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APRÈS LE MARTYR DE LA GRANDE GUERRE, LES NOUVELLES BLESSURES POUR LE DÉPARTEMENT DE L' AISNE

  " Et le caporal étend la main vers ce côté d'où venait les obus et les balles et qui est maintenant silencieux dans la brume.
  — Ils ne sont plus là ?
  — Ils font sauter Saint-Quentin.
  — Que ça peut nous faire ? T'as pas froid toi ?
  — Si tu ne le relèves pas plus que ça, ton pain, tu vas le mettre dans la boue au lieu de le rôtir.
  — J'en peux plus de sommeil, ça se baisse seul.
  — Ça fait combien qu'on n'a pas dormi ?
  — Depuis Roye, ça fait cinq jours. "
GIONO Jean, Refus d'obéissance, Gallimard, I937, pp. 59-60.

Lire sur le même sujet :

Source.
  Un siècle plus tard, le territoire est à nouveau envahi. La population, soumise et opprimée, subit le diktat du lobby des écornifleurs du vent, soutenu par le représentant migrateur de l'État, décideur en chef : le préfet ! Cette fois, la Résistance est isolée et doit se débrouiller seule face à l'occupant. Les nombreuses usines éoliennes imposées, symboles de cette domination, sont là pour durer au moins quinze ans.

  REFUS D'OBÉISSANCE ! EN AVANT TOUTES !
 
" Les Fantômes, sculpture érigée sur la Butte Chalmont près d’ Oulchy-le-Château dans l’Aisne, est l’une des œuvres majeures de Paul Landowski, sculpteur français d’origine polonaise — I875-I96I. Elle se trouve à l'endroit précis où se décide le sort de la Seconde bataille de la Marne en I9I8. " Source.

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Le patrimoine historique de l’Aisne étouffé par l’éolien

 L’association « Vent de Folie », soutenue par Sites & Monuments, a déposé début 2024 un recours en annulation auprès de la Cour administrative d’appel de Douai à l’encontre de l’arrêté du préfet de l’Aisne du 25 octobre 2023 accordant à la société Q Energy — anciennement RES — l’autorisation d’exploiter neuf éoliennes " supplémentaires ", de 150m de haut en bout de pale, avec deux postes de livraison, dans le parc éolien de « Vieille Carrière » situé à environ 25 km au nord-est de Laon.
  Les communes directement concernées par ces nouvelles éoliennes sont Parpeville, La Ferté-Chevresis, Chevresis-Monceau et Surfontaine — Canton de Ribemont et Communauté de communes du Val de l’Oise, une implantation autorisée après des années de procédures sur lesquelles il est instructif de revenir...
 

 https://www.sitesetmonuments.org/local/adapt-img/1024/10x/IMG/jpg/vieille_carriere._contexte_eolien__extrait_rapport_dreal_recu_le_10_07_2023.jpg?1711461788

 Extrait du rapport de la DREAL situant le futur parc " Vieille Carrière ".
 
 Un combat au long cours
  • En 2008, la société RES construit un premier parc éolien dit " Carrière Martin " sur le territoire des communes de Villers-le-Sec, Ribemont et Brissy Hamégicourt.
  • La même année, cette entreprise dépose une nouvelle demande d’autorisation en vue d’exploiter pas moins de 21 éoliennes de 150 m de hauteur sur le site du parc " Vieille Carrière ".
  • En 2010, le préfet de l’Aisne autorise l’installation de seulement 6 aérogénérateurs sur les 21 demandés, les 15 autres étant retoqués. Des recours contentieux sont déposés sans succès à l’encontre des arrêtés préfectoraux. Autorisées en 2014, les 6 éoliennes seront construites en 2017 sur les territoires de Villers-le-Sec et La Ferté-Chevresis.
  • En 2013, le tribunal administratif annule les refus d’autorisation des 15 autres éoliennes prévues dans le projet initial, après des recours contentieux du promoteur. Retour à la case départ...
  • Fin 2016, la société RES revient à la charge avec une nouvelle demande d’autorisation pour 12 machines, et non plus 15, reparties en instruction, mais cette fois-ci classées au titre des ICPE — Installations classées pour la protection de l’environnement, auprès de la DREAL —Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement, ce qui permet la mise en place d’une enquête publique.
  • En 2019, le promoteur revoit encore une fois ses ambitions à la baisse et supprime trois éoliennes du projet. À l’issue de l’enquête publique, le commissaire enquêteur a en effet émis un avis défavorable " estimant que les inconvénients l’emportent sur les avantages qu’ils génèrent ". Il considère que " la non prise en compte de la présence de l’ensemble des parcs voisins et / ou à venir, la sur-densification qui règne sur le secteur, l’encerclement des villages, l’atteinte aux paysages et monuments historiques, etc… sont autant de facteurs qui font obstacle au devenir du projet ".
  •  Il indique que " tous les indices sont au rouge ", notamment ceux d’occupation des horizons et du pourcentage de sorties de villages " d’où l’on voit les éoliennes à moins de 10 km, dont le seuil d’alerte à ne pas dépasser de 50 est en fait au maximum de 100 pour Landifay, Chevresis Monceau, Fay-le-Noyer, Villers-le-Sec, Monceau-le-Neuf, Renansart, Parpeville et le hameau de Vilancet ". Le commissaire-enquêteur insiste sur cette " modification du paysage et l’impact visuel " en notant que " le projet accentuera l’emprise des éoliennes sur le paysage et l’augmentation de la concentration de machines contribuera à une sensation d’encerclement ".
  • Dans le cadre de l’enquête publique, le commissaire-enquêteur s’est rendu à Parpeville et plus précisément dans le parc du château. Ses conclusions sont éclairantes : " J’ai pu constater que les éoliennes déjà installées par la société Eole-RES — parcs Carrière Martin et Vieille Carrière — étaient visibles de toutes parts ".
  • De fait, l’extension du parc aura un impact visuel sur le château de Parpeville. En l’espèce, l’argument des retombées financières n’a pas convaincu les communes concernées par ce projet qui, dans leur grande majorité, ont rejeté cette nouvelle implantation.

 https://www.sitesetmonuments.org/local/adapt-img/1024/10x/IMG/jpg/vues_sur_les_eoliennes_de_jour_et_de_nuit_depuis_le_parc_du_chateau_de_parpeville.jpg?1711461791

