Affichage des articles dont le libellé est Pays-Bas. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Pays-Bas. Afficher tous les articles

AU PAYS DES BATAVES, L'ÉLECTRICITÉ « VERTE » FRAGILISE LES FINS DE MOIS...

  Les Pays-Bas, souvent associés à leurs emblématiques moulins à vent et à une réputation de pays respectueux de l’environnement avec ses canaux pittoresques et ses villes sillonnées de vélos, figurent pourtant parmi les derniers en Europe en ce qui concerne la part d’énergies renouvelables consommées, qu’elles soient produites localement ou importées. Le gaz naturel, le pétrole et même le charbon (1) demeurent aujourd’hui les principales sources d’énergie dans le pays. Ils sont le deuxième plus gros importateur d’énergie derrière l’Allemagne et le sixième à l’échelle mondiale (2)
 
 
 
Source : Rapport entre l’énergie exportée et importée depuis et vers les Pays-Bas — AIE, 2023.
 
  Pourtant, les Pays-Bas ont connu ses dernières années un développement accéléré des ENR, notamment éolien et solaire (3). Sauf que, sans investissements massifs dans le réseau, le stockage, la flexibilité, ni un pilotage fin de la demande, ce dernier a révélé la vulnérabilité du système électrique national. En ça, les Pays-Bas représentent un cas d’école de la désynchronisation entre ambitions climatiques et réalités physiques du système énergétique.
  Les Pays-Bas font face à une crise aiguë de leur réseau électrique
 
(1). Pétrole — 41%; gaz naturel — 36%; bio combustibles — 7%; charbon — 6%. À titre de comparaison , la France c'est :  Nucléaire 70%; pétrole — 29%; gaz naturel — 12%. Lien. https://www.iea.org/countries/france/energy-mix  
(2). «  Depuis 1990, les émissions de CO2 pour la production d'1 kWh d'électricité ont baissé de 50 % dans l'Union européenne, pour s'établir à 275 g CO2/kWh en 2022. Même si cette tendance se retrouve dans presque tous les pays de l'UE, les niveaux d'émissions sont très variables entre eux. Les émissions sont élevées dans les pays où la filière charbon est encore importante, comme l'Allemagne (399 g CO2/kWh) ou, encore plus, la Pologne (722 g CO2/kWh). À l'inverse, elles sont plus faibles dans les pays ayant développé les énergies nucléaire et/ou renouvelables, comme la France (principalement du nucléaire, 73 g CO2/kWh) ou la Suède (principalement des énergies renouvelables, 32 g CO2/kWh). »  Source
(3). D'après  Eurostat, en 2023, 17 % de l’énergie consommée aux Pays-Bas provenait de sources renouvelables. À tire de comparaison  la moyenne de l’Union européenne atteint 24,5 %. La France est à 22 %, tandis que la Suède se démarquait largement avec 66 %.
 
 
  

 Un réseau saturé et sous-dimensionné
  •  11 900 entreprises et foyers attendent d’être raccordés au réseau. En cause, le réseau — lignes et sous-stations, n’a pas été adapté au rythme du développement décentralisé des EnR.
  • Le pays a fermé son principal champ gazier — Groningen, 2023, suite à d'importants tremblements de terre dans la région, alors que le gaz servait historiquement de régulateur flexible du système électrique.
  • Le gouvernement prévoit 200 Mds € d’investissements dans le développement du réseau pour tenir compte de la transition, soit environ 10 % du PIB néerlandais.
 Conséquences immédiates pour financer ces investissements
  •  Une augmentation prévue des tarifs de l’électricité supérieure à l'inflation, de 4,3 à 4,7%, par an, d'ici 2035, soit +50 à +60 % sur 10 ans et ce, dans un pays où les prix de gros de l’électricité sont parmi les plus élevés d’Europe, au niveau de l’Allemagne. Voir ci-devant. 
  • Pour réussir ce tour de force, il faut recruter autour de 28 000 techniciens qualifiés, pour déployer les infrastructures nécessaires — 100 stations + 4 000 sous-stations (4)
  • La décision a été prise de proposer des abonnements « auto-rationnés » aux particuliers et même aux gros clients. Le deal ? : ILS SE RATIONNENT VOLONTAIREMENT en heure de pointe, moyennement une réduction du prix de leur abonnement.
 En attendant, cette incertitude persistante freine la prise de décision des entrepreneurs et des investisseurs; le domaine énergétique ne faisant pas exception à la règle. Selon une analyse de la Rabobank, les Pays-Bas auraient enregistré une baisse des investissements industriels de près de 5 milliards d’euros entre 2022 et 2024, en grande partie à cause de la volatilité des prix de l’énergie et du manque de visibilité sur la politique énergétique nationale. Les spécialistes considèrent par ailleurs que la situation du « pays de la tulipe » constitue un signal précurseur pour d’autres économies européennes : selon le CPB (5) et plusieurs analystes du secteur, des dynamiques similaires pourraient affecter d’autres pays.
 
