Haute-Marne, Lanques-sur-Rognon : la deuxième vague éolienne aura-t-elle lieu?


jhm 2020 09 30




Voilà!, un nouveau projet de zone industrielle d'éoliennes en Haute-Marne!

Rappel
- Les projets éoliens se font en général en catimini, dans la plus grande discrétion.
- Les promoteurs commencent par envoyer leurs commerciaux prospecter et faire signer des promesses de bail aux propriétaires de terrain.
- Les promoteurs prennent ensuite contact avec les Maires, informent les conseillers municipaux et présentent quelques mesures compensatoires « attractives »...
- Les élus se font ensuite piéger par l’engagement d’une « simple étude » !
- Pour le public, l’installation d’un mât de mesures du vent est le premier indice concret de développement d’un projet éolien.
- La mesure du vent se fait sur une année en moyenne. Le propriétaire du terrain touche de l’ordre de 500 euros par an. Le mât de mesure fait entre 70 et 80 mètres de haut.
   Ainsi, la nasse se referme et le dossier lancé...
   Mais, en vérité, ce n'est pas si SURPRENANT de voir encore des éoliennes se profiler à l'horizon du nord de Chaumont. En effet, nous sommes, ici, situés au plein coeur de l' "Enfer" éolien. Et les projets ne manquent pas. Voyez par vous-mêmes.
   Parlons, par exemple, de celui nommé Haut-chemin 2 comprenant 13 turbines, 3.6MW de puissance nominale unitaire avec 183m toute hauteur, et 5 postes de livraison (PDL), implantés sur les communes voisines de Biesles et de Bourdons-sur-Rognon, et répartit comme suit :
- Biesles : 8
- Bourdons-sur-Rognon : 5
   Projet pour lequel l'ancienne municipalité de Lanques-sur-Rognon, avait dit oui en fin d'année 2018. À l'époque, le maire était en même temps 9ème Vice- président chargé de l’environnement et du développement durable au Conseil communautaire de l’Agglomération de Chaumont. Ceci expliquant peut-être cela... Que peut-on attendre alors de la nouvelle équipe municipale emmenée par Madame le maire, élue régulièrement depuis 2008?
   Dans le même temps,  la municipalité de Mandres-la-Côte avait à une large majorité, dit NON. Un espoir?

Dossier complet
- http://www.haute-marne.gouv.fr/content/download/11638/81929/file/52-RES-HautChemin2-2-EtudeImpact-compressed-pages-1-150.pdf
- http://www.haute-marne.gouv.fr/content/download/13684/92999/file/180620_Etude%20Prealable_Eolien%20Haut-Chemin%202.pdf

   Pour vous mettre en appétit, l'indication des parcelles concernées des 9 exploitations agricoles dont les propriétaires et/ou exploitants ont donné leur accord, signature pré-bail.

                                                    
Les 16 éoliennes en service, 150m toute hauteur, ZI Biesles et dit "Haut chemin"

I. Biesles
  Les flèches = vents dominants.
                                                              

@2020CNES

ZI dit "Haut chemin"



Les points = Biesles.
@2020 CNES
Comptons ensemble : 16 + 13 + 6? = 35

   À ce score néfaste, il convient d' ajouter les 36 TURBINES en service, autorisée non construite ou en construction, dans un rayon de 15 km autour de Lanques-sur-Rognon. Les voici présentées ; elles sont indiquées de la plus proche à la plus éloignée, à vol d'oiseau. Au-delà de la distance, ce qui est primordial pour votre santé et votre quiétude, riverains et futurs riverains de ces machines de "guerre", c'est la position de chaque ZI par rapport aux vents dominants et à... votre habitation. Pour faire simple : une turbine s'appuie sur les vents portants. Aussi, les vents dominants étant en Haute-Marne direction sud-ouest, ouest et sud, toute population située au nord d'une ou de plusieurs ZI, est bombardée d'infrasons et de bruit générés (i) par les pales passant devant le mât, quand l'éolienne produit... À remarquer qu'à cause des 2 ZI, Biesles et Haut chemin, et dans une moindre mesure, la ZI Hauts-de-Conge, cette situation est déjà le lot quotidien depuis des années, des Bourdonnais, mais aussi des habitants d' Andelot-Blancheville, Ecot-la-Combe, Millières, Thol-lès-Millières, Longchamp, Consigny, Forcey, etc. (i) Témoignages des problèmes de santé possibles engendrés par les infrasons et le bruit

https://augustinmassin.blogspot.com/2019/01/finlande-une-etude-ete-realisee-sur-les.html
https://augustinmassin.blogspot.com/2019/10/suisse-une-oreille-attentive-au-bruit.html

  Et vous, vous vous situez où?

  • ZI Poulangy-Louvières, en cours de construction, 5 turbines, 5-6 kilomètres ;  
  • ZI La vallée du Rognon, Darmannes, Mareilles, 2015/06, 6 turbines ; 5-6 kilomètres ;  
  • ZI Hauts-de-Conge I, II et III, Dampierre, Poinson-lès-Nogent, Vitry-lès-Nogent, 2010/08 et 2013, 14 turbines, 11 kilomètres ;  
  • ZI Is-en-Bassigny, 2008/01, 6 turbines, 12 kilomètres ;  
  • ZI de la Crête, Cirey-lès-Mareilles, autorisée non construite, 5 turbines, 5-6 kilomètres. Recours en cours.

                                                                

Le bruit et les infrasons remontent majoritairement durant l'année vers... le coin droit de l'image. Et vous, vous vous situez où? Source

Liste non exhaustive malheureusement, à octobre 2018

Autorisés et ou construits
- La Combe rougeux : Annonville et Domrémy-Landeville, 4 machines ;
- Les Coteaux du Blaiseron : Baudrecourt, Dommartin-le-Saint-Père, Doulevant-le-Château, 8 machines ;
- Darmannes et Riaucourt : 5 machines ;
- Le Pays chaumontais : Jonchery-Sexfontaines, 6 machines.

Projets en instruction
- Artémis : Charmes-la-Grande et Doulevant-le-Château, 4 machines, recours ;
- La Côte des Moulins : Vignory, Mirbel et La Genevroye, 5 machines ;
- Le Plateau de l' Ajoux : Montot-sur-Rognon, Reynel, Roches-Bettaincourt, 12 machines ;
- Alice, : Poinson-lès-Nogent, Sarrey, Chauffourt, 6 machines ;
- La Traire : Bonnecourt, Chauffourt, 10 machines ;
- Les Limodores : Andelot-Blancheville, Bologne, Rochefort-sur-la-Côte, Viéville, 10 machines ;
- Vignes-la-Côte : 4 machines, en étude.
   Sans oublier les communes d' Oudincourt, Chamarandes-Choignes, Treix, Daillecourt, et... assurément de nombreux autres projets encore non communiqués à l'opinion.

Et l'opinion haut-marnaise, elle en pense quoi?

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Pays "pauvres" VS pays "riches" : la course à la diminution des émissions de CO2 est-elle une course perdue d’avance?

"Où l'intérêt domine, la raison a beau parler, elle n'est guère écoutée. "
Antoine Gombaud, chevalier de Méré, 1607-1684

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La grande illusion des objectifs climatiques

Pierre Allemand

 
Photo by Todd Cravens on Unsplash - https://unsplash.com/photos/lwACYK8ScmA — Todd Cravens ,

  La course à la diminution des émissions de CO2 est une course perdue d’avance. Elle peut même s’avérer non éthique et contre-productive.
  Une chose apparaît maintenant assez clairement : nous n’arriverons probablement jamais à atteindre les objectifs qui ont été fixés par le GIEC dont la mission était de prouver que le réchauffement du climat que nous subissons actuellement était bien d’origine humaine.
  Face à cette constatation, plusieurs attitudes sont possibles. Comme les Allemands nous le montrent, on peut persister dans la voie choisie, même lorsqu’il apparait qu’elle mène sûrement vers une catastrophe.
  On pourrait, au contraire, faire amende honorable lorsqu’il en est encore temps, et redresser en quelques années une situation encore rattrapable. C’est la solution que j’ai l’audace ou l’inconscience de proposer.
  Nous avons en effet passé des dizaines d’années à financer des recherches sans fondement véritablement sérieux, à installer des éoliennes peu productives, à couvrir les prairies de panneaux solaires inefficaces, et à verdir ridiculement tout ce qui se vend.
  Tout l’argent qui a été dépensé dans ces actions prétendant sauver la planète aurait pu au contraire être utilisé utilement à améliorer les conditions de vie de ceux qui en ont besoin, à financer des travaux de recherche réellement utiles et non pas systématiquement définis par les doctrines à la mode, et bien évidemment et en premier lieu à orienter les dépenses vers les choix de ceux auxquels cet argent a été pris.
  Je vois déjà le mouvement de dénégation de certains des lecteurs à l’énoncé de ces simples constatations. Alors j’insiste : oui, je pense que nous avons tous été complètement formatés, certains dès leur plus jeune âge, et que nous fonçons vers encore plus de mesures complètement contre-productives, irrésistiblement guidés par un mouvement qui se dit planétaire, et qui veut nous forcer dans une direction choisie par quelques-uns voulant nous faire prendre des vessies pour des lanternes. 


