CIRFONTAINES-EN-AZOIS : LES ÉLUS LOCAUX EN SOUTIEN D’UN PROJET PRIVÉ D’UNE USINE AGRIVOLTAÏSME

 
Nouveau projet agrivoltaïque à Cirfontaines-en-Azois
  Un projet agrivoltaïque de plus se profile à l’horizon. Décidément, nos paysages semblent avoir trouvé leur nouvelle vocation. Il y a peu, nous alertions déjà, s’appuyant sur les investigations administratives menées par BV, sur la multiplication rapide de ces installations. Les panneaux montés sur des piliers à plusieurs mètres de hauteur — ombrières, souvent entre 2,5 m et 5 m, pour permettre aux engins agricoles de circuler ou au bétail de s'abriter, progressent à un rythme soutenu, recouvrant prairies — en attendant la forêt ?, avec une constance qui, elle, s'installe sur du long terme — 20 ans, 25 ans ?, loin de la durée des épisodes inondations, caprices de la météo.
  Cette nouvelle nous est communiquée par l'excellent jhmQuotidien, du 22 février 2026.  
 
 Localisation de Communauté de communes des Trois Forêts
 
 

 

 La CC3F dans le détail. 

Le projet réunit plusieurs acteurs :

  • un écornifleur du soleil à la manœuvre,
  • deux exploitants agricoles locaux pour la location des parcelles,
  • les élus locaux, y compris l’intercommunalité des Trois Forêts — CC3F.
 Fabricant ombrière photovoltaïque pour professionnel et particulier
 Source
 
  Un triumvirat classique pour ce type de projet.
  «  Vendredi 20 février, à Cirfontaines-en-Auzois, l'entreprise Calycé Sun et les élus locaux ont dévoilé un projet agrivoltaïque de 20 hectares. [...] Sous la présidence de Paul Frisch1 [...] en présence de Julien Étienne1, Marie-Claude Lavocat1, Franck Duhoux1, Olivier Henquin Brant1 et Michel Deroussen1 [...] »
 
1.
  • Paul Frisch : associé cofondateur du groupe Calycé. Chargé de Territoire Photovoltaïque pour le secteur Grand Est chez Calycé Sun.
  • Julien Étienne : premier adjoint de Cirfontaines-en-Azois
  • Marie-Claude Lavocat : maire de Châteauvillain et présidente de la Communauté de communes des Trois Forêts,
  • Franck Duhoux : maire de Bricon et 6ème Vice-Président de la CC3F,
  • Olivier Henquinbrant : maire de Juvancourt et... exploitant agricole,
  • Michel Deroussen : maire de Laferté-sur-Aube.  
 Les flux financiers envisagés pour un projet agrivoltaïque de 39 ha / 22 MWc
 

Source : ChatGPT

Cirfontaines-en-Auzois
 Le village accueille 180 habitants, situé à la lisière des départements de la Haute-Marne et de l'Aube. 
 
 
 
 La pyramide des âges 
 
 
 
 
Cette structure montre une population mixte avec une proportion notable de seniors, ce qui est typique des petites communes rurales françaises. Source
 
Conseil municipal 2020-2026 
  À noter que deux tours ont été nécessaires pour constituer le conseil municipal. On observe par ailleurs une légère progression du nombre d’inscrits, passé de 150 à 153. Pour les communes de moins de 1000 habitants, les nouvelles règles de vote de mars 2026 rendent probable la réélection de cette équipe, si elle se représente : scrutin plurinominal majoritaire à deux tours, constitution obligatoire d’une liste complète respectant la parité, et interdiction de rayer des noms sur les bulletins.
  • Dominique POUPOT, maire, artisans
  • Julien ÉTIENNE, 1er adjoint, contremaîtres, agents de maîtrise
  • Marlène MEHLINGER, 2e adjoint, anciens employés
  • Laure CARTIER, professeurs des écoles, instituteurs et assimilés
  • Patrick COLLIN, anciens artisans, commerçants, chefs d'entreprise
  • Philippe FÉLIX, ouvriers non qualifiés de type industriel 
  • Lydéric FOURNIER, professeurs des écoles, instituteurs et assimilés
  • Jean-Luc FRAGNEAU, techniciens
  • Romain GREEF, artisans 
  • Sébastien MAJORKIEWIEZ, ouvriers agricoles
  • Antoine POUPOT, élèves, étudiants 
En gras, les réélus en 2020
 
- Inscrits : 153 / 150 en 2014  
- Abstentions : 51 / 39 
- Votants : 102 / 111 
- Blancs ou nuls : 5 / 5
- Exprimés : 97 / 106 
Source.  
 