 
 
 Source
 
(4). Ce sont des postes qui convertissent le courant de très haute tension en moyenne puis en basse tension, afin de l’injecter dans les réseaux régionaux et locaux. 
(5). Centraal Planbureau, Bureau central de planification. Organisme gouvernemental néerlandais indépendant qui analyse les politiques économiques. Il est notamment chargé de : faire des prévisions économiques — croissance, inflation, emploi,  évaluer les conséquences budgétaires et économiques des programmes des partis politiques, conseiller le gouvernement sur les politiques publiques. C’est un acteur clé dans la planification et l’évaluation des politiques économiques aux Pays-Bas.
 
 
Conclusions
  Comme dans bien d’autres pays, les Pays-Bas disposaient d’un réseau électrique fiable et performant. Pourtant, au nom d’une idéologie dogmatique écologiste, minoritaire dans les urnes, ce système éprouvé a été progressivement démantelé pour faire place à des technologies dites « vertes », souvent inefficaces, coûteuses, et mises en œuvre sans réelle considération pour leur faisabilité technique ou leur viabilité économique. Le résultat ? Ce sont, une fois de plus, les citoyens et les entreprises qui en supportent les conséquences : 
  • Financement des écornifleurs de la filière, via les politiques gouvernementales
  • Utilisation de l’électricité désormais encadrée : alors qu’avant l’offre suivait la demande, c’est maintenant la demande qui doit s’ajuster à une offre plus limitée. Un vrai changement de logique
  • Paiement de factures aux montants toujours en hausse, malgré une consommation en baisse 
  • Vivre sous la menace d'un blackout ! 
  La transition énergétique est la mauvaise bonne idée par excellence !... Mais, il serait irresponsable d'imaginer de la part de nos dirigeants hexagonaux et européens que ces difficultés énergétiques ne soient propres qu' aux Pays-Bas.
  Aux jours qui viennent !... 
 
php 


PAYS-BAS, ENERGIETRANSITIE : LA " CONGESTION DU RÉSEAU " ET LE BLACKOUT PROGRESSENT MAIN DANS LA MAIN

  Ou il se confirme que, tous les pays qui réduisent leur part d'énergies fossiles dans leur production d'électricité en favorisant les EnR, au détriment du nucléaire, sont confrontés à deux problèmes majeurs : une fragilisation du réseau engendrant...des blackout. Si, jusqu'à présent, ce constat n'est pas encore une vérité, l'avenir proche nous tiendra au courant !... En attendant...  
php

***

Un réseau électrique sans tabou


  Notre réseau électrique est saturé et doit être renforcé de toute urgence. Mais produire encore plus d'électricité à partir de l'énergie solaire et éolienne, c'est jeter de l'huile sur le feu. L'énergie nucléaire est une solution évidente.
  Le 2 septembre 2022, une panne d'électricité spectaculaire a provoqué un véritable chaos dans le Flevoland.[ I2ème et dernière province née des Pays-Bas, https://www.flevoland.nl/ établie en I986 et située à l'est de la Hollande-Septentrionale, au sud de la Frise, à l'ouest de l' Overijssel et au nord de la Gueldre; chef-lieu : Lelystad; ville la plus peuplée : Almere] L'autoroute A6 est fermée, le trafic ferroviaire entre Lelystad et Dronten est interrompu, les ponts et les écluses sont hors service. Cet incident confirme une fois de plus l'importance d'un réseau électrique performant.
  Rendre ce réseau compatible avec les énergies éolienne et solaire est l'un des grands défis de la transition énergétique. Ces sources d'énergie propres dépendent des conditions météorologiques et, en raison de leur encombrement, sont souvent construites dans des endroits reculés où le réseau électrique n'est pas assez puissant pour transporter l'énergie produite.
  Qu'est-ce que cela signifie pour la transition énergétique ? Quels sont les projets du gouvernement et comment l'énergie nucléaire peut-elle contribuer à prévenir ou à atténuer les problèmes ? C'est ce que nous allons voir dans cet article.

