vendredi 31 août 2018

Allemagne : la Basse-Saxe doit démanteler plus de 1500 éoliennes

De lni/RND
Version originale


En Basse-Saxe, de nombreuses éoliennes seront démantelées au cours des prochaines années. Source : Julian Stratenschulte/dpa

Dans le nord de la Basse-Saxe en particulier, de nombreuses éoliennes seront démantelées au cours des prochaines années. Ils sont techniquement obsolètes et il n'y a généralement pas de permis pour les nouvelles installations.

Hanovre
Basse-Saxe, un démantèlement massif des anciennes éoliennes est imminent dans les années à venir. Jusqu'à 25 % des machines doivent être démantelées, principalement dans les districts d' Aurich, Wittmund, Friesland et Wesermarsch. Il est peu probable que de nouveaux aérogénérateurs puissent être construites sur les mêmes sites. Des informations plus concrètes sont attendues ce vendredi lorsque le ministre de l'Environnement Olaf Lies présentera son rapport sur la transition énergétique à Hanovre.

Fin 2017, il y avait 6 277 éoliennes d'une puissance totale de 10 981 mégawatts en Basse-Saxe selon les chiffres officiels - c'est-à-dire qu'environ 1 570 éoliennes seraient concernées par le démantèlement. Beaucoup d'entre elles ont été construites dans les années 1990 et n'avaient souvent qu'une faible puissance de 500 à 1000 kilowatts. Aujourd'hui, par contre, les plus grandes centrales atteignent près de 3 000 kilowatts (3 mégawatts). De nouvelles autorisations sont nécessaires pour ces installations, qui sont beaucoup plus exigeantes sur le plan technique, car la taille des installations a également changé depuis lors.

L'Allemagne compte 29 071 éoliennes
"Au fil des années, la hauteur moyenne des moyeux en Basse-Saxe est passée de 50 à 70 mètres dans les années 1990 à 124 mètres en 2017, ce qui correspond aujourd'hui à une hauteur moyenne globale de 182 mètres ", a annoncé le ministère de l'Environnement.

Plus la hauteur du moyeu est grande, plus la distance requise est grande. Au moins trois fois la hauteur totale du système est considérée comme une distance normale par rapport aux bâtiments résidentiels. Il y a un total de 29 071 éoliennes en Allemagne.

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Démission de Hulot : le lobby écologiste est le plus puissant

Par Michel Gay 

 
By: greensefa - CC BY 2.0 

Confier à des béotiens le ministère de l’Écologie, ce secteur hautement technique et stratégique, relève d’une politique suicidaire.

Nicolas Hulot a démissionné avec fracas en stigmatisant les lobbies qui paralysent l’action publique.
Cette « sortie » tonitruante donne l’occasion aux médias de s’associer à sa vertueuse chasse aux groupes de pression en oubliant de signaler que le plus puissant lobby en France est celui des  écologistes politiques. Ce dernier a réussi à faire « croire l’incroyable » aux Français, notamment sur les énergies renouvelables, grâce à une propagande efficace.

Les bons et les mauvais lobbies


Manifestement, comme il existe « des bons et des mauvais chasseurs », il y aurait aussi des bons et des mauvais lobbies.
Les mauvais seraient, bien entendu, les entreprises et les multinationales qui sacrifient l’environnement à leurs intérêts.
Les bons seraient les ONG et les associations qui font pression sur l’État pour qu’il s’engage dans de ruineux et inutiles programmes aux effets incertains, voire franchement néfastes, sur le niveau de vie des Français.
La transition écologique et solidaire, dont Nicolas Hulot avait la charge, est tout simplement une voie sans issue. Il en a tiré les conséquences.
Les prétextes invoqués pour justifier cette démission ne doivent pas tromper. Monsieur Hulot a eu les mains suffisamment libres, quoi qu’il en dise, pour appliquer une politique absurde allant à l’encontre des intérêts de la France et des Français. Il s’est simplement rendu compte de cette absurdité et de son impuissance face aux lois… de la physique.

Haute-Marne, Langres : intelligence des arbres - ciné débat








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mercredi 29 août 2018

Électricité et gaz : Engie et Darty accusés de vente forcée

Thomas Chemel
Publié le 27/08/2018

 
stevanovicigor / Getty Images

Exclusif - Capital a recueilli différents témoignages de consommateurs qui racontent avoir vu leur abonnement migrer d’EDF à Engie à leur insu, suite à un achat chez Darty.

Une nouvelle affaire de pratiques commerciales déloyales pour Engie ? Déjà épinglé pour des pratiques commerciales trompeuses au domicile des particuliers, l’ex-GDF-Suez est aujourd’hui soupçonné d’avoir également dérapé en magasin, en l'occurrence chez l’un de ses partenaires de longue date : Darty. Plusieurs témoignages recueillis par Capital font état de pratiques trompeuses, dissimulées derrière de l’étourderie et des erreurs individuelles.
Je m’étais simplement rendue chez Darty pour acheter un lave-linge, raconte par exemple Claude, une habitante du Jura. Le lendemain, je recevais un courriel d’ Engie me souhaitant la bienvenue et me remerciant d’avoir souscrit à son offre d’électricité. Je n’avais pourtant rien signé !”. Même expérience pour Anna, venue en magasin pour acheter un ventilateur, à Cannes : “Le vendeur Darty m’a promis des économies d’énergie et des tarifs bloqués pendant un an. Il m’a détaillé l’offre et m’a rendu un lourd dossier comprenant de la documentation. Huit jours plus tard, je recevais un courrier de Engie me demandant mes coordonnées bancaires pour procéder au premier prélèvement”.
Le procédé change d’un cas à l’autre, mais le discours reste le même : Darty vous promet de larges économies d’énergie si vous souscrivez aux offres de Engie, en complément de l’achat d’un équipement électroménager. Sauf que dans la plupart des cas, le vendeur reste flou sur l’identité de son partenaire.Lorsque j’ai demandé qui était Engie, on m’a répondu que c’était pareil qu’EDF, que c’était même une branche de l’entreprise, confie Anna, qui croyait qu’on lui présentait de nouvelles offres de son fournisseur. Je ne me suis donc pas inquiétée." Les vendeurs Darty joueraient donc sur la mauvaise connaissance du marché de leurs clients pour leur vendre des abonnements.

mardi 28 août 2018

Plus de 80% des cadres franciliens souhaitent quitter la région parisienne

par Marie-Eve Wilson-Jamin

Commentaire : à tous ces prétendants au départ pour trouver "un cadre de vie plus agréable et un meilleur équilibre entre vie personnelle et professionnelle", un tuyau et pas percé : à 3 H 00 de Paris, la Haute-Marne, le Pays des paysages et de l' eau, vous tend les bras. Bienvenu à vous!😀
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Plus de 28% de ces éventuels candidats au départ pensent même à
s'installer en province dans l'année.


Les cadres franciliens font part de leur ras-le-bol : 84% d'entre eux avouent envisager de quitter la région parisienne. Et ce, dans les trois prochaines années pour 70% d'entre eux.
84% des cadres parisiens veulent quitter la capitale

Ils en ont marre du rythme et sont excédés de la vie chère qu'ils mènent dans la capitale. Plus de huit cadres franciliens sur dix (84%) envisagent de quitter la région parisienne pour s'installer ailleurs France. Et 70% d'entre eux envisagent même de le faire dans les trois prochaines années, selon une enquête publiée par Cadremploi, ce mardi 28 août.
Stop au métro, boulot, dodo ! Ces cadres qui veulent prendre la poudre d'escampette, souhaitent avant tout trouver un cadre de vie plus agréable (90% d'entre eux) et un meilleur équilibre entre vie personnelle et professionnelle (65%). Plus de 28% de ces éventuels candidats au départ pensent même à s'installer en province dans les douze prochains mois, précise cette sixième édition de l'étude sur « Les villes préférées des cadres parisiens ».

Bordeaux, destination préférée des cadres franciliens
Quitter Paris, oui, mais pour aller vivre où ? Comme en 2017, Bordeaux arrive largement en tête (58%) des villes d'accueil préférées des cadres franciliens, devant Lyon et Nantes (41% chacune), suivies de Toulouse (30%) et Montpellier (28%). Aux deux dernières places de la liste de souhaits, figurent Metz et Saint-Etienne (3%). Pour tant, Paris, villes des Lumières a des atouts pour séduire. Mais la vie culturelle, l’accessibilité rapide à tous les services et l’intérêt de leur travail, ne suffisent pas à leur bien-être : ils sont 55 % à se déclarer non satisfaits de leur vie actuelle.
Ils souhaiter trouver dans ces villes un coût de la vie plus accessible pour 77% d'entre eux. Mais ils veulent aussi passer moins de temps dans les transports, de plus d'une heure et demie chaque jour pour près de la moitié d'entre eux (49%) et qu'ils sont 56% à trouver excessif. Ils sont aussi las du béton. En effet, 54% avouent ressentir un manque de proximité avec la nature. Enfin, 48% évoquent des problèmes de logement. Et pour quitter Paris, ils sont même prêts à quelques sacrifices : près de 50% pensent à une reconversion professionnelle (48 %) et envisagent une baisse de salaire (47 %), qui peut aller jusqu’à 5.000 euros sur leur salaire annuel brut pour 62 % d’entre eux.