À suivre... 
 
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OÙ EN EST LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE ALLEMANDE ? BILAN 2025 DE L' ÉOLIEN

Deux enseignements majeurs se dégagent :
1. Une puissance installée en hausse… pour une production en recul !
  Malgré l’augmentation continue de la puissance nominale, la multiplication des usines et l’implantation toujours plus dense d’éoliennes, la production effective ne suit pas. Pire : elle a reculé ! De plus, cette fuite en avant ventée ne garantit ni stabilité ni sécurité d’approvisionnement du réseau.

2. Des objectifs législatifs aux allures d’une entêtante utopie 
  La loi dite « EGG 2030 » affiche des ambitions spectaculaires, mais déconnectées des réalités techniques et économiques. Seule consolation pour les citoyens allemands, l’illusion planificatrice ne se limite pas à leur pays : la France, elle aussi, est engagée à fond sur cette trajectoire qui relève davantage du pari ou de l' ignardise politique que de la prudence énergétique.

Toutefois, une question s’impose : comment expliquer un tel décalage entre résultats concrets, discours et décisions officiels ? 
  Un début de réponse : la capacité d’influence — voire la puissance de persuasion des acteurs industriels du secteur — semble jouer un rôle déterminant. De part et d’autre des frontières, les écornifleurs de l’éolien démontrent sans nul doute un savoir-faire certain pour orienter les décisions publiques, quitte à entretenir des promesses difficilement tenables sauf, à faire chèrement payer les contribuables et les consommateurs... 
 
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Bilan 2025 de l’éolien en Allemagne

Hartmut Lauer


Résumé 

  Les bureaux d’études « Deutsche WindGuard » et « Fachagentur Wind und Solar » ont publié le bilan 2025 des éoliennes terrestres et maritimes  sur le territoire allemand /1/, /2/.

Résultats essentiels :
  La production brute des éoliennes atteint presque 134 TWh en 2025, en légère baisse par rapport à 2024 — 139 TWh, à cause d’une météo moins favorable. Les éoliennes terrestres ont produit 107,4 TWh et les éoliennes maritimes 26,5 TWh. Lissé sur l’année, l’apport des éoliennes à la production nationale brute s’élève à environ 27% sans toutefois apporter une contribution durable à la sécurité d’approvisionnement en raison de leur production variable au cours de l’année.

  Fin 2025, la puissance du parc éolien au réseau s’élève à 77,9 GW — 2023 : 72,8 GW, dont 68,2 GW d’éolien terrestre et 9,7 GW d’éolien maritime. Environ 11,1 GW d’éoliennes terrestres sont encore au réseau bien que leur droit à une rémunération au titre de la Loi sur la promotion des énergies renouvelables — EEG 2023, ait expiré.

  Concernant le parc éolien terrestre, la Loi « EEG 2023 » prévoit 84 GW au réseau fin 2026. Il faudrait donc ajouter 15,8 GW courant 2026, ce qui, du point de vue actuel, semble irréaliste

  Concernant le parc éolien maritime, la Loi stipule 30 GW au réseau en 2030. Il est très improbable que cet objectif soit atteint. Dans l’état actuel des choses, l’Allemagne devrait disposer au mieux de l’ordre de 20 GW au réseau d’ici 2030.

  Des informations détaillées sont présentées ICI

 
 
Installation d’une fondation de type Monopieu — ~ 1500 tonnes, en Mer du Nord /source RWE

LA NOUVELLE DÉFERLANTE DES USINES AGRIVOLTAÏQUES DANS NOS PAYSAGES

 
  Dévasté depuis des décennies par l’industrie éolienne — avec environ 240 à 250 éoliennes déjà implantées et près de 230 machines supplémentaires actuellement enregistrées dans les dossiers de la préfecture — notre département est confronté, ces dernières années, à une véritable vague de projets d’usines agrivoltaïques, toujours portée par le même trio d’acteurs déjà à l’œuvre dans l’éolien :
  • des exploitants agricoles et propriétaires terriens → loueurs de parcelles
  • des élus locaux 
  • les porteurs de projet  
 À présent, ils infligent au département ces nouvelles blessures ! Bien que le facteur de charge y soit inférieur de 20 % à la moyenne nationale, la rentabilité des projets haut-marnais demeure garantie grâce à un foncier plus abordable et à une opposition quasi inexistante de la population.
 