Pression sur le réseau électrique
  Tous ceux qui suivent l'actualité de la transition énergétique ont déjà entendu parler de " congestion ". Il s'agit de la surcharge croissante du réseau électrique en raison d'une offre, —ou d'une demande, — d'électricité trop importante.
 
 
 
 Carte des capacités d'intégration au réseau électrique
 
 
 
 
 Carte des capacités d'utilisation du réseau électrique


  La congestion est aujourd'hui omniprésente aux Pays-Bas. La fourniture d'électricité au réseau appelée " feed-in ",[alimentation] Ière carte, est particulièrement limitée. Cela se produit surtout dans les régions peu peuplées où l'on produit beaucoup d'énergie solaire ou éolienne. Mais la consommation d'électricité, seconde carte, commence également à poser problème. C'est le cas notamment dans les régions où le développement est très important et où la demande d'électricité augmente.
  La production d'électricité à partir d'éoliennes et de panneaux solaires dépend du temps et des conditions météorologiques, et sa disponibilité est donc variable. Cette volatilité signifie également que l'énergie éolienne et solaire demande en moyenne plus de capacité de transmission au réseau électrique que les sources d'électricité régulières et contrôlables telles que les centrales au charbon ou au gaz. Si la congestion n'est pas résolue, nous ne pourrons pas répondre à la demande croissante d'électricité propre pour les voitures électriques, la cuisine électrique et le chauffage des locaux par des pompes à chaleur, et la transition énergétique sera compromise.
  Les panneaux solaires, en particulier, nécessitent une grande capacité de transmission, car la puissance moyenne qu'ils fournissent au réseau sur une base annuelle ne représente qu'environ un dixième de leur capacité maximale. Dans le cas des éoliennes, ce chiffre est d'environ un tiers. Toutefois, le réseau électrique doit être suffisamment puissant pour transporter la puissance maximale, et pas seulement la moyenne. Un réseau électrique alimenté par des usines éoliennes et des panneaux solaires doit donc être construit de trois à dix fois plus lourd qu'un réseau électrique alimenté par des générateurs contrôlables " ordinaires ", ou des centrales au charbon, au gaz ou nucléaires.
  En outre, la distance sur laquelle l'énergie éolienne et solaire doit être transportée est en moyenne plus longue, car la demande d'énergie éolienne se situe principalement dans des zones où le vent ne souffle pas à ce moment-là, et la demande d'énergie solaire se situe principalement dans des zones où le soleil ne brille pas à ce moment-là. Les coûts de transport de l'électricité provenant des usines éoliennes de la mer du Nord sont les plus élevés. Ils sont presque aussi élevés que les coûts des usines éoliennes eux-mêmes !
  Il est important de noter ici que les coûts de transport de l'électricité ne sont pas attribués aux producteurs d'électricité. Tous les coûts du réseau sont regroupés et attribués aux consommateurs. Ainsi, un consommateur d'énergie éolienne ou solaire paie autant pour le réseau qu'un consommateur d'énergie nucléaire, alors que l'énergie nucléaire génère beaucoup moins de coûts de réseau que l'énergie éolienne et solaire. Les producteurs et les consommateurs ne sont donc pas incités à choisir des sources d'électricité qui utilisent le réseau de manière efficace.
  Cela explique pourquoi les usine éoliennes et solaires aux Pays-Bas sont construits dans les endroits les plus fous, ce qui entraîne des coûts d'expansion ou de renforcement du réseau très élevés. À l'inverse, le remplacement d'une centrale au charbon par une centrale nucléaire permettrait d'éviter de nombreux coûts de réseau, mais ni les investisseurs ni les consommateurs n'en seraient récompensés.
  Cette faille du marché de l'énergie est bien connue des experts, mais elle est difficile à résoudre, de sorte que les décideurs politiques devraient l'examiner séparément. Jusqu'à présent, cependant, ils ne le font guère, voire pas du tout.

