mercredi 24 octobre 2018

France, solaire : quelle surface au sol faudrait-il pour "raccourcir la nuit" ?

Laydgeur

Complément à l'article France, solaire : quel système faudrait-il pour "raccourcir la nuit" ? 
 "Sur le renouvelable oui il y a intermittence […] il y a une bonne méthode pour raccourcir la nuit, c’est d’avoir une interconnexion entre l’est et l’ouest"
Yannick Rousselet

Ah oui, vraiment ?

La question qui revenait le plus souvent concernait la surface au sol de tous ces panneaux photovoltaïques (3 x 60 GW en été, 5 x 370 GW en hiver). On va prendre pour exemple la centrale solaire de Cestas en Gironde. Inaugurée fin 2015, c’est la plus grande d’Europe avec 300 MW de puissance installée (presque 1 million de panneaux !).



Les panneaux de cette centrale ont la particularité d’être disposés selon un axe Est-Ouest au lieu de Nord-Sud, ce qui donne à la centrale un rendement à l’hectare entre 2 et 5 fois supérieur à une centrale classique.



Avec cet exemple on est donc dans le haut du panier en terme d’occupation au sol. Cette centrale de 300 MW s’étale sur 260 hectares. On a donc un ratio d’occupation au sol de ~8.5 km2/GW. Notre cas hypothétique de 60 GW en France en été occupera donc une surface de 510 km2.

510 km2, ça correspond à :
-la superficie du lac Léman,
-5 fois la taille de Paris intra-muros,
-10 fois la superficie de Bordeaux.

mardi 23 octobre 2018

France : état des lieux de la filière éolienne

https://www.connaissancedesenergies.org

Commentaire :  le combat est loin d'être terminé! Les seuls combats perdus d'avance sont ceux qu'on refuse de livrer... En avant toute!
ZERO EOLIENNE ET BASTA!
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Parc éolien de Porte de Champagne (©EDF-Marc Didier)

L’Observatoire 2018 de l’éolien en France a été publié la semaine dernière par l’association France Energie Eolienne, porte-parole de la filière dans l’hexagone(1). Ce qu’il faut en retenir.

1 260 parcs éoliens en France à mi-2018

À fin juin 2018, la France comptait 7 370 éoliennes répartis entre 1 260 parcs (dont 279 situés dans les Haut-de-France et 241 dans la région Grand Est) selon les dernières données de France Energie Eolienne. La puissance cumulée(2) du parc éolien français atteignait 14 354 MW à cette date, sachant que les facteurs de charge de l’éolien en France ont été « à peu près constants sur les 5 dernières années » (près de 25% en moyenne, avec d’importantes différences entre les parcs).
Avec 24 TWh générés en 2017, ce parc éolien a compté pour 4,5% de la production électrique de la France métropolitaine l’an dernier selon RTE. Dans l’Observatoire de l’éolien 2018, il est souligné que la production éolienne a couvert jusqu’à « près d’un quart de la consommation nationale d’électricité » le 13 septembre 2017. Les détracteurs de la filière pointent quant à eux l’intermittence et la variabilité de cette source de production.
En 2016, la production du parc éolien français avait légèrement baissé malgré une hausse des capacités installées, en raison de conditions météorologiques défavorables(3). France Energie Eolienne souligne à ce sujet les nombreux projets en cours relatifs au stockage d’électricité, problématique centrale dans le développement des filières renouvelables à production intermittente.

Performance énergétique : la valeur verte des logements

https://www.notaires.fr





La valeur verte définie l’augmentation de valeur engendrée par une meilleure performance énergétique et environnementale d’un bien immobilier par rapport à un autre, toutes choses égales par ailleurs et selon les bases notariales.
La valeur verte des logements en 2017

En 2017 :
-les maisons anciennes d’étiquette énergie A-B se sont vendues en moyenne de 6 % à 14 % plus cher que les maisons d’étiquette D.
-les appartements anciens d’étiquette énergie A-B se sont vendus en moyenne de 6 % à 22 % plus cher que les appartements d’étiquette D.

Etude en entier

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Belgique : où s'est envolé l'argent des éoliennes "citoyennes" d'Enercoop?

François Louis
22/10/2018

Commentaire : "Comme disait mon grand-père tout les ans il y a de plus en plus de cons, mais cette année j'ai l'impression que les cons de l'année prochaine sont déjà là".
Philippe Timslit


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  Enercoop, Vent d' Houyet... l'argent des éoliennes coopératives s'est-il envolé ? - © Tous droits réservés

La coopérative Enercoop dans le secteur des énergies renouvelables est au bord de la faillite tandis qu'un montage financier permettait à son "bras armé", la société Vent d' Houyet, d'atteindre le million d'euros de bénéfices en 2016. Les deux sociétés ont été placées sous tutelle par le tribunal de commerce. Explications.

