samedi 25 mai 2019

Si les énergies renouvelables sont si bonnes pour l’environnement, pourquoi continuent-elles à le détruire ?

Michael Shellenberger
« Héros de l’environnement » selon le Time Magazine,
Président de Environmental Progress.


 

Traduction par Michel Gay 

Commentaire : vivement que toutes ces personnes qui se préoccupent à juste titre des oiseaux, mettent toutes leurs connaissances et leur détermination pour défendre aussi la cause des êtres humains, victimes de ces machines de "guerre".😉
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Les oiseaux tués par les chats sont petits et communs (pigeons, moineaux et rouges-gorges), tandis que les oiseaux massacrés par les éoliennes et les fermes solaires sont grands, rares et menacés (l’aigle royal, la buse à queue rouge et la crécerelle d’Amérique). 





 

Si des parcs solaires et éoliens sont nécessaires pour protéger l’environnement naturel, pourquoi le détruisent-ils si souvent ?

Ainsi : 



  • En Allemagne, selon les Amis de la Terre (BUND), de nouvelles éoliennes offshore pourraient « conduire à l’extinction d’espèces individuelles », y compris le marsouin, rare et menacé. 
  • En Amérique du Nord, les populations de chauves-souris migratrices pourraient disparaître, selon les scientifiques, si l’expansion de l’énergie éolienne se poursuit.
    Une seule ferme solaire californienne, Ivanpah, a nécessité le massacre de centaines de tortues du désert, et tue chaque année 6 000 oiseaux en les brûlant en vol.
    En Californie, les éoliennes du col de l’ Altamont tuent environ 4 700 oiseaux chaque année, y compris les aigles royaux. « Certains perdent leurs ailes », dit la Société Audubon, « d’autres sont décapités et d’autres encore sont coupés en deux ».

Vous pensez peut-être que ces impacts sont minimes par rapport à d’autres menaces ? Après tout, les chats domestiques tuent entre un et quatre milliards d’oiseaux par an aux États-Unis.
Ce chiffre semble ridicule devant les 16 200 à 59 400 oiseaux tués annuellement par les fermes solaires dans le sud de la Californie, et les 140 000 à 328 000 oiseaux tués annuellement par les éoliennes dans ce pays.

Cependant, votre vision des choses pourrait changer lorsque vous apprenez que les oiseaux tués par les chats sont petits et communs (pigeons, moineaux et rouges-gorges), tandis que les oiseaux massacrés par les éoliennes et les fermes solaires sont grands, rares et menacés (l’aigle royal, la buse à queue rouge et la crécerelle d’Amérique).

Et tout ami des oiseaux vous rappellera que les grands oiseaux de proie comme les rapaces sont plus lents à se reproduire et que la mort des adultes reproducteurs a un impact beaucoup plus dévastateur sur les populations que la mort des petits oiseaux. Mais ces impacts environnementaux ne sont-ils pas communs à toutes les formes de production d’énergie ?

Non, ils ne le sont pas. Parce que l’eau, la lumière du soleil et le vent sont des énergies si diluées que les énergies renouvelables nécessitent beaucoup plus de terrains et de matériaux pour produire la même quantité d’énergie que les énergies « classiques ».

La ferme solaire d’ Ivanpah, par exemple, nécessite 5 000 fois plus de terrain, par unité d’énergie produite, que Diablo Canyon, la dernière centrale nucléaire de Californie, qui n’a pas eu d’impact sur la population de poissons voisine, et dont les bassins d’eau sont parmi les plus clairs de la côte Ouest. 


Est-ce juste le début ?
Étant donné l’ampleur de l’impact écologique des parcs solaires et éoliens, il est surprenant de constater que ces énergies ne représentent seulement que 1,3 % et 6,3 % de l’électricité aux États-Unis et 1,3 % et 3,9 % de l’électricité dans le monde.
Les défenseurs des énergies renouvelables aimeraient voir les deux technologies croître de 5 % aujourd’hui à l’échelle mondiale jusqu’à 30 % à 100 % de notre approvisionnement en électricité.

Quels pourraient être les impacts sur la faune d’une multiplication par 6 à 20 de l’énergie solaire et éolienne ?