La réalité des engagements de diminution des émissions de CO2
  Remarquons cependant que certains pays résistent à suivre ces joueurs de flûte. Parmi eux, on reconnait le pragmatisme éternel des Américains qui ont rapidement compris le caractère fortement illusoire de cette révolution verdissante. Évidemment, me direz-vous, c’est à cause de ce personnage complètement stupide de Trump !
  Détrompez-vous, chers lecteurs. Le Président Trump ne fait qu’appliquer les convictions fortes d’une majorité d’Américains qui ne croient pas ce que leur racontent leurs flutistes. C’est une application parfaitement logique de ce qu’on appelle la démocratie. Les médias européens, tous plus anti-trumpistes les uns que les autres nous présentent systématiquement le point de vue de leur phare mondial qui s’appelle The New-York Times, qui est un journal démocrate systématiquement opposé à tout ce que fait le président Trump.
  Face aux États-Unis 1, se trouve la Russie, qui a suivi apparemment toutes les recommandations énoncées par les accords de Paris de 2015, mais qui se garde bien de les appliquer, n’ayant apparemment pas encore, au bout de 5 ans, eu le temps de rédiger son acte de contrition sous la forme d’objectifs de réduction d’émissions auxquels ce pays est tenu par les accords ; chacun agit selon les atouts qu’il a dans sa main.
  Plus au Sud, la Chine, contrairement à ce que les médias nous présentent en général, a eu l’intelligence d’affirmer haut et fort en 2015 qu’elle continuerait pendant au moins quinze ans à émettre toujours plus de gaz à effet de serre dans l’atmosphère (référence). Au moment où elle a présenté son plan, elle a été félicitée par le président Obama qui y a vu l’occasion de présenter son propre plan consistant à ne rien changer à ce qui était déjà prévu chez lui depuis plusieurs années (même référence).
  L’un servant de caution à l’autre, les intérêts de l’un et de l’autre ont fait l’objet d’un « accord » Chine-USA. Et le plus beau de l’histoire, c’est que nos médias ont applaudi ce marché de dupes, à croire qu’aucun journaliste n’a eu l’occasion de lire et d’analyser le texte de l’accord annoncé de part et d’autre du Pacifique.
  Si maintenant on considère les émissions futures probables des pays asiatiques qui poursuivent activement leur développement, les quatre dragons asiatiques, Corée du Sud, Taiwan, Hong Kong et Singapour, celles-ci ne sont pas prévues à la baisse, et la Corée du Sud, principal émetteur, a même récemment annoncé qu’elle renonçait à la neutralité carbone pour 2050.
  Voyons maintenant ou en sont aujourd’hui les accords dits de Paris, par lesquels, si on suit ce que sous-entendent les médias occidentaux, le monde entier est en train de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

 

  La carte ci-dessus donne la situation des pays en 2019 concernant les engagements climatiques résultants des accords de Paris (COP21) de 2015. On peut observer que les seuls pays au comportement « satisfaisant » se réduisent à une petite tache verte au milieu de la carte : les pays d’Europe.
  Tous les autres, soit n’ont pas donné leurs engagements, Russie, Turquie, Iran etc., soit n’en ont pas, USA, Australie, Chine, Amérique du Sud etc., soit sont classés parmi les « partiellement suffisants », Canada, Brésil, Australie. Il apparaît donc pour le moins excessif de considérer que le monde est en train de restreindre ses émissions de gaz carbonique.
  Et il serait bon, à mon avis, que nos médias veuillent bien nous tenir informés de ces questions, ne pensez-vous pas ? D’ailleurs, l’évolution du taux atmosphérique de CO2 ci-dessous nous montre bien, s’il en était besoin, que les émissions se poursuivent strictement au même rythme qu’avant et que la réduction n’est pas, encore, tout à fait là 2.

  Le graphique ci-dessus, en provenance de la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration) nous montre, en noir, l’évolution du taux atmosphérique moyen de CO2 et en rouge, l’évolution mensuelle. Les fluctuations annuelles observées, courbe rouge,  sont dues aux plantes de l’hémisphère nord, l’hémisphère sud est constitué essentiellement par des océans. Dès le printemps, les plantes absorbent du CO2, ce qui fait baisser le taux atmosphérique jusqu’à l’automne où de nombreuses plantes meurent ou cessent d’absorber, ce qui provoque la remontée du taux.
  À cela s’ajoute le phénomène de dégazage des océans, le CO2 est émis par les eaux plus chaudes en été, et dissolution, phénomène inverse, en hiver. Pour ce dernier phénomène, la compensation climatique entre les deux hémisphères se fait en faveur de l’hémisphère sud, essentiellement couvert par des océans comme déjà exprimé. À noter que la puissance de ces deux phénomènes, plantes + émission/dissolution du CO2 dans la mer, qu’on peut exprimer en tonnes de CO2 par unité de temps, est bien plus grande que celle des autres émissions, dont les émissions anthropiques.
  Il existe de par le monde une série de pays grands ou petits qui ont décidé de se développer, et qui se sont efforcés de s’en donner les moyens. On les appelle les « NPI » (Nouveaux Pays Industrialisés). Ce sont :


  Tous ces pays ont compris que c’est le développement industriel qui permet le développement humain. L’industrie et les services afférents, logistique, matières premières, énergie etc., se développent en émettant plus de CO2. Développement et production de CO2 sont intimement liés, et même inséparables dans l’état actuel de nos connaissances et de nos moyens. En effet, tous les pays déjà développés ont assuré leur développement en émettant du CO2. Il n’y a pas de vrai plan B pour se développer sans émettre du CO2, malgré les désirs des bonnes âmes.
  On peut donc s’attendre, dans un futur proche, par suite du développement de ces pays, à voir les émissions de CO2 continuer à augmenter, et non pas à diminuer. Et il faut admettre que ce développement, et donc les émissions de CO2, est une excellente chose pour les habitants de ces pays, et que nous devons les accepter, parce que cela correspond à des millions de personnes qui sortent de la misère. 


Que représentent la France et l’Europe vis-à-vis du reste du monde
  D’après la majorité des médias en général, qui expriment l’opinion de la majorité des scientifiques, si elles se poursuivent au même rythme, ces émissions doivent conduire à une augmentation des températures, et c’est en tous cas une hypothèse solidement entretenue dans la partie du monde qu’on appelle l’Occident.
  Mais il faut savoir que le reste du monde n’a pas tout à fait la même façon de voir le problème que les Occidentaux. Que ce reste du monde qui, entre parenthèses, contient un nombre bien plus important d’individus que l’Occident, considère le réchauffement climatique comme un problème mineur, ou qu’en face du choix entre le développement ou la mort il ait choisi le développement, il est pour nous important de comprendre qu’il serait probablement très difficile, voire impossible d’empêcher d’émettre du CO2 ceux qui sont pauvres mais qui ont décidé de sortir de la misère.
  Le reste du monde se moque éperdument du confort de l’Occident, et il serait plus efficace de s’en rendre compte et de régler nos actions en conséquence.

 

  Le graphique ci-dessus compare la situation de la France, tout en bas du graphique, en bleu, et l’Union européenne à celle des pays émetteurs de CO2 les plus importants dans le monde. L’auteur d’un graphique similaire appelle les pays de cette liste, des pollueurs. C’est une erreur, car le CO2 n’est pas un polluant, mais un gaz inoffensif qui sert de nourriture aux plantes. Sans CO2 dans l’atmosphère, les plantes ne pourraient pas vivre.
  La limite de teneur atmosphérique en-dessous de laquelle les plantes ne peuvent pas survivre serait d’environ 100 ppm. Et nous sommes actuellement à 410 ppm. La science nous a appris que les plantes se trouvaient en amont de notre chaîne alimentaire. Nous ne pouvons donc clairement pas nous en passer, même en ne mangeant que des beefsteaks, parce que le bœuf, lui, est herbivore…
  Ce qu’on voit aussi dans ce graphique, c’est que les émissions de l’Union européenne ne représentent que 3330 millions de tonnes, sur un total de 34 169 millions de tonnes de CO2, soit moins de 10 % du total des émissions de 2019. Autrement dit pas grand-chose. Et que les émissions de la France, elles, ne représentent que 0,88 % de ce total, c’est-à-dire pratiquement rien.
  Ce dernier chiffre signifie que tous les efforts que peuvent ou pourront faire les Français pour changer quelque chose au réchauffement climatique, en admettant que ce changement soit possible en diminuant les émissions de CO2, ne servent pratiquement à rien, à part peut-être à enrichir les personnes qui ont ou auront la bonne idée d’investir dans les actions pour le climat.
  Nos concitoyens, qui assistent en permanence à l’application des mesures destinées à contenir la température moyenne terrestre et qui payent des impôts ou des taxes pour cela s’attendent probablement à voir un jour leurs effets, qui pourraient être, par exemple, l’abaissement ou au moins la stabilisation du niveau de la mer ou la diminution du nombre annuel des cyclones, ou encore, qui sait, un retard dans la date des vendanges. Ils seront sans doute déçus de constater que la mer continue de monter, comme elle le fait d’ailleurs depuis la dernière période glaciaire. Source


Pourquoi ne pas l’expliquer aux Français ?

