dimanche 30 septembre 2018

Le nucléaire une énergie "verte" qui n'a pas à en rougir

Jean-Luc Salanave
jeudi 7 janvier 2016

(Transition écologique, nuances de "vert" et nucléaire, publié dans Nucléaire & Energie n°67 de décembre 2015)

Pourquoi les engagements exceptionnels pris à la COP21 pourraient faire de l'énergie nucléaire une des solutions incontournables contre le changement climatique ? Pourquoi plus de 65 nouveaux réacteurs en construction dans le monde depuis et malgré Fukushima (un record depuis 25 ans selon l' AIE) n'ont pas attendu la COP21 pour être mis en chantier ? Pourquoi les pays qui les construisent ont choisi d'être suffisamment discrets lors de la COP21 et de ne pas "froisser" les états d'âmes franco-allemands dont l'histoire retiendra tantôt leur leadership mondial dans le nucléaire civil tantôt leur danse hésitante faite d'avancées et de reculades au gré d'une musique écologique politicienne manipulatrice de l'opinion? Pourquoi les vieux partis dits "verts" tournés vers le paradis perdu du passé ne font plus recette chez les électeurs, quand ils ne s'entre-déchirent pas en s'accusant eux mêmes de tenir des "discours doctrinaires" sur fond de "caprices de stars" (presse de janvier 2016 à propos d'EELV) ?

Nuances de "vert" et nucléaire :



Vers une pénurie d’électricité cet hiver : les leçons d’une histoire belge

Loïk Le Floch-Prigen
27/09/2018



Après s'être trop axée sur les énergies intermittentes (solaire et éolien), la Belgique redoute un blackout électrique pour le mois de novembre.

Atlantico : la Belgique redoute un blackout électrique pour le mois de novembre. Comment ce pays européen se retrouve dans cette situation inédite ? Comment palier à cette situation si jamais elle venait à se produire ?

Loïk Le Floch-Prigent : enfin un pays ose affronter la réalité ! Les énergies intermittentes (solaire et éolien) ne permettent pas d’assurer la sécurité d’approvisionnement électrique, il faut donc avoir recours aux sources d’énergie pilotables (hydraulique, nucléaire ou thermique) pour qu’il n’y ait pas de rupture possible pour les consommateurs. Tout le monde le sait, mais la folie verte a déferlé sur l’Europe et on a essayé de faire croire que les énergies « nouvelles » allaient permettre de satisfaire la demande.
Alors que certains freinaient les programmes de maintenance des centrales nucléaires et demandaient la fermeture de certaines centrales thermiques, tous les techniciens annonçaient des possibilités de pannes « certains territoires dans le noir » si l’on continuait à déifier l’augmentation incontrôlée de l’éolien et du solaire. La Belgique est la première au pied du mur, la France suivra si elle continue à vouloir rapidement une augmentation des investissements « énergies nouvelles » en fermant les centrales nucléaires et thermiques et en mettant le bazar dans son hydraulique.

Vous avez dit philanthropie ? Face à la privatisation de la démocratie, il est urgent d’ouvrir les yeux

Julia Cagé
24 septembre 2018

Commentaire : passionnant, clair, net et précis. Mais hélas ... dramatique!
php



 
Professeure d’économie, Sciences Po – USPC


Jeff Bezos, le patron et fondateur d'Amazon, le 19 septembre 2018, lors d'une rencontre organisée dans le Maryland. Alex Wong/AFP


Le 13 septembre dernier, Jeff Bezos, célèbre multimilliardaire américain qui a accumulé plus de 100 milliards d’euros à la tête d’Amazon, a annoncé la création d’un fonds de deux milliards de dollars pour les communautés défavorisées. Et nous qu’avons-nous fait ? Nous avons très largement applaudi, bien sûr, face à un tel élan de générosité.

Petit à petit, nous nous sommes habitués à vivre dans un monde où une poignée d’individus, dont la richesse dépasse souvent le PIB de certains pays, décident eux-mêmes de la meilleure façon d’allouer chaque année plusieurs millions d’euros d’argent privé, qui pour l’éducation, qui pour la santé, qui encore pour les arts et la culture, quand il ne s’agit pas d’envoyer des fusées sur Mars.

Plusieurs millions d’euros d’argent privé sur le papier, mais dans les faits ? Pour l’essentiel, plusieurs millions d’argent public. Car la loi fiscale aux États-Unis comme en France est telle que ces « généreux » donateurs bénéficient d’une réduction d’impôt pour ces dons, tout cela après avoir très largement échappé à l’impôt sur leurs profits grâce à des montages fiscaux internationaux complexes.

Les crimes environnementaux financent les mafias et les groupes terroristes

https://reporterre.net
27/09/2018

Commentaire : quels crimes ? Soustraire 5 à 6 Mds€ /an (CSPE) aux services publics pour enrichir la mafia du green-business pour un résultat environnemental très négatif ? Oui.
php



La première source de financement des mafias internationales, des groupes rebelles et terroristes provient désormais en premier lieu des « crimes contre l’environnement », révèle un rapport international publié mercredi 26 septembre.