 Vues sur les éoliennes de jour et de nuit depuis le parc du château de Parpeville. Photos J.L. Doucy.
  • En 2023, après plusieurs années de procédure et malgré l’opposition grandissante des élus, d’une large majorité de la population, de l’analyse de l’architecte des Bâtiments de France et de l’avis défavorable du commissaire enquêteur de l’ ICPE dans son rapport du 15 juillet 2019, la préfecture de l’Aisne accorde le 25 octobre 2023 à Q.Energie l’autorisation d’exploiter neuf machines de 150 m de hauteur et deux mâts de mesure sur les territoires des communes de Parpeville, Chevresis-Monceau, la Ferté-Chevresis et Surfontaine.
L’impact sur le patrimoine architectural
  Ce parc est localisé dans un contexte éolien dense. Le rapport de la Mrae du 25 mai 2021, page 5, recense 87 parcs représentant 438 éoliennes construites, autorisées et à l’étude dans un rayon de 20 km dans la " vallée de l’Oise ".

 https://www.sitesetmonuments.org/local/adapt-img/759/10x/IMG/jpg/analyse_de_saturation_-_commune_de_parpeville.jpg?1711461789

 Carte de l’implantation des éoliennes du parc " Vieilles Carrières " — rayon de 10 km. Le projet s’étend sur une distance de plus de 8 km. C’est sans doute l’un des éléments qui explique son impact sur l’ensemble des villages étudiés. 
Extrait de l’étude portant sur la saturation visuelle publiée par la DREAL des Hauts-de-France en février 2022.
 
  Cette carte de la DREAL recense dans un rayon de 10 km autour du village de Parpeville 144 éoliennes dont 57 sont déjà construites, 41 autorisées non construites et 46 en instruction dans les services de l’État.
  Or le Val de l’Oise est une région riche en vestiges archéologiques, en monuments historiques et en sites mémoriels. L’association " Vent de folie " s’inquiète de l’impact de ces nouvelles constructions à proximité de plusieurs monuments majeurs : la butte de Laon est concernée à partir des remparts nord de la cité médiévale par un nouvel horizon éolien qui en sature la vue. L’éloignement est certes important mais l’impact est réel.
   À l’horizon de la cathédrale de Laon des XII e et XIII e s., classée MH en 1840, un mur immense s’érige et avance au nord et à l’est. Là-bas, la nuit c’est Las Vegas ! 
 
https://www.sitesetmonuments.org/IMG/jpg/depuis_la_cathedrale_de_laon_a_l_horizon_un_mur_immense_s_erige_et_avance_au_nord_et_a_l_est._la-bas_la_nuit_c_est_las-vegas.jpg
 
Cette photo extraite du dossier RES est prise à quelques dizaines de mètres de la cathédrale de Laon, en direction du parc " Vieilles Carrières ". Elle met en évidence plusieurs éléments : 1— Un nombre considérable de mâts déjà implantés dans cette zone. À noter que cette photo ne concerne que la partie nord de Laon. À l’Est, on observe le même « paysage ». 2 — L’impact de ces centaines d’éoliennes parfaitement visibles à partir de ce lieu historique majeur est réel. 3 — Il n’existe pas ou très peu d’écrans ou d’obstacles naturels. 4 — On est en présence d’un paysage d’ openfield [" champ ouvert ", est un terme de géographie qui désigne un paysage agraire à champs ouverts ] . 5 — Le regard porte effectivement bien plus loin qu’à 20 km. Les machines que l’on voit sur la photo sont à une distance de l’ordre de 25 à 30 km. 6 — Les aérogénérateurs du parc « Vieilles Carrières » viendront s’ajouter aux parcs autorisés non construits et vont amplifier ce phénomène.
 
  – En 2008, dans le cadre de la demande d’autorisation de RES pour 21 éoliennes, le chef de l’unité départementale de l’architecture et du patrimoine de l’Aisne, UDAP, notait que si " le parc se trouve en grande partie dans une zone répertoriée propice à l’éolien au schéma départemental (…), il se situe toutefois dans le périmètre de vigilance du site en belvédère de Laon (…) ".
  – En 2018, dans son avis sur le projet déposé en 2016, il observait : 
  " La concentration de parcs éoliens sur le secteur est un élément de bouleversement inédit dans l’histoire. La butte de Laon est concernée à partir des remparts nord de la cité médiévale par un nouvel horizon éolien qui sature la vue. L’éloignement est certes important mais l’impact est réel (…). " Dans cette perspective, l’ UDAP avait préconisé de supprimer ces trois machines du projet, avis non suivi par le préfet. Pourtant, dans la partie " Réponse au pétitionnaire " et s’agissant de l’impact sur le paysage, le commissaire enquêteur s’appuyait sur les observations de l’ UDAP à propos de cette concentration de parcs : " Il ne faut pas oublier la désagréable sensation éprouvée par de nombreuses personnes : la sensation d’étouffement et de stress en circulant parmi les différents parcs éoliens, exacerbée par le balisage nocturne des machines ".  
  • Le château de Parpeville du XVIII e s., inscrit sur la liste des monuments historiques depuis 1928, est la fierté du village. La même famille l’occupe depuis sa construction. Il a survécu à la révolution, aux guerres et aux multiples périls qui ont jalonné son existence. Il se trouverait à une distance de 1 400 m des éoliennes T17 et T18 et environ 2 000 m de l’éolienne T16 ". 
https://www.sitesetmonuments.org/IMG/jpg/chateau_de_parpeville._credit_photo_enrevseluj_-_sous_licence_creative_commons.jpg
 Le château de Parpeville, du XVIII e s., inscrit MH en 1928. Crédit photo : Enrevseluj.
 
  •  La basilique de Saint-Quentin du XVIII e s., classée MH en 1840, a été l’une des premières victimes de cette énergie nouvelle. Bien que la DREAL s’en soit émue, elle continue de valider les multiples projets éoliens dans la région. Plus près, ce sont l’église Saint Brice de Pleine-Selve du XIV e s., classée MH en 1908, et la chapelle funéraire Saint-Frédéric à Chevresis-Monceau qui vont pâtir de la proximité de ces installations. Deux de ces monuments sont à moins de 2 km du projet. Plus loin, au nord-est, ce sont les églises fortifiées de Thiérache, qui sont menacées. Au XVI e s., elles ont permis aux populations de nos territoires de résister à l’envahisseur espagnol. Elles étaient le symbole d’un territoire préservé. Aujourd’hui, elles succombent aux assauts des prédateurs du vent.
  En conclusion, si le parc « Vieille Carrière » existe déjà, ces neuf éoliennes supplémentaires ne feraient qu’aggraver une situation déjà problématique. Ce projet est un affront aux populations. Notre patrimoine, notre environnement, notre santé n’ont pas vocation à être sacrifiés au nom d’une écologie dévoyée, aux intérêts financiers. 
  Certes le château de Parpeville n’est pas Versailles mais il bénéficie d’une reconnaissance locale pour sa beauté classique, son histoire et son attractivité touristique. Chaque année, aux journées du patrimoine, le château est visité par près de 200 personnes; il peut accueillir sur demande des groupes culturels, des associations de voitures anciennes et même une troupe de théâtre régionale — " jardins en scène ", 2012. Ce château bâti au cœur du village en 1722 participe à notre bien commun et il n’est pas acceptable qu’il soit défiguré par des machines de 150 m de haut qui produisent de l’électricité de façon aléatoire quand il y a du vent, qui menacent la santé des riverains — pollution visuelle et sonore — et porte atteinte à la biodiversité.
  L’association " Vent de folie ", avec l’aide de Sites et Monuments a décidé de se battre pour dire, " ça suffit ". 
 

