BAUDRECOURT, DOMMARTIN-LE-SAINT-PÈRE ET DOULEVANT-LE-CHÂTEAU : MENACE SUR LE MILAN ROYAL : L' USINE ÉOLIENNE SOMMÉE D' AGIR PAR L' ÉTAT


  Une fois de plus, les services de l’État volent au secours de notre avifaune et de nos chiroptères, menacés par l’implantation massive d'usines éoliennes. Si l’on peut saluer les récentes sanctions prises contre les exploitants, un rappel historique s'impose : lors de l’instruction du dossier présent, les Côteaux du Blaiseron, la Préfecture avait été dûment alertée des dangers d’installer de telles machines au cœur d’un sanctuaire pour le Milan royal. « Mieux vaut tard que jamais » ? L'adage est bien maigre face aux pertes déjà subies.
  Quoi qu’il en soit, l’écornifleur du vent1 qui exploite l'usine de 8 éoliennes de 150m en bout de pale, depuis 2019, a été officiellement rattrapé par la patrouille. Par l'arrêté n° 52-2025-10-00049 du 14 octobre 2025, la société est mise en demeure de revoir intégralement son dispositif de protection et, de mettre en place un « suivi environnemental »2. Un aveu d'échec cuisant pour un système censé être performant, mais dont l’inefficacité sur le terrain n'est plus à démontrer.
  Pour rappel, d'autres usines sont en activité sur le même secteur — Mont Gimont, 24 éoliennes et les Éparmonts — 15 éoliennes, créant un phénomène d'encerclement souvent dénoncé par les associations de riverains et de protection des paysages.  
 
 
 
 
 

 
 
1. La maison mère des Côteaux du Blaiseron est la société Boralex Inc., Situé à Kingsey Falls, au Québec — Canada. C'est une société à capital ouvert. Son principal actionnaire est la Caisse de dépôt et placement du Québec — CDPQ, qui détient environ 15 % du capital. En France, le siège social se situe à Blendecques — Pas-de-Calais.
2.  Un suivi environnemental n'est pas une simple formalité : c'est une obligation légale stricte imposée à l'exploitant — ici Boralex, pour vérifier que l'impact réel de l'usine correspond aux prévisions de l'étude d'impact initiale..

Voici les détails de cette mise en demeure :

 

p. 1.

Notons 
   À la lecture de l’arrêté n° 52-2025-10-00049, un détail frappe : les trois premières années d'exploitation de l'usine — 2019-2021, ne sont pas mentionnées concernant le SAD. Ce n'est qu'à partir de 2022 et 2023, que l'administration signale la mise en service du système de protection. Est-ce à dire que les Côteaux du Blaiseron ont fonctionné dans une zone à forte densité de Milans royaux sans système de protection ? 
 
 
 

p. 2.


p. 3. 
 
 
php
 
 

LE FIASCO DES ENR : POURQUOI LE CONTRIBUABLE ET LE CONSOMMATEUR PAYENT LE PRIX FORT ?

  Point n'est besoin d'être un expert de la Cour des comptes pour saisir l’impasse structurelle de notre transition actuelle. Substituer une production pilotable, dense et stable par des sources intermittentes et diffuses impose au réseau électrique des contraintes techniques et financières disproportionnées. À terme, cette déconnexion entre physique et économie mène inévitablement à un système à la fois prohibitif et insoutenable. CQFD !
 
php 
 
***

 87 milliards gâchés : le scandale ENR que personne ne veut voir

 Par h16. 
 
 Apparemment, c’est la saison des rapports de la Cour des comptes que la presse enterre très vite. Après celui sur les fraudes aux cartes grises où l’on découvrait les astucieuses méthodes pour transformer, sur le papier, une Porsche Cayenne en baraque à frites, voici celui sur le  soutien public aux énergies renouvelables, publié le 17 mars dernier. Et sans surprise, c’est encore une fois un festival.
  D’après la Cour, entre 2016 et 2024, le soutien aux énergies renouvelables a coûté au contribuable français la bagatelle de 26,3 milliards d’euros, soit un coût annuel moyen de 2,9 milliards. Solide dépense moyenne qui cache l’augmentation des dernières années : pour 2025, la facture est estimée à
7,3 milliards d’euros, quasiment le double de 2024. Et le pic, prévu pour 2027 avec la mise en service de l’éolien en mer, culminera à  8,3 milliards, avec des contrats déjà signés engageant l’État pour 87 milliards d’euros (!) hors bilan, irrévocables, courant jusqu’en 2051. 
 
 Image
 
 
  Comme toute collectivisation d’un système mafieux, le mécanisme est d’une perversité achevée puisque l’État garantit aux producteurs d’ ENR un tarif de rachat fixe sur 15 à 20 ans, indépendamment du prix de marché — quand le prix de gros de l’électricité est bas — la plupart du temps, le contribuable raque.
  Certains contrats photovoltaïques signés avant 2011 coûtent encore environ 2 milliards d’euros par an jusqu’en 2029 (!), avec des tarifs atteignant les 700 €/MWh grâce à une indexation généreuse — le prix de marché est dix fois inférieur. L’électricité « verte » est en réalité plaquée or puisque l’État la rachète entre 5 et 14 fois son prix réel.
  C’est ce qu’on appelle la transition écologique vers la pauvreté. 
 
