jeudi 17 octobre 2019

Etats-Unis : deux acousticiens succombent au syndrome de l'éolienne (MA)

Robert W. Rand,
Rand Acoustique
23/04/2011




Commentaire : en France, depuis 8 ans,, rien n'a changé dans la politique des gouvernants successifs. Résultat? Les indigènes ruraux, de plus en plus nombreux, continuent de souffrir, et voir plus, en silence.
Pour compléter

Éoliennes : une vérité qui dérange 

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Je reviens tout juste d'une étude de plusieurs jours sur le bruit des éoliennes avec mon collègue de longue date, Steve Ambrose, membre comme moi, de l'Institute of Noise Control Engineering.


Je vous écris pour vous informer que nous avons tous les deux subi des effets médicaux néfastes à proximité de l'éolienne étudiée, une éolienne industrielle, dans des conditions de vent fort en altitude. Nausées, perte d'appétit, vertiges, vertiges, étourdissements, incapacité de se concentrer, désir accablant de sortir et anxiété.
La distance était d'environ 1700 pieds [520m], à Falmouth, Massachusetts.

Nous avons été soulagés, à plusieurs reprises, en nous éloignant de plusieurs kilomètres.
J'examinerai très attentivement les données et les enregistrements acquis sur ce site pour établir une corrélation avec l'expérience. Pour résumer, je me réserve le droit de réviser tous les commentaires à mesure que j'en apprendrais davantage. Il correspond à la courbe de Pedersen & Waye 2004, où la gêne s'élève rapidement au-dessus de 32 dBA.
Cette courbe cache cependant la vraie histoire. Le niveau pondéré A ne suit pas du tout l'expérience. Je sais ! Steve et moi sommes restés assis pendant des heures lundi, à comparer ce que nous ressentions et ce que nos compteurs affichaient. Le dBA ne fonctionne pas du tout. Il y a donc une coupure totale entre l'impact médical et le cadre réglementaire.
Ne comptez pas sur dBC non plus.

Je pense que cet impact pourrait être lié à la façon dont l'oreille est pompée par la pression répétitive dans un environnement rural calme ou à l'intérieur. À Hull, dans le Massachusetts, le bruit de fond est élevé, 60 ldn et les deux turbines industrielles qui s'y trouvent ne suscitent pas de demandes
ni même de plaintes pour arrêter le bruit, pour ainsi dire, à la même distance ou plus près que je ne l''étais la semaine dernière.
Je fais l'hypothèse que si l'oreille fonctionne à un faible niveau de fond, il se passe des choses différentes dans le système auditif et vestibulaire que lorsque l'oreille fonctionne à des niveaux sonores plus élevés ; J'aimerais avoir plus de formation en neurobiologie !

Bon nombre d'entre eux ont été touchés par le bruit des éoliennes ici, dans le Maine, et ailleurs, et nous avons écouté un certain nombre d'entre eux parler de leurs symptômes et de leurs problèmes conséquents. Nous avons déterminé l'impact potentiel du bruit des éoliennes dans les collectivités rurales et avons publié nos conclusions.

Cependant, les symptômes que nous avons éprouvés lors de ce voyage étaient inattendus pour nous. Nous avons étudié d'autres sites d'éoliennes au cours des 15 derniers mois et nous n'avons pas ressenti ces effets ; Nous avons chacun plus de trente ans d'expérience en acoustique générale et industrielle, et nous avons évalué à peu près tous les types de sources et niveaux de bruit imaginables. Je le répète, c'est la première fois que je ressens ces symptômes simplement en étant près d'une source de bruit.
Cependant, je vois cela comme un cadeau. Nous sommes des acousticiens expérimentés qui travaillent du point de vue du "voisin". Maintenant nous savons personnellement, viscéralement, ce que les gens nous ont dit ressentir ! Nous devons maintenant nous inclure dans le pourcentage de la population qui peut subir des effets néfastes importants et débilitants sur la santé en raison de l'énergie acoustique émise par les éoliennes.

Les grandes éoliennes industrielles doivent être considérées sérieusement comme étant capables de créer un effet néfaste sur la santé à une certaine distance avec une relation dose-réponse ou seuil qui varie selon la personne.

