PÉNURIE D' ÉLECTRICITÉ EN ALLEMAGNE : LE PLAN D' URGENCE DE LA « COMMISSION DE RÉGULATION DE L' ÉNERGIE » D' OUTRE-RHIN

  L’Allemagne s’apprête à franchir une ligne rouge. L’Agence Fédérale des Réseaux — Bundesnetzagentur, planche officiellement sur une « base numérique de sécurité électrique » pour l’hiver 2026/2027. Le mot est lâché : l’État se dote d’un outil de commandement centralisé pour couper ou rationner l'électricité. Derrière le jargon administratif, la réalité est glaçante : nous parlons de coupures massives et de « pénuries structurelles » pouvant durer plusieurs jours, voire plusieurs semaines.
  Le dogme du « 100 % renouvelable d'ici 2035 » se heurte violemment au principe de réalité. En sacrifiant ses énergies pilotables au profit du tout-éolien et du tout-solaire, Berlin a sciemment fragilisé son réseau. Les conséquences de cet aveuglement idéologique s'annoncent dramatiques.
  • Le naufrage de l'industrie : comment une puissance économique mondiale peut-elle tourner sans courant garanti ? Le risque de délocalisation massive des fleurons industriels — chimie, automobile, métallurgie, est réel.
  • Une population soumise : des semaines de pénurie électrique en plein hiver ne relèvent pas du simple désagrément. C'est le blocage des transports, la rupture des chaînes de ravitaillement, la paralysie des services de santé et la précarité énergétique généralisée pour des millions de foyers.
  • Le coût financier astronomique : pour compenser ces faiblesses, le contribuable allemand va devoir financer à la fois l'ingénierie administrative de crise et des réseaux de secours hors de prix, entraînant une hausse brutale des factures d'énergie déjà record.
  En voulant imposer une transition à marche forcée sans assurer ses arrières, l'Allemagne s'enfonce dans une crise stratégique sans précédent. Le mirage vert est en train de se transformer en cauchemar industriel et social. 
 
Bonne lecture.
 
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L’Agence Fédérale des Réseaux [ Bundesnetzagentur ] prépare l’Allemagne à des coupures d’électricité de longue durée

 Par Hartmut Lauer

  L’Agence Fédérale des Réseaux se prépare à une pénurie d’électricité pouvant durer « de plusieurs jours à plusieurs semaines ». Inspirée par la « base de sécurité gaz » mise en place dans l’urgence en 2022, la « base numérique de sécurité électrique », vise à créer une structure de commandement centralisée destinée à réduire la consommation d’électricité en cas de crise. Avec cet outil, l’État réagit au risque de « pénuries structurelles » et de longues coupures d’électricité. Le régulateur vise à mettre en place une première version opérationnelle dès l’hiver 2026/2027
  Le talon d’Achille de la transition énergétique allemande apparaît ainsi au grand jour. L’objectif politique du gouvernement allemand de vouloir assurer presque 100% des besoins en électricité à partir des énergies renouvelables — notamment éolien et photovoltaïque, d’ici 2035, en substituant en grande partie la production à partir des moyens pilotables, se révèle chaque jour plus difficile à réaliser. 
  Les perspectives en matière de sécurité d’approvisionnement en Allemagne sont plutôt sombres.
 
 
 
 Figure 1 : maquette d’une centrale à cycle combiné gaz « prête pour l’hydrogène » /Source RWE
 
Introduction

  À l’heure actuelle, l’Agence Fédérale des Réseaux continue de considérer comme très improbable la possibilité de perturbations à grande échelle de l’approvisionnement en électricité en Allemagne
  Les responsables politiques soulignent généralement le niveau particulièrement élevé de sécurité d’approvisionnement. L’Allemagne occupe une position de leader au niveau international concernant l’indicateur « SAIDI » — System Average Interruption Duration Index, qui rapporte chaque année toutes les coupures de courant survenues sur les réseaux et ayant duré plus de trois minutes. La durée moyenne d’interruption de service par client s’élevait à 11,7 minutes en 2024 — BNetzA 2025. 
  Le régulateur souligne toutefois que l’indice « SAIDI » ne fournit aucune indication quant aux risques de coupures d’approvisionnement à venir.
 
