jeudi 19 juillet 2018

Feu vert du Sénat à la construction d'éoliennes sur les îles bretonnes

Par Le Figaro.fr avec AFP
Publié le 18/07/2018

Commentaire : la "pandémie" éolienne au-delà des flots !😡 Mais qui paiera les dégâts?
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Le Sénat a donné son feu vert mercredi à la construction d'éoliennes sur les territoires alimentés en électricité par des groupes électrogènes fonctionnant au fioul, satisfaisant ainsi une demande des élus bretons.
Les sénateurs ont adopté deux amendements voisins en ce sens de Michel Canevet (UC, Finistère) et Joël Labbé (écologiste, appartenant au RDSE, Morbihan) au projet de loi sur l'évolution du logement, de l'aménagement et du numérique (ELAN).
"Notre pays comprend des territoires comme les îles de Sein et d'Ouessant, alimentées par des groupes électrogènes fonctionnant au fioul", a souligné M. Canevet. "La réglementation en vigueur rend difficile la mise en place d'une production d'énergie renouvelable dans ces territoires exigus", a-t-il ajouté en soulignant l'intérêt d'un "mix énergétique à partir d'éoliennes, de solaire et peut-être d'hydroliennes pour préserver la qualité de l'air".
"Ces îles non connectées sont alimentées par des centrales au fioul", a plaidé M. Labbé. "Cette dérogation à la loi Littoral, encadrée, nous semble pleinement justifiée si l'on veut que ces îles restent des lieux de vie", a-t-il dit.

En revanche, le ministre de la cohésion territoriale Jacques Mézard a donné un avis défavorable. "N'ouvrons pas la boîte de Pandore", a-t-il dit. "Ces amendements montrent bien qu'il y a toujours une bonne raison de vouloir une dérogation ! Si on les prenait toutes en compte, il n'y aurait plus de loi Littoral".
"Je vous rassure, ce n'est pas la mafia bretonne vertueuse qui est à l’œuvre", lui a répondu Françoise Gatel (UC, Ille-et-Vilaine). "Refuser toute construction, c'est condamner ces îles à la désertification! N'opposons pas la loi Littoral et transition énergétique", a-t-elle lancé.

Entamé mardi, l'examen en première lecture du projet de loi ELAN déjà adopté à l'Assemblée est prévu pour durer jusqu'au 24 juillet au Sénat. Mais, a mis en garde la présidente de la commission des Affaires économiques Sophie Primas (LR), "au rythme où nous allons, à dix amendements par heure, il nous reste 80 heures de débat". Plus de 1.100 amendements ont été déposés sur le texte.

Un tiers des dirigeants du CAC 40 sont issus de la sphère publique

Laurie Debove
18 juillet 2018 

Face à cette imbrication publique/privée de plus en plus forte, que devient réellement le rôle de régulation de l’Etat ? Est-il encore en mesure de faire respecter les intérêts publics et d’encadrer les comportements des multinationales ?


Dans son « Véritable Bilan Annuel des Grandes Entreprises Françaises », l’Observatoire des Multinationales met en lumière une particularité française : le mélange de plus en plus fort entre grandes entreprises et haute fonction publique. Les allers/retours de nos dirigeants entre ces deux mondes se font désormais sans complexe, malgré les conflits d’intérêts qu’ils engendrent.
Publié par l’association Alter-médias, l’Observatoire des multinationales a été créé pour aller plus loin que les rapports de communication des grandes entreprises, et vérifier leurs impacts de façon indépendante. Sous la responsabilité éditoriale d’Olivier Petitjean, « Le vrai bilan du CAC 40 » analyse donc les pratiques des multinationales françaises par rapport à des exigences sociétales au sens large, et non selon les seuls intérêts de leurs dirigeants et actionnaires. Parmi les nombreux impacts des entreprises du CAC 40 dans la société française, ce bilan s’intéresse notamment aux « complaisances et conflits d’intérêts » générés par la frontière de plus en plus floue entre le monde privé et public.

mercredi 18 juillet 2018

L’auteur jeunesse Philippe Dumas publie « La grande faucheuse », pamphlet contre les éoliennes

https://www.paris-normandie.fr
Publié 17/07/2018


Philippe Dumas présente « La grande faucheuse », son pamphlet contre les éoliennes


Des textes manuscrits pour dénoncer l’incidence des éoliennes sur les paysages

Philippe Dumas, l’un des grands auteurs contemporains pour la jeunesse, vient de publier La Grande Faucheuse, un pamphlet contre les éoliennes qui « viennent polluer » les paysages normands qu’il affectionne tout particulièrement.

« Je reproche aux éoliennes leur impact sur le paysage, ça donne tout de suite un côté industriel. La nuit ça clignote et ça nous vole des espaces qui appartiennent à tous et qui sont notre richesse, observe-t-il. Qui ose accaparer le ciel, la terre et la mer ? Le gigantisme des éoliennes déshonore la campagne et fait de la nature une boîte à outils. On se demande par quels prodiges d’incompétence, d’ignorance, d’aveuglement et d’avidité, on a réussi l’exploit de vandaliser l’univers de Courbet et de Monet pour y planter des tourniquets. »

Un infatigable militant
Philippe Dumas a écrit et illustré de nombreux albums et ne cache pas sa fierté d’avoir été le premier, au début des années 70, à aborder des sujets réputés tabous pour les livres d’enfant à savoir le sexe, l’argent ou la mort. Âgé aujourd’hui de 77 ans, ce côté militant et provocateur ne l’a jamais quitté. Amoureux et défenseur de Dieppe et de la région où il a passé sa jeunesse, il avait milité, avec ses dessins, contre la destruction de la gare maritime et la construction de la gare en verre du Seajet.

La Grande Faucheuse, édité chez Élisabeth Brunet, libraire à Rouen, comprend 36 pages de textes et dessins manuscrits réunis dans un livre non broché qui est à lui seul une œuvre d’art. Il a été imprimé sur papier Conqueror vergé en deux tons ocre et noir au format in-folio sous couverture à rabats. En édition limitée à seulement 333 exemplaires, les 33 premiers sont numérotés et signés par l’auteur.

Infos pratiques
« La grande faucheuse » de Philippe Dumas. Pris : 35 €. (70 € pour les exemplaires numérotés). Librairie Élisabeth Brunet, 70, rue Ganterie, à Rouen. Tél. 02 35 98 63 06.

Maison de la Presse de Dieppe ou via le site Internet
: www.librairie-elisabeth-brunet.fr

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Dans le Lot, les résidus de la méthanisation polluent les sols

Jean-Louis Lasserre
Jean-Louis Lasserre est ingénieur retraité et vit dans le Lot.

Commentaire : quand il y a un doute, il n'y a pas de doute !
Stoppons la destruction du monde rural !


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une unité de méthanisation des effluents d’élevage à Mayrac, dans le Lot. Wikipedia (GrandBout/CC BY-SA 4.0)

Le Lot connaît un fort développement de la méthanisation, ce procédé de production de gaz à partir de déchets organiques. Or, selon l’auteur de cette tribune, la solution choisie dans le département d’épandage massif des résidus menace directement la faune et les eaux potables.
Le Lot subit un fort développement de la méthanisation. Ces unités sont de type industriel (Bioquercy à Gramat ; 64.000 tonnes d’intrants), ou semi-industriel (Mayrac : 14.500 tonnes). Quatre autres (68.000 tonnes au total) sont en cours d’étude. Ces unités produisent du biogaz, transformé en l’électricité, avec production d’eau chaude et de digestat. Ce dernier, résidu du processus de méthanisation, est stocké puis épandu.

Ce digestat brut liquide est la forme la moins élaborée, la moins coûteuse et la plus impactant pour les sols très peu épais sur les calcaires du causse. Il est partiellement « hygiénisé », c’est-à-dire qu’il n’est pas dénué de tout germe pathogène agressif (kystes de parasites, Bacillus cereus et clostridies), de virus émergent, ni de résidu d’antibiotiques. Assimilé à un engrais, il vient en substitution des engrais minéraux et des lisiers, sans toutefois les remplacer complètement. Il est très sensible au ruissellement. La surface totale concernée dans le Lot englobe plus de 10.000 ha. Son épandage constitue une menace majeure pour les eaux souterraines et nos captages AEP (alimentation en eau potable), parce qu’une partie de ces produits a toutes les chances d’être lessivée et entraînée rapidement dans l’eau souterraine, origine exclusive de l’eau du robinet de tout le département du Lot.


