jeudi 21 février 2019

Les emplois « verts » ne sont qu’un rêve

Loïk Le Floch-Prigent

 


Économie verte et éléphants roses :les emplois « verts » ne sont qu’un rêve

Les postures et les slogans qualifient souvent les objectifs de l’écologie politique comme créateurs de centaines de milliers d’emplois, chaque jour nous montre le contraire dans notre pays, et pour les promoteurs de cette idéologie , le réveil sera difficile car leur aveuglement est total.

L’industrie éolienne devait sortir des initiatives de l’Etat avec Areva et Alstom , il ne reste plus rien de cette ambition , ce n’est pas de cette façon que l’industrie fonctionne, l’Union Soviétique nous a montré comment on peut périr avec de bonnes intentions .

L’usine d’hydroliennes de Cherbourg , ou du moins son matériel, a été mise en vente le 14 février, fin de l’histoire de ces mastodontes imaginés par des bureaux d’études éloignés des réalités marines.

Tous les petits industriels de panneaux solaires ont été balayés par l’importation massive de matériel Chinois, imbattable au niveau des prix

Le contribuable est chargé de promouvoir le véhicule électrique tandis que les batteries viennent toutes d’Asie alors que c’est l’essentiel du cout . On annonce donc une initiative « étatique » européenne pour construire « deux usines », une en France et l’autre en Allemagne…sur quelles techniques, on ne sait pas, l’essentiel est la posture, pas la réalité, et pendant ce temps on fait la promotion des importations .

Lorsque l’on veut implanter des éoliennes en mer , on vante les emplois créés, mais ceux-ci ne sont pas dans l’industrie, pas plus dans la maintenance et on finit par ne les espérer que dans la phase de construction et de transport maritime entre les installations et la terre ferme. La seule consolation viendra des royalties que toucheront les municipalités du littoral pour …soigner les ambitions locales.

On ferme la centrale nucléaire de Fessenheim par idéologie et non par nécessité technique, et l’on étudie des programmes de reconversion très hypothétiques qui ne réussiront qu’avec un argent massif du contribuable. Pour lui c’est double peine, on se sépare d’une installation payée et rentable pour payer encore les conséquences de cette mauvaise décision en créant artificiellement des emplois sauvant la face des décideurs.

On est frappés de constater que toutes ces orientations ont pour conséquences la disparition d’emplois en proférant le contraire .

Grande-Bretagne : les parcs éoliens payés 100 millions de livres sterling pour couper l'électricité

Robert Mendick
Chief Reporter
8/01/2018 



Commentaire : au début, il y a la création artificielle d'
un problème (nucléaire) puis est venue la rupture de l'équilibre existant pour soit disant le résoudre... à coups d' ENR intermittentes et à coups de millions € ou autres. Aussi, pour les société éoliennes c'est "100% des gagnants ont tenté leur chance." En revanche pour le consommateur, c'est "il faut toujours un perdant" Et qu'en est-il en France?😡
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Parc éolien de Whitelee en Écosse Crédit : Danny Lawson/PA

Les parcs éoliens ont reçu plus de 100 millions de livres sterling l'an dernier pour arrêter leurs éoliennes et NE PAS produire d'électricité, peut révéler le Telegraph.


Les paiements - équivalant à 2 millions de livres sterling par semaine - ont été versés aux grandes sociétés d'énergie qui possèdent les parcs éoliens géants.
Chose incroyable, les parcs éoliens perçoivent en moyenne 40 % de revenus en plus lorsqu’ils sont arrêtés que lorsqu'ils produisent de l'électricité, d'après une analyse des chiffres officiels.
Le groupe de réflexion qui a réalisé l'étude a déclaré qu'il était "scandaleux" que les grandes entreprises énergétiques soient plus rentables lorsqu'elles sont fermées.

Les turbines doivent être arrêtées à certains moments parce que le réseau électrique britannique n'est pas en mesure de faire face à l'électricité qu'elles produisent. Les propriétaires de parcs éoliens reçoivent alors des compensations - appelées " paiements de contrainte " - pour ne pas produire d'électricité.
L'argent est versé par le réseau national, mais il est finalement facturé aux consommateurs et ajouté aux factures d'électricité.
Selon la Fondation pour les énergies renouvelables (REF), qui a effectué la recherche, l'ampleur des paiements de contrainte a explosé au cours des cinq dernières années.

Biométhane: des dizaines d'acteurs demandent à Emmanuel Macron de soutenir la filière

AFP
parue le 19 févr. 



Commentaire :  un appel à toujours plus de subventions payées par l'argent du contribuable  / consommateur pour une production au bord du rien : " La filière bioénergies électriques atteint une puissance installée de 2 026 MW avec 74 MW de nouvelles capacités, dont 16 MW raccordés sur le dernier trimestre 2018. Sa production s’est élevée à 7,5 TWh sur l’année 2018 (9,7 TWh en incluant la part non renouvelable), en hausse de 3,2 % par rapport à 2017. La filière couvre ainsi 1,6 % de l’électricité consommée en 2018."
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Des dizaines d'acteurs (régions, syndicats professionnels, associations environnementales...) interpellent Emmanuel Macron pour lui demander de soutenir la filière du biométhane, dans un texte rendu public mardi, alors que les ambitions ont été revues à la baisse.
"Nous, acteurs engagés dans la transition énergétique et climatique, croyons au développement du biométhane en France, en complément des actions de sobriété et d'efficacité énergétique", écrivent-ils dans une lettre adressée au président de la République et qui doit être publiée dans la presse.

Elle est signée par 42 acteurs allant de l'Association française du gaz (AFG) au syndicat agricole FNSEA, en passant par l'ONG de défense de l'environnement WWF et plusieurs grandes régions françaises. "Nous ne pouvons nous passer d'une filière qui crée des revenus pour les agriculteurs, des emplois non délocalisables et contribue efficacement à la préservation des ressources et à la lutte contre le changement climatique", estiment les signataires.

Afrique du Sud : le gouvernement renfloue le géant public de l'électricité en déroute

AFP
parue le 20 févr.


Commentaire : la société Eskom  est "la première compagnie de production et de distribution d'électricité en Afrique du Sud et l'une des dix premières dans le monde. "
Eskom
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L'Afrique du Sud renfloue le géant public de l'électricité en dérouteLe gouvernement sud-africain a annoncé mercredi un plan de sauvetage de 1,4 milliard d'euros par an pour le géant public de l'électricité Eskom, dont les difficultés menacent l'économie du pays à moins de trois mois des élections. Les agences de notation financière ont menacé la première puissance industrielle du continent africain d'une nouvelle dégradation en cas de faillite du groupe, qui affiche une dette abyssale de 420 milliards de rands (27 milliards d'euros).

Symbole de la dégringolade d' Eskom, l'Afrique du Sud a renoué la semaine dernière, pour la première fois depuis cinq ans, avec les délestages massifs. En présentant mercredi son budget 2019-2020 devant le Parlement au Cap (sud), le ministre des Finances, Tito Mboweni, a confirmé que son gouvernement allait voler au secours de l'entreprise, qui fournit 90% de l'électricité du pays. "Nous allons mettre de côté 23 milliards de rands (1,4 milliard d'euros) par an pour aider financièrement Eskom" le temps de sa restructuration, a-t-il annoncé.
Le président Cyril Ramaphosa avait annoncé au début du mois que l'entreprise serait divisée en trois entités distinctes (production, transport, distribution) et promis de ne pas tailler dans ses 50.000 emplois. "Je veux que ce soit clair, le gouvernement ne prendra pas en charge la dette d' Eskom", s'est-il toutefois empressé d'ajouter. "Verser de l'argent directement dans Eskom dans sa forme actuelle, c'est comme verser de l'eau dans une passoire".
Le ministre s'est également interrogé sur la pertinence de conserver toutes les entreprises publiques, profondément endettées et gangrénées par la corruption pendant les années de la présidence de Jacob Zuma (2009-2018).