La sécurité d’approvisionnement en électricité diminuera considérablement à l’avenir

  L’Agence Fédérale des Réseaux établit tous les deux ans un rapport monitoring sur la sécurité d’approvisionnement en électricité selon le Code de l’énergie. Le dernier rapport, publié en septembre 2025, examine la période allant jusqu’en 2035. Selon ce rapport, de nouveaux moyens pilotables d’une capacité de 22,4 GW à 35,5 GW, selon le scénario retenu, seraient nécessaires d’ici 2035 — Allemagne Energies 1. 
  Les centrales à charbon, qui fournissent encore aujourd’hui des services système essentiels au fonctionnement du réseau, vont progressivement disparaître du marché dans le cadre de la sortie du charbon. Il est prévu de ramener la capacité, se situant en juin 2026 à environ 27 GW, réserve stratégique comprise, à 17 GW d’ici le 1er avril 2030. La sortie définitive de production d’électricité à partir de charbon est prévue au plus tard à la fin 2038 — Allemagne Energies 1. 
  Le « Plan d’action pour le maintien de la sécurité d’approvisionnement » publié en janvier 2026 par le gestionnaire de réseau de transport Amprion dresse un état des lieux sans fard — Amprion 2026. Le niveau de sécurité d’approvisionnement en électricité diminuera nettement au cours des prochaines années. L’indicateur LoLE — Loss of Load Expectation, fixé par le Ministère Fédéral de l’Économie et de l’Énergie à 2,77 h/an, ne pourra plus être respecté même avant 2030
  Pour mémoire : l’indicateur LoLE indique le nombre moyen d’heures par an pendant lesquelles la demande dépasse l’offre en électricité disponible. 
  Selon des analyses internes relatives à l’évaluation de l’adéquation des ressources européennes — ERAA 2025, environ 40 GW de capacités supplémentaires de production d’électricité seraient nécessaires d’ici 2035 pour maintenir en Allemagne l’indicateur LoLE à 2,77 h/an. 
  À titre de comparaison : la Loi — StromVKG, entrée en vigueur fin juillet 2026 et visant à améliorer la sécurité d’approvisionnement, prévoit la construction de 11 GW de moyens pilotables d’ici 2031 — Allemagne Energies 2026. Cela est loin d’être suffisant pour couvrir les besoins en production d’électricité au delà de 2030.

Base numérique de sécurité électrique – SiPlaS — Sicherheitsplattform Strom  

  Pour des mesures devant être mises en œuvre en quelques minutes en cas de problèmes imprévisibles afin d’éviter une coupure d’électricité générale, il existe déjà des procédures bien établies mises en place par les gestionnaires de réseau. 
  La « base numérique de sécurité électrique » vise à améliorer la communication et la coordination en cas de situation, prévisible plusieurs jours à l’avance, de pénurie d’électricité persistante — BReg 2026. Le régulateur vise à mettre en place une première version opérationnelle de la base numérique dès l’hiver 2026/2027
  Jusqu’à présent, on ne voyait pas la nécessité d’un tel instrument en Allemagne. La situation a changé dans le sillage de la crise énergétique de 2022/2023, de l’abandon du nucléaire avec la fermeture des dernières centrales nucléaires allemandes en avril 2023 ainsi que de la sortie progressive de la production électrique à partir du charbon à l’horizon de 2038
  Au cœur de ce nouveau concept se trouvent une base de données et une plateforme de communication à l’échelle nationale, que le gestionnaire de réseau de transport Amprion doit mettre en place et exploiter pour le compte de l’Agence Fédérale des Réseaux.
 
 