« Parcs » éoliens : une manipulation linguistique

Par Isabelle de Billy
Publié le 28 août 2016

Commentaire :  "Un parc est une zone délimitée d'un territoire, maintenu dans son état naturel (dans un but de conservation de la nature) ou semi-naturel et paysager (dans un but de loisirs). La signification la plus ancienne (XIIe siècle) du mot parc se réfère au caractère enclos du lieu (par exemple pour le parcage des animaux). Le parc est alors un terrain naturel, formé de bois ou de prairies, dans lequel ont été tracés des chemins et des allées destinés à la chasse, à la promenade ou à l’agrément."
Parc

 
  Parc Jean-Jacques-Rousseau à Ermenonville. Parisette — Travail personnel, CC BY-SA 3.0

Appeler un « parc » un champ d’éoliennes est une manipulation visant à orienter la représentation que s’en fait le contribuable.
La langue française, riche et précise, exprime des concepts. Les mots ont un sens, ils peuvent être parfois dévoyés, détournés de leur sens originel et réel pour tromper un interlocuteur, un public.

Une manipulation linguistique
Très intéressée par les énergies nouvelles et renouvelables, leurs projets, leur développement, leurs avatars, j’attache une importance particulière aux termes employés et au pouvoir des mots. Et mon sang bouillonne quand je lis au détour de chaque article le terme parc éolien. Car, qu’est ce qu’un parc ? C’est souvent un lieu de promenade, d’agrément, boisé, romantique et bucolique, riche en verdure et en couleurs. La nature et les piaillements des oiseaux y tiennent une place prépondérante. On parle souvent de parc floral, animalier ou zoologique. Les enfants apprécient pour leur détente et leur instruction les parcs d’attraction quand les adultes fréquentent régulièrement les parcs des expositions… Et les villes aménagent de plus en plus des parcs de verdure où viennent respirer les citadins car ils évoquent le calme, la nature paisible, la beauté…

Les huîtres et les bébés ont leurs parcs, Astérix a le sien
Or, ce terme de parc éolien ( ou de ferme éolienne !) influence notre représentation et détermine notre manière de réagir. Cette utilisation détournée et abusive est utilisée pour influencer notre représentation et déterminer notre manière de réagir. Son impact agit sur les mécanismes inconscients de nos cerveaux et c’est bien à de la manipulation que se livrent les promoteurs pour faciliter l’atteinte de leurs objectifs.
On raconte qu’un jour un mendiant demandait l’aumône sur le pont de Brooklyn. À ses pieds, une pancarte mentionne simplement aveugle de naissance. Un passant lui demande combien de dollars arrivent dans son escarcelle « guère plus de 3 dollars par jour » répond l’aveugle. Alors le passant prend la pancarte, la retourne et inscrit : « Le printemps arrive et je ne le verrai pas »… Les jours suivants, le mendiant recevait quotidiennement plus de 20 dollars …

Haute-Marne, Agglo de Chaumont : la lente chute démographique

jhm.fr

Sans commentaire! 😡👊


@jhm.fr
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Eolien et solaire : déclin rapide programmé

par Ludovic Grangeon

6% La production prouvée annuelle éolien-solaire représente seulement 6%
de l'électricité française

S’il faut donner un conseil aux investisseurs particuliers et institutionnels, c’est de s’éloigner au plus vite des secteurs éoliens et solaires dont la chute est désormais programmée. La bulle va probablement éclater sous peu. Depuis dix ans, la convergence d’intérêts financiers et politiques a propagé une croyance selon laquelle les énergies renouvelables, alternatives au nucléaire, étaient l’éolien et le solaire, jouant ainsi avec l’espoir d’une grande partie de la population.

Pour favoriser le développement de cette filière, des avantages exorbitants ont été imposés : tarifs de deux à cinq fois le prix du marché, obligation d’achat par le bais d’une taxe interdisant le jeu de la concurrence, pourtant religion de Bruxelles. Malgré tout cela, le flop est total. Au lieu d’investir en recherche de procédés performants pour le consommateur, les surprimes ont été empochées par de petits noyaux de spéculateurs financiers, avec des matériels semblables depuis dix ans. Le "syndicat des énergies renouvelables", qui est aussi un lobby, ne comprend aucune section du secteur recherche et développement de procédés performants, qui a du s'organiser ailleurs. Ce marché de dupes touche à sa fin avec l'arrivée des vraies énergies renouvelables qui explose avec bonheur cette année.

lundi 27 août 2018

La politique écologiste va-t-elle nous ramener aux années 40 ?

 Par Rémy Prud’homme


 
Familistère by Enguerran Fouchet(CC BY-NC 2.0) — Enguerran Fouchet, CC-BY


Nicolas Hulot et les écologistes ont une vision : celle d’un monde nouveau où l’on ne consomme pas. Un tel monde a déjà existé, en France, dans les années 1940-1950, sous l’Occupation.

Nicolas Hulot et ses amis écologistes ont une vision : celle d’un monde nouveau où le vélo remplace la voiture ; où l’on produit moins ; où l’on se chauffe peu ; où l’on mange moins ; où l’on consomme moins d’énergie ; où l’on recycle tout ; où l’on vit dans de petites communautés autonomes et indépendantes.
Utopie, disent certains. Pas du tout. Un tel monde est possible. La preuve : il a existé, en France, dans les années 1940-1950. La vie économique et sociale de la France de l’occupation allemande (et par extension des années qui ont suivi) coche toutes les cases du programme de M. Hulot.

Peu d’énergie
La meilleure énergie est celle que l’on ne consomme pas : ce truisme d’aujourd’hui était mis en oeuvre durant l’occupation d’hier. La consommation d’électricité par habitant était vingt fois moindre qu’aujourd’hui. Le chauffage en particulier était très limité.
Les logements étaient beaucoup plus petits que ceux que nous connaissons. Très peu d’entre eux étaient équipés de baignoires ou de douches. Ils étaient peu ou pas chauffés (au début des années 50, l’auteur était pensionnaire dans une institution de Saumur : aucun chauffage dans les dortoirs et dans le réfectoire ; eau froide pour la toilette ; une seule douche chaude par semaine ; dans les salles de classe, de méchants poêles à bois, qui produisaient plus de fumée que de chaleur). C’était « le bon temps ».

dimanche 26 août 2018

Le mensonge planétaire de la transition énergétique

Par Michel Gay


Les médias devraient dénoncer ces manipulations qui ont pour but de fausser l’appréciation des décideurs politiques sur la véritable transition énergétique qui s’appuiera sur le nucléaire dans le monde.

Le mensonge planétaire de la transition énergétique
By: dierk schaeferCC BY 2.0
 
 

Le grand mensonge de la transition énergétique est de prétendre que les énergies renouvelables, notamment éoliennes et photovoltaïques, sont (ou seront) en mesure de prendre le relais des combustibles fossiles et du nucléaire. La monstrueuse mascarade commence à prendre fin dans la douleur.
  • L’Espagne s’est fourvoyée dans le développement de l’éolien et du photovoltaïque (PV) avant d’arrêter les subventions aux énergies renouvelables qui menaçaient de ruiner son système électrique.
  • La Grande -Bretagne a également supprimé les subventions à l’éolien et au PV pour se tourner de nouveau massivement vers le nucléaire (cinq réacteurs) avec l’assentiment populaire.

Haute-Marne : les tourismes aiment le "Paradis des paysages"

jhm.fr

Les touristes  qui nous rendent visite nous le disent : leur amour va à la Haute-Marne dépositaire de la Nature sous toutes ses formes, du patrimoine et de la culture associée aux musées. Leurs propos nous confirment, s'il en était besoin, que la Haute-Marne est bien le Paradis des paysages et ...rien d'autre!

Que tous les élus qui vendent notre territoire à l'urbanisation massive des bétonneurs en tout genre, y réfléchissent à deux fois. Les défenseurs en colère de la Haute-Marne, de plus en plus nombreux; pourraient bien décider de sanctionner leur travail désastreux aux prochaines échéances électorales...


@jhm.fr
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Haute-Marne : Langres à l'heure de la Renaissance XI

jhm.fr

Un grand merci à Angélique Roze pour cette balade langroise tout au long de l' été. et n'oubliez pas, que c'est aussi beau l' hiver...
👍


@jhm.fr
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samedi 25 août 2018

La société par actions simplifiée, un choix pas si anodin !

Terre-net Média 
Yohan Lesobre, juriste-fiscaliste
Gaec & Sociétés
lun. 19 mars 2018

Commentaire : Le type de société préférée des promoteurs éoliens et, on comprend pourquoi...
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La SAS, société commerciale à responsabilité limitée, peut être constituée par un ou plusieurs associés qui n’engagent leur responsabilité qu’à concurrence de leurs apports.