  Pourquoi, alors, s’obstiner à ces efforts certes méritoires, mais qui sont inutiles en pratique ? Et pourquoi, surtout, ne pas l’expliquer très simplement aux Français qui ne sont certainement pas tous des veaux et qui seraient peut-être bien capables de décider eux-mêmes s’il faut poursuivre ces actions, ou au contraire les abandonner ? Ce serait pourtant un effet de ce qu’on appelle la démocratie.
  Si notre Président était vraiment ce qu’il prétend être, c’est-à-dire un adepte de toute la vérité, je le verrais bien s’adresser calmement un jour à la télévision en disant :
« Les députés européens, et après eux les députés français ont décidé que pour sauver la planète, il faut arrêter tout ce qui pourrait augmenter nos émissions de gaz carbonique, même si cet arrêt conduit à des pénuries. Il faut aussi vous habituer à moins consommer les choses dont la production provoque des émissions déraisonnables de gaz carbonique ».
  Suivrait une interminable liste de ces choses, allant des téléphones portables aux voitures en passant par le béton et les voyages en avion.
  Il n’est pas certain que le citoyen moyen approuverait alors ces décisions. Et il se demanderait certainement où est la démocratie lorsque les représentants du peuple prennent des décisions importantes sans en référer à leurs concitoyens. Surtout si le Président ajoutait dans son discours :
« Malheureusement, qu’on exécute ces décisions ou non ne changera pour ainsi dire rien à la situation de la planète, compte tenu du faible pourcentage que représente nos émissions totales de CO2, comparées à celles de nos voisins non européens. Mais il faut tout de même montrer que la France ne recule devant aucun sacrifice lorsqu’il s’agit de sauver la planète… etc. Êtes-vous d’accord ? »
  Je ne suis pas sûr qu’ainsi bien informé, le citoyen serait toujours d’accord pour le sacrifice. Alors, pour faire passer ces actions à l’insu de son plein gré, on ne l’informe pas de tout, et on essaye de le prendre par surprise, en fabricant des situations dites à effet cliquet desquelles on ne peut pas sortir, comme par exemple des lois dites supranationales qui l’emportent sur la loi française. 


Daignons jeter un œil sur les pays pauvres

  Voilà pour la situation chez nous. Mais il y a aussi le reste du monde comme on l’a vu plus haut, que le Français a une tendance certaine à négliger peut-être un peu, comme d’ailleurs chacun des citoyens des autres pays, ce qui engendre une certaine compensation, basée cette fois-ci sur le nombre.
  Dans de nombreux pays pauvres du monde, mais spécialement en Afrique, le seul moyen acceptable parce que gratuit pour cuisiner le peu de viande ou de légumes que l’habitant arrive à se procurer consiste à envoyer les femmes et les enfants ramasser du bois mort ou des fèces sèches (essayez de dire rapidement à voix haute ces deux derniers mots). Et à alimenter le foyer avec le résultat de leur glanage qui s’effectue quelquefois à plus de 10 kilomètres de l’habitation.
  La conséquence de cette pratique est glaçante : en effet, des centaines de millions de personnes sont intoxiquées en permanence avec des taux de particules fines résultant de la combustion de ces matières dans la pièce unique de l’habitation, taux qui dépassent largement toutes les mesures effectuées dans les coins les plus pollués de la planète. Et cela dès leur plus jeune âge. Et le taux de décès résultant de cette pratique est impressionnant : 4,3 millions de décès prématurés en 2012. (source).
  Pourtant, ces pauvres gens ont une conduite certes non choisie, mais écologiquement parfaite : ils produisent en effet un CO2 autorisé, puisqu’il s’inscrit dans la logique du cycle de la vie, tout comme les agrocarburants que l’on s’efforce chez nous d’additionner aux carburants fossiles. Et ceux qui ne sont pas morts ont atteint la neutralité carbone.
  Ne pensez-vous pas qu’il vaudrait mieux leur permettre de brûler autre chose que ces produits pour faire leur cuisine ? Leur permettre d’installer la distribution du gaz ou de l’électricité comme nous l’avons chez nous, à base de fossiles, ne serait-il pas éthiquement justifié, plutôt que de le leur interdire sous des prétextes écologiques, en bloquant tous les investissements générateurs de CO2 de fossile comme certaines ONG basées chez nous incitent à le faire ? Dans ce cas précis, l’écologie n’est-elle pas quelque part responsable de la mort de millions de personnes tous les ans ? 


Et modifions notre position
  Voilà donc les problèmes, tels qu’ils existent réellement, et non pas comme certaines personnes voudraient nous les présenter.
  Si, comme le dit le GIEC, mais ses membres sont payés pour le dire, les émissions de CO2 conduisent à une augmentation de la température moyenne de la surface du globe, il faut se préparer à y faire face, et non pas essayer de s’y opposer. En effet, la diminution des émissions et même la neutralité carbone de l’Europe ne pourront jamais compenser les émissions toujours plus importantes des pays qui veulent se développer. Un simple examen du nombre de personnes que cela représente suffit pour tirer cette conclusion simple.
  À moins de déclencher une guerre qui aurait très certainement des conséquences désastreuses, et que l’Occident n’est d’ailleurs pas du tout sûr de gagner, il est inutile d’essayer de forcer les pays en développement à limiter leurs émissions de CO2. En effet, comme expliqué plus haut, c’est pour beaucoup d’entre eux une question de vie ou de mort, et non pas une simple question de confort thermique.
  Il faut encourager et aider la population africaine à se développer en installant une distribution d’électricité dans tous les villages, et en produisant cette électricité avec des combustible fossiles. Il faut aussi installer un large réseau de distribution de gaz naturel sur ce continent. La vie de millions de personnes et la simple justice le justifient largement.
  Peut-être que les 2 ou 3 degrés d’augmentation des températures provoqueront des effets négatifs largement décrits dans les documents largement diffusés, mais peut-être pas. En effet, il apparait tout de même surprenant qu’il n’y ait que des évolutions négatives attachées à cette augmentation. Cela voudrait dire que la température du début du siècle dernier était une sorte d’optimum merveilleux qui limitait au maximum les évènements malheureux, en maintenant la surface du globe à l’état d’une sorte de paradis terrestre.
  Je pense sincèrement que ce serait trop beau pour être vrai. Le paradis terrestre reste certainement à construire…

1. Regardez une carte du monde centrée sur la ligne de changement de date : la Russie fait bien face aux USA.
2. Certain optimistes pensaient que l’année 2020, grâce ( ?) au coronavirus, nous montrerait peut-être une baisse. Hélas, la fin de l’année s’approche , et la baisse n’est pas là. 

Union européenne, politique énergétique : les Etats-Unis et l' Allemagne en donneurs d'ordre

"La France a des réactions d'épave dérangée dans sa sieste. Pourvu que les caréniers et les charpentiers qui s'affairent dans le camp allié ne soient pas de nouveaux naufrageurs!"
René Char, Feuillets d'Hypnos, note 19, 1943-1944
Prémonitoire?

"Commande qui peut, obéit qui doit"😵

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Politique énergétique : l’Europe dans la gueule du loup ?


Jean-Pierre Riou
28.09.2020


Entre matériel chinois, gaz russe et sanctions américaines

 
La guerre du gaz aura bien lieu
  L’intermittence des énergies renouvelables électriques (EnRe) que sont les énergies éolienne et photovoltaïque, a interdit toute réduction de moyens pilotables [1] en contrepartie d’un quart de siècle de leur développement.
  En effet, les maigres capacités de stockage, essentiellement dans les Stations de transfert d’énergie par pompage (STEP), ne permettent pas de réduire leur concours pour résister aux périodes sans vent ou sans soleil. C’est pourquoi le gaz est appelé explicitement à prendre une place croissante dans un mix de production électrique européen de plus en plus intermittent.
  Malgré leur pari risqué du gaz vert – hydrogène et méthane – les allemands s’apprêtent à multiplier les centrales à gaz [2], en s’assurant le recours des gazoducs Nord Stream et Nord Stream 2, appelés à faire de l’Allemagne la plate forme européenne du gaz naturel à horizon 2035[3].
  Entérinant ce passage obligé par le gaz naturel, le parlement européen vient de l’intégrer parmi les bénéficiaires potentiels du « Fonds pour une transition juste », Just Transition Fund, en divulguant, ce 17 septembre, les conditions de son attribution [4].
  Ce fonds prévoyait initialement un financement de 7,5 milliards d’euros destiné à permettre 1000 milliards d’euros d’investissement vers une économie sans carbone [5].
  Le texte permet au gaz naturel de bénéficier de ce fonds [6], l’amendement 45 en précise les conditions [7], notamment celle de faciliter la sortie du charbon sans entraver le développement des énergies renouvelables. C’est-à-dire typiquement la situation allemande qui prévoit d’augmenter le recours au gaz à horizon 2050 [2], parallèlement au développement des EnRe.
   Dans le nouvel ordre économique mondial qui émerge [8], cet encouragement du gaz ne risquera pas seulement d’avoir des effets négatifs sur le climat, mais enlisera davantage l’Union européenne dans une dépendance qui désormais lui échappe et compromet sévèrement sa souveraineté.
  Son taux de dépendance énergétique est en effet déjà au centre de ses préoccupations relatives à sa sécurité d’approvisionnement. La Russie est le principal fournisseur de ses importations d’énergie primaire, et le taux de dépendance de l’UE au gaz était de 74,3% en 2017, tandis que sa production se réduit encore chaque année [9].

