' EST AVEC NOTRE POGNON !»
  •  PRIX DE L' ÉLECTRICITÉ : QUOI DE NEUF PENDANT CE TEMPS-LÀ ? Émeric le Vigan
« Prix de l'électricité pour septembre en France sur les marchés de gros
  +30% en un mois
  +105% en deux mois
  Et pourquoi cette hausse ?
  - Le gaz, surtout.
  - La sécheresse aussi. »
Peut être une image de texte qui dit ’140,00EUR/MW 120,00EUT/MW Prix de r'électricité pour livraison en enS Septembre en France 100,00EUR/MWh #0.D0BUR/MWh 60,00EUR/MWh 40.00EURU/MW 20,00EUR/MWI 0,00em 2026-01- 2028-01-29 2026-62-12 2026-0226 026-03-06 2008-63-12 026-83-19 2026-63-26 2006-6 2026-04-22 409 1026G 2026-04-16 16 2026-04-30 06-07 2026-06-14 2026-05-21 2026-06-04 1020-0 06-11 2026-06-18 2026-07-62 026-87-09 2026-67-16 2026-67-33 026-6 2026-08-06 08-13 2026-07-30 2026-08-1 2026-6 2026-08-20 20 2026-08-27’
  • Allemagne : reine européenne, en nombre, des EnR, reine européenne des émissions de CO2 et reine du prix de l'électricité pour le consommateur
«... Les énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, houille et lignite) continuent de représenter plus de trois quarts de la consommation énergétique ; [...]  La part des énergies renouvelables dans la consommation brute atteint environ 56% ; [...] Le fort développement des énergies renouvelables variables et la lente modernisation des réseaux ont fait exploser les coûts des services système. Ils ont quadruplé en 10 ans et dépassent les cinq milliards d’Euros par an. Le principal facteur de hausse des coûts est la gestion des congestions de réseaux ; [...] En 2025, l’Allemagne a été, pour la troisième année consécutive, importatrice nette d’électricité. Le solde importateur s’élève à 19,5 TWh. La France a été le plus grand fournisseur d’électricité... [...] Malgré l’augmentation de presque 14% des prix sur le marché de gros d’électricité, les prix pour le consommateur résidentiel ont baissé de 3,7% par rapport à 2024. Mais ils se situent toujours parmi les prix les plus élevés d’Europe ; les émissions de gaz à effet de serre atteignent, hors puits de carbone, 649 Mt CO2éq en 2025... » Pour rappel, sur l'année 2025, La FRANCE a émis environ 359 MtCO₂e de gaz à effet de serre hors puits de carbone ! 

Source.
« Le nucléaire français ne produit pas seulement une électricité bas carbone : il contribue aussi à maintenir la fréquence du réseau électrique européen à 50 Hz, une condition essentielle à sa stabilité et à la sécurité d’approvisionnement.... » 
«  1/ la CRE oublie de dire que le modèle économique et de marché actuel des ENR n'est possible que parce que la couverture de leurs coûts fixes, ultra majoritaires, est "assurée" (au sens, assurance : garantie de revenu) par le budget de l'État, donc le contribuable au travers d'une garantie de prix. Rappelons qu'avant, c'était la CSPE payée par le consommateur et que, historiquement, les énergies renouvelables (EnR) ont été la cause principale de la multiplication par 7 de la CSPE, entre 2003 et 2016, faisant grimper cette taxe de 3 €/MWh à 22,50 €/MWh : beau rendu de pouvoir d'achat ! ... » 
« La réponse de la Direction générale de l’énergie et du climat. — DGEC confirme le problème : face à la SURPRODUCTION DES ENRI, il faut soit :
  - RÉMUNÉRER LA NON PRODUCTION d’électricité avec de l’argent public,
OU
  - OBLIGER LES MÉNAGES à déplacer leur consommation.
  Pouvoir arrêter certaines installations EnRi sous obligation d’achat va dans le bon sens, mais ne règle pas le problème de fond : tant que l’électrification des usages ne progresse pas réellement, la France restera exposée à des épisodes récurrents de surproduction et de prix négatifs de l’électricité. Ce que la DGEC propose, ce n’est pas une solution structurelle, mais des demi-mesures. » 
  Avec ces quelques informations en main, vous n’avez plus qu’à vous saisir de vos claviers, stylos, porte-plumes… et à faire entendre votre voix ! La commission d’enquête n’attend plus que vos avis.
 
