CHAMARANDES-CHOIGNES : APRÈS L’ÉCHEC EN FORÊT, LES ÉOLIENNES REVIENNENT EN MILIEU AGRICOLE

 
  Et de trois ! Depuis mars 2026, Madame le Maire et ses adjoints, ont entamé un troisième mandat. De quoi affirmer que la majorité des exprimés leur renouvelle sa confiance… ou, à tout le moins, qu’ils ne s’y sont pas opposés.
  Car un petit bémol mérite tout de même d’être souligné : cette fois encore, une seule liste était en lice, « Bâtir ensemble un avenir qui nous rassemble ». Dans ces conditions, peut-on réellement parler d’un plébiscite ?
  On pourrait naturellement en déduire que cette supposée confiance populaire vaut également validation du projet porté par le conseil municipal d’implanter une usine éolienne… Mais ce serait peut-être aller un peu vite en besogne !
  
 
 « 𝐁𝐞𝐫𝐧𝐚𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐑𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐫𝐝, une maire engagée — 3e mandat, au quotidien pour sa commune et ses habitants, à Chamarandes-Choignes. » Source.
 

 LE PROJET DE L' USINE ÉOLIENNE 

  Après l’échec du projet éolien en forêt, la commune et son associé, l’écornifleur du vent, ne se sont manifestement pas découragés. Les voilà repartis à l’assaut du territoire avec un nouveau projet, cette fois en « milieu agricole ».
  On serait presque ému devant une telle persévérance : Mme le maire et ses élus semblent décidés à ne rien lâcher pour parvenir, coûte que coûte, à installer leurs éoliennes — 20% de participation dans le financement du projet,1, sur le territoire communal — en attendant peut-être l’usine agrivoltaïque d’ O’Pâturages2.
 
1. Prendre une participation de 20 % dans une société de projet éolien offre des recettes d'actionnaire en plus des retombées fiscales — IFER, taxe foncière, mais expose directement les finances de la commune. Dans le projet forestier, Chamarandes-Choignes était à la fois :
  - propriétaire du terrain → loyers;
  - collectivité → impôts locaux;
  - actionnaire à 20 % de la société de projet.
  Sur des parcelles agricoles privées, la commune n’est plus propriétaire. Les loyers vont aux agriculteurs ou propriétaires privés. Il reste essentiellement :
  - les retombées fiscales → part communale de l’ IFER éolien + fiscalité économique;
  - éventuellement les 20 % au capital, si ce montage est reconduit à l’identique.
   Le gros argument du premier projet — « 125 000 € de loyers + 58 000 € de taxes pour soigner la forêt » disparaît en grande partie. La forêt n’est plus financée par le loyer des éoliennes !

Les loyers étaient la recette la plus prévisible — contrat de bail long, indexé. Sans foncier communal, la commune dépend surtout :
  - des impôts, qui existent seulement si l' usine est construite et produit;
  - des dividendes des 20 %, qui ne sont pas garantis.
- Risque simple : le budget communal table sur une manne qui n’arrive que si tout va bien.
Dans le montage forestier, même si les parts valaient peu, la commune touchait quand même le loyer. Sur du privé, si le projet échoue — refus d’autorisation, recours, abandon, la commune peut n’avoir ni loyer, ni plus-value, ni dividende — tout en ayant passé du temps politique et éventuellement signé un pacte d’associés. 
Comme dans d’autres projets Opale, les collectivités actionnaires peuvent devoir apporter leur quote-part de fonds propres à la construction. Sans les loyers en face, cet argent sort du budget communal « à découvert » : si l' usine produit mal ou si la société va mal, ces fonds peuvent être perdus. 
Moins de vent que prévu, pannes, prix de l’électricité bas ou négatifs, dette élevée de la société de projet, règles de soutien qui changent… Conséquence pour la commune : moins — ou pas, de dividendes, parts qui valent peu. La responsabilité est en principe limitée aux parts, pas au budget entier — mais l’argent investi, lui, peut partir.
Le premier projet se vendait comme « on sauve notre forêt avec l’argent des éoliennes ». Sur du privé, l’argent public — temps des élus, éventuel capital, sert un projet dont les loyers vont à des particuliers. C’est plus difficile à justifier si les recettes communales déçoivent. 
Conclusion : avant : la commune « louait son bois » et prenait 20 % du projet. Maintenant : elle ne loue plus rien; elle ne garde que les impôts et, éventuellement, 20 % d’une société qui peut rapporter… ou rien !
Le discours « sans risque financier » était déjà discutable en forêt. Sur des parcelles privées, il l’est davantage : le filet de sécurité des loyers communaux a disparu. 
2. Les mêmes élus ont refusé un projet de méthaniseur. Étonnant, non ? Lire l'intervention de Mme le maire, lors de la séance — 2024 04 03 :
«  Mme RETOURNARD : avis du Maire
  - La circulation : je vous suis sur les problèmes de la circulation. Ça va être compliqué au mois de mai, surtout les gens de Saint-Aignan, les Chaumontais et peut-être les gens de Choignes;
  - Les odeurs : j’ai des doutes concernant les bâches de rétention;
  - Le plus gros souci, c’est le site industriel déguisé par ce montage financier;
  - Le démantèlement : la société NECC ne parle pas de démantèlement. Contrairement à des éoliennes par exemple, où les porteurs de projets donnent des cautions qui sont, en plus, réévaluées tous les cinq ans, ce qui assure un potentiel financier pour les démanteler. Dans ce projet de méthaniseur, c’est selon leur bonne volonté. Il n’y a pas de caution derrière. 
»
Source. 
  La confiance béate accordée aux promesses des écornifleurs du vent prêterait à sourire, si elle ne venait pas de personnes ayant le pouvoir de décider à la place des autres !
 
Dans le détail
 
  - 2018 : en avril, le conseil municipal autorise Opale à étudier un projet.   
 
 
 
 
 
  - 2022 : le Plan local d'urbanisme — PLU de 2014 classe toute la forêt en zone naturelle et en espace boisé classé. Un Espace boisé classé — EBC, interdit le défrichement. Sans défrichement, pas d'éoliennes. 
  • Le conseil municipal décide d'engager la procédure de déclaration de projet emportant mise en compatibilité du PLU et définit les modalités de concertation avec la population.
   - 2023  
  • La MRAe Grand Est, l'autorité environnementale, donne son avis : «  En conclusion, l’ Ae considère qu’elle ne dispose pas des éléments suffisants pour émettre un avis éclairé et complet sur l’impact environnemental du projet de MEC-PLU présenté par la commune de Chamarandes-Choignes pour permettre l’implantation d’un projet éolien » 
  • Les personnes publiques associées — PPA :  réunion d'examen. Elles examinent le projet de modification du PLU et formulent leurs observations. 
 