 
Les menaces américaines
  Au prétexte de protéger la sécurité énergétique européenne, les États-Unis ont entrepris une escalade d’intimidations, dans le cadre du « Protecting Europe’s Energy Security Act » , loi de protection de la sécurité énergétique européenne, afin de dissuader l’Europe de se tourner vers la Russie pour son approvisionnement.
  Réagissant à ces pressions, le Sénat adoptait le 21 août dernier une « Résolution européenne tendant à préserver la souveraineté de l’Union européenne dans le domaine énergétique »[10].
  L’historique des menaces américaines est détaillé dans la proposition de cette résolution [11] présentée par les sénateurs C. Kern et M. Raison et enregistrée à la Présidence du Sénat le 16 juillet 2020 :
  Les premières sanctions contre les « adversaires de l’Amérique » datent de la loi du 2 août 2017 et visaient notamment le projet de gazoduc Nord Stream 2, mais épargnaient explicitement les 5 partenaires européens de Gazprom liés à ce projet, dans les critères d’application des lignes directrices d’application du 31 octobre 2017.
  Deux ans plus tard, la loi du 20 décembre 2019, relative aux crédits de la défense, intégrait un dispositif plus contraignant dénommé « Protecting Europe’s Energy SecurityAct of 2019 » qui visait tout navire utilisé par un opérateur non américain dans la construction de Nord Stream 2, en l’occurrence l’unique société helvétique Allseas, qui mit fin immédiatement à sa participation au chantier, obligeant Gazprom à le finir seul.
  Le 4 juin 2020, une nouvelle étape était franchie avec une proposition de loi élargissant les sanctions à l’assurance des navires utilisés sur le chantier, toute assistance technique à leur fonctionnement, et toute participation au test ou à la certification du gazoduc.
  D’autre part, ce texte est destiné à entrer en vigueur à titre rétroactif dans la loi promulguée 6 mois plus tôt, c’est-à-dire en menaçant les entreprises européennes concernées, alors même que leurs activités étaient considérées licites par les États-Unis au moment où elles avaient été menées.
  L’entreprise française Engie, qui participe à ce projet, avait d’ailleurs déjà été condamnée à 40 millions d’euros d’amende dans le cadre de cette participation au projet, mais par la Pologne qui considérait notamment, avec d’autres pays européens, que ce projet menaçait effectivement la sécurité énergétique de l’Europe [12].
  La dernière étape des menaces américaines a été franchie le 15 juillet 2020 par une mise à jour immédiatement substituée aux lignes directrices d’application de 2017 et visant à pouvoir sanctionner les entreprises européennes dès le lendemain, 16 juillet, indépendamment de la date de conclusion de leur contrat qui les protégeait jusqu’alors. 


L’alliance germano-russe en question
  Le projet du gazoduc Nord Stream 2 avait été porté à bout de bras par son président, l’ancien Chancelier G. Schroeder, qui avait dû batailler contre les nombreuses réticences, y compris celles de Bruxelles qu’il avait accusé de lui mettre des bâtons dans les roues [13].
  Car dans ce projet, l’Allemagne semble avoir joué en cavalier seul et avoir privilégié ses intérêts à ceux de l’ U.E.
  Mais l’intermittence de production électrique est au cœur de la politique énergétique dont elle se targue de donner l’exemple à l’Europe. Et le gaz en est la clé.
  C’est pourquoi l’Allemagne valorise son partenariat privilégié avec Gazprom par le truchement de G. Schroeder, président du géant pétrolier russe Rosneft et de la société exploitant les gazoducs Nord Stream , ainsi que par sa filiale allemande Gazprom Germania.
  Mais on connaît la force de persuasion des menaces de sanctions américaines qui avaient contraint l’entreprise Total à abandonner ses droits majoritaires sur le plus grand gisement de gaz au monde, celui de South Pars, dans le cadre des sanctions contre l’Iran.
  Notons d’ailleurs que c’est la Chine qui a repris la place laissée par Total dans cette exploitation.
  Les récentes tensions avec la Russie, liées à l’affaire de l’empoisonnement de l’opposant russe Navalny viennent d’offrir à A. Merkel l’occasion d’une posture ouvrant la voie à un éventuel abandon du projet Nord Stream 2 [14]. Cette éventualité modifierait assurément le contexte de la transition énergétique allemande. 


Quand la France brade son indépendance
  Pour les pays dépendant encore lourdement du charbon, un recours accru au gaz restera probablement un pis-aller acceptable au nom de l’urgence climatique. Mais l’augmentation de la dépendance qu’il implique les rendra plus vulnérables sur le plan géostratégique.
  L’approvisionnement en uranium représente une part infime du prix de chaque MWh nucléaire produit. C’est la raison pour laquelle la Commission européenne considère que cette production participe à l’indépendance énergétique et accorde à la France un taux d’indépendance énergétique supérieur à la moyenne européenne, malgré son absence de toute production fossile.
  La France a pourtant entrepris une réduction de son parc nucléaire, bradant ainsi ses atouts géopolitiques sans le moindre argument climatique, puisque le nucléaire est déjà décarboné.
  Les conséquences de la crise sanitaire viennent de rappeler que la souveraineté n’est pas un vain mot.
  La voix de la France sait encore se faire entendre dans le concert des Nations. Par leur ingérence dans notre politique énergétique, les États-Unis viennent de rappeler qu’ils entendent conserver la baguette de direction.
Dans « Le dernier Mitterrand »,[15] G.M. Benhamou rapporte des propos qui peuvent surprendre en raison de la réputation d’Atlantiste de l’ancien Président. Celui-ci lui confiait en effet : «La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde. C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort.»
  Le propos n’est pas ici de désigner quelque adversaire que ce soit. Mais de souligner la violence et les coups bas de la guerre économique. De rappeler que cette guerre est mondiale et qu’on risque d’autant moins se tromper d’ennemi qu’on n’y a pas d’amis.
  En faisant fermer des réacteurs nucléaires en parfait état et déjà amortis financièrement [16], et en comptant sur davantage de gaz pour lisser la production de notre ambitieux développement d’ EnRe intermittentes au nom d’une profession de foi étrangère à toute justification rationnelle, notre politique énergétique offre gracieusement, à nos ennemis, des verges pour nous faire fouetter.

1 http://lemontchampot.blogspot.com/2020/05/intermittence-et-charbon.html

2 http://lemontchampot.blogspot.com/2020/08/energiewende-ca-sent-le-gaz_7.html

3 http://lemontchampot.blogspot.com/2017/11/nucleaire-ca-sent-le-gaz.html

4 https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2020-0223_EN.html

5 https://ec.europa.eu/regional_policy/fr/newsroom/news/2020/01/14-01-2020-financing-the-green-transition-the-european-green-deal-investment-plan-and-just-transition-mechanism

6 https://www.lecho.be/economie-politique/europe/general/le-parlement-europeen-se-positionne-sur-le-fonds-pour-une-transition-juste/10252192.html

7 https://www.europarl.europa.eu/doceo/document/TA-9-2020-0223_EN.html

8 http://www.economiematin.fr/news-nouvel-ordre-economique-mondial-crise-coronavirus-cangement-paradigme-riou

9 https://ec.europa.eu/eurostat/statistics-explained/index.php?title=Energy_production_and_imports/fr#Les_importations_couvrent_plus_de_la_moiti.C3.A9_des_besoins_en_.C3.A9nergie_de_l.E2.80.99UE-28

10 http://www.senat.fr/tableau-historique/ppr19-650.html

11 https://www.google.com/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=&ved=2ahUKEwiBmKiT7YbsAhUE4YUKHQpFDAYQFjAEegQIAxAB&url=http%3A%2F%2Fwww.senat.fr%2Fleg%2Fppr19-650.pdf&usg=AOvVaw3BLlShYlJSx4sRLblqHj74

12 https://fr.reuters.com/article/idFRKBN1XI16V

13 https://fr.euronews.com/2018/05/25/gerhard-schroeder-accuse-l-ue-de-mettre-des-batons-dans-les-roues-du-gazoduc

14 https://www.lesechos.fr/monde/europe/affaire-navalny-angela-merkel-nexclut-plus-de-renoncer-au-gazoduc-nordstream-2-1240120

15 http://www.slate.fr/story/103453/les-hommes-detat-francais-sans-illusion-allie-americain

16 http://lemontchampot.blogspot.com/2019/09/fessenheim-le-sacrifice-expiatoire-dun.html

Haute-Marne et Meuse, Cigeo : visite du laboratoire souterrain qui réalise des essais en amont de la construction du site de stockage des déchets radioactifs

  "Un bon croquis vaut mieux qu'un long discours" Napoléon Bonaparte se citant dans ses Maximes et pensées. Inspirés par cet adage, nous dirions : "Une bonne visite vaut mieux qu'un long discours", en parlant du futur site de stockage des déchets radioactifs, Cigéo.
Plongeons-nous alors au coeur de la machine...
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KAKO
2020/09/26
 
  J’ai visité le site CIGEO de l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), notamment le laboratoire souterrain qui réalise des essais en amont de la construction du site de stockage des déchets radioactifs. Je me suis intéressée aux aspects matériaux et construction des galeries.
 
 
  Le laboratoire est un ouvrage qui permet de réaliser des essais en amont de la réalisation des galeries de stockage. Petit schéma dispo sur le site de l' Andra.
 