Le type de digestat répandu dans le Lot

Des experts du secteur hydroélectrique appellent à ne pas privatiser les barrages

par Nolwenn Weiler
17 juillet 201

La mise en concurrence des barrages hydroélectriques français est « dangereuse » et « antinomique de l’intérêt général ». C’est la conclusion d’un récent rapport du syndicat Sud énergie rédigé à la demande de la députée socialiste Marie-Noëlle Battistel, très impliquée sur le sujet de par l’important nombre de barrages sur sa circonscription, située en Isère. Présenté à la mi-mai aux députés, ce rapport entend peser sur la possible décision estivale d’en finir définitivement avec la gestion publique des barrages, lors des discussions qui se tiendront dans le cadre de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Cela fait dix ans déjà que la pression monte sur le sujet, et elle s’est accrue en octobre 2015, lorsque la Commission européenne a mis en demeure la France, considérant que les retards pris dans la mise en œuvre de l’ouverture à la concurrence du secteur hydroélectrique renforçaient la position dominante d’EDF. En octobre dernier, le gouvernement d’Édouard Philippe a répondu à l’intersyndicale du secteur, vent debout contre la privatisation des barrages, que l’ouverture à la concurrence restait bien d’actualité.

Un système public totalement amorti
Bâti pour l’essentiel au sortir de la Seconde Guerre mondiale, le système hydroélectrique français est totalement amorti. Représentant un peu plus de 12 % de la production électrique du pays, les barrages offrent une source d’énergie renouvelable disponible à tout moment, qui permet d’assurer une continuité d’offre électrique face aux pointes de consommation ou face aux intermittences de production de l’éolien et du solaire. « L’hydroélectricité, c’est le poumon du système électrique, analyse Jean Fluchère, ancien délégué général EDF Rhône Alpes. Quand une tranche nucléaire connaît un arrêt automatique, en un temps très court, les capacités de démarrage instantané de l’hydroélectricité permettent de sauver le réseau et de contrer la baisse de fréquence engendrée. »
Les barrages français remplissent de nombreuses autres fonctions : gestion des crues et des sécheresse, besoins en irrigation et arrosage du secteur agricole, lâchers d’eau pour les sports d’eau vive… Ils recouvrent également des enjeux d’accès à l’eau potable, ainsi que des enjeux industriels via la sécurisation du refroidissement des centrales nucléaires. Quel acteur privé acceptera de prendre en compte la totalité des ces missions ? Le rapport pose la question. Les auteurs soulignent par ailleurs qu’il existe un risque réel de perte des compétences — multiples et très pointues — qu’exige la gestion du système hydroélectrique, et que les agents EDF ont acquis et capitalisé ces 40 dernières années. « En recherchant le profit à court terme, les métiers de spécialistes vont disparaître », avertit le rapport, qui estime par ailleurs que le secteur privé est inadapté aux coûts très élevés qu’exige ce type d’ouvrages, ainsi qu’au temps long que suppose leur entretien : les barrages vont durer plusieurs siècles et exigent pour cela une maintenance soigneuse et continue.

Nos voisins conservent la gestion publique de leurs barrages
Dans son rapport, le syndicat Sud énergie demande l’arrêt du processus en cours de mise en concurrence des concessions par une prise de position claire, ferme et argumentée du gouvernement français. Pour appuyer leurs demandes, les auteurs du rapport citent l’exemple de nos voisins allemands qui ont exclu leurs barrages de la concurrence. Les concessions sont octroyées par les Länder pour une durée de 40 à 80 ans. Et la commune dispose d’un droit de veto sur tout nouvel exploitant. La Suède, dont un des opérateurs lorgne les barrages français, a mis ses barrages sous le régime de l’autorisation publique. En Norvège, les exploitations hydrauliques sont obligatoirement accordées à une structure publique pour une durée illimitée. En Autriche, les concessions sont accordées pour une durée de 60 à 80 ans. En Italie, les concessions attribuées à l’ Enel, l’électricien historique, sont toutes maintenues au moins jusqu’en 2029. Face à l’apparente intransigeance des institutions européennes, il semble bien y avoir de vraies marges de manœuvre.

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L’OTAN en pleine cacophonie énergétique

Par Samuele Furfari




 
By: EU2017EE Estonian Presidency - CC BY 2.0

Le monde de l’énergie est plus divisé que jamais parce que ce ne sont plus de décisions rationnelles basées sur le prix et la transparence qui prévalent.
Il y a des jours où les grandes décisions s’entrechoquent. Ces 11 et 12 juillet 2018 ont été riches en évènements et ont mis au jour la cacophonie qui règne parmi les membres de l’OTAN en matière de politique énergétique.

Si le dossier le plus chaud et le plus médiatisé a été celui du financement du budget de la défense des pays membres, la question énergétique était non moins présente. Les prises de positions, parfois exprimées dans un langage peu diplomatique, ont démontré que chacun fait ce qui lui plaît en matière d’énergie. Comme le précise l’article 194.2 du Traité de Lisbonne, même au sein de l’UE les États membres ont le choix de leur bouquet énergétique, ce qui implique une non-ingérence de la part de Bruxelles ou des États voisins. Les intérêts économiques en jeu sont si importants que lorsqu’on y ajoute d’autres informations en matière d’énergie comme celles qu’on a entendues ces derniers jours, on est en droit, me semble-t-il, de parler de cacophonie.
Le président Trump s’en est pris vertement à l’Allemagne qui entend construire une deuxième connexion gazière directe avec la Russie à travers la mer Baltique, allant jusqu’à accuser Berlin d’être « aux mains de la Russie ». Le projet de gazoduc Nord Stream, d’une capacité de 55 milliards de m3 par an et opérationnel depuis 2014, a été porté par les gouvernements russe et allemand grâce au soutien déterminé de l’ancien chancelier Gerhard Schröder. Ce dernier est à présent fortement impliqué dans des entreprises énergétiques russes.
Madame Merkel s’est engagée à construire le Nord Stream 2, également d’une capacité de 55 milliards de m3. La Commission européenne s’est opposée à cette nouvelle construction au motif que la sécurité d’approvisionnement énergétique ne serait pas assurée en raison du niveau trop élevé de dépendance envers un seul fournisseur – la Russie en l’occurrence. Cinq autres membres de l’Alliance militaire se sont également élevés contre ce projet de gazoduc du partenaire allemand : la Pologne, la Slovaquie, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie.

mardi 17 juillet 2018

En Guadeloupe, les ouvriers de la banane malades d’un pesticide dévastateur et oubliés de l’État français

par Samy Archimède


Commentaire :

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Pendant plus de deux décennies, le chlordécone, un insecticide ravageur, a contaminé la quasi totalité de la population antillaise. Malgré son interdiction définitive il y a 25 ans, ce puissant perturbateur endocrinien utilisé dans les bananeraies ne disparaîtra pas des sols de Guadeloupe et de Martinique avant plusieurs siècles. Les premiers touchés sont les ouvriers agricoles. Ils sont pourtant les grands laissés pour compte de ce scandale sanitaire. Certains ont décidé de lever le voile sur leurs conditions de travail. Ils veulent que leurs problèmes de santé, dont de nombreux cancers de la prostate et leucémies, liés aux différents pesticides employés et à la pénibilité du métier, soient enfin reconnus comme maladie professionnelle. Reportage en Guadeloupe.