Dans certaines situations, la constitution d'une SAS peut être considérée comme un outil d'optimisation fiscale et sociale. (©Watier Visuels)
L’intérêt de la « société par actions simplifiée » : une société souple qui permet de concilier activité agricole et commerciale. La SAS obéit à des règles de fonctionnement et d’organisation souples, définies essentiellement par les statuts. Le seul organe de direction obligatoire est le président. Pour le reste, sauf exception, les statuts peuvent être établis “sur mesure” en répondant aux besoins des associés. La forme commerciale de la SAS lui permet de réaliser des activités aussi bien commerciales (achat/revente, prestation de services) que civiles (agriculture) si son objet le prévoit. Cela peut éviter la multiplication de sociétés notamment lorsque l’exploitant a une activité commerciale et une activité agricole. Par exemple, un maraîcher en EARL qui souhaite compléter sa gamme par la production de ses voisins ne pourrait le faire via l’ EARL, l’activité d’achat/revente étant commerciale et donc, contraire à l’objet d’une société agricole. Il pourra constituer une société commerciale en sus de l’ EARL pour l’activité d’achat/revente.

La doxa et l'expertise seront-elles conciliables dans la transition énergétique ?

Gilbert Ruelle

Commentaire : ce document très complet de Monsieur Ruelle de l'Académie des Technologies présente très clairement la problématique de la diminution de nos émissions de gaz carbonique. Or la LTECV est très éloignée des solutions préconisées et qui sont des solutions de bon sens, non imprégnées du dogmatisme qui a régné lors de l'élaboration de la LTECV. Comment dès lors peut-on faire une PPE rationnelle et efficace à partir d'une loi qui ne l'est pas? Jean Fluchere

"La doxa et l'expertise seront-elles conciliables dans la transition énergétique ?". Etude présentée à l'Académie des technologies en 2013, qui reste tout à fait d'actualité. Elle analyse l'écartèlement du public entre sa perte de foi progressive dans les énergies renouvelables due à leur intermittente non pilotable, un consentement contradictoire à utiliser encore un peu les énergies fossiles malgré leur influence néfaste sur le climat, et de méfiance, voire de rejet de l'énergie nucléaire dont les risques sont jugés incomparables avec ceux des autres sources d'énergie, qui fait du nucléaire un sujet tabou où l'émotionnel rend souvent le discours rationnel inaudible. L'annexe 8 "Les outils d'une réflexion prospective sur l'énergie" abordait en 2013 quelques-uns des problèmes de méthodologie qu'expérimente le "Débat Public PPE" en 2018.

Lire
La doxa et l'expertise seront-elles conciliables avec la transition énergétique? 

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Un si bel été !

http://www.bertrandbarre.com

En France, la deuxième plus chaude canicule après le fameux été 2003; en Californie, les pires incendies de son histoire ; inondations en Inde, et même incendie au nord de la Suède : on se souviendra de l’été 2018 ! C’est une bonne occasion pour évoquer le climat, n’en déplaise à mes amis climatosceptiques.

D’abord, voici les données les plus récentes :
On y voit que la prétendue « pause » du réchauffement entre 1998 et 2005 n’était qu’un artefact. Compte tenu de la fameuse période de 11ans de l’activité solaire, seuls des lissages sur plus de 11ans sont significatifs (en rouge sur la figure)



S’il y a eu un réchauffement notable entre 1920 et 1940 (suivi d’une accalmie), il n’est pas comparable à celui que nous connaissons depuis 1970, quand l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre depuis la fin de la deuxième guerre mondiale a commencé à faire son effet.
Personne ne conteste l’augmentation de la concentration en CO2 dans l’atmosphère, certains même s’en réjouissent au nom de la photo synthèse. On sait depuis la fin du XIXe
siècle que le CO2 a un effet de serre , et aucun des sceptiques n’a su expliquer pourquoi ou par quoi cet effet serait inhibé.

Biodiversité : Hulot s'apprête à publier un texte majeur, attendu depuis huit ans

Par Coralie Schaub 
24 août 2018

Commentaire : bonne nouvelle pour tous les bénévoles qui luttent contre l'urbanisation et l' artificialisation des territoires ruraux et pour la protection des êtres vivants, de la Nature et de la biodiversité. Mais sachons raison gardée : tout est dans le "s'apprête". À suivre...

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Le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, à l'Elysée mercredi. Photo Bertrand Guay. AFP

Les associations de défense de la nature attendaient depuis 2010 l'application d'un article de la loi Grenelle 2 destiné à renforcer la protection des espèces et de leurs habitats. Contraint par le Conseil d’État, l'exécutif agit enfin.


Les écologistes attendaient la mesure depuis pas moins de huit ans. Les voilà qui vont enfin pouvoir sérieusement se réjouir. Nicolas Hulot s’apprête à publier un décret donnant d’importants pouvoirs aux préfets pour protéger la biodiversité, qu’il s’agisse des espèces ou de leurs habitats. Soumis à consultation publique depuis jeudi -et jusqu’au 19 septembre- sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire, le projet de décret «relatif à la protection des biotopes, des habitats naturels et fixant les conditions d’application de l’article 124» de la loi Grenelle 2 du 12 juillet 2010, comporte deux avancées majeures.
Il étend le champ d’application de la procédure de protection des biotopes – aujourd’hui limité aux milieux naturels – à des milieux d’origine artificielle («bâtiments, ouvrages, mines et carrières […] ou tous autres sites bâtis ou artificiels, à l’exception des habitations et des bâtiments à usage professionnel»). Et il donne la possibilité aux préfets de «prendre des arrêtés de protection pour des habitats naturels en tant que tels, sans qu’il soit besoin d’établir qu’ils constituent par ailleurs un habitat d’espèces protégées».

«Une petite bombe»

Haute-Marne, Montreuil-sur-Thonnance/Osne-le-Val : le projet éolien en... enquête publique

jhm.fr

Où se situent ces 2 communes

les vuesimprenables @google Earth

Pour compléter
Eole de Piroy
Eric Boban, est gérant de l'entreprise Éole de Piroy :
-Forme juridique : SARL unipersonnelle,
-Date immatriculation RCS : 11-03-2016,
-Tranche d'effectif : 0 salarié (unités ayant eu des salariés au cours de l'année de référence mais plus d'effectif au 31/12),
-Capital social : 1 000€

Eric Boban dirige 30 entreprises (30 mandats), son mandat principal est Gérant au sein de l'entreprise de Vouciennes. C'est une société civile d'exploitation agricole en activité depuis 27 ans. Installée à Vitry-la-Ville (51240), elle est spécialisée dans le secteur d'activité de la culture de céréales (à l'exception du riz), de légumineuses et de graines oléagineuses. Son effectif est compris entre 3 et 5 salariés.

 Et n'oubliez pas :

"Tout ceux qui disent que la lutte ne sert à rien ne peuvent pas donner le moindre exemple de ce qu'ils ont obtenu avec la résignation!

En avant toute!


Lire 

vendredi 24 août 2018

Désamour : Emmanuel Macron et la presse, histoire d'un mépris

https://www.vanityfair.fr





© Yorgos Karahalis/Bloomberg via Getty Images

Emmanuel Macron a un problème avec les journalistes : il les trouve tantôt futiles, tantôt incompétents, en tout cas jamais à sa hauteur. Dernière tocade : il s’apprête à fermer la salle de presse de l’Élysée après avoir songé à la mettre à disposition des équipes d’Alexandre Benalla. Charlotte Chaffanjon a enquêté sur le dédain d’un homme qui n’a pas toujours détesté les médias.

Le train Inter­cités file vers Paris. Ce 4 juillet 2018, Benjamin Griveaux rentre du Touquet, l’une des étapes de son tour de France à la rencontre des militants de La République en marche. « Vous, la presse, c’est Vol au-dessus d’un nid de coucou dans le VIIe arron­dis­sement », me lance-t-il, hilare, en bras de chemise. Le porte-parole du gouvernement est tranquillement en train de comparer les journalistes à des aliénés. Enfermés – tel Jack Nicholson dans le film de Miloš Forman – dans leurs certitudes, « complètement déconnectés des réalités », « ne comprenant rien au pays ». Ce matin du 4 juillet, je termine mon enquête sur la relation totalement inédite qu’Emmanuel Macron tente d’instaurer avec les médias. « Pfff », souffle d’abord Griveaux. Les journalistes ? Sujet secondaire, sans intérêt. Le zélé lieutenant du chef de l’État commence par renâcler. Il accepte finalement de répondre. Et soudain, le voilà qui se lâche. Il mitraille tel docu­men­taire sur le président (« c’est une merde »), dézingue les dépêches de l’Agence France-Presse (« mal écrites, mal sourcées ») qui ont eu le malheur de lui déplaire. Et file une nouvelle métaphore psychiatrique qui semble beaucoup l’amuser : « Ils sont dans leur monde au Monde. » En ce début juillet, le journal, « moins lu que Le Télégramme de Brest », grince, à tort, Griveaux, n’a pas encore révélé l’identité de l’homme casqué surpris à tabasser deux jeunes gens lors d’une manifestation le 1er mai : Alexandre Benalla. Et le porte-parole du gouvernement ne se doute pas une seconde que le nom du chargé de la sécurité auprès d’Emmanuel Macron à l’Élysée barrera quinze jours plus tard la « une » du quotidien du soir, déclenchant l’une de ces affaires dont on ne sait jamais jusqu’où elles peuvent aller et que tout pouvoir redoute.

jeudi 23 août 2018

GES - La situation européenne et la situation française

Jean Fluchere 
le 28/04/2018

L'Agence Internationale de l’Énergie vient d'annoncer que les émissions de gaz carbonique européennes liées à l'énergie avaient augmenté en 2017 effaçant les progrès des années précédentes. La politique européenne climatique liée à l'énergie a cessé depuis trois ans d'apporter une contribution à la lutte contre le réchauffement climatique. Or elle implique de gigantesques investissements qui atteindront 1 125 milliards d'euros par an de 2020 à 2030. Chiffre donné par la Cour des Comptes de l'UE. Cette même cour ajoute : « "Nous avons constaté que la planification et la mise en œuvre [des mesures prises] n'avaient pas pour principe le rapport coût/efficacité".