  Le futur centre permettra de stocker des déchets de haute activité (HA) et moyenne activité à vie longue (MA-VL). Chaque type de déchet aura sa propre zone et mode de stockage. Cette vidéo explique comment les déchets seront stockés
  La taille des alvéoles de stockage dépend du type de déchet. Pour les déchets HA, les alvéoles sont de 70cm de diamètre pour le stockage des HA et environ 8cm pour les MA-VL. Avant de construire le centre de stockage, des essais sont réalisés dans un laboratoire situé à la même profondeur et dans le même contexte géologique que le centre. Cela permet de déterminer les meilleures options de construction en fonction des conditions et zones constitutives du centre de stockage, sachant qu’une partie des essais ont bien sur déjà été réalisés.
   On parle des matériaux constituant 2 des 3 barrières permettant d’isoler les déchets radioactifs de l’environnement et de l’homme. 
- L'ouvrage de stockage 
- L'environnement géologique 
- La troisième étant le colis de déchets mais je ne l'aborderai pas ici.
 

Voici les sujets étudiés, liste non exhaustive, sachant que je ne parle ici que de la partie essais, il y a bien sûr une phase d’évaluation et/ou simulation numérique en fonction des sujets.

- La structure géologique 
  La couche géologique dans laquelle le laboratoire et le futur centre de stockage sont/seront construits est déterminante : une roche argileuse peu perméable, l’eau y diffuse de manière très lente, et stable depuis environ 160 millions d’années.
 

   Des essais sont réalisés pour déterminer par exemple l’effet de la réalisation des tunnels sur la roche et ses propriétés. Il est important de déterminer comment la roche se comporte une fois le forage réalisé ou comment elle évolue avec la température ou encore en présence d’eau. Par exemple, ici, un système de mesure du mouvement de la roche au niveau d’un forage pour déterminer en fonction de la distance au forage principal, qui peut générer plus de contrainte sur cette roche, si la structure et les propriétés de la roche sont modifiés ou non.
 

  Il semblerait que la structure soit impactée sur une très faible distance par rapport au parement du tunnel. Les mesures permettent de déterminer par exemple si la création d’une alvéole pour le stockage des HA ne génère pas de modification du comportement de la roche. Le sens de création des tunnels et de la structure des zones de stockage est également étudié. L’argile est une roche anisotrope. Cela signifie qu’en fonction du sens de la sollicitation mécanique, son comportement peut être différent. Cette étude permet de déterminer s’il y a des orientations à privilégier dans la construction des galeries/alvéoles. Le comportement anisotropie, comportement dépendant du sens de sollicitation éventuel, est étudié et ainsi que son niveau, c’est-à-dire à quelle échelle elle s’observe.
  Des alvéoles de 70cm de diamètre et 40m de long sont creusées pour tester leur réalisation. Ces alvéoles qui seront construites dans le centre de stockage doivent permettre de stocker les déchets HA.
 
 

- Les technologies de soutènement des galeries 
  Plusieurs solutions sont étudiées pour déterminer les plus intéressantes pour renforcer/maintenir les galeries sur la durée de stockage prévue. L’objectif est de tester des technologies en fonction du contexte. Un exemple ici de structure flexible avec des armatures métalliques et un maintien du parement par du béton projeté. Cette technologie est classique, très utilisée dans les mines et certaines structures souterraines
 

   Ici vous avez des voussoirs c’est à dire des éléments en béton formant un arc une fois assemblés. Ils contribuent par exemple à la construction de tunnels. Ici ils sont réalisés/coulés en place.
 


  Des capteurs permettent de déterminer l’évolution de leur comportement une fois coulés sur place avec les conditions climatiques du tunnel et sa configuration. Dans ce cas de figure ils ont préfabriqués en usine et installés sur place un peu comme des Lego, avec une géométrie très spécifique qui permet de faciliter la mise en place de chaque élément.
 

  Le dernier élément placé, la clé de voûte, est reconnaissable parce qu’il est biseauté des deux côté et « glissé » en dernier pour bloquer la voute. Ce sont des structures assez classiques en construction de tunnels ou d’ouvrages souterrains, mais le contexte rendent cette construction assez exceptionnelle. Des matériaux compressibles sont également utilisés pour permettre une meilleure adaptabilité de la structure en cas de mouvement de la roche, juste après la construction ou sur sa durée de vie.
la composition du béton Elle est également testée pour déterminer celle qui sera la plus durable dans ce contexte. Je ne vais entrer dans le détail mais en fonction de la nature chimique de la roche, des éventuels effluents en contacts ou humidité, de la température…bref un béton ça se dimensionne en fonction du béton, et dans ce cas spécifique il faut trouver la meilleure formule pour chaque cas de figure. L'objectif étant que le parement soit le plus durable possible.

- Les aciers 
  Plusieurs systèmes de protection des aciers qui serviront à stocker les colis de déchets sont également testés. Ces tubes métalliques doivent résister notamment celle de la roche. Plusieurs solutions sont testées pour diminuer les vitesses de corrosion.


   
  Il y a également les effets de synergie à étudier, il est rare qu’un processus soit lié à un seul phénomène. L’ensemble des phénomènes associés à une structure et à son environnement sont à prendre en compte quand on souhaite déterminer sa durée de service. Une fois les déchets stockés, le site de stockage sera bouché par de la bentonite. C’est une argile qui gonfle en présence d’eau et qui est très stable une fois sa structure définitive obtenue. On l’utilise dans certains cas pour l’étanchéité des ouvrages. Son comportement est également étudié, notamment parce que les matériaux qui gonflent en présence d’eau peuvent être sensibles aux phénomènes répétés de séchage/humidification. Mais dans un contexte comme celui-ci, où il y a un confinement de la zone, ce risque est très faible.
  L’interaction entre les différents matériaux utilisés dans ce contexte très spécifique est étudiée, afin de déterminer pour chaque type de déchet stocké, la meilleure configuration en termes de construction et de choix des matériaux. Parce que la dégradation des matériaux est un phénomène qu’on ne peut pas stopper. On peut réduire considérablement sa vitesse, plusieurs milliers d’années; voire plus, mais pas la stopper complètement.
  Plus on étudie l'évolution d'un ouvrage au plus près des conditions réelles, plus l'anticipation des phénomènes est fine et fiable. Il ne faut pas penser que le stockage géologique des déchets radioactifs est une spécificité française. Il y a un consensus international sur le sujet et des laboratoires y sont construits ou exploités comme en France. Comme l’explique IRSN.

  Pour plus de précisions sur le projet en lui-même, dont la construction devrait débuter en 2023/2024 : 
 

Etats-Unis d' Amérique : couvrez ces déchets d'éoliennes que je ne saurais voir

OUPS!

ZERO EOLIENNE ET BASTA!




Lake Mills dans l’Iowa, Sioux Falls, en Dakota du Sud et Casper, dans le Wyoming sont les trois municipalités américaines à avoir accepté de se répartir les milliers de morceaux de pales d’éoliennes qui devront disparaitre dans la terre.
Source : http://www.letribunaldunet.fr/ecologie/cimetiere-pales-eolienne-enterree-sol-pollution.html

Lire sur le même sujet
Etats-Unis : les pales d'éoliennes ne se cachent pas pour mourir

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Les éoliennes génèrent des montagnes de déchets

Duggan Flanakin
directeur de la recherche politique au sein du Comité pour un avenir constructif, www.CFACT.org
2020/09/26


  Les déchets des pales, d'autres facteurs prouvent que le vent n'est pas plus "vert" que le soleil.

  Les écologistes et les opportunistes de l'énergie éolienne, les entrepreneurs qui profitent de crédits d'impôt trop généreux et de multiples autres subventions, veulent vous faire croire que l'énergie éolienne est aussi "verte" que la neige fraîchement tombée est blanche, et aussi bon marché que le Taco Bell [
restauration rapide américaine Tex-mex] Ils ne vous parlent jamais des coûts - ou de la destruction de l'environnement - qu'ils vous cachent depuis des décennies. Mais la plupart des gouvernements, des médias d'information et des médias sociaux ne le font pas non plus.
  Le rédacteur scientifique d'Ars Technica, John Timmer, affirme que les prix du matériel éolien sont en baisse, alors même que les nouvelles conceptions de turbines augmentent la puissance typique produite par chaque turbine. Timmer a admis que "le vent est encore moins cher en ce moment grâce à un crédit d'impôt accordé à la production d'énergie renouvelable" [c'est nous qui soulignons]. Il a averti que la suppression progressive des nombreuses incitations existantes pourrait certainement créer des incertitudes quant au coût futur et à la domination de l'énergie éolienne. Mais c'est à peu près tout.
  Le rapport du département américain de l'énergie sur le marché des technologies éoliennes en 2018  est élogieux : "Avec le soutien des incitations fiscales fédérales, les prix des accords d'achat d'énergie éolienne et solaire (PPA) sont maintenant inférieurs au coût prévu de la combustion du gaz naturel dans les unités à cycle combiné au gaz existantes".
  Ceci malgré le fait que les propres données du DOE  montrent que le "facteur de capacité" de l'éolien, pourcentage de temps où il produit réellement de l'électricité à pleine capacité, n'est que de 35%, contre 57% pour les centrales au gaz naturel et 92% pour le nucléaire. Dans de nombreux endroits, d'énormes installations éoliennes industrielles produisent en fait de l'électricité moins de 30 % de l'année. Les jours les plus chauds et les plus froids, ces pourcentage est souvent proche de zéro, voir à... zéro. C'est pourquoi les centrales nucléaires ont, en fait, produit 20 % de l'électricité américaine en 2019, alors qu'elles ne représentent que 9 % de la capacité de production du pays.
  En plus d'être dépendantes des conditions météorologiques, intermittentes et peu fiables, les éoliennes couvrent de vastes étendues de terre ; elles affectent les vues panoramiques et le flux de vent local, la température et l'humidité ; elles tuent les chauves-souris et les oiseaux de proie, sans être pénalisées par les lois sur les oiseaux migrateurs ou les espèces menacées ; elles ont une durée de vie relativement courte et nécessitent des quantités massives de matières premières, en particulier pour les turbines océaniques, par rapport aux centrales au charbon, au gaz, hydroélectriques ou nucléaires ; elles impliquent une énorme pollution de l'air et de l'eau dans des pays lointains où une grande partie de l'extraction, du traitement et de la fabrication sont effectués, avant que les pièces des turbines ne soient expédiées en Amérique ; et plus encore.
  Tout cela est tout simplement ignoré. De même, vous serez peut-être surpris d'apprendre que pas une seule page de cet énorme rapport du DOE ne mentionne le terme "déchets d'éoliennes", pas plus que la fiche d'information du DOE intitulée "Faire progresser la croissance de l'industrie éolienne américaine" : Incitations, financement et possibilités de partenariat au niveau fédéral". C'est comme si les éoliennes ne mouraient jamais et ne laissaient jamais rien derrière elles.