Il est 15 heures à Capesterre-Belle-Eau, « capitale » de la banane en Guadeloupe. Ce lundi de Pentecôte, une vingtaine d’ouvriers ont pris place sur les bancs du petit local de la CGT Guadeloupe (CGTG), près du stade. Ils sont venus témoigner de la pénibilité de leur travail, et parler du chlordécone, un insecticide extrêmement toxique utilisé jusque dans les années 1990 dans les plantations antillaises. Mais les visages restent fermés et les mots ne sortent pas. « Camarades, lâchez-vous ! Il y a un journaliste parmi nous ! », lâche en créole Jean-Marie Nomertin, le secrétaire général de la CGTG, syndicat majoritaire dans le secteur de la banane.
Quelques minutes plus tôt, une femme avait rompu le silence. Elle s’était avancée, le regard fixe et déterminé, pour raconter son histoire. Le récit d’une vie d’ouvrière de la banane : 32 ans au service de la plus grosse plantation de l’île, la SA Bois Debout, dirigée aujourd’hui par Guillaume Block de Friberg, l’héritier des Dormoy, grande famille de propriétaires, installée en Guadeloupe depuis 1870. Pendant 20 ans, Marie-Anne Georges a épandu à la main, « sans masque, avec juste un gant et un seau », plusieurs types d’insecticides extrêmement toxiques, dont le Képone et le Kurlone, les deux formules du chlordécone utilisées aux Antilles. Jusqu’à ce qu’elle tombe malade, d’un cancer du sang.

L'information mutilée


Commentaire : chez nos amis suisses comme partout ailleurs, une majorité de journalistes adoptent le même comportement dès qu'il s'agit d'aborder des sujets scientifiques, techniques, énergétiques, agricoles, etc. Loin d'effectuer un travail d'enquêtes et d'investigations, ils se contentent de répéter des éléments de langage forgeant la légende véhiculée par un ministre, un lobby, des ONG et autres associations pseudo écolos qui ont pignon sur rue. Il en va ainsi de l'éolien comme des OGM, du glyphosate, du nucléaire, etc. La presse et les médias, le quatrième pouvoir? À voir...
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Un exemple allemand que j'ai déjà montré, tellement il est représentatif de ce que signifie ouvrir les territoires à l'industrie éolienne! 

Un jeune homme me racontait qu'il aimait voir des éoliennes érigées dans les paysages comme un élément "dérangeant" la normalité. Jolie naïveté que je ne peux que comprendre, j'aimais bien aussi les trois éoliennes au-dessus des Breuleux qui ont précédées les 16 monstres d'aujourd'hui... Je lui ai fait remarquer que la multiplication des éoliennes constituait au final un uniforme et que la nature en elle-même était mille fois plus "dérangeante" de la normalité que ces tubes ailés à l'échelle industrielle!

Inde : Bangalore, histoire d’une ville au bord de la faillite écologique

Sébastien Daycard-Heid,
Bangalore
 Publié vendredi 13 juillet 2018

 
Égout à ciel ouvert, le lac de Bellandur recueille 60% des eaux sales de la ville. Lors de fortes pluies, une mousse toxique se forme à sa surface.
© Laurent Weyl


Bangalore, la Silicon Valley indienne, est confrontée à de graves pénuries d’eau. Depuis vingt ans, la ville vit sous perfusion grâce à ses nappes phréatiques dont l’épuisement est prévu en 2025. Reportage dans une ville au bord de la faillite écologique.
Avec leurs alignements de résidences immobilières sécurisées à la végétation luxuriante et aux noms évocateurs – Strawberry Fields, Tuscany, Bellevue, Napa Valley ou Dream Acres –, les rives des lacs Bellandur et Varthur dans l’est de Bangalore ressemblent à première vue à un rêve pour classes moyennes, vendu sur papier glacé à des familles et des retraités. Mais la réalité est moins séduisante.
Gigantesque égout à ciel ouvert qui collecte 60% des eaux sales de la mégalopole, Bellandur est devenu au fil des années un cloaque nauséabond. Désormais, quand le courant qui alimente le lac s’intensifie, une mousse blanche se forme à la surface des flots gorgés de détergents. Les jacinthes d’eau prolifèrent, entraînant la mortalité des poissons et la formation de méthane qui souvent même enflamme le lac de manière très spectaculaire. «Je fais appel à un camion-citerne pour l’eau domestique et je dois rester chez moi à cause de l’odeur, s’emporte Richard, un résident. L’eau du robinet est tellement chlorée qu’elle en devient imbuvable. Après six mois passés ici, je vais bientôt déménager
Cette mousse blanche n’est qu’un exemple parmi d’autres du mal tragique qui frappe Bangalore: l’eau douce est devenue une denrée rare et chère, et la ville est au bord de la faillite écologique. Pendant des siècles, la cité fut pourtant verte et luxuriante. Mais des 600 lacs creusés par Kempe Gowda, le maharadjah de Mysore, afin de retenir les eaux de pluie, seuls 60 subsistent aujourd’hui.

lundi 16 juillet 2018

Le coût du soutien aux énergies renouvelables va augmenter en 2019

AFP
mhc/fka/maj

Le gendarme de l’énergie a évalué à 7,78 milliards d’euros pour 2019, en hausse de 4% par rapport à la prévision pour 2018, le montant des charges qui permettent notamment de financer le soutien public aux énergies renouvelables.

Ces charges de service public de l’énergie (CSPE) sont évaluées par la Commission de régulation de l’énergie (CRE), et doivent servir à couvrir les missions de service public assurées par l’opérateur historique EDF, dont celles liées au rachat à un prix bonifié de l’électricité d’origine renouvelable, et à la péréquation tarifaire en outre-mer.
Dans sa délibération publiée lundi, la CRE, note aussi que ce montant de 7,78 milliards d’euros représente une hausse de 12% du montant constaté au titre de l’année 2017.

Les mines vont-elles envahir la France ?

 Revue Z

  Commentaire : un mal pour un bien pour l'opinion publique? À suivre...

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Les huit courts chapitres du livre « Mauvaises Mines. Combattre l’industrie minière en France et dans le monde » dévoilent les menaces du « renouveau minier » français, les pollutions qu’il implique, ses faux-semblants écologiques et ses tentatives d’échapper au débat public.

Présentation du livre par son éditeur
Argent dans la Sarthe, antimoine en Vendée, or dans la Creuse, tungstène en Ariège… le sous-sol français recèlerait bien des trésors. Depuis quelques années, de nombreux permis exclusifs de recherche (PER) sont octroyés à quelques aventuriers de l’industrie minière. Objectif affiché : fournir en métaux le monde de demain, ses grands projets d’infrastructures, son marché de l’armement, sa « croissance verte » faite d’une multitude d’objets high-tech, de voitures électriques et de parcs éoliens.

Non sans humour, les huit courts chapitres de cet ouvrage documenté dévoilent les menaces du « renouveau minier » français, les pollutions qu’il implique, ses faux-semblants écologiques et ses tentatives d’échapper au débat public.

Du Pays basque à la Bretagne en passant par la Guyane, les résistances et les propositions d’alternatives se multiplient. Ce livre est un appel à les rejoindre.

Mauvaises Mines. Combattre l’industrie minière en France et dans le monde, de revue Z, avril 2018, 8 €.

Haute-Marne : la députée Abba franchement pour la transition énergétique, destructrice de la ruralité française





 

La Haute-Marne tient en Mme Abba un des membres du club de la destruction de la ruralité française, fondé en 2000 par les "verts" et qui depuis 2017, a M. Lecornu comme Grand maître de cérémonie.
Notre députée, sans véritable conviction politique, mais avec un grand sens de l'opportunisme, passée de divers droite à LREM en 2017, soutient sans surprise la politique énergétique de son patron de président, auquel elle doit son siège de députée. N'oubliant jamais quand l'occasion se présente de réciter son bréviaire, pseudo écolo. Ainsi, comme tous ceux de son "espèce",  elle s'apprête en un mandat, à détruire le Pays de l'eau et le Paradis des Paysages façonnés par des siècles d'Histoire, ainsi que la culture et le patrimoine qui les accompagnent. Et pour parapher Louis XV ou Mme de Pompadour, nous pouvons dire : " Après elle... le déluge !"

Ainsi, sacrifiés :
  • la santé et le quotidien des haut-marnais,
  • la diversité des ressources naturelles,
  • les vallons, les forêts, les écrins de verdure, etc.
  • l'attractivité de notre territoire,
  • la valeur du bien immobilier de M.tout le monde,
  • le Climat. 
Et bienvenue : 
  • aux centaines d'aérogénérateurs,
  • à la vingtaine de méthaniseurs,
  • à l'artificialisation des terres agricoles,
  • aux milliers de m3 de béton et de ferraillage enfouis dans le sol, 
  • à la pollution des cours d'eau,
  • à la destruction des paysages et de la biodiversité,
  • au gaz afin de pallier l'intermittence,
  • aux émissions de CO2,
  • à la facture exponentielle d'électricité, 
  • etc.