mercredi 20 février 2019

La France fait de mauvais choix technologiques

Gérard Kafadaroff et Jean-Pierre Riou

 

Vue de la centrale nucléaire de Golfech. le nucléaire est avec l'hydraulique la source d'énergie sans carbone la plus abondante et la mieux pilotable au monde alors que l'intermittence du photovoltaïque et de l'éolien impose des moyens de production complémentaires et des coûts importants de restructuration du réseau. (Crédits : Reuters)


OPINION. La défiance, les préjugés, le relativisme, souvent aggravés par de fausses informations, prennent aujourd'hui une ampleur alarmante et alimentent des croyances collectives hermétiques à toute réalité scientifique, tout véritable débat et toute réflexion critique. Par Gérard Kafadaroff, ingénieur agronome, et Jean-Pierre Riou, chroniqueur indépendant sur l'énergie, membres du collectif Science-Technologies-Actions (*).
L'accès sans précédent au savoir et à l'information, semble paradoxalement impuissant à impulser un comportement rationnel promu par les philosophes des Lumières. Dans une société imprégnée de technologie, les scientifiques sont peu consultés, voire marginalisés par les décideurs politiques et les influenceurs d'opinion formés le plus souvent aux sciences humaines et réfractaires à la pensée scientifique. Le champ est libre pour les gourous, marchands de peurs et autres oracles médiatiques en délicatesse avec la réalité factuelle. Les fausses informations martelées par des groupes militants et reprises par des médias deviennent vite vérités, contribuant à manipuler l'opinion. Il en résulte des choix de société aberrants et incohérents rarement dénoncés par les esprits les plus éclairés. L'actualité nous fournit d'affligeants exemples, notamment dans les secteurs de l'agriculture et de l'énergie.

Haute-Marne, Saints-Geosmes : 20 hectares de terres sacrifiées sur l'autel du photovoltaïque?

jhm.fr

20 HECTARES DE TERRES SACRIFIÉES!? 😦😡

Pour rappel
Haute-Marne, terre agricole : le "Pays de l'eau" perd 130 hectares par an



@jhm.fr

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Tourisme : l'association des maires ruraux de France (AMRF) et Airbnb annoncent un partenariat

César Armand


Commentaire : respecter, mettre en valeur et faire connaitre le patrimoine historique et culturel d'un terroir, tout en faisant gagner du fric aux habitants et... aux communes, voilà qui est une bonne nouvelle. 😃Mais alors quid de l'éolien et de son funeste barnum? Stop ou encore? Sinon pour dormir sous des éoliennes, Airbnb prévoit-il des réductions?😂


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L'association des maires ruraux de France (AMRF) et la plateforme américaine de location de logements viennent d'annoncer un partenariat visant à valoriser ces territoires d'ici à l'été 2019


 

Si Paris compte à elle seule entre 60.000 et 65.000 annonces sur Airbnb (15% de l'offre mondiale), les communes rurales françaises en recenseraient plus de 50.000 et auraient accueilli plus de 2,7 millions de voyageurs en 2018, dont deux-tiers dans des villes de moins de 2.000 habitants. Selon la plateforme américaine, Pleine-Fougères, Saint-Julien-de-Peyrolas et Lathuile occupent les trois premières marches du classement avec 2.270, 2.240 et 2.190 touristes l'an dernier. C'est sans doute pourquoi elle s'est rapprochée de l'association des maires ruraux de France (AMRF) pour nouer un partenariat sur des "stratégies conjointes de développement". 

"Il y a bien une économie rurale !"
« Les habitants du monde rural profitent déjà des facilités offertes par les plateformes, comme Blablacar, et beaucoup de chambres d'hôtes et de gîtes mettent leurs biens sur plusieurs sites », explique Cédric Szabo, directeur de l' AMRF. Il s'agit d'en développer « le potentiel touristique » et de promouvoir « un tourisme équilibré au bénéfice de tous les territoires et de leur population », renchérit-on du côté d'Airbnb. Le site américain, qui avait signé un précédent partenariat avec le département de l'Eure-et-Loir pour développer l'offre dans les villages en dehors de Chartres métropole, prévoit en effet « d'arriver à terme à 40% de [son] offre hors des grandes villes et des zones littorales ».
« Il y a bien une économie rurale et ces éléments en attestent », insiste le DG des maires ruraux. L'association d'élus va donc sensibiliser les territoires au fait que cela constitue « un moyen d'attirer des gens dans un écosystème local sans avoir nécessairement un château ou un circuit VTT ». De son côté, Airbnb veut partager avec les édiles "les meilleurs outils" pour développer l'attractivité touristique des territoires, et notamment « des données sur l'évolution de l'offre et des aspirations des voyageurs ».

Les permis d’exploration minière menacent désormais 3000 km2 de forêt guyanaise

Nolwenn Weiler


 Commentaire : en métropole comme dans les territoires et départements ultramarins, PARTOUT, c'est pareil : détruire la Nature et sacrifier le bien-être, la culture et le patrimoine des indigènes pour "une pure logique de création de capital, et d’enrichissement des entreprises " (éolien, méthanisation, biomasse, Pv, voiture électrique, etc. Tout cela est possible grâce à la complicité de l' Etat et de ses services décentralisés, préfecture, DREAL, ADEME, d'élus nationaux et locaux, de médias, d' ONG, de bobos de centres-villes urbains, etc. et sans prendre en compte l'avis des populations concernées.

Lire
Vague de suicides en Guyane : « L’or, on ne le mangera pas. Le pétrole, on ne le boira pas »

« Les besoins d'un être humain sont sacrés. Leur satisfaction ne peut être subordonnée ni à la Raison d’État, ni à aucune considération soit d'argent, soit de nationalité, soit de race, soit de couleur, ni à la valeur morale ou autre attribuée à la personne considérée, ni à aucune condition quelle qu'elle soit.
Simone Weil, l'enracinement 1949


 Indigène, réveilles-toi, il est déjà trop tard

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Iamgold, Goldinvest, Sudmine, projet de la Montagne d’or... Depuis 2017, le gouvernement français ne cesse d’accorder de nouveaux permis d’exploration à des sociétés minières en Guyane. Au point que 300 000 hectares de forêts tropicales y sont désormais menacés de destruction, soit l’équivalent d’un département comme le Rhône. Une politique non seulement contraire aux engagements de la France, mais aussi combattue par les populations locales et par les ONG. « Il ne sert à rien de faire de nouvelles mines d’or, alerte pourtant un ingénieur. C’est une pure logique d’enrichissement des entreprises qui obtiennent ces concessions. » 

Une partie de la Guyane va-t-elle se transformer en gruyère, au gré des forages et de l’implantation de sites d’extraction minière ? Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement ne cesse d’accorder des permis d’exploration minière en Guyane. Dès le 27 juillet 2017, il autorise la société minière canadienne Iamgold à y rechercher de l’or, de l’argent, du cuivre ou du zinc. Le 17 novembre de la même année, c’est cette fois la société Goldinvest, filiale d’un groupe immobilier, qui se voit attribuer un permis similaire.
Depuis, la liste s’est encore allongée : le 8 août 2018, Iamgold obtient un autre permis exclusif pour la recherche d’or. Puis le 11 septembre, le ministre de l’Économie et des finances attribue le « permis de Kourou » à la société Sudmine, une petite holding basée dans le Loiret [1]. Il s’agit d’un permis de recherche concernant plusieurs métaux : le tantale (un minerai utilisé dans l’électronique), le niobium (un métal rare présent dans de nombreux alliages), le lithium (pour les batteries), le béryllium (pour l’industrie nucléaire), l’étain, le tungstène, le titane et l’or.

L’énergie non consommée est-elle la meilleure ?

Michel Gay



Ampoule électricité (Crédits serguei_30, licence Creative Commons)

Faire croire qu’utiliser de l’énergie serait nuisible à l’humanité est faux, et c’est même le contraire.