Hauts-de-France, Aisne : la "pandémie" éolienne avance masquée

  Malgré un nombre de plus en plus conséquent de citoyens qui adoptent les gestes barrières pour stopper la "pandémie" éolienne qui sévit sur la terre de France et en mer, celle ci continue de contaminer toujours plus de départements, jusqu'à saturation pour certains territoires. Mais, ici, pas question, de la part du président de la République et de son gouvernement, d'envisager le début de la fin d'un quelconque "confinement" et, à fortiori , de "reconfinement". Au contraire, le "virus" à la bénédiction de Sa Majesté républicaine d'aujourd'hui, comme ceux d'hier (2001).
Ce pays est perdu!

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Éoliennes : Stop Danger Éolien, une étude financière des parcs éoliens de l'Aisne!


  Jean-Louis Remouit, un expert aurait recensé de multitudes incohérences des parcs éoliens dans le département de l'Aisne. Son rapport intitulé "Prosopopée financière des parcs éoliens productifs dans le département de l'Aisne" se trouve sur le site de la préfecture www.aisne.gouv.fr. Cette étude a été commandée par l'association Stop Danger Éolien que préside Valérie Bernardeau.



Valerie Bernardeau, présidente de Stop Danger Éolien. Photo Réveil FM International

  Face aux puissants "Mastodontes d'acier à vent", il n'y a pas d'alternative, il faut se coucher. On en voit de plus en plus dans l'Aisne, le département de Hauts-de-France, les éoliennes poussent comme des champignons. Malgré les contestations des élus et des habitants, la région Hauts-de-France contribue aux objectifs fixés par les autorités, à savoir d'installer sur le territoire national entre 21 800 et 26 000 MW dans l'éolien terrestre et 3 000 MW en mer d'ici fin 2023. Les Gaulois et Gauloises, au niveau des associations, font de la résistance pacifique. Parmi eux, la "Jeanne d'Arc Anti-Éolienne", Valérie Bernardeau, présidente de Stop Danger Éolien, qui a fait réaliser une étude financière sur la totalité des parcs éoliens du département de l'Aisne par un expert, Jean-Louis Remouit. Les conclusions sont accablantes pour les industries éoliennes de l'Aisne.

[...]

Monsieur le Président,
  L'association Stop Danger Eolien soulève plusieurs problèmes de comptabilité et de politiques publiques sur la région Hauts de France en général et dans l'Aisne en particulier.
  L'association Stop Danger Eolien, créée en 2013, fédère les associations locales les plus actives du territoire de l'Aisne. L'enquête publique du Schéma régional d'aménagement, de développement durable et d'égalité des territoires (SRADDET) de juin 2019 dont le compte-rendu est paru en septembre de la même année, ainsi que, par exemple, le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) de Chaumont (52), font l'impasse sur les sujets que nous abordons aujourd'hui.
  L'association Stop Danger Eolien a réalisé cette année 2020 une étude financière sur la totalité des parcs éoliens du département de l'Aisne en production jusqu'au cours de l'année 2016, dernière année pour laquelle, en 2019, nous disposions de données publiées dans les greffes des ressorts des différents tribunaux de commerce.
  Presque tous étant intégrés dans des sociétés cotées, nous en avons fait un résumé que nous avons adressé, sans succès, au Commissariat National des Commissaires aux Comptes (CNCC) lui demandant à la fois des explications mais aussi de saisir le H3C, Haut Conseil du Commissariat aux Comptes.
  Nous avons détaillé les différents points dans le document joint intitulé "Prosopopée financière des parcs éoliens productifs de l'Aisne" et considérons que cet inventaire est statistiquement représentatif de la région Hauts de France.
  Ce résumé présente 9 points que nous soulignons. Ils se divisent en points d'intérêts privés et points d'intérêts publics. C'est sur ces derniers, ceux concernant les politiques publiques, que nous attirons votre attention :

Point n°1 : l'anonymat
  En effet, ici, règne l'anonymat, celui du nom de la société détentrice du parc, appelée parfois l'exploitant, car elle ne porte pas le nom que la presse ou le public connaissent.
  L'anonymat aussi de celui du nom de la société cotée qui le possède, perdu dans l'empilement de holdings, car il n'est guère possible d'y voir clair facilement. C'est ce que tente de faire cette étude de 173 pages qui a demandé 6 mois de travail. De nombreux tiers sont ou seront victimes de la situation décrite tant publics que privés. Ainsi, par l'anonymat des bénéficiaires effectifs, au sens du code de commerce, l'anonymat des ventes, l'anonymat des créations de fonds financiers constitutifs des assurances-vies, on ignore pour finir à qui appartient l'éolienne. Cet anonymat est aussi un écran aux
surveillances de l'autorité publique qui ne sont plus alors en mesure d'assurer le suivi des parcs tant sur le plan financier, qui est l'objet de notre rapport, qui sur ceux de l'environnement.
  Nous considérons que l'anonymat organisé de cette branche industrielle est un abus de droit et que la clause de secret couvrant les « Bénéficiaires Effectifs » des exploitants de parcs éoliens, au sens du Code de Commerce, devrait être levée compte tenu des subventions publiques accordées aux ventes de leurs MWh, régime de l'obligation d'achat par EDF, soit en 2020, 92 euros par MWh pour les prix garantis de l'électricité à comparer aux 40 euros par MWh de prix public sur les marchés libres.

Point n°2 : des sièges sociaux hors de l'Aisne
  Les sièges sociaux des parcs éoliens de l'Aisne sont tous, sans exception, situés en dehors du département et à fortiori de la Région. Cela a pour conséquence le renforcement de l'anonymat des exploitants, la justification de travail déporté et la fuite des effets économiques induits localement.
  Les départements et les régions qui ont investi ou contribué à des infrastructures routières et électriques doivent réagir et faire recentrer administrativement les actifs de ces sociétés.
  Cela porte préjudice à la fiscalité locale, départementale et régionale ainsi qu'à l'emploi local.
  Nous demandons que les sièges sociaux des exploitants de parcs éoliens soient obligatoirement inscrits dans le ressort du greffe de référence du département et non pas rassemblés en un lieu éloigné à seule fin d'échapper à leurs éventuelles obligations locales.