Haut-marnais, c'est pour quand le réveil ! DÉGAGEONS-LA !

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Avis de tempête sur la distribution britannique

Danièle Pederzoli 

15 juillet 2018
Professeur de Marketing et directeur des programmes en distribution, Neoma Business School
Déclaration d’intérêts
Daniele Pederzoli  ne travaille pas, ne conseille pas, ne possède pas de parts, ne reçoit pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'a déclaré aucune autre affiliation que son poste universitaire. 


 
Fondés en 1928, les magasins British Home Stores ont fermé en 2016. NIKLAS HALLE'N/AFP

Les crises en série qui affectent les entreprises de la grande distribution britannique semblent être les symptômes d’un changement de paradigme plutôt que de perturbations temporaires.
Pour ne rappeler que les débâcles les plus importantes on peut citer la disparition de BHS, la faillite de Toys ‘R’ Us suite à la mise en liquidation de la maison mère américaine, les grandes difficultés dans lesquelles se trouvent empêtrées Claire’s et New Look, les réductions d’effectifs de la part de Tesco, Sainsbury’s et Asda, mais aussi la récente annonce de House of Fraser qui va fermer plus de la moitié de ses grands magasins.
Si toutes ces situations ont des causes en partie différentes, quatre points communs témoignent de tendances de fond pour la distribution britannique, et devraient également faire réfléchir les entreprises françaises… 

Des contraintes structurelles qui pèsent sur le pouvoir d’achat
La première cause de ces crises à répétition est structurelle : il s’agit de la pression qui s’accroît sur les classes moyennes dans plusieurs pays européens. Sur ce point, la situation de la Grande-Bretagne est particulière, car le pays a été fortement touché par la grande crise de 2007/2008. Le pouvoir d’achat en termes réels n’a pas progressé depuis au moins une dizaine d’années. À cette tendance s’ajoutent les conséquences du Brexit. La dépréciation de la livre sterling, surtout, a entraîné une augmentation des coûts de tous les produits importés. On comprend donc facilement que le pouvoir d’achat des consommateurs est sous pression et que des arbitrages importants sont nécessaires.
Cette pression sur le pouvoir d’achat s’est notamment traduite par le développement, depuis 2007/2008, des formats discount : les discounter allemand Aldi et Lidl étaient présents dans le pays depuis des décennies, mais ils n’avaient jamais vraiment percé jusqu’à la grande crise. Les deux entreprises sont actuellement à l’offensive sur le marché britannique, grâce également à de nouvelles stratégies de localisation et d’assortiment qui correspondent mieux aux attentes des consommateurs. Par ailleurs, dans le même temps, d’autres chaînes à petit prix ont émergé, comme Poundland ou Poundworld. Celles-ci remettent au goût du jour la formule du « magasin à prix unique », qui semblait avoir été oubliée à la fin des années 1960.

samedi 14 juillet 2018

14 Juillet d’Éric Vuillard, un extrait

http://www.contretemps.eu
Éric Vuillard
Avec l’aimable autorisation de l’auteur et des éditions Actes sud





 



 Éric Vuillard, 14 juillet, Marseille, Actes Sud, 2016, 208 p.
La rue Saint-Antoine éventre la Bastille. On dirait qu’un immense bélier s’apprête à la forcer. De toutes parts, la ville abonde, ruisselle. On se cache des coups de feu ; il y a des gens derrière chaque porte de la rue des Remparts, sous tous les arbres de la grande allée de l’Arsenal, derrière chaque tas de bois de la rue des Marais. La Bastille est enveloppée par l’humanité. Mais ce ne sont pas les hordes débonnaires qui vont au champ de foire et s’en reviennent ; c’est une multitude armée de piques, de broches, de sabres rouillés, de haches, de vieux canifs, de mauvais fusils, de pilums et de tournevis. Les armes étincellent, dans un brouhaha extravagant, confusion de voix et de cris.

Italie : les mains de la "Ndrangheta sur l'énergie éolienne

Filomena Fotia
12 juillet 2018
Version originale

Opération extensive "Way with the Wind" des Carabinieri de Religion Calabria, en exécution d'un ordre d'application de mesures de précaution contre 13 personnes, tenues responsables, pour diverses raisons, association de type mafia, extorsion, concurrence illégale avec violence ou menace et dommages, aggravée par la méthode ou les buts mafieux, et induction indue à donner ou promettre des avantages.

Les activités d'investigation ont permis de vérifier l'infiltration systématique de la côte calabraise dans les travaux nécessaires à la construction des parcs éoliens dans les provinces de Reggio Calabria, Catanzaro, Crotone et Vibo Valentia. Au cours de l'enquête, de nombreux incidents d'extorsion contre les entreprises clientes ont été documentés.

Dans le cadre de l'opération, parmi les personnes arrêtées se trouvent le maire de Cortale (CZ), Francesco Scalfaro, 59 ans, 6 entrepreneurs et 6 entreprises ont été saisis pour une valeur de 42 millions d'euros.

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Les maladies cardiaques et Tchernobyl

Sylvestre Huet

La contamination radioactive de vastes territoires autour de la centrale nucléaire de Tchernobyl provoque t-elle aujourd’hui une augmentation des maladies cardiaques, en particulier des arythmies cardiaques chez les enfants ?
Oui, ont affirmé très fortement des scientifiques, en particulier Youri Bandajevsky. Et de nombreux moyens d’informations. Comme France Inter, Epoch Times, ou la RTBF qui titrait «Près de Tchernobyl, l’inquiétante fréquence des arythmies cardiaques». Cette crainte était fondé sur l’expérience de maladies autres que des cancers chez les victimes survivantes des bombardements nucléaires américains au Japon en 1945, mais aussi sur les « liquidateurs », les personnes qui sont intervenues à Tchernobyl après l’accident de 1986. Aussi, était-il logique que l’on se demande si la contamination en césium-137 qui touche de nombreuses populations, à des niveaux nettement plus faibles, dans les zones touchées par les retombées radioactives, pouvait avoir provoqué le même phénomène. Et les personnes et la presse qui l’affirmaient semblaient enfoncer une porte ouverte.

Mais cette crainte était-elle fondée ?
Eh bien non, répond une étude franco-russe, publiée dans le BMJ, British medical journal. Une étude au long cours, menée de 2009 à 2013 dans la région de Bryansk, en Russie. Elle a consisté à comparer la prévalence des arythmies cardiaques chez près de 18 000 enfants, de 2 à 18 ans, séparés en deux groupes. Un groupe « témoin », de 8 881 enfants, vivant sur des territoires considérés comme non contaminés et où la teneur en césium-137 des sols est inférieure à 37.000 becquerels par mètre carré. Et un groupe exposé, de 8 816 enfants, vivant sur des territoires où cette teneur est supérieure à 555.000 becquerels par mètre carré. Chaque enfant a subi trois examens (ECG, échocardiographie et mesure de la contamination en césium-137 corps entier). Et certains ont en outre été examinés plus avant (paramètres cardiaques sur 24h et analyses de sang).


Infographie montrant la zone de l’étude, tirée de la présentation qu’en fait AKTIS, le journal de la recherche à l’ IRSN.

Les résultats ? Sur les 18 152 enfants examinés, 2 526 présentaient des arythmies cardiaques. Mais la prévalence dans les deux groupes contredit la thèse d’une influence de la contamination au césium-137. Elle est en effet de 13,3% dans le groupe exposé… et de 15,2% dans le groupe témoin, non exposé. Et si l’on mesure la contamination réelle de chaque enfant, la prévalence chez ceux montrant une contamination est de 14,5% contre 14,2% pour ceux qui ne montrent pas de contamination, une différence non significative.

La solidité de l’étude semble autoriser une conclusion forte. Les contaminations actuelles ne provoquent pas de telles arythmies cardiaques. Et les affirmations inverses antérieures provenaient d’observations mal conduites. Ainsi, la conséquence directe majeure sur les enfants (jusqu’à 18 ans) de la contamination radioactive lors de l’accident demeure les près de 7 000 cas de cancers de la thyroïde observés à la fin des années 1980 et au début des années 1990 – traités par ablation de la thyroïde et un traitement compensatoire à vie – parmi les populations proches de la centrale et les plus contaminées en 1986.