L’affirmation souvent entendue, même dans la bouche de journalistes et de hauts responsables politiques, « la meilleure énergie est celle qui n’a pas été produite ou consommée » se trompe d’objectif.
Ce n’est pas l’énergie source de bienfaits et de confort qu’il faut réduire, mais ses éventuelles nuisances marginales.
Ce slogan simpliste, trop souvent repris à tort et à travers, distille de manière insidieuse une idée négative : l’énergie serait mauvaise en elle-même, et celle qui ne serait pas produite, ou consommée, serait un bénéfice pour l’humanité.
Rien n’est plus faux.


Volonté « décliniste » ?
S’opposer au gaspillage en tout genre, y compris d’énergie, est une attitude saine. Améliorer l’efficacité énergétique, c’est-à-dire produire davantage de lumière, de chaleur et de travail mécanique avec le moins d’énergie possible est un excellent principe.
Mais faire croire qu’utiliser de l’énergie serait nuisible à l’humanité est faux, et c’est même le contraire.
La chaleur, la lumière et le travail mécanique (machines, voitures, etc.) sont utiles et rendent la vie des hommes plus facile (chauffage, éclairage, déplacements, nourriture…).
Le gouvernement se trompe donc de cible. Énergie et nuisances sont amalgamées par une idéologie décliniste et anti-productiviste qui a inspiré l’esprit de la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) de 2015.
La réduction de la production d’énergie (et donc de sa consommation…) est devenue un objectif quasi sacré de la politique énergétique du gouvernement, et notamment du ministère de l’Écologie. Ce dernier veut imposer une économie fondée sur une « pseudo-écologie » de sobriété (ou de rationnements ?), et l’instauration de restrictions forcées par les taxes et les impôts.
Mais attention, lorsque les gros maigrissent, les maigres meurent !

Cependant, parfois les maigres se révoltent dans un sursaut salutaire (Gilets jaunes ?).

mardi 19 février 2019

En Guadeloupe, les ouvriers de la banane malades d’un pesticide dévastateur et oubliés de l’État français

Samy Archimède
17 juillet 2018


Commentaire : à tous nos concitoyens qui en doutaient encore : oui, l' Etat français peut "sacrifier" par inconséquence une partie de la population, même en temps de paix!  Le nouveau scandale sanitaire est en marche : il a pour nom ÉOLIEN!

« La condition d’animal domestique entraîne celle de bête de boucherie. »
(Ernst Jünger 1895-1998)
  Réveillez-vous, il est déjà trop tard pour beaucoup d'entre nous!


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Pendant plus de deux décennies, le chlordécone, un insecticide ravageur, a contaminé la quasi totalité de la population antillaise. Malgré son interdiction définitive il y a 25 ans, ce puissant perturbateur endocrinien utilisé dans les bananeraies ne disparaîtra pas des sols de Guadeloupe et de Martinique avant plusieurs siècles. Les premiers touchés sont les ouvriers agricoles. Ils sont pourtant les grands laissés pour compte de ce scandale sanitaire. Certains ont décidé de lever le voile sur leurs conditions de travail. Ils veulent que leurs problèmes de santé, dont de nombreux cancers de la prostate et leucémies, liés aux différents pesticides employés et à la pénibilité du métier, soient enfin reconnus comme maladie professionnelle. Reportage en Guadeloupe.


Il est 15 heures à Capesterre-Belle-Eau, « capitale » de la banane en Guadeloupe. Ce lundi de Pentecôte, une vingtaine d’ouvriers ont pris place sur les bancs du petit local de la CGT Guadeloupe (CGTG), près du stade. Ils sont venus témoigner de la pénibilité de leur travail, et parler du chlordécone, un insecticide extrêmement toxique utilisé jusque dans les années 1990 dans les plantations antillaises. Mais les visages restent fermés et les mots ne sortent pas. « Camarades, lâchez-vous ! Il y a un journaliste parmi nous ! », lâche en créole Jean-Marie Nomertin, le secrétaire général de la CGTG, syndicat majoritaire dans le secteur de la banane.
Quelques minutes plus tôt, une femme avait rompu le silence. Elle s’était avancée, le regard fixe et déterminé, pour raconter son histoire. Le récit d’une vie d’ouvrière de la banane : 32 ans au service de la plus grosse plantation de l’île, la SA Bois Debout, dirigée aujourd’hui par Guillaume Block de Friberg, l’héritier des Dormoy, grande famille de propriétaires, installée en Guadeloupe depuis 1870. Pendant 20 ans, Marie-Anne Georges a épandu à la main, « sans masque, avec juste un gant et un seau », plusieurs types d’insecticides extrêmement toxiques, dont le Képone et le Kurlone, les deux formules du chlordécone utilisées aux Antilles. Jusqu’à ce qu’elle tombe malade, d’un cancer du sang.

Témoignage

La « banane française », qui vient de Martinique et de Guadeloupe, est cette année fournisseur officiel du Tour de France. « Je suis fier d’accueillir sur le Tour un partenaire aussi soucieux des valeurs familiales et des bonnes pratiques agricoles », se réjouissait il y a deux mois Christian Prudhomme, le directeur du Tour. Des paroles qui ont dû en surprendre plus d’un dans les plantations antillaises. Car encore aujourd’hui, les travailleurs de la banane française font les frais, par leur santé, de pratiques agricoles toxiques qui ont perduré aux Antilles alors même qu’elles étaient interdites en métropole.




Un produit si toxique qu’il est interdit en métropole, mais pas aux Antilles
Bonnes pratiques agricoles ? Pendant plus de 20 ans, de 1972 à 1993, les planteurs de Guadeloupe et de Martinique ont utilisé un insecticide hyper-puissant afin d’éliminer les charançons qui ravageaient les pieds des bananiers [1]. Le chlordécone a été interdit aux États-Unis en 1976, suite à l’intoxication des ouvriers de l’usine qui fabriquait la molécule. Largement utilisée aux Antilles françaises, ce pesticide a finalement été interdit en 1990 en métropole, mais il a pu être utilisé jusqu’en 1993 en Guadeloupe et en Martinique [2]. Un traitement « spécial » rendu possible par le lobbying des grands planteurs et l’inconséquence de l’État français. Cela au mépris de la santé de la population [3].
Le problème de ce perturbateur endocrinien neurotoxique, reprotoxique et classé potentiellement cancérogène dès 1979 par le Centre international de recherche contre le cancer, c’est qu’il reste actif plusieurs siècles une fois qu’il a été introduit dans la terre. Et il contamine tout sur son passage : eau douce, eau de mer, légumes et organismes vivants. Selon l’agence nationale de santé publique (Santé publique France), 95 % des Guadeloupéens et 92 % des Martiniquais seraient aujourd’hui contaminés seraient aujourd’hui contaminés au chlordécone [4].

Comment La Poste se joue des élus et des usagers pour fermer toujours plus d’agences locales






Saviez-vous que La Poste est exemptée à 95 % de taxe foncière et de contribution économique territoriale ? Que cet argent économisé est censé lui permettre de « moderniser » les bureaux de poste grâce au « fonds postal national de péréquation territoriale » ? Mais que La Poste s’en sert en réalité pour en fermer un maximum en les transformant en petits relais postaux ? Connaissez-vous les « modes opératoires » publiés par La Poste pour expliquer à ses cadres locaux comment fermer habilement un bureau, même s’il ne désemplit pas ? Vous a-t-on dit que l’État et les élus locaux sont souvent complices de cette destruction du service public ? Grâce à quelques documents internes, Le Postillon, journal local isérois partenaire de Basta !, vous explique quelques combines de la direction de La Poste.

Cet article a été initialement publié dans le numéro d’automne du Postillon, journal régional de Grenoble et de sa région.