Si vous avez des questions ou souhaitez parler de ce que nous avons vécu, n'hésitez pas à me contacter à votre convenance.



Eolien : le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) au rapport

CGEDD
10/102019

Commentaire
: à bien lire, à partir de 2030, c'est de l'ordre de 500k à 1 million de tonnes de matière sortante à recycler... par an ? Gigantesque!
😯  
Est-ce techniquement et économiquement envisageables? Qui va payer l'addition?

Pour une filière présentée comme écologique, positive pour sauver le Climat, la planète, l'Humanité et tutti quanti, quelle belle escrologie, non?

N'oublions pas :
  • la recommandation n°1 : "ajouter  à la part fixe actuelle de la garantie financière de 50k€/éolienne une part variable proportionnelle notamment  à la masse de l'éolienne, éoliennes nouvelles et actuelles, fixation par arrêté". 
  • la recommandation n°6 : (...) "modifier les exigences de remise en état en IMPOSANT l' EXCAVATION COMPLÈTE des massifs d'ancrage [socles en béton], éoliennes nouvelles et ACTUELLES".
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Le Conseil général de l’environnement et du développement durable vient de sortir un rapport sur l'économie circulaire dans la filière éolienne : flux de matières significatifs à partir de 2025, emplois, repowering, recyclage, démantèlement ...

Les propositions du CGEDD en vue de favoriser l’émergence d’une économie circulaire dans la filière éolienne doivent permettre d’identifier les initiatives à prendre en termes de réutilisation de certains équipements et de recyclage des matériaux issus du démantèlement des installations en fin de vie. Elles doivent également contribuer à la création de valeur et au développement d’activités économiques viables dans ce domaine. Les travaux du CGEDD ont été limités au parc éolien terrestre. La mission s’est efforcée d’estimer sur les vingt prochaines années les flux des différents matériaux constitutifs des parcs éoliens, et donc susceptibles d’en sortir en fin de vie. Ces flux, fonction de la puissance installée au fil du temps et de la durée de vie des éoliennes, ne deviennent significatifs qu’à partir de 2025. 


Quantitativement, le béton issu des fondations représente la masse la plus importante, jusqu’à trois fois celle de l’aérogénérateur proprement dit. La durée de vie des éoliennes dépend de l’évolution physique de leurs composants ; mais elle est aussi, et surtout, fonction de la stratégie suivie par les exploitants à l’issue, voire au cours, de la période de validité des tarifs de rachat.

L’impact des opérations de repowering au bout de quinze ans, comme cela semble être le cas pour les parcs démantelés récemment, peut en particulier générer des flux de déchets plus importants que prévu dans les années à venir. La mission n’a cependant pas jugé opportun de « brider » de telles stratégies, le repowering étant favorable à l’atteinte de l’objectif national de développement de l’énergie éolienne, tant en puissance qu’en taux de charge, et à la prévention des risques liés aux éoliennes. 

L’économie générale et l’industrialisation de filières de traitement des éoliennes en fin de vie doivent être cohérentes à la fois avec les principes environnementaux sous-tendant l’économie circulaire et l’équilibre financier des différents acteurs économiques. L’émergence d’une filière industrielle de recyclage des éoliennes dépend de l’existence d’un marché en volume, avéré selon les calculs de la mission, et susceptible de créer de l’ordre de cent à deux cents emplois notamment dans les régions Hauts-de-France, Grand Est et Occitanie, et de la possibilité pour les industriels du recyclage d’y réaliser une marge opérationnelle satisfaisante. Sur ce dernier point, les calculs économiques effectués par la mission montrent que, pour minimiser divers aléas, coût du chantier de démantèlement, variabilité du prix des métaux, il est opportun d’augmenter la valeur du cautionnement au-delà des 50 000 euros, actualisés, selon une formule tenant compte de la masse de l’aérogénérateur. 

Le traitement des matériaux composites, résines organiques et fibres de renforcement, constitutifs des pales d’éoliennes pose un défi particulier, aucune des solutions actuellement mises en œuvre n’offrant de garantie satisfaisante à la fois sur les plans technique, écologique et économique. La voie, plus prometteuse à terme, consisterait à remplacer dans la fabrication des pales d’éoliennes les résines thermodurcissables actuelles par une résine thermoplastique, plus facilement recyclable.. Il reste à obtenir la certification nécessaire pour ce matériau, et surtout à démontrer la possibilité de fabriquer des éoliennes fiables en validant un prototype. 

