samedi 17 février 2018

B. Traven : ombre et révolte

https://www.revue-ballast.fr
Thomas Misiaszek
Au hasard des pérégrinations en Europe, mène une vie de chercheur en sciences sociales. Questionne beaucoup, trouve moins souvent. S'intéresse à la révolte, à ceux qui disent non. Écologiste et activiste. 
Contact: thomas.misiaszek@gmail.com16/02/2018

« Vous devriez avoir des papiers pour prouver qui vous êtes, me conseilla l’agent de police.
Je n’ai pas besoin de papiers, je sais qui je suis, répondis-je. » Ainsi parlait B. Traven. Il n’entendait pas être la proie des commentateurs et des curieux, aimant mieux offrir ce qu’il avait de plus cher : ses écrits. N’en voici pas moins, en partenariat avec les éditions Libertalia et à l’occasion de la réédition d’une biographie écrite par R. Recknagel — B. Traven, romancier et révolutionnaire —, le portrait de cet écrivain mythique disparu au Mexique en 1969. Notre seule excuse ? L’aimer.

 

Munich, Halle des Beaux-Arts, 1918. Obscurité totale. Seul un faible rai de lumière se pose sur un manuscrit. Derrière lui, dans l’ombre, une voix s’élève, pourfend la guerre, sa boue, son sang. Les États, qui ont transformé pendant quatre ans d’honnêtes hommes en assassins. Le capitalisme, empiffré de souffrance et de mort. Cette voix, c’est celle de l’auteur du Ziegelbrenner Le Fondeur de Briques —, revue anarchiste et pacifiste allemande créée un an plus tôt. Cette voix, c’est celle du révolutionnaire Ret Marut, alias Arnolds, Barker, Hal Croves, Traven Torsvan, Traven Torsvan Torsvan, Traven Torsvan Croves, Artum, Fred Maruth, Rex Marut, Richard Maurhut, Albert Otto Max Wienecke, Otto Feige, Adolf Rudolph Feige, Kraus, Martínez, Fred Gaudet, Lainger, Götz Ohly, Anton Räderscheidt, Robert Bek-Gran, Hugo Kronthal, Wilhelm Schneider, Heinz Otto Becker… Alias B.Traven. « Je n’ai pas envie d’être de ces gens qui se tiennent sous les feux de la rampe », disait-il pour entretenir le mystère qui jusqu’à aujourd’hui entoure son identité. « Comme travailleur, je me trouve immergé au sein de l’humanité, anonyme et obscur comme tout ouvrier qui apporte son lot de contribution pour faire progresser l’humanité. […] Mes œuvres ont de l’importance, moi, je n’en ai pas, pas davantage que le cordonnier qui considère de son devoir de fabriquer pour les hommes de bonnes chaussures qui leur aillent1. » Et pourtant. La vie des cordonniers peut aussi mériter d’être contée. Et quid de celle d’un mystérieux pamphlétaire, anarchiste, révolutionnaire, fugitif, marin, aventurier, explorateur au Chiapas, défenseur des indigènes du Mexique et des opprimés de toutes sortes, écrivain majeur du XXe siècle dont l’œuvre est aussi féconde et actuelle qu’encore trop méconnue en France ?

Les éoliennes dans l’Aude : une calamité pas pour tout le monde !

http://autan-reinfo.com
Anatole Castagne
15 février 2018 




Les projets éoliens dans l’Aude poussent comme des champignons : dans les Corbières, Bourrièges, Mas Saint Puelles, Brousse et Villaret – Fraisse Cabardès, Saint Denis et dernièrement Lasserre de Prouille. Ce ne sont que quelques exemples, mais les tenanciers de l’Aude (département, EPCI* et propriétaires véreux ou étranglés financièrement, notamment certains agriculteurs) y tiennent pour remplir leurs poches. Et les dindons de la farce seront les habitants eux-mêmes ! Il n’y a quasiment aucun avantage à détenir des éoliennes dans sa commune, voyez plutôt :

• Une électricité erratique produite ne correspondant pas au moment de la consommation. L’électricité ne se stocke pas ; on ne récupère que 35% de la puissance du vent et encore, entre 20 et 50 km/h. Au-delà, il faut les freiner !