En 2008, on comptait 204 bureaux de poste en Isère. Dix ans plus tard il n’en reste plus que 125. Beaucoup ont tout simplement fermé, d’autres ont plus subtilement été « adaptés en point de contact ». En novlangue managériale cela signifie qu’un recoin de mairie ou de supérette orné du logo jaune et bleu permet de faire quelques opérations basiques comme déposer un colis. Cette ruse est inspirée de la poste allemande privatisée dès 1995, qui est parvenue à fermer la majorité de ses bureaux en ouvrant des points relais dans des commerces. Fermer des bureaux de poste fait partie des objectifs des directeurs de La Poste. Un consultant en « management du changement » chez IBM a même rédigé des « modes opératoires » pour aider les cadres sup’ de La Poste à bien s’y prendre.
Dans la pratique, ce que vous observerez c’est d’abord une réduction des horaires d’ouverture et des services de votre bureau de poste. Ensuite, des fermetures se font un peu au hasard selon le manque de personnel. La direction fait alors un « diagnostic partagé » avec la mairie pour constater que la fréquentation du bureau est en chute libre. Ou plutôt elle remplit les cases vides d’une lettre type aux élus (que Le Postillon s’est procuré) dans laquelle elle constate « un niveau faible d’occupation du guichet, à hauteur de xx heures hebdomadaires et une diminution de xx% de la fréquentation du bureau ».
Pour expliquer cette baisse, La Poste invoque « l’évolution des modes de consommation des citoyens avec le développement de l’économie numérique qui entraîne une réduction de flux de clients ». Philippe Wahl, PDG de La Poste, affirme dans une lettre à l’Association des maires de France que les réductions d’horaires d’ouverture sont dues à « la baisse tendancielle de la fréquentation des guichets qui résulte du développement de l’accessibilité multicanale attendue par notre clientèle ». 


La Poste a (presque) tout prévu
C’est donc la faute à internet et aux clients si on doit fermer votre Poste, sûrement pas à la privatisation. Heureusement, après avoir créé le problème, La Poste sait aussi souffler la solution : elle invite la commune « à faire une mutualisation de l’activité avec la mairie, sous la forme d’une agence communale ou la reprise d’activité par un commerçant, sous la forme d’un relais ». Mais parfois ça se complique. Comme à Grenoble où six bureaux devaient être fermés courant 2017 et 2018. Alerté par les syndicats Sud et CGT, un collectif de défense des bureaux de poste constitué d’habitants, d’unions de quartiers, de commerçants, de quelques élus et de syndicats a mené la bataille pour tenter de sauver les bureaux. Réunions publiques, pétitions, et même une manifestation le 1er juin 2017.
Lors d’une réunion publique le 25 septembre 2017, Anne-Marie Vassallo, directrice régionale de La Poste, vient défendre en personne les fermetures, projections vidéo à l’appui. Face aux explications du collectif d’usagers, le dirigeant du magasin Natural games qui était pressenti pour devenir « relais poste commerçant » à la place du bureau de Grenoble Championnet annonce au nez de la directrice qu’il se retire du « partenariat ». Il n’a aucune intention de voir son enseigne servir de prétexte à la fermeture du bureau de poste du quartier, et explique quelques jours plus tard que La Poste n’a pas été « franche du collier » [1].

Suisse, Les Bois : sous le joug des éoliennes

voisinedeoliennesindustrielles.com
18/02/2019

Commentaire : les deux zones industrielles en service à proximité de cette commune sont :

1. Le Mont Crosin (Bern) : 16 éoliennes, 12 de 2Mw + 4 de 3.3Mw de puissance nominale


@googleearthpro


2. Le Peuchapatte (Jura) : commune Muriaux ; 3 éoliennes, 2.3Mw de puissance nominale.


@googleearthpro


Au total, 19 éoliennes à moins de 10 km! C'est ce que la photo nous indique.


😔

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La commune des Bois fut le premier lieu des Franches-Montagnes à s'inscrire précieusement dans ma mémoire. J'étais en colonie de vacances dans un hameau, en pleine nature et le mercredi nous faisions une excursion à ce qu'il me semblait être la ville du coin😂. Cette ville était Les Bois, une petite commune qui comptent actuellement 1240 habitants. Si je devais tirer de ma mémoire d'enfant une description des Bois, il y aurait une église, une épicerie et quelques habitations. J'y ajouterais des nappes à carreaux rouges et blancs, quelques sapins, une petite route qui traverserait le village. J'y ai pensé toute ma vie comme à une image sortie d'un conte de fée. Le village de mes rêves.

Beaucoup plus tard, en fait il n'y a pas longtemps, j'ai appris que mon arrière grand-maman venait des Bois. C'est drôle la vie.

Aube, Clairvaux : visiter l'abbaye cistercienne ou l'expérience unique

jhm.fr


À la frontière de la Haute-Marne, cette pépite patrimoniale vous attend. Avec en prime, l'expérience unique au monde (?) de visiter une abbaye cistercienne logée au milieu d'une...maison centrale d'arrêt (avant sa fermeture prévue en 2022). À protéger, à visiter et à partager sans modération.

L'abbaye de Clairvaux - Région Champagne-Ardenne - Le Monument Préféré des Français


Le fondateur
Bernard de Clairvaux (1090-1153)


@Philippe Quantin, Yelkrokoyade, , CC BY-SA 4.0


Pour compléter  

Abbaye de Clairvaux

Lire

Essonne et Yvelines : les étranges pratiques du "low cost du déchet"

Raphaël Godechot

Salaires non payés, nouveaux contrats de travail imposés : les étranges pratiques du « low cost du déchet »




Des salaires non versés pendant deux mois, l’accès aux locaux fermés, les outils de travail retirés : telle est la sanction qui a frappé les éboueurs du Syndicat intercommunal de la vallée de la Chevreuse, en région parisienne. La petite centaine de salariés avait refusé de signer un nouveau contrat de travail, qui entérinait des baisses de salaires et une dégradation des conditions de travail. Les élus ont leur part de responsabilité : en confiant le marché à un nouveau prestataire, Sepur, considéré comme le « low cost du déchet », ils cherchaient à économiser des centaines de milliers d’euros par an. Enquête. 


Depuis le 1er novembre 2018, un conflit social fait rage dans la vallée de Chevreuse, au sud de Paris. Les éboueurs du Syndicat intercommunal des ordures ménagères (Siom) n’ont pas été payés pendant deux mois car ils refusent de signer de nouveaux contrats de travail – impliquant baisse de salaire et dégradation des conditions de travail – imposés par leur nouvel employeur. Les éboueurs du Siom ramassent les poubelles et déchets ménagers de 200 000 habitants de dix-neuf communes de l’Essonne et deux des Yvelines [1]. L’entreprise prestataire était une filiale de Veolia. Le 20 septembre 2018, l’établissement public, géré par les élus locaux, attribue le marché à un nouveau prestataire, Sepur, propriété du fond d’investissement Fondation capital. C’est alors que les problèmes commencent, lorsque Sepur présente les nouveaux contrats de travail à la petite centaine de salariés de la filiale de Veolia, transférés vers leur nouvel employeur suite à la décision du syndicat intercommunal.
« En octobre, lors d’une réunion non-officielle, la DRH nous a présenté les nouveaux contrats de travail. C’était une catastrophe », raconte Steeve Avisse, le délégué syndical des éboueurs du Siom. Le seuil d’heures mensuelles maximum passe de 130 heures à 250 heures. Des salariés dont l’ancienneté dépasse 20 ans de travail « vont perdre entre 300 et 600 euros par mois ». S’y ajoute une clause de mobilité, qui permet à l’employeur de muter un salarié en seulement 48 heures « n’importe où en Île-de-France et sur les départements limitrophes », où Sepur gère d’autres contrats. « Le tout sans aucune contrepartie financière ! » Les salariés devront aussi travailler le dimanche. Enfin, la clause qui les autorisait à rentrer chez eux une fois leur tournée terminée, le « parti-fini », disparaît. 