   Généralement, lorsque les turbines arrivent en fin de vie, le maître d'ouvrage remplace les anciennes turbines et les pales par des modèles plus récents ; seules quelques entreprises ont choisi le démantèlement total et l'enlèvement. Certains États, plus récemment le Texas et la Caroline du Nord et localités ont leurs propres normes. Mais, en ce qui concerne les territoires fédéraux, seules, les normes fédérales, pour ce type d'installations, sont appliquées et supervisées par le Bureau de l'aménagement du territoire.
   La fiche d'information du DOE fournit des informations sur quatre programmes de crédit d'impôt, trois programmes de prêts et de subventions, quatre sources de subventions et d'accords de coopération en matière de R&D et cinq sources de subventions pour le déploiement de technologies - plus un certain nombre de possibilités de partenariat avec les laboratoires nationaux du DOE.
  Mais elle ne dit rien sur les déchets des éoliennes, notamment les énormes fondations en béton et en barres d'armature, et les pales qui peuvent atteindre ~109mètres de long. Il en va de même pour la plupart des politiciens, des défenseurs de l'énergie éolienne et des publications sur l'énergie éolienne. En fait, les fondations et les pales des éoliennes ne sont généralement pas recyclables, que ce soit d'un point de vue économique ou autre.
  Le volume des déchets des éoliennes devrait être exponentiel dans les années à venir, les principales sources étant les déchets miniers et manufacturiers, les déchets de service et les déchets en fin de vie. On estime qu'il y aura 43 millions de tonnes métriques de déchets de pales dans le monde d'ici 2050. La Chine devrait produire 40 % de ces déchets, suivie de l'Europe (25 %) et des États-Unis (19 %).
  Principia Scientific International, basée à Londres, rappelle que les pales de turbine sont "un amalgame toxique de composites uniques, de fibres de verre, d'époxy, de mousse de chlorure de polyvinyle, de mousse de polyéthylène téréphtalate, de balsa et de revêtements de polyuréthane". En gros, il y a trop de déchets de plastique, de composite et d'époxy qui ne valent pas la peine d'être recyclés. En attendant que de meilleures méthodes soient trouvées, les décharges sont l'une des rares options.
  Dans l'Union européenne, les pales usagées sont découpées et brûlées dans des fours ou des centrales électriques. Mais pas aux États-Unis.
  Pour déposer en décharge les pales au rebut, il faut, comme pour leur pose, un camion avec sa remorque attachée pour... chaque pale! et les découper, nécessite un équipement spécialisé puissant. Avec quelque 8 000 pales par an déjà retirées du service, rien qu'aux États-Unis, cela représente 32 000 chargements de camions au cours des quatre prochaines années ; dans quelques années, ce chiffre sera cinq fois plus élevé.


  Certaines entreprises d'énergie éolienne coupent les énormes pales en petites sections avant de les envoyer dans des décharges, car la plupart de celles ci ne possèdent pas les outils nécessaires. Les pales d'aujourd'hui sont 20 % plus longues que celles d'hier et leurs tours, sont jusqu'à ~65m plus hautes que la plupart de celles qui sont actuellement mises en décharge.
  Les coûts d'élimination des turbines s'élèvent à plus de 400 000 dollars l'unité. [ ~~ 350 000 €.  À noter que  Jean-Yves GRANDIDIER, patron de Valorem lors de son audition à la Commission dit Aubert, sous serment, avait déclaré au sujet du démantèlement: "
Elle [la garantie] est basée sur une valeur de 50 000 euros par éolienne. Peut-être cette valeur devrait-elle être rehaussée, à hauteur de 100 000 euros pour une éolienne de 2 MW et de 150 000 euros pour une éolienne de 3 MW. ] Cela signifie 24 milliards de dollars [~22 milliards d'€] pour éliminer les 60 000 turbines actuellement utilisées aux États-Unis. Le coût et le coût des décharges existantes augmenteront à mesure que des pales plus nombreuses, plus longues et plus lourdes, arriveront en fin de vie.
  Au cours des 20 prochaines années, les États-Unis pourraient à eux seuls devoir éliminer 720 000 tonnes de déchets de pales. Pourtant, un rapport de 2018  prévoyait une baisse de 15 % de la capacité des décharges américaines d'ici 2021, alors qu'il ne reste plus qu'une quinzaine d'années de capacité. Nous devrons autoriser de nouvelles décharges pour traiter les déchets des éoliennes, en plus des montagnes de déchets solaires et de batteries
  Mais ce n'est là que la partie émergée de l'iceberg. La Fondation Locke cite des études de l'Université du Kansas confirmant que les ZI d' éoliennes créent des conditions de vol dangereuses. La force de rotation des éoliennes peut créer des turbulences extrêmes qui rendent le vol dangereux et l'atterrissage à proximité presque impossible. En effet, un comté comme le Michigan interdit aux ambulances aériennes de secourir les citoyens vivant à proximité des ZI d'éoliennes, pour des raisons de sécurité.
  De plus, le fait de produire l'électricité aujourd'hui avec l'énergie éolienne pourrait réchauffer les sols du continent américain de 0,24o C (0,43o F), l'effet de réchauffement étant le plus fort la nuit. Cela ne représente qu'un dixième du réchauffement généré par les systèmes solaires photovoltaïques, mais ce n'est pas négligeable - et plus la ZI d'éoliennes est grande, plus le réchauffement localisé est important.
  En 2013, lorsque les turbines étaient plus petites qu'aujourd'hui, Lafarge North America déclarait qu'il fallait
pour ancrer une seule éolienne environ 750 mètres3 de béton [Données de référence :  densité de l'eau = 1 000 kg/m3 ; densité de sable = 1 400 ... 1 700 kg/m3 ; densité de l'acier = 7 800 kg/m3], y ajouter les barres d'armature,  ; Nextera wind  a admis avoir utilisé plus de 800 tonnes de béton par petite turbine ; ces chiffres ne tenant pas compte de l'importante quantité de béton et d'asphalte nécessaire pour améliorer les routes rurales afin de pouvoir y installer les lourds composants des turbines.
  En outre, la fabrication du béton est déjà le troisième plus grand émetteur de dioxyde de carbone, OUPS !, après la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel. Elle nécessite également près d'un dixième de la consommation industrielle d'eau dans le monde.
  En résumé, les ZI d'éoliennes nécessitent beaucoup de béton, d'acier, d'aluminium, de plastique, de terres rares et d'autres matériaux émetteurs de dioxyde de carbone. Ils perturbent les flux d'air naturels. Ils déciment les populations d'oiseaux et de chauves-souris, et provoquent des infrasons et des flashs de lumière qui nuisent à la santé humaine, tout en produisant relativement peu d'électricité et ce, avec un coût élevé. Et pour finir, les pales des turbines "en retraite" submergent et, submergeront, prochainement les décharges.
  Pourtant, les défenseurs de l'énergie éolienne voudraient vous faire croire que le vent est bon marché, propre, vert, renouvelable et durable. La blague du Green New Deal [
nom donné au projet d'un vaste plan d'investissement dans les énergies décarbonées visant à stopper le réchauffement climatique, tout en promouvant la justice sociale] serait drôle, si elle n'était pas aussi coûteuse économiquement et écologiquement.