  Figure 2 : conception d’une base numérique de sécurité électrique
 
  Tous les gestionnaires de réseau électrique ainsi que tous les consommateurs d’électricité dont la consommation annuelle dépasse 8 GWh/an devront obligatoirement y être enregistrés. Ce sont notamment les entreprises électro-intensives, telles que l’industrie chimique, métallurgique, papetière ou agroalimentaire. 
  Se référant au règlement 2019/941 de l’Union Européenne sur la préparation aux risques dans le secteur de l’électricité — EUR-Lex 2019, l’Agence Fédérale des Réseaux se prépare à faire face à des « situations de pénurie d’électricité prolongées et des situations de crise » pouvant durer « de plusieurs jours à plusieurs semaines ». Lorsque de telles pénuries seront prévisibles, les entreprises concernées recevront, avec un préavis allant de 24 heures à trois jours, l’ordre de réduire leur consommation. 
  Les entreprises peuvent dans un premier temps réduire volontairement elles-mêmes leur consommation d’électricité. En cas d’urgence, les entreprises seront contraintes de réduire leur production.
  L’Agence Fédérale des Réseaux assumera alors le rôle de « répartiteur fédéral de la charge », en rationnant la consommation et en organisant l’allocation des contingents d’électricité encore disponibles.
Information tardive du public 
  Ce nouvel outil d’intervention aurait apparemment été mis en place en toute discrétion depuis 2024, mais la publication n’a eu lieu qu’en août 2026, après révélation de la presse — BReg 2026, BNetzA 2026
  Jusque là il n’y avait aucune information concernant des projets visant à créer une base numérique de sécurité assortie de droits d’intervention supplémentaires de l’État dans le secteur de l’électricité.
  Le régulateur n’a fourni aucune explication quant à la raison pour laquelle ce projet n’a pas été rendu public auparavant. Il semble qu’il craignait que ce projet ne suscite une « inquiétude » au sein de l’opinion publique.

Références

Allemagne Energies (1) Le tournant énergétique allemand, en ligne : https://allemagne-energies.com/tournant-energetique/

Allemagne Energies (2026) Allemagne : Bilan énergétique du premier semestre 2026, en ligne : https://allemagne-energies.com/2026/08/04/allemagne-bilan-energetique-du-premier-semestre-2026/

Amprion (2026) Massnahmenplan zum Erhalt der Versorgungssicherheit. Amprion – Gestionnaire du réseau de transport. En ligne : https://www.amprion.net/Dokumente/Publikationen/Amprion-Massnahmenplan_zur_Versorgungssicherheit.pdf.

BNetzA (2025) Ver­sor­gungs­un­ter­bre­chun­gen Strom in 2024 ge­gen­über Vor­jahr ge­sun­ken – Deut­sches Strom­netz ei­nes der zu­ver­läs­sigs­ten im eu­ro­päi­schen Ver­gleich, Communiqué de presse du 09.10.2025, Bundesnetzagentur, en ligne : https://www.bundesnetzagentur.de/SharedDocs/Pressemitteilungen/DE/2025/20251009_Saidi_Strom.html

BNetzA (2026) Strom: Krisenmanagement und -vorsorge. Bundesnetzagentur. En ligne : https://www.bundesnetzagentur.de/DE/Fachthemen/ElektrizitaetundGas/Versorgungssicherheit/Strom/start.html.

BReg (2026) Stromausfall – Was ist ein Blackout? Fragen und Anworten – 03.08.2026. Gouvernement fédéral allemand (Bundesregierung). En ligne : https://www.bundesregierung.de/breg-de/aktuelles/stromausfall-blackout-2129818.

EUR-Lex (2019) Règlement (UE) 2019/941 du Parlement européen et du Conseil du 5 juin 2019 sur la préparation aux risques dans le secteur de l’électricité et abrogeant la directive 2005/89/CE (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE.), en ligne : https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/ALL/?uri=CELEX:32019R0941 

 
 
 
 
 
 
 
 


SERÉCOURT ET ISCHES : LA PRÉFECTURE REFUSE LE PROJET D' USINE ÉOLIENNE

 
  VICTOIRE ! Après avoir étudié attentivement le dossier et pris en compte l’ensemble des avis exprimés par les participants, la préfecture a finalement refusé l’autorisation unique d’exploiter une installation de production d’électricité utilisant l’énergie mécanique du vent.
  En attendant l’éventuel recours de l'écornifleur éolien devant la Cour administrative d’appel de Nancy, les opposants peuvent légitimement savourer cette victoire. Et quelle victoire !
  Elle n’est pas tombée du ciel — et surtout, elle ne résulte pas du simple fait de dire « non » à un projet.  Derrière cette décision, il y a eu un important travail de fond pour analyser le dossier, construire des arguments solides, les documenter et surtout convaincre l’administration de leur bien-fondé. Car s’opposer à un projet est une chose; parvenir à démontrer, de manière étayée, pourquoi il doit être refusé en est une autre.
  Cette décision constitue donc une étape majeure mais... pas définitive !
  