EN AVANT TOUTES !
 
 « L'indignation est un commencement. Une manière de se lever et de se mettre en route. On s'indigne, on s'insurge, et puis on voit. »
BENSAÏD Daniel
 
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ÉOLIENNES ET MICROPLASTIQUES : L' U. E. RECONNAÎT LES DÉGÂTS, LA FRANCE REGARDE AILLEURS

  Il faut se réjouir que la Commission européenne reconnaisse désormais officiellement ce que plusieurs travaux scientifiques mettent en évidence depuis des années : les éoliennes ne sont pas totalement exemptes de pollution de l'environnement ! Sous l’effet de la pluie, de la grêle, des salissures et de l’usure, les revêtements des pales s’érodent et libèrent des particules plastiques dans l’environnement. À cela s’ajoutent les émissions générées lors des opérations d'implantation des usines, de maintenance et de réparation.
  Cette reconnaissance est essentielle, car elle permet enfin d’intégrer cette réalité au bilan environnemental de l’éolien. Mais elle soulève aussi une question dérangeante : pourquoi aura-t-il fallu autant de temps pour que cette pollution soit pleinement prise en considération ? Pendant des années et encore aujourd'hui, l’éolien a été présenté par les écologistes politiques, les gouvernements européens, les potentats locaux → idiots utiles ! et... les écornifleurs du vent, comme une énergie « propre », synonyme d’absence d’impact environnemental. 
  Le plus regrettable est sans doute le temps perdu à défendre une image idéalisée de l’éolien, plutôt qu’à mesurer lucidement ses impacts et à s’interroger sur leur acceptabilité. Car si la prise en compte de ces pollutions constitue une avancée, elle devrait surtout conduire à tirer les conséquences qui s’imposent : la meilleure solution pour éviter les nuisances liées aux éoliennes reste encore de ne pas en construire — ZÉRO ÉOLIENNE, ET BASTA !
  Donc, on résume la vie d'une éolienne — terrestre ou offshore : cette dernière s'accompagne d'un ensemble d'inconvénients et de contraintes techniques, écologiques et économiques à chaque étape de son cycle de vie : 
  • Dépendance forte aux terres rares dont l'extraction génère de lourdes pollutions acides et toxiques;
  • Nécessite d'immenses quantités d'acier, de béton — fondations, de cuivre et de résines composites issues de la pétrochimie;
  • Artificialisation des sols:
  • Impact sur la biodiversité lors des travaux:
  • Déforestation et obligation d'élargir les routes d'accès en milieu rural ou forestier pour le transport des pièces avec les convois exceptionnels;
  • Intermittence et variabilité → compensation par le gaz, le charbon ou la lignite;
  • Impact sur la faune, mortalité accélérée pour les oiseaux et chauves-souris;
  • Nuisances pour les riverains;
  • Retrait des fondations, mais la réhabilitation complète du sous-sol en profondeur reste complexe;
  • Nouvelles fondations lors de repowering;
  • Recyclage des pales et des rotors;
  • Subventions directes et indirectes avec l'argent du contribuable et du... consommateur d'électricité; 
  • Durée de vie annoncée : 20 ans minimum → durée de vie effective : 15 ans maximum;
  • etc.
  Et maintenant, s’y ajoute cette pollution par microplastiques ! En attendant d'autres pollutions à venir ?... 
 
  L’aveu désormais formulé par la Commission européenne marque une étape positive. Mais qu'en sera-t-il de l'avenir ? Cette reconnaissance va-t-elle changer la donne et enclencher l'arrêt des projets d'usines éoliennes terrestres et en mer ? En France, à travers la PPE3, les décideurs au pouvoir refusent visiblement de changer de braquet. Quant aux prétendants à la présidentielle 2027, la ligne reste identique, voire pire…
 
 Bonne lecture
 
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Traduit de l' Allemand par ChatGPT

Des microplastiques provenant des éoliennes : la Commission européenne reconnaît pour la première fois officiellement l’abrasion des matières plastiques