Études
  En avril de l'année dernière, les sociétés de réseau coopérantes ont publié " The Energy System of the Future, Integral Infrastructure Outlook 2030-2050 " , Le système énergétique du futur, perspectives intégrales de l'infrastructure 2030-2050, dans lequel elles ont examiné en détail les problèmes de congestion et présenté des pistes de solution. Les entreprises mettent en garde contre " les importants excédents et pénuries d'électricité auxquels nous serons confrontés en raison de sources dépendantes des conditions météorologiques " et concluent que " des extensions et des adaptations très importantes des infrastructures énergétiques " sont nécessaires. Les gestionnaires de réseau demandent également une plus grande marge de manœuvre pour les investissements et des procédures accélérées pour mener à bien l'expansion et l'adaptation.
    L'équipe d'experts du système énergétique 2050 mise en place par le ministre Jetten a également mentionné la congestion du réseau comme l'un des défis sur lesquels l'équipe se penche. Dans une interview accordée à Energeia, le président Bernard ter Haar a déclaré que le renforcement du réseau électrique était une nécessité " évidente " dans le cadre du " passage des énergies fossiles aux énergies renouvelables ". Il en va de même pour CE Delft,[organisme indépendant de recherche et de conseil spécialisé dans le développement de solutions innovantes aux problèmes environnementaux ] qui a été chargé par Netbeheer Nederland [association professionnelle de tous les opérateurs de réseaux d'énergie] de publier un rapport contenant des propositions pour lutter contre la surcharge du réseau. Ce rapport conclut également que seuls l'expansion et le renforcement peuvent réellement résoudre les problèmes.

Le grand absent : l'énergie nucléaire
  Cependant, une chose ressort des études et des commentaires des sociétés de réseau, des consultants et des équipes d'experts sur la congestion croissante du réseau : l'absence de toute considération sur le potentiel de l'énergie nucléaire. Même l' Integral Infrastructure Outlook de TenneT [étude conjointe de Gasunie et TenneT sur l'infrastructure énergétique intégrée aux Pays-Bas et en Allemagne] ne le mentionne pas du tout. Dans le même temps, il ne laisse planer aucun doute sur le coût et la portée d'un système énergétique à zéro émission basé uniquement sur des sources d'énergie renouvelables, — et donc sans l'énergie nucléaire.
  Pour mettre en place un réseau électrique fonctionnel, l'énergie nucléaire présente toutefois des avantages majeurs. L'énergie nucléaire étant extrêmement compacte, elle nécessite mille fois moins d'espace que l'énergie éolienne ou solaire, elle peut généralement être produite à proximité de l'endroit où l'énergie est nécessaire, ce qui évite de transporter l'électricité des centrales nucléaires sur de longues distances. En outre, l'énergie nucléaire étant contrôlable, elle peut toujours fournir exactement l'énergie nécessaire. Le réseau ne requiert donc pas d'être inutilement surdimensionné.
  La chaleur dégagée lors de la production d'énergie nucléaire peut également être utilisée localement pour le chauffage urbain. Ainsi, en appliquant intelligemment l'énergie nucléaire à proximité de lieux où la demande d'électricité ou de chaleur est élevée, nous pouvons réaliser des économies substantielles sur les infrastructures de transport. Si nous remplaçons les centrales fossiles par des centrales nucléaires, nous n'aurons même pas besoin de faire de nouveaux investissements dans le réseau. Et en combinant les centrales nucléaires avec les, futures, centrales à hydrogène, il n'est même pas nécessaire de raccorder le réseau, puisque la chaleur et l'électricité de la centrale nucléaire peuvent alors être envoyées directement à la centrale à hydrogène.
  Il semble donc judicieux d'examiner de très près ce que l'énergie nucléaire pourrait signifier pour les Pays-Bas, mais ce n'est pas le cas. Ce n'est pas parce que l'énergie nucléaire n'aurait rien à offrir. Au contraire : la Commission économique pour l'Europe des Nations unies a publié l'année dernière un rapport contenant une analyse positive détaillée des caractéristiques et du rôle de l'énergie nucléaire dans le système énergétique européen. En juillet, le Parlement européen a approuvé une proposition de la Commission européenne visant à considérer l'utilisation de l'énergie nucléaire comme une activité économique durable à partir de maintenant, car elle répond à toutes les exigences des sources d'énergie renouvelables. Selon l'Agence internationale de l'énergie, l'énergie nucléaire est, avec l'énergie hydraulique, la source d'énergie sans émission contrôlable la moins chère, et c'est précisément cette contrôlabilité qui fait d'elle un outil efficace contre la congestion.