• Une électricité « verte » : 1000 tonnes de béton, 40 tonnes de ferraille par éolienne et des pistes à construire capable de supporter des transports exceptionnels au-delà de 44 tonnes (déboisement, détournement de cours d’eau, saignée dans la nature avec « des autoroutes » pour le transport);

Haute-Marne ; un week-end sur la Terre

jhm.fr
www.voixdelahautemarne.fr

Les Archives départementales créatrices d'expositions toujours aussi passionnantes... comme le centre national du graphisme le Signe.

Un seul regret que tous ces rendez-vous ne voyagent pas dans le sud haut-marnais.


capture d'écran


"Les écoles ferment, les EHPAD fleurissent, les éoliennes poussent et les cimetières s'agrandissent"
R.I.P
Les Vues


capture d' écran



50%, ou 50% ?

https://jancovici.com
12/02/2018

Commentaire : belle démonstration scientifique qui décline que qu'une autre voie est possible pour "sauver le climat"que celle qui consiste à massacrer nos vies et nos territoires à grands coups de pales d'aérogénérateurs. Mais trop "intellectuelle" et trop longue à lire pour... nos ministres, nos élus, es nationaux et ruraux face aux discours directs et forcément simplistes des "missionnaires" éoliens : éoliennes = pognon! Et après nous... le déluge  😇
php


https://jancovici.com/wp-content/uploads/2018/02/pompes-a-chaleur.jpg

50%, chiffre magique ! Depuis la promesse électorale de Hollande – destinée à se concilier les voix des Verts, historiquement antinucléaires – aux élections présidentielles et législatives de 2012 (ce en quoi il a eu raison : les Verts c’est 3% des voix, et Hollande a gagné avec 51,5%…), ce chiffre a pris place dès l’article 1 de la loi de transition énergétique pour la croissance verte.

A aucun moment ce chiffre n’a été précédé d’un argumentaire permettant d’expliquer qu’il était plus approprié que 48% ou 80%, et encore moins d’un argumentaire expliquant en quoi ce pourcentage permettait d’assurer un avenir plus durable à notre espèce.
Le propos qui suit va donc vous proposer deux applications de ce pourcentage de 50%, aux conséquences totalement opposées sur le risque nucléaire, le prix pour le consommateur, les émissions de gaz à effet de serre, et l’emploi. En voiture !

***

Aujourd’hui en France, le nucléaire produit 400 TWh (en gros) sur 540 TWh de production annuelle (un TWh = un milliard de kWh).


Production électrique par type depuis 1965 en France. Données BP Statistical Review, 2017.

vendredi 16 février 2018

Centrales : le démantèlement est possible et parfaitement maîtrisé

http://ecolo.org
Association des Écologistes Pour le Nucléaire
JP. Brette et B. Comby
08/11/2013




Le démantèlement des centrales nucléaires alimente les polémiques sans qu'on en sache très bien quoi en penser.En effet les organisations anti-nucléaires voudraient d'un côté nous
faire croire que ce démantèlement serait, selon eux, impossible ou tellement coûteux que cela condamnerait l'énergie nucléaire. Cela conduit à alimenter des polémiques stériles.

Qu'en est-il vraiment ?
Tout d'abord il n'y a effectivement pas beaucoup d'exemples de démantèlement complet (avec retour au gazon). La raison à cela n'est pas que ce serait très difficile ou impossible de démanteler nos réacteurs, comme certains voudraient nous le faire croire.Au contraire c'est très simple de démanteler un réacteur : ce n'est jamais qu'un chantier de démolition. C'est beaucoup plus simple à faire que de construire la centrale.Bien sûr il reste un peu (en fait très peu) de radioactivité dans l'enceinte de confinement notamment sur le circuit primaire (pas tant que cela : 99,9% de la radioactivité est contenue dans le combustible lui-même qui est déchargé puis recyclé à La Hague peu après l'arrêt du réacteur en fin de vie) .C'est pourquoi on organise beaucoup plus proprement un démantèlement nucléaire qu'un chantier de démolition classique. Cela coûte donc plus cher que d'abattre un bâtiment industriel ordinaire, mais à la base c'est pareil, il s'agit de couper en morceaux des ferrailles et de casser quelques bâtiments en briques et la grosse enceinte en béton, ce qui n'est pas le bout du monde ni une science très compliquée... C'est toujours plus facile de casser que de construire, et cela coûte toujours bien moins cher (même quand on le fait très proprement comme c'est le cas dans le nucléaire).