 
   Bruxelles – La Commission européenne a reconnu pour la première fois officiellement que les installations éoliennes émettent des particules de plastique et que cette abrasion se disperse de manière incontrôlée dans l’environnement. Cette reconnaissance fait suite à une question posée par l’eurodéputé autrichien Gerald Hauser. Celui-ci avait fait référence à une estimation allant jusqu’à 62 kilogrammes de microplastiques par éolienne et par an.
  La Commission ne reprend certes pas cet ordre de grandeur. Elle confirme toutefois explicitement l’existence de cette abrasion des matières plastiques et renvoie à ce sujet à des études scientifiques.  Ainsi, une pollution environnementale jusqu’ici peu prise en compte fait précisément l’objet d’une confirmation officielle dans le cas d’un mode de production d’électricité considéré, sur le plan politique, comme particulièrement respectueux de l’environnement.
 
Les microplastiques provenant des éoliennes ne sont donc plus un problème théorique
  Le passage décisif de la réponse de la Commission est inhabituellement clair. On peut notamment y lire :
« Il ressort des études que les émissions de plastique provenant des installations éoliennes sont nettement inférieures à celles provenant d’autres sources. »
  Bruxelles ne débat donc plus de la question de savoir si les éoliennes libèrent du plastique. La Commission se contente désormais de relativiser la quantité émise en la comparant à celle provenant des pneus, des peintures ou des textiles.
 
La Commission européenne confirme l'abrasion microplastique des éoliennes: les particules se détachent des pales du rotor et pénètrent dans l'environnement de manière incontrôlable 
 La Commission européenne confirme l’abrasion de microplastiques sur les éoliennes : des particules se détachent des pales et se dispersent de manière incontrôlée dans l’environnement. Illustration : image générée par IA.

  C’est précisément ce point qui modifie l’appréciation du sujet sur le plan de la politique environnementale. Les éoliennes ne rejettent pas, en fonctionnement, de gaz d’échappement issus de la combustion comme les centrales à charbon ou à gaz. Elles ne sont donc pas pour autant des installations industrielles exemptes d’émissions.
  La pluie, la grêle et les salissures frappent à grande vitesse les pales de rotor revêtues de couches protectrices. Cela entraîne notamment une érosion des bords d’attaque, tandis que des matériaux plastiques provenant des revêtements de protection se détachent et sont perdus dans l’environnement.

Les 62 kilogrammes restent controversés – l’abrasion, en revanche, ne l’est pas
  Les 62 kilogrammes par installation avancés par Hauser proviennent d’une extrapolation norvégienne.  La Commission ne confirme pas explicitement ce chiffre. Elle ne remet toutefois pas non plus en cause le principe même du rejet de particules plastiques, mais renvoie à d’autres études faisant état de valeurs plus faibles.
  Une étude de la DTU publiée en 2026 aboutit, dans des conditions défavorables, à 340 grammes de microplastiques par pale et par an. Avec trois pales, cela représenterait mathématiquement environ un kilogramme par installation.
  D’autres calculs aboutissent cependant à des résultats différents. Une étude de la DTU publiée en 2024 a estimé, pour les installations offshore, une perte de matière plastique comprise entre 80 et 1 000 grammes par pale et par an. Le TNO, en revanche, a calculé en 2025 une perte d’environ 240 grammes par an pour une éolienne offshore moderne de 15 mégawatts.
  L’ordre de grandeur exact reste donc incertain. En revanche, ces travaux ne contestent pas le fait que du plastique est abrasé et se détache des pales de rotor.
 