L'accord sur le climat comme coupable

  La raison probable pour laquelle l'énergie nucléaire est si manifestement absente de l'approche de la transition énergétique est, — ironiquement,— l'accord sur le climat. En effet, l'accord sur le climat exclut de facto l'utilisation de l'énergie nucléaire, comme l'a expliqué Pieter Boot, directeur de l'Agence néerlandaise d'évaluation environnementale, dans un article consacré à l'accord sur le climat il y a trois ans. Selon lui, " les centrales éoliennes, solaires et au gaz s'accordent parfaitement ". Et comme nous disposons encore de " nombreuses centrales à gaz modernes " aux Pays-Bas, l'énergie nucléaire ne serait pas nécessaire.
  Le fait que les centrales éoliennes, solaires et à gaz s'accordent parfaitement est peut-être un fait agréable pour le secteur de l'électricité, mais la société a besoin d'un approvisionnement en énergie abordable, sans CO2 et fiable. Il est désormais clair que le gaz naturel ne répond pas à ces critères. Le fait que l'énergie nucléaire écarte le gaz naturel et les autres combustibles fossiles du marché n'est donc pas un inconvénient, mais plutôt un avantage !

Un nouveau cap
  Cependant, le vent en faveur de l'énergie nucléaire pourrait tourner dans les années à venir. Depuis l'entrée en fonction du gouvernement Rutte IV, les Pays-Bas ont à nouveau un gouvernement qui reconnaît l'énergie nucléaire comme un outil utile pour la transition énergétique. Il est grand temps, car la congestion du réseau est un problème urgent pour lequel l'énergie nucléaire semble être une solution évidente.
  Il serait bon que le monde de l'énergie néerlandais se montre disposé à coopérer avec le nouveau cap fixé par le gouvernement. Une voie dans laquelle l'accent n'est plus mis sur l'introduction désordonnée d'autant d'énergie éolienne et solaire que possible sur le réseau, mais sur la construction d'un système énergétique durable, efficace et fiable, exempt d'énergie fossile. Enlevons l'armure fossile et utilisons toutes les options à notre disposition, y compris l'énergie nucléaire. Ce faisant, le monde de l'énergie doit clairement indiquer ce qui est nécessaire en termes de législation ou de soutien. Il n'est plus temps de faire comme si l'énergie nucléaire n'existait pas. Et heureusement, car sans l'énergie nucléaire, il sera beaucoup plus difficile, long et coûteux d'atteindre nos objectifs en matière de climat et d'énergie.

  Sur le Web

Pays-Bas : fuir l'éolien pour ne plus souffrir dans son corps

"...Maintenant, suivez-moi bien, et dites-moi si ce que vous allez entendre est naturel!"
Honoré de Balzac, L'épopée impériale, Scènes de la vie de campagne : Le médecin de campagne.


 php

***

Rencontre avec les réfugiés climatiques néerlandais fuyant les parcs éoliens " incroyablement bruyants"

Edwin Timmer
2020 11 02

  Les premiers "réfugiés climatiques" néerlandais sont une RÉALITÉ. Non pas à cause de la mer qui monte mais, parce que ces citoyens ont leurs corps meurtris par le bruit et les infrasons des éoliennes.
  Mais, il n'y a pas que les machines de "guerre" en cause. Les habitants proches des centrales à biomasse se plaignent également.. La santé et l'environnement aux Pays-Bas sont-ils subordonnés à nos objectifs climatiques ? "Je vois une similitude avec le gaz de Groningue et les mines du Limbourg : les intérêts énergétiques l'emportent sur les autres intérêts."
  Chaque fois qu'il traversait le pont Haringvliet au volant de son bus de transport public Connexxion [société néerlandaise de transports publics urbains et régionaux], Claus van de Wiel regardait avec inquiétude vers le nord-ouest. À dix kilomètres, se dressaient 5 éoliennes, de 200 mètres de haut, près de Piershil.
"Comment va le vent ? N'est-il pas trop fort? Comment sera-t-il quand je rentrerai à la maison ? Est-ce que ce sera un autre soir où le bruit des turbines grondera comme un surf roulant et rugissant au-dessus de la télévision ? "Je n'ai pas dormi d'un iota. Parfois, je suis remonté dans le bus après seulement trois heures et demie de sommeil".

le Haringvliet est la "porte d'entrée de l'Europe". @https://www.tellerreport.com/life/--north-sea-water-flows-into-haringvliet--the--front-door-of-europe--is-open-.rJcxklLlS.html