Enercoop, la coopérative citoyenne

En surfant sur la vague du film Demain, la coopérative Enercoop promettait en 2015 de valoriser de manière écologique l'épargne des Wallons en construisant des éoliennes. Un millier de personnes avait acheté des parts dans la coopérative, pour un montant total de 800.000 euros.

lundi 22 octobre 2018

L’utilisation de matières premières devrait doubler d’ici 2060, ce qui aura de graves répercussions sur l’environnement

http://www.oecd.org

D’après un nouveau rapport de l’OCDE, l’utilisation de matières premières devrait pratiquement doubler dans le monde d’ici à 2060, accompagnant l’expansion de l’économie mondiale et l’élévation des niveaux de vie, ce qui exercera sur l’environnement une pression deux fois plus forte qu’aujourd’hui.
Un aperçu de la publication The Global Material Resource Outlook to 2060 (Perspectives mondiales des ressources matérielles à l’horizon 2060), qui paraît aujourd’hui, indique que l’utilisation mondiale de matières se montera à 167 gigatonnes en 2060, contre 90 gigatonnes actuellement, la population de la planète se hissant à 10 milliards de personnes et le revenu moyen par habitant s’élevant, à l’échelle mondiale, pour rejoindre celui de l’OCDE aujourd’hui (40 000 USD).

Si aucune action concrète n’est prise pour relever ces défis, il est probable que l’accroissement prévu de l’extraction et du traitement de matières premières telles que la biomasse, les combustibles fossiles, les métaux et les minerais non métalliques aggrave la pollution de l’air, de l’eau et des sols, et concoure notablement au changement climatique. La diminution progressive des activités manufacturières au profit des activités de services et l’amélioration permanente de l’efficience de l’industrie, qui limitent la consommation de ressources par unité de PIB, ne l’empêcheront pas. Sans elles, les pressions exercées sur l’environnement seraient pires encore. Les projections prennent aussi en compte la stabilisation de la demande en Chine et dans les autres économies émergentes, le boom des infrastructures y touchant à sa fin.

«Programmation énergétique: savoir aller contre le vent»

lopinion.fr


Jean-Pierre Chevènement

@lopinion.fr

« Les raisins de la misère » : comment les grands crus du Bordelais prospèrent sur une pauvreté extrême

par Nolwenn Weiler

 

A l’ombre des luxueux châteaux du Bordelais se cache une pauvreté et une injustice saisissantes. C’est ce que révèle une enquête de la journaliste Ixchel Delaporte. Les saisonniers qui s’échinent dans la vigne, indispensables à la bonne tenue d’un grand cru, sont sans cesse plus précarisés. Les habitants les plus pauvres – chômeurs, mères célibataires, malades des pesticides... – ne voient pas les retombées économiques du négoce et du tourisme. Pire : ils doivent se rendre invisibles. Les raisins de la misère, titre du livre écrit par la journaliste, révèle aussi le lobbying des grands domaines pour conserver leurs privilèges, notamment fiscaux. Entretien.

Basta ! : Dans le Bordelais, une région de production vinicole particulièrement réputée, on trouve aussi, dites-vous, un « couloir de la pauvreté », peuplé de personnes qui habitent parfois de véritables taudis, et peinent même à se nourrir... Qui sont ces femmes et ces hommes ?
Ixchel Delaporte [1] : identifié par l’Insee en 2011, ce « couloir de la pauvreté » forme en réalité un croissant qui contourne Bordeaux et son agglomération par le nord-est [2]. Ce couloir est empli de vignes, celles des grands crus et des châteaux. Au nord, on trouve par exemple le très connu Château Lafite Rothschild [dont les bouteilles s’arrachent jusqu’à 1000 euros pièce, ndlr], un peu plus loin, le long de la Garonne, la région de Saint-Émilion, et plus au sud, vers la fin du couloir, le Sauternais…
Au milieu de ces hauts lieux du luxe vivent des gens dont les taux de pauvreté individuelle sont si élevés qu’ils sont comparables à ceux des régions les plus pauvres de France : le Nord-Pas-de-Calais et le Languedoc Roussillon. Dans certaines petites villes ou villages, le taux de chômage atteint 25 %, les taux de RSA sont parfois supérieurs à 30 %, et les familles monoparentales sont très nombreuses. On trouve également des personnes qui sont en situation de grande pauvreté et qui ne sont même pas dans les radars des institutions ! Je pense notamment aux travailleurs saisonniers étrangers sans-papiers, de plus en plus précaires, du fait de l’augmentation de la sous-traitance des travaux viticoles.