dimanche 19 août 2018

Le déclin des renouvelables en 14 graphiques


1808/2018

La transition énergétique aura-t-elle lieu? Bien malin qui pourrait le dire, Chose certaine, elle n’a pas lieu en ce moment. Les investissements dans le solaire, l’éolien et la biomasse stagnent partout dans le monde, quand ils ne sont pas carrément en déclin. Un récent rapport de Bloomberg compile les données trimestrielles du 1er janvier 2005 au 30 juin 2018. On trouvera ici un aperçu des principales tendances mondiales et nationales.

Données mondiales



D’abord, les données pour le monde entier. On observe un déclin des investissements, depuis 2015. Ils atteignent difficilement 70 milliards $ par trimestre en ce moment. Le solaire (en jaune) domine largement, avec une bonne part d’éolien. La part des biocarburants (en vert) est pratiquement inexistante et les autres formes d’énergie renouvelable ne font guère mieux.



Voici les mêmes données, mais ventilées par région cette fois. On voit que la région Asie-Pacifique effectue la part du lion des investissements. Chose étonnante, la part de l’Europe est sensiblement inférieure à celle des Amériques en dépit de l’hostilité du président Trump à cette forme d’énergie.

Haute-Marne : Langres à l'heure de la Renaissance X


jhm.fr

Un grand merci à Angélique Roze pour cette balade langroise tout au long de l' été. et n'oubliez pas, que c'est aussi beau l' hiver...

👍😀


@jhm.fr

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Le tournant énergétique allemand

Hartmut Lauer
Ingénieur diplômé et Docteur – Ingénieur (Université technique de Hanovre). A travaillé plus de 35 ans dans le secteur de l´électricité en France et en Allemagne. Ex-dirigent d´un grand énergéticien, membre des comités consultatifs et techniques dans plusieurs entreprises spécialisées dans l´énergie. A enseigné à l´université de Darmstadt et est l’auteur de nombreuses publications sur la transition énergétique en Allemagne
17/08/2018

Commentaire : (...) " les coûts sont estimés à 520 milliards d´Euros pour 2000 à 2025, financés en grande partie par le consommateur. Et les coûts ne s’arrêteront pas pour autant en 2025» ...hors investissements pour les énergies renouvelables. " Pour quels résultats pour sauver le climat ?
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Introduction
Le concept de transition énergétique allemande, nommé « Energiewende » en allemand, publié en 2010 et modifié en 2011 pour une sortie accélérée du nucléaire, se caractérise par une focalisation sur l’électricité. Les principaux objectifs sont :
–           Sortie du nucléaire d´ici 2022
–           Développement des énergies renouvelables, notamment éolien et solaire
–           Économies d´énergie
–           Réduction des émissions de gaz à effet de serre
Au niveau des objectifs, on peut observer certaines ressemblances avec la loi française relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) publiée au Journal Officiel en 2015. Il est donc intéressant de regarder l´avancement de l´Energiewende de plus près.
Les idées reçues sur la transition énergétique allemande sont légion en France. Pour les uns c´est un modèle à suivre, pour les autres c´est un véritable fiasco.
Ce site parlera des progrès – réels – mais aussi de la complexité de ce projet de transformation socio-économique et d´investissement, vus par un allemand ayant travaillé dans le secteur de l´électricité dans les deux pays.
Sur la base des informations données les lecteurs pourront se former une opinion propre sur l´Energiewende et en déduire d´éventuelles pistes pour la France.

vendredi 17 août 2018

Allemagne : les éoliennes détruisent les communautés rurales

Version originale

Commentaire : Les pro-éoliens sont comme les croyants : prouvez-leur scientifiquement, techniquement, etc. que l' aérogénérateur est une utopie, ils ne vous croiront pas. Pire, donnez-leur rien qu' une once de pouvoir et, ils imposeront leur dogme à tous! Nous en sommes là avec l'éolien!
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L'expérience allemande sur l'énergie éolienne et solaire a échoué : la " transition énergétique " (Energiewende) s'est transformée en une débâcle follement coûteuse. Les prix de l'électricité en Allemagne ont grimpé en flèche ; les pannes d'électricité et les délestages sont la norme ; et les communautés rurales idylliques sont maintenant des friches industrielles (voir ci-dessus). Des centaines de milliards d'euros ont été gaspillés en subventions à l'éolien et au solaire, le tout dans le but de réduire les émissions de dioxyde de carbone. Cependant, cet objectif a également échoué : Les émissions de CO2 continuent d'augmenter.
Mais vous ne le sauriez pas d'après ce qui apparaît dans les médias grand public. Sa réticence à rendre compte de ce qui se passe réellement en Allemagne découle probablement de l'adage selon lequel le succès est dû au fait d'avoir de nombreux pères et à l'échec d'être orphelin. Après avoir promu l'Allemagne comme l'exemple de la façon dont nous pourrions tous' transiter' vers un avenir tout ER, il est assez difficile pour eux d'aspirer et de reconnaître qu'ils ont été pris pour des imbéciles.