 Dans l’épisode précédent — voir ci-dessus — nous avons pris connaissance de l’avis de la Mission régionale d’autorité environnementale — MRAe. Poursuivons maintenant notre analyse avec le Rapport, les conclusions et l' avis de la commissaire enquêteur. Extraits.
 
 
« 4. Les observations
4.1 Visites lors des permanences »
 
 
 
pp. 19-20.
 
  À noter que M. Hubrecht a été réélu en 2026. 
 
« 4.2 Relation comptable des observations »
 
 
 p. 21.
 
  Par expérience, un tel engouement et une telle participation écrite sont, malheureusement, assez rares pour être soulignés. Bravo à toutes et à tous ! 
 
« 4.3  Observations portées au registre dématérialisé »
 
 
p. 22.
 
 
 
p. 32. 
 
 
 
 
 
 
 
 pp. 40-45.
 
 
 
 p. 63.
 
 
 
 
p. 67. 
 
 À noter que M. Petit a été réélu en 2026. 
 
 
 
 
 
pp. 69-70.
 
 
 
 
   
 
 
   
 
 
p. 70
 
  À noter que :
  • Le compte rendu indique que Monsieur le Maire n'a pas participé au vote, mais cette seule mention ne permet pas d'établir qu'il n'a pas participé aux débats ou aux travaux préparatoires. Or, la jurisprudence considère que la participation d'un élu intéressé aux travaux préparatoires ou aux débats peut être susceptible de vicier la légalité de la délibération, même lorsque cet élu ne prend pas part au vote, dès lors qu'il a été en mesure d'exercer une influence sur la décision. 
  • Monsieur GARCIN Daniel a été réélu en 2026.  

 

 

 
 
 pp. 83-88.
 
« 4.5 Les différents thèmes »
 
 
 
 pp. 96-97.
 
 
 p. 98.
 
 
 
 p. 99. 
 

CONCLUSION ET AVIS

«  Je considère que le dossier d'enquête a permis au public d'appréhender le contexte et les enjeux du projet. Le public a eu un accès libre et sans restriction au dossier d'enquête pendant toute la durée de la procédure, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur. Enfin, j'ai constaté le respect scrupuleux des obligations réglementaires applicables à l'enquête publique. »
 p. 4. 
 