En téléchargement ici

L’exploitation et la taxation illégale de l’or, du pétrole et d’autres ressources naturelles par la criminalité organisée ou les groupes armés non-étatiques représentent plus de 31 milliards de dollars par an, précise ce rapport, intitulé « L’Atlas mondial des flux financiers illicites ». (World atlas of illicit flows) Il a été élaboré par des experts d’Interpol, de l’ONG Global initiative against transnational organized crime et l’ONG norvégienne RHIPTO. Sur plus de 150 pages, il détaille plus de mille routes utilisées dans le monde pour les trafics et contrebandes de produits et de personnes.

Dans les coulisses de Greenpeace – Philippe Lequenne – 1997

Jean-Marc Jancovici

Lequenne Philippe, Dans les coulisses de Greenpeace, éditions L’Harmattan, 1997
(205 pages, 20€)


Philippe Lequenne (que j’ai rencontré) est actuellement enseignant, et a été directeur de Greenpeace France de 1988 à 1991, puis président des Amis de la Terre de 1991 à 1996.


Greenpeace a-t-il pour vocation la défense de l’environnement ? Le présupposé d’une motivation louable (« je veux sauver la planète ») implique-t-elle que la vérité est respectée ? Voilà une question que l’auteur de ce livre s’est indiscutablement posée à lui-même après son passage à la tête de Greenpeace France, et qu’il invite ses lecteurs – et les journalistes – à se poser un peu plus. « Dans les coulisses de Greenpeace » n’est pas, contrairement à ce que le lecteur pensera peut-être, une veste qui se retourne, et un ancien militant s’éloignant de la cause environnementale, au contraire. L’auteur tente juste d’expliquer pourquoi, pour bien défendre l’environnement il faut peut-être, paradoxalement, s’éloigner de Greenpeace.
Trois idées force reviennent en permanence dans ce livre :
  • Greenpeace est avant tout une agence de communication, non un lieu d’analyse rationnelle des enjeux environnementaux,
  • Greenpeace communique souvent sur la base d’une vision manichéenne et simpliste du monde qui n’est pas conforme à la réalité des choses (l’exemple du chlore est particulièrement intéressant de ce point de vue), et ne procède à aucune hiérarchisation des enjeux (lutter contre le nucléaire n’est pas le résultat d’une analyse rationnelle qui conclurait qu’il s’agit là de la première menace pour l’humanité, mais le résultat des conditions de naissance de l’organisation),
  • le fonctionnement de Greenpeace ressemble fortement à celui d’une entreprise : la première contrainte est de maximiser les ressources financières, et donc Greenpeace fait avant tout ce qui plaît à ses donateurs, non avant tout ce qui fait sens au vu des données scientifiques (c’est finalement une autre manière d’exprimer la conclusion de l’alinéa précédent).

Allemagne : le quart de l’éolien terrestre menacé de démantèlement

Philippe Gauthier
avril 2018

Commentaire :  quand l'éolien est synonyme, enfin, d' emplois et de plus, non subventionnés.😇

php


La fin du soutien financier allemand aux parcs éoliens datant de plus de 20 ans signifie que ceux-ci seront sans doute démantelés à partir de 2020. Or, ces éoliennes âgées sont nombreuses et leur mise hors service pourrait être plus rapide que l’installation d’équipements neufs. De plus, les coûts de démantèlement sont élevés, certaines parties ne sont pas recyclables et la démolition des imposants socles en béton pose un sérieux casse-tête financier.

L’éolien terrestre joue un rôle important dans le mix énergétique allemand, puisque les 29 000 éoliennes du pays ont couvert près de 16 % de la production électrique en 2017. Depuis l’adoption de la loi sur les énergies renouvelables, en 2000, les exploitants d’éoliennes profitent d’un soutien leur assurant vingt ans de revenus garantis. Les équipements les plus anciens, représentant 4500 MW de puissance installée, perdront cette aide en 2020. Par la suite, de 2000 à 3000 MW d’équipements perdront chaque année l’appui financier de l’État, pour un total de près de 14 000 MW d’ici 2023.

Haute-Marne : Langres à l'heure de la Renaissance XVI

jhm.fr

@jhm.fr
php


Allemagne : les coûts de transformation des systèmes énergétiques explosent

Alex Reichmuth  





 
php


Le manque de fiabilité de l'énergie solaire et éolienne provoque de plus en plus d'interventions d'urgence sur le réseau électrique en Allemagne.

 
L'énergie éolienne et solaire irrégulière et imprévisible devient de plus en plus un problème pour le réseau électrique en Allemagne. Cette éolienne à Volksdorf a été mise hors service par Sturm Burglind. Photo : Keystone/Holger Hollemann/dpa

L'année dernière, l'opérateur de réseau électrique allemand Tennet TSO a dépensé près d'un milliard d'euros en interventions d'urgence pour stabiliser le réseau. L'entreprise l'a annoncé plus tôt cette semaine. Les coûts étaient donc environ la moitié plus élevés qu'en 2016 (660 millions d'euros) et environ 40 % plus élevés qu'en 2015 (710 millions d'euros). Tennet est responsable de l'approvisionnement en électricité dans une région qui s'étend du Schleswig-Holstein au nord au sud de la Bavière et qui représente environ 40 % de la superficie totale de l'Allemagne. En particulier, Tennet est responsable d'importantes routes nord-sud.