« Tous les jours, nous venons devant notre lieu de travail, avec l’impossibilité de nous remettre au boulot »
La direction, raconte Steeve Avisse, a « voulu nous faire passer une formation à la va-vite, et nous faire signer les contrats par la même occasion, en nous prenant individuellement ». En réaction, les éboueurs se mettent en grève une journée, le 1er novembre 2018. Puis décident de reprendre le travail, mais sans signer les nouveaux contrats. « Et là, on n’a pas compris. On ne nous a donné accès ni a nos équipements de protection individuels, ni aux plannings, ni aux camions, témoigne le délégué syndical. Du coup tous les jours, nous venons devant notre lieu de travail, avec l’impossibilité de nous remettre au boulot. Un huissier et l’encadrant de Sepur nous ont même interdit l’accès à l’agence. »

Eolien : création de "la Commission d'enquête "Aubert" sur l’impact des énergies renouvelables


Rapport rN°1678 du 13 février 2019
La Commission d'enquête "Aubert" sur l’impact des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l’acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique est crée.
http://www.assemblee-nationale.fr/15/pdf/rapports/r1678.pdf


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lundi 18 février 2019

Les infrasons des centrales éoliennes se déplacent rapidement et loin

Päivi Peltoniemi
03/02/2019

Les infra-sons des centrales éoliennes ont finalement fait l'objet de discussions en Finlande à l'automne 2016. Au lieu de se concentrer sur les effets nocifs des infrasons industriels sur la santé humaine, de nombreux journaux ont dénoncé l'effet mortel sur les chauves-souris. Bien entendu, les médias ont également été choqués d'apprendre que l'ensemble de l'ouest de la Finlande, avec ses habitants et ses animaux, était, et est toujours, exposé à un infrason constant et incontrôlé produit par les éoliennes industrielles.


https://www.nexus.fr/actualite/planete/eoliennes-infrasons-troubles-sante-correles/

Cependant, du point de vue d'une personne exposée, les médias ont manqué de discernement. En niant les effets, la situation ne changera pas et les effets nocifs pour la santé ne seront pas éliminés.

Aveyron : la transition écologique vu de chez moi

sylvain


J'habite en Aveyron . Un département de la diagonale du vide, qui n'a rien de vide pour ceux qui y habitent . On a des arbres, des forêts, des oiseaux encore et même quelques humains ravis pour la plupart d'habiter dans le vide.



Nos élus et collectivité territoriale nous ont appris il y a quelques années que nous allions enfin le combler un peu. Dans le cadre de la transition énergétique et de l'écologie en général notre « pays » (Aveyron, Gard, Hérault) a été retenu pour l'installation d'environ 2000 éoliennes industrielles, de lignes THT et d'un gros transformateur (2000MW) qui permettra de mettre toute cette énergie sur les autoroutes de l'électricité.

Ca a commencé doucement, une par ci une par là, bien plus petites que celles d'aujourd'hui . On les a regardées un peu comme on va au zoo, avec curiosité et en se demandant comment ca serait une fois lâchées dans la nature. Ca n'a pas suscité de rejet au début, d'autant qu'il n'était pas censé y en avoir 2000, ni même de méga transfo.

Il n'y avait pas de grand projet connu du public, juste des promoteurs qui installaient des petits paquets d'éoliennes. Ca a commencé à poser problème pour des histoires d'argent : le loyer pour une éolienne étant de plusieurs milliers d'euros par an certains propriétaires fonciers s'en mettent plein les fouilles alors que les maisons autour deviennent invendables et sont toujours considérées comme habitables ( à plus de 500 mètres ) sans que personne ne veuille plus les habiter, ni les acheter. Ca a provoqué quelques haines durables dans les villages . C'est pas rien, sa maison.

Est arrivé le projet du transfo et de milles éoliennes sur le territoire des grands causses « élargi » . Le village de Saint Victor, où doit s'implanter le transfo, s'est divisé sur la question. Une élection et le suicide de la secrétaire de mairie plus tard, le camp du non au transfo des milles éoliennes a gagné. Le paysan exproprié ne veut pas partir et pas mal de monde, qui se sont renseignés sur la question, ne veulent pas des éoliennes. Comme c'est dans l'air du temps, une ZAD (l' Amassada) a vu le jour sur le causse.

Les anti éoliens ( qui ne sont pas forcément contre tout type d'éolienne ) ont forcément à se justifier sur le thème de l'écologie. Si on aborde le sujet, la plupart des gens vous disent qu'il faut bien trouver une source d'énergie, et que les éoliennes semblent une des solutions la plus écolo. C'est un long débat plein de chiffres et je ne vais pas entrer dans les détails mais en donner quelques uns : 

-c'est un énorme mixer à oiseaux et insectes, une éolienne peut faire plus de 130 mètres de haut et ses pales tourner à 300 km/h (les dernières atteignent 200 mètres). Il faut une piscine olympique de béton pour ses fondations et des travaux de terrassement qui permettent aux convois exceptionnel de monter sur les crêtes et de les installer, de grandes quantité de terres rares et de métaux pour leur fabrication. 
-Un éleveur laitier picard a constaté une baisse de 25 % de sa production laitière suite à l'implantation d'éoliennes, puis de 50 % suite à l'implantation d'un deuxième site qui sont pourtant à quasi 2km de sa ferme, des problèmes de gestation, de maladies… il a gagné son premier procès et c'est en appel. 
-Il y a de nombreux autres témoignages concordant (ici aussi). Les allemands en ont tartiné tout leur territoire et ca ne fournit que 15 % de leurs besoins avec de gros problèmes de flux. Malgré tout ça, ca ne semble pas pire qu'une centrale nucléaire ou à charbon.

Etats-Unis, Bill Gates : "arrêtons de jouer avec les énergies renouvelables et les piles "

stopthesethings
February 18, 2019


Commentaire : pour sauver le Climat, il y a Bill, de l'autre côté de l' Atlantique et, chez nous, il y a   Nicolas, François, Élisabeth, Brune, Emmanuelle, Sébastien ... 😪


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Bill Gates clame le manque de fiabilité de l'énergie éolienne et solaire : " Arrêtons de jouer avec les énergies renouvelables et les piles ".


Bill dit qu'il est temps d'arrêter de jouer avec le vent et le soleil

Quand l'entrepreneur le plus riche du monde dit que le vent et le soleil ne fonctionneront jamais, il est probablement temps d'écouter.

Bill Gates a fait fortune en appliquant le bon sens au marché inexploité de l'informatique domestique. Le mème dit que le PDG d'IBM croyait qu'il n'y avait qu'un marché pour cinq ordinateurs dans le monde entier. Gates pensait le contraire. Construire un meilleur système que n'importe lequel de ses rivaux et travailler astucieusement sur le marché, a abouti à des centaines de millions accrochés sur les PC, Windows et Office. C'est un homme qui sait une chose ou deux sur les systèmes et beaucoup sur ce qu'il faut pour satisfaire le marché.

Pendant près d'un siècle, la production et la distribution d'électricité ont été considérées comme un système étroitement intégré : il a été conçu et construit comme un tout, et il est censé fonctionner comme prévu. Cependant, la livraison chaotique de l'énergie éolienne et solaire a pratiquement détruit le système de production et de livraison d'électricité, tel que nous le connaissons. L'Allemagne et l'Australie-Méridionale n'en sont que les exemples les plus évidents.

Lors d'une entrevue à l'Université Stanford à la fin de l'année dernière, Bill Gates s'en prend aux idiots qui croient que nous sommes tous à deux doigts d'un avenir plein de vent et de soleil.

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Maine et Loire, Dénezé-sous-Doué : des éoliennes qui siffleraient à l'oreille des chevaux

Vents et territoires

Commentaire
: ce projet d'implantation d'éoliennes démontre encore une fois que "les voies de la Justice sont impénétrables".

