THONNANCE-LES-MOULINS : PROJET D'USINE ÉOLIENNE : L'HEURE DE L' ENQUÊTE PUBLIQUE

Épisode précédent : THONNANCE-LES-MOULINS : UN NOUVEAU PROJET D' USINE ÉOLIENNE 
  
 
 
 
 
 Source.
 
  L'enquête publique se déroulera du LUNDI 20 JUILLET 2026, à 9 h 00 jusqu’au MERCREDI 21 OCTOBRE 2026, à 18 h 00
 
 
Comment y participer ?  
 
 
 
 
Réunions publiques 
 
 
 
Permanences du commissaire enquêteur 
 
 
 
 
 Le projet 
  À noter que ce dernier est passé de 8 éoliennes à 6. Voir « article précédent » ci-dessus. 
 
 
 
L'avis de la Mission régionale d'autorité environnementale — MRAe — avril 2026
  À la lecture de cet avis, une question s'impose : comment un projet qui, selon la MRAe, cumule autant d'impacts environnementaux défavorables a-t-il pu parvenir jusqu'au stade de l'enquête publique ? Comment expliquer que la préfecture n'ait pas mis un terme à la procédure plus en amont ? Plus étonnant encore, comment envisager qu'un tel projet puisse finalement recevoir un avis favorable des commissaires enquêteurs1 ?
 
1. C'est plus qu' une possibilité... c'est une quasi certitude ! Qui prend les paris ?
 
 
 
  Et ce constat accablant ne se limite pas au seul avis de la MRAe. L'Inspection des installations classées pour la protection de l'environnement — ICPE, formule à son tour des observations particulièrement critiques, qui confirment et renforcent les réserves déjà exprimées., « fait état, dans son rapport d’inspection du parc des Hauts-Pays en date du 3 décembre 2024, de mortalité de Milans royaux et d’une nécessité de renforcement des mesures de bridage en faveur des oiseaux et des chauves-souris. »
 
Conclusion de la MRAe
 
 
  
 
 
 
  Et que fit Mme le préfet ? Vous connaissez la suite...  
 
Avis de conseil municipal 
  En 2023, le précédent conseil municipal avait approuvé ce projet. À l'occasion de cette enquête publique, le nouveau conseil municipal, installé en mars, confirmera-t-il cette position ou choisira-t-il de s'en démarquer ?
« Février 2023 : Conseil municipal de Thonnance-les-Moulins autorisant Q ENERGY France à développer le projet éolien de Côte Moret » 
 
 Conseil municipal 2026-2032 / 2033 ?
  À la question précédente du positionnement du nouveau conseil municipal dans le cadre de l'enquête publique, la composition de cette nouvelle assemblée, qui compte pas moins de 7 élus sortants réélus — sur 11, laisse peu de place au doute quant à l'avis qui sera finalement rendu.
  Au-delà de cette décision, une vigilance particulière de la part des administrés, s'ils en ont la volonté, devra être portée au respect des règles relatives aux conflits d'intérêts. En effet, certains élus exercent, dans leur activité professionnelle, le métier d'agriculteur et pourraient être concernés, directement ou indirectement, par le projet d'usine éolienne, via la location de parcelles.
  La loi n'interdit pas à un élu d'exercer une activité professionnelle susceptible d'être concernée par une décision publique. En revanche, elle lui impose une obligation d'impartialité.
  À ce titre, la notion de conflit d'intérêts est définie comme tel :
 
