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Nord, Roubaix : "Ce que nous avons devant nous, c'est la perspective d'une société de travailleurs sans travail."*

Hannah Arendt, 1906-1975. Extrait de la Condition de l'homme moderne, 1958.
 
"Collectif Rosa Bonheur
La Ville vue d’en bas
Travail et production de l'espace populaire

  La désindustrialisation à l’œuvre depuis les années 1970 a confiné des pans entiers des classes populaires aux marges du salariat. Tenues à l’écart des principaux circuits marchands, ces populations ont dû réorganiser leur travail et leur vie quotidienne de manière à satisfaire les besoins essentiels à leur subsistance, selon une dynamique qui confère une centralité nouvelle à l’espace urbain : pour elles, l’accès à la plupart des ressources matérielles et symboliques nécessaires au maintien d’une existence digne est intimement lié à leur ancrage territorial.
  Or, les pratiques attachées à cette centralité populaire sont aujourd’hui contestées. Prises dans la course à la métropolisation, certaines villes voudraient en définitive remplacer ces populations, dont elles considèrent qu’elles « ne font rien », par d’autres issues des classes moyennes et supérieures, n’hésitant pas à agiter le spectre du communautarisme et celui du ghetto. Il s’agit, au contraire, de saisir ce qu’impliquent les processus contemporains de fragmentation de l’espace social pour des personnes qui ne sont ni plus ni moins que des travailleuses et des travailleurs.

 

 



   "Dignité : Qualité recommandée aux pauvres pour les consoler de leur pauvreté.
   La dignité s'exprime le mieux lorsque les pauvres ferment leur gueule
."
  Slogan, 1986

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Roubaix sans les usine « Il y a une fin dans le travail salarié, mais le travail de subsistance ne s’arrête jamais »

CQFD n°199
2021 06 

  Propos recueillis par Margaux Wartelle

   Que se passe-t-il quand les usines s’en vont ? Que deviennent les villes, les gens, les liens ? Pour répondre à ces questions, les six membres du collectif Rosa Bonheur ont arpenté pendant quatre ans un ancien bastion de l’industrie textile : Roubaix. Dans leur livre La Ville vue d’en bas, ces chercheurs en sciences sociales racontent la précarité, la débrouille, la nostalgie et les solidarités des anciens ouvriers ; mais aussi la lutte des classes pour l’espace urbain.

 


   Hakim est mécanicien de rue. Il fait travailler les jeunes du quartier et dépanne les voisins. Sofian, la vingtaine, réalise l’autoconstruction d’un immeuble. Kadouja, fraîchement retraitée, mais depuis longtemps dans la précarité, ne se ménage pas. Elle est de tous les collectifs, de toutes les associations. Didier vend les cages aux oiseaux qu’il fabrique, « à deux, trois euros pièce », aux puces du quartier. Tous vivent à Roubaix.
  Les tours et détours de leurs vies sont racontés dans La Ville vue d’en bas. Travail et production de l’espace populaire, passionnant ouvrage publié en 2019 aux Éditions Amsterdam. Les auteurs, un collectif de chercheurs lillois baptisé Rosa Bonheur, y relatent quatre années d’enquête ethnographique : des observations et des entretiens menés au gré des rencontres dans cette ville du Nord, cas presque idéal-type, tant elle a subi la désindustrialisation de plein fouet, passant de fleuron de l’industrie textile à commune parmi les plus pauvres de France.
  Loin de donner dans l’enquête surplombante, le collectif s’est mis à hauteur d’habitants et a choisi de raconter les espaces sociaux et géographiques en mettant l’accent sur la production, les savoir faire, l’entraide.
  Anne Bory et José-Angel Calderón sont sociologues. La première mène de front deux chantiers : elle s’intéresse autant à la philanthropie des élites économiques qu’aux conséquences de la désindustrialisation sur les classes populaires. Le second étudie les transformations de l’emploi et du travail. Visite guidée.