Rappel des faits

-Septembre 2014 : Projet éolien à Dénezé : la population a dit non
-Octobre 2017 : Dénezé-sous-Doué. Parc éolien : le Conseil dit "non"
-Novembre 2017 : Dénezé. Le commissaire enquêteur enterre les éoliennes pour de bon
-Mai 2018 : Dénezé-sous-Doué La justice retoque le refus du préfet pour le parc éolien

Au final
Maine-et-Loire : Dénezé-sous-Doué : éoliennes : NON NON NON et NON mais ce sera OUI

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Ouest-France
30/07/2014

Des éoliennes qui siffleraient à l'oreille des chevaux




Le projet d'implantation d'éoliennes à Dénezé-sous-Doué provoque des contestations. L'illustre écurie de chevaux de compétition Livio tire la sonnette d'alarme.

Pourquoi ? Comment ?

Eolien VS nucléaire, artificialisation des terres : le match

Tristan Karmin

"Tout ce béton et cet acier pour construire un réacteur nucléaire, ça en fait du CO2 ! L'éolien en consomme quand même moins".

Le match

Centrale nucléaire
-EPR Flamanville : 300 000 m3 de béton, 42 000 tonnes d’acier.
-Production attendue : 1600MW*0,80*60 ans*8766 h/an = 700 TWh.
-430 m3 de béton par TWh (1300 tonnes) et 60 tonnes d’acier par TWh.
https://fr.wikipedia.org/…/R%C3%A9acteur_pressuris%C3%A9_eu…

Aérogénérateur
-Éolienne Gamesa G 90 de 2 MW : 1100 tonnes de béton, 140 tonnes d’acier.
-Production attendue : 2MW*0,23*25 ans*8766 h/an = 0,1 TWh/an.
-11 000 tonnes de béton par TWh et 1 400 tonnes d’acier par TWh.
https://www.ademe.fr/…/impacts-environnementaux-eolien-fran… … pages 87-88. Compté la fonte dans les aciers.

Verdict

L’Allemagne, le casse-tête des énergies

Cécile Crampon 
12/02/2019



Sur le plan énergétique, l'Allemagne a décidé, en 2011, de sortir progressivement de l’énergie nucléaire en faveur des énergies renouvelables. Fait nouveau, huit ans plus tard, l'Allemagne planifie également sa sortie du charbon/lignite. Comment assurer sa sécurité d'approvisionnement, soutenir les renouvelables intermittentes par une énergie disponible, plus fiable... ? Ne reste, par élimination, que le gaz, qui, malheureusement aussi, est très polluant, et contraire aux objectifs de l'UE. Si cette décision de sortie du charbon est à souligner, elle reste tardive et lente, et pas sans conséquence, quoiqu'il en soit avec le gaz, sur le réchauffement climatique et la pollution de l'air sur le long terme.

En Allemagne, une « Commission Croissance, Changement structurel et Emploi », également appelée « Commission Charbon » a été créée par le gouvernement en juin 2018, pour émettre des propositions sur la sortie progressive de la production d’électricité à base de charbon et de lignite. Les membres de cette Commission, composée d’experts, de représentants des employeurs et salariés du secteur, et d’ONG de défense de l’environnement, sont finalement parvenus à un accord le 26 janvier 2019. En résumé, que préconise la Commission ?
- Une sortie progressive des centrales à charbon et au lignite d´ici 2038 avec une date éventuellement ramenée à 2035 (décision en 2032)
- La fermeture d’ici 2022 d’une capacité de 12,5 GW, dont plusieurs centrales au lignite
- La fermeture des autres centrales jusqu’en 2030 pour une capacité restante sur le réseau de 17 GW
La proposition de la Commission Charbon devrait être examinée par les Länder et le gouvernement allemand qui prendra la décision, par projet de loi. Les coûts de la sortie du charbon/lignite seront importants ; le projet annonce 40 milliards d´euros de mesures compensatoires d’aide à la restructuration des régions concernées, d’indemnisations des énergéticiens pour l´arrêt prématuré de leurs centrales et d’aide aux consommateurs pour baisser leur facture d´électricité.

Comment les écologistes préparent une monstruosité législative

Vincent Benard



Le ministre français de la Transition Écologique et Solidaire, François de Rugy, a annoncé via Twitter que le gouvernement souhaitait inscrire dans la loi une division par 8 (huit) des émissions de CO2 françaises pour 2050 



Incompréhension ou intox ?
Notre objectif n’est plus de diviser nos émissions de gaz à effet de serre par 4 car il est maintenant bien plus ambitieux : les diviser par 8 pour atteindre ZÉRO émissions nettes en 2050. Le @gouvernementFR va le mettre dans la loi, c’est inédit! https://t.co/RY5X8XI4ZU
— François de Rugy (@FdeRugy) 7 février 2019
L’objectif de cet article n’est pas de rallumer le débat scientifique « climato-alarmistes contre sceptiques », la « pertinence climatique » des objectifs affichés par le ministre ne sera donc pas traitée ici. Que l’on croie ou non à l’utilité de telles réductions d’émissions pour le climat planétaire, nous pouvons d’ores et déjà démontrer que ce vœu, pardon, cet objectif législatif, est totalement irréalisable. 


Relation entre CO2, PIB, utilisation de l’énergie et population : l’équation de Kaya
Nous allons partir d’une égalité difficilement contestable et d’ailleurs utilisée par le GIEC lui-même, appelée équation ou égalité de Kaya, du nom de l’économiste japonais Yoichi Kaya, qui l’a popularisée. Cette équation donne la relation entre émissions de CO2, consommation d’énergie, PIB et population.

Cette égalité est toute simple :

CO2 = (CO2/énergie) * (énergie/PIB) * (PIB/Population) * Population.

Cette égalité est vraie quelles que soient les valeurs des facteurs, puisque équivalente à CO2=CO2. (Par la suite, j’utiliserai l’acronyme NRJ pour l’énergie utilisée)

L’égalité de Kaya comporte donc 4 facteurs :

  • Le premier facteur, (CO2/NRJ), représente l’intensité en émissions de CO2 de l’énergie que nous utilisons.
  • Le second, (NRJ/PIB), la quantité d’énergie utilisée par point de PIB généré.
  • Le troisième est le bien connu PIB/Habitant.
  • Le 4e, la population, c’est vous et moi.
Bien sûr, le GIEC utilise l’équation au niveau mondial, mais monsieur De Rugy affirme vouloir réduire les émissions françaises d’un facteur 8 en 31 ans, disons 30 pour simplifier, et il ne peut évidemment agir que sur la législation française. Nous regarderons donc l’impact de son vœu sur chaque facteur pour la France, mais le raisonnement serait évidemment, en toute rigueur, à conduire au niveau mondial. 

Variation des 4 facteurs de Kaya entre 2020 et 2050 pour atteindre l’objectif de François de Rugy
Comparons donc l’équation de Kaya aujourd’hui et en 2050 selon l’hypothèse de réduction d’émissions de notre ministre.
Pour ce faire, nous diviserons l’équation « 2050 » par l’équation « 2020 » pour analyser la variation de chaque terme de l’équation. Dans ce cas,
Variation (CO2) = Var. (CO2/NRJ) * Var. (NRJ/PIB) * Var. (PIB/hab) * Var (Hab)
Pour que le vœu, pardon, l’objectif de monsieur de Rugy soit atteint, il faudrait que :
Variation (CO2) = un huitième = 0,125

D’après l’ INSEE, notre population devrait passer de 66 à 74 millions d’ici à 2050. Sauf choc démographique majeur non prévisible (guerre, afflux de réfugiés ou fuite massive de population, épidémie non maîtrisable), hypothèses espérons-le peu probables et de toute façon imprévisibles, on peut considérer la prévision comme assez fiable, les tendances démographiques étant bien documentées.