 Image
 
 
  Le seul moment où le dispositif a « fonctionné » — que l’État ne perdait pas d’argent, c’est pendant la crise énergétique de 2022-2023, en pleine hausse des prix, soit lorsque les Français se font littéralement extorquer avec leurs factures d’énergie. En somme, non seulement ces énergies sont extrêmement coûteuses, mais elles accroissent de façon catastrophique notre dépendance à la conjoncture internationale et aux prix des hydrocarbures. Bien joué, non ?
  On admirera au passage le timing diabolique de la parution de ce rapport : la Cour publie ses conclusions la semaine même où les tensions au détroit d’Ormuz sont au plus fort, et qu’on va une fois encore assister à une explosion des prix du gaz, qu’il faut importer en masse pour compenser l’intermittence de l’éolien et du solaire.
  La Cour va plus loin puisqu’elle expose aussi comment et à quel point le Français se fait plumer. Elle décrit ainsi un contrôle dramatiquement lacunaire des installations subventionnées, avec une Direction générale de l’Énergie et du Climat n’ayant tout simplement aucune vue d’ensemble consolidée des manquements et des non-conformités. Aucun bilan centralisé n’existe, dans une sorte de « on ne sait pas combien on dépense mais on continue quand même » particulièrement audacieux.

  Les sanctions sont quasi-inexistantes : pas de doctrine claire, un traitement disparate selon les régions et, quand par miracle une fraude est détectée, l’administration manque d’outils pour récupérer les aides indûment perçues. 
  On distribue donc des milliards, on ne vérifie rien, et quand on chope des fraudeurs, on ne récupère rien.
  Si cela rappelle furieusement le système des cartes grises, ce n’est pas un hasard : c’est une méthode.
  Ajoutez à cela le système de « guichet ouvert » pour le petit photovoltaïque et le biométhane, où tout candidat éligible obtient un tarif fixé à l’avance sans aucune mise en concurrence, et vous obtenez un afflux massif de demandes que personne n’a su endiguer, des effets d’aubaine colossaux, et une facture qui explose mécaniquement. 
  Quant aux appels d’offres censés introduire un peu de concurrence, ils sont chroniquement sous-souscrits : les industriels n’ont donc aucune raison de baisser leurs prix, puisque l’État accepte de toute façon de payer.

  Mieux encore, les exploitants ENR sont poussés à produire à plein régime même avec une faible demande et des prix « négatifs » : puisque leur rémunération est garantie par l’État, pourquoi arrêter les turbines ? Ils déstabilisent donc le réseau, amplifient la chute des prix, et coûtent une fortune à la collectivité.Tout en prétendant sauver la planète, hein, n’est-ce pas.
  Malgré le côté éminemment officiel de ces constats, les autorités et les politiciens ne prennent aucunement la mesure de l’ampleur du désastre, aidés en cela par une minimisation systématique des médias, au travers d’une discrétion gênée leur permettant de pousser le sujet le plus loin possible de leurs Unes. Personne n’en parle vraiment, mais il en va réellement de l’avenir énergétique du pays dont tout le monde semble se foutre complètement.
  Les 87 milliards d’engagements hors bilan constituent une bombe à retardement irrévocable : l’État ne peut pas renégocier les tarifs en cours de route — la Cour réclame d’ailleurs l’introduction de clauses de révision dans les futurs contrats pour rattraper cette énorme bourde. La charge annuelle va
plus que doubler entre 2024 — 3,9 milliards, et 2027 — 8,3 milliards. En un an seulement, la Commission de régulation de l’énergie a rehaussé de 2 milliards sa prévision pour 2025.

  L’improvisation est complète.
  Le plus vertigineux dans ce tas fumant de débilités écoloïdes dispendieuses, c’est qu’on empile ceci sur un pays au mix électrique le plus vertueux du monde. Dans ce contexte, investir 87 milliards pour des moulins à vent n’a aucun impact significatif sur les émissions de CO2.
  Et pendant que la France suce le contribuable pour subventionner des âneries, elle refuse d’exploiter son gaz de schiste, ferme des réacteurs nucléaires et se retrouve dépendante du GNL américain et qatari dont le prix vient justement de tripler avec la crise d’Ormuz. C’est diaboliquement stupide : non seulement, ces efforts coûtent une fortune au contribuable — 26 milliards déjà engloutis, 87 milliards engagés, une facture qui double d’ici 2027,  mais ils mettent directement en danger l’avenir énergétique du pays en accroissant sa vulnérabilité aux chocs extérieurs.
  Pour un impact parfaitement nul sur la pollution et le climat. Un net zéro.
  Et c’est pire que nul si l’on regarde Outre-Rhin où l’ Energiewende a servi d’excuse à une augmentation consternante de la pollution atmosphérique, l’Allemagne devenant l’un des plus gros pollueurs du continent.
  Heureusement, ce rapport est passé inaperçu et tout le monde s’en tamponne. Rendormez-vous.
  De toute façon, ce pays est foutu. 
 