La question des terres rares, rentrant dans la fabrication d’aimants permanents utilisés dans certains types d’éoliennes, a pu paraître préoccupante, la production de tels aimants se concentrant au Japon et en Chine et cette dernière fournissant par ailleurs l’essentiel des terres rares. En France, seuls 3% du parc éolien terrestre installé comportent des aimants permanents, dont les futures éoliennes en mer seront par contre largement équipées ; les fabricants d’éoliennes cherchent à s’affranchir de cette éventuelle dépendance en développant des génératrices synchrones sans aimants à terres rares.

À terme, la réutilisation directe, après reconfiguration et régénération de l’alliage, semble la voie de recyclage la plus pertinente économiquement, à condition d’envisager les volumes collectés au niveau européen : l’installation de recyclage se situerait alors probablement en Allemagne, lieu d’implantation du seul fabricant européen d’aimants permanents.

Auteurs : Sylvie Alexandre, Philippe Follenfant, CGEDD ; Benoît Legait, CGE


Le rapport en totalité

Économie circulaire dans la filière éolienne terrestre en France



Extraits 












Haute-Marne, Fayl-Billot, Bourbonne-les-Bains : mariage des Offices de tourisme

jhm.fr

Parmi les élus qui assistaient à l'Assemblée générale et qui se sont félicités, à juste titre, de cette union annoncée, la déclaration de l'un d'entre eux, d'après l'article, a retenu toute notre attention. Et, il ne s'agit pas d'un élu "lambda" puisque la parole est à... Monsieur le Président de la Communauté de communes des Savoir-Faire :
"Le tourisme et l'économie sont liés il est important de rendre attractif notre territoire avec compétence et professionnalisme et nous sommes en train de le faire". 


Quelqu'un d'étranger au territoire, à la lecture de cette intervention, ne pourrait que louer son auteur, si soucieux, en apparence, avec les autres élus de la Cc, de mener à bien une politique ambitieuse et respectueuse du patrimoine culturel et de l'environnement naturel, d'une grande qualité. Sauf que derrière les mots "tourisme", "attractif", "territoire", les autochtones savent que se cache une toute autre réalité. 

En partant de Fayl-Billot et dans un rayon de 30 kilomètres, un projet de construction d'une gigantesque zone industrielle d'éoliennes, ~170 machines, est entrain de voir le jour. La communauté des Savoir-Faire y prend toute sa part, avec, au minimum, 87 éoliennes en approche sur son territoire. Cette ZI gigantesque s'étendra à cheval sur 3 départements, la Haute-Marne, la Haute-Saône et la Côte d'Or, allant de Voisey, Haute-Marne, au nord, jusqu’à Percey-le-Grand, Haute-Saône, au sud.

Dans ces conditions, la positive attitude de Monsieur le Président a un tout autre goût.

"Convaincre, ce n'est pas dire la vérité, rien que la vérité, c'est avant tout... avoir raison

Lire

Haute-Saône, Bourguignon-les-Morey, Fouvent-St-Andoche, La Roche-Morey : le poste avancé de l'"enfer" éolien


Notons, au passage, que les représentants des Offices de tourisme participent allègrement à cette mascarade, en faisant comme si...

Haut-Marnaises, Haut-Marnais, aux municipales, en mars 2020, faite un petit geste, pour vous, mais un grand geste pour l'avenir du territoire et celui de vos enfants, ÉLISEZ de nouvelles équipes qui vous protègeront de la catastrophe sanitaire, environnementale et économique  annoncée.

En avant toutes!

 





@jhm.fr


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Nucléaire : le miracle du pouvoir de la " fusion " se rapproche

DM Chan
12/10/2019

Commentaire : extraordinaire message d'espoir pour le futur de l'humanité. Et... pas un mot, pas une ligne dans les médias français. Surtout que le projet international est développé... en France. Il faut consulter la presse asiatique...


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Les responsables affirment que la partie la plus cruciale du méga-projet ITER Tokamak est entrée dans sa phase d'installation en Provence, France.