***


Pourquoi Roubaix est-elle une ville de choix pour analyser l’impact de la désindustrialisation sur un territoire et ses habitants ?
  Anne Bory : « C’est une ville marquée par la mono-industrie ; depuis le XIXe siècle, tout le développement local a été orienté par les besoins en main-d’œuvre de l’industrie textile. La population ouvrière est vite devenue internationale : belge, européenne puis nord-africaine. Quand les détenteurs du capital ont décidé de délocaliser, en ne gardant sur place que les activités de conception qui nécessitent une main-d’œuvre qualifiée, l’activité proprement industrielle a baissé, puis disparu. Tout n’a pas fermé d’un coup, il y a eu des restructurations permanentes des années 1960 jusqu’au milieu des années 2000. Mais les populations locales, formées et installées ici pour ce travail-là, se sont retrouvées sans emploi. »
  José-Angel Calderón : « Roubaix correspond au modèle de la ville-usine, une structuration urbaine que l’on retrouve à Liège ou Charleroi, en Belgique. Tout a été pensé pour l’usine et donc pour loger les ouvriers à proximité. La ville s’est construite pour et autour de la production industrielle, la mairie a souvent été aux mains du patronat ou cogérée avec lui. Mais la classe ouvrière a eu un vrai poids dans l’agenda municipal jusque dans les années 1980 ; Roubaix a été une des villes phares du socialisme municipal. Des infrastructures culturelles et sportives ont par exemple été pensées pour les ouvriers. À la fermeture des usines, il y a eu une vraie rupture. En plus, dans un contexte de métropolisation avec Lille et Tourcoing, phénomène qui a aspiré les ressources. Roubaix en est sortie perdante. La ville est devenue entrepreneuriale, il n’y a plus de projet municipal – ou, en tout cas, le projet choisi ne s’adresse plus à sa population. »

Quelle mémoire reste-t-il du « temps des usines » ?
  A. B. : « On a rencontré une association d’anciens salariés du textile : évidemment, chez eux, cette mémoire est très présente et le travail à l’usine est appréhendé sous l’angle de la nostalgie, avec une mise en avant forte de l’intégration sociale et des solidarités ouvrières. Leurs discours ont tendance à gommer la dimension conflictuelle du travail à l’usine, sa dureté, parce qu’ils veulent peser dans l’agenda politique.
  Les femmes que nous avons rencontrées étaient souvent des filles d’ouvriers du textile ou des épouses d’ouvriers licenciés – ce qui ne veut évidemment pas dire qu’il n’y a pas eu d’ouvrières : elles étaient nombreuses dans le secteur de la filature. Mais celles avec qui nous avons passé du temps nous ont surtout parlé du quotidien qui change quand le mari ne travaille plus à l’usine. En termes de temps, de moyens financiers, d’interdépendances. Elles nous ont aussi raconté dans quel état de fatigue revenaient les pères ou les époux, ce qu’ils racontaient de l’usine. Pour ces enquêtées, il s’agit d’un lieu présent, mais assez lointain.
»
  J.-A. C. : « Parmi les hommes, le sentiment d’injustice est très présent dans les discours. Ce n’est pas un regret de l’usine mais un sentiment d’être laissés pour compte, d’avoir été abandonnés. On dit que Roubaix a été en crise, est en crise. C’est vrai pour ses habitants les plus pauvres, mais les capitaux, eux, n’ont jamais été en crise. Ils sont toujours là. Les grandes familles sont toujours là, celles qui ont fait fortune sur le dos des Roubaisiens.
  L’activité des ouvriers, notamment dans les phases initiales du traitement de la laine, était très dure, les tâches extrêmement pénibles. On a recueilli assez peu de récits sur ce qui se passait dans ces usines mais les traces sont encore visibles sur les corps, usés et fatigués. Les Roubaisiens ont une espérance de vie près de trois ans inférieure à la moyenne nationale. En réalité, les récits positifs sur la vie d’avant, la vie d’usine, sont surtout le fait de celles et ceux qui veulent mettre en valeur le patrimoine industriel. Il faut vraiment nuancer ces discours : oui, contrairement à aujourd’hui, les gens avaient un emploi mais les conditions de vie étaient aussi très dures.
»
  A. B. : « En revanche, il existe une mémoire très pratique du travail industriel dans les activités manuelles aujourd’hui exercées par ces anciens salariés, comme la réparation automobile ou le jardinage. Cette valorisation très forte du travail fait main n’est pas rattachée dans le discours aux anciennes usines, mais en pratique elle est un héritage de ce travail industriel. »
  J.-A. C. : « C’est ce que la sociologue Florence Weber appelle le “travail-à-côté” : le bricolage, la couture, etc. Tout cela constitue un autre rapport, y compris esthétique, au monde, et contribue à la production d’une culture ouvrière où les savoir-faire sont centraux. Ça n’a pas disparu avec la fermeture des usines ; simplement, ces activités qui étaient à l’époque considérées comme du travail à la marge, à côté, sont aujourd’hui devenues centrales, comme la réparation, l’ autoréhabilitation du bâti. »