 
  Une année compte 8 766 heures. Un facteur de charge compris entre 11 et 12 % correspond à une production équivalente située entre 964 et 1 052 heures par an.
  En pratique, un panneau solaire fonctionne dès le lever du soleil et cesse au coucher, soit environ 12 heures par jour en moyenne sur l’année. Toutefois, il ne délivre pas sa puissance maximale en continu : sa production suit une courbe en cloche.
  Si l’on rapporte ces données à une base quotidienne réelle, sur 365 jours, un facteur de charge de 11 à 12 % signifie qu’une installation produit l’équivalent de 2 h 40 à 2 h 55 par jour à pleine puissance, réparties de la manière suivante :
  • En été, vous pouvez avoir 6 à 7 heures « pleines »
  • En hiver, cela peut tomber à moins d'une heure par jour
  Malgré ce faible facteur de charge, la Haute-Marne voit s’implanter un nombre croissant d’installations solaires et accueille notamment, depuis juin 2025 à Perthes, la plus grande centrale solaire flottante d’Europe, affichant une puissance installée de 74,3 MWc. Pour mémoire, le montant de l’investissement s’élève à environ 50 millions d’euros.
 
Pourquoi ici plutôt que dans le Sud ?
  Le projet de Perthes ne vise pas le « maximum d’ensoleillement », mais le « profit optimal ». Dans ce cas précis, l’équation est simple :
  • Moins de soleil donc moins de chaleur : les panneaux photovoltaïques supportent mal les températures élevées;
  • Foncier très accessible : dans le Sud, trouver 127 hectares disponibles sans susciter l’opposition des agriculteurs, des viticulteurs ou des défenseurs des paysages relève d’un parcours de dix ans;
  • Rendement amélioré par la présence de l’eau;
  • Absence d’opposition;
  • → Rentabilité garantie.
 Les projets - en cours d'enquête publique 
  Nombre de projets sont en cours d'enquête préfectorale actuellement : 
  •  Romain-sur-Meuse 
  •  Cusey 
  •  Mussey-sur-Marne
  •  Neuilly-l'Évêque
  L’ensemble de ces projets s’inscrit dans la continuité d’une première vague qui concernait déjà Chamarandes-Choignes, Laville-aux-Bois, Chambroncourt, Rimaucourt, Vignes-la-Côte, Langres, Montreuil-sur-Thonnance, Thonnance-lès-Joinville, Vesvres-sous-Chalancey et Beauchemin — une série de dossiers dont certains sont encore en cours d’instruction. https://www.haute-marne.gouv.fr/Publications/Enquetes-publiques 
 
 Quel est l’impact budgétaire net pour une commune ?
   Prenons l'exemple de Romain-sur-Meuse :
 
1. Population 
  Les derniers chiffres de l' INSEE, indique 88 habitants — 2022, plutôt vieillissants. Voir graphiques ci-devant.  
 
 
 
 
 
 
2. Santé financière
 En un mot : excellente ! 
 
 
 
 
 
 
 Source 
 
3. Les caractéristiques du projet
  • Puissance installée : 48 MWc — 73 948 panneaux sur 2 641 tables.
  • Emprise au sol : 21,2 hectares de panneaux — sur 65,23 ha de foncier clôturé;
  • Infrastructure technique : 21 postes de transformation et 3 postes de livraison.
4. Recettes Fiscales Annuelles — estimations
  La commune dépend de la communauté de communes Meuse Rognon est fiscalement sous le régime de la Fiscalité Professionnelle Unique — FPU.  
  Le projet générera 2 flux financiers principaux pour la commune :
  • L'imposition forfaitaire des entreprises de réseaux — IFER;
  • La taxe Foncière.
a) L' IFER
  Depuis 2021, la répartition de l’ IFER photovoltaïque a été modifiée afin de compenser la perte de ressources des collectivités. Si votre communauté de communes — CC, est soumise au régime de la fiscalité professionnelle unique — FPU, — ce qui est le cas ici — l’intercommunalité perçoit par principe 100 % de l’ IFER. Toutefois, la loi impose à l’ EPCI — la CC, de reverser 20 % de cette IFER à la commune d’implantation. Dans ces conditions, le produit annuel pour la commune s’élèverait ainsi à 32 582 € par an.
 