L’article du BMJ est ici.
► Des explications sur les cancers de la thyroïde dus à l’accident de Tchernobyl.
► L‘augmentation des diagnostics de cancers de la thyroïde dans le monde s’explique surtout par un sur-diagnostic (étude parue dans le New England Journal of Medecine).

php

Privatisation des barrages français: un acte de haute trahison

Par Bertrand ROUZIES
Blog : Le blog de Bertrand ROUZIES
16 juin 2018

Le gouvernement Philippe, naufrageur de l’intérêt général, a capitulé sans combattre devant une vieille exigence de la Commission européenne. La France sera le seul pays européen à affaiblir un secteur vital en pleine phase de transition vers un nouveau modèle énergétique. Un crime irrémissible contre l’avenir.



Conduite forcée du barrage du Pouget (Aveyron, vallée du Tarn). © EDF 

Il fallait s’y attendre. Confier la clef des communs à un transfuge de la banque Rothschild et à un ancien directeur des affaires publiques (autrement dit lobbyiste) d’Areva pour contrer une idéologie d’extrême droite dont on voit bien qu’elle infuse bien au-delà du parti qui l’incarne et s’accommode volontiers du régime néolibéral, sinon l’étaye, c’est comme affecter Renard le goupil et Grimbert le blaireau à la garde de la bergerie pour décourager les entreprises d’ Ysengrin le loup : la tentation est trop forte, pour chaque prédateur, de se payer sur l’agneau, en bonne entente avec les autres.

Histoire d’une forfaiture politique
Le 7 février dernier, le gouvernement Philippe, après avoir fait savoir en automne 2017 à l’ interfédérale des salariés du secteur hydroélectrique français qu’il ne trouvait rien à redire au principe, a donc acté la privatisation. D’ici 2022, 150 des plus grands barrages (plus de 20 mètres de haut) devraient être vendus, pour une puissance totale de 4,3 GW équivalant à celle de trois réacteurs nucléaires de nouvelle génération. Le reliquat du parc public, sauf effondrement global, sera mis à l’encan avant 2050. EDF, société détenue à 83,5 % par l’État, gère 85 % des 433 concessions du pays (une concession représente un ou plusieurs barrages raccordés à une même centrale électrique). Engie et des structures régionales comme la Compagnie nationale du Rhône ou la Société hydroélectrique du Midi se partagent les 15 % restants.


Centrales hydrauliques en France. © EDF 

Cela faisait dix ans que la Commission européenne réclamait cette privatisation, avec un acharnement spécial et suspect de la part de la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager depuis sa nomination en 2014. Macron et Philippe l’ont signée, sans l’ombre d’une hésitation. Il s’agit de mettre fin à l’abus de « position dominante » d’EDF, incompatible avec l’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. On n’est plus à une incohérence près. Le secteur nucléaire, réputé stratégique mais en faillite, on n’y touche pas ; en revanche, le secteur hydroélectrique, très profitable mais réputé non stratégique par notre tandem, on peut le vendre à la découpe. Les charognards rôdent depuis longtemps et se sont fait connaître : E.ON (Allemagne), Enel (Italie), Vattenfall (Suède) et Alpiq (Suisse), entre autres. Sous la mandature présidentielle précédente, certains avaient au moins fait mine de résister. Les ministres socialistes Delphine Batho et Ségolène Royal, par exemple, avaient tenté de trouver un moyen terme en proposant de créer des sociétés d’économie mixte pour opérer les petits barrages : la puissance publique y aurait conservé une minorité de blocage de 34 % pour encadrer les éventuels repreneurs privés. Le 16 mai 2014, un décret, le no 2014-479, avait même étendu à de nouveaux secteurs de l’énergie, de l’eau, des transports, des télécommunications et de la santé publique les pouvoirs du décret no 2005-1739, qui portent sur la possibilité donnée au gouvernement de mettre un veto sur des investissements étrangers qui portent atteintes aux intérêts stratégiques. Delphine Batho eût souhaité une renationalisation d’EDF, idée hérétique que Bercy s’empressa d’étouffer dans l’œuf. Vains contre-feux. En juin 2015, la Commission européenne, pas dupe de ces manœuvres, a estimé qu’elles contrevenaient à son credo de la concurrence « libre et non faussée » et a sommé Paris « d’accélérer l’ouverture à la concurrence des concessions hydroélectriques ». Notons au passage que, dans la phraséologie néolibérale, la concurrence « libre et non faussée » ne s’applique qu’au secteur économique – avec les nombreuses exceptions que l’on sait – et pas à la compétition électorale, où les rabais arrangeants sont tolérés.

Haute-Marne : le lac du Der, l'autre paradis

jhm.fr

capture d'écran@jhm.fr

Mais attention, ce petit coin de paradis est menacé par l'avancée de la "pandémie" éolienne. Au Sud : en construction, la Z.I Les coteaux du Blaiseron, 8 aérogénérateurs sur les communes de Baudrecourt, Dommartin-le-Saint-Père et Doulevant-le-Château, distance : 20 km. En recours, Z.I Artémis, 4 aérogénérateurs sur les communes de Doulevant-le-Château et Charmes-la-Grande, distance : 20 km.
Nous savons très bien que des aérogénérateurs cachent toujours... des aérogénérateurs. À suivre...



lesvuesimprenables@geoportail.fr

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Suisse : Mont-Soleil, le bel exemple que personne ne conteste, vandalisé!

http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com
13/07/2018

Alors là je suis obligée d'interrompre mon café paysage pour relayer cette information :
"Les éoliennes de Mont-Soleil vandalisées. Des inconnus ont réussi à pénétrer dans un mât et ont causé des dégâts considérables. Des plaintes ont été déposées"

Cette information vient de m'être transmise. Ok, on ne se réjouit pas du malheur des autres... mais avouons que dans ce cas précis on n'en voudra pas aux riverains d'éoliennes, lésés par des nuisances que personne ne veut reconnaître, de manquer d'empathie pour ces pauvres BKW...

Le plus choquant pour moi est ce que je découvre dans la suite de l'article :
"Des vandales ciblent les éoliennes de Mont-Soleil. Le premier épisode a eu lieu au mois d’avril. Selon nos informations, des inconnus ont tenté de forcer l’entrée d’une installation, mais ils ont échoué. Deuxième épisode fin juin sur une autre éolienne. Des vandales ont cette fois réussi à pénétrer à l’intérieur du mât et ont commis des déprédations à l’extérieur et à l’intérieur de l’installation." à lire ici

vendredi 13 juillet 2018

Rapport : l 'Allemagne souffre plus de décès liés au charbon que le reste de l'UE

https://www.euractiv.com
Par James Crisp
05/072016
Version originale



Centrale au charbon en Allemagne. [martin/Flickr]

L'Allemagne - qui abrite la révolution verte " Energiewende " a subi plus de décès prématurés liés à la pollution des centrales à charbon que tout autre État membre de l'UE, selon les recherches menées par les défenseurs de la santé et de l'environnement.
L'analyse de 257 des 280 centrales au charbon de l'UE a révélé que leurs émissions en 2013 ont causé plus de 22 900 décès, des dizaines de milliers de maladies allant des maladies cardiaques à la bronchite et jusqu'à 62,3 milliards d'euros de dépenses de santé.
Selon le rapport de la Health and Environment Alliance, du Climate Action Network Europe, du WWF European Policy Office et de Sandbag, 3 630 personnes sont mortes de maladies liées au charbon en Allemagne en 2013.
1 860 décès ont été attribués à des centrales au charbon en Allemagne, qui se dirige vers un système énergétique à faible émission de carbone. Energiewende (passage à l'énergie) exigera le retrait de la plupart, sinon de la totalité de la production d'électricité au charbon en Allemagne.
Les 1 770 décès prématurés restants ont été attribués à la pollution causée par les centrales au charbon dans d'autres pays de l'UE. La pollution polonaise a coûté la vie à 630 de ces personnes, selon la recherche.

2018 : la "pandémie" éolienne en quelques chiffres

https://fee.asso.fr

 Debout les damnés de la Terre ! Le combat continue !