Haute-Marne, Conseil départemental : c'est non à la laverie industrielle de linge des personnels du secteur nucléaire

  Comme nous l'avions indiqué dans l'article précédent, Haute-Marne, laverie Unitech : monsieur le président du Conseil a peur et s'inquiète, le président du Conseil départemental avait peur. Et cette peur "contact" s'est finalement transmise à, presque, l'ensemble des conseillers, qui ont voté "à l'unanimité des votants" contre ce projet industriel.
   Intéressons-nous maintenant à la réaction du représentant du porteur de projet ; que déclare-t-il? :
"(...) il y a un peu plus d'un an, M.Lacroix écrivait à la préfète pour soutenir le projet. Je dirai que c'est le propre des girouettes de suivre le sens du vent. [...] Il n'est pas contre Cigéo. Il est vrai qu'il y a l'argent du GIP dont M.Lacroix va prendre la présidence en décembre".
   Nous pourrions dire également, à la décharge de la vénérable assemblée "qu'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis", non? Sauf, que dans le cas qui nous intéresse et tout en laissant à l'auteur l'entière responsabilité de ses propos rapportés dans l'article, il semblerait bien qu'il est raison sur les motivations de cette volte-face... ciblée.
   En effet, puisque monsieur le président a refusé la laverie au nom d'une question d'image, tout à fait d’accord avec lui : "on ne peut pas tout accepter", nous ne pouvons que nous étonner que sur d'autres projets industriels, comme par exemple la "pandémie" éolienne, bien plus impactante pour l'image du "Pays de l'eau" et, en plus, néfaste pour sa Biodiversité, la santé de la population et son patrimoine, qu'il n'est pas changé d'avis et qu'il reste favorable à celle ci? Est-ce parce que la girouette est de la famille de l' éolienne, que, comme Cigéo, l'argent, retombées fiscales, serait conséquent?
Rappel : + 300 turbines ; 150 à 183m toute hauteur, 100 tonnes de ferraille et 1 000 tonnes de béton par turbine, des hectares de terres agricoles artificialisés, facteur de pollutions : bruit, infrasons, cours d'eau, etc. ; perte de la valeur des biens immobiliers, création d'emplois à la marge, etc.
Une chose parait entendue : les 40 emplois prévus risquent de passer à la trappe, question d'image?
   Quand nous vous disions que le représentant d' Unitech n'avait pas vraiment tort...😉😟

"Politique : n. Lutte d'intérêts déguisés en débat de grands principes. Conduite d'affaires publiques pour un avantage privé."
Ambrose Bierce, Le dictionnaire du Diable, Rivages, Paris, 1989, p.216.

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 jhm 2020 09 26


 

Haute-Marne, Arc-en-Barrois : un rapace protégé assassiné?

  Bien triste nouvelle que d'apprendre qu'un rapace protégé, donc rare, aurait été abattu par... des hommes. La police de l'environnement et la gendarmerie sont sur le coup. À suivre...
  Par contre, intéressons-nous à la position de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Celle-ci déposera plainte. Excellente décision... sauf qu'une question nous taraude :
Pourquoi dans le cas de rapaces, protégés ou non, d'oiseaux, de chauves-souris, etc. tués par les pales d'éoliennes, cette même association ne porte pas, SYSTEMATIQUEMENT, plainte contre l'exploitant d'une zone industrielle?
  Car ces morts ne sont pas, malheureusement, un épiphénomène. D'après une étude menée par... la LPO, la mortalité due aux éoliennes serait comprise entre " 0,3 et 18,3 oiseaux tués par éolienne et par an. Des chiffres proches de ceux constatés aux Etats-Unis (5,2) ou au Canada (8,2)."(i)
  Pour rappel, en France, "la puissance éolienne totale raccordée était de 16 998 MW au 30 Juin 2020.
Toute cette capacité éolienne est terrestre.
" (ii). Sachant que la puissance unitaire moyenne du parc actuel est de 2 MW/éolienne, il y aurait, donc, aujourd'hui, 8 499 turbines en service sur l'ensemble du territoire ; soit avec une moyenne annuelle de 9.3 morts/turbine/an, un nombre d'environ 79 040 décès d'oiseaux, dus aux pales d'éoliennes!
  Quelqu'un a-t-il déjà entendu, lu ou vu, qu'un exploitant d'éoliennes avait été condamné à une peine comme le prévoit la loi?

Ce pays est perdu!

(i) : "Cette expertise ne prend toutefois pas en compte l'impact des aérogénérateurs sur les chauve-souris, ni leurs impacts indirects sur l'avifaune."
La LPO publie une étude nationale sur la mortalité des oiseaux due aux éoliennes
(ii) : Le journal de l'éolien

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 jhm 2020 09 26


 

Etats-Unis d' Amérique : 1967, l'année hippie avec son héros Bob Dylan, épisode I

  "Le 21 février 2005, Hunter S. Thompson se tirait une balle dans la tête. Une mort en accord avec la vie qu'il avait choisie - et un point final mis à l’œuvre la plus délirante et la plus féroce de la littérature américaine. Inventeur du journalisme "gonzo", où le reporter est à la fois l'auteur et le héros de ses articles, Thompson était alors reconnu depuis peu comme un véritable écrivain. [...] Il s'y montre à son meilleur, trublion politique et voyageur lucide, portant haut sa fascination teintée de haine pour le rêve américain - qu'il perpétue en s' acharnant à le détruire."
Nicolas Richard, extrait.

Œuvres principales
- Hell's Angels, 1966.
- Las Vegas Parano, 1971.
- La Grande Chasse au requin, 1979.
- Rhum express, 1998.

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Owl Farm- Hiver 68

Hunter S. Thompson


  1967 a été l'année hippie. Comme c'est la dernière méditation que j'ai l'intention d'écrire sur le sujet, j'ai décidé de me mettre dans des bonnes conditions. Du coup, dans la pièce où je suis installé avec ma machine à écrire, j'ai deux haut-parleurs énormes et un amplificateur de 100 watts qui crache le "Mr. Tambourine Man" de Bob Dylan. Pour moi, c'est l'hymne national hippie par excellence. Une chanson à l'acide, LSD - et comme pratiquement toute musique hippie, les paroles ne sont pas très claires pour quelqu'un qui n'est pas "cool", ou "dans le bain" ou qui est extérieur à la "scène de la dope". J'habitais dans le quartier Haight-Ashbury de San Francisco quand le terme "hippie" a été lancé par Herb Caen du San Francisco Chronicle - le même qui, à la fin des années 1950, avait forgé le terme "beatnik" -, j'estime donc pouvoir m'appuyer sur mon expérience personnelle pour traiter de ce sujet. Pour tous ceux qui ont fait partie de cette scène, post-beat, avant que le mot "hippie" ne devienne une marque publicitaire nationale, en 1966 et 1967, "Mr. Tambourine Man" est la fois l’épitaphe et le chant du cygne d'un mode de vie et d'idées qui ont finalement conduit au "phénomène hippie", dont on a fait si massivement la publicité.
Mr. Tambourine Man : Live at the Newport Folk Festival. 1964*
album Bringing It All Back Home, 1965.