Les travaux de maintenance libèrent eux aussi des particules plastiques supplémentaires
  À cela s’ajoute une deuxième voie d’émission. Lors des réparations, les techniciens poncent les surfaces endommagées et travaillent sur les matériaux composites. Une étude de l’Université technique du Danemark évalue les émissions de plastique qui en résultent entre 40 et 160 grammes par pale et par an à terre. En mer, les estimations vont même de 90 à 600 grammes. Ainsi, les microplastiques ne sont pas produits uniquement par l’érosion due aux intempéries, mais également lors des opérations de maintenance.
  Il est donc remarquable que l’UE demande désormais elle-même des études plus approfondies. Un programme Horizon Europe exige des mesures sur le terrain concernant les impacts environnementaux des parcs éoliens offshore pendant leur exploitation, leur maintenance et leur démantèlement. L’appel à projets mentionne explicitement aussi la production de particules plastiques par un grand nombre d’éoliennes. Il prévoit en outre l’étude des éventuels effets cumulatifs du développement massif de l’éolien offshore. Ce faisant, l’UE reconnaît également que des éléments importants du bilan environnemental n’ont pas encore été évalués de manière définitive.
  La conséquence à en tirer n’est pas de mettre globalement l’énergie éolienne sur le même plan que le charbon ou le gaz. Les centrales conventionnelles provoquent, du fait de leurs combustibles, d’importantes émissions supplémentaires. Cependant, présenter politiquement l’énergie éolienne comme une source d’électricité pratiquement « propre » est également réducteur.
  Dans le cas des centrales à combustibles fossiles, les émissions de polluants, les technologies de filtration et les valeurs limites font depuis des décennies l’objet d’une réglementation centrale. Pour les éoliennes, en revanche, l’examen systématique de ce type d’émissions de matières ne commence que relativement tard. La reconnaissance officielle de la Commission européenne rend désormais cette lacune visible.

ÉLECTRICITÉ : PRODUIRE PLUS SANS SAVOIR QUOI EN FAIRE, LE PARADOXE FRANÇAIS

  La situation révélée par les chiffres de 2025 interroge profondément la cohérence des choix opérés par les pouvoirs publics en matière de politique énergétique. Alors que la France cherche à renforcer ses capacités de production d’électricité décarbonée, notamment à travers le nucléaire, elle se retrouve paradoxalement contrainte de réduire une partie de cette production faute de débouchés suffisants. Près de 36 TWh d’électricité décarbonée n’auraient ainsi pas été produits en 2025, dont 33 TWh correspondant à de la modulation nucléaire.
  Cette situation révèle moins un problème de capacité de production qu’un défaut d’anticipation et d’organisation du système électrique. Les autorités ont longtemps concentré le débat sur la construction et le maintien des moyens de production, sans développer au même rythme les capacités de stockage, les interconnexions, la flexibilité de la demande et surtout les usages capables d’absorber cette électricité. Le paradoxe est particulièrement frappant : au moment même où l’électrification de l’industrie, des transports et du chauffage est présentée comme indispensable à la décarbonation de l’économie, la France ne parvient pas toujours à valoriser une électricité abondante et bas-carbone lorsqu’elle est disponible.
  Cette situation conduit donc à questionner les choix des autorités : à quoi bon augmenter les capacités de production si le système n’est pas en mesure d’utiliser cette énergie au moment où elle est disponible ? Le véritable enjeu n’est plus seulement de produire davantage d’électricité décarbonée, mais de construire une politique énergétique cohérente permettant de la consommer, de la stocker ou de l’exporter efficacement. À défaut, la France risque de financer des capacités de production dont une partie restera inutilisée et, dont le montant annuel payé par le consommateur — facture et par... le contribuable — subventions directes et indirectes, s’avérera de plus en plus élevé, tout en passant à côté d’une occasion majeure de décarboner son économie et de renforcer sa souveraineté énergétique.
  STOP À LA PPE3 !...
 
  Bonne lecture ! 
 
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Surplus d’électricité : pourquoi la France a renoncé à produire de quoi alimenter 8 millions de foyers

  En 2025, la France a renoncé à produire près de 36 TWh d’électricité décarbonée pourtant disponible, faute de preneur au moment où elle arrivait. De quoi couvrir la consommation annuelle de plus de huit millions de foyers, chauffage exclu. 
  La Commission de régulation de l’énergie vient de chiffrer cette année filière par filière, et le résultat déplace le débat. Ce que la France a le plus renoncé à produire n’est pas du renouvelable, c’est du nucléaire, et dans un rapport de un à onze.
 
Ce que la France a renoncé à produire en 2025 
  Dans son rapport sur l’économie du système électrique français, publié en septembre, le régulateur additionne l’électricité disponible qui n’a pas été produite, faute de débouchés économiques. Trois lignes, très inégales.
  • La première pèse 33 TWh de modulation nucléaire, soit 8 % de la production potentielle annuelle du parc. 
  • Les deux autres tiennent en trois térawattheures : 1,6 TWh de solaire écrêté, soit 5 % de son potentiel, et 1,3 TWh d’éolien, soit 3 %.
Production potentielle et production réalisée en 2025, par filière. Source : Commission de régulation de l’énergie, rapport « Économie du système électrique français hexagonal », septembre 2026, graphique établi à partir de données RTE.
 