La fusion est considérée comme le Saint Graal de l'énergie et c'est ce qui fait fonctionner notre soleil. Crédit : newatlas.com.


Certains considèrent qu'il s'agit de l'entreprise scientifique la plus complexe de l'histoire de l'humanité - exploiter l'énergie de fusion de l'hydrogène à une échelle massive au profit de l'humanité. S'il est couronné de succès, il représenterait une percée révolutionnaire dans le domaine de l'énergie, quoique coûteuse - 22,5 milliards de dollars américains et ce n'est pas fini.


La bonne nouvelle, c'est que la réalité de l'énergie de fusion a fait un grand pas en avant.
Une machine centrale du réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER), premier dispositif de fusion au monde, est entrée en phase d'installation, selon l'organisation ITER, rapporte le CGTN.com.
Des représentants du consortium China Nuclear Power Engineering (CNPE) ont signé le contrat d'assemblage du Tokamak avec Bernard Bigot, directeur général d' ITER, le 30 septembre à Pékin.

Le contrat porte sur le cryostat et le bouclier thermique du cryostat, les chargeurs d'aimants, le solénoïde central, les aimants à champ poloïdal et à bobine de correction, les structures de refroidissement et les instruments, selon l'organisation ITER, indique le rapport.
Les contenus couverts constituent l'installation des parties les plus cruciales du tokamak ITER, dont l'importance est équivalente à celle du réacteur dans la centrale nucléaire, ou du cœur dans le corps humain.
Actuellement en construction à Cadarache, dans le sud de la France, ITER est à ce jour le deuxième plus grand projet scientifique et technique mondial à l'échelle de la construction, derrière la Station spatiale internationale, indique le rapport.


Voir
Nuclear Fusion Project (ITER)


C'est aussi le plus gros contrat d'ingénierie nucléaire jamais remporté par des entreprises chinoises sur le marché européen, et c'est la première fois que des entreprises chinoises du secteur nucléaire participent avec succès à des projets scientifiques internationaux sous la forme de contrats généraux, a déclaré Yu Jianfeng, président de la China National Nuclear Corporation, société mère du CNPE.
"Cela signifie que la capacité d'entrepreneur général de la Chine pour la construction de centrales nucléaires s'est forgée au cours des 30 dernières années et que son influence internationale des technologies de fusion formées au cours des 50 dernières années a été reconnue par le marché international de l'énergie nucléaire haut de gamme ", a souligné M. Yu.

Cet effort de plusieurs milliards de dollars, auquel participent 35 pays, dont les États-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde, l'Union européenne, le Japon et la Corée du Sud, est maintenant en bonne voie après un certain nombre de dépassements de coûts et de retards.
Selon le plan d' ITER, le premier essai opérationnel est prévu pour l'année 2025, tandis que l'exploitation complète est prévue pour 2035.

La fusion est considérée comme le Saint Graal de l'énergie et c'est ce qui fait fonctionner notre soleil. Elle fusionne les noyaux atomiques pour créer des quantités massives d'énergie - l'opposé du processus de fission utilisé dans les armes atomiques et les centrales nucléaires, qui les divise en fragments.
Contrairement à la fission nucléaire, la fusion n'émet pas de gaz à effet de serre et comporte moins de risques d'accidents ou de vols de matières atomiques.



L'effort de plusieurs milliards de dollars de 35 pays, dont les États-Unis, la Russie, la Chine, l'Inde, l'Union européenne, le Japon et la Corée du Sud, est maintenant en bonne voie après un certain nombre de dépassements de coûts. Crédit : physicsworld.com.

Dans un monde confronté au dilemme de la demande croissante d'électricité et de la dégradation de l'environnement, l'importance de développer une énergie propre a été portée à un niveau sans précédent. Il est devenu urgent de passer des combustibles fossiles aux énergies renouvelables.
Les experts dans le domaine disent qu'un réacteur en état de fonctionnement n'aurait besoin que de 11 livres d'hydrogène pour produire l'équivalent énergétique de 18 750 tonnes de charbon, 56 000 barils de pétrole ou 755 acres de panneaux solaires - un exploit scientifique et technologique étonnant, selon Forbes.
Selon le Guardian, le projet exige que le plasma d'hydrogène soit chauffé à 150 millions de C - 10 fois plus chaud qu'au cœur du soleil - une prouesse technique remarquable.