« Que font les gens qui ne font rien ? » C’est une interrogation que vous posez dans votre livre, en y répondant très vite : tous continuent à faire, à travailler. Comment l’activité se réorganise-t-elle après les fermetures ?
  A. B. : « Même si l’emploi industriel a quasi intégralement disparu, il demeure de l’emploi salarié populaire dans les services à la personne, dans l’associatif, à Roubaix et autour. Quelques industries, notamment à la frontière belge, continuent d’embaucher aussi, de manière précaire.
  Et puis, il y a du travail non salarié, le travail de subsistance, comme le nomme la sociologue allemande Maria Mies, qui recoupe l’ensemble des activités permettant de garder la tête hors de l’eau. Certaines de ces activités sont rémunérées, c’est le cas de la mécanique à ciel ouvert ou de tout ce qui se passe entre deux portes, des petites prestations qui sortent du marché officiel, comme le soin à la personne, la fabrication de meubles, d’objets. Pour d’autres activités encore, il n’y a pas de rémunération monétaire mais un système d’échange et de réciprocité, soit dans la famille ou la maisonnée, soit via des interconnaissances, dans la rue, le quartier, la ville. Il peut alors s’agir de gestion des papiers administratifs, de travail éducatif, de petits travaux ou tout simplement de réussir à consommer avec des moyens réduits. C’est un vrai travail : s’adapter à un budget serré, calculer les prix en fonction de la qualité des produits. De la même façon, réparer, produire soi-même, faire de la couture, la cuisine : ce sont des formes de travail très concrètes.
»

Quelles sont les conséquences de ce « travail de subsistance » ?
  A. B. : « L’intégralité du temps est colonisée par ce travail. On sort du modèle – d’ailleurs très masculin – des trois-huit. Il y a une fin dans le travail salarié mais le travail de subsistance, lui, ne s’arrête jamais et concerne l’intégralité du temps. Les femmes que nous avons rencontrées ont un agenda de ministre, elles ne font jamais une seule chose à la fois et les 24 heures de la journée ne suffisent pas. »
  J.-A. C. : « Ce qui change, c’est le contexte dans lequel ces activités sont faites : celui d’une “désalarisation”. Il ne s’agit pas uniquement de la forme du contrat de travail, mais aussi du fait d’avoir accès ou non à la protection sociale, à des politiques sociales d’entreprise, à un collectif ouvrier organisé. Désormais, et c’est le cas pour tout le monde, il faut travailler plus, avec moins de moyens et moins d’argent. Pour le travail de soin [le “care”], les personnes doivent de plus en plus s’occuper seules de leurs proches malades car la qualité du service public baisse. La dégradation du bâti est également assez phénoménale, donc les gens doivent se débrouiller en réparant eux-mêmes leur habitat.
  Nous, on a fait le pari de nommer travail toutes ces activités. De la même façon que le féminisme parle de travail domestique, qui est un vrai travail sauf qu’il n’est pas considéré comme tel. Il faut reconnaître le travail de subsistance comme étant du travail, pour repenser les liens sociaux dans une société qui a tendance à marginaliser ces personnes.
»