 
Windfear
Windfear. D'autant plus, que le chauffeur de bus et sa compagne, Ine van den Dool, ont été des victimes de l' éolien après l'installation de la zone industrielle de Spui, à 500 mètres de leur maison. Le promoteur se vantait pourtant, à l'époque, et encore aujourd'hui, que ces machines étaient si silencieuses, les "Rolls-Royce" des éoliennes  "Mais nous avons été traumatisés. Le bruit était insupportable. La maison a été construite par mes parents, j'y ai grandi et je pensais ne partir qu'entre six planches, mais nous ne pouvions plus le supporter", raconte Aan de Wiel.
  Des infrasons frappaient les façades de trois côtés. Même les taupes ont disparu de leur jardin.
  Van den Dool aimait la verdure et l'espace dans le Hoeksche Waard [îles de la Hollande-Méridionale ]
  "C'était un endroit paradisiaque et guérisseur. Où nous étions assis dans le jardin avec des amis jusqu'à tard dans la nuit. La zone industrielle éolienne a détruit cela. C'était comme si un avion à réaction tournait sans fin au-dessus de nous. J'ai développé un asthme sévère et je ne pouvais pas m'arrêter de tousser la nuit. Comme si mon corps criait : "Au secours! Sors nous de là!"
  Et c'est ainsi qu'ils sont partis. Et sont devenus des "réfugiés climatiques" dans leur propre pays.

 Paysage du Hoeksche Waard. @hoekschewaardbouwgrond.nl

 
Le bruit des turbines

  C'est la compression de l'air lorsqu'une pale passe devant le mât qui fait le bruit typique d'une turbine.
  "Nos normes de bruit pour les éoliennes sont beaucoup plus souples que dans les pays voisins", explique Fred Jansen, de Schagen.
  Il y a dix ans, en tant que président de la National Critical Platform for Wind Energy [Plate-forme nationale contre l'énergie éolienne], il s'était déjà opposé aux nouvelles normes de bruit du gouvernement. Selon lui, elles ne jouent qu'en faveur des constructeurs de zones industrielles éoliennes. "Les résidents locaux sont les victimes".
  L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande que le bruit des éoliennes soit maintenu en dessous d'une moyenne de 45 décibels par jour. Un bruit plus fort "est associé à des effets néfastes sur la santé", selon le rapport 2018 "Environmental Noise Guidelines for the European Region".
  Cependant, la législation néerlandaise autorise une moyenne de 47 décibels pendant la journée et des pics bien supérieurs à 50 décibels. 3 décibels supplémentaires entrainent donc un doublement, cela permet de faire des économies, estime M. Janssen.
  Marcel Blankvoort, expert en environnement, aménagement du territoire et du Droit, confirme la position exceptionnelle des Pays-Bas. Notre pays travaille avec des moyennes, alors que d'autres pays d'Europe occidentale, à part la Norvège, autorisent une charge de pointe maximale.
  "Et nous n'incluons pas le bruit de fond. Ailleurs, une turbine dans une zone industrielle est autorisée à faire plus de bruit qu'à la campagne, parce qu'il y a de toute façon plus de bruit là-bas. Ici, la même norme s'applique partout. C'est pourquoi les éoliennes situées dans un polder auparavant calme sont plus susceptibles d'être perçues comme une détérioration du cadre de vie".
  Dans le Nijpelsian landscape ["paysage" de Nijpelsian], du nom du porteur de l'accord climatique néerlandais, les zones industrielles éoliennes "dégueulent" et, leurs ondes sonores frappent de plus en plus de citoyens.
  Malheureusement, il n'y a pas que l'énergie éolienne que le gouvernement favorise, sur le papier, pour réduire de moitié les émissions de CO2 d'ici 2030. En subventionnant la combustion de la biomasse ligneuse, il aide également les comptables de La Haye à se conformer à l'accord de Paris.
  Des milliards d'euros de subventions ont déjà été promis pour des centaines de centrales à biomasse. Mais les nuisances pour les riverains ont provoqué un vif débat social sur la combustion du bois.
  "Récemment, notre chambre était à nouveau pleine de fumée", explique Rini Ruitenschild de Ede. Il vit avec sa famille à une distance de 180 mètres d'une des centrales de biomasse locales, qui ne brûlent pas de gaz mais du bois pour le chauffage urbain.
"Ce n'est pas la première fois. Ma femme a un problème de poumon. Si toute votre maison est à nouveau remplie d'air pollué, alors vous deviendrez indiscipliné." Officiellement, l'entreprise de chauffage respecte les règles.
  Cela s'applique également à Zaandam. Mais les résidents de l'appartement pour personnes âgées De IJdoorn en ont marre. Depuis le onzième étage, Co et Jeanne Meester voient régulièrement de la fumée s'échapper de la cheminée beaucoup plus basse de la centrale à biomasse, à environ 200 mètres de là.
"La puanteur est insupportable. Comment peut-on autorisé une telle chose au milieu d'une zone résidentielle, juste à côté d'une école et à proximité d'un hôpital ?" Dit Meester. "Nous sommes préoccupés par les effets sur notre santé et celle de mes colocataires."