  Mis bout à bout, ces volumes approchent 36 TWh. La comparaison avec huit millions de foyers est notre calcul, à partir d’une consommation moyenne de 4 200 kWh par an et par ménage, chauffage exclu. Un logement chauffé à l’électricité en consomme deux à quatre fois plus : le même volume n’y couvrirait qu’environ quatre millions de foyers.
  Une précision s’impose avant d’aller plus loin, et le régulateur la donne lui-même : la modulation nucléaire ne répond pas qu’au prix. Elle inclut la modulation pour économie de combustible et des contraintes industrielles propres au parc. Le chiffre retenu est celui publié par EDF pour 2025.
 
Pourquoi arrêter des centrales qui ne polluent pas
  L’explication tient en une phrase du rapport. Lors des épisodes de prix très faibles, nuls ou négatifs, la demande passe sous la production décarbonée disponible à bas coût, et les interconnexions avec les pays voisins ne suffisent pas à absorber l’excédent. Il n’existe alors, écrit la Commission, aucun débouché économique pour cette électricité.
  Ces épisodes ne sont plus marginaux. L’année 2025 a compté 513 heures de prix négatifs, et notre suivi quotidien des prix montre que le rythme s’est encore accéléré depuis. La France dispose pourtant de 20 GW de capacités d’interconnexion à ses frontières : aux heures où tout le monde produit en même temps, les voisins sont dans la même situation.
  C’est le même engorgement qui conduit à payer des éoliennes pour qu’elles s’arrêtent et qui remplit la carte des zones où le réseau sature.
 
Le débat public regarde la mauvaise filière
  En volume, l’écart est sans appel : 33 TWh contre 2,9, soit onze fois plus de nucléaire modulé que de renouvelable écrêté. Les arrêts d’éoliennes et de panneaux occupent pourtant l’essentiel de la discussion publique, et l’essentiel des textes réglementaires récents.
  L’honnêteté commande une nuance, et elle compte. Rapportés à la taille de chaque parc, les pourcentages se rapprochent : le solaire perd 5 % de sa production potentielle, le nucléaire 8 %. Si le nucléaire domine autant en térawattheures, c’est d’abord parce qu’il produit dix fois plus. L’écart de volume dit la taille du parc autant que l’intensité du problème.
  Le même exercice livre au passage une bonne nouvelle, rarement citée : 117 TWh de production thermique fossile évitée, soit 86 % de moins que ce que les centrales auraient pu produire. Le calcul suppose une disponibilité technique théorique, il donne donc un maximum plutôt qu’une mesure, mais l’ordre de grandeur est là.
 
Ce qui pourrait absorber ce surplus, et ce que vous y gagnez
  Le problème n’est pas la quantité produite, c’est le moment où elle arrive. Deux leviers existent, et les deux avancent.
  • Le premier est le stockage. Les stations de pompage françaises absorbent déjà l’électricité dont personne ne veut pour la restituer aux heures de pointe, et la loi oblige désormais EDF à vendre l’accès à ces batteries géantes à ses concurrents. 
  • Le second est le déplacement de la demande : c’est la raison d’être de la réforme des heures creuses, qui bascule une partie des plages vers l’après-midi, et des offres dont le prix change selon l’heure.
  Pour un foyer, la conséquence est directe et plutôt agréable : l’électricité que vous consommez en milieu de journée est précisément celle dont le système ne sait que faire. Décaler un lave-linge ou une recharge de voiture sur ces heures-là ne relève plus du geste militant, c’est le moment où le kilowattheure vaut le moins cher. Encore faut-il que votre contrat le reflète : comparez les offres disponibles ou appelez un conseiller Selectra au 01 88 24 13 65.
  Reste une question que le rapport pose sans la trancher. Un système capable de produire 36 TWh de plus qu’il n’en écoule est un système en surcapacité, ce que la Commission reconnaît pour 2025. Mais l’électrification des transports et du chauffage doit inverser la tendance dans les prochaines années. L’électricité qu’on ne sait pas placer aujourd’hui pourrait manquer demain.
 

FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : NOUVELLE ENQUÊTE PUBLIQUE POUR L' USINE ÉOLIENNE

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