 
   
« Les représentants d’ OPALE ainsi que Mme RETOURNARD font observer que dans le
contexte climatique actuel et au vu de la politique énergétique du pays et des objectifs de
développement des EnR, il est attendu des services de l’Etat une approche plus constructive
que celle adoptée par la DDT
. Il est attendu une collaboration au moins pour justifier les
raisons qui incitent la DDT à conclure que la compatibilité aux orientations du PADD du SCOT n’est pas démontrée.... » 
  • Le conseil municipal tire le bilan de la concertation préalable  : « Après en avoir délibéré, le Conseil Municipal, à l’unanimité, estime le bilan de la concertation favorable et décide de poursuivre la procédure de déclaration de projet emportant mise en compatibilité du plan local d’urbanisme de la commune de Chamarandes-Choignes pour l’implantation d’un parc éolien. »
  •  La préfecture prend l'arrêté prescrivant l'enquête publique.
  - 2024  
  • 22 janvier→ 21 février : l'enquête publique
  • Le commissaire enquêteur rend son rapport et ses conclusions : « En conséquence de ce qui précède, j’émets un avis FAVORABLE au projet d’intérêt général emportant mise en compatibilité du PLU de la Commune de Chamarandes-Choignes où il s’agira de déclasser une partie de forêt classée EBC pour y opérer un défrichement partiel. »
  • Le conseil municipal déclare le projet éolien d'intérêt général et adopte la déclaration de projet emportant mise en compatibilité du PLU. Il demande ensuite à la Communauté d'agglomération de Chaumont d'approuver cette mise en compatibilité. 
  •  La Communauté d’agglomération de Chaumont n’a pas approuvé la mise en compatibilité du PLU de Chamarandes-Choignes. Lors du conseil communautaire du 28 mai, elle a voté pour exprimer son désaccord avec cette mise en compatibilité. Les motifs principaux avancés sont notamment la cohérence avec le futur PLUiH et la protection des grands massifs forestiers, ainsi que les réserves formulées par la MRAe et les personnes publiques associées concernant les impacts environnementaux du projet.
« ...  À travers les travaux réalisés avec Étienne pour essayer d’élaborer une doctrine sur le développement en particulier de l’éolien, nous avions au moins un point sur lequel nous étions fermes c’était pas d’éolienne en forêt. Nous l’avons écrit de la façon la plus claire dans le PADD puisque nous disons que « les grands massifs forestiers seront protégés en tant qu’entité naturelle majeure, impact paysager naturel potentiellement significatif notamment ceux destinés à renouvelables ne seront pas admis, donc très clairement, nous disons que nous ne voulons pas de ce type d’installation en forêt. ». 
[...] 
 

 
 


  À noter que le désaccord de l’Agglomération ne suffisait pas, à lui seul, à mettre un terme à la procédure. La délibération rappelait en effet que, même en cas d’avis défavorable de l’Agglomération, la partie n’était pas pour autant terminée : il revenait alors au préfet de trancher et de décider, dans un délai de deux mois, s’il approuvait ou non la mise en compatibilité du PLU. 
 
2025
  •  La préfecture aurait rejeté la demande de la commune. Malheureusement, pas de documents officiels ou de source à vous présenter, d'où le conditionnel. 
  • Pour autant, le procès-verbal du conseil municipal du 20 mars 2025 — pas de source officielle à vous présenter, semble le confirmer :
« la préfecture a rejeté la mise en compatibilité du PLU qui devait permettre le projet en forêt communale ; la commune a alors analysé les contraintes « hors forêt »; elle a identifié « la seule zone favorable en milieu ouvert de la commune au nord de la RD 470; cette nouvelle zone a été présentée par OPALE au conseil municipal le 26 février 2025 ; le conseil municipal a ensuite validé le périmètre de cette nouvelle zone ; il a accepté le principe d'un projet éolien « en milieu ouvert agricole » ... » 
2026
  • Le nouveau projet adopté — à la majorité, avec trois abstentions : en milieu agricole, au nord de la RD 470, autour de la ferme du Froideau.
  •  Une déclaration préalable DP0521252600015 a été déposée par le prestataire de service le 8 juin, au lieu-dit Froideau, pour l'installation temporaire d'un mât de mesure anémométrique. Elle a été accordée avec prescriptions le 7 juillet.
  • Le nouveau projet envisagé engendrait une proximité géographique au niveau du secteur de Froideau, avec le projet de l'usine agrivoltaïque dit O' Pâturages. La parcelle concernée serait celle de la « ferme photovoltaïque de Froideau » de 6 hectares. 
 
 Projet usine agrivoltaïque : Figure 3: Habitats de l'aire d'étude immédiate. Source.
 
P. S. : pour pouvoir installer l'usine dans la forêt, il fallait notamment modifier le PLU → refusé, et cela remettait en cause la protection d'une partie de l'espace boisé et, contrevenait aux recommandations du Schéma régional éolien, SRE, Champagne-Ardenne :
«  ... Sensibilité environnementale, p. 57
   - La fragilité des milieux, qu’ils soient agricoles ou forestiers, doit être prise en compte dans l’implantation des parcs éoliens en région. En particulier, la grande sensibilité environnementale des forêts est incompatible avec l’implantation de projets éoliens.
  - L’implantation d’éoliennes en forêt a des impacts sur l’environnement qui se cumulent avec des impacts sur le paysage :
  - elle implique des éoliennes plus hautes afin de limiter les effets induits de la forêt sur le régime des vents, ralentissement, perturbations, ...,
  - elle nécessite l’ouverture de pistes d’accès pour les porte-chars, largeur 4-5 m, et des girations très amples et la création de plateformes techniques d’environ 1000 m2par éoliennes,
  - un retrait minimal de 200 mètres par rapport aux boisements et aux haies devrait être respectée, cette distance de précaution permet de protéger les secteurs boisés et les lisières,
  - elle contribue à artificialiser les milieux naturels et à dénaturer l’image de la forêt, à partir de l’extérieur de la forêt où la grande échelle des éoliennes écrase les arbres, et à partir de l’intérieur de la forêt où l’échelle intimiste du sous-bois est perturbée par la création des pistes d’accès, plate-forme technique et ouvrages connexes : transformateur, ...,.
  - Le principe d’évitement de l’implantation d’éoliennes en forêt doit être préconisé auprès des porteurs de projet ou des collectivités. Ce principe permet de concentrer les recherches d’implantation dans des secteurs à plus faibles enjeux, où les études à mener seront plus faciles à mener et où l’issue de l’instruction du permis de construire est plus probable.»
 Source. « Note de doctrine régionale sur le développement de l’éolien et l’environnement » -DREAL Champagne-Ardenne-2007
 
 Pour retrouver toutes les sources de cet article → https://www.haute-marne.gouv.fr/Publications/Enquetes-publiques/Declaration-projet-d-interet-general-emportant-mise-en-compatibilite-PLU-Chamarandes-Choignes
 
Le conseil municipal 2026-2032
 Mme le maire et sa « garde rapprochée » d'adjoints ont retrouvé sans difficulté leurs marques dans une mairie qu’ils connaissent manifestement sur le bout des doigts, à la tête d’un conseil municipal qu’ils dirigent depuis au moins douze ans — et même davantage pour deux d’entre eux¹. À part les 5 petits nouveaux venus rejoindre l’équipe, rien, ou presque, n’a véritablement changé. Même casting, même décor, mêmes habitudes : on aurait presque pu se dispenser d’une nouvelle élection...
 
1. Élus depuis... 2008 : Bernard VIALLETEL, à l'époque sous la « section Chamarandes » et Véronique KOLB, « section Choignes ». 
  • Bernadette RETOURNARD, maire, professeurs, professions scientifiques
  • Bernard VIALLETEL, 1er adjoint, anciens employés et ouvriers
  • Véronique KOLB, 2e adjoint, anciens employés et ouvriers
  • Yannick THOMAS, 3e adjoint, techniciens
  • Marie-Dominique CAUNOIS, 4e adjoint, anciens employés et ouvriers
  • Frédéric BERHAUT, ingénieurs et cadres techniques d'entreprise
  • Florence PARDOËNS, employés civils et agents de service de la fonction publique
  • Mickaël PAPIN, technicien
  • Sophie MERGER, professions intermédiaires administratives de la fonction publique 
  • Sébastien MATHIEU, artisans
  • Julie LUDWIG, cadres de la fonction publique
  • Jacques ROUSSELIN, anciens artisans, commerçants, chefs d'entreprise 
  • Magali LESEUR, employés administratifs d'entreprise
  • Christophe GIBRAT, employés de commerce 
  • Florence BROUSSEAU, employés civils et agents de service de la fonction publique
  • Moyenne d'âge : 56 ans 
En gras, les réélus en 2026.  
  • Inscrits : 839 / 805 en 2020
  • Abstentions : 382 / 433
  • Votants : 457 / 372
  • Blancs et nuls : 57 / 39
  • Exprimés : 400 / 333
 
 À suivre...  
 