«  La participation du public lors de cette enquête a été marquée par une mobilisation importante, principalement portée par les outils numériques. Si les trois permanences physiques ont permis de recevoir 13 personnes et de consigner 6 observations sur les registres papier (une à Isches et cinq à Serécourt), c’est le volet numérique qui témoigne de l’intérêt majeur suscité par le projet. Le registre dématérialisé affiche une consultation massive avec 4 902 visiteurs uniques, dont près de 2 000 personnes ont approfondi leur examen en téléchargeant les pièces du dossier (pour un total de 2 893 téléchargements). Cette dynamique s'est traduite par le dépôt de 129 contributions en ligne, portant le total à 133 observations (2 doublons). Il est important de préciser qu’un tiers des avis numériques ont été formulés de manière anonyme ; conformément aux principes de l'enquête publique, ces contributions ont été traitées avec la même attention que les autres. Une analyse approfondie des observations recueillies a été faite pour cerner les préoccupations et les attentes du public, et déterminer si des ajustements sont requis.» 
 « Il convient de noter que, malgré une majorité de critiques, trois contributions favorables ont été enregistrées, soulignant l'adhésion d'une partie de la population aux objectifs de transition énergétique portés par le projet »
« Je considère que le dossier de prospection est rigoureux et que l’argument du promoteur concernant le Schéma Régional Éolien est fondé, car ce document d’orientation n’est pas opposable. Je constate que l’implantation en zone dite non favorable ne constitue donc pas une irrégularité juridique et que le choix du site résulte d’une analyse technique et cohérente plutôt que d’une opportunité isolée. J'évalue le volet écologique comme exhaustif et conforme aux méthodes actuelles, notamment pour la protection de la Cigogne noire et du Milan royal. Je juge les mesures de bridage saisonnier et les dispositifs de détection-arrêt proportionnés aux enjeux, tout en précisant que la compatibilité avec la biodiversité restera conditionnée à un contrôle rigoureux de leur efficacité réelle. J'estime également que l’analyse des variantes a permis de retenir la solution la moins impactante pour les milieux naturels et les ressources en eau, garantissant ainsi une maîtrise des risques de pollution. Je qualifie l'étude d'impact de solide et suffisante pour permettre une décision éclairée, mais je tiens à nuancer l'appréciation d'un impact paysager globalement faible. Je considère que les outils techniques ne sauraient occulter la rupture visuelle ressentie par les populations locales dans un cadre rural préservé. Je note que la conformité acoustique est démontrée sur le papier, mais j'insiste sur l'importance du suivi post-implantation pour ajuster le bridage si des nuisances réelles apparaissent. Enfin, je confirme que le cadre réglementaire de l'enquête a été respecté et je m’en remets à l'autorité préfectorale pour le contrôle de la légalité des délibérations municipales. »
pp. 5-6.
«  En conclusion, ce projet répond à un besoin d'intérêt général manifeste. Il contribue de manière concrète aux objectifs de décarbonation de la France, tout en s'inscrivant dans un cadre réglementaire strict qui assure l'équilibre entre ambition énergétique et respect de l'environnement local. »
p. 7.
«  Au regard de l'ensemble de ces éléments, il apparaît que le projet a su concilier les impératifs de la transition énergétique avec les contraintes locales et environnementales. Le dialogue entre la MRAe et le pétitionnaire a permis d'affiner les mesures de réduction des impacts, tandis que les avis techniques des services confirment l'absence de nuisances majeures pour la santé publique et la sécurité aérienne. Le dossier présente ainsi une cohérence globale, appuyée par une démarche d'évitement et de réduction, garantissant la conformité du futur parc avec les exigences réglementaires en vigueur. » 
« Au regard de l'ensemble de ces éléments, j'estime que le dossier présente une cohérence globale satisfaisante. Le projet parvient à concilier les impératifs de la transition énergétique avec la préservation de l'environnement et du cadre de vie. La démarche d'évitement et les engagements fermes du pétitionnaire garantissent un développement territorial maîtrisé et conforme aux exigences réglementaires actuelles. » 
pp.  8-9.
« En conclusion, le projet est jugé opportun, cohérent et compatible avec les enjeux environnementaux et les objectifs de développement durable. » 
«  Compte tenu de ce qui précède et des éléments exposés dans l'ensemble de mon rapport, J’émets un AVIS FAVORABLE au projet d’implantation de cinq éoliennes située sur le territoire des communes d’ Isches et Serécourt. ... » 

p. 10. 
 
 P. S. : Natacha Collin est une commissaire enquêtrice inscrite sur la liste d'aptitude de la juridiction administrative régionale — Département de Meurthe-et-Moselle.
 
 
 
 
 
 
 
Source.
 

Arrêté préfectoral actant le refus

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  Dans l’attente des suites qui seront données par le porteur du projet, notre attention se porte désormais sur 2 autres combats :
  1. Enfonvelle, commune voisine située en Haute-Marne1, où la commission d’enquête se termine aujourd'hui — 19 août, et où l'avis du trio de commissaires enquêteurs sera très attendu. 
  2. Fayl-Billot, Pierremont-sur-Amance et Pressigny, Haute-Marne, où une nouvelle procédure est en cours, visant à tenter de relancer l’usine composée de 17 éoliennes, actuellement en cessation d’activité à la suite d’une décision de justice intervenue il y a plus de deux ans. 
1. Seulement 12.5km à vol d'oiseau séparent les 2 communes.  
 

 
 
 
  À suivre...

En avant toutes !

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SARREY /PROJET D' USINE ÉOLIENNE : LE CONSEIL MUNICIPAL RÉFLÉCHIT À UNE PARTICIPATION FINANCIÈRE

 
  Sous une chaleur étouffante en plein mois d'août, le conseil municipal fraîchement élu s'est penché une fois de plus sur le dossier éolien. Verdict ? Les élus ont décidé... de rien décider, concernant la possible participation financière de la commune au projet.
«  concernant la proposition d’entrée au capital de la société Les Vents de la Traire, les élus ont choisi d’attendre. Afin d’étudier le dossier et d’en informer les habitants, le vote est reporté à l’issue de la rencontre publique du 30 octobre. » 
 