Les questions de santé
  Les inconvénients de la combustion du bois à des fins énergétiques sont connus depuis des années, explique Fenna Swart du Clean Air Committee [Comité de l'air propre].
  "C'est cher, ça détruit les écosystèmes et c'est mauvais pour la biodiversité. De plus, l'émission de la combustion du bois provoque une pollution de l'air. Nous n'avons même pas de normes pour les particules ultrafines qui pénètrent dans nos poumons. Et puis il y a d'autres substances très préoccupantes contre lesquelles aucun filtre ne peut rien. Ce n'est pas sans raison que les personnes qui cuisinent au bois dans les pays en développement développent des problèmes de santé. Et nous y revenons maintenant à grande échelle, aux Pays-Bas et dans toute l'Europe".
  La Dutch Lung Foundation [Fondation pulmonaire néerlandaise, organisation caritative néerlandaise qui a pour slogan "des poumons sains pour tous"]  est également préoccupée par les effets sur la santé et reçoit régulièrement des plaintes concernant les brûleurs de biomasse.
  En été, la Fondation a répondu avec satisfaction à la "suppression progressive de l'utilisation de la biomasse ligneuse", comme le souhaite le Conseil économique social, un important conseil consultatif du gouvernement néerlandais.
  "Mais nous ne voyons encore rien de cette élimination progressive", critique M. Swart. "Parce que le ministre Eric Wiebes ne parvient pas à le concrétiser avec une date de fin et des programmes de rachat. La Chambre des Représentants reste en attente. L'industrie et la politique s'accrochent l'une à l'autre et notre santé est en danger".


"Le syndrome des éoliennes"
  À Piershil, Ine Van den Dool a cherché une explication à ses problèmes physiques depuis que les éoliennes tournent. Elle est tombée sur le "syndrome des éoliennes", un terme inventé par le médecin américain Nina Pierpont.
  Sur le plan scientifique, il y a encore beaucoup de discussions, mais Pierpont a enregistré une liste de plaintes identiques concernant plusieurs personnes qui vivent à proximité d'éoliennes : troubles du sommeil, maux de tête, acouphènes, vertiges, nausées, irritations et arythmies cardiaques.
  "Très reconnaissable. S'endormir et rester endormi n'était plus possible. Je fuyais la maison aussi souvent que je le pouvais".
  Les médecins néerlandais s'agitent aussi progressivement. Certains médecins généralistes, comme Sylvia van Manen dans le magazine Medisch Contact, mettent déjà en garde contre les effets des bruits de basse fréquence, des ombres portées et des lumières rouges clignotantes la nuit.
  Le centre médical de l'université de Leyde a récemment reconnu une aggravation des maladies cardiaques due aux bruits de basse fréquence.
  "S'il y a tant d'éléments qui confirment que c'est un problème, alors ne devrions-nous pas enquêter davantage? ", déclare Fred Jansen. "Ou, au minimum, suivre les recommandations e l'OMS. Ainsi, cela déboucherait automatiquement sur moins d'éoliennes installées aux Pays-Bas".