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VAL DE MEUSE / ÉPINANT : LE CONSEIL MUNICIPAL DIT NON AU PROJET DE L' USINE ÉOLIENNE

 
  À peine 81 habitants. Un petit village niché au cœur d’un vallon, discret, paisible, attachant… Épinant.
  Un de ces villages de Haute-Marne qui semblent avoir traversé les siècles sans faire de bruit, mais dont chaque pierre raconte pourtant un peu de notre histoire.
  Et voilà qu’aujourd’hui, ce petit coin de campagne se retrouve à son tour sous les feux… des projets d’usines éoliennes.
  Car les projets se multiplient dans le secteur. Le dernier en date est celui de Sarrey, commune voisine. Voir ci-dessus. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’un autre projet est venu frapper à la porte d’ Épinant.
  Avec, nécessairement, l’accord du maire, un écornifleur du vent, inconnu encore dans nos contrées, voir ci-devant, a ainsi été autorisé à venir présenter son projet aux élus : 3 éoliennes.
 
 
Source.

  Une présentation qui a été suivi d'un vote du conseil municipal.
  Le verdict est sans ambiguïté : 11 voix contre, 6 voix pour et 2 non-participations au vote pour cause d’intérêt personnel dans le projet1.
 
1. Dans une affaire aussi sensible que celle d’un projet éolien, la question des intérêts personnels de certains élus ne peut évidemment pas être passée sous silence. Lorsqu’un conseiller municipal est personnellement intéressé à une affaire soumise au conseil, il ne doit pas se contenter de ne pas prendre part au vote. L’article L. 2131-11 du Code général des collectivités territoriales  — CGCT,  prévoit que sont illégales les délibérations auxquelles a pris part un membre du conseil intéressé à l’affaire, que ce soit en son nom personnel ou comme mandataire. Et la jurisprudence du Conseil d’État va plus loin : la participation d’un élu intéressé aux travaux préparatoires ou aux débats peut également être de nature à entacher la délibération d’illégalité lorsqu’elle lui a permis d’exercer une influence sur la décision — point 6 de la délibération. Autrement dit : lorsqu’un élu a un intérêt personnel dans un projet soumis au conseil municipal, la simple abstention lors du vote ne suffit pas nécessairement. Il doit également veiller à ne pas intervenir dans les discussions ou les travaux préparatoires susceptibles d’influencer la décision. 

  Voilà donc Épinant, ses 81 habitants, son vallon, son paysage et sa quiétude, confronté à ces machines qui, sous couvert de transition énergétique, viennent désormais jusqu’aux portes des plus petits villages.

Épinant, un village qui a une histoire
« Commune du canton de Montigny, à 32 km de Chaumont, sur un ruisseau qui grossit la Traire. [...] Le territoire, où se trouve la ferme de Grandveaux, et qui est traversé par un chemin de moyenne communication, a 658 hectares d'étendue. L'église, dédiée à la Vierge en son assomption, est succursale. En 1789, c'était une cure du doyenné d' Is, et l'évêque en était un collateur. La paroisse dépendait, pour les affaires civiles, de l'élection et du bailliage de Langres, généralité de Champagne. Le comte Du Chatellet et en était le seigneur et seul décimateur. Cette seigneurie a d'abord donné son nom à une famille qui s'éteint vers 1325 dans la personne de Gauthier, fils de Garnier; puis, après avoir été possédée pendant quelque temps par les Saint-Belin, elle échue aux de La Rochette, qui la possédaient encore au XVIIe siècle. On prétend que le sol était, lors de la fondation du village, couvert de ronces et d'épines, et l'on dérive Épinant de Spina. Une voie romaine passe sur le territoire. L'église a été reconstruite en 1841. » 
Source : Émile JOLIBOIS, La Haute-Marne Ancienne et Moderne, Dictionnaire, Éditions Miot-Dadant, Chaumont, 1858. 

  Puis, le 2 juin 1972, l’ancienne commune d’ Épinant a été rattachée à Montigny-le-Roi dans le cadre d’une fusion-association, donnant naissance à l'ensemble communal du Val-de-Meuse.
  Une longue histoire, donc. Une histoire faite de générations, de travail, de terres, de paysages et de patrimoine.
  Et c’est précisément ce paysage qui se trouve aujourd’hui au cœur de tous les dangers ! 

3 éoliennes de plus peuvent sembler peu de chose pour un territoire qui est devenu un « nid » éolien au fil des années et des usines en activité !2
  Mais pour un village et sa population où le bien-vivre se perpétue, niché dans un vallon où le paysage constitue justement l’une des richesses essentielles du territoire, c'est essentiel !
 
 
 https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/69/%C3%89pinant_%28_52_%29_Vue_g%C3%A9n%C3%A9rale.jpg?utm_source=commons.wikimedia.org&utm_campaign=index&utm_content=original
 
Épinant, vue générale. 2025. Photo : C DIMEY 5252. 
 
 
 
 
 
Source.

2. D’autant que les projets et les usines éoliennes prolifèrent déjà largement en Haute-Marne : selon les services de l’État, le département comptait 
  • ~232 éoliennes en activité
  • ~77 éoliennes autorisées → en attente de chantier ou en cours de construction
  • Des dizaines de mâts répartis sur une quinzaine de projets déposés auprès de la préfecture
  •  Plus de 100 éoliennes ont fait l'objet d'un refus préfectoral ou restent bloqués devant la juridiction administrative — Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne / CAA de Nancy, à la suite de recours associatifs ou d'avis municipaux défavorables.
  •  Répartition géographique & zones de saturation : sans aucun doute, le déploiement n'est pas homogène dans le département.
 
 
 Source. 
 
 Le conseil municipal 2026-2023 
  Saluons la décision des élus, dont beaucoup découvrent cette fonction  — 14 sur les 19 membres du conseil, — de refuser le projet de 3 éoliennes.
  Bien entendu, cette délibération n’est pas, à elle seule, décisive. On sait qu’un écornifleur du vent ou du soleil ne renonce pas si facilement : lorsque la porte lui est fermée, il cherchera toujours à passer par la fenêtre.
  Mais l’expérience nous l’a montré : ces porteurs de projets apprécient rarement de se retrouver face à des élus clairement opposés à leurs ambitions. On a une petite idée des 2 élus qui n'ont pas participé au vote, et vous ?😉 À suivre...
  • Jean-Luc VAUTHIER , maire, chef d'entreprise de 10 salariés ou plus
  • Claire CHRÉTIENTOT, maire déléguée de Récourt, 1ere adjointe, Cadres administratifs et commerciaux d'entreprise
  • Luc GENDRE, 2e adjoint, agriculteurs sur moyenne exploitation
  • Muriel ROZE,  3e adjoint, professions intermédiaires administratives et commerciales
  • Lionel GIRAULT, 4e adjoint, anciens artisans, commerçants, chefs d'entreprise
  • Céline RAGOT, adjointe spéciale de Meuse, professions intermédiaires de la santé et du travail social 
  • Dominique LAMBERT, maire délégué d' Épinant, ouvriers qualifiés de type industriel 
  • Bruno DIDIER, maire délégué de Lécourt, agriculteurs sur moyenne exploitation 
  • Jean Pierre LAFOSSE, maire délégué de Lénizeul, anciens employés et ouvriers 
  • Mélanie LAMBERT, maire déléguée de Maulain, professeurs des écoles, instituteurs et assimilés
  • Teddy BERNARD, maire délégué de Provenchères-sur-Meuse, ouvriers qualifiés de la manutention et du magasinage
  • Édith BRUTEL, maire déléguée de Ravennefontaines, anciens employés et ouvriers
  • Nadine D'ASCOLI, employés civils et agents de service de la fonction publique 
  • Luca FLAMARION, élèves, étudiants
  • Fabrice GARNIER, délégation gestion de la salle des fêtes, chômeurs ayant déjà travaillé
  • Sophie MAIGROT, employés administratifs d'entreprise
  • Jennie MORENO-LOPEZ, délégation à la communication, professions intermédiaires administratives et commerciales
  • Sébastien THOUVENOT, cadres administratifs et commerciaux d'entreprise
  • Pauline STEINER, professions libérales
En gras, les réélus en 2026. Source. 
 