  Bob Dylan était le hippie originel, et quiconque est curieux de savoir comment raisonnait la "jeune génération" du début des années 1960 n'a qu'à écouter ses disques par ordre chronologique. On est passé d'une de folk grand public à un humour tordu puis, de là, on a basculé dans la protestation virulente, pendant les marches pour les droits civiques et les manifestations du Mississipi, au cours des étés 1963 et 1964. Ensuite, lors des mois qui ont suivi la mort du président Kennedy, Dylan s'est dégagé d'un ancrage dans le réalisme social pour accéder aux "réalités" plus abstraites de la nouvelle contestation et du désengagement. Son style revêtit l'éloquence du désespoir, prônant un anarchisme personnel. Ses textes ont évoqué de plus en plus souvent la drogue, avec allusions de plus en plus limpides, jusqu'à ce que son "Rainy Day Women # 12 & 35" [album Blonde on Blonde, 1966, ] soit censuré des ondes d'une côte à l'autre... essentiellement en raison du refrain proclamant " Everybody must get stoned"(1)
  À cette époque, c'était un héros de la "génération des moins de trente ans" qui semblait en totale révolte contre tout ce en quoi ses aînés essayaient de croire. À cette époque, également, Dylan sillonnait le pays en avion - enchaînant les concerts à guichets fermés - dans son jet privé à 500 000 dollars. À ses rares conférences de presse se pressaient des journalistes qui croyaient assister à des audiences accordées par un grand manitou plutôt qu'à des séances de questions posées à une personnalité accidentellement devenue personnage public. À cette même période, l'apparence de Dylan est devenue de plus en plus bizarre. Lorsqu’il commença à chanter à Greenwich Village, vers 1960, il s'appelait Bob Zimmerman et ressemblait à un vagabond adolescent dans la grande tradition de Huck Finn... ou du Nick Adams des premières histoires d' Hemingway. Mais en 1965, son nom s'était changé en Dylan & les cheveux lui arrivaient aux épaules ; il arborait le pantalon serré et les vestes rayées reflétant l'image bisexuelle bigarrée et caustique qui, déjà à l'époque, était en train de devenir le style universel d'une sous-culture baptisée "hippie".
  Ce coup de projecteur sur Dylan n'est pas le fruit du hasard. Toute culture - et a fortiori toute sous-culture - peut être définie, du moins en un premier temps, par ses héros... et de tous les héros hippies, Bob Dylan a été le premier, et le plus grand. Il est apparu à une période où Joan Baez était la Queen Bee d'un monde composé de jeunes qui ne trouvaient pas leur place... mais, contrairement à Joanie, qui n'écrivait pas ses chansons et préférait les ballades mélancoliques aux hymnes contemporains à la drogue, Dylan a été promu voix de la génération des inquiets et des désespérés. Tout du moins d'une partie d'une génération qui se percevait comme inutile et maudite, dans l'atmosphère de statu quo et d'affairisme qui prévalait dans ce pays, tandis que la guerre du Vietnam dégénérait et que les Etats-Unis, aux yeux de la "génération des moins de trente ans" du monde entier, semblaient embarqués dans un militarisme vindicatif incontrôlé.
  Il faut souligner que ce point de vue n'était pas, et n'est toujours pas, universellement partagé, mais ça ne regarde pas directement les hippies. Ils sont le produit d'une désillusion croissante face aux réalités militaro-industrielles des Etats-Unis, et, en termes purement quantitatifs, représentent une minorité qui double ou triple chaque année. En 1967, cette minorité a émergé dans les mass média américains... et a évidemment présenté un grand pouvoir d'attraction pour les éditeurs, les rédacteurs en chef et les journalistes qui, en sondant les goûts du public, ont découvert ledit public tout à fait mûr pour ingurgiter une bonne dose d'articles sur les hippies. La raison à cela est la même que celle qui explique l'existence des hippies : c'est moins leur valeur intrinsèque que le fait qu'ils mettent l'accent - de par leur simple existence - sur le vide et le malaise de la vie en Amérique, qui avait déjà engendré les beatniks, quelque dix ans plutôt. Même ceux qui pensent qu'il faudrait mettre tous les hippies en prison ou les envoyer en première ligne au Vietnam ne trouveront rien à redire dans ce qui est communément accepté comme étant l' éthique hippie : Paix, Amour, et Chacun pour soi dans une Orgie en Roue Libre où Chacun Vit Comme Il l' Entend Et Laisse les Autres Vivre à leur Guise.
  Les hippies ont présenté une menace pour l' establishment en exhumant certaines "valeurs américaines" parmi les plus fondamentales pour essayer de les appliquer dans une technocratie tentaculaire à haute pression qui, en l'espace de presque deux cents ans, s'est beaucoup éloignée des valeurs agraires originelles, en vigueur à l'époque de la Boston Tea Party [révolte politique à Boston, capitale de la province de la baie du Massachusetts, contre le Parlement britannique en 1773]... Les hippies sont une menace en forme d' anachronisme, car ils rappellent à grands cris que ces valeurs ont été bafouées ou détournées... qu'il existe de douloureuses contradictions dans une société conçue comme un monument à la "liberté humaine" et aux "droits individuels", une nation où tous les hommes sont censés avoir été "créés libres et égaux"... une nation que tout hippie avisé insistera pour décrire comme un "Etat guerrier" bâti sur la peur et ne pouvant plus se permettre les aberrations, même mineures, qui vont de pair avec la "liberté individuelle".
  Je me souviens de cette ère préhippie, à San Francisco, comme d'une époque désintéressée et légère, où tout semblait se goupiller à merveille. J'avais un livre excitant à écrire, un éditeur qui payait, une grosse moto rouge chromée pour rouler plein pot dans les rues à minuit, je portais un sweat-shirt, un jean coupé et une paire de Wellington, j'échappais à l'ire des policiers motorisés en remontant sur les hauteurs d' Ashbury Street, puis je revenais soudain à la charge, déboulant sur Masonic Street à 150 kilomètres/heure, direction Presidio... puis je rétrogradais en rigolant dans l'obscurité des virages rapprochés - la ligne blanche transperçait cette forteresse boisée, je passais devant la guitoune de la police militaire, filais jusqu'aux feux de Lombard Street, avec, sur la gauche, de l'autre côté, la Baie aux eaux glaciales, le yacht-club et Alcatraz, et toutes les cartes postales de San Francisco - ses collines et ses cable-cars. Je quittais Lombard pour éviter les feux, fonçais plein pot sur l' Union Street, passais l'appartement où avait habité cette nana, en me demandant qui y habitait à présent, puis je passais au coin du cabinet dentaire, je lui dois encore 211 dollars. Le payer, rembourser toutes ces vieilles dettes...À qui dois-je encore de l'argent? Envoyez vos factures, bande de salauds. J'aimerais tirer un trait sur ces souvenirs de misère...
  Passé le coin, quelques blocs plus bas, sur Union Street, j'arrivais au Matrix, un endroit qui ne payait pas de mine, sur la droite. Je montais sur le trottoir pour me gare entre les deux petits arbres, sachant que les flics radineraient et tenteraient de me coller une contravention pour parking illégal, gare donc ta motocyclette dans le caniveau, mon gars..., .Je verrais peut-être le chopper orange de Peter Knell garé aussi dans le caniveau. Pete était alors l'éminence grise des Angels à Frisco, et serait plus tard le président de la section de San Francisco de ce club grossier... Il jouait parfois du banjo à la Drinking Gourd, sur Union, mais ça, c'était avant qu'il ne devienne un fanatique.
  Le Matrix : la matrice de Jefferson Airplane. Ils possédaient une partie du club à l'époque où on y servait encore de la bibine, et peut-être qu'aujourd'hui, ils en sont totalement propriétaires. De l'eau a coulé sous les ponts depuis le soir où, sans un sou en poche, j'ai poussé la porte en marmonnant :



Club Le Matrix : rendez-vous au 3138 Fillmore Avenue à San Francisco. @https://aquariumdrunkard.com/2019/02/11/unearthed-vol-4-jerry-garcia-friends-at-the-matrix-1966-71/



1965/08/13 – À San Francisco, Jefferson Airplane a fait ses débuts en direct au Matrix Club de la ville @https://www.needsomefun.net/august-13-1965-in-san-francisco-jefferson-airplane-made-their-live-debut-at-the-citys-matrix-club/

À suivre...

Hunter S. Thompson, Gonzo Higway, pp 341-345, Pavillons Poche, Robert Laffont, février 2020

1. "Tout le monde doit être défoncé"


* Traduction Mr. Tambourine Man - Bob Dylan

Hé l’homme au tambourin joue-moi ta chanson
Je n’ai pas sommeil, et je n’ai prévu d’aller nulle part.
Hé l’homme au tambourin joue-moi ta chanson,
Je vais te suivre dans le remue-ménage du petit matin

Je sais bien que l’empire du soir
Est retourné en poussière,
Qu’il file entre mes doigts, me laissant, aveugle mais toujours conscient.
Mes angoisses me taraudent, mes pieds sont marqués au fer rouge
Je n’attends personne
Et la vielle rue désolée est trop morte pour me faire rêver

Hé l’homme au tambourin joue-moi ta chanson
Je n’ai pas sommeil, et je n’ai prévu d’aller nulle part.
Hé l’homme au tambourin joue-moi ta chanson
Je vais te suivre dans le remue-ménage du petit matin


Emmène-moi faire un tour, sur ton bateau magique et tournoyant,
Tous mes sens sont à nu, mes mains ne peuvent plus rien saisir.
Mes orteils trop engourdis, ne comptent plus que sur les talons de mes bottes
Pour prendre le large.
Je suis prêt à aller n’importe où, je suis prêt à me faufiler
Dans le cortège de mon carnaval, Jette ton sort de danse endiablée sur mon chemin,
Je promets de m’y soumettre

Hé l’homme au tambourin joue-moi ta chanson
Je n’ai pas sommeil, et je n’ai prévu d’aller nulle part.
Hé l’homme au tambourin joue-moi ta chanson
Je vais te suivre dans le remue-ménage du petit matin

 
Si tu entends rire, tournoyer et chavirer, par delà le soleil,
Ne t’en offusque pas, c’est juste une petite échappée qui s’fait la belle,
Et je crois bien qu’à part le ciel, rien ne pourra l’arrêter.
Et si tu perçois l’écho d’un torrent de rimes sautillantes, s’accorder
Au rythme de ton tambourin, c’est juste un clown en guenilles, là bas.
Je ne m’en ferais pas trop, à ta place, ce n’est qu’une ombre
Que tu vois et qu’il poursuit

Hé l’homme au tambourin joue-moi ta chanson
Je n’ai pas sommeil, et je n’ai prévu d’aller nulle part.
Hé l’homme au tambourin joue-moi ta chanson
Je vais te suivre dans le remue-ménage du petit matin

Alors fais-moi disparaître a travers, les ronds de fumée de mon esprit,
Aux pieds des ruines fumantes du temps, au-delà des feuilles de givre,
Des arbres hantés par l’effroi, là-bas, vers la plage balayée par le vent
Loin de l’emprise inextricable des peines démentielles.
Oui, pour danser enfin sous un ciel de diamants, une main flottant libre dans l’air,
Mon ombre se détachant sur les reflets de la mer, au cœur d’un amphithéâtre de sable,
Avec l’empreinte du passé et la conscience du destin, profondément ancrées sous les vagues.
Laisse-moi oublier aujourd’hui, au moins jusqu’à demain.
Hé l’homme au tambourin joue-moi ta chanson
Je n’ai pas sommeil, et je n’ai prévu d’aller nulle part.
Hé l’homme au tambourin joue-moi ta chanson
Je vais te suivre dans le remue-ménage du petit matin

Traduction: Georges Ioannitis
Source : https://paroles2chansons.lemonde.fr/paroles-bob-dylan/paroles-mr-tambourine-man.html



TRANSITION ÉNERGÉTIQUE, NUCLÉAIRE : LA POSITION AMBIGÜE DES " ANTI " DEVANT L'ARRÊT OBLIGÉ DE 26 RÉACTEURS

  Ainsi, les mêmes, qui ont exigé la limitation de la production nucléaire à 50% dans le mix énergétique français, en attendant d'impose...