 L'augmentation des interventions d'urgence s'explique par le nombre croissant de centrales solaires et éoliennes en Allemagne. La part des énergies renouvelables est passée l'an dernier de 29 à 33 % de l'approvisionnement en électricité. Cependant, l'électricité éolienne et solaire est produite de façon irrégulière et souvent imprévisible. Cela rend le réseau de plus en plus instable. Selon les lois de la physique, l'électricité injectée dans le réseau et l'électricité demandée doivent toujours être les mêmes, sinon il y a des pannes de courant. C'est pourquoi les gestionnaires de réseau allemands doivent donner l'ordre aux centrales au gaz, au charbon ou au nucléaire d'augmenter ou de réduire leur injection d'électricité en cas de risque de déséquilibre. Certains d'entre eux demandent l'aide de centrales électriques étrangères. Il peut également être utile d'ordonner aux exploitants de centrales éoliennes et solaires de cesser temporairement leur production. Les responsables du réseau sont toutefois tenus de verser des compensations, car il existe une garantie d'achat pour l'électricité alternative. Donc Tennet paie pour garer des moulins à vent.

samedi 29 septembre 2018

Le 29 septembre 1793, la Convention vote la loi de Maximum général

Mathilde Larrère

Commentaire : toujours passionnant, vivement le suivant!
php





Il s’agissait d’une loi qui fixait un prix maximum pour tout un tas de produits de 1ère nécessité.


C’était là une vieille revendication des classes populaires qui dès avant la révolution réclamait la taxation du pain et protestaient contre les spéculateurs. Ce à quoi s’étaient refusé les révolutionnaires libéraux du début de la République, occasionnant une montée constante des prix. Cela décevait les classes populaires qui ne retiraient pas beaucoup d’une révolution qui leur donnait des droits mais pas de pain "Plaisant souverain que celui qui a faim" dira plus tard ironiquement Fourier.

Une première loi du Maximum avait déjà été promulguée en mai 1793. Mais elle ne concernait que les grains, et les prix étaient variables d’un département à l’autre, favorisant donc toujours  une forme de spéculation. C'était donc insuffisant. En juillet déjà, la Convention avait voté une loi punissant de mort les accapareurs (les accapareurs étaient ceux qui constituaient des stocks de grains pour faire monter les prix, mais occasionnant la disette). Début septembre, les sections sans culottes parisiennes s’étaient soulevées pour réclamer une meilleure loi du Maximum . L’adoption du 29 septembre est donc une conséquence de ce soulèvement.
La loi du Maximum général est proprement révolutionnaire ! L’État y intervenait dans la vie économique pour assurer la redistribution Et mettait enfin fin à la famine ! Du fait de la loi du Maximum, la mortalité baissa à Paris à l’hiver 1794.

Le nouveau prophète du climat contre l’Humanité


Le réchauffement du climat doit inciter à prendre des mesures « impopulaires et coercitives ». L’astrophysicien Aurélien Barrau s’attaque aux libertés.


L’astrophysicien Aurélien Barrau est l’un des 200 signataires de l’appel publié en septembre 2018 dans Le Monde « Le plus grand défi de l’histoire de l’Humanité ». Il détaille également le fondement de sa démarche lors d’une intervention publique. Nous aimerions analyser cette vidéo car elle nous semble charrier, sous des allures bienveillantes, un discours extrêmement dangereux pour la démocratie et plus largement pour l’Humanité elle-même.

Une nature humaine maladive

Le concept de nature humaine n’est plus guère en odeur de sainteté. La nature humaine est ce qui caractérise spécifiquement l’homme : par exemple le travail, le langage, une volonté divine etc. Les découvertes scientifiques des 19ème et 20ème siècles ont mis à mal ces caractéristiques pour réduire l’homme à un animal évolué et adapté, sans caractéristique propre qui ferait de lui un être sacralisable. Avec M. Barreau on retourne à un concept d’homme séparé de la nature mais cette fois, la nature humaine est sa prédisposition à la destruction de l’environnement. 
Pour découvrir son concept de nature humaine, suivons l’exposé de M. Barrau. Dans les premières minutes, il évoque les dégâts générés par l’homme. Les dégâts sur la macrofaune sont même indissociables de notre existence. 7:02  « Quand a été commise la faute écologique ?… »  l’homme occasionnerait des extinctions massives de la macrofaune depuis des temps immémoriaux : «  … (ce) comportement endémique à ce que nous sommes ».
La nature (d’ailleurs maladive) de l’homme le pousse à détruire son environnement. Et l’humanité s’en occupe à grande échelle. L’homme, surtout en bande, est nocif pour la planète. Le seul avenir envisageable est l’avènement d’un peuple constitué de tous les vivants.
Que peut-on savoir de plus sur la nature humaine vue par M. Barrau ? L’homme est faible et incapable de raisonner (7:34) :

vendredi 28 septembre 2018

Le SMR, marronnier nucléaire ?

http://www.bertrandbarre.com

Dans la presse, on appelle marronnier un sujet récurrent comme le palmarès des grandes écoles ou des hôpitaux, l’alimentation bio etc.
Depuis que le nucléaire est une réalité industrielle et commerciale, le SMR, réacteur modulaire de petite ou moyenne puissance, fait l’objet d’un engouement périodique, mais qui n’a jusqu’ici pas été suivi par des réalisations autres que prototypes.