Autre sujet : comment le territoire, longtemps organisé autour des usines, se transforme-t-il une fois celles-ci fermées ?
  A. B. : « L’arrêt de l’industrie change fondamentalement le décor, parce qu’il a été façonné pour elle. Mais les usines ne disparaissent pas, du moins pas tout de suite. Il y a des friches, des terrains inutilisés. Certains bâtiments sont réhabilités pour faire du logement destiné aux classes moyennes supérieures, des lofts ou des bureaux. »
  J.-A. C. : « Le passé est encore présent : il reste des cheminées d’usine de très grands bâtiments industriels. L’usage d’une grande partie du bâti change mais l’organisation urbaine reste assez stable. À Roubaix, il y a des quartiers résidentiels très luxueux, toujours occupés par les mêmes familles ayant fait fortune dans l’industrie, et des logements ouvriers en brique, qui sont encore aujourd’hui le lieu de vie des classes populaires.
  Certes, d’anciens quartiers ouvriers ont été détruits, mais cette disparition est assez récente. Elle s’effectue d’ailleurs sous couvert de rénovation et d’amélioration de l’habitat, surtout pensées pour virer les pauvres. Mais ce n’est pas très efficace. Roubaix reste une ville très populaire et les nouveaux habitants qui viennent s’y installer sont eux aussi plutôt pauvres.
  Toujours est-il qu’il existe une politique de “dédensification” qui s’attaque essentiellement aux quartiers les plus précaires. Le problème, c’est que “dédensifier” a pour conséquence de briser les liens sociaux ; c’est comme si on s’attaquait à un collectif de travail en supprimant un poste de travail sur deux, tant l’habitat, la rue et les échanges de proximité qu’ils induisent entre voisins sont importants. Les économies de subsistance que l’on décrit n’auraient pas pu apparaître ailleurs que dans ces villes ouvrières, construites de manière particulière, ouvertes sur la rue.
  Sur un autre plan, celui de la façon dont la mémoire s’inscrit dans le paysage, le quartier de l’Union, qui abritait plusieurs très grandes usines et des logements ouvriers, a par exemple été complètement rasé au milieu des années 2000 et les pouvoirs publics y ont construit un centre pour le textile innovant, avec le projet d’un écoquartier destiné aux classes moyennes. Les anciens ouvriers se sont alors constitués en collectif, l’Union des gens du textile, pour tenter de peser dans cet espace.
»

Vous défendez le concept de « centralité populaire » pour définir des quartiers souvent désignés comme périphériques qui seraient au contraire centraux « car ils cumulent des fonctions d’accès au logement et d’ancrage résidentiel, d’activités économiques et de travail »…
  J.-A. C. : « La centralité populaire est un outil. Les gens s’entraident pour acheter, louer ou rénover des logements par exemple. C’est nécessaire pour ces populations qui sont souvent discriminées sur ces questions, et c’est encore plus vrai pour les personnes racisées. Les habitants disputent l’espace au capital et aux processus de gentrification, ils luttent contre des administrateurs qui veulent interdire tel marché aux puces ou imposer les formes et l’organisation d’un nouveau potager collectif, tout en supprimant des jardins ouvriers. »
  A. B. : « Il y a une conflictualité dans la gestion de l’espace. C’est bien pour ça qu’il y a des formes de contrôle social sur la rénovation des logements ou sur l’activité de mécanique à ciel ouvert. De nouvelles normes ou des interdictions sont prises car ce n’est pas conforme aux attentes esthétiques des classes moyennes supérieures. Le fait même que les populations les plus populaires utilisent l’espace rend celui-ci moins attractif à leurs yeux. »


 

Nord, Mazinghien : " Dès qu’ils ont mis en route ces foutus aérogénérateurs ça a été la catastrophe."