1. Un intérêt direct ou indirect 
«  Un élu municipal - maire, adjoint ou conseiller municipal - est investi d’un mandat électif public et peut être condamné pour prise illégale d’intérêts dès lors qu’il prend, reçoit ou conserve, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une opération dont il a, au moment de l’acte, en tout ou partie, la charge d’assurer la surveillance, l’administration, la liquidation ou le paiement (article 432-12 du code pénal) »
2. La participation d’un élu aux débats peut suffire
« La jurisprudence judiciaire a déjà établi que la participation d’un conseiller à une séance de l’organe délibérant, même sans l’intervention d’un vote, équivaut à la surveillance ou à l’administration d’une opération au sens de l’article 432-12 du code pénal [2]. Par conséquent, un élu municipal, propriétaire d’un terrain sur lequel il est prévu ou envisagé d’implanter une éolienne, qui participerait à une séance du conseil municipal au cours de laquelle un débat, en dehors de tout vote, aurait lieu sur le projet d’ensemble d’implantation d’éoliennes sur le territoire de la commune, pourrait effectivement être poursuivi pour prise illégale d’intérêts »  
3. La participation au vote entache les délibérations subséquentes d’illégalité
 « Par ailleurs, le même élu qui participerait, en outre, à un vote visant à donner un avis sur le projet d’ensemble, pourrait être considéré comme un conseiller intéressé au sens de l’article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales. La délibération relative à cet avis serait alors illégale et susceptible d’entraîner l’illégalité d’autorisations relatives à la réalisation du projet d’ensemble dès lors que cet avis serait pris en considération dans le cadre de la procédure administrative. Ces éléments ne peuvent cependant être présumés et doivent être examinés au cas par cas par le juge compétent. » 
Source.  
  
  À noter que le nombre de suffrages exprimés — 43, est nettement inférieur à celui enregistré en 2020 — 66, alors même que ce scrutin s'était déroulé en pleine période de COVID-19. Un écart qui mérite d'être souligné et qui pourrait s’expliquer, au moins en partie, par les évolutions du mode de scrutin applicables aux communes de moins de 1 000 habitants, notamment la fin du panachage et des modifications de listes, désormais interdites.
  À suivre…
  • Lionel FRANCAIS, maire, agriculteurs sur moyenne exploitation
  • Éliane BORDOT, maire délégué de Brouthières, autres retraités et préretraités
  • Julien BURNEL, maire délégué de Soulaincourt, agriculteurs sur grande exploitation
  • Aude FONTAINE, maire délégué de Bressoncourt, employés de commerce
  • Stéphane GUILLAUMÉE, 1er adjoint, agriculteurs sur grande exploitation
  • Cindy VARNIER, employés administratifs d'entreprise
  • Christophe SCANDOLERA, ouvriers qualifiés de type industriel
  • Nicolas  SCANDOLERA, chauffeurs
  • Jennifer MATHIEU, professions intermédiaires de la santé et du travail social
  • Vincent SPECHT, employés de commerce
  • Christiane TOURNOIS, professions intermédiaires de la santé et du travail social
En gras, les réélus en 2026
 
- Inscrits :  86 / 91 en 2020
Abstentions : 32 / 21
- Votants : 54 / 70 
- Blancs ou nuls : 11 / 4
- Exprimés : 43 / 66  
 
Source 
 
  Pour plus de détail, le site de l'écornifleur du vent sur le projet, c'est ICI
 
  EN AVANT TOUTES ! 
 
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CONTRE LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE : SCIENCE OU IDÉOLOGIE, IL FAUT CHOISIR


  Face à la multiplication des canicules, l'auteur de l'article, lire ci-devant, estime que la France continue de réagir comme si elle était prise de court, plus de vingt ans après la catastrophe de 2003. Pour lui, ces épisodes de chaleur extrême ne sont plus des anomalies météorologiques mais les signes d'un changement climatique durable auquel le pays doit impérativement s'adapter.
  Son constat est sans appel : les réponses publiques seraient largement dictées par l'idéologie plutôt que par la science
  Il considère que la France a progressivement abandonné l'un de ses principaux atouts, son industrie nucléaire, au profit de choix énergétiques qu'il juge coûteux, inefficaces et contraires à l'intérêt national. À ses yeux, le nucléaire demeure le pilier indispensable d'une électricité abondante, décarbonée et souveraine.
  L'auteur s'attaque également à certains discours de l'écologie politique, qu'il accuse de privilégier la culpabilisation et les postures morales plutôt que des solutions concrètes. Il prend l'exemple de la climatisation, souvent présentée comme un symbole de surconsommation, alors qu'il la décrit comme un outil d'adaptation efficace, peu énergivore lorsqu'elle repose sur des pompes à chaleur réversibles, et capable de sauver des milliers de vies lors des vagues de chaleur.
  Au-delà de l'énergie, il dénonce des politiques urbaines qui aggraveraient les effets des canicules :
  • Densification excessive, 
  • Bétonisation, 
  • Disparition des arbres
  • Manque de végétalisation. 
  Il regrette également que les conséquences du réchauffement climatique sur l'agriculture, les élevages et la biodiversité soient largement reléguées au second plan.
 