-Donc Hab (2050) =1,12 hab (2020).
Donc l’objectif « un huitième » suppose que :
0,125/1,12 = 0,111 = Var (CO2/NRJ) * Var (NRJ/PIB) * Var (PIB/hab)

Or, le ratio NRJ/PIB varie de façon assez linéaire de 1,3 % par an depuis 31 ans,

Haute-Saône, Chauvirey-le-Vieil : le maire de soutient le projet d’installation d’éoliennes

L'Est républicain

Commentaire : incroyable déclaration! 


1.Que ce maire gère déjà les finances de sa commune comme un bon père de famille en évitant... les dettes! 

2. Les aides et autres subventions pour monter un projet communal sont en nombre conséquent (région, département, Cc, Europe, etc.) Elles peuvent couvrir jusqu'à 60% et plus du financement.  Ainsi, de nombreux projets sont menés à leur terme sans que cela coûte trop cher à la commune. Encore faut-il que le premier magistrat soit efficace dans le montage de dossier...

3.La dotation globale de fonctionnement pour 2019 a été stabilisée Aussi, plus rien ne justifie l'argument que "c'est à cause de l' Etat et du manque à gagner (DGL) que je mets des éoliennes

En résumé, une commune avec à sa tête un maire compétent et efficace, n'a aucun besoin de ceci

 
Vitrey-sur-Mance @Paracelsicart

4. « Et le tabac, l’alcool et la drogue, ils n’en parlent pas ? » Il est vrai, monsieur le maire, que nous avons tous l'obligation de fumer, de boire et de nous droguer. comme... celle de vivre sous le joug de vos éoliennes, non?😉😡

Et si on sanctionnaient pécuniairement les communes accueillant des éoliennes? 
À suivre...
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Un projet émis par la commune voisine, Chauvirey-le-Châtel, prévoit l’implantation de 7 éoliennes dont 2 sur Chauvirey-le-Vieil. Le maire, Serge Richard, voit là une opportunité de remplir les caisses de la commune.

dimanche 17 février 2019

Haute-Marne, projet éolien Vannier-Amance : nouvelle enquête publique complémentaire


Comme nous vous l'indiquions dans un article précédent, Haute-Marne, Pressigny : des vœux aux accents funestes, un recours porté par l'association Van d'osier, était toujours en cours.

Suite au jugement rendu par le tribunal de Châlons-en-Champagne le 10 janvier 2019, la préfecture a ordonné une enquête publique complémentaire ; Arrêté n° 1379 du 06 février 2019. Cette enquête concernera les capacités financière de la SAS Haut-Vannier. Elle se déroulera du 7 au 22 mars inclus. Le commissaire-enquêteur nommé, Michel Francis, est ingénieur conseil indépendant.


 Debout, haut-marnais, il est déjà trop tard


@vhm.fr
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Haute-Marne, Langres-Belfort : la RN19 en quatre voies entre Langres et Vesoul?

jhm.fr


Nos chers élus, femmes et hommes de Haute-Marne, sous l’impulsion de l' association Autoroute Atlantique Rhin Rhône dont les membres du Bureau sont également des élus mais d'ailleurs relancent l'idée de transformer la RN19 en quatre voies entre Langres et Vesoul.

Il faut savoir qu'actuellement sur cet axe long de 77 km, le trafic est de 6000 véhicules jour dont 1000 camions.

Pas besoin d'être fort en math, pour deviner que la nouvelle 2X2 voies augmenterait fortement le trafic et le niveau de toutes les nuisances qui vont avec, pollution, bruit, risques d'accidents, etc. pour les habitants des communes à proximité.


Sans omettre pour les locaux des nouvelles contraintes dans leurs déplacements de tous les jours, augmentant leur temps de parcours et les obligeant à des kilomètres supplémentaires :
-un territoire coupé en deux par ce ruban,
-pas d'accès?
-fragilisation des commerces,
-etc.

Un malheur ne venant jamais seul, à la hauteur du triangle de la mort, Fayl-Billot - La Rochelle (70) et Vitrey-sur-Mance (70), une soixantaine d'éoliennes avec leurs propres nuisances prévues de part et d'autre de la RN19.

Cela serait pour nos villages, notre santé, notre quotidien, notre bien immobilier, notre avenir, etc. une seconde petite mort!

Un nouveau combat à mener pour sauver le monde rural de son artificialisation et de son industrialisation galopante. À n'en pas douter!


À suivre...

Lire

Vent d’État sur les éoliennes

Paul Châteauvert
14/02/2019

À l’heure de la transition écologique, tous les moyens sont bons pour afficher une intention salvatrice pour la planète ; à tel point que c’est parfois le bon sens même qui en pâtit.

Le gouvernement a affiché son intention de doubler le parc éolien d’ici 2030.

Cette politique est très loin de faire l’unanimité, et ce, pour de multiples raisons. Devant le musellement des instances judiciaires, la contestation s’est invitée dans le grand débat. Les problématiques liées aux éoliennes sont variées.

Pour parler d’écologie – car c’est le cœur du sujet -, il convient de rappeler que la réalisation d’une éolienne nécessite une fondation de 1.200 tonnes de béton armé qui, au fil du temps, vient polluer les sols en rejetant des alcalins et diverses substances chimiques s’infiltrant dans les nappes phréatiques. La durée de vie d’une éolienne est de vingt à trente ans, après quoi les constructeurs rechignent à les recycler ou à les démonter. Quand bien même ils s’y emploieraient, les fondations ne peuvent être réutilisées. Les émanations de gaz carbonique (CO2) ne sont pas en reste puisque l’acheminement des pièces détachées pour la construction des éoliennes nécessite de faire des milliers d’allers-retours et d’aménager de larges voieries jusqu’au pied des éoliennes. Une fois construites, celles-ci ne fonctionneront, en moyenne, qu’à 24 % de leur puissance. Pour assurer les besoins réguliers de fourniture d’électricité, des turbines à gaz doivent prendre le relais, ce qui n’est ni propre ni renouvelable.

La faune est également touchée. Les oiseaux subissent des troubles en raison des infrasons dégagés par les éoliennes et il n’est pas rare qu’ils viennent s’écraser sur les hélices démesurées de l’installation.

La création d’éoliennes supplémentaires est perçue comme superflue par les économistes. La France n’a aucun besoin supplémentaire d’électricité. EDF revend donc à perte l’électricité qu’elle est contrainte, par l’État, d’acheter. Ladite perte est répercutée sur le consommateur. Si l’on compare le volume d’investissement nécessaire pour l’application de la loi du 17 août 2015 1 relative à la transition énergétique et celui nécessaire pour prolonger de vingt ans la vie des centrales nucléaires actuelles, le surcoût de la première solution est de 84 milliards d’euros. Ce surcoût sera, à terme, répercuté, encore une fois, sur le consommateur 2.

Les éoliennes étant construites à l’étranger, la valeur ajoutée et les emplois que cela génère profitent à des pays étrangers.

On ne saurait parler d’éoliennes sans évoquer l’impact sur le capital esthétique du pays. Il est difficile de ne pas voir ces géants qui culminent, pour certains, à 240 mètres de haut. Le tourisme et le cadre de vie des Français sont indéniablement impactés.

Haute-Marne, Darmannes, Riaucourt : la "colonisation" éolienne en marche

jhm.fr

Situation

Darmannes-Riaucourt, une zone industrielle d'éoliennes parmi tant d'autres au nord de Chaumont, en activité ou en études (nombre non exhaustif)

Riaucourt
En 2016, les Vues avaient déjà alerté la population de la détermination de monsieur le maire, Christophe Guyot, à implanter des éoliennes sur sa commune. Haute Marne, Riaucourt : le maire maintient son projet de zone industrielle d'éoliennes 

 
Ils vont plomber le quotidien et la santé de leurs administrés, ils méritent d'être nommés

Conseil municipal
-Patricia Corroy, fonctionnaire de catégorie B,
-Marie-Christine Thiney-Chaptinel, fonctionnaire de catégorie C,
-Christophe Guyot, maire, professeur du secondaire et du technique,
-Cédric Bryl , fonctionnaire de catégorie B,
-Régis Courtois , autre cadre du secteur privé,
-Eric Crevisy , employé du secteur privé,
-Christophe Devin , fonctionnaire de catégorie B,
-Daniel Guillaumot, retraité de la fonction publique (sauf enseignement),
-Christophe Maigrot, employé du secteur privé,
-Cédric Pierreux, autre cadre du secteur privé,
-Damien Souvay, autre cadre du secteur privé.
Mon maire

445 habitants

Riaucourt, c'était ça et demain...