Point n°3 : les communes
  Les communes détentrices de parcs à qui nous pouvons affirmer qu'aucune des 12 sociétés de parcs étudiées (0%) ne provisionne les frais futurs et certains de démantèlement. Ces charges seront alors inévitablement portées par les communes concernées qui seront nombreuses à passer sous tutelle de l'Etat faute de pouvoir payer.
  Compris entre 50 000 et 75 000 euros par MW installé, source Valorem lors de la commission d'enquête parlementaire Aubert de 2019, et 400 000 euros par éolienne, chiffre donné par la facture Cardem, le montant du démantèlement des 200 éoliennes actuellement en production après 20 ans d'exploitation représentera jusqu'à 80 millions d'€, soit quelques 500 euros par habitant, 1000 euros par couple de retraité ou 2000 euros par famille de deux enfants. Il va de soi qu'avec les perspectives annoncées dans la PPE, ce nombre va tripler.
  Il nous semble souhaitable qu'à l'avenir les Préfectures des départements concernés soient habilitées, avec l'aide des Greffes des Tribunaux de Commerce, à suivre la comptabilité de ces sociétés, sous la surveillance des Chambres Régionales des Comptes. Les subventions à l'éolien depuis l'année 2000 ont maintenant atteint plus de 100 milliards d'euros.

Point n°4 : les recours publics
  Comme on peut le constater dans les tableaux, une grande partie d'entre les exploitants de parc ont organisé leur insolvabilité. Qu'il s'agisse de capital social à 1000 euros ou de capitaux propres négatifs.
  Aucun recours public ne sera possible pour faire face à des catastrophes sanitaires ou technologiques dont les prémisses sont déjà existants et que le triplement des parcs éoliens annoncé pour 2035,facteur multiplicateur 2,5 dans la PPE 2020-2028, ne fera qu'accroître.
  Ainsi nous formulons des exigences de haut de bilan pour ces exploitants de parc ne survivant que grâce aux subventions publiques issues des taxes sur les produits pétroliers dispatchées par le compte d'affectation spéciale (CAS).
  Nous proposons qu'à l'avenir les sociétés d'exploitant dont les capitaux sociaux sont trop faibles, par exemple 1000 € pour un investissement de parc classique de 6 éoliennes de 20 millions d'euros, soient remontés à une hauteur décente et entièrement libérés. On ne saurait mettre le curseur à moins de 20 % de l'investissement concerné. Nous demandons parallèlement que les Préfectures imposent une astreinte financière sur les ventes de MWh tant que leur situation n'est pas régularisée au bout d'un temps à définir.

Point n°5 : une défiscalisation abusive et des subventions publiques exorbitantes
  Ce point n°5 relève que ces sociétés, par des pratiques d’optimisation fiscale notamment internationale, parviennent à ne pas payer d'impôts sur les sociétés en France,ou de façon négligeable, tout en permettant aux holdings, généralement étrangères, de distribuer des dividendes exceptionnellement élevés au regard des rentabilités habituelles tout en profitant d’une manne financière publique fondée sur des pratiques dérogatoires du droit commun, les subventions publiques du Compte d'Affectation Spécial Transition Energétique financent la filière éolienne à hauteur de plusieurs milliards d’euros par an à un rythme sans cesse croissant.
  Il est profondément choquant qu’une filière bénéficiant massivement de subventions publiques, qui sont l’essentiel de ses revenus, et dont les bénéficiaires ultimes sont le plus souvent des personnes physiques basées à l’étranger ou des fonds situés dans des paradis fiscaux puisse trouver sur le territoire français un cadre institutionnel favorisant l’évasion massive de fonds publics, ce dans la plus grande discrétion. La Cour des comptes elle-même a déploré, dans son rapport sur « Le soutien aux énergies renouvelables » de 2018, https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2018-04/20180418-
rapport-soutien-energies-renouvelables.pdf, l’opacité des pratiques du secteur et le manque de visibilité des pouvoirs publics.
  Nous considérons que les institutions publiques devraient prendre toute disposition utile pour au moins assurer une information complète et transparente de la Région et du public sur la rentabilité de la filière et de ses pratiques fiscales, à commencer par le respect de la législation en matière d’information sur la formation du résultat et de sa fiscalité.

Point n°6 : une souveraineté en péril
  Une proportion de 80 % des parcs éoliens de l'Aisne sont détenus par des sociétés étrangères. Il y a encore une décennie, les régions disposaient d'un fournisseur unique, EDF, avant que la loi nouvelle organisation territoriale de la République (NOTRe) n'introduise la concurrence, tant dans la distribution que dans la production.
  Dans la perspective d'un triplement du parc éolien, nous perdrons, dès lors, notre souveraineté énergétique. Nous perdons également la garantie « de bout en bout » de l'ancien service public d'EDF.
  Aux ressources fournies par les énergies renouvelables, la nationalité des bénéficiaires effectifs permet de comprendre que nous ne serons plus maîtres des ressources correspondants à nos propres besoins en énergie électrique énergie. Pire leur intermittence fragilise notre réseau au point qu'elle débouche, pour les consommateurs, sur une pénurie non seulement prévisible mais maintenant certaine. Par le biais des capacités des compteurs LINKY à baisser à distance les puissances nominales contractuelles auxquelles les clients ont souscrit, l' ADEME prévoit de réguler la consommation électrique de l'industrie et des familles par la contrainte.
  Il conviendrait de faire toute la lumière sur les risques de l'intermittence programmée, de révéler au public les objectifs réels de l'implantation des compteurs LINKY et d'expliquer comment l'usage de sources pilotables CARBONÉES, l'usage des centrales à gaz françaises ou l'importation des productions des centrales à charbon allemandes toute neuves pour compenser l'arrêt de Fessenheim. La région Hauts de France ré-carbone ainsi l'atmosphère que ses forêts décarbonent naturellement.

Point n°7 : manquement aux informations relatives aux obligations environnementales
  Nous constatons que la plupart des parcs éoliens autorisés par les préfectures le sont en contrepartie d’engagements ou de conditions restrictives voire suspensives. Ces engagements ou conditions émanent soit du code de l'environnement, soit d’observations de la MRAE (Mission Régionale de l'Autorité Environnementale) émettrice de l'enquête environnementale, soit d’engagements particuliers pris par le promoteur au nom de la société porteuse du projet. Ces engagements ne sont pas systématiquement mentionnés dans les notes relatives aux engagements hors bilan des comptes annuels, ni dans ceux de la société d’exploitation, ni dans ceux de la holding de tête, et ne font de toute façon pas l’objet de constitution de provisions expressément détaillées pour risques lorsque de tels risques sont avérés.
  Il nous parait important que les comptes annuels des sociétés transcrivent de façon visible et systématique les engagements réels des sociétés d’exploitation éolienne de façon à informer objectivement le public et que les sanctions soient prises pour sanctionner les manquements constatés.