  Le conseil municipal 2026-2032
   Les élections de mars ont été marquées par 
  • Une hausse significative du nombre d'inscrits, passant de 276 en 2020 à 292 en 2026. Étonnamment, ce nombre de 292 correspond à celui du nombre d'inscrits en... 2014 !?  
  • Un renouvellement nette de l'assemblée
  • Fait exceptionnel en Haute-Marne pour une commune située hors des villes de référence, deux listes s'affrontaient : la liste SIMMONOT l'a finalement emportée dès le premier tour. 
  • Nathalie COUTURIER, maire, professeurs des écoles, instituteurs et assimilés 
  • Loïc SIMONNOT, 1er adjoint, cadres de la fonction publique, domaine civil 
  • Émilie MAGNIER, 2e adjoint, employés administratifs d'entreprise
  • Laurent SOUBROUILLARD, 3e adjoint, techniciens
  • Manuel DELGADO, autres retraités et préretraités
  • Elsa DÉTAIL, employés civils et agents de service de la fonction publique
  • Justin PREVOT, chefs d'entreprise de 10 salariés ou plus
  • Michelle BRIOT, autres retraités et préretraités
  • Valentin MARET, cadres administratifs et commerciaux d'entreprise
  • Isabelle PAPERIN, autres retraités et préretraités
  • Laurent BABELON, agriculteurs sur moyenne exploitation   
En gras, les réélus en 2026.
 
  - Inscrits : 292 / 276 en 2020
  - Abstentions : 75 / 83
  - Votants : 217 / 193
  - Blancs ou nuls : 13 / 1
  - Exprimés : 204 / 192 
 
 
  Malgré un profond remaniement, la nouvelle assemblée poursuit la politique amorcée en 2023 en faveur du projet éolien. Pire encore : elle étudie désormais une prise de participation dans la société privée concernée. Ce serait, sans l'ombre d'un doute, un point de non-retour funeste pour cette commune et sa population1. Une démarche d'autant plus contestable qu'aucune information n'a été relayée, par exemple, sur le Facebook de la municipalité.
 
1. Tout à chacun sait bien que, quant on parle partenariat public/privé, c'est : au privé les profits, aux Collectivités les pertes !  
 
 
 
 Sarrey, le 01décembre 2025. Source
 
LE PROJET
 
«  Chronologie du projet
  • Mars 2024 : Délibération des Zones d’Accélération des Énergies Renouvelables par la commune de Sarrey suivant la loi nᵒ 2023-175 du 10 mars 2023 relative à l’accélération de la production d’énergies renouvelables, surnommée loi APER.
  • Décembre 2024 : Rencontre entre l’équipe de Natural Forces et la maire de Sarrey afin de comprendre les besoins et volontés de la commune.
  • Décembre 2024 à février 2026 : Études par Natural Forces des contraintes sur la commune de Sarrey.
  • Février 2025 : Début de la prise de contact avec les propriétaires fonciers après accord de la mairie afin de déterminer la viabilité du projet.
  • Février 2025 : Délibération du conseil municipal de Sarrey afin d’adapter la Zone d’Accélération des Énergies Renouvelables à la suite des pré-études techniques et des prises de contact foncier.
  • Octobre 2025 : Point d’avancement du projet à la mairie de Sarrey en présence des élus du Conseil municipal.
  • Décembre 2025 : Diffusion d’une lettre d’information à destination des riverains via un porte-à-porte sur les communes de Sarrey, Chauffourt et le bourg d’ Épinant.
  •  Janvier 2026 : Première permanence publique à l’épicerie du village de Sarrey afin d’informer les habitants et riverains de l’érection d’un mât de mesure du vent et du lancement des études paysagères, naturalistes, acoustiques, etc.
  • Février 2026 : Lancement de la campagne de mesure de vent avec l’érection d’un mât de mesure.
  • Mars 2026 : Lancement des états initiaux naturalistes avec le début des inventaires des espèces de chauves-souris présentes sur le site.
  • Juin 2026 : Qualification de l’ambiant sonore autour du site avec l’installation de microphones.
  • Fin 2026 : Fin des relevés des états initiaux – définition des variantes d’implantation des éoliennes sur le site ; diffusion d’une troisième lettre d’information.
  • S1 2027 : Finalisation des études d’impact ; diffusion d’une quatrième lettre d’information.
  • Septembre 2027 : Dépôt du dossier auprès de l’administration. »
Source
« À propos du projet 
...  L’objectif est de construire un projet adapté au territoire, en associant les élus, les habitants, les propriétaires, les exploitants agricoles et les partenaires locaux tout au long de son développement [...] permettront de définir progressivement les caractéristiques du futur parc, notamment le nombre d’éoliennes, leur implantation... »
  Si le premier objectif est largement atteint — voir ci-dessus, c'est en revanche le flou le plus total concernant l'usine en elle-même. On demande aux habitants de se prononcer à l'aveugle sur un projet dont ils ignorent tout : nombre de mâts, hauteur, ou encore zones d'implantation précises, etc.
  Pire encore, la localisation envisagée aurait glissé du nord-est du village — dans le Bois des Cognots, entre Sarrey et Is-en-Bassigny, comme rappelé ici, vers le sud-est. Un déplacement loin d'être anodin !   Situé sur le plateau de Langres, Sarrey est soumis à des vents dominants de secteur sud-ouest, selon une étude éolienne de 2015. Résultat : le village se retrouverait majoritairement sous le vent. Les riverains s'exposeraient ainsi aux nuisances sonores et aux infrasons — aériens et terrestres, dont les impacts sur la santé sont désormais documentés dans des cas similaires, notamment par cette étude allemande de juillet 2026.
  Un conseil s'impose : face à tant d'inconnues et de risques, dites NON aux éoliennes par précaution !
 