 
Chèvrerie d'Artémis


@ tourisme-hautemarne.com


Gite le Souvenir




@communes.com


L'enfer à votre porte...


Darmannes
On se rappelle que le conseil municipal avait dernièrement dit non au projet éolien de Biesles- Bourdons 
Haute-Marne, Darmannes : c'est NON à l'éolien 

Mais, il avait auparavant donné un avis favorable pour ... Darmanes! Arrêté n°1041 du 12 avril 2017

Ils vont plomber le quotidien et la santé de leurs administrés, ils méritent d'être nommés

 Conseil municipal
-Manon Baudet, professeur du secondaire et du technique,
-Claudine Faure, retraité salarié privé,
-Agnès Hugueny, agriculteur propriétaire exploitant,
-Pierre Brizon, maire, retraité agricole,
-Didier Barbier, employé du secteur privé,
-Dominique Depaillat, ouvrier du secteur privé,
-Emmanuel Depoisson, employé du secteur privé,
-Loïc Gobillot, ouvrier du secteur privé,
-Thierry Hugueny, agriculteur propriétaire exploitant,
-Eric Olivier, fonctionnaire de catégorie B,
-Manuel Perreau, agent d'assurances.
Mon maire 


 256 habitants

Darmannes avant et demain...


Darmannes @René Hourdry


L'enfer à vos portes... 


Infos sur la zone industrielle

-Arrêté n°1041 du 12 avril 2017
-Arrêté n°2405 du 18 septembre 2018
-SAS PARC ÉOLIEN DE RIAUCOURT DARMANNES


-5 éoliennes : 4 sur Riaucourt + 1 sur Darmannes

-Puissance nominale unitaire : 3 à 3.5 Mw ; Au total : ~17 Mw . À noter que dans l' Arrêté n°1041 du 12 avril 2017, le promoteur s'engageait sur des 5 éoliennes avec "une puissance nominale maximum de 12 Mw"

-Madame le préfet Souliman a quitté ses fonctions en octobre 2018
 

Lire

samedi 16 février 2019

Un équilibre précaire du réseau électrique français !

IED

Etude sur l’équilibre entre l’offre et la demande sur le réseau d’électricité

Conformément au cahier des charges du Comité Central d’Entreprise d’EDF-SA, cette étude ne s’est pas bornée à constater les risques de dégradation de la sécurité d’approvisionnement, elle a aussi porté sur l’analyse des causes, et plus particulièrement, sur l’influence de la libéralisation du marché, des politiques de développement des énergies renouvelables intermittentes et de la gestion de l’entreprise EDF-SA par l’Etat français.

Lire l'étude 


Le développement des centrales biomasse, un remède « pire que le mal » face au réchauffement climatique ?

Pierre Isnard-Dupuy
27/09/2018

Commentaire : la biomasse et l'éolien sont les deux faces d'un même scandale sanitaire et financier. En avant toute!

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La biomasse est-elle l’avenir de la production d’énergie ? A Gardanne, près de Marseille, l’une des deux chaudières à charbon de la centrale thermique a été convertie. Elle doit, à terme, engloutir 850 000 tonnes de bois par an, dont 50% issues de coupes forestières, pour produire de l’électricité. Mais entre les risques de pollutions ou celui d’une surexploitation de la forêt régionale, le projet soulève de nombreuses oppositions. Il interroge aussi la pertinence de la biomasse issue des forêts comme solution face au réchauffement climatique, alors que le gouvernement envisage, dans son budget 2019, de consacrer plus de 7 milliards d’euros aux énergies dites renouvelables : la consommation industrielle de bois dans ces centrales est-elle soutenable ?
Décidément, l’ancienne cité minière de Gardanne, posée au pied du massif de l’Étoile entre Aix-en-Provence et Marseille, cumule les dossiers sensibles en matière d’écologie. En premier lieu, les boues rouges de l’usine d’alumine Alteo, rejetées au large des Calanques. Ensuite, à quelques centaines de mètres à peine, la non-moins emblématique centrale thermique, forte émettrice de CO2 et dont les fumées chargées de particules fines inquiètent les riverains. Une nouvelle controverse est venue s’ajouter aux deux précédentes : la conversion récente à la biomasse de l’une des deux chaudières de cette centrale à charbon. Par son gigantisme, le projet pose de nombreuses questions.

En quoi consiste-t-il ? Sous le terme « biomasse », on trouve toutes les énergies développées à partir de végétaux, que ce soit des agro-carburants, la méthanisation – production de gaz à partir de déchets verts – ou, comme dans le cas de Gardanne, ce qu’on appelle du bois-énergie, la production de chaleur et/ou d’électricité à partir de la combustion du bois. Ici, le projet est à échelle industrielle : la chaudière dénommée « Provence 4 » brûlera pas moins de 850 000 tonnes de bois par an pour une puissance de 150 mégawatts. En phase de test depuis quatre ans, la centrale biomasse est restée à l’arrêt tout l’été, officiellement pour cause de « réparation » et de « révision annuelle », selon la direction. Depuis mi-septembre, l’unité est en fonctionnement normal, « à sa puissance nominale ». 


La question de l’emploi au centre du débat
Selon Uniper, l’entreprise allemande qui exploite la centrale, la conversion de Provence 4 en biomasse aurait permis de conserver 180 emplois directs, et 1000 emplois indirects. La question de l’emploi est au cœur des discussions entourant la centrale. Mais l’arrêt annoncé par le gouvernement des centrales à charbon d’ici 2022 – et par conséquent de la seconde chaudière, « Provence 5 » [1] – laisse planer une forte incertitude sur l’avenir du site et de ses salariés, en position inconfortable. Pour Nicolas Casoni, délégué CGT de la centrale de Gardanne, la décision « est un affichage politique du gouvernement, qui veut faire croire qu’il fait de l’écologie sans en faire vraiment. Mais ce sont nos emplois qui sont menacés. » Autre motif d’inquiétude : Uniper, qui exploite aussi la centrale de Saint-Avold (Moselle), s’engage dans une revue stratégique de ses activités françaises qui pourrait aboutir à leur mise en vente. Le site de Gardanne pourrait donc faire l’objet d’une recherche de repreneur.
Nicolas Casoni réclame un « moratoire sur le charbon ». « Ceux qui veulent nous enlever le pain de la bouche nous trouverons sur leur route », ajoute le syndicaliste. Comme la CGT locale, la mairie communiste s’est rangée du côté de la centrale biomasse, perçue comme une alternative au charbon,
« Ceux qui veulent nous enlever le pain de la bouche nous trouverons sur leur route », ajoute le syndicaliste. Comme la CGT locale, la mairie communiste s’est rangée du côté de la centrale biomasse, perçue comme une alternative au charbon, malgré les protestations liées à ses nuisances immédiates et les interrogations sur son caractère « renouvelable ». Les particules fines émises par la combustion du bois sont la première nuisance pointée par les détracteurs de la centrale : « Le filtre à manche [procédé industriel qui sert à retenir les particules fines, ndlr] dispose des meilleures techniques disponibles pour retenir les particules issues de la combustion et les métaux lourds provenant des bois de recyclage », défend le directeur des relations institutionnelles du site, Jean-Michel Trotignon, interrogé par Bastamag a l’occasion d’une visite du site. Mais pour les riverains, la performance est insuffisante. L’installation ne permet pas la filtration des particules fines inférieures à 2,5 micromètres, les plus dangereuses pour la santé, car elles pénètrent profondément dans les bronches.