Le dernier numéro de la RGN, revue générale nucléaire, fait l’inventaire des projets actuels en cette nouvelle période d’engouement.
Il y a plus de trente ans, j’ai écrit pour l’AIEA une note ci-jointe (cliquez ici pour le pdf de la note) dont la conclusion était celle-ci : les compagnies électriques préfèrent les petits réacteurs, mais elles achètent les gros. (Comme « les hommes préfèrent les blondes... »). Le contexte actuel va-t-il remettre en cause cette conclusion ?

Les Terres rares : le nouvel or noir

26 septembre 2018 

L’extraction des terres rares, une pollution mal mesurée aux impacts catastrophiques
 

Ils sont partout dans notre environnement et pourtant nous en utilisons qu’une petite partie : 17 grammes par habitant et par an1. Brillants et malléables, ils sont dotés de propriétés tellement exceptionnelles qu’ils sont devenus la ressource incontournable de la transition énergétique et numérique, et l’enjeu majeur de nouveaux rapports de force dans le monde entier ! Espionnage industriel, embargo, pollution radioactive et dumping social, bienvenue dans le monde des Terres Rares.

Parmi les métaux rares, les terres rares
Longtemps, les hommes ont exploité les principaux métaux connus de tous : le fer, l’or, l’argent, le cuivre, le plomb, l’aluminium… Dès les années 70, ils ont commencé à tirer parti des fabuleuses propriétés magnétiques et chimiques d’une multitude de petits métaux rares contenus en très petite quantité dans les roches terrestres.
Ces métaux rares forment un sous-ensemble cohérent d’une trentaine de matières premières. Ils sont le plus souvent mélangés dans l’écorce terrestre aux métaux les plus abondants, mais présents en proportions infimes. Exemple : le sol recèle en moyenne 1 200 fois moins de néodyme et jusqu’à 2650 fois moins de gallium que le fer.1
Parmi ces métaux rares, les terres rares sont un groupe de 17 métaux aux propriétés voisines comprenant le scandium Sc, l’yttrium Y, et les quinze lanthanides. Une infime dose de ces terres rares, une fois industrialisée, émet un champ magnétique capable de générer davantage d’énergie que la même quantité de charbon ou de pétrole.
Cette puissance explique la faible quantité de ces terres rares extraites et produites en circulation sur nos marchés. Les métaux rares représentent de toutes petites productions annuelles : 130 000 tonnes de terres rares par an contre 2 milliards de tonnes de fer, soit 15 000 fois moins ! Le combo petite quantité et immenses propriétés énergétiques en font des minerais très chers. Un kilo de gallium vaut environ 150 dollars, 9000 fois plus que le fer ! Et le germanium coûte lui encore dix fois plus cher que le gallium !2



Pourquoi ont-ils tué Lip ?

Claude Neuschwander et Guillaume Gourgues
28 septembre 2018

Guillaume Gourgues et Claude Neuschwander, Pourquoi ont-ils tué Lip ? De la victoire ouvrière au tournant néolibéral, Paris, Éditions Raisons d’ Agir, 2018, 20€.

   
À lire un extrait 
Le nom de Lip reste, dans la mémoire collective, le nom d’un conflit social inoubliable, marqué par l’imagination et l’audace des ouvriers et des ouvrières de l’usine horlogère de Palente, à Besançon, au cœur de l’été 1973. Pour s’opposer au démantèlement de leur entreprise et contester les licenciements qu’on leur promet, ils occupent leur usine, confisquent un important stock de montres, redémarrent partiellement la production et organisent des « payes ouvrières ». Leur slogan « on fabrique, on vend, on se paie » fait rapidement le tour du monde et la popularité de leur lutte est immense. La victoire est même au rendez-vous : en mars 1974, l’entreprise est redémarrée, conformément aux plans établis par la section syndicale CFDT de l’usine, par un pool d’actionnaires franco-suisse emmené par Antoine Riboud, alors patron de BSN et figure de l’aille « sociale » du patronat. Un an plus tard, les ouvriers restants sont tous réembauchés. Pourtant, après seulement 24 mois de fonctionnement, Lip est de nouveau liquidé en avril 1976. La lutte reprend mais aucune solution n’est trouvée, et les « Lips » choisissent la voie coopérative en 1978. Dans « Pourquoi ont-ils tué Lip ? », Guillaume Gourgues, politiste, et Claude Neuschwander, patron de l’éphémère relance de Lip, tentent de décrypter, 40 ans après les faits, les raisons à la fois politiques et économiques de cette seconde liquidation. Ils proposent, via un travail de recherche et d’écriture conjoint, d’expliquer pourquoi la relance de l’usine de Palente a été délibérément abandonnée par ceux qui l’avaient rendu possible. Ce qui se joue dans la seconde mort de Lip, en 1976, est bien un alignement du patronat et de l’État français autour de l’idée qu’il est désormais impossible, pour les salariés et les syndicats, de contester le bien-fondé économique des licenciements, ce que les auteurs qualifient de tournant néolibéral.
***
Dans ce premier extrait (p. 223-226), Claude Neuschwander, le narrateur, vit un moment important du revirement des actionnaires : le conseil d’administration du 16 janvier 1976 de la Société européenne d’horlogerie et de mécanique (SEHEM), holding de tutelle de la Compagnie européenne d’horlogerie (CEH), nouveau nom de la société Lip. Durant ce conseil, les actionnaires refusent, comme un mois auparavant, de réinjecter de l’argent dans la société, malgré les nouveaux plans établis par la direction et la conduite d’une mission externe sur l’état de l’entreprise, confiée à Jacques Bojin. Toutes les citations entre parenthèse proviennent du procès-verbal de ce conseil d’administration.
Le blocage est total. J’indique que la direction « n’a manifesté aucune mauvaise volonté à l’égard de la mission ». Antoine Riboud répond immédiatement qu’il a dû insister pour que « la moitié seulement des membres de la mission aient pu avoir accès sur place aux services comptables ». Je rétorque que mon « opposition était justifiée par le “risque social” que comportait, à [m]es yeux, le déplacement de la mission ».