  • Inscrits : 1222 / 1402 en 2020
  • Abstentions : 475 / 517
  • Votants : 747 / 885
  • Blancs et nuls : 158 / 48
  • Exprimés : 589 / 837
Source. 
 
 
 
 
Source : jhmQuotidien 2026 03 23. 
 
 
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FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : NOUVELLE ENQUÊTE PUBLIQUE POUR L' USINE ÉOLIENNE

 
  Nouvel épisode dans le combat de David contre Goliath : les « gueux » haut-marnais des trois communes concernées face à : 
  • Un fonds de pension international — The Renewables Infrastructure Group Limited — TRIG, une société d’investissement basée à... Guernesey et cotée à Londres;
  • Une filiale française du groupe chinois Envision Energy Velocita Energies, développement, construction et exploitation des 17 éoliennes;
  • Un ensemble de partenaires locaux — maires, élus, administration préfectorale, loueurs de parcelles…;
  La commission d’enquête se déroulera du lundi 12 octobre 2026 au mardi 12 janvier 2027. 
   
  Pascal GIRAULT a été désigné en qualité de commissaire enquêteur pour cette enquête publique. Il est présenté, sur la liste d’aptitude correspondante, comme « retraité de la fonction publique territoriale ».
  Selon les informations dont nous disposons, il pourrait s’agir de Pascal Girault, qui avait une formation de base de dessinateur industriel, aurait notamment exercé à la Communauté de communes du Grand Langres en qualité de chargé d’opérations de bâtiments et de développement économique, puis comme chargé du développement économique au sein du Pôle d’équilibre territorial et rural — PETR, du Pays de Langres. Cette identification n’étant pas formellement établie à ce stade, elle doit naturellement être considérée avec prudence. Si cette correspondance était confirmée, son parcours professionnel, tel qu’il apparaît dans les informations disponibles, ne ferait pas ressortir d’expérience particulière dans le domaine spécifique de l'éolien. Il ne s’agit pas ici de mettre en cause sa désignation ni de porter un jugement sur la qualité de son travail à venir de commissaire enquêteur, mais simplement de relever un élément qui nous paraît mériter d’être porté à la connaissance du public.
 
  Nul besoin de rappeler à celles et ceux qui refusent le redémarrage de cette usine, pour des raisons notamment de santé et de protection de l’environnement, que la mobilisation devra être générale.
  Aucun « avis défavorable » ne doit manquer pour dire STOP, définitivement, à ces 17 éoliennes chinoises, détenues par un fonds de pension anglais et exploitées par une filiale chinoise.
 
  Pour étayer votre argumentaire et préparer votre participation à cette nouvelle étape, voici quelques éléments à consulter :
 
 https://sebastientertrais.com/wp-content/uploads/2026/09/Un-avenir-plus-vert-reduc.png
« Les filières renouvelables électriques, en France, c’est de l’ordre de 40 milliards d’euros d’activité par an.
- Le soutien public, 12 à 14 milliards par an. Presque 20 milliards sur deux ans, selon le régulateur.
- Les réseaux ? Près de 200 milliards d’ici à 2040.
- En Europe, solaire et éolien, c’est autour de 100 milliards d’investissements par an. »
NE RIGOLEZ PAS, C' EST AVEC NOTRE POGNON !»
  •  PRIX DE L' ÉLECTRICITÉ : QUOI DE NEUF PENDANT CE TEMPS-LÀ ? Émeric le Vigan
« Prix de l'électricité pour septembre en France sur les marchés de gros
  +30% en un mois
  +105% en deux mois
  Et pourquoi cette hausse ?
  - Le gaz, surtout.
  - La sécheresse aussi. »
Peut être une image de texte qui dit ’140,00EUR/MW 120,00EUT/MW Prix de r'électricité pour livraison en enS Septembre en France 100,00EUR/MWh #0.D0BUR/MWh 60,00EUR/MWh 40.00EURU/MW 20,00EUR/MWI 0,00em 2026-01- 2028-01-29 2026-62-12 2026-0226 026-03-06 2008-63-12 026-83-19 2026-63-26 2006-6 2026-04-22 409 1026G 2026-04-16 16 2026-04-30 06-07 2026-06-14 2026-05-21 2026-06-04 1020-0 06-11 2026-06-18 2026-07-62 026-87-09 2026-67-16 2026-67-33 026-6 2026-08-06 08-13 2026-07-30 2026-08-1 2026-6 2026-08-20 20 2026-08-27’
  • Allemagne : reine européenne, en nombre, des EnR, reine européenne des émissions de CO2 et reine du prix de l'électricité pour le consommateur
«... Les énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, houille et lignite) continuent de représenter plus de trois quarts de la consommation énergétique ; [...]  La part des énergies renouvelables dans la consommation brute atteint environ 56% ; [...] Le fort développement des énergies renouvelables variables et la lente modernisation des réseaux ont fait exploser les coûts des services système. Ils ont quadruplé en 10 ans et dépassent les cinq milliards d’Euros par an. Le principal facteur de hausse des coûts est la gestion des congestions de réseaux ; [...] En 2025, l’Allemagne a été, pour la troisième année consécutive, importatrice nette d’électricité. Le solde importateur s’élève à 19,5 TWh. La France a été le plus grand fournisseur d’électricité... [...] Malgré l’augmentation de presque 14% des prix sur le marché de gros d’électricité, les prix pour le consommateur résidentiel ont baissé de 3,7% par rapport à 2024. Mais ils se situent toujours parmi les prix les plus élevés d’Europe ; les émissions de gaz à effet de serre atteignent, hors puits de carbone, 649 Mt CO2éq en 2025... » Pour rappel, sur l'année 2025, La FRANCE a émis environ 359 MtCO₂e de gaz à effet de serre hors puits de carbone ! 

Source.
« Le nucléaire français ne produit pas seulement une électricité bas carbone : il contribue aussi à maintenir la fréquence du réseau électrique européen à 50 Hz, une condition essentielle à sa stabilité et à la sécurité d’approvisionnement.... » 
«  1/ la CRE oublie de dire que le modèle économique et de marché actuel des ENR n'est possible que parce que la couverture de leurs coûts fixes, ultra majoritaires, est "assurée" (au sens, assurance : garantie de revenu) par le budget de l'État, donc le contribuable au travers d'une garantie de prix. Rappelons qu'avant, c'était la CSPE payée par le consommateur et que, historiquement, les énergies renouvelables (EnR) ont été la cause principale de la multiplication par 7 de la CSPE, entre 2003 et 2016, faisant grimper cette taxe de 3 €/MWh à 22,50 €/MWh : beau rendu de pouvoir d'achat ! ... » 
« La réponse de la Direction générale de l’énergie et du climat. — DGEC confirme le problème : face à la SURPRODUCTION DES ENRI, il faut soit :
  - RÉMUNÉRER LA NON PRODUCTION d’électricité avec de l’argent public,
OU
  - OBLIGER LES MÉNAGES à déplacer leur consommation.
  Pouvoir arrêter certaines installations EnRi sous obligation d’achat va dans le bon sens, mais ne règle pas le problème de fond : tant que l’électrification des usages ne progresse pas réellement, la France restera exposée à des épisodes récurrents de surproduction et de prix négatifs de l’électricité. Ce que la DGEC propose, ce n’est pas une solution structurelle, mais des demi-mesures. » 
  