Il faudrait :

  • 95 parcs éoliens de la taille d’ Alta Wind Energy Center, le plus grand parc éolien des États-Unis et le deuxième au monde, pour produire un quart de l’électricité californienne. 
  • 93 fermes solaires de la taille d’ Ivanpah, qui tue 6 000 oiseaux chaque année et a tué des centaines de tortues du désert, pour produire un autre quart de l’électricité de l’État.

Les répercussions sur les oiseaux et les autres espèces sauvages seraient-elles multipliées par cent ? Moins ? Plus ? Personne ne le sait. Les écologistes universitaires essaient parfois de le prédire, mais le monde réel est trop complexe.

Il est clair pour tout le monde cependant que les espèces animales ont besoin de maintenir une certaine taille de leur population pour éviter de disparaître. Cela exige à la fois un habitat et la capacité de se déplacer dans l’espace sans être tué.
« La centrale solaire d’ Ivanpah est un cimetière d’oiseaux sur des terrains publics » a déclaré un représentant de la Société Audubon au Los Angeles Times. « Il continue à fonctionner comme s’il y avait une réserve infinie d’oiseaux à brûler. »

Des intérêts financiers pourraient expliquer pourquoi les promoteurs résistent farouchement pour modifier l’emplacement de leurs éoliennes — et donc pourquoi les oiseaux et les chauves-souris continuent de mourir.
« L’industrie éolienne et ses partisans ont aussi contribué à cette situation », dit l’ American Bird Conservancy, « en minimisant ses impacts sur la faune tout en exagérant la capacité de l’industrie à atténuer les problèmes associés ».

Le mirage de l’autonomie énergétique

Michel Gay 


Sortez la tête du sable moelleux de l’ écologiquement correct. Les beaux discours sur les énergies éoliennes et photovoltaïques ne sont que du vent !

Des affairistes liés à des groupes anti-nucléaires dogmatiques et autres altermondialistes décroissants ont fait rêver nos élus avec du soleil et du vent pour produire de l’électricité « locale et gratuite » au nom d’une radieuse idéologie « verte ».

Cela a été d’autant plus facile que ces élus, issus majoritairement d’une formation littéraire, sont sensibles à un discours simpliste d’autonomie énergétique. C’est tellement plus simple à faire passer auprès de leurs électeurs prêts à croire, eux aussi, aux contes de fées. 


Du rêve gratuit…
Bercé par des présentations idylliques et flatteuses, le gouvernement soutient toujours financièrement (avec l’argent des contribuables et des consommateurs) le développement des éoliennes et des panneaux photovoltaïques. Le Premier ministre l’assure encore le 21 mai 2019 à l’Assemblée nationale : « Si nous voulons développer ces énergies renouvelables, nous devons les financer et ça passe en effet par un prélèvement sur le prix de l’électricité ». C’est un engagement « forcément » bon pour la planète et nos enfants, et les Français paieront… pour rien !
Dans ce contexte, et sans le prévoir, ces élus et le gouvernement ont favorisé le gaz dont un gazoduc en provenance de Russie passe par l’Allemagne.

Et, contrairement aux Allemands qui utilisent abondamment leur charbon, la France n’a pas de ressources énergétiques dans son sous-sol. L’Allemagne se donne une bonne conscience écologique (ruineuse) avec ses éoliennes et ses panneaux photovoltaïques, mais elle reconstruit des centrales au charbon qu’elle extrait d’immenses mines à ciel ouvert pour la vraie production d’électricité.
L’alimentation en énergie d’un pays (carburants, électricité, chauffage…) est un vaste sujet parfois difficile à comprendre. Les élus préfèrent donc se laisser berner (volontairement ?) par des activistes et des militants de la cause verte par démagogie pour caresser leurs électeurs dans le sens du poil plutôt que de faire preuve de pédagogie… Le courage politique fait souvent défaut pour défendre un intérêt général lointain.

Ainsi, furent instituées de pharaoniques et scandaleuses subventions à fonds perdus (121 milliards d’euros engagés en avril 2018 selon la Cour des comptes) au profit des énergies renouvelables fatales inutiles et nuisibles aux intérêts des citoyens.


Une histoire de bouquet et de panier
Les élus et l’ ADEME répètent inlassablement, à tort, que l’Europe a besoin d’un « mix énergétique« , encore appelé « bouquet énergétique« , composé notamment d’éoliennes et de panneaux photovoltaïques.
Au nom de quoi ? Pour faire plaisir à qui ?
Attention ! Il y a des fleurs fanées dans le bouquet !

