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La rénovation thermique, un formidable potentiel négligé par le gouvernement

Laury-Anne Cholez (Reporterre)

Commentaire(...) "un chiffre qui reste en deçà du nécessaire, selon l’I4CE, qui estime le déficit d’investissement entre 5 et 8 milliards par an.

Et pourtant cet argent public existe bel et bien et même que le montant est FARAMINEUX! 121 milliards d'euro, distribués à raison de ~ 7 milliards par an. C'est le prix à payer pour le contribuable, de l'orientation de la politique énergétique et écologique des différents gouvernements qui se sont succédés depuis 2001; noyautés par les "khmers" verts et tenus par Bruxelles, ils ont pérennisé chacun leur tour le choix des énergies nouvelles renouvelables intermittentes (ENRi), inutiles et accélérateur de l'augmentation du prix de l' électricité : éolien, solaire, biométhane, etc.Ces 121 milliards d'euro ne représentent uniquement que l'engagement public pris par l' Etat avant 2017 au bénéfice des producteurs d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque.
Rapport de la Cour des comptes sur "le soutien aux énergies renouvelables" . 

Aussi, il convient de lui ajouter les 25 milliards d'euro regroupant les subventions allouées à l'éolien offshore et les X milliards de tous les nouveaux contrats à venir pour répondre favorablement à la promesse de Monsieur le président de la République de multiplier par trois les éoliennes terrestres (allemandes, danoises, chinoises) et par cinq les panneaux photovoltaïques (chinois).
Mais cela n'empêche pas de nombreux médias (radio, TV, presse, Internet, etc.) comme Reporterre par exemple, de continuer à soutenir l' expansion de ces machines industrielles. Va comprendre Charles?
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Rénover les passoires thermiques devrait être l’un des fers de lance de la lutte contre le réchauffement climatique. Mais face au labyrinthe administratif pour décrocher une subvention et le désintérêt du gouvernement, les choses avancent trop lentement.

COP24 — Pendant trois semaines, Reporterre devient « le quotidien du climat ». Tous les jours, à partir du 26 novembre, une enquête ou un reportage sur ce phénomène qui commence à bouleverser la vie de l’humanité et définit son avenir. Tous nos articles sont à retrouver ici !

Six millions de tonnes de CO2. Voici ce que la France pourrait éviter de rejeter dans l’atmosphère si elle rénovait toutes les passoires thermiques [1] du pays, selon les chiffres de Cler, le réseau pour la transition énergétique. Certains diront que c’est une broutille face aux 463 millions de tonnes de CO2 émises en 2016 par notre pays (+3,6 %). Mais à l’heure de la COP24 et face à l’extrême urgence climatique, il n’y a pas de petit profit. D’autant que les populations les plus touchées, celles qui vivent dans ces courants d’air, sont les plus précaires. Et donc les plus exposées aux méfaits du changement climatique.
Quelques chiffres permettent de mesurer l’ampleur du phénomène. L’an passé, 15 % des Français ont déclaré avoir eu froid, selon l’Ademe. Près 3,3 millions de ménages, soit 6,7 millions de personnes, sont en situation de précarité énergétique [2] . Selon le Secours catholique, le montant médian des impayés de factures d’énergie atteint aujourd’hui 789 euros. En dix ans, il a augmenté de 189 euros. Quant à l’électricité, son coût a flambé de 44 % sur la même période.
Au regard d’une telle inflation, on peut comprendre que les plus modestes renoncent bien souvent à allumer leur chauffage. « Certains se contentent de vivre dans une seule pièce. Les plus en difficultés n’ont même plus les moyens d’allumer la lumière et demeurent dans le noir, avec des lampes électriques » nous explique, Jacqueline Brahim, la première bénévole de l’association Éco-habitat. Ces gestes, devenus parfois des réflexes, ont des conséquences désastreuses sur la santé, sur le moral et sur l’estime de soi. 


Le dédale administratif des subventions pour la rénovation thermique

Alain Rousselle en sait quelque chose. Après plusieurs accidents de la vie, cet homme aux longs cheveux gris, très bricoleur, s’est retrouvé avec sa femme Ana et leurs deux enfants dans l’incapacité de payer leurs factures. Impossible de remplir la cuve de fioul qui chauffait leur maison de Montreuil-sur-Brêche (Oise). Ils auraient dû débourser plus de 1.000 euros pour 1.000 litres de fioul, contre 721 euros douze mois auparavant. La facture n’avait pas été aussi élevée depuis 2012.
Résultat, leur intérieur se dégrade, l’humidité s’insinue partout et les radiateurs électriques d’appoint installés pour réchauffer tièdement l’atmosphère, plombent les comptes du ménage, qui vit avec 8.000 euros par an. « Un jour, alors qu’on n’avait pas du tout le moral, on est allés voir l’ Adil [Agence nationale pour l’information sur le logement] pour essayer de trouver une solution. Car nos enfants sont asthmatiques, je ne veux pas qu’ils laissent leur santé. » L’ Adil les a mis en contact avec Maxime André, le coordinateur technique d’ Éco-Habitat, une association qui accompagne les plus précaires dans le labyrinthe administratif des subventions à l’amélioration thermique des logements. « Sans lui, on aurait abandonné depuis longtemps », assure Alain Rousselle. Trouver des fonds pour rénover sa maison relève en effet du parcours du combattant car pour un néophyte, il est très difficile de décrypter l’ensemble des dispositifs existants, en grande partie détaillés dans ce guide de 100 pages.

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