 À cette liste, déjà pas mal fournie, il convient d’ajouter quelques arguments tout récents, qui constituent une bonne synthèse des raisons de STOPPER l’essor des énergies renouvelables — EnR, en général, et de l’éolien en particulier :
  Le prix de gros de l’électricité allemande pour livraison en janvier dépasse désormais 180 €/MWh, soit une hausse de plus de 60 % sur un an. Au Royaume-Uni, les prix du gaz pourraient, eux aussi, retrouver cet hiver des niveaux proches de ceux de 2022.
  Partout en Europe, la guerre en Iran rappelle une réalité que l’on aurait aimé oublier : le gaz reste indispensable à l’équilibre du système électrique et fixe encore très souvent le prix marginal de l’électricité.
  L’Europe a certes fortement réduit sa dépendance aux gazoducs russes. Mais elle l’a en partie remplacée par une exposition accrue au marché mondial du GNL, donc à ses tensions et à ses fluctuations.
  Et ce nouveau choc intervient au pire moment. Les stocks européens ne sont remplis qu’à environ 67 à 70 %, alors que l’objectif est d’atteindre 80 % avant l’hiver. Le gaz européen, qui évoluait autour de 30 €/MWh avant la guerre, a déjà dépassé 80 €/MWh en septembre. Et en cas d’hiver particulièrement froid, certains scénarios envisagent même un retour vers 200 €/MWh.
  Les renouvelables permettent d’amortir une partie du choc, mais leur production hivernale demeure variable — et peut l’être davantage lors des périodes froides et peu venteuses.
  Dans l’hypothèse d’un hiver froid combiné à des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient fortement contraints, certains experts estiment que les prix de gros de l’électricité pourraient encore augmenter jusqu’à 50 %.
  Le constat est donc difficile à ignorer : l’Europe reste dépendante du gaz pour sécuriser son approvisionnement électrique, alors même que la grande électrification censée justifier l’expansion massive du système électrique n’a toujours pas eu lieu.
En 2026, la consommation d’électricité européenne n’a toujours pas retrouvé son niveau de 2021.
Source.  
 
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Avec ces quelques informations en main, vous n’avez plus qu’à vous saisir de vos claviers, stylos, porte-plumes… et à faire entendre votre voix ! La commission d’enquête n’attend plus que vos avis.
 
EN AVANT TOUTES !
 
 « L'indignation est un commencement. Une manière de se lever et de se mettre en route. On s'indigne, on s'insurge, et puis on voit. »
BENSAÏD Daniel
 
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ÉOLIENNES ET MICROPLASTIQUES : L' U. E. RECONNAÎT LES DÉGÂTS, LA FRANCE REGARDE AILLEURS

  Il faut se réjouir que la Commission européenne reconnaisse désormais officiellement ce que plusieurs travaux scientifiques mettent en évidence depuis des années : les éoliennes ne sont pas totalement exemptes de pollution de l'environnement ! Sous l’effet de la pluie, de la grêle, des salissures et de l’usure, les revêtements des pales s’érodent et libèrent des particules plastiques dans l’environnement. À cela s’ajoutent les émissions générées lors des opérations d'implantation des usines, de maintenance et de réparation.
  Cette reconnaissance est essentielle, car elle permet enfin d’intégrer cette réalité au bilan environnemental de l’éolien. Mais elle soulève aussi une question dérangeante : pourquoi aura-t-il fallu autant de temps pour que cette pollution soit pleinement prise en considération ? Pendant des années et encore aujourd'hui, l’éolien a été présenté par les écologistes politiques, les gouvernements européens, les potentats locaux → idiots utiles ! et... les écornifleurs du vent, comme une énergie « propre », synonyme d’absence d’impact environnemental. 
  Le plus regrettable est sans doute le temps perdu à défendre une image idéalisée de l’éolien, plutôt qu’à mesurer lucidement ses impacts et à s’interroger sur leur acceptabilité. Car si la prise en compte de ces pollutions constitue une avancée, elle devrait surtout conduire à tirer les conséquences qui s’imposent : la meilleure solution pour éviter les nuisances liées aux éoliennes reste encore de ne pas en construire — ZÉRO ÉOLIENNE, ET BASTA !
  Donc, on résume la vie d'une éolienne — terrestre ou offshore : cette dernière s'accompagne d'un ensemble d'inconvénients et de contraintes techniques, écologiques et économiques à chaque étape de son cycle de vie : 
  • Dépendance forte aux terres rares dont l'extraction génère de lourdes pollutions acides et toxiques;
  • Nécessite d'immenses quantités d'acier, de béton — fondations, de cuivre et de résines composites issues de la pétrochimie;
  • Artificialisation des sols:
  • Impact sur la biodiversité lors des travaux:
  • Déforestation et obligation d'élargir les routes d'accès en milieu rural ou forestier pour le transport des pièces avec les convois exceptionnels;
  • Intermittence et variabilité → compensation par le gaz, le charbon ou la lignite;
  • Impact sur la faune, mortalité accélérée pour les oiseaux et chauves-souris;
  • Nuisances pour les riverains;
  • Retrait des fondations, mais la réhabilitation complète du sous-sol en profondeur reste complexe;
  • Nouvelles fondations lors de repowering;
  • Recyclage des pales et des rotors;
  • Subventions directes et indirectes avec l'argent du contribuable et du... consommateur d'électricité; 
  • Durée de vie annoncée : 20 ans minimum → durée de vie effective : 15 ans maximum;
  • etc.
  Et maintenant, s’y ajoute cette pollution par microplastiques ! En attendant d'autres pollutions à venir ?... 
 
  L’aveu désormais formulé par la Commission européenne marque une étape positive. Mais qu'en sera-t-il de l'avenir ? Cette reconnaissance va-t-elle changer la donne et enclencher l'arrêt des projets d'usines éoliennes terrestres et en mer ? En France, à travers la PPE3, les décideurs au pouvoir refusent visiblement de changer de braquet. Quant aux prétendants à la présidentielle 2027, la ligne reste identique, voire pire…
 
 Bonne lecture
 
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Traduit de l' Allemand par ChatGPT

Des microplastiques provenant des éoliennes : la Commission européenne reconnaît pour la première fois officiellement l’abrasion des matières plastiques

 
   Bruxelles – La Commission européenne a reconnu pour la première fois officiellement que les installations éoliennes émettent des particules de plastique et que cette abrasion se disperse de manière incontrôlée dans l’environnement. Cette reconnaissance fait suite à une question posée par l’eurodéputé autrichien Gerald Hauser. Celui-ci avait fait référence à une estimation allant jusqu’à 62 kilogrammes de microplastiques par éolienne et par an.
  La Commission ne reprend certes pas cet ordre de grandeur. Elle confirme toutefois explicitement l’existence de cette abrasion des matières plastiques et renvoie à ce sujet à des études scientifiques.  Ainsi, une pollution environnementale jusqu’ici peu prise en compte fait précisément l’objet d’une confirmation officielle dans le cas d’un mode de production d’électricité considéré, sur le plan politique, comme particulièrement respectueux de l’environnement.
 
Les microplastiques provenant des éoliennes ne sont donc plus un problème théorique
  Le passage décisif de la réponse de la Commission est inhabituellement clair. On peut notamment y lire :
« Il ressort des études que les émissions de plastique provenant des installations éoliennes sont nettement inférieures à celles provenant d’autres sources. »
  Bruxelles ne débat donc plus de la question de savoir si les éoliennes libèrent du plastique. La Commission se contente désormais de relativiser la quantité émise en la comparant à celle provenant des pneus, des peintures ou des textiles.
 