Et s’il s’agit de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier, encore faut-il ne pas mettre des œufs pourris dans les autres paniers car ils ne seront d’aucun secours en cas de famine…
Une aberration écologique, économique et technique
L’importation et la subvention d’éoliennes, et surtout de panneaux photovoltaïques, vont coûter des dizaines de milliards d’euros pendant vingt ans… pour rien.
Ce développement va accroître l’importation de gaz, les émissions de CO2, le montant de la facture d’électricité et, plus généralement de tous les produits manufacturés nécessitant de l’électricité. Joli travail mesdames et messieurs !
N’est-ce pas la véritable noblesse de l’élu de ne pas céder à des effets de mode et de savoir discerner dans le long terme ce qui est bon pour la France ?
Or, malheureusement, certains se comportent davantage en représentant de lobbies locaux qu’en défenseurs de l’intérêt général des Français.
Ah, bien sûr, il faut se faire réélire… Et la place paraît bonne ! 


Attention à la danse macabre !
Mesdames et messieurs les élus de tous bords, ouvrez les yeux sur les difficultés techniques et économiques que l’Allemagne rencontre avec ses éoliennes, ses panneaux photovoltaïques et son réseau électrique ! Prenez le temps de lire et de comprendre les arguments techniques qui sont à votre disposition, même si le chant des sirènes de Greenpeace semble plus attirant et tellement plus facile à écouter.

Arrêtez le délire financier et technique des énergies renouvelables (hors hydroélectricité) dans lequel vous avez engagé la France et même l’Europe.
Sortez la tête du sable moelleux de l’ écologiquement correct. Les beaux discours sur les énergies éoliennes et photovoltaïques ne sont que du vent et un phare éblouissant qui vous empêchent de voir les leurres qui conduisent l’Europe de l’énergie dans le caniveau.
En continuant dans la voie tracée par la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), la France se retrouvera dans la nécessité de reconstruire des centrales à gaz pour éviter des coupures de courant.
Et ce gaz (qui est majoritairement du méthane) importé de l’étranger à 99 % vient de Norvège, de Russie, d’Algérie, du Qatar, et bientôt des États-Unis qui regorgent de gaz de schiste

Alors, après avoir rêvé de vent et de soleil « gratuits » vantés par l’ADEME et les politiques, les Français risquent d’entamer une danse macabre.


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vendredi 24 mai 2019

Déboisement : le gouvernement souhaite se passer de l’avis de l’ONF

Frédéric Mouchon
24 mai 2019


Commentaire :  " Maintenant ça suffit ! Ce gouvernement est officiellement passé dans le camp des ennemis de l'environnement, du patrimoine, de tout ce pour quoi nous vivons. Ces gens sont méprisables, ils n'ont plus aucune légitimité"
LTDA 
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Les agents de l’ ONF fulminent contre la décision du gouvernement. LP/Nicolas Goinard

 

Un décret propose d’en finir avec la consultation de l’Office national des forêts pour des opérations de déboisement dans des sites gérés par les collectivités locales.

Le bruit des tronçonneuses risque-t-il de résonner davantage dans nos sous-bois ? C’est ce que craint le Syndicat national unifié des personnels des forêts et de l’espace naturel. Le Snupfen estime que le gouvernement « prend des mesures facilitant la déforestation en France ». Dans le cadre de la simplification des procédures d’autorisation environnementale, le gouvernement souhaite se passer de l’avis de l’Office national des forêts (ONF) pour certaines opérations de défrichement effectuées dans des forêts publiques.

LIRE AUSSI >Environnement : un décret gouvernemental menace les sites classés

« L’ ONF n’est pas forcément compétente pour les forêts gérées par les collectivités locales et on se retrouve dans certains dossiers nécessitant des autorisations environnementales avec un empilement de consultations obligatoires qui ne sont pas impératives, ralentissent le processus de décision et engorgent les services chargés d’instruire les dossiers », fait-on valoir au ministère de l’Écologie.