Point n°8 : risques technologiques et sanitaires
  Ces risques sont de plusieurs natures :
- les risques liés aux perturbations de l'environnement, pouvant être effectives comme la pollution des captages ou le détournement des sources ou supposées comme les dégâts commis sur les espèces vivantes.
- les risques liés à la santé des hommes et des animaux d'élevage dont la presse défraie la chronique.    Hormis les classiques nuisances sonores auxquelles sont confrontés les propriétaires de parcs, on trouve celles liées aux troubles neurologiques et aux malformations. Les propriétaires d'élevages sont confrontés le plus souvent à une baisse des rendements pouvant conduire au dépôt de bilan.
- les risques procéduraux liés à la non observation des obligations de suivi du fait de leur simple statut d' installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE) ou des obligations particulières nées des conditions données dans l'autorisation d'exploiter. Des groupes toujours plus nombreux de citoyens subissant des préjudices entrent en conflits judiciaires avec les propriétaires des parcs et leurs obligés.   Les provisions pour risques afférentes à ces affaires paraissent la plupart du temps insuffisantes dans les
comptes des sociétés exploitantes et leur prise en compte par les holdings semble systématiquement les minorer ou les négliger ce qui n’est pas acceptable et nous parait contraire au droit comptable. Nous demandons à ce que les risques généraux dus à l’activité éolienne et pesant sur les tiers fassent l’objet de provisions adéquates, que ce soit des provisions comptables mais aussi des provisions financières permettant de faire face au financement du risque en cas de réalisation. Nous suggérons en l'espèce que soit créé un fonds de garanties contre ces différents risques, en particulier sanitaires, que, faute d'être assuré par les industriels de l'éolien, la région se trouverait en situation d'en assumer les conséquences prévisibles à ce jour.

Point n°9 : procédures d'alerte financière
  Il existe, pour les ICPE, deux procédures d'alerte différentes, l'une, technologique, exercée par les experts de cabinets d'études environnementales et de risques tels le Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) ou l''Institut national de l'environnement industriel et des risques (INERIS) et l'autre, financière, exercée par les commissaires aux comptes. On ne traite, ici, que des secondes.
  Dans le cas général des ICPE, les Commissaires aux comptes (CAC) comme dans toute société où ils interviennent, ont l'obligation de lancer une procédure d'alerte à une liste spécifique de destinataires lorsque certains critères sont remplis comme par exemple lorsque le montant de capitaux propres est devenu inférieur à la moitié du capital social.
  Cette liste de destinataires est étendue à la préfecture du lieu d'exploitation pour les ICPE relevant du Code Minier, celles qui exploitent les ressources publiques telles que les mines ou la géothermie : autrement dit, les commissaires aux comptes expertisant ces sociétés ont l'obligation de transmettre les procédures d'alerte non seulement aux personnes concernées comme partout, mais aussi aux préfectures.
  Cette disposition permet à l'autorité publique de s'assurer que la situation financière d'une ICPE à risques technologiques avérés et lui permet de faire face à ses responsabilités éventuelles.
  Il est anormal que les parcs éoliens qui bénéficient d'une concession d'exploitation d'espace public au même titre que les sociétés dites minières soient spécifiquement exclus de cette dernière disposition, alerte aux préfectures, alors que la multiplication programmée d'un facteur 3 des installations conduit aux risques cumulés détaillés au point n°8.
  Il conviendrait également que les ICPE exploitant l'énergie éolienne pour la fabrication d'électricité raccordée au réseau deviennent redevables du même dispositif que celui attaché aux ICPE relevant du Code Minier. Cela obligerait les commissaires aux comptes contrôlant les parcs éoliens à d'étendre la liste des destinataires de leurs procédures d'alerte aux préfectures concernées, à charge pour elles d'en instruire les conséquences.

Point n°10 : offres publiques de participation financière à des riverains pour des projets de parcs
  Les promoteurs éoliens, notamment dans le cadre des dispositions prévues pour le financement dit « participatif », organisent la participation des riverains au financement des projets de parcs éoliens. Ces propositions prennent deux formes, celle du prêt participatif sur trois ans, et celle de la participation au capital de l'exploitant.
  Lorsqu’ils ont lieu, nous constatons qu’il s’agit d’emprunts à durée de vie très courte et de montants insignifiants proposant des rémunérations sans commune mesure avec la rentabilité future des exploitations, alors que l'exploitant perçoit dans ces conditions une prime supplémentaire de l’État de 2 €/MWh.
  Pour ce qui concerne les participations au capital, les souscripteurs se retrouvent en situation de minoritaires. Ces appels à contribution ne contiennent, en général, pas d'engagement ni du promoteur ni de l'intermédiaire organisant cette participation, que le modèle économique, financier et comptable, sera respecté une fois l'autorisation d'exploiter obtenue. Enfin, ces propositions participatives ne comprennent pas toujours un pacte d'actionnaires de nature à protéger les actionnaires minoritaires. Il s’agit à l’évidence de pratiques ayant pour objet de vaincre les réticences des riverains à subir les préjudices induits par les projets éoliens et de les priver de l’intérêt à agir contre le promoteur. Leur réalité est la poursuite de la recherche de la rentabilité maximale par l’opérateur éolien pour profiter des avantages que lui consent la législation dérogatoire au droit commun dont il bénéficie mais en aucun cas une forme honnête de financement.
  On a constaté en Allemagne plusieurs cas de faillite qui ont ruiné ces souscripteurs. Nous considérons que les modalités actuelles du financement participatif sont une forme de tromperie et que les dispositions devraient être prises pour que l’information du public soit réelle et complète et non tronquée aux fins d’abuser les souscripteurs sur les motivations réelles de l’appel à financement. La Chambre Régionale des Comptes serait, dès lors, fondée à exiger une caution du syndicat de l'industrie éolienne de nature à protéger les actionnaires minoritaires grugés.