La Commission européenne confirme l'abrasion microplastique des éoliennes: les particules se détachent des pales du rotor et pénètrent dans l'environnement de manière incontrôlable 
 La Commission européenne confirme l’abrasion de microplastiques sur les éoliennes : des particules se détachent des pales et se dispersent de manière incontrôlée dans l’environnement. Illustration : image générée par IA.

  C’est précisément ce point qui modifie l’appréciation du sujet sur le plan de la politique environnementale. Les éoliennes ne rejettent pas, en fonctionnement, de gaz d’échappement issus de la combustion comme les centrales à charbon ou à gaz. Elles ne sont donc pas pour autant des installations industrielles exemptes d’émissions.
  La pluie, la grêle et les salissures frappent à grande vitesse les pales de rotor revêtues de couches protectrices. Cela entraîne notamment une érosion des bords d’attaque, tandis que des matériaux plastiques provenant des revêtements de protection se détachent et sont perdus dans l’environnement.

Les 62 kilogrammes restent controversés – l’abrasion, en revanche, ne l’est pas
  Les 62 kilogrammes par installation avancés par Hauser proviennent d’une extrapolation norvégienne.  La Commission ne confirme pas explicitement ce chiffre. Elle ne remet toutefois pas non plus en cause le principe même du rejet de particules plastiques, mais renvoie à d’autres études faisant état de valeurs plus faibles.
  Une étude de la DTU publiée en 2026 aboutit, dans des conditions défavorables, à 340 grammes de microplastiques par pale et par an. Avec trois pales, cela représenterait mathématiquement environ un kilogramme par installation.
  D’autres calculs aboutissent cependant à des résultats différents. Une étude de la DTU publiée en 2024 a estimé, pour les installations offshore, une perte de matière plastique comprise entre 80 et 1 000 grammes par pale et par an. Le TNO, en revanche, a calculé en 2025 une perte d’environ 240 grammes par an pour une éolienne offshore moderne de 15 mégawatts.
  L’ordre de grandeur exact reste donc incertain. En revanche, ces travaux ne contestent pas le fait que du plastique est abrasé et se détache des pales de rotor.
 
Les travaux de maintenance libèrent eux aussi des particules plastiques supplémentaires
  À cela s’ajoute une deuxième voie d’émission. Lors des réparations, les techniciens poncent les surfaces endommagées et travaillent sur les matériaux composites. Une étude de l’Université technique du Danemark évalue les émissions de plastique qui en résultent entre 40 et 160 grammes par pale et par an à terre. En mer, les estimations vont même de 90 à 600 grammes. Ainsi, les microplastiques ne sont pas produits uniquement par l’érosion due aux intempéries, mais également lors des opérations de maintenance.
  Il est donc remarquable que l’UE demande désormais elle-même des études plus approfondies. Un programme Horizon Europe exige des mesures sur le terrain concernant les impacts environnementaux des parcs éoliens offshore pendant leur exploitation, leur maintenance et leur démantèlement. L’appel à projets mentionne explicitement aussi la production de particules plastiques par un grand nombre d’éoliennes. Il prévoit en outre l’étude des éventuels effets cumulatifs du développement massif de l’éolien offshore. Ce faisant, l’UE reconnaît également que des éléments importants du bilan environnemental n’ont pas encore été évalués de manière définitive.
  La conséquence à en tirer n’est pas de mettre globalement l’énergie éolienne sur le même plan que le charbon ou le gaz. Les centrales conventionnelles provoquent, du fait de leurs combustibles, d’importantes émissions supplémentaires. Cependant, présenter politiquement l’énergie éolienne comme une source d’électricité pratiquement « propre » est également réducteur.
  Dans le cas des centrales à combustibles fossiles, les émissions de polluants, les technologies de filtration et les valeurs limites font depuis des décennies l’objet d’une réglementation centrale. Pour les éoliennes, en revanche, l’examen systématique de ce type d’émissions de matières ne commence que relativement tard. La reconnaissance officielle de la Commission européenne rend désormais cette lacune visible.

ÉLECTRICITÉ : PRODUIRE PLUS SANS SAVOIR QUOI EN FAIRE, LE PARADOXE FRANÇAIS

  La situation révélée par les chiffres de 2025 interroge profondément la cohérence des choix opérés par les pouvoirs publics en matière de politique énergétique. Alors que la France cherche à renforcer ses capacités de production d’électricité décarbonée, notamment à travers le nucléaire, elle se retrouve paradoxalement contrainte de réduire une partie de cette production faute de débouchés suffisants. Près de 36 TWh d’électricité décarbonée n’auraient ainsi pas été produits en 2025, dont 33 TWh correspondant à de la modulation nucléaire.
  Cette situation révèle moins un problème de capacité de production qu’un défaut d’anticipation et d’organisation du système électrique. Les autorités ont longtemps concentré le débat sur la construction et le maintien des moyens de production, sans développer au même rythme les capacités de stockage, les interconnexions, la flexibilité de la demande et surtout les usages capables d’absorber cette électricité. Le paradoxe est particulièrement frappant : au moment même où l’électrification de l’industrie, des transports et du chauffage est présentée comme indispensable à la décarbonation de l’économie, la France ne parvient pas toujours à valoriser une électricité abondante et bas-carbone lorsqu’elle est disponible.
  Cette situation conduit donc à questionner les choix des autorités : à quoi bon augmenter les capacités de production si le système n’est pas en mesure d’utiliser cette énergie au moment où elle est disponible ? Le véritable enjeu n’est plus seulement de produire davantage d’électricité décarbonée, mais de construire une politique énergétique cohérente permettant de la consommer, de la stocker ou de l’exporter efficacement. À défaut, la France risque de financer des capacités de production dont une partie restera inutilisée et, dont le montant annuel payé par le consommateur — facture et par... le contribuable — subventions directes et indirectes, s’avérera de plus en plus élevé, tout en passant à côté d’une occasion majeure de décarboner son économie et de renforcer sa souveraineté énergétique.
  STOP À LA PPE3 !...
 
  Bonne lecture ! 
 
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Surplus d’électricité : pourquoi la France a renoncé à produire de quoi alimenter 8 millions de foyers

  En 2025, la France a renoncé à produire près de 36 TWh d’électricité décarbonée pourtant disponible, faute de preneur au moment où elle arrivait. De quoi couvrir la consommation annuelle de plus de huit millions de foyers, chauffage exclu. 
  La Commission de régulation de l’énergie vient de chiffrer cette année filière par filière, et le résultat déplace le débat. Ce que la France a le plus renoncé à produire n’est pas du renouvelable, c’est du nucléaire, et dans un rapport de un à onze.
 
Ce que la France a renoncé à produire en 2025 
  Dans son rapport sur l’économie du système électrique français, publié en septembre, le régulateur additionne l’électricité disponible qui n’a pas été produite, faute de débouchés économiques. Trois lignes, très inégales.
  • La première pèse 33 TWh de modulation nucléaire, soit 8 % de la production potentielle annuelle du parc. 
  • Les deux autres tiennent en trois térawattheures : 1,6 TWh de solaire écrêté, soit 5 % de son potentiel, et 1,3 TWh d’éolien, soit 3 %.
Production potentielle et production réalisée en 2025, par filière. Source : Commission de régulation de l’énergie, rapport « Économie du système électrique français hexagonal », septembre 2026, graphique établi à partir de données RTE.
 