Intérêts énergétiques

  Au sein de la société d'ingénierie Cauberg Huygen, Marcel Blankvoort travaille en tant que leader du savoir pour les développeurs de zones industrielles d' éoliennes ainsi que pour les groupes d'intérêt qui s'y opposent.
  "Il s'agit toujours d'un compromis entre plusieurs intérêts, notamment ceux des habitants et de la production d'énergie. Il est clair, cependant, que notre gouvernement, par ses décisions en matière de normes de bruit, a fait sciemment le choix de la durabilité grâce à la transition énergétique. Je vois une similitude avec le gaz de Groningen et les mines du Limbourg : les intérêts énergétiques l'emportent à nouveau sur les autres".
  Les réfugiés climatiques de Piershil ont déménagé dans un endroit plus calme sur Goeree-Overflakkee depuis l'été. Ils sont la sixième famille en deux ans à quitter Oudendijk.
 Dans le bus, Aan de Wiel dit maintenant qu'il se sent beaucoup plus calme :  "Je comprends maintenant la situation de stress gigantesque dans laquelle nous vivions. C'était comme si j'étais là à attendre ma mort ; une fois à la maison, je n'avais plus envie de faire quoi que ce soit. Mais s'ils démontent ces turbines demain, j'aimerais bien y retourner. L'endroit où j'étais avant me manque".
  Nous ne sommes plus des "citoyens bunkerisés"", convient son partenaire. "Nous ne pouvions pas dormir là avec la fenêtre ouverte, ni nous asseoir dans le jardin. Ici, nous vivons à nouveau dehors. Et nous dormons comme des marmottes, comme si nous avions besoin de dormir pendant un siècle".
  Deux semaines après le déménagement, Van den Dool a cessé de prendre le médicament Ventolin, car ses problèmes d'asthme ont disparu comme neige au soleil. C'est une coïncidence ? "Non, cela me prouve la vie anormale que nous avons dû mener sous la violence de ces turbines pourries".


De Oudendijk à Goeree-Overflakkee, la fuite en avant des réfugiés néerlandais. @www.viamichelin.nl

  Plus d'informations sur De Telegraaf (en néerlandais)

Pays-Bas: des militants anti-éoliennes « extrémistes » sur la liste des menaces terroristes

Connaissances des énergies
AFP

Commentaire : « Il vient une heure où protester ne suffit plus : après la philosophie, il faut l’action. »
Victor Hugo (1802-1885)


php



Les services néerlandais de lutte contre le terrorisme ont rangé les militants "extrémistes" qui protestent contre la construction d'éoliennes aux Pays-Bas aux côtés des activistes islamistes et d'extrême droite dans leur dernier rapport sur la menace terroriste rendu public lundi.

Au moins deux entreprises qui construisent de nouvelles éoliennes aux Pays-Bas ont renoncé à leurs projets "dans la crainte d'attaques et ont perdu des millions" d'euros, a souligné l'Agence nationale antiterroriste NCTV. "Les actions de protestation extrémistes menées par un petit groupe d'activistes anonymes contre l'érection d'éoliennes dans les provinces de Drenthe et Groningue (nord-est) se sont poursuivies et se sont durcies au cours des derniers mois", selon le rapport de l'Agence.

Le problème serait devenu si grave que la police a mis en place une équipe spéciale pour enquêter sur des lettres de menaces envoyées par ces militants anti-éoliennes. En avril, une entreprise qui n'a pas été nommée a renoncé à un contrat après avoir reçu un ultimatum lui donnant 48 heures pour "changer de mentalité à propos de la construction des éoliennes". "Si vous ne faites rien, vous pouvez utiliser l'argent que vous gagnez à nos dépens pour le dépenser en frais de sécurité pour vous et votre société", avertissait la lettre, selon la télévision publique néerlandaise NOS.

Une autre entreprise construisant des éoliennes dans la province de Drenthe a reçu une lettre de menaces similaire.

Les Pays-Bas développent leurs parcs éoliens avec l'ambition de remplir les objectifs des accords européens sur le climat, les énergies renouvelables devant constituer 14% des sources d'énergie en 2020.

Le pays cherche également des alternatives aux carburants car il a dû revoir à la baisse l'extraction de gaz du plus grand gisement d'Europe situé dans la province de Groningue après une série de séismes.

L'annonce de la construction de nouvelles fermes éoliennes suscite l'opposition virulente de la population locale. Les militants anti-éoliennes ont mis en place des décharges illégales d'amiante sur les sites choisis pour l'installation d'éoliennes et placardé des affiches représentant des responsables locaux portant des tenues nazies.

La semaine dernière, la police a arrêté trois hommes soupçonnés d'être impliqués dans les lettres de menaces et les décharges d'amiante, passibles de 12 ans de prison pour "mise en danger grave de la santé publique".

Le parc éolien des Pays-Bas compte plus de 2 500 éoliennes terrestres et 289 en mer du Nord, selon les chiffres officiels.

PIERREMONT-SUR-AMANCE : USINE AGRIVOLTAÏQUE : ÉTUDE PRÉALABLE AGRICOLE VALIDÉE MAIS LE PROJET EST LOIN D' ÊTRE AUTORISÉ

Épisode précédent : PIERREMONT-SUR-AMANCE : UNE USINE AGRIVOLTAÏQUE EN PROJET      Certains d’entre nous ont pu remarquer, en passant du cô...