La situation française est similaire

Un récent Rapport de la Cour des Comptes européenne indique : "Nous avons constaté que la planification et la mise en œuvre [des mesures prises] n'avaient pas pour principe le rapport coût/efficacité". L'UE et la France doivent maintenant ajouter à l'enthousiasme militant une démarche rationnelle dont une certaine absence provoque une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Et plus simplement l'échec des politiques climatiques menées.
En décomptant le Royaume uni où les émissions baissent régulièrement en raison de l'utilisation progressive du gaz à la place du charbon, examinons les chiffres de l'UE donnés par Eurostat.
2014 : 2904 MtCO2
2015 : 2951 MtCO2
2016 : 2950 MtCO2
2017 : 2994 MtCO2

Jacques Rancière : « Macron est le pur et simple représentant du capital »

Joseph Confavreux et Lise Wajeman
22 juillet 2018


Les Temps modernes. Art, temps, politique (La Fabrique), Jacques Rancière. « Macron est le pur et simple représentant du capital »
Dans son dernier ouvrage, le philosophe Jacques Rancière repose les conditions d’une politique pour le temps présent qui puisse échapper autant à la « gestion experte du présent », à « l’optimisme officiel », au « catastrophisme ambiant » qu’au grand récit de la « nécessité historique ».

Dans [...] Les Temps modernes. Art, temps, politique (La Fabrique), le philosophe Jacques Rancière déploie une politique du temps, définie comme « un milieu de vie. Il est une forme de partage du sensible, en deux formes de vie séparées : la forme de vie de ceux qui ont le temps et la forme de vie de ceux qui ne l’ont pas ».



Le philosophe part dans ce livre d’un double constat. D’un côté, « l’optimisme officiel et le catastrophisme ambiant » partagent la même vision, « celle d’un temps qui avait dit adieu aux grandes espérances et aux désillusions amères de ce temps de l’Histoire orienté par une promesse de justice ».
De l’autre, « tandis que l’on claironnait la fin du grand récit marxiste, la domination capitaliste et étatique en reprenait à son compte le noyau dur : le principe de la nécessité historique ». Ainsi, « au XIXe siècle, Marx et Engels stigmatisaient ces artisans et petits-bourgeois attachés à des formes sociales dépassées qui résistaient au développement du capitalisme et retardaient ainsi le futur socialiste dont il était porteur. À la fin du XXe siècle, le scénario a été revu pour en changer non la forme mais les personnages. La condition de la prospérité à venir, c’était la liquidation de ces héritages d’un passé dépassé qui s’appelaient codes du travail, lois de défense de l’emploi, sécurité sociale, systèmes de retraites, services publics ou autres. Ceux qui bloquaient la voie du futur étaient ces ouvriers qui se cramponnaient à ces vestiges du passé. Pour châtier ce péché contre la nouvelle justice du temps, il fallait d’abord le renommer. Les conquêtes sociales du passé furent rebaptisées “privilèges” et la guerre fut engagée contre ces privilégiés égoïstes ».

Que représentent les EnR par rapport à la consommation électrique?

Tristan Kamin‏

La question était de savoir ce que représentent les EnR par rapport a la consommation électrique, et le potentiel de celles-ci pour satisfaire cette dernière. Notamment au travers du développement de l'éolien. Exclusivement par ce biais, en fait. Du coup, j'ai repris mon petit eCO2mixRTE, j'ai téléchargé les données brutes, et j'ai joué un peu. Bon, j'allais pas le faire sur toute l'année, ça aurait donné des graphes illisibles. Enfin, encore plus illisibles que ce que je vais vous présenter. Du coup, je me suis borné a un mois. Lequel ? Je voulais éviter les cas un peu trop extrêmes : pas l'été (éolien désastreux) ni l'hiver (consommation explosive). Mi-saison, donc. J'ai arrêté mon choix, un peu arbitrairement, sur octobre dernier.
Pourquoi ? Parce que c'est en octobre que les médias se sont émus d'un grand nombre de réacteurs nucléaires a l'arrêt. On s'est passés d'une bonne part de notre parc nucléaire ce mois là ; c'est donc un bon point d'entrée pour imaginer s'en passer de la totalité, non ?
Du coup, en octobre 2017, j'ai sommé les productions EnR, demi-heure par demi-heure. Éolien, solaire, bioénergies, hydroélectricité d'une part, consommation d'autre part. Bilan :



Bon. C'est pas folichon. On comprend que pour le moment, on a besoin du nucléaire et des fossiles. Voire même des imports. Parce que oui, au final, ces courbes, c'est le mix électrique retranché des fossiles, du nucléaire, du stockage et des échanges.

mercredi 22 août 2018

Le climat dans l'ombre des révolutions ?

Thibault Laconde
Avec ce dernier article, cette série d'été va se terminer à l'endroit où elle aurait pu commencer : 1789. La Révolution française est, en effet, un des exemples les plus fameux d'influence de la météo sur l'histoire. Peut-être même trop fameux pour être honnête...


Orage de grêle (illustration de 1708)

Cet article fait partie d'une série d'été consacrée au rôle du climat dans l'histoire. Retrouvez un nouvel article mercredi prochain et, en attendant, les articles déjà parus :

Un climat de révolte
Au XVIIIe siècle, la France connaît un climat chaotique, tantôt favorable tantôt pourri. La décennie 1780 ne fait pas exception. Elle commence bien : 1780 et 1781 fournissent de belles récoltes qui ont peut-être facilité l'engagement du royaume dans la Guerre d'Indépendance des États-Unis, où du moins limité les effets inflationnistes de ce conflit. Les années suivantes cependant sont plus mitigées et quand 1788 arrive les calamités semblent s'enchaîner...
"Un an avant la prise de la Bastille, le 13 juillet 1788, un orage de grêle traverse le nord de la France détruisant des récoltes déjà endommagées par une année trop chaude."
L'hiver 1787-1788, d'abord, a été doux : quelques degrés de plus que la normale, ce qui favorise la prolifération des insectes ravageurs et des mauvaises herbes... Comme dit le proverbe : "il vaut mieux voir un voleur dans son grenier qu’un paysan en chemise en janvier".


Vient ensuite une fin de printemps trop chaude. Or les journées ensoleillées n'annoncent pas toujours de belles récoltes pour le blé : si un coup de chaleur survient lorsque les grains sont encore fragiles, ils peut interrompre la croissance et ruiner les cultures en quelques jours seulement. C'est ce qui arrive en 1788 : le blé est échaudé comme le confirment les observations de l'époque et des récoltes précoces et faibles.

C'est alors que survient, un an presque jour pour jour avant la prise de la Bastille, le fameux orage du 13 juillet 1788. Cette véritable tempête accompagnée de grêle abondante a marqué les esprits du temps par sa violence : au château de Rambouillet, où séjourne Louis XVI, 11 749 vitres et ardoises sont brisées ! Dans la bassin parisien et jusqu'aux Flandres, les récoltes sont malmenées.

Note d'actualité sur l'évolution des factures d'électricité en France et en Allemagne


-France
Plusieurs médias français ont fait état en août "d'une première étude d' Eurostat " indiquant que le prix de l'électricité  pour les ménages français était plus élevé que dans quinze pays de l'Union Européenne . La conclusion de ces médias était que le nucléaire français, produisant la plus grande partie du courant, perdait de sa compétitivité puisque dans plus de la moitié des nations de l'UE, l'électricité était devenue moins chère que chez nous.
Cette "première étude d' Eurostat" (Eurostat est le service de statistiques de l'Union Européenne) est en fait un résumé du tableau public des prix de l'électricité d' Eurostat "nrg_pc_204", publié et mis à jour chaque semestre depuis une dizaine d'années. Il est exact que les familles de seize pays de l'UE , et non quinze, payent leur kWh moins chère qu'en France. Ce n'est pas nouveau.Il s'agit pour la plupart des pays de l'Est européen additionnés de la Grèce. Les factures d'électricité conviennent à un niveau de vie nettement plus bas que chez nous. Une augmentation du prix du courant, il y a quelques années en Bulgarie a provoqué des émeutes et la chute du gouvernement.
Ces seize pays représentent moins de 140 millions d'habitants sur les 510 millions  de l'UE. Presque les 3/4 des autres Européens payent donc  leur courant plus cher qu'en France.