Le réacteur Tokamak en forme de beignets est entouré d'aimants géants qui éloignent le plasma surchauffé des parois métalliques du conteneur. Pour cela, les aimants doivent être refroidis à -269C.
Si tout se passe bien, ITER utilisera la fusion de l'hydrogène, contrôlée par ces gros aimants supraconducteurs, pour produire une énergie thermique massive qui entraînerait des turbines - de la même manière que les centrales à charbon et à gaz actuelles - qui produiraient de l'électricité sans émissions de carbone, et à un coût potentiellement faible.

Allemagne : quelle évolution pour la taxe « renouvelables » en 2020 ?

connaissance des énergies
AFP
16/10/2019

Commentaire : (...) "
les ménages allemands sont les Européens qui paient leur électricité le plus cher en Europe, devant le Danemark : 0,31 €/kWh au 1er semestre 2019, soit environ 75% de plus qu’en France."
Pendant que l'Allemagne reste le plus gros pollueur d' Europe : (...) "Malgré des estimations en baisse par rapport à 2017, l'Allemagne reste de très loin l'état européen qui émet le plus de dioxyde de carbone."
Quels sont les pays qui émettent le plus de CO2 dans l'Union Européenne?
 
Tout ça pour ça...😮

"Les petites affaires sont des victimes qu'il faut toujours sacrifier aux grandes vues."
 Voltaire


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L’énergie éolienne a compté pour plus d’un cinquième de la production nette d’électricité en Allemagne en 2018. ©EnBW/Weltenangler


En Allemagne, la contribution liée au soutien des filières renouvelables productrices d’électricité, EEG Umlage, va augmenter de 5,5% en 2020.


67,56 €/MWh en 2020

En 2020, le montant de la contribution EEG - calculé annuellement de façon à supporter le coût estimé du développement des filières renouvelables productrices d’électricité - avoisinera 23,9 milliards d’euros, ont annoncé les 4 principaux gestionnaires de réseaux allemands, 50Hertz, Amprion, TenneT et TransnetBW (1).
Cette contribution est supportée par les consommateurs finaux d’électricité qui devront y consacrer 6,756 centimes d’euro par kWh consommé en 2020, soit 67,56 €/MWh. En 2019, le montant de cette taxe était de 64 €/MWh.

Pour calculer le montant de la taxe en 2020, les gestionnaires de réseaux allemands ont anticipé l’installation de 6 GW de nouvelles capacités électriques renouvelables en 2020 et une hausse de 8,6 TWh de la production électrique d’origine renouvelable, qui atteindrait 226 TWh au total en 2020(2). Cette évolution du parc électrique renouvelable est mise en parallèle avec les estimations des prix de l’électricité sur les marchés de gros, les dispositifs de soutien public compensent l’écart entre ces prix de marché et un tarif d’achat garanti aux installations renouvelables.

Pour rappel, la contribution EEG a été initiée par une loi éponyme sur les énergies renouvelables en 2000 et son calcul a depuis fait l’objet de nombreuses révisions, en 2004, 2009, 2011, 2012 et 2014. Le montant de cette contribution a à l'origine très rapidement augmenté, passant de 1 c€/kWh en 2006 à 6,24 c€/kWh à 2014, mais est resté relativement stable ces dernières années, il a baissé en 2019, alors que la production électrique d’origine renouvelable a continué de progresser(3).

Production et prix pour les ménages allemands
En 2018, les filières renouvelables ont compté pour 40,4% de la production d'électricité injectée sur les réseaux allemands, contre 38% pour le charbon, lignite et houille confondus, selon les dernières données de l’institut Fraunhofer ISE. La part des renouvelables dans le mix électrique outre-Rhin a approximativement doublé depuis le début des années 2010.

Rappelons que les ménages allemands sont les Européens qui paient leur électricité le plus cher en Europe, devant le Danemark : 0,31 €/kWh au 1er semestre 2019, soit environ 75% de plus qu’en France. Ce prix très élevé est en grande partie dû à l'importance des taxes, 52,3% du prix final selon Eurostat(4).



