CIREY-LÈS-MAREILLES : USINE ÉOLIENNE : IMPACT CRITIQUE SUR TOUT CE QUI VOLE, ENTRAÎNE UN RAPPEL À L' ORDRE FERME DE L' ÉTAT


  C'est une confirmation de plus, aussi amère que prévisible : les usines éoliennes tuent sans distinction. Milan royal, buse, chauve-souris... tout ce qui vole finit par payer le prix fort. Pour les opposants à cette technologie, le constat n'est hélas pas une surprise. Telles des espèces invasives — Ambroisies, Houblon du Japon, Berce du Caucase, etc., qui étouffent leur environnement, ces aérogénérateurs imposent leur impact mortifère malgré les alertes répétées lors de chaque commission d'enquête.
  Le scénario est devenu un cercle vicieux insupportable : d'un côté, la préfecture, bras armé de l’État, multiplie les autorisations d' exploitations; de l'autre, elle tente tant bien que mal de limiter les dégâts une fois le massacre constaté sur le terrain.
  Le dernier exemple en date à Cirey-lès-Mareilles est accablant. Les Milans royaux et les chauves-souris y sont les nouvelles victimes de cette politique « urbaine » qui privilégie le déploiement industriel en ruralité, au détriment de la survie de notre biodiversité.
 
 
 Berce du Caucase. Source
 
 
 Houblon du Japon. Source.
 
Usine éolienne les dahlias : la genèse
  • 5 éoliennes; 
  • 150m en bout de pale1
  • Société exploitante : H2air — via la SAS Éoliennes de Dahlia;
  • Mise en service 2022.
1. Il faut imaginez 5 colosses de 150 mètres de haut — l'équivalent d'un immeuble de 50 étages — dont les pales balaient le ciel à des vitesses vertigineuses, là même où nos espèces protégées tentent de survivre.
 
Situation éolienne sur le secteur 
 
 
 
 

 


Source.
 
1. 2011 - 2015
  • 2011-2014 : études d'impact et montage du dossier par la société H2air. Le projet est initialement présenté sous le nom de « Parc éolien de la Crête »;
  • 8 octobre 2015 : le Préfet de la Haute-Marne2 délivre l'autorisation initiale d'exploiter : Arrêté n°2545
  • 15 octobre 2015 : délivrance des permis de construire pour les 5 éoliennes.
2. Jean-Paul Celet a occupé ce poste entre 2012 et 2016. Durant son mandat, de nombreux projets ont été approuvés, ce qui fait de lui, à ce jour, le préfet qui a autorisé le plus grand nombre d' éoliennes.

2. 2016 - 2019
  • 2016 : des permis de construire modificatifs sont déposés pour changer le gabarit des éoliennes — passage au modèle de 150m en bout de pale, et déplacement de certaines machines — E1, E2, E3.
  • 28 mars 2019 : coup de théâtre juridique. Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — Jugement n°1600257, pointe un vice majeur : le dossier ne présentait pas de garanties suffisantes sur les capacités financières de la société Éoliennes de Dahlia.
  • Mai - Juin 2019 : pour éviter l'annulation pure et simple, une d'enquête publique complémentaire est organisée en urgence pour « régulariser »  le dossier financier auprès du public.
3. 2019 - 2022
  • 7 octobre 2019 : fort de l'enquête complémentaire, le Préfet3 signe un nouvel arrêté régularisant l'autorisation d'exploiter.
  • 2020 - 2021 : réalisation du chantier.
  • Début 2022 : exploitation de l'usine.
3. Élodie Degiovanni2018-2020.  
 
Curriculum Vitae
Élodie Degiovanni

Profil

Haute fonctionnaire française, membre du corps préfectoral, spécialisée dans l’administration territoriale, les politiques publiques, l’immigration et la gestion territoriale de l’État.

Formation

- École nationale d’administration — ENA, promotion Cyrano de Bergerac
- Institut d’études politiques de Paris — Sciences Po
- Centre des hautes études sur l’Afrique et l’Asie modernes — CHEAM

Expérience professionnelle

2011 – Sous-directrice du séjour et du travail, Ministère de l’Intérieur
2013 – Secrétaire générale, Préfecture de Maine-et-Loire — Sous-préfète
2015 – Sous-préfète de Lens
2017 – Préfète déléguée à l’Égalité des chances auprès du préfet du Val-d’Oise
2018 – Préfète de la Haute-Marne
2018 – Titularisation dans le corps préfectoral
2021 – Préfète de la Drôme
2023 – Membre du Conseil supérieur de l’appui territorial et de l’ Évaluation