  Mis bout à bout, ces volumes approchent 36 TWh. La comparaison avec huit millions de foyers est notre calcul, à partir d’une consommation moyenne de 4 200 kWh par an et par ménage, chauffage exclu. Un logement chauffé à l’électricité en consomme deux à quatre fois plus : le même volume n’y couvrirait qu’environ quatre millions de foyers.
  Une précision s’impose avant d’aller plus loin, et le régulateur la donne lui-même : la modulation nucléaire ne répond pas qu’au prix. Elle inclut la modulation pour économie de combustible et des contraintes industrielles propres au parc. Le chiffre retenu est celui publié par EDF pour 2025.
 
Pourquoi arrêter des centrales qui ne polluent pas
  L’explication tient en une phrase du rapport. Lors des épisodes de prix très faibles, nuls ou négatifs, la demande passe sous la production décarbonée disponible à bas coût, et les interconnexions avec les pays voisins ne suffisent pas à absorber l’excédent. Il n’existe alors, écrit la Commission, aucun débouché économique pour cette électricité.
  Ces épisodes ne sont plus marginaux. L’année 2025 a compté 513 heures de prix négatifs, et notre suivi quotidien des prix montre que le rythme s’est encore accéléré depuis. La France dispose pourtant de 20 GW de capacités d’interconnexion à ses frontières : aux heures où tout le monde produit en même temps, les voisins sont dans la même situation.
  C’est le même engorgement qui conduit à payer des éoliennes pour qu’elles s’arrêtent et qui remplit la carte des zones où le réseau sature.
 
Le débat public regarde la mauvaise filière
  En volume, l’écart est sans appel : 33 TWh contre 2,9, soit onze fois plus de nucléaire modulé que de renouvelable écrêté. Les arrêts d’éoliennes et de panneaux occupent pourtant l’essentiel de la discussion publique, et l’essentiel des textes réglementaires récents.
  L’honnêteté commande une nuance, et elle compte. Rapportés à la taille de chaque parc, les pourcentages se rapprochent : le solaire perd 5 % de sa production potentielle, le nucléaire 8 %. Si le nucléaire domine autant en térawattheures, c’est d’abord parce qu’il produit dix fois plus. L’écart de volume dit la taille du parc autant que l’intensité du problème.
  Le même exercice livre au passage une bonne nouvelle, rarement citée : 117 TWh de production thermique fossile évitée, soit 86 % de moins que ce que les centrales auraient pu produire. Le calcul suppose une disponibilité technique théorique, il donne donc un maximum plutôt qu’une mesure, mais l’ordre de grandeur est là.
 
Ce qui pourrait absorber ce surplus, et ce que vous y gagnez
  Le problème n’est pas la quantité produite, c’est le moment où elle arrive. Deux leviers existent, et les deux avancent.
  • Le premier est le stockage. Les stations de pompage françaises absorbent déjà l’électricité dont personne ne veut pour la restituer aux heures de pointe, et la loi oblige désormais EDF à vendre l’accès à ces batteries géantes à ses concurrents. 
  • Le second est le déplacement de la demande : c’est la raison d’être de la réforme des heures creuses, qui bascule une partie des plages vers l’après-midi, et des offres dont le prix change selon l’heure.
  Pour un foyer, la conséquence est directe et plutôt agréable : l’électricité que vous consommez en milieu de journée est précisément celle dont le système ne sait que faire. Décaler un lave-linge ou une recharge de voiture sur ces heures-là ne relève plus du geste militant, c’est le moment où le kilowattheure vaut le moins cher. Encore faut-il que votre contrat le reflète : comparez les offres disponibles ou appelez un conseiller Selectra au 01 88 24 13 65.
  Reste une question que le rapport pose sans la trancher. Un système capable de produire 36 TWh de plus qu’il n’en écoule est un système en surcapacité, ce que la Commission reconnaît pour 2025. Mais l’électrification des transports et du chauffage doit inverser la tendance dans les prochaines années. L’électricité qu’on ne sait pas placer aujourd’hui pourrait manquer demain.
 

MAREILLES / USINE AGRIVOLTAÏQUE : DÉROULEMENT DE LA COMMISSION D' ENQUÊTE

 
  Depuis 2022, un projet d’ agrivoltaïsme privé — autrement dit une usine photovoltaïque au sol implantée sur des terres agricoles — est envisagé sur le territoire de la commune. 
« Les terrains sollicités par le présent projet appartiennent à l’ EARL des ROCHES, une
exploitation de polyculture-élevage engagée dans la production d’Emmental Grand Cru Label Rouge (IGP). »
 
  
  Ce projet s’inscrit dans un contexte plus large de développement de projets énergétiques sur le territoire, notamment celui de l' usine de 7 éoliennes, 230m en bout de pale ! dit Bois des Charmes, approuvée par les conseils municipaux successifs. Avec mention particulière pour le conseil municipal actuel, élu en 2026, qui affiche la volonté d' aller plus loin, en engageant la commune d'en une participation au capital de la société porteuse du projet éolien, comme cela a été rapporté publiquement.
 
Et concernant le projet agrivoltaïque ?
  En l’état actuel de nos recherches et sous réserve d’éléments complémentaires, aucune délibération officielle du conseil municipal relative au projet agrivoltaïque n’a été identifiée. Si cette absence d’acte formel interdit d’imputer une position officielle à la municipalité, l’historique constant de soutien apporté par l’instance aux projets d’énergies renouvelables locaux — éoliens, combiné à l'implication directe de plusieurs élus dans le dossier — suggère une orientation a priori favorable.

L’enquête publique 
  Cette dernière se déroulera du 23 septembre au 22 octobre 2026. 
  Monsieur Jean-Jacques FRANC, est désigné en qualité de commissaire-enquêteur titulaire. Ce dernier est un ancien ingénieur de la Direction départementale des territoires — DDT, de Haute-Marne, aujourd'hui retraité. 
  À noter que jusqu'à présent il n'a traité que des projets d'usines solaires — Rimaucourt / Vignes-la-Côte → avis favorable, Montreuil-sur-Thonnance / Thonnance-lès-Joinville → avis favorable. Pour l'éolien, aucune enquête trouvée.
  Dans le détail :
 
 
 
 
 
 
 
   
  Le projet porté par MANA ML prévoit notamment 73 010 panneaux, une puissance de 50 MWc, une production annoncée de 55,763 GWh/an et une durée d’exploitation de 35 ans sur un site agricole d'environ 61 hectares.  
  Cette société a été créée en 2021 uniquement pour ce projet. Elle est une des nombreuses filiales de la holding MANA ÉNERGIES1, créée en juillet 2019 par Fabien Lepetit — ex-cadre chez EDF et Langa, qui en est le président, aux côtés de David Chaudeurge — directeur général. Son siège social est à  Grézieu-la-Varenne — métropole de Lyon, 69. C'est un développeur, producteur et investisseur indépendant dans les énergies renouvelables, spécialisé dans le solaire photovoltaïque au sol, l'agrivoltaïsme, les ombrières et les toitures solaires. Ainsi, pour chaque projet photovoltaïque ou agrivoltaïque identifié sur un territoire, MANA ÉNERGIES crée une sous-société dédiée, comme MANA ML. Cette pratique courante dans le secteur des énergies renouvelables permet d'isoler juridiquement et financièrement chaque projet foncier et son financement bancaire. En clair, la création de la société fille — MANA ML, permet d'isoler le projet. Si ce chantier échoue ou rencontre des problèmes financiers, les pertes restent bloquées au niveau de cette filiale, ce qui protège les finances de la maison mère. Ce modèle est classique dans le secteur renouvelable, mais il implique que le risque repose surtout sur la filiale locale. Si la filiale fait faillite, les contrats de loyer conclus avec les propriétaires ou agriculteurs tombent, sans que la maison mère ne soit légalement forcée de payer à sa place — sauf si une garantie spécifique a été signée. 
 