 

Au 1er semestre 2019, les ménages allemands ont payé 75% plus cher par kWh par rapport à leurs voisins français. ©Connaissance des Énergies, d'après Eurostat

Sources / Notes
(1) Mittelfristprognose zur deutschlandweiten Stromerzeugung aus EEGgeförderten Kraftwerken für die Kalenderjahre 2020 bis 2024.
(2) Par source d’énergie, l’allocation « EEG » en 2020 sera, selon les gestionnaires de réseaux, de 2,5 c€/kWh pour le solaire photovoltaïque, de 1,6 c€/kWh pour la biomasse, de 1,4 c€/kWh pour l’éolien terrestre et de 1,2 c€/kWh pour l’éolien offshore.
(3) Précisons que les gestionnaires de réseaux ont également annoncé que le montant de la contribution relative au développement du réseau électrique offshore s’élèvera à 4,16 €/MWh en 2020, un niveau inchangé par rapport à 2019..

(4)   Données d'Eurostat


Transports : les 4x4 urbains, source majeure d'augmentation des émissions mondiales de CO2 selon l'AIE

connaissance des énergies
AFP
16/10/2019

Commentaire : (...) "
Les voitures électriques ne sont pas la panacée, le pré-requis doit être une décarbonation du système énergétique" 
N'est-ce pas pour cette raison que les territoires ruraux et leur population subissent l'"invasion barbare" de milliers d'éoliennes, de plusieurs centaines d'usine Biogaz, méthanisation, de millions de panneaux photovoltaïques? 
Pendant ce temps, dans les métropoles, le SUV mène grand train. 
Le sauvetage du Climat est entre de bonnes mains...
Tout va bien!

Lire 
Comment faire enfin baisser les émissions de CO2 des voitures
Les voitures les plus vendues en France en 2019
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Les SUV, 4x4 urbains très populaires, ont été la deuxième source d'augmentation des émissions de dioxyde de carbone (CO2) dans le monde entre 2010 et 2018, a mis en garde mercredi le directeur de l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

"Certes, des constructeurs automobiles mettent beaucoup d'argent dans les voitures électriques, mais les mêmes mettent aussi sur le marché de plus en plus de modèles de SUV", ces voitures aux silhouettes de 4x4, mais sans leurs capacités de franchissement, a dit Fatih Birol à Paris, lors d'une conférence internationale sur l'électrification de l'énergie.

"Oui, les voitures électriques marchent fort, il y en a environ 6 millions dans le monde (...) Mais est-ce synonyme de décarbonation ? Absolument pas", a-t-il insisté, relevant que la moitié roulent "dans un pays, en Asie", la Chine, où les deux tiers de l'électricité sont produits par des centrales à charbon. "Les voitures électriques ne sont pas la panacée, le pré-requis doit être une décarbonation du système énergétique", a-t-il plaidé.

En outre, "dans les faits, la star de l'industrie automobile ce n'est pas la voiture électrique, c'est le SUV : en 2010, 18% des ventes de voitures dans le monde concernaient des SUV, en 2018, c'était plus de 40% !" "En conséquence, ces dix dernières années, les SUV ont été la deuxième source de croissance des émissions de CO2", a-t-il ajouté, après le secteur de l'énergie, mais avant l'industrie lourde, acier, ciment..., les poids lourds ou l'aviation.

Plus de 200 millions de SUV circulent aujourd'hui dans le monde, contre 35 millions en 2010, une tendance que l'on retrouve partout, relève l' AIE dans une note parue mardi. Souvent plus lourds et moins aérodynamiques, ces véhicules consomment un quart d'énergie en plus par rapport à une voiture de taille moyenne, souligne le rapport.
De ce fait, ils sont seuls à l'origine de la demande accrue en pétrole venue de l'industrie automobile entre 2010 et 2018, qui a dépassé largement les progrès en termes d'efficacité réalisés sur les voitures plus petites et les économies de carburant permises par les électriques.