Sioux Berger

Témoignage de Philippe Marchandier

   Je m’appelle Philippe Marchandier, et je suis éleveur et agriculteur. Je cultive du blé, du maïs, et j’élève des vaches allaitantes. Je me suis installé en 1990, et tout allait bien jusqu’à la construction de la ligne à haute tension à proximité de mon étable, en 94. Ma production de lait a baissé, puis ça s’est stabilisé. Pour l’installation de la ligne, on ne nous avait pas demandé notre avis, et pour les éoliennes non plus. Elles sont sorties de terre il y a peu, comme ça, sans qu’on nous en informe. Il y en a 5 en tout, dont une à 800 mètres de ma stabulation. Et depuis, mon troupeau est décimé. Dès qu’ils ont mis en route ces foutus aérogénérateurs ça a été la catastrophe. D’Avril à Août, j’ai perdu 50 000 litres de lait par rapport à ma production d’avant. Et en septembre, quand j’ai commencé à rentrer les bêtes, ça a été pire. En tout, 20 veaux sont morts. Et la semaine dernière, 7 de plus. Ils ne veulent plus téter, et ils se laissent mourir. J’essaie de rester auprès d’eux pour les aider, et je les veille jusqu’à minuit dans l’étable, mais ils sont faibles, ils se mettent à tousser, à avoir des diarrhées. J’ai eu aussi des avortements. En tout, 7 sont mort nés. Alors je rachète des vaches pour tenter de sauver mon exploitation. Elles arrivent en pleine forme, et puis elles perdent peu à peu du poids. J’ai fait venir un spécialiste, il a testé l’électricité qui circule dans le bâtiment. Il y a 12 volts sur les piquets. Normalement, ce devrait être 0,5 volts….

  C’est sur, avec toutes les nappes d’eau qu’il y a dans le coin, et le ruisseau pas loin, comment voulez-vous que toutes ces installations électriques ne nous causent pas de mal.
Je regarde mes bêtes, ça me désole de les voir comme ça. Elles ont en permanence le poil piqué, ; c’est-à-dire qu’il est dressé sur leur tête au lieu d’être lisse…et puis je pense qu’il y a pire encore et ça nous attend tous. Je ne sais pas ce qu’ils mettent dans ces machines, mais depuis qu’elles sont là je n’ai pratiquement plus de naissances de mâles. Que des femelles. Je suis obligé d’aller chercher les taureaux ailleurs. Si ça perturbe à ce point les naissances, ça veut dire qu’à terme il n’y aura plus aucune vie là en dessous. Aujourd’hui j’essaie de trouver une autre stabulation pour préserver ma santé et celle de mes bêtes. Mais franchement, est-ce à moi de partir ? On nous pourrit la vie, on nous chasse, et ensuite on ira proposer du lait venu de l’étranger aux consommateurs français qui pensent que tout ça c’est écolo. C’est l’écologie, ça, de faire crever les bêtes et de fermer les yeux sur ce qu’il se passe réellement ?
  Bientôt, je n’aurai plus rien à perdre, car j’aurai tout perdu. Je ne vais pas pouvoir tenir longtemps comme ça, à la longue, je vais mettre la clef sous la porte. Mais au moins je ne me serai pas tu. On est en train de détruire des régions entières, et si nos vaches sont malades, si elles avortent, si elles ne mettent pas de mâles au monde, si les veaux meurent, ça je peux vous le dire, nous aussi, les humains, nous allons avoir des problèmes. Je ne suis pas un scientifique, mais mon travail et mes bêtes je les connais, et je peux vous dire que ce n’est pas normal…

Voir et écouter Philippe Marchandier
Reportage réalisé par l' association SOS Danger Eolien (02) 


Et le calvaire n'est pas prêt de s'arrêter! À moins que... la population dans sa grande majorité sorte de son sommeil? Et cela passe par une mobilisation extraordinaire et doit se traduire aux élections municipales par :
PAS UNE VOIX POUR LES CANDIDATS PRO-EOLIENS!
Sinon, c'est la promesse de l' Enfer éolien!
Enquête publique relative à la demande d’autorisation présentée par la SAS Les Vents du Caudrésis 2

Extraits, pp 8-9.  