Pakistan : quel avenir pour le secteur électrique?

 Lionel Taccoen


Le Pakistan, qui dépasse désormais 200 millions d'habitants, doit parvenir à résoudre ses graves problèmes d'électricité s'il veut parvenir à une croissance économique susceptible de faire reculer pauvreté et misère. Le pays a la taux de mortalité néonatale le plus élevé au monde.
La Chine lui ouvre une opportunité en présentant un programme de développement accéléré de son secteur électrique dans le cadre du Corridor Economique Chine-Pakistan, lui-même relevant de l'initiative nommée "Les Nouvelles Routes de la Soie" (ou "One Belt, One Road").
Les premiers résultats sont encourageants, mais l'accent est mis sur l'utilisation du charbon.
La réussite finale du programme sera lié aux relations futures Chine-Pakistan.
En tout état de cause, il semble que les puissances occidentales et leurs entreprises d'électricité ne soient pas en mesure de présenter une alternative.



Le développement des centrales biomasse, un remède « pire que le mal » face au réchauffement climatique ?

 Pierre Isnard-Dupuy
27 septembre 2018

 
 
La biomasse est-elle l’avenir de la production d’énergie ? A Gardanne, près de Marseille, l’une des deux chaudières à charbon de la centrale thermique a été convertie. Elle doit, à terme, engloutir 850 000 tonnes de bois par an, dont 50% issues de coupes forestières, pour produire de l’électricité. Mais entre les risques de pollutions ou celui d’une surexploitation de la forêt régionale, le projet soulève de nombreuses oppositions. Il interroge aussi la pertinence de la biomasse issue des forêts comme solution face au réchauffement climatique, alors que le gouvernement envisage, dans son budget 2019, de consacrer plus de 7 milliards d’euros aux énergies dites renouvelables : la consommation industrielle de bois dans ces centrales est-elle soutenable ?

Décidément, l’ancienne cité minière de Gardanne, posée au pied du massif de l’Étoile entre Aix-en-Provence et Marseille, cumule les dossiers sensibles en matière d’écologie. En premier lieu, les boues rouges de l’usine d’alumine Alteo, rejetées au large des Calanques. Ensuite, à quelques centaines de mètres à peine, la non-moins emblématique centrale thermique, forte émettrice de CO2 et dont les fumées chargées de particules fines inquiètent les riverains. Une nouvelle controverse est venue s’ajouter aux deux précédentes : la conversion récente à la biomasse de l’une des deux chaudières de cette centrale à charbon.
Par son gigantisme, le projet pose de nombreuses questions.
En quoi consiste-t-il ? Sous le terme « biomasse », on trouve toutes les énergies développées à partir de végétaux, que ce soit des agro-carburants, la méthanisation – production de gaz à partir de déchets verts – ou, comme dans le cas de Gardanne, ce qu’on appelle du bois-énergie, la production de chaleur et/ou d’électricité à partir de la combustion du bois. Ici, le projet est à échelle industrielle : la chaudière dénommée « Provence 4 » brûlera pas moins de 850 000 tonnes de bois par an pour une puissance de 150 mégawatts. En phase de test depuis quatre ans, la centrale biomasse est restée à l’arrêt tout l’été, officiellement pour cause de « réparation » et de « révision annuelle », selon la direction. Depuis mi-septembre, l’unité est en fonctionnement normal, « à sa puissance nominale ».

Alerte rouge : le nucléaire n’a plus de Haut Commissaire

 
Depuis la fin du mandat d’Yves Bréchet, fin septembre, la fonction de Haut-Commissaire à l’énergie atomique est vacante. Ce n’est pas une surprise. Le gouvernement sait depuis le mois de mai qu’Yves Bréchet ne demanderait pas à poursuivre au delà de sa fin de mandat. Cette vacance délibérée de la fonction est donc une faute gouvernementale, de première importance. Elle révèle que le pouvoir politique actuel ne traite pas avec le sérieux nécessaire la question nucléaire, tant civil que militaire. Le Haut-Commissaire, par exemple, exerce un rôle de contrôle dans la gestion des stocks de plutonium. Explications.
Haut-Commissaire à l’énergie atomique, c’est un poste spécial, atypique dans le paysage de la haute fonction publique, créé au départ pour Frédéric Joliot-Curie qui en fut viré en 1950 car il refusait de participer à la mise au point de la bombe nucléaire. Aujourd’hui, plusieurs textes définissent son rôle. Nommé en Conseil des ministres, il conseille simultanément le « patron » du CEA – son titre exact est Administrateur Général, actuellement François Jacq – et l’exécutif : le Président de la République, le premier ministre et les ministres de la Défense, de la recherche et ceux liés au enjeux énergétiques. Comment exercer cette double fonction, apparemment contradictoire ?