"Si l'appétit des consommateurs pour les SUV continuait de croître au rythme de cette dernière décennie, ces voitures ajouteraient près de 2 millions de barils par jour à la demande mondiale de pétrole d'ici 2040, annulant les économies permises par 150 millions de voitures électriques", prévient le rapport, qui souligne aussi que "des voitures plus grosses et plus lourdes comme les SUV sont plus difficiles à électrifier".

mercredi 16 octobre 2019

Vienne : massacre programmé de la vallée de la Gartempe, site naturel exceptionnel, par 3 parcs éoliens

sppef
Mireille Charrier, Présidente de l’ APPEL, association adhérente de Sites & Monuments
mireille-charrier@orange.fr

7/10/2019


Aux confins de la Haute-Vienne et de la Vienne, entre Saint-Remy et Plaisance, c’est un coin de terre sauvage et paisible qui, du Saut de la Brame au Roc d’Enfer, n’a pas changé de mémoire d’homme. Connu des promeneurs, des randonneurs et des rêveurs, c’est un rendez-vous pour les amateurs de kayak et d’escalade. 820 hectares de ce territoire exceptionnel ont été dûment protégés par un classement ou une inscription au titre des sites et zone Natura 2000 (voir cartes) !



Les gorges de la Gartempe à Lathus






Le Roc d’Enfer



Seulement, voilà : les promoteurs éoliens sont venus, ici comme ailleurs, avec leurs projets, leurs promesses…

Et, sur la commune de Plaisance, sur la rive gauche de la vallée, un premier projet de 5 mâts de 180 m pales comprises, dit « des Quidières », a été autorisé, aux portes du site classé et de la zone Natura 2000, à 600 m d’un dolmen classé monument historique (voir ici).



Dolmen du Chiroux, classé au titre des monuments historiques, qui serait situé à 630 m d’une éolienne haute de 180 m.
Ce projet avait pourtant été, dans un premier temps, refusé par la Préfète – tant pour le permis de construire que pour l’autorisation d’exploiter – en raison d’une « atteinte irrémédiable à la vue accessible depuis le site classé de la vallée de la Gartempe, sans qu’aucune prescription ne puisse en améliorer l’intégration ».

Consulter le refus préfectoral

Malgré ce rejet très argumenté, le promoteur a obtenu satisfaction devant le Tribunal administratif. Le projet est donc aujourd’hui contesté par l’Association pour la Protection des Paysages et de l’Environnement de Lathus (APPEL) devant le Tribunal Administratif, pour le permis de construire, et la Cour Administrative d’Appel, pour l’autorisation d’exploiter.



 

Carte d’implantation des parcs éoliens « des Terrages » et « des Quidières », à partir de la carte des zones protégées de la LPO.

Mais cela ne suffisait sans doute pas… Alors, un deuxième projet, dit « des Terrages », de 4 aérogénérateurs de 178 m pales comprises, est à l’étude, à moins de 2500 m de la Gartempe.

Pourvu d’un avis favorable du commissaire-enquêteur, il va prochainement être soumis à la Commission Départementale des Sites… et nous sommes particulièrement inquiets.

Voici le paysage qui s’offrirait à chacun, vu du versant opposé :


Parcs vus de la vallée de la Gartempe (Abenoux). Les Terrages, les Quidières, Adriers. Photomontage Enertrag.


Il est légitime de se demander qui viendra encore se promener par ici ? Qui louera désormais une des nombreuses chambres d’hôtes pour profiter de la nature et des paysages ? La Vallée de la Gartempe est le poumon économique du secteur ; celui-ci sera certainement ruiné.



Le moulin de Massugeon au bord de la Gartempe

A cela s’ajoute un autre projet, à 3 km au sud des précédents, et encadrant avec eux le bourg de Saint-Rémy. Il serait situé sur la commune de Bussière-Poitevine, en Haute-Vienne, à la pointe nord de ladite commune et du département, de sorte qu’il affecterait les mêmes habitants que les projets de Plaisance. Ce parc, nommé « Les Gassouillis », comprendrait 7 mâts de 182 m de hauteur pales comprises, à 1500 m de la vallée ! Malgré l’avis très défavorable du commissaire enquêteur, permis de construire et autorisation d’exploiter lui ont été accordés ; eux aussi sont contestés par l’ APPEL devant la Cour Administrative d’Appel.




Carte d’implantation du parc éolien « des Gassouillis », à partir de la carte des zones protégées de la LPO.



La passerelle du Saut de la Brame




Rendez-vous des amoureux de nature et, en mars, des amateurs de canoë-kayak, compétitions nationales, la vallée de la Gartempe doit rester attractive !

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