1. La situation financière de MANA ÉNERGIES expliquée de manière simple :
  • Un trou dans la caisse sur le dernier bilan : L'entreprise affiche une perte d'environ 660 000 €. C'est une dégradation importante par rapport à l'année précédente où elle était tout juste à l'équilibre — +15 000 €;
  • Il lui reste 1,7 million € en caisse, alors qu'elle en avait plus de 4,2 millions l'année précédente. L'argent fond au rythme des investissements;
  • Plus de dettes que de fonds propres : ses dettes bancaires et financières s'élèvent à 4 millions €, ce qui dépasse son capital et ses réserves — fonds propres à 2,15 millions €.
Ce que cela veut dire en pratique
  1. L'entreprise est en « phase de tension » classique : c'est le profil typique d'un jeune développeur d'énergies renouvelables qui dépense beaucoup d'argent pour lancer des dizaines de projets en France, mais qui n'a pas encore encaissé les bénéfices de leur exploitation ou de leur revente;
  2. Un risque pour les projets locaux : si les banques coupent les crédits ou si les projets prennent du retard, la holding peut se retrouver rapidement à sec;
  3. Le rôle de la filiale locale : c'est exactement pour cette raison qu'ils ont créé la société MANA ML pour le projet de Mareilles : si la holding vient à aller mal — ou inversement, si ce projet précis est rejeté, le problème est cantonné et ne fait pas s'écrouler tout le reste d'un coup.
Source.
 
 
 L'avis de la Mission Régionale d'Autorité environnemental — MRAe
   Son avis est plutôt nuancé, mais elle identifie plusieurs insuffisances importantes du dossier.
  Elle reconnaît notamment :
  • que le projet permettrait de maintenir une activité d'élevage bovin;
  • que le passage de cultures à des prairies pourrait réduire l'utilisation d'engrais et de pesticides;
  • que les impacts directs sur les espèces protégées peuvent être limités grâce aux mesures prévues;
  • que la nappe phréatique est suffisamment profonde — environ 50 m — pour que les pieux de 1,5 à 2 m ne la touchent normalement pas.
 
 
Source. 
 
Mais elle demande un certain nombre de compléments et de garanties.
  Les principales questions posées par la MRAe

1. L'agriculture sera-t-elle réellement maintenue ?
  C'est l'un des points centraux.
  La MRAe demande que MANA ML indique quelle surface minimale d'herbe réellement productive doit être maintenue entre les panneaux pour garantir une production agricole significative. Elle demande également un suivi des performances herbagères, puisque le pâturage des bovins sous panneaux est présenté comme une expérimentation.
  Autrement dit : il faut démontrer que l'activité agricole reste réellement productive !

2. Comment les câbles seront-ils protégés ?
  Le dossier ne précisait pas suffisamment comment les câbles électriques entre les panneaux seraient installés, notamment leur profondeur et leur protection face au passage des bovins, particulièrement lorsque le sol est boueux. La MRAe demande donc des précisions sur ce point.

3. Le bilan carbone annoncé par MANA ML est-il correct ?
  C'est probablement la critique la plus forte de l'avis. La MRAe considère que le gain de CO₂ annoncé par MANA ML est largement surestimé, quelle que soit l'origine des panneaux. Elle demande donc de :
  • préciser l'origine des panneaux;
  • recalculer le gain réel de CO₂;
  • intégrer le changement d'utilisation des sols;
  • prendre en compte l'ensemble du cycle de vie;
  • calculer le temps de retour énergétique;
  • calculer également le temps de retour en termes d'émissions de GES.
  À titre indicatif, la MRAe estime le gain annuel à environ 619 tonnes de CO₂ avec des panneaux chinois et 1 662 tonnes avec des panneaux français, très loin du chiffre de 53 165 tonnes/an annoncé par le pétitionnaire.

4. Pourquoi avoir choisi ce terrain ?
  La MRAe reproche au dossier de ne pas présenter suffisamment de sites alternatifs ni de comparaison environnementale entre les sites écartés. Elle demande une véritable analyse multicritère permettant de démontrer que le site de Mareilles est celui qui présente le moindre impact environnemental. C'est une question particulièrement intéressante pour l'enquête publique.

5. Quel sera l'impact du raccordement électrique ?
  Le raccordement envisagé devait se faire sur le poste source de Chaumont, à environ 14 km. Or, en 2023, les possibilités précises de raccordement n'étaient pas encore connues : une étude détaillée d' ENEDIS devait le déterminer. La MRAe rappelle que le raccordement fait partie intégrante du projet et que ses impacts doivent donc eux aussi être étudiés.
 Produire de l'électricité est une chose mais... pouvoir l'injecter dans le réseau électrique en est une autre. Les documents publiés par RTE montrent que le réseau électrique de la Haute-Marne fait déjà l'objet de contraintes importantes et que des travaux spécifiques sont nécessaires pour permettre le développement de nouvelles énergies renouvelables — le Schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables- S3REnR. 
  Pour le poste de Chaumont envisagé, le document indique : 18 MW de capacité réservée et 18 MW affectés, soit 0 MW de capacité réservée résiduelle. Cela ne signifie pas que plus aucun projet ne pourra jamais être raccordé dans le secteur. Cela signifie en revanche que les capacités actuellement réservées à ces postes sont déjà entièrement utilisées ou dépassées, et que le développement de nouvelles capacités dépend notamment des évolutions et renforcements du réseau prévus par le S3REnR. Dans ces conditions, il serait erroné de considérer que le raccordement est automatiquement garanti.

6. Quel impact sur les forêts et la biodiversité ?
  Le projet est bordé par des boisements constituant des zones de transition importantes pour la faune. Des espèces protégées ont été recensées, notamment plusieurs oiseaux, l'écureuil roux et quatre espèces de chauves-souris. La MRAe estime que les mesures de réduction sont globalement pertinentes, mais elle demande impérativement un recul d'au moins 10 mètres entre les panneaux/la piste périphérique et les lisières forestières. Elle souligne également un point intéressant : MANA ML estimait qu'il n'était pas possible d'éviter certaines zones sensibles puisque la totalité du terrain devait être utilisée. La MRAe n'est pas d'accord avec ce raisonnement : elle considère qu'il est toujours possible de rechercher un meilleur évitement des secteurs écologiquement sensibles.

7. Le paysage est-il suffisamment protégé ?
  La MRAe considère la sensibilité paysagère comme relativement faible, notamment grâce aux boisements. Mais elle demande que la haie prévue soit constituée de plants :
  • suffisamment hauts;
  • d'essences locales adaptées;
  • dont la reprise soit effectivement surveillée.
  Elle demande également que les citernes incendie soient enterrées ou intégrées visuellement.

8. Qui garantira le démantèlement dans 35 ans ?
  Le projet prévoit le démantèlement complet à la fin de l'exploitation. Mais la MRAe demande que soient précisées les modalités juridiques et financières garantissant réellement ce démantèlement. C'est une question particulièrement pertinente compte tenu de la durée du projet.

En résumé, l'avis de la MRAe en 5 phrases :
  1. La MRAe ne condamne pas le projet, mais elle ne valide pas non plus ses affirmations sans réserve.
  2. Elle demande surtout de démontrer que l'activité agricole restera réellement productive, et pas seulement que des bovins pourront pâturer sous les panneaux.
  3. Elle considère que le bilan carbone présenté par MANA ML est largement surestimé et demande un nouveau calcul complet.
  4. Elle demande également de justifier le choix de Mareilles par rapport à des sites alternatifs, de mieux prendre en compte certains enjeux de biodiversité et de raccordement.
  5. Enfin, elle demande des garanties juridiques et financières précises pour le démantèlement de la centrale
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  Ne laissons pas quelques personnes décider à la place de tous !
 
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CHAMARANDES-CHOIGNES : APRÈS L’ÉCHEC EN FORÊT, LES ÉOLIENNES REVIENNENT EN MILIEU AGRICOLE

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