jeudi 16 août 2018

La politique et la langue française

Par Thierry Godefridi



Micros by Jean-François Gornet(CC BY-SA 2.0)(CC BY-SA 2.0)

L’altération du langage public amène à s’interroger sur son pendant, le « non-dit déjà-pensé », les idées toutes faites, la vérité unique, le dogme, qui en constituent le fondement et dont ce langage est la révélation.
Dans un pamphlet paru en 1945, Politics and the English Language, George Orwell (La ferme des animaux, 1984…), qui en plus d’écrivain était journaliste, écrivit :
À notre époque, il n’y a pas moyen de rester à l’écart de la politique. Les débats sont tous de nature politique, et la politique elle-même est un amas de mensonges, de dérobades, de folie, de haine et de schizophrénie. […] Le grand ennemi d’un langage clair est le manque de sincérité.



Revenons-en à l’essai d’Ingrid Riocreux, qui faisait l’objet de l’article précédent, sur l’altération de la langue française et la fabrication du consentement et, en particulier, à son chapitre sur les « Dits et non-dits du discours médiatique ».
D’après Ingrid Riocreux, les médias désignent les gens de deux manières, soit l’auto-désignation (ils les appellent comme ils se désignent eux-mêmes), soit une désignation idéologique (ils les appellent comme ils se les représentent).

mercredi 15 août 2018

Nucléaire + canicule : associer deux mots clés pour en faire une polémique stérile (tribune)

Tristan Kamin

“Nucléaire”, “canicule”, date : “moins d’un mois”. Cette recherche, sur Google Actualités, retourne six pages de résultats. Si la canicule, quand ce n’est la sécheresse, est un sujet qui passionne les grands médias chaque été (au même titre que le froid passionne chaque hiver), la juxtaposition de cette canicule à des signaux inhabituels du côté du parc électronucléaire français était immanquable… Une tribune de Tristan Kamin, ingénieur en sûreté nucléaire.
« Les centrales nucléaires sont-elles en danger ? », pouvaient demander certains, ce à quoi d’autre répondaient du tac au tac « oui, elles sont inadaptées au changement climatique », prenant comme preuve l’arrêt d’un tiers du parc cet été, en partie à cause de la canicule !
Et, en effet, le parc nucléaire tournait, ce mois de juillet 2018, entre 40 et 45 GW (pour une puissance installée de 63 GW) : jusqu’à un tiers de la capacité était indisponible… Tandis qu’en juillet 2017 et 2016, le parc tournait à seulement 36-41 GW. Meilleurs scores les années précédentes : 40 à 48 GW en juillet 2015 et 2014, deux bonnes années !
Enfin bref… La « mauvaise » disponibilité du nucléaire de cet été n’a rien d’anormal, on est même plutôt dans une année correcte. Et l’impact de la canicule est… Indécelable. Dans le graphique ci-dessous, je trace, jour après jour, le nombre de tranches en service[1], regroupées par centrale. Ce nombre change chaque jour, de manière assez conséquente. Bien malin celui qui pourra déceler, au milieu de ces fluctuations, une variation qui serait une conséquence de la canicule…







De fait, la baisse (partielle ou totale mais toujours ponctuelle) de production de quatre tranches est peu conséquente devant :

  • les variations, nombreuses chaque jour, mais faibles en amplitude, de puissance pour réguler la fréquence du réseau électrique ;
  • les variations, une ou deux fois par jour, plus conséquentes, pour suivre les variations de consommation (et éventuellement de production éolienne / solaire) ;
  • les variations hebdomadaires très conséquentes pour adapter la production à une consommation plus faible le week-end qu’en semaine.

Vosges, Liffol-le-Grand : colloque international : les allées d'arbres- de la guerre à la paix - 12 & 13 novembre 2018

https://www.allees-avenues.eu

3 millions d'arbres : c'est à peu près le nombre d'arbres qui bordaient les routes françaises au début de la 1ère guerre mondiale. Ces avenues, debout comme des soldats en parade, canalisaient des troupes fraîches vers les lignes de front. Au fur et à mesure que la distance jusqu'au front diminuait, les avenues, de plus en plus brisées et à dents dentelées, annonçaient les horreurs des grizzlys qui se profilaient à l'horizon. Les avenues étaient également des cibles facilement identifiables. Là où ils ont survécu, ils ont exhalé l'espoir et ont rappelé l'existence de l'ordre devant le chaos.

Ces avenues ont fait une forte impression particulièrement sur les soldats du Commonwealth britannique. Ils les décrivaient souvent dans leurs lettres et leurs dessins, et plus tard dans leurs histoires. En 1915, ils ont inspiré un officier britannique, le sous-lieutenant Alexander Douglas Gillespie, à souhaiter la création d'une "longue avenue (....) des Vosges à la mer". Le parlementaire français Lemire a proposé le même concept en 1919.