Point n°11: les signalements de fraude de la CRE
  Dans son rapport récemment publié, https://www.cre.fr/Documents/Publications/Rapports-thematiques/rapport-de-surveillance-portant-sur-le-fonctionnement-des-marches-de-gros-de-l-electricite-et-du-gaz-naturel-en-2019, la CRE souligne les soupçons de fraude survenant sur les marchés de gros de l'électricité dans le cadre du règlement REMIT. Il s'agit de 177 alertes remontées par l' Agence de coopération des régulateurs de l’énergie (ACER) plus 30 alertes provenant d'autres sources soit 207 alertes pour la seule année 2019. Dans le cas particulier de la situation frontalière de la Région Hauts de France, il y a lieu également d'analyser les possibilités de fraude au « carrousel de TVA » avec les pays frontaliers que signale sur son site internet la plate-forme The European Power Exchange (EPEX). Rien n'est en effet plus facile à des producteurs peu scrupuleux que profiter de l'immatérialité de l'électricité pour réaliser des fraudes à la TVA.
https://www.creg.be/sites/default/files/assets/Publications/Advices/A1985Annex.pdf
https://www.challenges.fr/monde/fraude-a-la-tva-apres-le-marche-du-co2-l-electricite_359823
https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/tva-la-fraude-au-carrousel-cest-bientot-termine-1030065

  Nous demandons donc à la Chambre Régionale des Comptes des Hauts de France de bien vouloir s'intéresser aux fraudes des parcs éoliens étendus à leurs actionnaires et collaborateurs et d'instruire ou faire instruire, jusqu'aux résultats, ces questions avec les autorités tant françaises que frontalières et européennes.
  La programmation pluriannuelle de l'énergie 2019-2028 prévoit un doublement du nombre d’éoliennes terrestres pour atteindre un triplement en 2035 selon les projections de l' ADEME, et les perspectives de l'éolien en mer pour lesquelles les questions ci-dessus ont la même importance au regard des risques que ces installations font peser sur la protection des milieux marins, ne sont pas moins inquiétantes. Par ailleurs, les questions soulevées ci-dessus, relèvent de politiques publiques du domaine des Chambres Régionales des Comptes, avec ce facteur aggravant que les subventions à l'éolien représentent 50 % du chiffre d'affaire de l'électricité produite où, pour faire simple, le prix subventionné garanti à 80 €/MWh représente le double d'un prix de marché qui varie autour de 40 €/MWh. Enfin, nous pouvons donc affirmer que les questions que nous soulevons vont tripler d'importance d'ici 2035 et concerneront, pour finir, tous les contribuables subissant l'augmentation programmée des prix de détail.
  Au vu du tableau des statistiques financières des parcs éoliens de notre étude dans le cadre réduit du département de l'Aisne, il serait bon que la Présidence de la Chambre Régionale des Comptes puisse, par des voies qui lui sont propres, formuler aux autorités de tutelle les observations et recommandations ci-dessus.
  Celles-ci pourraient être utiles à l’évolution de la législation et de la réglementation dans le sens de la transparence et de l’intérêt général qui semble aujourd’hui bien sacrifiés aux intérêts d’une industrie dont l’analyse démontre une préoccupante emprise sur la sphère publique au détriment des citoyens sans contrepartie prouvée aux réductions des émissions de gaz à effets de serre.
  Nous serions enfin heureux s'il vous était possible de saisir, sur la base de notre étude, la Cour des Comptes au plan national, afin qu'elle étende nos observations faites sur le seul département de l'Aisne à l'ensemble des départements français concernés par cette situation.
  Vous remerciant de votre attention, et restant à votre disposition pour toute information complémentaire, nous vous prions, Monsieur le Président, de croire à l'assurance de notre haute considération.
Valérie Bernardeau, Présidente

Aisne, Vervins : conférence consacrée à l'impact des infrasons sur la santé par Mariana Alvès Peireira, le film

Édifiant et glaçant
   En direct, chronique de la mort prématurée annoncée des riverains vivants au quotidien sous le joug des éoliennes qui produisent des infrasons destructeurs!

 

Génocide : crime contre l'humanité tendant à la destruction totale ou partielle d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux ; sont qualifiés de génocide les atteintes volontaires à la vie, à l'intégrité physique ou psychique, la soumission à des conditions d'existence mettant en péril la vie du groupe, les entraves aux naissances et les transferts forcés d'enfants qui visent à un tel but.
Source : Larousse.fr

Notre santé, notre quotidien, notre village, nos prés, nos forêts, nos animaux, valent PLUS que leurs profits!
 
MUNICIPALES : PAS UNE SEULE VOIX AUX CANDIDATS PRO-EOLIENS ET AUX "SANS AVIS"!

 
TENIR TÊTE, FEDERER, LIBERER!  

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   Mariana Alvès Pereira a donné le 1° février 2020 à Vervins dans l'Aisne une conférence consacrée à l'impact des infrasons, en particulier ceux produits par les parcs éoliens sur la santé des hommes et des animaux. On y mesure les risques considérables que l'industrie éolienne fait courir aux riverains. Cette conférence a été organisée par Mme Valérie Bernardeau de l'association SOS Danger éolien. 

Entendre, voir et partager
https://youtu.be/QZJHoWdP2fg


Aisne, Puisieux-Clanlieu : vivre et mourir sous le joug de l'éolien, témoignage!

Sioux Berger
Témoignage recueilli par Sioux berger
 

Je suis malade …et... j’étais pour les éoliennes !

Témoignage d’ Evelyne Geoffroy, Puisieux-Clanlieu.


 

Je m’appelle Evelyne Geoffroy, et j’habite la commune de Puisieux-Clanlieu, dans l’Aisne. Avec mon mari, nous habitons une petite maison sur un grand terrain. Notre département est inondé de projets et de constructions de parcs éoliens, mais jusque-là, cela ne me dérangeait pas vraiment : je me disais que c’était l’avenir, la nouvelle écologie, et puis, il faut dire que depuis notre maison nous n’en voyons aucune. Les premières sont à plus de deux kilomètres. Aux alentours, il y en a des centaines, mais notre maison est située dans un endroit encore préservé visuellement !


Je n’avais par ailleurs aucun problème de santé particulier, jusqu’en avril 2019 : je me suis malencontreusement cassé le poignet, et là, ma vie a basculé…Opération, installation d’une plaque en titane dans le bras…. Vous allez me dire, quel est le rapport entre un membre cassé et des éoliennes dans le paysage…je vous avoue qu’il m’a fallu un petit temps pour oser parler des symptômes étranges que je ressentais à mon chirurgien et à mon médecin.
Ces symptômes, les voici : je n’ai plus besoin de regarder par la fenêtre pour savoir s’il y a du vent. Les jours où il y en a, j’ouvre les yeux le matin dans mon lit et la pièce se met à tourner, tourner, les meubles tournent, les murs tournent…moi qui avais l’habitude de me lever assez rapidement de mon lit, il me faut à présent plus d’une demi-heure pour me mettre sur pied. Et puis ce sont des acouphènes, des vertiges qui ne me lâchent pas, tant que je suis chez moi. 


Nous nous rendons fréquemment vers la famille de mon mari en Bourgogne où il n’y a pour l’instant aucune éolienne aux alentours. Là, tous les symptômes disparaissent. Et ce n’est pas tout : sur la route du retour, le phénomène est absolument frappant et étrange : les acouphènes réapparaissent brutalement à partir de Troyes, jusqu’à Reims. À cet endroit, les parcs éoliens sont si nombreux qu’on confond parfois les lumières rouges au loin avec celles des voitures qui freinent. Ensuite, mon mal s’estompe. Mais il revient dans l’Aisne à partir de Monceau-le-Neuf.