1.2.Un espace propice à l’éolien
   Le rayon d’étude (20 km) du parc éolien du Mont de Bagny II était identifié par le Schéma Régional Eolien du Nord-Pas-de-Calais. Ce SRE a été annulé sur décision du Tribunal Administratif de Lille le 19 avril 2016.Au 17 mai 2017,

Sur l’ensemble du périmètre d’étude (rayon: 20 km) :
  • les parcs éoliens existant et autorisés totalisent 152 éoliennes et atteignent une puissance globale de 423,5 MW ; 
A l’échelle du périmètre d’étude intermédiaire (rayon: 6 km) :
  • un parc éolien est en exploitation (8 éoliennes),
  • un parc éolien est autorisé (5 éoliennes),
  • un parc (9 éoliennes) est en instruction avec l’avis de l’autorité environnementale (MRAe) ;
Sur l’aire d’étude éloignée (20 km) :
  1. 10 parcs éoliens sont en exploitation (67éoliennes),
  2. 10 parcs éoliens sont autorisés (64 éoliennes),
  3. 2 parcs, qui totalisent 14éoliennes, en instruction ont reçu l’avis de l’autorité environnementale(MRAe).
Le projet parc éolien du Mont de Bagny II vient s’implanter dans un territoire déjà investi par l’éolien :
  • Le parc éolien Mont de-Bagny I construit à 500 mètres à l’ouest, constitué de 8 éoliennes d’une hauteur totale de 150 mètres; 
  • Le parc éolien du plateau d’ Andigny II construit à 3,5 km au sud-est, constitué de 4 éoliennes d’une hauteur totale de 150 mètres;
  • Le parc éolien du plateau d’ Andigny construit à 5 km au sud, constitué de 4éoliennes d’une hauteur totale de 150 mètres;
  • Le parc éolien de Bazuel et Catillon autorisé à 5.5 km à l’est, constitué de 5éoliennes de 150 mètres.
Deux projets connus se situent dans un rayon de 10 km :
  • Le parc éolien dit «du Catésis» composé de deux entités :
- Le projet de parc éolien du Bois Marronnier situé à 3 km au nord-ouest, composé de 5 éoliennes de hauteur totale 165 mètres, de hauteur de mât 99 mètres et de diamètre de rotor de 132 mètres. Ce parc a été autorisé après le dépôt de l’étude d’impact;
- Le projet de parc éolien du Champ Bérant situé à 4,5 km au nord, composé de 4 éoliennes de hauteur totale 165 mètres, de hauteur de mât 99 mètres et de diamètre de rotor de 132 mètres. Ce parc a été refusé après le dépôt de l’étude d’impact;
  • Le projet de parc éolien dit «du Grand Arbre» situé à 10 km au nord, composé de 8 éoliennes de 126.5 mètres, d’une hauteur de mât de 70 mètres et de diamètre de rotor 113 mètres. Une demande d’autorisation environnementale (DDAE) pour l’exploitation de 8 aérogénérateurs sur le territoire de la commune de Saint-Souplet a été déposée en 2018 auprès de la préfecture du Nord par EDF Energies Nouvelles.Cette demande n’est pas intégrée à l’étude du 17 mai 2017exposée ci-dessus. Ce qui signifie que, depuis 2017, des projets nouveaux ont été mis à l’étude.
Lire également
Monographie communale de Saint-Souplet


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Nord, Anneux : 500 000 euros contre le passage des câbles éoliens dans le village

Pierre-Louis Curabet Pawlak
08/08/2017

Commentaire : France 2017 : quand l'éolien et son grisbi transforment les élus de ce petit village (280 habitants) en "maîtres-chanteurs", dignes des héros de roman noir de Dashiell Hammett, de Raymond Chandler ou de Chester Himes. https://fr.wikipedia.org/wiki/Roman_noir
Criminel

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Les discussions entre les élus d’ Anneux et Enedis continuent concernant le passage dans le village des câbles du projet éolien de Graincourt. Les élus souhaitent que la société d’exploitation Nordex mette la main à la poche.

Depuis que le conseil municipal a refusé à l’unanimité le passage dans le village des câbles de raccordement des futures éoliennes de Graincourt-lès-Havrincourt, Enedis tente de dessiner un tracé qui conviendrait aux élus anneusiens. Mais les discussions piétinent.

PIERREMONT-SUR-AMANCE : USINE AGRIVOLTAÏQUE : ÉTUDE PRÉALABLE AGRICOLE VALIDÉE MAIS LE PROJET EST LOIN D' ÊTRE AUTORISÉ

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