Distinctions

- Chevalier de la Légion d’ honneur
- Chevalier de l’ Ordre national du Mérite
 
4. 2024 - 2026
  • 2024 : les premiers bilans de mortalité — suivis environnementaux obligatoires après mise en service, confirment des impacts lourds sur les chauves-souris.
  • 06 janvier 2026 : la Préfecture est contrainte de publier un Arrêté Préfectoral Complémentaire — APC.
  Il ne faut jamais oublier que les chiffres officiels publiés ne sont que la partie émergée de l'iceberg. Le décompte réel des victimes est systématiquement sous-estimé : entre le passage des charognards — renards, corvidés, qui nettoient les preuves et la difficulté de repérer les petits cadavres dans la végétation, le bilan au pied des éoliennes est bien plus lourd que ce que les exploitants et les autorités veulent bien admettre.
  L' arrêté présent impose à l’exploitant de l’usine de remplacer les modes de bridage dits « fixe » et « agricole » par un dispositif de bridage « dynamique », c’est-à-dire un système adaptatif qui ajuste en temps réel les paramètres de fonctionnement en fonction des conditions d’exploitation. Ce type de bridage est généralement considéré comme plus efficace dans la majorité des situations, dans la mesure où il permet d’optimiser en continu la performance tout en respectant les contraintes réglementaires. À l’inverse, le bridage fixe correspond à une limitation constante et prédéfinie, tandis que le bridage agricole repose sur des réglages spécifiques liés à certains usages ou périodes, offrant une moindre flexibilité.
 
 
 
 
 p. 1. 
 
 
 

 

 
 
 
 
 
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NOTE
  C’est ici que l’administration bascule dans l’absurde : le fameux Système de Bridage Dynamique — SDA, censé protéger notre ciel, n'a même pas l'obligation de détecter la totalité des Milans royaux s'aventurant dans la zone de mort. Pour les autorités, le contrat est rempli si la machine repère... 80 % seulement des Milans royaux
  Traduisons cette statistique administrative en réalité biologique : sur dix Milans royaux frôlant les pales, l’État accepte d’avance que deux d'entre eux soient déchiquetés. C'est un « permis de tuer » légalisé, une marge d'erreur insupportable pour une espèce protégée.
  Et l'aberration ne s'arrête pas là : alors que les chauves-souris sont les premières victimes de l'usine des Dahlias, le système SDA semble les ignorer superbement. Pour les chiroptères, c'est la loterie macabre : aucune détection, aucun sursis. 
  On protège sur le papier, on sacrifie sur le terrain !...
 
 
 
 
Milan royal — Milvus milvus, Jura, Suisse. 2010. Auteur : Noël Reynolds
 
 
 
 
p. 5. 
 
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BAUDRECOURT, DOMMARTIN-LE-SAINT-PÈRE ET DOULEVANT-LE-CHÂTEAU : MENACE SUR LE MILAN ROYAL : L' USINE ÉOLIENNE SOMMÉE D' AGIR PAR L' ÉTAT


  Une fois de plus, les services de l’État volent au secours de notre avifaune et de nos chiroptères, menacés par l’implantation massive d'usines éoliennes. Si l’on peut saluer les récentes sanctions prises contre les exploitants, un rappel historique s'impose : lors de l’instruction du dossier présent, les Côteaux du Blaiseron, la Préfecture avait été dûment alertée des dangers d’installer de telles machines au cœur d’un sanctuaire pour le Milan royal. « Mieux vaut tard que jamais » ? L'adage est bien maigre face aux pertes déjà subies.
  Quoi qu’il en soit, l’écornifleur du vent1 qui exploite l'usine de 8 éoliennes de 150m en bout de pale, depuis 2019, a été officiellement rattrapé par la patrouille. Par l'arrêté n° 52-2025-10-00049 du 14 octobre 2025, la société est mise en demeure de revoir intégralement son dispositif de protection et, de mettre en place un « suivi environnemental »2. Un aveu d'échec cuisant pour un système censé être performant, mais dont l’inefficacité sur le terrain n'est plus à démontrer.
  Pour rappel, d'autres usines sont en activité sur le même secteur — Mont Gimont, 24 éoliennes et les Éparmonts — 15 éoliennes, créant un phénomène d'encerclement souvent dénoncé par les associations de riverains et de protection des paysages.  
 