 
Je me suis alors demandé ce que mon corps « captait », et j’en ai parlé au chirurgien qui m’a opéré du poignet. Il ne m’a pas du tout prise pour une folle. Je lui ai demandé si la plaque de titane qui a été insérée dans mon corps pouvait avoir un impact ou un lien avec les infrasons, ou les champs électromagnétiques des éoliennes. Il m’a répondu qu’il allait se renseigner. J’en ai aussi parlé à mon médecin traitant qui m’a conseillé de déménager ! Je vous avoue que j’ai eu beaucoup de mal à parler de ce que je ressentais, car cela semble fou, et je sais très bien ce qu’on dit à ceux qui se plaignent : « c’est psychologique ». Sauf que …je ne vois pas pourquoi je me mettrais à développer un mal-être brutal contre quelque chose que je ne combattais pas et qui ne me gênait pas : les aérogénérateurs. Alors, non, je ne suis pas folle, et je vous le dis, il faut que les langues se délient, car il y a un gros problème de santé publique. On implante ces machines sans aucune étude préalable objective sur la santé humaine et animale. En osant en discuter, je me suis aperçue que j’étais loin d’être la seule dans ce cas …. Je sais que c’est un peu le pot de terre contre le pot de fer, mais j’ai décidé d’aller porter plainte avec une centaine de personnes qui en ont assez de se taire et de subir. Toutes souffrent de problèmes de santé, toutes habitent mon département qui est envahi par les aérogénérateurs. Elles se portaient très bien avant l’installation de tous ces parcs. En Bourgogne, là où mon médecin m’a conseillé de déménager, des projets de parcs commencent à voir le jour…s’ils sont construits, où vais-je pouvoir vivre ?




La maison d’ Evelyne, entourée sur la carte, et cernée par les parcs

Aisne, Dizy-le-Gros : vivre et mourir sous le joug de l'éolien, témoignage!

Sioux Berger

Témoignage recueilli par sioux berger

Je m’appelle Sylvie Derumigny, et je n’ai pas l’intention de me taire. J’habite Dizy-le-Gros, dans l’Aisne. Ma maison est située du côté du stade de foot. Avant, quand je sortais sur le pas de ma porte, je voyais toute la beauté de la campagne. Des champs, des animaux…tout ce qui fait qu’on aime vivre au calme, et pas dans une zone industrielle ! 



Sylvie Derumigny

Aujourd’hui, où que je me tourne, je ne vois plus que des aérogénérateurs. Le village est cerné, et dans le département il s'érige chaque jour de nouvelles machines. Les prochaines feront 200 mètres de haut ; la taille de la Tour Montparnasse!

Avant de tomber malade, j’étais animatrice commerciale. Pendant 18 ans, j’ai adoré mon métier. Je suis aujourd’hui en arrêt maladie pour un cancer. J’ai un sentiment d’injustice énorme. Nous vivons là, tranquillement, simplement. Je n’ai jamais bu, jamais fumé, je fais attention à ma santé et à mon alimentation, et puis peu à peu les migraines vous prennent, les acouphènes aussi. C’est une fatigue indéfinissable que votre corps subit pendant des mois. Et puis c’est la mauvaise nouvelle qui tombe : cancer. Autour de moi d’autres personnes luttent en silence contre les mêmes maux, mais elles n’ont pas forcément le courage de parler, ni la force d’ailleurs, car elles se battent avant tout contre la maladie. 


Quand vous devez vous rendre plusieurs fois à la sécurité sociale pour que votre dossier soit accepté, quand vous vous retrouvez avec une pension de 300 euros pour vivre et que ces foutues machines continuent de tourner et de vous briser, vous vous demandez comment marche le monde. Je crois qu’il marche avec l’argent. Dizy-le-Gros est cerné par les machines, notre facture d’électricité augmente encore et encore, et nous, les habitants, nous nous affaiblissons, encore et encore. 

Lorsque l’infirmière m’a annoncé la mauvaise nouvelle, j’ai pleuré un bon coup, et puis j’ai redressé la tête et j’ai décidé que j’allais me battre. Je vais aller porter plainte pour mise en danger de la vie d’autrui, avec une centaine d’autres personnes qui, comme moi, n’en peuvent plus de subir et de se taire. Cette fois nous disons STOP : pour une fois, et si nous faisions passer la santé des populations avant l’argent ? Parce que tout ça est bien plus une affaire de gros sous que d’écologie ! Et la santé publique, tout le monde s’en fiche.





Carte des malades recensés à Dizy-le-Gros

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Aisne, Montcornet : " Je m’appelle Guy Le Provost, et je suis le maire de Montcornet. J’assiste, impuissant, à un véritable désastre écologique. Ici, les parcs éoliens fleurissent à tour de bras

Sioux Berger


Commentaire
: il est à noter que le conseil municipal de Montcornet en 2017, avait donné un avis favorable au projet éolien...On peut imaginer, quand on sait le poids que représente la position d'un maire lors de délibérations, qui plus est quand il en place depuis... 2001, qu'à l'époque, Guy Le Provost avait soutenu l'implantation de ces machines de "guerre". 

Comme quoi, il n' y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, à moins que ce ne soit... la maladie et son cortège funeste?
 
On peut aussi s'étonner du silence assourdissant, localement, des élus, du corps médical, des pouvoirs publics, des médias. Le silence n'est-il pas toujours complice?

Haut-marnais, toi-aussi, n'est pas peur de témoigner!
Haut-marnais, bientôt notre quotidien, à moins que... tu te bouges le c..l!?

 
création les vues imprenables
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Après mes recherches sur la Loire Atlantique, les vaches malades, les câbles enterrés de Sainte Pazanne, je poursuis donc mon enquête autour de Montcornet. Pourquoi Montcornet ? Parce qu’encore une fois, les animaux ont parlé avant les hommes. En effet, les nombreux témoignages des colombophiles m’ont interpellée. Lorsque je les ai interrogés, tous m’ont expliqué qu’ils perdaient des pigeons voyageurs depuis l’installation des éoliennes sur Montcornet, Chaourse, Dizy-le-Gros. Or, on sait que ces oiseaux se repèrent pour se diriger grâce aux champs électromagnétiques émis naturellement par les sols. Si ceux-ci sont modifiés, ils sont déboussolés.


Les champs électromagnétiques et les infrasons émis par plus de 200 éoliennes ne sont étudiés par aucun scientifique. Mais sur le terrain, les gens commencent à parler et à réagir.
Avec l’aide des villageois, j’ai poursuivi mon enquête sur le village de Dizy-le-Gros. Chaque malade a accepté de rédiger un courrier. J’en publie ici quelques exemplaires. J’ai regroupé tous les malades recensés sur une carte afin que chacun réalise l’ampleur de ces témoignages. Nous avons à l’heure actuelle recueilli une centaine de courriers, mais ce n’est pas terminé. Toutes les pathologies sont postérieures à l’installation des parcs, et le village est situé à 500 ou 800 mètres des différentes éoliennes. 