Image
 
 
 
 
 
 

CONDES : PROJET ÉOLIEN : LE NOUVEAU CONSEIL MUNICIPAL EN SIMPLE HÉRITIER DU PROJET DE L' EX-MAIRE ?

 
  La liste « Bien vivre à Condes », seule en lice, a été logiquement élue dimanche 15 mars. Réuni pour la première fois le vendredi suivant, le conseil municipal a procédé aux élections d’usage — maire et adjoints. L’ancien maire a alors passé la main, non sans formuler quelques souhaits, voire recommandations, à l’attention de la nouvelle équipe.
  D'après le jhmQuotidien, il souhaite voir aboutir le projet d'usine éolienne dont la validation préfectorale date de 2025. La particularité de ce projet de 3 éoliennes est que la commune, à l'unanimité de monsieur l' ex-maire et des 10 conseillers municipaux — 2020-2026, a investi financièrement dans celui-ci. À la lecture de la composition de la nouvelle équipe — où figurent 4 élus sortants, dont l'ancienne adjointe désormais maire — il apparaît clair que les ambitions de l'ex-édile ont de fortes chances d'être comblées. À moins que… l’écornifleur du vent, porteur du projet, ne rencontre quelques difficultés à en assurer l’aboutissement. C’est en tout cas ce que semble suggérer l’Arrêté préfectoral n° 52-2026-01-00062, daté du 19 janvier 2026, qui — à la demande de l’intéressé — autorise la prorogation de l’arrêté d’exploitation délivré en 2023… jusqu’en 2030 ! 
 
 
 
p. 1.
 
 
 
 p. 2. 
 
 À suivre... 
 
Conseil municipal 2026-20322
   4 élus sortants réélus. Des noms connus, bien que portés cette fois par des prénoms différents, tels que Francisque et Taillandier. 
  • Nathalie Lugnier, maire, employé civil et agent de service de la fonction publique
  • Anne-Claire Aubry, profession intermédiaire de la santé et du travail social
  • Pedro Da Cruz, aide-soignant  
  • Corinne Devillard,
  • Hélène Devillard, 
  • Hélène Doré, 
  • David Francisque, ingénieur et cadre technique d'entreprise
  • Didier Graillot, artisan  
  • Nicolas Gunther, 
  • Jérôme Jacquot, professeur, profession scientifique
  • Sarah Taillandier 
 
 - Inscrits : 238 en 2020
 - Abstentions : 95
 - Votants : 143
 - Blancs ou nuls : 3
 - Exprimés : 140  
 

Situation éolienne sur le secteur de Condes
 
 
 
 
 
Source.  
 
  À suivre...  
 
1. « Joël Clément, maire sortant après 37 ans comme membre du conseil, dont quinze comme maire, est venu « remettre les clés de la maison » estimant la rendre en bon état. Il souhaite voir aboutir le projet d’éoliennes, de nature à améliorer les finances de la commune. (...) » 
jhmQuotidien 2026 03 22
2. Le ministère de l’Intérieur envisage actuellement un report des élections municipales de 2032 afin d'alléger un calendrier électoral saturé, marqué notamment par l'élection présidentielle. Une telle modification, qui impacterait la durée du mandat des élus de 2026 — 7 ans au lieu de 6 ans, requerrait l'adoption d'une loi spécifique. Une procédure qui, bien que notable, s'inscrit dans une pratique déjà observée à plusieurs reprises sous la Ve République, pour toutes les élections : 
  • 1989 — 1995 : élections municipales ont été décalées de mars à juin, pour ne pas interférer avec l'élection présidentielle du printemps;
  • 2001 - 2007 : élections municipales et cantonales reportées en 2008, pour éviter la collision avec l'élection présidentielle et les législatives;
  • 2010 - 2014 : élections régionales décalées de 2014 à 2015, pour laisser le temps de voter et de mettre en œuvre la réforme des régions et le nouveau mode de scrutin départemental;
  • 2014 — 2020 :élections municipales reportées de mars à juin — second tour, en raison du confinement lié au Covid-19;
  • 2021 - 2027 : élections départementales décalées de mars à décembre — loi de 2021, afin de ne pas télescoper la présidentielle et les législatives du printemps..

php 

BAUDRECOURT, DOMMARTIN-LE-SAINT-PÈRE ET DOULEVANT-LE-CHÂTEAU : MENACE SUR LE MILAN ROYAL : L' USINE ÉOLIENNE SOMMÉE D' AGIR PAR L' ÉTAT

  Une fois de plus, les services de l’État volent au secours de notre avifaune et de nos chiroptères , menacés par l’implantation massive d...