Libre de tutelle hiérarchique
La solution, élégante et efficace, fut de lui éviter toute fonction opérationnelle et hiérarchique au CEA (Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives) dont il n’est même pas membre. Mais aussi de le soustraire à toute tutelle hiérarchique (il ne dépend pas de l’ A-G). Il siège dans toutes les instances décisionnelles du nucléaire, peut accéder à sa demande à tout document et tout employé du CEA – donc obtenir toute l’information nécessaire, et il n’est pas recommandé d’essayer de lui cacher quelque chose. Cela, c’est pour l’information. En revanche, exempt de toute tutelle hiérarchique, il est libre de dire et d’écrire ce qu’il veut au pouvoir politique. Par fonction, il est donc l’oreille du Président là où les enjeux nucléaires – la bombe comme les centrales nucléaires – sont traités. Une fonction d’autant plus importante que le pouvoir politique, depuis 30 ans, échoue à mettre en place une structure de conseil scientifique véritablement opérationnelle, compétente et indépendante, pérenne au delà des alternances politiques.

Pyrénées : qui empoisonne les rapaces?

Clément Gassy  
26/09/2018 




Plusieurs espèces de rapaces sont régulièrement empoisonnées dans les Pyrénées 

Gypaète barbu, vautour percnoptère et fauve, milan royal : ces quatre espèces protégées ont deux points communs. Elles se nourrissent de cadavres et sont la cible d’empoisonnements. Le réseau Vigilance poison, animé par la Ligue de protection des oiseaux (LPO), collecte depuis 15 ans à l’échelle du massif des Pyrénées, leurs cadavres pour déterminer les causes de leur mort.

Les résultats sont sans appel : 24 % des cas de mortalité sont dus à l’usage illégal de poisons. « Les empoisonnements illégaux s’effectuent généralement par dépôt d’appâts contaminés par des produits toxiques interdits et utilisés à doses concentrées », précise la LPO dans un communiqué.
Deux cas de figure sont identifiés par l’association : certains rapaces sont visés directement par des personnes, tandis que d’autres, situés en bout de chaîne alimentaire, consomment vraisemblablement des cadavres d’animaux eux-mêmes empoisonnés.

La LPO dénonce l'empoisonnement direct ou indirect de nombreux rapaces nécrophages (Photo LPO).



Haute-Marne : démissions d'élus : le département est dans les premiers de cordée

jhm.fr

« Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l’ouvrir, ça démissionne. »
Jean-Pierre Chevènement, 22 mars 1983 


@jhm.fr

 php

Haute-Marne : "La colonie", le nouveau roman de Blandine Vue

jhm.fr

BIG UP à notre compère, grande défenseure du passé, du présent et de l'avenir de la Haute-Marne, fidèle parmi les fidèles du Pays de l'eau et des paysages. Aussi, il n'est pas surprenant de la retrouver en première ligne pour dénoncer l'artificialisation et la bétonisation des sols et des espaces, la déforestation, l'arrachage de haies, etc. Toujours sur le "terrain", Blandine ne ménage jamais sa peine ni son temps pour sauver ce qui peut l'être encore. Elle apporte son soutien à tous celles et ceux qui luttent contre cette mortifère "pandémie" urbaine et industrielle, en partageant son expérience et ses grandes connaissances avec humilité et entrain.

Lauréate de la Fondation Nicolas Hulot par deux fois, pour ses nombreux travaux de recherche sur la mémoire des territoires et la transmission de la mémoire et pour ses actions pédagogiques de terrain, Les Vues imprenables sont fières de marcher à ses côtés.

Bonne lecture et n'oubliez pas...


@occitanie-tribune.com


Plutôt la Vie et la Nature que leur bétonisation et leurs profits!

Lire

Pologne : juste avant d’accueillir la COP24, elle autorise la construction d'une centrale à charbon de 1 000 MW



Ludovic Dupin avec AFP
27/09/2018

Commentaire : witamy (bienvenue) à la COP24!😇

php


Dans quelques semaines, en décembre prochain, la Pologne accueillera la COP24, un sommet climatique essentiel. Mais déjà, le pays hôte envoie un signal très négatif en annonçant la construction d’une centrale à charbon de 1000 mégawatts, une puissance équivalente à celle d’un réacteur nucléaire.


Vue aérienne de la mine de charbon à ciel ouvert Belchatow en Pologne.
@dzika_mrowka

L'Assemblée générale des actionnaires du géant d'État de l'énergie Enea a donné son ultime feu vert à la construction d'une centrale à charbon d'une capacité d'environ 1 000 mégawatts, selon un communiqué, malgré les protestations des écologistes et alors que la Pologne s'apprête à accueillir le COP24 sur le climat en décembre.
Enea construira cette centrale à Ostroleka, une ville à 120 kilomètres au nord de Varsovie, située aux portes de la région des lacs et forêts de Mazurie, avec le groupe Energa, appartenant également au Trésor polonais. Ce dernier a déjà donné son accord à ce projet. La construction de cette centrale a été accordée en avril à un consortium formé de GE Power et Alstom pour un coût de plus de 6 milliards de zlotys (1,4 milliard d'euros).
Selon des annonces antérieures, la centrale utilisera 3 millions de tonnes de charbon par an provenant des mines de Silésie (sud) et sa construction pourrait être lancée dès octobre. Le charbon reste la principale ressource énergétique en Pologne. L'an dernier, les mines polonaises ont extrait 65,5 millions de tonnes de charbon. L'investissement confirme la volonté du gouvernement conservateur de Droit et Justice (PiS) d'axer sa politique énergétique sur le charbon au détriment des sources renouvelables.