 
 
 
 

 
 
1. La maison mère des Côteaux du Blaiseron est la société Boralex Inc., Situé à Kingsey Falls, au Québec — Canada. C'est une société à capital ouvert. Son principal actionnaire est la Caisse de dépôt et placement du Québec — CDPQ, qui détient environ 15 % du capital. En France, le siège social se situe à Blendecques — Pas-de-Calais.
2.  Un suivi environnemental n'est pas une simple formalité : c'est une obligation légale stricte imposée à l'exploitant — ici Boralex, pour vérifier que l'impact réel de l'usine correspond aux prévisions de l'étude d'impact initiale..

Voici les détails de cette mise en demeure :

 

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Notons 
   À la lecture de l’arrêté n° 52-2025-10-00049, un détail frappe : les trois premières années d'exploitation de l'usine — 2019-2021, ne sont pas mentionnées concernant le SAD. Ce n'est qu'à partir de 2022 et 2023, que l'administration signale la mise en service du système de protection. Est-ce à dire que les Côteaux du Blaiseron ont fonctionné dans une zone à forte densité de Milans royaux sans système de protection ? 
 
 
 

p. 2.


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LE FIASCO DES ENR : POURQUOI LE CONTRIBUABLE ET LE CONSOMMATEUR PAYENT LE PRIX FORT ?

  Point n'est besoin d'être un expert de la Cour des comptes pour saisir l’impasse structurelle de notre transition actuelle. Substituer une production pilotable, dense et stable par des sources intermittentes et diffuses impose au réseau électrique des contraintes techniques et financières disproportionnées. À terme, cette déconnexion entre physique et économie mène inévitablement à un système à la fois prohibitif et insoutenable. CQFD !
 
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 87 milliards gâchés : le scandale ENR que personne ne veut voir

 Par h16. 
 
 Apparemment, c’est la saison des rapports de la Cour des comptes que la presse enterre très vite. Après celui sur les fraudes aux cartes grises où l’on découvrait les astucieuses méthodes pour transformer, sur le papier, une Porsche Cayenne en baraque à frites, voici celui sur le  soutien public aux énergies renouvelables, publié le 17 mars dernier. Et sans surprise, c’est encore une fois un festival.
  D’après la Cour, entre 2016 et 2024, le soutien aux énergies renouvelables a coûté au contribuable français la bagatelle de 26,3 milliards d’euros, soit un coût annuel moyen de 2,9 milliards. Solide dépense moyenne qui cache l’augmentation des dernières années : pour 2025, la facture est estimée à
7,3 milliards d’euros, quasiment le double de 2024. Et le pic, prévu pour 2027 avec la mise en service de l’éolien en mer, culminera à  8,3 milliards, avec des contrats déjà signés engageant l’État pour 87 milliards d’euros (!) hors bilan, irrévocables, courant jusqu’en 2051. 
 
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  Comme toute collectivisation d’un système mafieux, le mécanisme est d’une perversité achevée puisque l’État garantit aux producteurs d’ ENR un tarif de rachat fixe sur 15 à 20 ans, indépendamment du prix de marché — quand le prix de gros de l’électricité est bas — la plupart du temps, le contribuable raque.
  Certains contrats photovoltaïques signés avant 2011 coûtent encore environ 2 milliards d’euros par an jusqu’en 2029 (!), avec des tarifs atteignant les 700 €/MWh grâce à une indexation généreuse — le prix de marché est dix fois inférieur. L’électricité « verte » est en réalité plaquée or puisque l’État la rachète entre 5 et 14 fois son prix réel.
  C’est ce qu’on appelle la transition écologique vers la pauvreté. 
 
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  Le seul moment où le dispositif a « fonctionné » — que l’État ne perdait pas d’argent, c’est pendant la crise énergétique de 2022-2023, en pleine hausse des prix, soit lorsque les Français se font littéralement extorquer avec leurs factures d’énergie. En somme, non seulement ces énergies sont extrêmement coûteuses, mais elles accroissent de façon catastrophique notre dépendance à la conjoncture internationale et aux prix des hydrocarbures. Bien joué, non ?
  On admirera au passage le timing diabolique de la parution de ce rapport : la Cour publie ses conclusions la semaine même où les tensions au détroit d’Ormuz sont au plus fort, et qu’on va une fois encore assister à une explosion des prix du gaz, qu’il faut importer en masse pour compenser l’intermittence de l’éolien et du solaire.
  La Cour va plus loin puisqu’elle expose aussi comment et à quel point le Français se fait plumer. Elle décrit ainsi un contrôle dramatiquement lacunaire des installations subventionnées, avec une Direction générale de l’Énergie et du Climat n’ayant tout simplement aucune vue d’ensemble consolidée des manquements et des non-conformités. Aucun bilan centralisé n’existe, dans une sorte de « on ne sait pas combien on dépense mais on continue quand même » particulièrement audacieux.