  Pour l'auteur, la lutte contre le changement climatique ne peut se résumer à des injonctions individuelles ou à des débats symboliques. Elle exige une véritable stratégie nationale fondée sur les connaissances scientifiques : relancer massivement la filière nucléaire, adapter les bâtiments aux fortes chaleurs, végétaliser les villes, protéger l'agriculture, réindustrialiser le pays et renforcer la culture scientifique dans les décisions publiques.
 
Son message est clair : 
  La question n'est plus de savoir s'il faut agir, mais de choisir entre des réponses guidées par la science ou par l'idéologie.
 
Bonne lecture.
 
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Les canicules s’emballent, les idéologues aussi




Regulus, William Turner. 1828.
 
   Depuis 2003, nous n’avons rien appris, rien fait… si ce n’est perdre un jour férié (d’ailleurs, où est passé l’argent de cette « journée de solidarité » ?). En témoignent la sidération, les tergiversations et le chaos vécus ces derniers jours. Nous venons de connaître, en l’espace d’un mois, deux canicules exceptionnelles de tous les points de vue. Comme toujours en cette matière, il faut être très prudent et prendre garde de ne pas verser dans la confusion entre météo et climat, entre le temps qu’il fait ponctuellement quelques jours en France et les bouleversements environnementaux à l’échelle de la planète. C’est l’erreur que commettent, par bêtise ou mauvaise foi, les climato-négationnistes lorsque, goguenards, ils prennent un froid hiémal vigoureux ou une pluie estivale abondante pour autant de preuves du « mensonge » que serait le réchauffement climatique provoqué par l’activité humaine. Rien de tel ici : quand tous les records sont battus à ce point – et plusieurs fois ! —  ces épisodes caniculaires ne peuvent pas, ne doivent pas être interprétés comme des accidents anecdotiques mais bien comme des symptômes révélateurs des bouleversements catastrophiques actuels. Aujourd’hui aberrations statistiques, ils ont de bonnes chances, demain, de devenir la norme — avec des durées, non plus de « seulement » cinq à dix jours, comme nous venons de l’expérimenter, mais d’un mois ou plus.

*

  L’énergie est sans doute l’enjeu majeur. Et le nucléaire la meilleure réponse. En tout cas, la plus scientifique, la plus robuste, la plus fiable, la plus économique, la plus propre, la plus pilotable, la plus en mesure d’assurer notre souveraineté énergétique… bref : si le nucléaire n’est pas la solution miracle à la crise que nous vivons et que nous allons vivre plus dramatiquement encore dans les années qui viennent, elle est absolument incontournable. L’avantage extraordinaire que nos prédécesseurs nous ont légué est, hélas, consciencieusement torpillé par tout ce que la France compte d’ennemis étrangers comme de l’intérieur. La fronde antinucléaire est ainsi menée par les idéologues écologistes dénués de la moindre connaissance scientifique (je reviendrai dans quelques instants à ces sinistres pitres), téléguidés par les industries du gaz et du charbon qui financent également les associations de type Greenpeace, maîtresse dans la désinformation.

  L’Allemagne – ce « modèle » tant vanté par les écologistes pour son asservissement au lobby des énergies renouvelables — avec ses centrales à charbon dont la pollution tue des milliers d’Européens chaque année, est l’un des plus gros producteurs de carbone; sa production d’électricité émet plus de dix fois plus de gaz à effet de serre que la France [1], qui demeure l’un des meilleurs élèves au monde. Bien peu soucieux, en réalité, de la planète et craignant surtout pour son hégémonie en Europe, notre voisin n’a jamais supporté l’avantage économique et industriel que représentait le nucléaire français, pourtant écologiquement très vertueux, et a tout fait pour le calomnier et l’anéantir… avec quelque succès !