@fee.asso.fr

@fee.asso.fr


La transition énergétique écologique et solidaire (française) qu’en est-il au juste ?

jacques henry
Publié le 11 juillet 2018

 

Ce billet s’appuie sur des données publiques relatives à la consommation d’énergie primaire en France, reprises et documentées dans un rapport de la Cour des Comptes du 18 mars 2018 (voir les liens en fin de billet) et il n’y a aucune invention de mon fait. La didactique du gouvernement français emmenée par inénarrable laryngophoniste hélicoptérique et cautionnée par le Président de la République, digne représentant du Club de Bilderberg et du Forum de Davos, en d’autres termes le délégué des puissances financières occultes qui voient dans le changement climatique une opportunité de récolter le maximum d’argent, a donc inventé une sorte de pamphlet dans le titre annonçant sa politique énergétique future, la transition énergétique écologique et solidaire.

Et il est intéressant d’en détailler le sens mot après mot. Tout d’abord le terme transition est révélateur. Pour un biologiste que je fus on parlait des transitions conformationnelles des protéines, un changement de structure, et il me paraît judicieux d’utiliser cette définition. Le choix de cette définition se justifie par le fait que le projet du gouvernement français ne tenant aucun compte des expériences du même types tentées dans des pays européens comme l’Allemagne consiste à diversifier les sources d’électricité et uniquement d’électricité car pour le reste de la consommation d’énergie primaire c’est une toute autre histoire comme nous le verrons plus loin. En France quiconque parle d’électricité sous-entend uranium puisque près de 80 % de cette forme d’énergie est produite par le parc électro-nucléaire qui utilise ce métal comme source d’énergie primaire. Cette énergie ne rejette aucun vilain gaz à effet de serre, « perturbateur endocrinien » du climat.

Haute-Marne, Parc national : ne pas se tromper de "victimes"

jhm.fr

(...) La famille est, aujourd'hui, non seulement en colère mais surtout désappointée de ne compter pour rien et de ne plus avoir son mot à dire. [...] Tout le monde comprendra alors la position des agriculteurs, qui ne sont pas contre le Parc mais la manière dont il est imposé. "

Comme c'est charmant ! Mais, M.Thévenin, vous vous trompez de "victimes" et d' "homme autoritaire". En effet, c'est un peu vite oublier que ceux qui forment "une famille dans le sud du département" sont, en grande majorité, les mêmes qui imposent leur diktat en matière de paysages. Ces "hommes autoritaires" les uniformisent, les défigurent, à leur seul profit, à grands coups d'arrachages de haies, de déforestations avec des coupes rases, de transformation de prés en champs drainés, de cultures céréalières, maïs, colza, etc. Historiquement, la Haute-Marne est avant tout un Pays d'élevage car par trop humide. Les "y a que nous", dans le même temps, bétonnent le "Paradis des paysages" à grands coups de pales d'aérogénérateurs, de Pv, de méthaniseurs, etc.,
La liste de leurs agressions est bien entendue non exhaustive...

Ainsi, ces "chasseurs de subventions professionnels", qui représentent que 3.5% d'actifs, employant 3.371 personnes, 5% des salariés en Haute-Marne ( https://www.insee.fr/fr/statistiques/2011101?geo=DEP-52), mettent notre Pays et sa population en coupes réglées.

Voyez, M.Thévenin, vous vous trompez, la vraie victime, c'est... notre Pays. Et quand ses "ennemis" "parlent parfois de sentiment de violation", franchement, posez-vous la question : qui viole qui?

L'association Les Vues imprenables, ardente défenseur du Pays de l'eau et soucieuse de son avenir, imagine et espère que tous les amoureux de : "la Haute-Marne pourra être regardée comme elle le mérite, avec ses richesses naturelles, ses forêts majestueuses, sa faune exceptionnelle et ses espaces où l’âme trouve à s'apaiser. Ses chemins portent l'empreinte des pas les plus célèbres, sa culture s'enracine dans un carrefour de civilisations, son industrie s'honore de la maîtrise ancestrale du feu."*, eux aussi feront entendre leur voix par diverses manifestations pour dire OUI au Parc national et Touche pas à ma province !

Cordialement de la part de fidèles lecteurs


Lire

jeudi 12 juillet 2018

Vezelay menacé par des éoliennes !

Christophe Normier  

Préface de  Jean-Louis Butré Président de la Fédération Environnement Durable
Après le Mont Saint Michel, Chartes, et des dizaines de sites français emblématiques qui font partie des plus grandes merveilles du monde, c'est au tour de la basilique de Vézelay d'être attaquée par des promoteurs éoliens, véritables vautours du patrimoine qui pour de l'argent osent vouloir saccager ce site.

- Honte au ministre de l'environnement Nicolas Hulot et à ses service qui les encouragent
- Honte aux dirigeants et aux représentants nationaux qui cautionnent ces massacres
- Honte aux élus qui font passer leurs intérêts locaux avant l'intérêt national
- Honte aux partis écologistes complètement aveuglés , cramponnés à des idéologies et qui acceptent ce massacre au lieu d'aider les citoyens bénévoles voulant simplemnt sauver la France.

 ****
Le saviez-vous, Vézelay est menacé. Menacé de voir disparaitre un des éléments constituant la spiritualité du lieu. Vézelay est un site reposant sur plusieurs piliers : sa basilique, le village construit à ses pieds et l’écrin paysager au sein duquel s’exprime le tout.

Sécurité européenne : le jeu dangereux de l’Allemagne

De Jean-Pierre Riou
 
 

La colère de Donald Trump
Dès l’ouverture du sommet de l’OTAN, mercredi 11 juillet, Donald Trump a fustigé ses « amis » européens en raison de l’insuffisance de leur budget de défense et a tiré à boulets rouges sur l’Allemagne en raison de son jeu dangereux avec la Russie.
L’Europe, en effet, n’aurait pas respecté son engagement de consacrer 2% de son budget à sa défense militaire.
Et c’est désormais 4% que le président américain aurait exigé lors de la séance plénière.
Selon « Le Monde » [1], le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a reconnu qu’il était nécessaire, dans l’intérêt même de l’Europe, de pouvoir « être en mesure en 2030 de déployer sous trente jours 30 bataillons mécanisés, 30 escadrilles et 30 navires de combat pour faire face à une opération militaire de la Russie, identifiée comme un potentiel agresseur. »

Les énergies renouvelables réduisent-elles toujours les émissions de carbone ?

Olivier Corradi
Fondateur de Tomorrow

version originale



Lorsqu'il s'agit de décider où installer une éolienne ou un panneau solaire, la sagesse commune nous indiquerait d'étudier les conditions météorologiques et d'installer des éoliennes là où le vent souffle et des panneaux solaires là où le soleil brille. Mais il y a une mesure plus importante à prendre en compte si notre objectif est de lutter contre le changement climatique.

Les combustibles fossiles sont la plus grande source de gaz à effet de serre. Comme ils comptent encore pour 80 % de notre source d'énergie et 66 % de notre source d'électricité, il devient urgent de s'en débarrasser et de passer à l'électricité à faible teneur en carbone. Par conséquent, la meilleure mesure qui décrit notre progrès vers une électricité sans fossiles devrait être la mesure dans laquelle nous pouvons réduire les émissions de CO2 chaque fois que nous installons un actif renouvelable.

Nous devrions évaluer les installations renouvelables en fonction de la quantité d'émissions de CO2 qu'elles réduisent
Bien que cela puisse paraître évident, nous traitons actuellement toutes les installations renouvelables sur un pied d'égalité. Nous mesurons la capacité ajoutée et non les émissions réduites par une installation dans l'espoir que la production renouvelable réduira les émissions en remplaçant les moyens de production plus intensifs en carbone.
Heureusement, nous avons déjà développé les algorithmes d'évaluation : le modèle d'intensité carbone marginale. Ce modèle nous indique quel type de centrale électrique réduit sa production alors que les énergies renouvelables produisent à la place. En associant chaque type de centrale électrique à son facteur d'émission de carbone, on peut déduire l'impact carbone associé : c'est l'intensité carbone marginale du réseau électrique à un moment donné.