b) La Taxe foncière 
  Le montant de cette dernière est d'environ 10 000€
 
c) La Taxe d'aménagement  
« La taxe d’aménagement est un impôt local s’appliquant aux installations photovoltaïques au sol, perçu par les communes, les départements et, en Île-de-France, par la région. Cette taxe d’aménagement pour panneaux solaires est due pour toute construction, rénovation profonde ou agrandissement nécessitant un permis de construire ou une déclaration préalable de travaux. Les panneaux solaires intégrés à une toiture sont exemptés de cette taxe. » 

Le calcul repose sur :
  • La surface taxable : il s’agit de l’emprise au sol des panneaux solaires.
  • Une valeur forfaitaire : fixée à 10 €/m² pour les installations photovoltaïques.
  • Le taux global d’imposition : déterminé par les collectivités locales et comprenant les parts communale, départementale et régionale (en Île-de-France). »
 
Pour le cas présent :
  • Surface taxable : 212 690 m².
  • Assiette de calcul : 2 126 90 ×10 € =2 126 900 €.
  • Recette pour la commune : si le taux communal est de 5 % — taux courant, la commune perçoit : 106 345 € — en une ou deux fois.
 Pour Romain-sur-Meuse, c'est le jackpot ! 
 
d) L’impact sur la Dotation globale de fonctionnement — DGF, ou la « facture » des nouveaux riches
  La Dotation globale de fonctionnement — DGF, versée par l’État, est calculée en fonction de la « richesse théorique » de la commune, appelée potentiel financier.
  En percevant la nouvelle IFER ainsi que la taxe foncière, le potentiel financier communal augmentera fortement. L’État considérera alors que la commune a moins besoin de soutien. Pour une petite collectivité, la DGF peut diminuer de manière significative, voire être supprimée si la commune est réputée « trop riche ». Il existe toutefois un décalage d’environ deux ans : la commune bénéficie d’abord des recettes de la centrale avant que la réduction de la dotation ne s’applique.
  Dans le cas présent, il est probable que la DGF soit fortement réduite, voire supprimée, compte tenu de l’accroissement attendu des ressources.
  Par ailleurs, plus une commune est considérée comme riche au regard de la moyenne nationale, plus sa contribution au Fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales  FPIC, augmente. Avec un projet de 48 MWc rapporté à une population modeste, la commune pourrait devenir contributrice. Un prélèvement estimé entre 5 % et 10 % des nouvelles recettes fiscales pourrait ainsi être mobilisé au titre de ce mécanisme de solidarité.

e) Bilan net annuel estimé
  • Recettes Fiscales — IFER + Foncier : 42 582€
  • Baisse de la DGF ou perte : ~ 15 000€
  • Contribution FPIC : ~ 4 000€
  • Effet net annuel : ~ 20 000€
 Pour 88 habitants, bénéficier d’environ 20 000 € de surplus net par an — soit près de 227 € par habitant — représente une somme non négligeable pour une commune déjà financièrement saine.
  Mais la question demeure : le jeu en valait-il la peine ? Derrière ce bénéfice financier se dessinent en effet des impacts importants sur l’environnement, implanter en site Natura 2000, matériel chinois, etc., la santé animale et la faune. De plus, plus les énergies renouvelables intermittentes — EnRi, qu’elles soient solaires ou éoliennes, sont raccordées aux réseaux, plus le contribuable contribue et plus la facture d’électricité du consommateur tend à augmenter
Alors, oui, pour nous, le jeu n'en vaut pas la chandelle ! 
 
 
QU' ONT-ILS FAIT DE LA HAUTE-MARNE ? ILS L' ONT MASSACRÉE MÉTHODIQUEMENT ! 
 
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