  Imprégnés de cette propagande mensongère, les dirigeants français se sont appliqués à mener des politiques énergétiques au service d’intérêts étrangers opposés aux nôtres (Dominique Voynet n’est que l’exemple le plus abject et caricatural de plusieurs générations d’élus sans vision ni conscience), avec le développement d’éoliennes coûteuses, polluantes et inefficaces, les fermetures de centrales nucléaires comme Fessenheim ou l’abandon du projet Astrid… autant de sabotages qui apparaissent comme des trahisons criminelles.

  L’idéologie qui anime et sous-tend une grande partie des discours assenés par les politiques et militants écologistes n’a pas grand-chose à voir avec la nécessité absolue d’une prise en compte sérieuse et scientifique de la catastrophe climatique, mais tout à voir, en revanche, avec la religion. Moraline, puritanisme, dolorisme : ces donneurs de leçon, ces curés froids à gueule de gibet, le plus souvent bien à l’abri dans leurs appartements et leurs bureaux climatisés où ils profitent du confort qu’ils refusent aux autres, n’ont que le cilice à l’esprit et la pénitence à la bouche. Quelle idéologie mortifère, qui réclame que nous souffrions le plus possible pour expier nos crimes imaginaires et prendre conscience des enjeux environnementaux et climatiques ! Il y a là une passion cléricale, une passion morbide qui puise à tout ce que la pensée magique et la religion ont toujours produit de pire, de plus funeste – une passion imperméable à tout argument scientifique, rationnel. Ces croyances obscurantistes sont d’autant mieux ancrées qu’elles sont délirantes.

  Et en leur nom, on laisse mourir des gens qui pourraient continuer de vivre. Sans rien changer aux comportements collectifs. Comment peut-on perdre à ce point toute forme d’humanité ? Ce que j’appelle la société de l’obscène, c’est aussi cette déconnexion complète de la souffrance de l’autre, ce snobisme infect, cette illusion d’incarner le Bien qui conduit inéluctablement à la déshumanisation.

  Car cette idéologie tue.

  À cause d’elle et de ses zélotes demi-instruits, au lieu d’œuvrer à l’intérêt général, nous nous perdons dans des débats surréalistes sur… la climatisation !

  Alors, puisqu’il faut en parler, parlons-en, de la climatisation. Dénués de toute connaissance scientifique de base, n’ayant aucune idée de comment fonctionne une climatisation, ils déblatèrent des inepties et refusent de comprendre qu’une climatisation sur le principe de la pompe à chaleur air-air réversible consomme très peu d’énergie électrique, énergie à la fois abondante et décarbonée, en France, grâce au… nucléaire (et au photovoltaïque en été, lorsque la production est la plus élevée) ! La seule chaleur qu’elle « fabrique » est celle, marginale, qu’émet son moteur : schématiquement, elle « extraie des calories » à l’intérieur qu’elle « déplace » à l’extérieur. Comme ces calories seraient de toute façon « sorties » d’une manière ou d’une autre, le bilan est globalement nul. La climatisation ne « réchauffe » donc pas la planète. Quant à la pollution par les gaz réfrigérants, c’est le seul vrai point noir, bien connu, et l’objet de recherches intenses qui, ajoutées aux progrès techniques et aux évolutions normatives, ont déjà permis de la diminuer très largement. Enfin, la climatisation s’avère beaucoup plus écologique que le chauffage utilisé l’hiver (qui « fabrique » de la chaleur, lui… ce qui n’émeut guère nos anticlim doctrinaires), qu’elle remplace très avantageusement en étant beaucoup plus efficace qu’un chauffage électrique (consommation trois à quatre fois inférieure) et complètement décarbonée par rapport aux chaudières aux énergies fossiles. Autrement dit : l’installation massive de climatisations sur le principe de la pompe à chaleur réversible permettrait de réduire en même temps la consommation électrique et les émissions de gaz à effet de serre [2] !