Voici les pathologies dont les riverains se plaignent :
-Acouphènes : surdité progressive ou partielle inexpliquée. Or l’impact sur le tympan des basses fréquences émises par les éoliennes ne sont pas prises en compte dans les études.
-Insomnies, surexcitation ou fatigue, tachycardie, problèmes cardiaques : certaines basses fréquences (autour de 30 Hz) interfèreraient avec les ondes "Bêta" cérébrales du sommeil qui sont associées avec les réactions d’alerte, de stress et d’anxiété.
-Cancers : les infrasons ne provoquent pas directement de cancer mais facilitent le développement de cellules malignes "dormantes" ou accélèrent un cancer existant. Il n'y a à priori pas de cancer type : la chaîne d'interaction est l'infrason qui augmente le stress oxydatif et provoque la sécrétion de cortisol (immunosuppresseur comme d'autres catécholamines), ce qui facilite le développement des structures malignes...

Le puzzle se poursuit : à proximité des parcs éoliens, des vaches sont malades en Auvergne, en Loire- Atlantique. Non, ce ne sont pas des « cas isolés ». Et lorsqu’on constate des pathologies identiques sur des villages entiers, on sourit quand on entend parler d’effet « nocebo ». Les pigeons qui disparaissent et les vaches qui se meurent demandent aux pouvoirs publics d’écouter les humains qui souffrent.

Témoignages recueillis par Sioux Berger. Un grand merci à V. Bernardeau et aux habitants sur le terrain qui m’ont aidée à réunir l’ensemble de ces éléments. 


Quelques sources concernant les différentes pathologies :
http://clincancerres.aacrjournals.org/content/12/2/369.short
http://wiseenergy.org/Energy/Health/LFN_and_Cancer.pdf
https://waubrafoundation.org.au/
http://www.medecine.ups-tlse.fr/…/im…/Immunite_et_cancer.pdf

Pour ceux qui ont du mal avec l’anglais, explication en quelques mots des méfaits infrasons :
Les basses fréquences sont des ondes pulsées émises chaque fois que la pâle passe la tour de l’éolienne. Ces ondes ne sont que peu diminuées en intensité par la distance. L’ université de Flinders en Australie a découvert que ces ondes entrent dans les maisons à 3.5 km. Comme tous les infrasons, ces ondes ont la particularité de faire « résonner les organes », autrement dit, les faire vibrer. Le corps va réagir à cette vibration permanente en sécrétant une hormone : le cortisol, hormone du stress. On connaît très bien les effets néfastes d’une trop grande quantité de cortisol dans l’organisme. Problèmes cardiovasculaires, augmentation des cas de cancers, dépression, insomnies…
Le professeur Persson Waye a approfondi les recherches sur les effets néfastes du cortisol.

Témoignage

Aisne, Housset : l'enfer éolien comme promis

Sioux Berger

Commentaire : « Voici le lieu où il convient de s’armer de courage. »

Dante, La Divine Comédie, L’Enfer, Chant 34,
p. 305, ed. GF Flammarion


Cécile Fouquart, agricultrice dans l'Aisne


 " Si vous n'avez pas les éoliennes, vous aurez les câbles à haute tension..."

Je tenais à témoigner aujourd’hui car il est temps de lever cette loi du silence qui pèse sur l’industrie éolienne. Dans les médias, on en parle comme de jolies girouettes écologiques posées délicatement sur le paysage. Mais la réalité est bien plus sombre, et les gens doivent savoir quels dangers guettent leurs habitations : ces aérogénérateurs électriques vont pousser partout, et partout, il faudra les raccorder par des lignes à haute tension. De cela, personne ne parle, et pourtant moi je le vis.
Je m’appelle Cécile Fouquart. Je suis agricultrice et j’ai 85 ans. Je suis encore en activité.
Je vis dans le village de Housset, dans l’Aisne, depuis toujours. J’y ai vécu avec mes parents, j’y ai travaillé en GAEC avec mon frère qui est décédé à présent. 



Housset, la place
 

J’ai vécu tant de choses dans ce pays qui est le mien. Et j’espérais, pour mes vieux jours, m’installer dans la maison de mes aïeux. A cet endroit, il y a comme une communion avec la nature qui s’opère. Le silence vous entoure et vous réconforte. Les oedicmènes criards y gambadent, perchés sur leurs longues pattes, à la nuit tombée.
Tous ces petits bonheurs dont on a tant besoin à mon âge et qui vont être ravagés, détruits, balayés. 


Dans mon pays, l’Aisne, les éoliennes poussent comme des champignons. Au total, il va y en avoir 3 000. Pour l’instant, il n’y en a pas dans mon proche voisinage. Alors, me direz-vous, de quoi dois-je me plaindre ? Pourtant la maison de mes aïeux est devenue inhabitable, invendable, mon petit paradis s’est transformé en enfer de 250 000 volts. Voici comment : nous sommes cernés par les parcs éoliens, et il est nécessaire de raccorder tous ces aérogénérateurs à des relais afin de faire circuler ensuite le courant. RTE réalise donc des tranchées, partout dans le pays, et fait passer, sans aucune étude sanitaire préalable, des câbles de haute tension dans le sol. Le long de ma maison, 90 000 volts, de l’autre côté de la route départementale ( à 10 mètres ) 140 000 volts. Tous ces câblages viennent s’ajouter aux 20 000 volts déjà installés au préalable. 

Lorsqu’ils les ont installés, il y a 5 ans, les pommiers qui poussaient à proximité sont morts un à un. Les arbres qui bordent ma pâture ne vont pas tarder à les suivre dans la mort…
J’ai écrit à RTE. On m’a répondu que je ne « craignais rien » : « la valeur maximale ne sera atteinte que rarement et de manière ponctuelle », c’est ce qu’ils m’ont écrit pour me rassurer. Pourtant, on sait bien que rien n’arrête les ondes électromagnétiques. J’ai joint l’attestation d’un médecin chercheur qui stipule qu’il est désormais impossible de vivre en bonne santé dans un endroit aussi chargé en électricité. Mais rien n’y a fait. Ils ont réalisé leurs maudites tranchées, et je n’habiterai jamais la maison de mes aïeux.

PIERREMONT-SUR-AMANCE : USINE AGRIVOLTAÏQUE : ÉTUDE PRÉALABLE AGRICOLE VALIDÉE MAIS LE PROJET EST LOIN D' ÊTRE AUTORISÉ

Épisode précédent : PIERREMONT-SUR-AMANCE : UNE USINE AGRIVOLTAÏQUE EN PROJET      Certains d’entre nous ont pu remarquer, en passant du cô...