Haute-Marne, Dommarien : c'est non à l'éolien !

jhm.fr

Une défaite du lobby éolien en rase campagne est une victoire pour la Haute-Marne, sa population, son Environnement, sa Biodiversité, son attractivité, sa jeunesse et son AVENIR !

(...) " Ce Pays ne se vend pas : sa discrétion traduit sa fierté. La grâce de ses paysages ne se révèle qu'après l'expression des marques d'une déférence. Aux sectateurs du "Soleil", sont préférés les amoureux des ciels changeants où les nuages et l'azur alternent pour la beauté de la voûte céleste. Étrangers et autochtones ne pourront apprécier les paysages haut-marnais qu'à condition de les approcher avec humilité et sensibilité. Le pouvoir que donnent les machines, suscite la tentation d'uniformiser des paysages dont la diversité étonne et attire les gens de passage. Le Pays de Haute-Marne a droit au respect."

Extrait de la préface de Michel Guyard, agrégé d'histoire, Harmonies haut-marnaises, Roger et Claude Petitpierre, Guy Salassa, l' Escarboucle, Chaumont, 1987

capture d'écran@jhm.fr


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mercredi 11 juillet 2018

Côte-d'Or, la Vingeanne : éolien, la justice annule le permis d’exploiter


https://www.bienpublic.com


 Photo d’illustration LBP

Il y plus de trois ans, un collectif d’une dizaine d’habitants de Montigny-Mornay-Villeneuve-sur-Vingeanne et Saint-Seine-sur-Vingeanne avait saisi le tribunal administratif de Dijon, pour demander l’annulation de l’autorisation d’exploiter dix-sept éoliennes et cinq postes de livraison sur les deux communes, par la société RES. Mi-juin, l’affaire avait été traitée devant le juge et le rapporteur public avait proposé l’annulation. Il s’appuyait sur une jurisprudence récente du Conseil d’État, qui stipule que l’autorité environnementale qui donne un avis sur les projets éoliens doit être une autorité indépendante. Le tribunal administratif de Dijon a rendu son verdict fin juin : le permis d’exploiter est annulé. En revanche, le permis de construire est toujours valide. 

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Haute-Marne, Doulevant-le-Château : les éoliennes pas encore là mais la zizanie...

jhm.fr

@fnac.com
capture d'écran@jhm.fr

La commune de Doulevant-le-Château est à son tour touchée par la "pandémie" éolienne et ses conséquences dramatiques pour la population, pour l'Environnement, pour la Biodiversité, pour le tourisme, etc.

Ce nouveau projet en construction
- Z.I Le Coteau du Blaiseron / 8 machines : communes de Baudrecourt, Dommartin-le-Saint-Père, Doulevant-le-Château.

Eolien offshore : les 15 milliards d’économie d’Emmanuel Macron sont du vent

Par Jean-Louis Butré et Arnaud Casalis1.



Eoliennes offshore Thorton Bank (CC BY-NC-ND 2.0) 

L’annonce du Président Macron de 15 milliards d’euros d’économie sur les éoliennes en mer n’est qu’une supercherie supplémentaire de communication.

Le 20 juin 2018 le président Macron et le ministre Nicolas Hulot ont annoncé à grand renfort de médiatisation une économie de 15 Md€ sur le coût d’installation des éoliennes en mer. À un moment où le gouvernement proclame vouloir boucler son budget en réalisant d’importantes économies budgétaires de l’État, une telle annonce est évidemment flatteuse. Elle résiste toutefois difficilement à la réalité des faits.

De quoi parle-t-on réellement dans ces projets d’éoliennes en mer ? Un bref retour en arrière s’impose pour rappeler que les gouvernements précédents ont décidé de donner corps à la transition énergétique de façon idéologique, sans la moindre analyse du potentiel des ressources ni de leur faisabilité économique. Dans le plus grand désordre et en l’absence de réflexion sur ce que devrait être l’intérêt général, ils se sont lancés dans des politiques opportunistes sous la pression immédiate de groupes de pression alliant spéculateurs et prétendus écologistes.
Pour masquer le fiasco de l’éolien terrestre le gouvernement lance l’éolien offshore encore plus coûteux

mardi 10 juillet 2018

Commission d'enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires : un rapport plus partisan que factuel

Claude Jeandron
Publié le 10 juillet 2018

Commentaire :  Quand on pense que les anti-nucléaires dénoncent le "lobby" nucléaire....À ce rythme là, il faut d'urgence revoir la définition du mot 'lobby", non?

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Un rapport plus partisan que factuel
Une Commission d'enquête sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires avait été créée, à la demande de Madame Pompili, et le rapport de cette commission, rédigé par Madame Pompili, vient d’être diffusé dans le public.

Cette publication venant à la fin du débat public sur le PPE, n’est clairement pas neutre mais apparaît comme un plaidoyer à charge contre le nucléaire. Incapable de citer des cas précis dans lesquels la santé publique des Français aurait été atteinte du fait des activités nucléaires le rapport glose sur les risques hypothétiques pour diffuser la peur parmi nos concitoyens, par une technique maintenant bien connue et pratiquée par des organisations comme Greenpeace.

La guerre sociale est perdue. 85 ans et toujours au boulot !

par Charles Sannat
Commentaire : le nombre des années ne fait pas des "sages", il fait des...vieux !
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Aux États-Unis, 255.000 personnes travaillent au-delà de 85 ans et ce
chiffre ne cesse d?augmenter

Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Ce lundi, je partageais avec vous une photo sur l’arrêté préfectoral interdisant la vente de pain le dimanche.Certains ont cru y déceler une subite envie de défendre le travail dominical, ce qui n’était pas mon intention, surtout que presque tous les boulangers de France et de Navarre sont au moins ouverts le dimanche matin.
Ce que je voulais montrer, c’était l’inflation de normes et de règles qui entravent la liberté de chacun, notre liberté. Je voulais aussi montrer un paradoxe dont je suis aussi la victime. Je suis opposé au travail dominical, mais…
La bataille du travail dominical en réalité, mes amis, nous l’avons déjà perdue, de même que toutes les batailles que nous souhaiterions ou voudrions mener pour ce que l’on appelle les « acquis » sociaux.
Évidemment que les avantages de nos cheminots ou de nos cheminottes ne devraient même pas faire débat. Bien payer les gens, leur permettre de partir tôt à la retraite et, de façon générale, permettre à tous de ne pas « perdre sa vie à la gagner », cela devrait être la norme.
Faire tout cela d’ailleurs nécessiterait de pouvoir virer les tire-aux-flanc et sanctionner les mauvais pour conserver des incitations positives et ne pas terminer comme en Union soviétique ou comme à la SNCF ou à l‘Éducation nationale où tout se vaut. Le bon prof ou le mauvais prof ? Même carrière même salaire. Le bon cheminot ou le mauvais, pareil. Tout s’y passe à l’ancienneté ou presque. Cela sclérose les entreprises et les structures, mais c’est un autre débat.
Ce n’est ni bien ni mal, c’est.
C’est une conséquence.
Toute réussite collective se situe dans la capacité à trouver le meilleur des équilibres entre différentes forces, entre différentes oppositions, entre différents paradoxes. Pour trouver les points d’équilibres les plus efficaces, les plus pertinents et aussi les plus « sages », il convient toujours de regarder les choses avec une froide lucidité bienveillante, et éliminer toute idéologie.

lundi 9 juillet 2018

Ces matières premières à haut risque pour l'industrie mondiale

Muryel Jacque
Emmanuel Grasland
Le 29/06 /2018



La montée en puissance des véhicules électriques et du stockage de l'énergie bouleverse les besoins des industriels en matières premières. - Shutterstock

La transition énergétique rebat les cartes de l'utilisation des matériaux. Du cobalt aux terres rares, le World Materials Forum classent six d'entre eux « rouge vif ».
Pour les industriels, la course mondiale à l'électrification entraîne une dépendance d'un nouveau genre aux matières premières. Mais, à l'heure où la transition énergétique est encore balbutiante, les besoins futurs demeurent difficiles à mesurer. Que l'on soit un fabricant de smartphones américain, un équipementier automobile français ou un sidérurgiste japonais. Pour faciliter leur tâche, le World Materials Forum (WMF), un « Davos des matériaux » créé par Victoire de Margerie et Philippe Varin, réuni actuellement à Nancy, a mis au point un outil d'évaluation de la criticité des matériaux.