  Les sanctions sont quasi-inexistantes : pas de doctrine claire, un traitement disparate selon les régions et, quand par miracle une fraude est détectée, l’administration manque d’outils pour récupérer les aides indûment perçues. 
  On distribue donc des milliards, on ne vérifie rien, et quand on chope des fraudeurs, on ne récupère rien.
  Si cela rappelle furieusement le système des cartes grises, ce n’est pas un hasard : c’est une méthode.
  Ajoutez à cela le système de « guichet ouvert » pour le petit photovoltaïque et le biométhane, où tout candidat éligible obtient un tarif fixé à l’avance sans aucune mise en concurrence, et vous obtenez un afflux massif de demandes que personne n’a su endiguer, des effets d’aubaine colossaux, et une facture qui explose mécaniquement. 
  Quant aux appels d’offres censés introduire un peu de concurrence, ils sont chroniquement sous-souscrits : les industriels n’ont donc aucune raison de baisser leurs prix, puisque l’État accepte de toute façon de payer.

  Mieux encore, les exploitants ENR sont poussés à produire à plein régime même avec une faible demande et des prix « négatifs » : puisque leur rémunération est garantie par l’État, pourquoi arrêter les turbines ? Ils déstabilisent donc le réseau, amplifient la chute des prix, et coûtent une fortune à la collectivité.Tout en prétendant sauver la planète, hein, n’est-ce pas.
  Malgré le côté éminemment officiel de ces constats, les autorités et les politiciens ne prennent aucunement la mesure de l’ampleur du désastre, aidés en cela par une minimisation systématique des médias, au travers d’une discrétion gênée leur permettant de pousser le sujet le plus loin possible de leurs Unes. Personne n’en parle vraiment, mais il en va réellement de l’avenir énergétique du pays dont tout le monde semble se foutre complètement.
  Les 87 milliards d’engagements hors bilan constituent une bombe à retardement irrévocable : l’État ne peut pas renégocier les tarifs en cours de route — la Cour réclame d’ailleurs l’introduction de clauses de révision dans les futurs contrats pour rattraper cette énorme bourde. La charge annuelle va
plus que doubler entre 2024 — 3,9 milliards, et 2027 — 8,3 milliards. En un an seulement, la Commission de régulation de l’énergie a rehaussé de 2 milliards sa prévision pour 2025.

  L’improvisation est complète.
  Le plus vertigineux dans ce tas fumant de débilités écoloïdes dispendieuses, c’est qu’on empile ceci sur un pays au mix électrique le plus vertueux du monde. Dans ce contexte, investir 87 milliards pour des moulins à vent n’a aucun impact significatif sur les émissions de CO2.
  Et pendant que la France suce le contribuable pour subventionner des âneries, elle refuse d’exploiter son gaz de schiste, ferme des réacteurs nucléaires et se retrouve dépendante du GNL américain et qatari dont le prix vient justement de tripler avec la crise d’Ormuz. C’est diaboliquement stupide : non seulement, ces efforts coûtent une fortune au contribuable — 26 milliards déjà engloutis, 87 milliards engagés, une facture qui double d’ici 2027,  mais ils mettent directement en danger l’avenir énergétique du pays en accroissant sa vulnérabilité aux chocs extérieurs.
  Pour un impact parfaitement nul sur la pollution et le climat. Un net zéro.
  Et c’est pire que nul si l’on regarde Outre-Rhin où l’ Energiewende a servi d’excuse à une augmentation consternante de la pollution atmosphérique, l’Allemagne devenant l’un des plus gros pollueurs du continent.
  Heureusement, ce rapport est passé inaperçu et tout le monde s’en tamponne. Rendormez-vous.
  De toute façon, ce pays est foutu. 
 
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CIREY-LÈS-MAREILLES : USINE ÉOLIENNE : IMPACT CRITIQUE SUR TOUT CE QUI VOLE, ENTRAÎNE UN RAPPEL À L' ORDRE FERME DE L' ÉTAT

  C'est une confirmation de plus, aussi amère que prévisible : les usines éoliennes tuent sans distinction. Milan royal, buse, chauve-so...