jeudi 27 septembre 2018

La Chine en crise ? Les changements climatiques et la contamination de l'eau constituent des menaces imminentes

Essai invité par Eric Worrall

Commentaire : pendant que les occidentaux se flagellent avec  le CO2, les Chinois dévastent la planète avec leur besoin insatiable en soja. Va comprendre, Charles!

php

Les problèmes environnementaux et de logistique alimentaire de la Chine pourraient être bien pires qu'ils ne le laissent entendre.

https://4k4oijnpiu3l4c3h-zippykid.netdna-ssl.com/wp-content/uploads/2018/09/Argentina-Soya-Soy-Bean-Field.jpg
Argentinian Soya Field. By User:Alfonso” – Own work, CC BY-SA 3.0, Link


La faim de soja de la Chine est une fenêtre sur une crise environnementale de plus en plus grave
09.25.18
Jeff Nesbit

Les efforts désespérés de la Chine pour s'approvisionner en soja dans le monde entier s'expliquent par sa crainte de manquer d'eau.
Il y a plusieurs années, la Chine a présenté au Pérou et au Brésil une proposition extraordinairement ambitieuse. Il construirait un chemin de fer de 3 000 milles de la côte ouest du Pérou à la côte est du Brésil pour assurer le commerce et les échanges de l'intérieur de l'Amérique du Sud vers la Chine.
En cas de succès, ce projet d'infrastructure massif élargirait les options commerciales du Pérou et donnerait aux producteurs de soja brésiliens une route moins chère et plus directe vers la Chine que l'expédition de plus en plus coûteuse par le canal de Panama.…

Évolution de la situation de l'éolien industriel

A tous ceux qui déclarent être "favorables à l'éolien" et qui ne connaissent pas ce sujet  voici la réponse de Bernadette Karrs , administrateur et membre du bureau de la FED

Voilà ce que je vois chaque matin en ouvrant la fenêtre de ma chambre. Des machines qui tournent, font un bruit de fond et dont les feux à éclats traversent ma maison 42 fois par minutes.
Nous sommes victimes de l'éolien, et nous sommes de plus en plus nombreux dans ce cas.



Extraits  de la lettre  d'information de l'Association pour la Protection du Patrimoine des Gorges de l' Escaumels dans le Lot complétée par des articles récents parus notamment sur epaw.org )







Gilles Forhan: Administrateur de la FED
Depuis le départ du ministre Nicolas Hulot, les articles et déclarations se font jour pour dénoncer l'inutilité des éoliennes ou les mensonges et arnaques de ceux qui veulent promouvoir ces aérogénérateurs de grande hauteur !

France :
  •  La loi de transition énergétique prévoit de doubler le nombre d'éoliennes d'ici 2023.
    Voir la vidéo d'envoyé spécial du 20 septembre 2018 le vent de la révolte

  •  Le gouvernement ment aux Français, l'énergie éolienne pollue et nous coûte trop cher !
    lire la déclaration de Nicolas Dupont-Aignan et Fabien Bouglé le 21 septembre 2018

  • Le syndicat CGT Mines -Energie vient de diffuser une vidéo "Main basse sur l'énergie" 
    qui explique le scandale de la vente des barrages de la France et le mécanisme de détournement de l'argent des français au profit des multinationales , des fonds financiers et notamment des industriels du vent.



  • Commentaire Jean-Louis Butré:
    La vente programmée par l’Europe des barrages de la France  est en cours
    Celle-ci  sera  suivi par le découpage d’EDF et par  la  cession par filière par filière  de cette société à ses concurrents qui seront  probablement allemands, américains et  chinois .
    Les industriels des  énergies renouvelables  et surtout de l’éolien sont la clé de cette  déstructuration industrielle de notre pays  et ils s’ appuient   grâce à l’argent sur une écologie, sectaire qui est  obsédée  par des orientations ne tenant  ni compte des considérations économiques, ni environnementales,  ni  scientifiques,   ni même du simple bon sens.
    Les plans  de la filière de l’électricité  suivis par la France, ont été gravés dans le marbre par une « Transition énergétique imbécile »  sous prétexte d’obéir à des directives européennes  discutables   et en tout état de cause nuisibles pour la  France.
    En conséquence nous constatons  jour après jour la privation des communes de la France , par des promoteurs  éoliens  qui mettent sous tutelle des communes par de l'argent
    La plupart de ces machines  toutes importées d’Allemagne , du Danemark ou d’Espagne  sont mises à proximités des petits hameaux dont elles chassent les habitants.
    Elles  contribuent à  amplifier   l’exode des  villages qui se vident de leurs commences et de leurs services publics critiques  ( postes, services médicaux, commerces, gares SNCF....)