Des experts du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), de CRU Group et de McKinsey ont travaillé ensemble et passé au peigne fin plus de cinquante éléments chimiques du tableau périodique de Mendeleïev. Six critères ont été pris en compte : le nombre d'années de réserves connues, l'incertitude sur l'offre et sur la demande du matériau, l'exposition politique, l'existence d'une filière de recyclage et la vulnérabilité à l'absence de substitution.

Des contraintes d'approvisionnement folles
Résultat, pour la première fois, une liste restreinte a été établie des minerais et métaux les plus critiques, c'est-à-dire dont la rupture d'approvisionnement pourrait avoir des conséquences importantes pour ses utilisateurs.
Six d'entre eux ont été marqués en rouge vif, car présentant un « risque très élevé » : le cobalt, le tungstène, l'étain et trois terres rares (le praséodyme, le néodyme et le dysprosium). Trois autres ont une « haute probabilité de risque accru » : le nickel, le cuivre et le zinc.

Ligne THT : une étude pour protéger les aigles

https://www.ledauphine.com
Par L.M.

Commentaire : (...) "Cette expérimentation est menée par le CNRS et les associations Envergures Alpines, CSFS Aquila, Becot et la Salsepareille. RTE assure, lui, son financement." Dans le business, c'est qui le patron? C'est toujours celui qui paye...À suivre.😏



L’aigle royal relâché samedi, a été équipé d’une balise GPS pour observer ses habitudes. Association Envergures Alpin/Pascal Saulay

Il a pu déployer ses ailes d’environ deux mètres d’envergure : un aigle royal femelle a été relâché samedi en haut de la Petite Ceüse. L’animal a été capturé il y a quatre mois, alors qu’il s’était blessé lors d’un combat avec un autre aigle. « C’est quelque chose qui arrive beaucoup, notamment au printemps, et qui est une cause importante de mortalité pour cette espèce », explique Christian Couloumy, le président de l’association Envergures alpines, qui a pour mission l’observation de ces rapaces. Après sa convalescence, le vautour a été équipé d’une balise GPS.

L’objectif : étudier l’impact qu’aura la rénovation du réseau électrique de la Haute-Durance, notamment le remplacement de 100 km de lignes aériennes, sur cette espèce d’oiseau très présente dans le département.

Les lignes électriques, un danger potentiel pour les rapaces
« L’État a obligé RTE d’adopter des mesures pour étudier les impacts de cette rénovation, notamment sur les animaux avant de poursuivre les travaux », détaille Christian Couloumy. L’aigle royal a été choisi comme espèce témoin car son habitat est présent sur l’ensemble des lignes aériennes modernisées. Cette expérimentation est menée par le CNRS et les associations Envergures Alpines, CSFS Aquila, Becot et la Salsepareille. RTE assure, lui, son financement. « Nous avons commencé cet hiver et les recherches vont durer trois ans », reprend Christian Couloumy, « pour l’instant neuf aigles ont été pucés ». Mais il est trop tôt pour évaluer leurs habitudes : la plupart sont encore trop jeunes pour prendre leur envol.

Dans l’attente des résultats, il est difficile de prévoir comment les rapaces réagiront face aux nouvelles lignes électriques. « Il existe des études qui montrent que les éoliennes altèrent le territoire des aigles royaux, mais rien n’a encore mis en place pour connaître l’impact des câbles », détaille Christian Couloumy, qui souligne la nécessité de l’expérience. « Les rapaces ne sont pas à l’abri de rentrer dedans, c’est quelque chose de nouveau qui risque de les perturber. » Il sera possible, grâce aux données, de déterminer quelles sont les portions de lignes fréquentées par les oiseaux pour les équiper d’avertisseurs ou neutraliser les pylônes dangereux afin d’éviter les accidents. Christian Couloumy se montre optimiste : « une fois les résultats en main, la firme fera le nécessaire pour protéger les aigles royaux ». RTE s’est engagé à baliser 30 kilomètres de ligne.

Les limites pratiques du recyclage des batteries au lithium

Philippe Gauthier

La consommation mondiale de lithium et de cobalt augmente sensiblement plus vite que la production en raison de forte demande en batteries lithium-ion pour l’industrie automobile. On avance souvent que le recyclage de vieilles batteries va permettre de combler une partie de la différence, mais le recyclage demeure une procédure compliquée, énergivore et plus efficace pour récupérer le cobalt que le lithium. De plus, la capacité mondiale reste très limitée. Un article rédigé par une équipe de l’Académie chinoise ses sciences fait le point.

Un des premiers obstacles au recyclage, c’est que les batteries lithium-ion (BLI) constituent une matière dangereuse, à manipuler avec précaution. La puissance électrique résiduelle qu’on y trouve peut provoquer des incendies ou des explosions. L’électrolyte réagit facilement avec l’eau pour produire des gaz toxiques comme le fluorure d’hydrogène. Le lithium qui s’est déposé sur l’anode peut aussi réagir avec de l’eau pour produire de l’hydrogène et de l’hydroxyde de lithium, un puissant agent caustique. Enfin, les métaux comme le cobalt, le nickel et le manganèse peuvent polluer l’eau et le sol.

De plus, il existe actuellement un grand nombre de variantes de la BLI, se distinguant surtout par le contenu de la cathode, et connues sous le nom des substances la composant. On distingue en particulier les batteries LiCoO2, LiNiO2, LiFePO4 et lithium nickel cobalt manganèse (NCM) ainsi que la variété lithium nickel cobalt aluminium (NCA). Ces différentes batteries ne sont pas toujours bien identifiées et pourtant, chacune nécessite une méthode de recyclage un peu différente.

Nicolas Hulot décrète la "mobilisation générale" contre la bétonisation

Florent Lacas
le 06/07/2018

Commentaire :  "sanctuariser les terres agricoles" . Avec 20 000 éoliennes, 30 000 000 tonnes de béton + des tonnes de ferraillages + transports avec camions toupie, etc. À ce niveau la question se pose : pour qui "roule" M.Hulot? La meilleure désartificialisation des sols, c'est... pas d'artificialisation !😈👊
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Nicolas Hulot, ministre Transition écologique © Twitter Nicolas Hulot

Le ministre de la Transition écologique et solidaire défend son plan pour la biodiversité. En donnant comme philosophie générale l'idée de "sortir des projets démesurés".
"Sortir de la logique des projets démesurés", "sanctuariser les terres agricoles", "désartificialiser les sols"... Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, a clairement annoncé la couleur lors d'une intervention sur la radio Europe 1. Elle faisait suite à l'annonce, par le Gouvernement, de 90 mesures intégrées dans un plan pour la biodiversité.

"Avec ce plan, nous entrons dans l'opérationnel, c'est une mobilisation générale avec en ligne de mire l'objectif suivant : que la France soit chef de file sur la biodiversité comme elle l'est sur le climat", a expliqué le ministre. L'un des principaux axes consiste à mettre un frein au phénomène de 'bétonisation'. "C'est l'équation la plus compliquée à résoudre. Car la consommation de terres peut se justifier, par exemple s'il s'agit de construire des logements. Toutefois, il y a eu une gourmandise excessive." Le ministre souhaite s'appuyer sur ce qu'il ressent sur le terrain, à savoir un changement de mentalité. " Les maires souhaitent aujourd'hui revitaliser leurs centre-ville désertés. Nous allons donc payer des expérimentations dans des collectivités avec les plans d'investissement d'avenir et l'Ademe, pour désartificialiser."

Un projet qui se fera en deux étapes. "Tout d'abord, nous attendons de la transparence de la part des collectivités : qu'elles communiquent leur dynamique d'artificialisation." A terme, l'objectif envisagé est que, pour chaque mètre carré consommé, on crée un mètre carré d'espaces naturels. Pour l'instant, aucun calendrier n'est connu. Il devrait être défini dans un an. Mais une chose est sûre: si ces évolutions ne se font pas naturellement, l'État n'hésitera pas à intervenir pour contraindre les acteurs, par exemple en instaurant un moratoire sur l'ouverture de nouveaux centres commerciaux.