 
 
«  La zone d’étude est située en majeure partie sur la commune de Sarrey et seulement une petite partie concerne la commune de Val-de-Meuse. [...] Ce secteur dispose d’un fort potentiel venteux, d’un réseau électrique accessible et d’acteurs locaux motivés pour encourager le développement des énergies renouvelables. [...] c’est surtout le fort engagement de la commune qui a permis d’ancrer ce projet : les élus locaux ont exprimé leur volonté de participer activement au développement, d’un projet à gouvernance partagée. Cette dynamique locale, rare à cette échelle, constitue l’un des fondements du projet. » 
 Source
 
  Rappelons que la commune de Val-de-Meuse regroupe depuis 1972 plusieurs localités : Montigny-le-Roi — bourg centre, Épinant, Lécourt, Lénizeul, Maulain, Meuse, Provenchères-sur-Meuse, Ravennefontaines et Récourt.
  S'agissant du raccordement au réseau électrique, le porteur de projet ferait bien de jouer la carte de la transparence : comme partout dans l'Hexagone, le réseau haut-marnais EST SATURÉ ! Pour être plus exact, ce sont les postes sources qui arrivent aujourd'hui à saturation :
« ... La saturation du poste source est au cœur de ce problème et cause plusieurs contraintes pour les nouveaux projets. En effet, on constate une diminution de la capacité d’accueil, une saturation des files d’attente, un allongement des délais ainsi qu’une hausse des coûts... »
 
  Pour le conseil municipal : 
« En politique une absurdité n'est pas un obstacle.»
Napoléon Bonaparte
 
 Carte réseau Enedis

 Source
 
   Quant à la saturation éolienne du secteur, le constat est déjà édifiant :
 
  
 Tout l'éolien actuel ou en devenir se situe dans un rayon MAXIMUM de I5 km, à vol d'oiseau, autour du village !
 
 
«  Qui propose ce projet ?
...  Fondée en 2001, Natural Forces a son siège social à Halifax, en Nouvelle-Écosse, et dispose de bureaux régionaux en France et en Irlande.... »
  Pour celles et ceux qui n'auraient pas encore saisi toute la mécanique du lobby éolien et, des EnR en général, petit rappel du modèle d'affaires parfait :
  1. On domicilie la maison mère, par exemple, au Canada;
  2. On défigure à grands coups de pales les paysages de l'Hexagone;
  3. On met les profits au chaud, dans un paradis fiscal, comme l'Irlande;
  4. Et on fait envoyer la note au pigeon de service : le contribuable et le consommateur d'électricité français. 
  À suivre... 
 
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PÉNURIE D' ÉLECTRICITÉ EN ALLEMAGNE : LE PLAN D' URGENCE DE LA « COMMISSION DE RÉGULATION DE L' ÉNERGIE » D' OUTRE-RHIN

  L’Allemagne s’apprête à franchir une ligne rouge . L’Agence Fédérale des Réseaux —  Bundesnetzagentur , planche officiellement sur une « ...