    Nous assistons à la privatisation du territoire français et maintenant de son espace maritime avec les parcs offshores au raz des côtes.

mercredi 26 septembre 2018

Haute-Saône, Chauvirey-le-Châtel et le Vieil : l'éolien rôde, réunion d'information

Une réunion d'information se tiendra le MARDI 2 octobre à Chauvirey-le-Châtel à 18 H 30. La société Elements, organisatrice, y présentera son projet.

Le projet de la zone industrielle d'aérogénérateurs dit "des Chauvirey" concerne les communes de Chauvirey-le-Châtel et de Chauvirey-le-Vieil. La population de ces deux villages est respectivement de 117 habitants et de 32 habitants.

-Le nombre de machines envisagées est de 7.
-50 ares de forêt seront défrichés par éolienne soit un total de 3,5 h.

Eolien : les bétonneurs et "massacreurs" à la pale de la ruralité font colloque

https://connect.eventtia.com/fr
  1. Voir la liste des intervenants : un régal mortifère!
  2. À Colloque national, MANIFESTATION NATIONALE! C'est ici et maintenant que les défenseurs de la Vie, de la Nature et du Climat de la toute la France devraient se retrouver avec à leurs côtés les élus anti-éolien  "déclarés", MM Bertrand, Dupont-Aignant, Mme Anne-Catherine Loisier et les autre anonymes. Et pourquoi pas également, les défenseurs du Patrimoine emmené par M.Bern? À suivre..
  3. Pour l'anecdote, ne pas oublier : 18:30 - 19:30 : Soirée inaugurale - autour du parrain du 9ème CNE : Yvan Bourgnon - navigateur - Fondateur de The Sea Cleaners 



Plutôt la Vie, la Nature et le Climat vs la bétonisation et leurs profits!

php

Budget de la transition énergétique : mauvaises nouvelles pour les Agences de l’eau

Franck Lemarc
25/09/2018

Le budget du ministère de la Transition écologique et solidaire prévu par le projet de loi de finances pour 2019 est en hausse d’un milliard d’euros, soit 3,1 % d’augmentation. Comme prévu l’année dernière, le gouvernement met en place un complexe système de prélèvement sur les recettes des Agences de l’eau.

Plusieurs budgets en hausse
Le « compte d’affectation spéciale transition énergétique » va augmenter de 1,3 %, et se montera désormais à environ 7,3 milliards d’euros. Ces sommes permettent le soutien à la production d’énergie renouvelable via le rachat à prix bonifié de l’électricité produite, notamment, par les éoliennes et le photovoltaïque. Selon le dossier de presse du ministère, 1,8 GW de projets éoliens terrestres et 1,2 GW de projets d’énergie solaire seront installés en 2018, ce qui représente une hausse de 14 % par rapport à l’an dernier.

Haute-Marne, Chauffourt, Bonnecourt : l'éolien rôde, une réunion d'information sur le projet


La réunion d'information, à ne pas confondre avec une réunion publique avec débat, se tiendra les :
  1. mercredi, 26/09/2018 de 20 H 00 / 21 H 30, salle des fêtes de Chauffourt
  2. jeudi 27/09/2018        de 20 H 00 / 21 H 30, salle du foyer rural de Bonnecourt
ENTRÉE LIBRE!

Rappel

Le projet éolien est prévu entre les deux villages. Il comprendrait 10 éoliennes de 3,5 MW, soit des engins de 200 mètres environ, toute hauteur. Il se situerait plus à l'Est que celles de Dampierre et aussi près de Langres. L'opérateur est Boralex, le même qui sévit sur les communes de Poinson-lès-Nogent, Vitry-lès-Nogent et Dampierre avec "Les Hauts de Conges I,II et III" soit 14 éoliennes de 150m, toute hauteur.


Situation

lesvuesimprenables
Venez nombreux pour décider de votre avenir, de celui de vos enfants et de vos petits-enfants.

Plutôt la vie et la Nature que leur bétonisation et leurs profits! 

php
 

Le retentissement du fonctionnement des éoliennes sur la santé de l’homme

Claude Henri Chouard
au nom d’un groupe de travail santé, surdité due au bruit

Commentaire : c'était il y a...12 ans. Et depuis, l'éolien est devenu : PANDÉMIE!
" Les animaux font des crottes, alors que l’homme sème la merde."
Pierre Desproges (1939-1988)

php



Communiqué
Séance du 14 mars 2006


Le développement des parcs d’éoliennes en France est un des moyens de diminuer la dépendance énergétique de notre pays. Cependant certaines populations vivant à proximité des éoliennes se plaignent des bruits très particuliers de ce voisinage. Des doléances diverses sont exprimées à tel point que se sont développées des craintes sur les effets pathogéniques éventuels.
Aussi l’Académie s’est efforcée d’apprécier l’éventualité de cette nocivité, afin de proposer les moyens d’y remédier.
Elle estime tout d’abord qu’en dehors des accidents dus à une défaillance mécanique de ces engins, le seul risque actuellement vraisemblable pour les populations est celui d’un traumatisme sonore chronique, dont les paramètres physiopathologiques de survenue sont bien connus, et dont l’impact dépend directement de la distance séparant l’éolienne des lieux de vie des populations riveraines. Cette variable a jusqu’ici été sous-estimée au point qu’il est actuellement impossible de savoir précisément, pour chaque éolienne (ou parc d’éoliennes), la distance séparant chaque engin de l’habitation la plus proche.