L'important n'est pas là. En 2017, les ménages français  payaient leur kWh de 16 à 17% moins cher que la moyenne européenne. Mais en 2010, ils le payaient 31% moins cher. Que s'est-il passé? On pourra se reporter à notre Lettre d'octobre 2017 intitulée "La politique française de l'électricité. les faux pas" (sur www.geopolitique-electricite.com ). En deux mots: les données d' Eurostat et de la Commission de Régulation de l’Énergie indiquent , qu' hors inflation, les factures françaises ont cru de 21% de 2010 à 2016. La part due à la production (hors subventions des renouvelables) est restée constante (29% des factures). Le nucléaire n'y est donc pour rien.Par contre les taxes ont bondi, surtout du fait des aides aux renouvelables et représentent désormais 35% des factures .L''acheminement (transport et distribution,30% des factures) a augmenté aussi . Désormais près du tiers  des investissements du transport sont dus, comme le dit excellemment notre Réseau de Transport d' Électricité (RTE) "à l'adaptation à la transition énergétique" , bref en grande partie liée aux renouvelables. Il est exact que la France perd progressivement ses prix attractifs dus au nucléaire. La raison n'est pas une perte de compétitivité de ce dernier, mais les aides aux renouvelables.

-Allemagne : (données provenant d' Eurostat)
L'Allemagne est désormais , depuis le second semestre 2017 le pays de l'Union Européenne où le kWh pour les ménages est le plus cher : 30,48 centimes d'euros  (le double du prix français) contre 30,10 centimes au Danemark, son grand rival dans le domaine.Il est vrai que pour résoudre les questions d'intermittence , l'Allemagne entretient un parc électrique hypertrophié, alors que le petit Danemark compte sur les capacités électriques de ses voisins, dont l'Allemagne pour compenser les sautes de vent.. Sigmar Gabriel, lorsqu'il était vice-chancelier allemand , avait réformé l'Energiewende (la transition énergétique locale), en indiquant qu'il parviendrait peut-être à stabiliser les prix, mais pas de les diminuer. C'est perdu...L'Allemagne,  le Danemark, et probablement l'Australie du Sud, ont les prix les plus élevés de l'électricité au monde, pour les nations avancées. Les parts des renouvelables intermittents (solaire et éolien) y sont aussi les plus élevées. Comme dit le média financier Forbes "pourquoi les renouvelables si bon marché donnent-elles de l'électricité si chère"?
 
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Industrie et commerce extérieur : Ubu-Etat Roi


Nous achetons plus que nous vendons, ce n’est pas une nouveauté mais la politique des dix dernières années a plutôt aggravé le mal. Il y a eu tellement de rapports sur le sujet, tellement d’articles que l’on finit par se lasser. Les remèdes sont clairs, il faut moins importer et plus exporter, mais la mondialisation de l’économie a conduit à des spécialisations couteuses, et la disparition progressive des productions nationales dans l’électronique, la téléphonie, l’électroménager, le textile… aggrave tous les jours le trou avec la frénésie des consommateurs français pour des produits jugés fondamentaux. Parmi les spécificités nationales qui permettaient de conserver l’espoir de reconquête de notre équilibre, il y avait tout ce qui tournait autour de l’énergie, production ou consommation, automobile, aéronautique, ferroviaire, industrie pétrolière et gazière, utilisation du charbon, solaire, stockage électrique (électrochimie), nucléaire…
L’idée du Général de Gaulle, de Georges Pompidou et de leurs collaborateurs était simple, ils voulaient l’indépendance énergétique malgré la disparition progressive du charbon et la perte des découvertes pétrolières et gazières de l’Algérie devenue indépendante en 1962. Le programme nucléaire civil fut donc lancé tandis qu’une politique d’exploration pétrolière se structurait en France , en Norvège et dans les pays d’Afrique francophone devenus, eux aussi , indépendants. Un tissu industriel était ainsi créé avec ses laboratoires publics, ses grandes entreprises et des centaines de sous-traitants et innovateurs. La faiblesse était connue, elle se situait dans les machines-outils, mais des niches innovantes étaient entretenues avec soin tandis que nos ingénieries brillaient mondialement en associant les grands monopoles publics, EDF, Gaz de France, SNCF, ou privés Générale des Eaux, Lyonnaise des Eaux…

Du respect des puissants – Chronique 147

Écrit par Bertrand Renouvin
21 Mardi août 2018
Lors de visites officielles, quand les bains de foule ne sont pas soigneusement préparés, il arrive que les dirigeants du pays soient interpellés par des citoyens en colère. Un chroniqueur d’Arrêt sur images (1) a rassemblé et commenté quelques-unes de ces confrontations. Je choisis les plus récentes, qui mettent en scène Emmanuel Macron et Bruno Le Maire.
Le 5 septembre 2017, dans une usine, au milieu d’un groupe, un homme refuse la main tendue par le président des riches :
-          Je ne vous salue pas !
-          Vous savez, saluer, c’est de la politesse. Je suis gentil avec les gens, rétorque Emmanuel Macron.
Le 5 avril 2018, au CHU de Rouen, deux aides-soignantes interpellent Emmanuel Macron et lui expliquent leurs difficultés :
-          Je vous écoute, j’ai la courtoisie alors que vous ne m’avez même pas serré la main, répond le président avant de poursuivre son chemin.
Le 23 février 2018, à l’usine Peugeot de Mulhouse, un délégué de la CGT s’adresse au ministre des Finances en évoquant la situation des intérimaires qui gagnent moins de 1 000 euros par mois : ils sont 1 400 dans l’usine, ce qui est contraire au droit car il faut à partir d’un certain moment les embaucher.
-           Vous êtes le ministre des Finances, vous êtes ministre, est-ce que vous êtes venu ici pour faire respecter la loi ? demande le délégué CGT.
-          Vous pourriez d’abord, monsieur, dire bonjour, rétorque Bruno Le Maire qui demande au délégué de lui serrer la main.
-          Non ! je ne vous serrerai pas la main. Vous allez écouter parce que vous êtes ministre.
-          Je n’écoute pas ceux qui ne me serrent pas la main, qui ne me disent pas bonjour. Vous êtes ici dans une entreprise qui marche, qui fonctionne …
La technique de communication est simple : l’interpellateur est disqualifié par son impolitesse, alors que l’interpellé se signale à son entourage et aux caméras par sa courtoisie. L’atteinte aux bonnes manières justifie le refus d’un débat… qui pourrait mettre l’interpellé dans l’embarras.

lundi 20 août 2018

Saint Affrique ( Aveyron) : la fête du vent, la fête de la défense de nos territoires

by douze
Posted on 2018/08/19

Commentaire : nous, associations, collectifs, personnes physiques, élus, les défenseurs de Mme nature, de l'environnement, de la biodiversité et de tous les êtres vivants, donnons-nous rendez-vous à Saint Affrique.
L' union fait la force!
En avant toute!
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Marche pour le soulèvement de nos territoires

Cela fait 9 ans que l’association Plateau Survolté et les habitants de Saint Victor ont alerté sur les dangers que RTE fait peser sur eux à travers son projet de méga transformateur électrique.
Cela fait 4 ans que nous avons commencé à bâtir ce qui est devenu le hameau de l’ Amassada, un lieu physique où se retrouver pour questionner l’avenir de nos espaces, pour penser un sens commun à nos actions et lutter ensemble.
Des années aussi que nous avons compris l’intérêt réel de ce poste : l’implantation de milliers d’éoliennes industrielles et la dépossession progressive de nos lieux de vie.
Durant toutes ces années, nous avons affiné nos perceptions des phénomènes à l’œuvre, par des témoignages, des rencontres, des lectures… pour aujourd’hui affirmer que toutes nos luttes se rejoignent contre l’industrialisation de nos territoires ruraux !

Les chauves-souris de plus en plus menacées en Champagne-Ardenne

https://france3-regions.francetvinfo.fr
Par FM avec Juliette Poirier
17/08/2018

Commentaire :  "les chauves-souris de plus en plus menacées." N'oublions pas d'y ajouter ... les populations! En conclusion, la Haute-Marne perd en même temps des habitants, depuis 1982 et une multitude de chauves-souris. En cause, des pesticides et les...éoliennes. Qu'en pensent nos élus entrepreneurs agricoles et pro-éolien?
Aux prochaines échéances électorales, faisons battre ces "fossoyeurs" de notre territoire. Prenons le pouvoir pour sauver ce qui peut l'être encore.
En avant toute!


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© Solène Gripon / France 3 Champagne-Ardenne

Alors qu'a lieu la nuit de la chauve-souris ce vendredi, le chiroptère risque de le devenir davantage. Eoliennes, pesticides... leur population ne cesse de baisser : 40% en moins en France en seulement 10 ans. Reportage au parc Argonne découverte.