  Malgré ces faits, malgré la science et malgré la raison, l’idéologie l’emporte encore, notamment dans les projets immobiliers de construction ou de restauration. L’anecdotique et l’accessoire y prennent la place centrale et les véritables enjeux sont délaissés. Avec des conséquences d’autant plus insupportables qu’elles auraient pu, qu’elles auraient dû être évitées. Je l’ai écrit au début de ce billet : depuis 2003, nous n’avons rien appris, rien fait. Les exemples médiatiques de la gare (inaugurée en 2020) et de l’hôpital (prévu pour 2028) de Nantes, édifiés selon des principes bien plus idéologiques que rationnels, montrent l’inanité de cette démarche : ces étuves non climatisées ne peuvent qu’être des espaces hostiles aux êtres humains. Il en va de même des crèches, des écoles, des hôpitaux, des Ehpad, etc., dans lesquels la climatisation a été rejetée par principe — et, il faut être honnête, par économie, l’écologie étant un excellent prétexte lorsqu’elle peut servir à réduire les coûts. Tous ces espaces ont un point commun : ils sont censés être des havres pour les plus fragiles. Si les décisions avaient été guidées par la raison et non par l’idéologie, par l’intérêt général et non par l’incurie des élus nationaux comme locaux, bien des morts et bien des souffrances auraient pu être largement évitées, parmi les plus jeunes, les plus pauvres, les plus précaires, les plus vieux, les plus vulnérables. Ce sont toujours les mêmes qui trinquent. Et les mêmes qui s’en sortent sans jamais rendre compte de leur (ir)responsabilité.

  Les villes deviennent donc invivables. Nos élus en sont largement responsables qui, non seulement n’appliquent pas les solutions nécessaires mais, en plus, souvent au prétexte fallacieux de l’écologie, aggravent encore la situation avec leurs politiques urbaines de densification (folie des dents creuses comblées qui créent des « canyons urbains » privés de ventilation), de minéralisation, de bétonnage, d’utilisation de revêtements de mauvaise qualité, de suppression des arbres matures, etc. Paris est l’exemple caricatural de ces politiques antiécologiques… menées par des municipalités auxquelles participent le plus souvent des élus prétendument écolo. Pourquoi a-t-on si aisément oublié Adolphe Alphand, qui doit jouer au ventilateur dans sa tombe s’il voit ce que l’on inflige à sa ville, et son entreprise novatrice et salutaire de végétalisation (réelle) de Paris au XIXe siècle avec la plantation de très nombreux arbres ? L’amnésie qui accompagne l’inculture et l’arrogante illusion « progressiste » nous fait dilapider, avec une morgue suicidaire, ce précieux héritage, inconscients que nous sommes de l’importance de ce patrimoine.

  Pendant que nous perdons notre temps avec des débats stupides, nous perdons aussi de vue des enjeux gravissimes : en-dehors de nos villes-fours, dans cette France rurale qui n’intéresse ni les médias ni les politiques, cette canicule a provoqué la mort de millions de bêtes d’élevage et d’animaux sauvages, brisé une part importante de notre agriculture et grandement fragilisé voire anéanti des écosystèmes entiers [3]. Ici aussi, en matière d’agriculture et de protection des écosystèmes, la situation réclame une politique ambitieuse ; ici aussi, nous souffrons d’un terrible déclassement de la France.

  Devons-nous vraiment nous résoudre, comme le veau que l’on conduit à l’abattoir, à crever de froid en hiver et de chaud en été ? Dans les deux cas, nous subissons une forme de déchéance nationale qui atteint déjà tant de pans de notre société : école, hôpital, transports… La France devient de plus en plus un pays… du tiers-monde. Et pour y répondre, nous ne faisons que multiplier les bricolages débiles (recouvrir les fenêtres de « blanc de Meudon » : vraiment ? on en est là ?), proposer des solutions contre-productives (le dogme de l’isolation des bâtiments qui les transforme souvent en véritables « bouilloires thermiques ») ou encore plus polluantes.

  Il serait pourtant possible, avec une volonté politique portée par de véritables hommes d’État (espère disparue en nos contrées), de rendre à la France son rang de leader mondial de l’énergie nucléaire. Quand un dirigeant politique proposera-t-il enfin un nouveau « plan Messmer », avec la construction de dizaines d’ EPR et surtout l’investissement massif nécessaire dans la recherche scientifique en matière nucléaire ? Mesures de salubrité nationale auxquelles il faut ajouter — parce que tout commence toujours là : à l’école — le renforcement de l’enseignement scientifique à tous les niveaux, dans un pays où l’inculture scientifique fait des ravages autant dans la population qu’au sein d’une classe politique profondément ignare, donc perméable aux pires obscurantismes et aux propagandes idéologiques.