«L’environnement, ça commence à bien faire»
Difficile à digérer pour les agents de l’ ONF : « Qui connaît mieux ces forêts-là que le service public forestier qui les protège et les gère depuis plusieurs siècles, fulmine le Snupfen. Dorénavant, pour décider d’autoriser ou non la transformation d’une forêt en zone commerciale, en lotissement ou en champ de blé, l’Etat se passera de notre avis. »

Et le syndicat de conclure, dépité : « Les gouvernements se succèdent, font tous de beaux discours sur l’écologie mais au final partagent le même credo : l’environnement, ça commence à bien faire. »

Suisse : une image réaliste des zones industrielles d'aérogénérateurs

plch
24 mai 2019


Commentaire : nombreux de ces projets de zones industrielles d'aérogénérateurs ont la singularité d'être frontaliers, principalement avec la France. Or, les nuisances qui mettent en péril les êtres vivants, volants ou non, n'ont que faire des limites territoriales dessinées par... l' Homme.

Nous partageons les nuisances et les souffrances, partageons la lutte!


"La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde."
Paul Valéry (1871-1945)


En avant toutes!


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création, les vues imprenables

 

L’Association Paysage Libre Suisse lance une nouvelle plate-forme : www.parcs-eoliens.ch. Le portail offrira des visualisations 3D réalistes de toutes les éoliennes prévues en Suisse avec des rotors rotatifs le jour et les feux rouges clignotants la nuit. Pour la première fois, la population suisse peut se faire une idée concrète de ce que signifierait la construction de 850 éoliennes prévues en Suisse. Le lancement de la nouvelle plateforme marque le début du crowdfunding pour financer son développement.



France, réseau électrique : un week-end "exotique" de fin février, début mars

Tristan Karmin

Ce matin, comme tous les lundi matin, j'ai mis à jour mon suivi de la disponibilité du parc nucléaire français. Toujours la même histoire : je compte, chaque jour, le nombre de réacteurs qui ont produit à 50% ou plus de leur capacité, en moyenne sur la journée.




 

Mais là, il y avait un truc qui n'allait pas. De 50 réacteurs environ depuis plusieurs semaines, on était passé à 40 ce dimanche. Et j'ai vérifié deux fois les données à la recherche d'un artefact, d'un décalage de colonne... Damned! Pas d'erreur.

Bref, il s'était manifestement passé quelque chose sur le réseau durant le week-end. Une vérification de la consommation nous indique qu'elle était très basse ce dimanche, même pour un dimanche (ci-dessous, la consommation depuis le 1er Février)



 

Rions un peu! La comparaison entre la fin février/début mars 2018 et la même période en 2019. Les deux graphes sont à la même échelle. 15 GW d'écart, vague de froid VS vague de chaleur.



Bon, reprenons. La consommation est faible et le parc nucléaire... Mazette! Quelle chute de production ! 10 GW! Perdus dans la nuit de samedi à dimanche. Tout cela correspondant parfaitement aux 10 réacteurs perdus sur le premier graphe. 





 

D'où cette situation assez extrême : une consommation basse, mais pas exceptionnelle... et on a le vent qui s'est déchaîné. Et la production éolienne avec.



Nous voici donc avec ce "mariage" : une production éolienne énorme et une consommation minimale. Les conséquences sont que les stations de pompage pompent... tout ce qu'elles peuvent. Et une fois que l'hydraulique et le gaz seront au plus bas, il ne restera plus que le nucléaire à étouffer. Et effectivement l'hydraulique et le gaz sont au plus bas.

Climat, qui sont les vrais pollueurs? Remettons l'église au centre du village

jhm.fr


Un excellent article qui dénonce qui sont les vrais pollueurs de la planète et redéfinit implicitement ce que devrait-être les priorités politiques pour lutter contre les émissions de CO2 et ainsi sauver le Climat. Dans ce "classement", disons que les agriculteurs sont les moins... pires!?

Il apparait clairement que les secteurs d'activité contributeurs au réchauffement climatique sont dans l'ordre : les transports routiers, la déforestation et la consommation énergétique des bâtiments. Sans oublier, l’outsider qui monte :  la pollution numérique.

Force est de constaté que dans ces circonstances, toutes les EnR dites écologiques (éolien, solaire, méthanisation, biomasse, etc.) ne sont d'aucune utilité. Pire! Elles sont contre productives puisqu'elles participent aux émissions de CO2 qu'elles sont sensées combattre, leur intermittence étant compensée par ... du charbon (Allemagne, Pologne, etc.) ou du gaz (France, Espagne, etc.). De plus, elles bousillent la vie des gens / riverains, volants ou non, bruit, infrasons, et la Biodiversité. Elles coûtent un pognon de dingue aux consommateurs/contribuables. Et, elles font les beaux jours et les fortunes de quelques affairistes colorés en "vert"... comme la couleur du dollar.