 Voir
 Les chauves-souris de plus en plus menacées en Champagne-Ardenne

Canada, Québec : le fiasco de l’éolien

Bruno Landry

Avec le projet parrainé par les Innus de la Côte-Nord, le dossier de l’éolien refait surface. Il est malheureux que les Innus se retrouvent désormais en plein coeur d’une controverse. Lancée sans grande réflexion et sans véritable analyse quant à sa pertinence chez nous, la filière éolienne n’aurait jamais dû y voir le jour. Notamment dans le sud du territoire, comme c’est le cas. Allez rencontrer les citoyens qui ont des moulins à vent plantés à quelques centaines de mètres derrière leur maison, et vous verrez que l’accueil est loin d’être positif. Le dossier de l’éolien est un fiasco sur toute la ligne. Financier d’abord : il va nous coûter des milliards à terme, comme on le sait avec certitude depuis le rapport de la Vérificatrice générale. Social ensuite : on a érigé ces structures dans les régions habitées, le plus souvent au mépris des citoyens. Sauf de rares exceptions, les retombées économiques sont insignifiantes et les emplois directs rares. À l’origine de la mise en oeuvre de l’éolien, on a invoqué la nécessité de diversifier les sources d’énergie. Diversifier pourquoi ? Rien ne le justifiait. Au royaume de l’hydro-électricité, il était inutile de recourir à d’autres sources d’énergie. Dehors le nucléaire comme on l’a fait avec Gentilly, pas de centrales au gaz ni au charbon. L’éolien oui, mais pour des communautés très isolées, loin des lignes de transport, ou pour des mines du Grand Nord, par exemple. Un des endroits où des éoliennes auraient été pleinement utiles, c’est aux îles de la Madeleine : l’archipel n’est pas desservi par le réseau conventionnel et, c’est bien connu, le vent y est constant toute l’année. Or, une vieille éolienne rouille dans le décor, et ce sera, semble-t-il, le dernier endroit où on en érigera deux nouvelles sous peu. En matière d’énergie, il faut prioriser les options. D’abord, l’économie. L’énergie non produite et non consommée restera toujours la moins chère et la plus écologique. Ensuite, l’hydro-électricité si la ressource eau est disponible : sécuritaire et propre, la moins dommageable à l’environnement. C’est le cas au Québec. Ensuite, le solaire et l’éolien, ou les deux, selon le contexte climatique. Ultimement, les énergies fossiles et le nucléaire. En ayant recours à l’éolien, le Québec a fait fausse route sur toute la ligne, tant du point de vue proprement énergétique, environnemental que social.

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L’intérêt personnel de l’autoconsommateur coïncide-t-il avec l’intérêt général ?

Georges Sapy
Publié le 20 mars 2018

Commentaire : Éclairant à souhait. 
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Réponse à la consultation publique de la CRE :
CONSULTATION PUBLIQUE N°2018-003 DU 15 FÉVRIER 2018 RELATIVE A LA PRISE EN COMPTE DE L’AUTOCONSOMMATION DANS LA STRUCTURE DU TURPE HTA-BT ET DES TARIFS RÉGLEMENTES DE VENTE

Le texte de base proposé à la consultation me parait de grande qualité et intellectuellement très honnête dans la mesure où la CRE reconnait que sur certains points, elle manque de connaissances et/ou de données de retour d’expérience suffisantes, ce qui rend difficile la délibération sur ces points. On peut donc en inférer que lorsque ces données seront disponibles, une nouvelle délibération aura lieu pour adapter les règles à la réalité. De plus, les questions sont bien documentées et clairement posées, et j’aurais donc personnellement tendance à répondre positivement à toutes.
Je regrette toutefois que ces questions soient fermées et appellent par conséquent des réponses limitées, alors que des problématiques de principe pourtant fondamentales ne sont pas évoquées. Je souhaite donc les évoquer ici dans le cadre de l’autoconsommation individuelle.

1) Il est écrit : la CRE se met à l’écoute de la volonté croissante des consommateurs de « consommer local ». Pourquoi pas ? Mais s’est-on assuré que ce « consommer local » à l’échelle individuelle est également conforme à l’intérêt général ? Il me semble que cette volonté réputée exprimée par un certain nombre de consommateurs est largement sous-tendue par une idéologie d’essence individualiste qui tend à rejeter le « centralisé » et à survaloriser le « local » en y attachant une valeur quasi-morale…
Or, c’est une vision complètement erronée concernant la production d’électricité. En effet le système de production et distribution actuel est certes « centralisé », mais c’est avant tout, grâce aux réseaux publics, un système de secours mutuel et de partage des moyens de production. Ce partage résultant du phénomène de foisonnement des consommations (c’est le fait que les consommateurs n’appellent pas tous au même instant la puissance maximale dont ils sont équipés) ce qui permet de diviser par 5 environ la puissance nécessaire pour alimenter en permanence la totalité des consommateurs ! En d’autres termes, en l’absence de foisonnement, il faudrait 5 fois plus de moyens de production répartis sur tout le territoire… Les réseaux permettent donc une économie considérable de moyens physiques et d’argent, qui totalement perdue dans l’autoconsommation individuelle.

Loi pour une société de confiance : les dispositions relatives à l’éolien en mer

http://www.arnaudgossement.com
Florian Ferjoux
Avocat - Cabinet Gossement Avocats
Référent du cabinet pour le droit de l'urbanisme

La loi n° 2018-727 du 10 août 2018 pour un Etat au service d'une société de confiance a été publiée au Journal officiel du 11 août 2018. Présentation des mesures relatives au régime juridique de l'éolien en mer.

Cette loi, majeure pour le gouvernement, qui a d’abord pris le nom de loi relative au droit à l’erreur – du nom de sa mesure phare – a évolué au cours de son élaboration.
L’objet premier était de voir les relations entre l’administration et le public être renforcées par une confiance réciproque.
Par la suite, son objet a été étendu en vue de rechercher à simplifier le droit en vigueur dans de nombreux domaines du droit, et notamment en matière d’environnement, d’énergie et d’urbanisme.
Parmi ces mesures, il importe de relever la réforme du droit applicable aux parcs éoliens en mer.
L’article 58 de la loi pour une société de confiance crée de nouveaux articles importants au sein du code de l’environnement et du code de l’énergie.
La réforme porte sur la simplification du droit pour la réalisation et l’exploitation des éoliennes en mer, la renégociation des tarifs d’achat résultant des appels d’offres de 2011 et 2013, et sur l’instauration d’une nouvelle sanction pécuniaire dans le code de l’énergie.
Sur la simplification du droit pour la réalisation et l’exploitation des projets éoliens en mer
La loi publiée le 11 août 2018 prévoit une refonte globale des procédures permettant la réalisation et l’exploitation des projets éoliens en mer.
En premier lieu, sur la participation du public, il est prévu que, lorsque le ministre chargé de l’énergie souhaite organiser une procédure de mise en concurrence en application de l’article L. 311-10 du code de l’énergie pour la réalisation et l’exploitation d’un parc éolien marin, ce dernier doit saisir, préalablement, la Commission nationale du débat public.
Celle-ci détermine alors les modalités de participation du public au processus de décision du lancement de la procédure de mise en concurrence.
La Commission nationale du débat public décidera, dossier par dossier, s’il convient d’organiser un débat public ou une concertation préalable à la procédure de mise en concurrence, ou si cela n’est pas nécessaire.
Le nouvel article L. 121-8-1 du code de l’environnement créée par la loi précise que "le public est notamment consulté sur le choix de la localisation de la ou des zones potentielles d'implantation des installations envisagées".
La participation du public concernant les projets éoliens en mer a pu être jugée trop tardive dans les précédentes procédures, n’intervenant à un stade où, en particulier, l’emplacement du parc état souvent déjà arrêté. L’objet de la mesure est de placer la participation du public au niveau le plus adéquat.
Cette participation cherche aussi à améliorer l’acceptabilité et le dialogue avec le public.
La loi prévoit enfin que :
« Après la désignation du lauréat de la procédure de mise en concurrence et compte tenu des suites données à la saisine mentionnée au premier alinéa du présent article, le ou les maîtres d'ouvrages du projet d'une installation de production d'énergie renouvelable en mer et de ses ouvrages de raccordement sont dispensés des obligations prévues à la présente section. » ;
Le débat public est donc voué à être organisé avant la désignation du lauréat de la procédure de mise en concurrence. Une fois le lauréat désigné, il ne peut plus y avoir de procédure liée à la Commission nationale du débat public, dès lors qu’elle aura nécessairement eu lieu ou que la Commission aura décidé qu’elle n’était pas nécessaire.
En deuxième lieu, le nouvel article L. 181-28-1 du code de l’environnement, créé par la loi, établit des dispositions particulières pour les autorisations nécessaires à la réalisation et l’exploitation des parcs éoliens marins.
Il dispose que :

Comment l’État a handicapé EDF

Par Gérard Petit 

Commentaire : clair, net et précis. Passionnant en somme.
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IMG_4647 by Mathieu Charreyre(CC BY-NC-ND 2.0) — Mathieu Charreyre, CC-BY

La chute des performances d’EDF est tangible, et c’est le résultat de la multiplication des embûches et des servitudes crées par l’État.
Dans le monde des courses hippiques, afin de rééquilibrer les chances des compétiteurs (et donc celles des parieurs !) on a recours au handicap, poids supplémentaire que doit porter un cheval, voire distance supplémentaire qu’il doit parcourir.
L’intérêt commun n’est pourtant pas une compétition et encore moins un support pour les paris, mais qu’importe, les pouvoirs publics agissent désormais comme si, doté d’un champion performant pour son système électrique, le pays se devait à tout prix de l’entraver, outrant les avantages faits à une concurrence tout aussi artificielle que dommageable.
Aux temps singuliers que nous vivons en France on s’ingénie en effet à transposer, en la dévoyant grossièrement, cette pratique du handicap au système électrique en l’appliquant électivement à son contributeur principal EDF et à son outil nucléaire.
Le procédé s’est révélé d’une redoutable efficacité, la chute des performances d’EDF est tangible, largement le résultat de la multiplication des embûches et des servitudes, présentées ci-après, non exhaustivement d’ailleurs, qu’on en juge :