Les green bonds au secours des producteurs d’électricité

Par Dominique Pialot 
15/02/2018

Les producteurs européens d'électricité doivent trouver de nouvelles sources de financement. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

Les grands producteurs d’électricité européens traversent une période difficile qui se traduit dans leur situation financière, comme l’illustre l’étude du cabinet Colombus Consulting publiée ce 15 février. Ceux, nombreux, qui optent pour un virage vers les renouvelables doivent diversifier leurs sources de financement et se tournent massivement vers les obligations vertes.

Certes, avec 130 milliards de dollars émis en 2017 et un marché total de 224 milliards, malgré leur forte croissance, les green bonds ne représentent encore qu'une goutte d'eau au regard des quelque 44.000 milliards de dollars qu'il faudrait investir d'ici à 2050 pour respecter l'Accord de Paris. Ce nouvel instrument de financement, en principe dédié à des projets compatibles avec le respect de l'environnement et la lutte contre le changement climatique, souffre de l'absence d'une définition commune et d'un consensus quant aux critères d'évaluation qui permettraient une meilleure transparence des projets, et faciliteraient la traçabilité des fonds.

Haute-Marne : agriculture, Internet et éoliennes, l'avenir a t-il un avenir?

jhm.fr

Le décalage
C'est quand les jeunes agriculteurs (JA) rencontrent les élus, es et plus particulièrement la députée Mme Bérengère Abba.


capture d'écran

 (...) "L'agriculture haut-marnaise, à elle seule, c'est 425 millions d'euros de chiffre d'affaires avec tous les emplois, les liens sociétaux, la structuration du milieu rural qui vont avec"
M.Thévenin, est-ce-que vous considérez que la "colonisation" éolienne actuelle et future, synonyme de l'implantation de plus de 250 machines, responsable de la bétonisation de centaines d'hectares de terres agricoles, de la mise en péril de la santé de riverains (hommes et animaux), de la pollution de l'environnement, etc. participe à la "structuration du milieu rural" ou à sa DESTRUCTION? Les Vues aimeraient bien connaître votre avis...

Pour rappel, la Haute-Marne interdisant l'accès à ses forêts, ces aérogénérateurs sont uniquement installés sur des terres agricoles louées par les sociétés porteuses de projets, essentiellement à des propriétaires privés et exploitants agricoles.

Bilan électrique de la France : que retenir de 2017 ?

https://www.connaissancedesenergies.org
parue le 15 février 2018


En 2017, la production électrique des centrales à gaz en France a augmenté de plus de 15%. Ici, la centrale de Bouchain, dans le Nord. (©EDF-Marc Caraveo)

Malgré une moindre disponibilité de ses réacteurs, le parc nucléaire français a encore compté pour 71,6% de la production électrique de France métropolitaine en 2017 selon RTE. Focus sur le bilan électrique publié ce matin par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité.

Une production électrique reposant encore à 71,6% sur le nucléaire
La part du nucléaire dans le mix électrique français a encore légèrement reculé en 2017, s’élevant à 71,6% de la production électrique nationale, contre 72,3% en 2016 et 76,3% en 2015. Les 58 réacteurs du parc nucléaire français ont produit 379,1 TWh l’an dernier, soit 1,3% de moins qu’en 2016 en raison des arrêts forcés de plusieurs tranches durant les premiers mois de l’année. Pour rappel, Nicolas Hulot a décidé de reporter l’objectif de diminuer la part du nucléaire dans le mix électrique français à hauteur de 50% à l’horizon 2025.

Réchauffement climatique et particules fines : l’Allemagne dans l’impasse



https://www.contrepoints.org
Par Michel Gay et Jean-Pierre Riou



Dead end By: Andrew Mason - CC BY 2.0

En croyant diminuer ses émissions de CO2 par le développement des énergies renouvelables issues du vent et du soleil et la réduction du nucléaire, l’Allemagne s’est engagée dans une dispendieuse impasse énergétique.

Alors que les émissions de CO2 (un gaz à effet de serre) de la production d’électricité à partir de combustibles fossiles diminuent régulièrement depuis 10 ans en Europe, celles de l’Allemagne ne baissent quasiment pas.
Elles sont mêmes identiques en 2009 et en 2016 comme l’indique la ligne horizontale (en bas du graphique ci-dessous), alors que la ligne oblique du haut témoigne de cette baisse importante en Europe.