Leur développement à pales forcées souligne l'ignorance de très nombreux élus sur le sujet et explique la politique irresponsable qui est menée.

Il était bon de le rappeler à une population et une partie des médias
bien naïfs, pour ne pas dire plus.

C'est fait.

Merci.




En avant toutes!


Lire

Doubs, Rougemont,Baume-les-Dames et Vaîte, Bussières : "une bonne éolienne est une éolienne morte"

L'Est républicain
Éric Barbier 

23/05/2019

 
Commentaire : au-delà de la satisfaction procurée par cet incident qui met en exergue le dicton qu'"une bonne éolienne est une éolienne morte", réjouissons-nous pour les milliers de riverains, volants ou non, qui pendant un temps certain vont retrouver la quiétude d''avant. 
Il est à noter que  le "fabricant de turbines et développeur chinois Envision Energy" porte au moins 3 projets de zones industrielles d'aérogénérateurs en Haute-Saône et Haute-Marne :

-Vannier Amance (Haute-Marne) : Fayl-Billot, Pierremont et Pressigny ; 17 éoliennes ,
-Sud Vannier (Haute-Marne) : Belmont et Tornay ; 9 éoliennes,
-Les Hauts de la Rigotte (Haute-Saône) : Charmes-Saint-Valbert  La Quarte, La Rochelle et Molay ; 8 éoliennes.

Distance à vol d'oiseau entre ces 34 éoliennes en projet :
  • Vannier Amance - Sud Vannier : 7 km, 
  • Vannier Amance - Les Hauts de la Rigotte : 3 km,
  • Sud Vannier - Les Hauts de la Rigotte : 10 km


@geoportail.gouv.fr 


Le secteur demeurant encore et toujours sous la menace de bien d'autres machines... non chinoises!

Haute-Marne, Cc des Savoir-faire : les élus transfèrent la société Mercer en plein coeur... de l' enfer éolien




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Les pales d’une quinzaine d’éoliennes vont être déposées

Inaugurées il y a seulement huit mois, quelques éoliennes de Rougemont/Baume-les-Dames et Vaîte/Bussières présentent des pièces mécaniques défectueuses. Un chantier « visuellement impressionnant interdit au public », rappelle par sécurité Innergex, le propriétaire.


Pose de pales sur le parc de Rougemont en novembre 2016. Photo ER /Arnaud CASTAGNÉ
 

« Cette intervention exige un certain nombre de précautions. Nous en ajoutons une s’agissant de ces travaux visuellement impressionnants qui ne manqueront pas d’attirer l’attention des riverains », prévient Guillaume Jumel, le directeur général d’Innergex, propriétaire des parcs éoliens de Rougemont/Baume-les-Dames et Vaîte/Bussières. « Il est pertinent de rappeler que ce chantier sera interdit au public pour des raisons évidentes de sécurité ».

« Défauts qui n’affectent en rien la sûreté »

Le remplacement préventif de pièces mécaniques présentant un défaut va nécessiter la dépose des pales d’une quinzaine d’éoliennes de ces deux parcs qui en comptent 43 au total. Inaugurées en septembre dernier. Les éléments à changer se situent dans le hub lié à la nacelle qui coiffe le mat, à 110 m au-dessus du sol, et sert de point d’ancrage aux trois pâles.

Une inspection faite en commun avec le fournisseur de ces pièces, General Electric, a révélé ces défauts « qui n’affectent en rien la sûreté de fonctionnement des éoliennes. Il est néanmoins préférable d’organiser cette année une telle opération de maintenance préventive afin de garantir l’exploitation prudente et sur le long terme de ces parcs éoliens », complète le directeur général d’Innergex, producteur québécois d’énergie renouvelable qui avait racheté en mai 2017 ces parcs éoliens du Doubs au fabricant de turbines et développeur chinois Envision Energy, pour un montant de 50 M€.

Une grue principale de 700 tonnes, similaire à l’une de celles qui avaient servi au montage initial des éoliennes sera utilisée et sera en action pendant plusieurs semaines. Les travaux, d’une durée d’une semaine environ par machine, vont commencer ce jeudi ou ce vendredi et seront directement exécutés par le fabricant, GE, qui possède un centre de maintenance à Autechaux.