Accès Régulé à l’Énergie Nucléaire Historique

Accusée par ses concurrents de posséder les avantages insignes conférés par sa flotte de réacteurs, payée par les usagers (vrai !) et les contribuables (faux !) EDF est tenue par une loi de 2010 dite NOME (pour Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité) de proposer à prix coûtant à ses concurrents, jusqu’à 100TWh de sa production nucléaire, soit le quart environ, ce qui est considérable.
Ce dispositif ARENH (pour Accès Régulé à L’Energie Nucléaire Historique) était destiné à faciliter la montée en puissance de nouveaux compétiteurs en attendant qu’ils se dotent de leurs propres moyens de production… ce qui n’est advenu que très marginalement faute d’incitation à le faire, l’ARENH se révélant en fait contre productif.
Au passage, l’ARENH profite désormais à TOTAL qui vient de racheter Direct Energie afin de se lancer de plain pied sur le marché de la commercialisation d’électricité !
Dans l’intervalle, les nouveaux compétiteurs ont su habilement jouer des écarts entre le prix fixé de l’ARENH et les prix de marché, pour toujours et logiquement se positionner en modulant les quantités achetées, au détriment d’EDF.

Obligation d’achat
La loi NOME fait obligation aux « acteurs historiques », EDF et les ELD (pour Entreprises Locales de Distribution), de racheter les productions des EnR électriques (essentiellement éoliennes et solaires) sans considération de leurs besoins propres. Les conditions sont avantageuses pour ces producteurs, prix fixes élevés sans référence au marché et contrats longs permettant d’assurer, en toutes circonstances, une rémunération substantielle du capital investi.
Plus récemment, un nouveau mécanisme, dit « de complément de rémunération » par rapport au prix de marché se met en place et concerne en principe les lauréats d’appels d’offres. Ainsi, les producteurs EnR affrontent-ils plus directement le marché, mais le schéma reste protecteur et très avantageux. Cependant si la rémunération de marché excède le niveau fixé par contrat (et base du calcul de l’écart), le producteur EnR est tenu de reverser la différence, une situation aujourd’hui largement théorique.
S’agissant des mécanismes d’obligation d’achat, une compensation vers EDF et les ELD (via EDF) est assurée par l’État, mais elle a été versée avec retard et à un niveau insuffisant. Ainsi, les comptes d’EDF ont-ils été lourdement plombés (5,6 Md€ étaient dus fin 2015 !), un schéma de résorption (intérêt et principal) s’est laborieusement mis en place, mais l’apurement ne sera réalisé qu’en 2020, sauf aléa, les compensations à verser ne faisant qu’augmenter.

EDF et la fiscalité irrationnelle
De manière surprenante, c’est une taxe sur les consommations d’électricité, la CSPE (pour Contribution au Service Public de l’Électricité) qui a historiquement servi de réservoir pour cette compensation et pour d’autres besoins dits de service public (péréquation tarifaire, tarifs sociaux,…). Elle s’est alourdie au fur et à mesure de la progression des productions renouvelables, pour représenter à peu près 20% du montant des factures des consommateurs d’électricité, ladite taxe étant elle-même soumise à une TVA de 20%… une audace qui force le respect !
Toutes les Compagnies distributrices ont donc joué le rôle de fermiers généraux et leurs factures, artificiellement gonflées par rapport aux coûts réels des services fournis (production, transport, commercialisation) n’ont ni bonifié leur image de marque, ni favorisé la pénétration de l’électricité décarbonée dans l’économie.
Cependant, malgré le niveau atteint, cette CSPE n’était plus suffisante compte tenu de l’accroissement des besoins provoqués par l’essor des EnR impulsé par l’État, sauf à faire littéralement exploser les factures d’électricité. Le mécanisme de soutien a donc très récemment changé de nature et d’assiette.
C’est désormais le budget de l’État au travers d’un CAS-TE (pour Compte d’Affectation Spéciale-Transition Energétique) qui fournit les subsides spécifiques au soutien du développement des EnR. Avantage insigne par rapport à une CSPE restée extra budgétaire malgré les montants prélevés, le Parlement qui vote la loi de finance est remis dans la boucle et pourra s’émouvoir des dérives déjà annoncées, vœu pieux ?
Ce CAS-TE est alimenté par des taxes sur les produits énergétiques carbonés, environ 50% de la TICPE (pour Taxe Intérieur sur la Consommation des Produits Energétiques) et une fraction de la TICC (pour Taxe Intérieure sur les houilles Charbons et Cokes) y sont dévolus. À noter que cette TICPE va mécaniquement augmenter car portant la « contribution énergie-climat » affectant un prix à la tonne de carbone émis, qui de 30 € en 2017, devrait atteindre 100 € en 2030. Cette croissance permettra d’accompagner l’augmentation prévisible des besoins de compensation.
Il était temps, car pénaliser les consommations électriques non carbonées (quasiment toutes en France) en les surtaxant pour financer des productions électriques non carbonées (les EnR) avait un côté ubuesque, mais bien réel, hélas, pour les consommateurs d’électricité.
Par ailleurs cette CSPE, outre qu’elle devait être bien peu lisible pour la Commission Européenne, n’en suivait pas l’esprit. En effet, Bruxelles demandait logiquement que, pour être conformes à ses yeux, les dispositifs de soutien aux EnR devaient d’abord mettre à contribution (au sens premier du mot) les utilisateurs d’énergies carbonées.
À noter que c’est le CAS-TE qui assurera in fine le remboursement d’EDF mais que c’est le budget de l’État qui paiera les intérêts de cette dette…

Taxe phénix
Mais, d’une singularité l’autre, sans surprise dans un pays ayant la propension d’imposer tous azimuts, une taxe sur les consommations d’électricité a été maintenue. Elle garde curieusement le nom de CSPE alors que toutes ses finalités précédentes ont disparu, son montant restant le même (22,5 €/MWh). Elle est versée directement au budget de l’État, sans usage pré-affecté, le système reperdant en partie une lisibilité que la réforme lui avait fait gagner.

Passe-droits pour les productions EnR
La loi donnant priorité absolue à l’injection sur le réseau électrique des productions renouvelables, EDF l’acteur majeur est contraint d’ajuster en permanence son plan de production en miroir de contributions ou d’effacements aléatoires et intermittents avec plusieurs conséquences majeures :

-Sur le plan économique, un manque à gagner basique et la sous utilisation d’un outil nucléaire très capitalistique, les productions EnR venant la plupart du temps se substituer à une production nucléaire existante.
-Sur le plan technique, les nouvelles conditions crées pour l’exploitation de réacteurs devant ajuster leur production en permanence, parfois très rapidement. Contrairement à ce qui a été trop souvent dit, les réacteurs sont capables d’importantes et rapides variations, mais il est indéniable que la sollicitation des composants est alors plus grande conduisant à davantage de suivi et de maintenance, particulièrement sur la partie « classique » de l’installation.
À propos, réaliser le back-up des productions EnR avec des réacteurs nucléaires est un luxe technico-économique inouï qui devrait faire lever plus d’un sourcil.
Le fait que ce schéma assure la neutralité CO2 doit être regardé comme un moindre mal (par comparaison avec l’Allemagne), mais lorsque qu’on aura réduit la capacité nucléaire, conformément à la LTE, ce back-up devra alors être assuré, au moins pour partie, par des sources carbonées (CCGaz probablement).
Cela aggravera encore un bilan carbone national déjà structurellement pénalisé par le fait qu’on ne fait pas porter les efforts aux bons endroits (isolation des bâtiments, fret routier sur le train, mobilité électrique,… et non débauche d’ EnR financièrement attractives qui captent des flux qui seraient tellement utiles ailleurs et pas seulement pour lutter contre le changement climatique.