Comparaison de l’évolution des émissions de CO2 en millions de tonnes (MtCO2) de la production électrique en Europe

jeudi 15 février 2018

Heureuse Saint-Valentin uniquement japonaise! De quoi parle-t-on quand on parle d'amour et de sexe au Japon

http://www.japansubculture.com
Posté par Jake Adelstein
le mercredi 14 février 2018

Commentaire : Bonne fête de la Saint Valentin au... Japon. Bon voyage au Pays du sexe Levant.
php


C'est encore la Saint Valentin au Japon ou ce sera bientôt ... Et tandis que la Saint-Valentin est un échange mutuel de cadeaux et de preuves d'amour en Occident, au Japon c'est un jour férié où les femmes offrent du chocolat fin et onéreux aux hommes qu'elles aiment et à ceux avec qui elles travaillent. Cette coutume est connue sous le nom de  g チ ョ コ (giri-choko) ou «obligation chocolats».
Selon l' Encyclopedia Aramata, la Saint-Valentin a été introduite au Japon en février 1958 par un employé de Mary Chocolate Co. Ltd, qui avait entendu parler par un ami vivant à Paris, des échanges de chocolat entre couples. Il a organisé une collaboration avec le grand magasin Isetan à Shinjuku, Tokyo. Et ce fut un incroyable ... "four". "Pendant une semaine, nous n'avons vendu que trois chocolats d'une valeur de 170 yens à ce moment-là", se souvient un employé. Dans les années 1980, ce même employé et l'industrie japonaise du chocolat, ainsi que les grands magasins, ont comparé la Saint-Valentin à des vacances qui sont «le seul jour de l'année où une femme l'avoue» son amour à travers la présentation de chocolat.

"L'esprit de l'amour"
Mais bien sûr, au fil du temps, offrir du chocolat devint quelque chose que les femmes étaient censées faire non seulement pour leur «vrai amour», mais aussi pour leurs collègues, leurs amis, et même leurs frères. L'expression G チ ョ コ (giri-choko) aka "obligation chocolat" a dérivé vers
"友 チ ョ コ (tomo-choko)" chocolat pour les amis,
話 チ ョ コ (sewa-choko), chocolat pour les gens qui ont pris soin de vous,
自 分 チ ョ コjibun-choko), un cadeau pour vous,
et même le rare 逆 チ ョ コ (gyaku-choko) - où un homme offre du chocolat à une femme le jour de la Saint-Valentin (révolutionnaire).

Lorsque nous disons «Saint-Valentin» au Japon, cela ne correspond pas à la définition qui en est fait en Occident. (Nous parlerons de la Journée Blanche en mars). Et si vous y réfléchissez, que voulons-nous vraiment dire quand nous parlons d'amour? Le Japon a des termes très spécifiques pour parler et définir l'amour. Bien que les termes puissent être exprimés en anglais, la compacité des mots japonais pour le sexe, l'amour, et tout le reste est assez charmant. Le Japon a beaucoup de mots pour l'amour et le sexe. Il est étonnamment riche en mots pour l'amour tels que 友愛 (l'amour entre amis) et 親愛 (amour entre les membres de la famille) et bien sûr 恋愛 (amour passionné).

Voici quelques-uns des mots que vous pourrez trouver utiles lors de votre voyage sur l'île de l'amour.


The Japanese language is rich in terms for love and sex--which are definitely not the same thing here.

La langue japonaise est riche en termes d'amour et de sexe - qui ne sont certainement pas la même chose.
 * 出 会 い (Deai) - "rencontrer des gens" Aussi utilisé pour décrire des sites de rencontres et des aventures d'une nuit.
Fur 倫 (Furin) - "adultère, infidélité." A 'une connotation plus négative que -uwaki 慈愛 (Jiai) - amour compatissant. Tout comme l'amour que les parents éprouvent pour leur enfant - un désir de bonheur et de bien-être pour un autre. Quand le dalaï-lama parle d'amour en japonais, c'est souvent le mot utilisé pour traduire ses mots.



* 浮 気 (Uwaki) -1) pour décrire quelqu'un qui peut aimer romantiquement beaucoup de gens 2) l'infidélité; une affaire 3) être amoureux de quelqu'un d'autre que votre partenaire 4) (usage ancien) gai et magnifique