  Il faut en finir avec les leçons de morale d’idéologues incompétents : tout discours sur l’écologie, sur l’environnement, sur le climat, qui ne se fonde pas sur des connaissances scientifiques minimales, est nul et non avenu. Chacun a le droit d’avoir une opinion et de l’exprimer dans l’espace public mais l’ iségorie, fondamentale en démocratie, ne signifie pas que toutes les opinions se valent et l’expertise dans un domaine doit être reconnue. Or, de ce point de vue, les partis soi-disant écologistes, dont aucun cadre n’a la moindre légitimité scientifique malgré leurs innombrables diplômes de sociologie en « gender studies » de l’université Paris-VIII, sont les pires impostures possibles. De même, les Autorités administratives indépendantes, les associations, les lobbies divers, gangrenés par l’idéologie et obstinément imperméables à la science, sont les pires ennemis de la planète —  l’ ADEME, par exemple, doit être démantelée et ses fonctions réintégrées aux administrations centrales et, surtout, confiées à des ingénieurs et des scientifiques sérieux.

*

  Évidemment, moins encore que le nucléaire, la climatisation ne saurait être envisagée comme la solution miracle, ni même unique, contre le réchauffement climatique – cette idée est complètement idiote et, contrairement à ce qu’affirment les sombres inquisiteurs de l’ anti-science, personne ne prétend rien de tel ! Mais nous avons là une solution rationnelle et raisonnable d’adaptation, qui sauverait des milliers de vies. Et qui doit être cumulée avec d’autres : reconstruire une filière nucléaire intégrée et renouer avec la tradition d’excellence française, je l’ai dit ; mais aussi végétaliser réellement les villes (au contraire de l’hécatombe d’arbres causée par la municipalité parisienne); électrifier les usages ; réindustrialiser le pays afin de retrouver notre souveraineté, de diminuer les pollutions dues au commerce international et de cesser d’exporter notre pollution et nos émissions dans des pays dont la faiblesse ou l’absence des normes permettent un injuste dumping environnemental (argument à la fois écologique et économique); protéger et adapter notre agriculture; en finir avec les escroqueries des moulins à vents qui ne produisent rien, polluent, détruisent les paysages, fragilisent notre réseau électrique et engraissent des entrepreneurs et des politiciens corrompus; et puis (quoique la liste ne s’arrête pas là), tâche bien difficile, modifier nos habitudes de consommation. Or, pour ce dernier point, la culpabilisation individuelle (si tu ne tries pas ta poubelle, tu détruis la planète) et la déresponsabilisation collective (il suffit de faire pipi sous la douche pour sauver la planète), comme le dolorisme antihumaniste, ne servent à rien. Comme s’il fallait choisir entre sauver la planète et sauver les êtres humains : l’alternative est absurde et criminelle.

  Il faut être très clair : nous ne retrouverons jamais le climat de notre enfance. En revanche, il faut tout faire pour que la planète ne devienne pas invivable. Il s’agit donc tout à la fois de s’adapter et de réduire au maximum les émissions de gaz à effet de serre. Et, pour cela, nous avons besoin de sciences mais aussi de politique, dans le sens le plus fort du terme.
 

L' ÉOLIENNE, LA CHAUVE-SOURIS ET... LA MORT

   La Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères — SFPEM, nous indique, dans le document ci-après, quelles sont les espèces de chauves-souris victimes de la mortalité liée aux éoliennes en France. Elle rappelle également aux « écornifleurs du vent » que l'existence de ce rapport ne les dispense en aucun cas de réaliser leurs propres études locales, afin d'identifier les espèces présentes et de mettre en œuvre les mesures nécessaires à leur protection dans le cadre de leurs futurs projets éoliens.

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Dans le détail
 
 
 
 

 

 
 
 

 

 

 

 
 
 
 
 

 

THONNANCE-LES-MOULINS : PROJET D'USINE ÉOLIENNE : L'HEURE DE L' ENQUÊTE PUBLIQUE

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