Un marché faussé
À nouveau, on retrouve sur un même terrain des acteurs ne jouant pas à armes égales, la règle d’appel des producteurs par le gestionnaire du réseau suivant le merit order (c’est-à-dire suivant l’ordre croissant des prix proposés), est bousculée par la priorité donnée aux productions renouvelables subventionnées.
L’intermittence des EnR obligeant à conserver en back-up une puissance installée capable de couvrir les besoins en leur absence, toute production EnR effective crée de facto une surabondance de l’offre et donc, mécaniquement, la chute des prix de marché.
EDF (et les autres opérateurs historiques en Europe) subit donc le triple préjudice, de vendre à moindre prix, moins de kWh, tout en devant conserver opérationnel l’ensemble de son parc de production. Les producteurs EnR certains de vendre leur kWh à un prix fixe qui rémunère généreusement leurs investissements profitent donc pleinement de ce système.
Par ailleurs, ils n’assurent aucun service réseau (réglage de la fréquence, tenue du plan de tension,..) charges qui continue à incomber à EDF, seule d’ailleurs en mesure de le faire, panneaux solaires et éoliennes en étant physiquement incapables.
Les conséquences cumulées de tous ces handicaps, vendues à l’opinion comme des contre performances intrinsèques, font qu’effectivement le champion EDF-nucléaire est montré du doigt et ce d’autant plus facilement qu’il lui arrive de trébucher (cf la désespérante martingale de l’EPR de Flamanville).
Conséquence logique, il apparaît rationnel de vouloir réduire le périmètre du nucléaire et d’EDF, seuls moyens affirme-t-on par ailleurs, de faire une place aux nouveaux venus EnR qui piaffent et dont on ne reconnaîtrait pas assez les qualités insignes.
Ces derniers, à l’évidence moins talentueux, moins complets et surtout moins constants se sont vus appliquer des règles, comme développé en amont, les favorisant afin d’être toujours qualifiés lorsqu’ils s’alignent, le champion devant s’effacer, ou à l’inverse garantir la continuité lorsqu’ils sont défaillants.
Des conditions telles que d’autres intermittents du spectacle signeraient certainement des deux mains des contrats conférant des avantages si extravagants.

Haute-Marne : les chasseurs sur le terrain de... la restauration

jhm.fr

Bravo à toutes celles et ceux qui participent à la mise en valeur et à la protection de notre pays. Petite question quand même :
Parmi ces chasseurs restaurateurs le jour, ne se cache-t-il pas, un entrepreneur agricole la nuit, arracheur de haie et transformateur de pré en champ?😏

@jhm.fr
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Haute-Marne : quand notre territoire gagne... grâce à ses atouts et à ses bénévoles!

jhm.fr

Big up à l'association "La Tour des Villains" et à tous les bénévoles.
Encore une fois, démonstration est faite que le "Paradis des paysages" et le "Pays de l'Eau" et leurs charmes, histoire, patrimoine, environnement, sont attractifs et séduisent bien au-delà de leurs frontières. Et que leur avenir sera touristique ou ne sera pas!
  • Opposons-nous à la grande menace d'urbanisation et d'artificialisation de leur terre qui plane sur eux, à tout jamais. 
  • Sanctionnons les élus (es) locaux, régionaux et nationaux qui participent à cette petite "mort" annoncée.

DEBOUT HAUTS-MARNAIS ! SOYONS FIERS! SAUVONS NOTRE PAYS!

@jhm.fr

Pour compléter
Montsaugeon
Association La Tour des Villains 

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Énergie éolienne et sécurité aérienne, nombre de décès

Lisa Linowes
April 4, 2017

Plus tôt cette année, un avion monomoteur est entré en collision avec une éolienne en Allemagne, tuant le pilote et détruisant l'avion. Cette tragédie épouvantable a été signalée comme un événement rare, mais peu de gens se rendent compte qu'aux États-Unis seulement, au moins dix personnes ont perdu la vie dans des accidents d'aviation mortels impliquant des collisions avec des éoliennes situées aux États-Unis et des tours météorologiques (MET).

Le tableau ci-dessous énumère ces accidents, six au total.
-Dec 15, 2003 Vansycle, OR Yes, 2 Transport (MET) NTSB Accident ID SEA04LA027
-May 19, 2005 Ralls, TX Yes, 1 Ag Spray (MET) NTSB Accident ID DFW05LA126
-Jan 10, 2011 Oakley, CA Yes, 1 Ag Spray (MET) NTSB Accident ID WPR11LA094
-Aug 5, 2013 Balko, OK Yes, 1 Ag Spray (MET) NTSB Accident ID CEN13FA465
-Apr 27, 2014 Highmore, SD Yes, 4 Transport (Turbine) NTSB Accident ID CEN14FA224
-Aug 19, 2016 Ruthton, MN Yes, 1 Ag Spray (MET) NTSB Accident ID CEN16LA326 [1]

Vent et collisions
L'incident le plus souvent signalé s'est produit dans la nuit du 27 avril 2014, à seulement dix milles au sud de l'aéroport de Highmore, dans le Dakota du Sud. Les quatre passagers, y compris le pilote, ont été tués lorsque leur avion a heurté une éolienne en service appartenant à NextEra. Selon le rapport du National Transportation Safety Board (NTSB), l'installation n'était pas indiquée sur les cartes en coupe couvrant le lieu de l'accident.
Le NTSB a également signalé que le voyant de la tour de turbine n'était pas opérationnel au moment de l'accident et que la panne n'était pas documentée dans un avis aux aviateurs (NOTAM)[2]. Selon les enquêteurs du NTSB, " si le pilote a observé les lumières des éoliennes environnantes, il est possible qu'il ait perçu une rupture dans le cordon lumineux entre les éoliennes comme une zone libre d'obstacles ".
Les cinq autres incidents impliquaient des collisions avec des tours météorologiques du projet éolien (MET). Des tours MET sont érigées sur les sites éoliens proposés pour évaluer la vitesse et la direction du vent. Les tours, faites de tubes galvanisés de 6 à 8 pouces de diamètre et fixées avec des haubans, peuvent être érigées en quelques heures et, dans de nombreux cas, sans préavis à la communauté aéronautique locale. Leur déploiement rapide signifie que l'espace aérien navigable d'une zone pourrait rapidement devenir dangereux pour les aéronefs volant à basse altitude. En général, les tours se situent en dessous de 200 pieds, donc en dessous du seuil de notification de la FAA, ne sont pas éclairées et habituellement dépourvues de tout marquage, de sorte qu'elles sont difficiles à voir.
Dans les trois accidents mortels survenus en 2003, 2005 et 2011, les rapports finaux du NTSB ont cité les tours non marquées et l'incapacité du pilote de voir les tours comme étant les causes probables des accidents. Dans l'accident mortel de 2013, la tour MET était marquée, mais l'éblouissement causé par le soleil a empêché le pilote d'éviter la tour.

dimanche 19 août 2018

Le déclin des renouvelables en 14 graphiques


1808/2018

La transition énergétique aura-t-elle lieu? Bien malin qui pourrait le dire, Chose certaine, elle n’a pas lieu en ce moment. Les investissements dans le solaire, l’éolien et la biomasse stagnent partout dans le monde, quand ils ne sont pas carrément en déclin. Un récent rapport de Bloomberg compile les données trimestrielles du 1er janvier 2005 au 30 juin 2018. On trouvera ici un aperçu des principales tendances mondiales et nationales.

Données mondiales



D’abord, les données pour le monde entier. On observe un déclin des investissements, depuis 2015. Ils atteignent difficilement 70 milliards $ par trimestre en ce moment. Le solaire (en jaune) domine largement, avec une bonne part d’éolien. La part des biocarburants (en vert) est pratiquement inexistante et les autres formes d’énergie renouvelable ne font guère mieux.



Voici les mêmes données, mais ventilées par région cette fois. On voit que la région Asie-Pacifique effectue la part du lion des investissements. Chose étonnante, la part de l’Europe est sensiblement inférieure à celle des Amériques en dépit de l’hostilité du président Trump à cette forme d’énergie.

Haute-Marne : Langres à l'heure de la Renaissance X


jhm.fr

Un grand merci à Angélique Roze pour cette balade langroise tout au long de l' été. et n'oubliez pas, que c'est aussi beau l' hiver...

👍😀


@jhm.fr

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Le tournant énergétique allemand

Hartmut Lauer
Ingénieur diplômé et Docteur – Ingénieur (Université technique de Hanovre). A travaillé plus de 35 ans dans le secteur de l´électricité en France et en Allemagne. Ex-dirigent d´un grand énergéticien, membre des comités consultatifs et techniques dans plusieurs entreprises spécialisées dans l´énergie. A enseigné à l´université de Darmstadt et est l’auteur de nombreuses publications sur la transition énergétique en Allemagne
17/08/2018

Commentaire : (...) " les coûts sont estimés à 520 milliards d´Euros pour 2000 à 2025, financés en grande partie par le consommateur. Et les coûts ne s’arrêteront pas pour autant en 2025» ...hors investissements pour les énergies renouvelables. " Pour quels résultats pour sauver le climat ?
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Introduction
Le concept de transition énergétique allemande, nommé « Energiewende » en allemand, publié en 2010 et modifié en 2011 pour une sortie accélérée du nucléaire, se caractérise par une focalisation sur l’électricité. Les principaux objectifs sont :
–           Sortie du nucléaire d´ici 2022
–           Développement des énergies renouvelables, notamment éolien et solaire
–           Économies d´énergie
–           Réduction des émissions de gaz à effet de serre
Au niveau des objectifs, on peut observer certaines ressemblances avec la loi française relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) publiée au Journal Officiel en 2015. Il est donc intéressant de regarder l´avancement de l´Energiewende de plus près.
Les idées reçues sur la transition énergétique allemande sont légion en France. Pour les uns c´est un modèle à suivre, pour les autres c´est un véritable fiasco.
Ce site parlera des progrès – réels – mais aussi de la complexité de ce projet de transformation socio-économique et d´investissement, vus par un allemand ayant travaillé dans le secteur de l´électricité dans les deux pays.
Sur la base des informations données les lecteurs pourront se former une opinion propre sur l´Energiewende et en déduire d´éventuelles pistes pour la France.