Allemagne, élections du Bundestag : des partis politiques qui lavent plus "vert" que "vert"

"Des partis politiques qui lavent plus "vert" que "vert"", voilà un slogan qui colle parfaitement au monde politique en France.
Le singe est toujours singe, fût-il vêtu de vert.
  Quand les normes écologiques nourrissent la Norme, le consommateur/contribuable/électeur, Allemand ou Français, voit, inévitablement, le coût de ses dépenses gonflé, gonflé...
  Le tout est de savoir, quelle est la limite du supportable avant...?
  Va savoir, Charles!

Jusqu'à quand?

php

***

La protection du climat coûtera cher! À quel point? Rendez-vous après les élections

Blackout news
2021 05 28


  Avec la nouvelle loi sur la protection du climat, le gouvernement allemand a une fois de plus considérablement augmenté les coûts futurs pour les citoyens et l'économie. Les mesures concrètes, par lesquelles on veut atteindre les nouveaux objectifs de CO² dans le délai fixé, on les cherche cependant en vain. Ce qui est certain, en revanche, c'est que la protection du climat sera coûteuse - nous ne saurons à quel point après les élections.

La neutralité carbone est avancée de 5 ans
  Grâce à cette nouvelle loi, l'Allemagne entend atteindre la neutralité carbone dès 2045, soit cinq ans avant la date butoir fixée par l'Union européenne.  La nouvelle loi prévoit une nouvelle réduction des émissions annuelles de CO² pour tous les secteurs. Le nouvel objectif est désormais une réduction de 65 % des émissions par rapport aux niveaux de 1990 d'ici à 2030, alors que l'objectif de l'UE ne prévoyait que 55 % de réduction des émissions de CO² sur la même période.

Des raisons électorales pour une nouvelle loi sur la protection du climat
  La décision de la Cour constitutionnelle fédérale du 29 avril a obligé le gouvernement allemand à définir une réglementation en matière de politique climatique pour les années postérieures à 2030 d'ici à la fin de 2022. Le fait que la nouvelle loi ait été adoptée du jour au lendemain, à peine 14 jours après la décision de justice, est révélateur de raisons électorales.
  Avant les élections du Bundestag en septembre, la CDU/CSU ne veut plus se laisser distancer par les Verts et des organisations comme "Fridays for Future" en matière de protection du climat. Le SPD souhaite également se rapprocher de ce groupe d'électeurs en se fixant des objectifs ambitieux en matière de protection du climat

Aucune mesure définie sur la façon d'atteindre l'objectif
  Cependant, le gouvernement n'a défini aucune mesure dans la loi rapidement adoptée quant à la manière dont les nouveaux objectifs d'économies doivent être atteints. Tous les secteurs sont concernés, du chauffage aux transports en passant par la production d'électricité.
  La seule option qui reste au gouvernement est d'augmenter massivement le coût des combustibles fossiles afin d'évincer la technologie concernée du marché, ou de l'interdire par la loi. Il faut donc s'attendre à ce que de nouvelles taxes et redevances sur l'essence, le diesel, le mazout et le gaz naturel entraînent des augmentations massives des prix dans les années à venir.

La protection du climat devient coûteuse, ce qui augmente le coût de la vie
  Cependant, si le coût de l'énergie augmente, le coût de la vie augmente également, car tout ce que nous pouvons acheter nécessite de l'énergie pour sa production, son transport et son stockage. Toutes ces nouvelles dispositions écologiques ont un prix qui, inévitablement, gonfle l'addition finale pour le consommateur. Cela réduit notre pouvoir d'achat et donc notre prospérité.

Des milliers d'emplois menacés

  À elle seule, l'industrie chimique, qui représente 464 000 emplois dans 1 700 entreprises, aurait besoin de plus d'électricité verte que ce dont l'Allemagne a actuellement besoin au total si elle abandonnait les combustibles fossiles. La provenance de cette électricité est totalement ouverte. Comme nous l'avons déjà écrit dans notre article "Couplage des secteurs - 140 centrales nucléaires ne suffiraient pas", un approvisionnement suffisant en électricité sans CO² n'est possible qu'avec l'énergie nucléaire.
  En conséquence, les entreprises à forte intensité énergétique, telles que les producteurs d'acier, d'aluminium et de cuivre, n'ont d'autre choix que de délocaliser leurs emplois à l'étranger. Toutefois, de nombreux emplois dans des secteurs à moindre intensité énergétique seront également perdus en raison de la baisse du pouvoir d'achat.
  Il est donc insensé qu'un pays fasse cavalier seul lorsqu'il s'agit de renforcer les objectifs en matière de CO². Cela nous mettrait dans une situation économique plus défavorable sans pour autant améliorer le solde global.

Haute-Marne, Langres : il était une fois le collège, épisode VIII et FIN

Précédemment
https://augustinmassin.blogspot.com/2021/04/haute-marne-langres-il-etait-une-fois.html
https://augustinmassin.blogspot.com/2021/04/haute-marne-langres-il-etait-une-fois_18.html
https://augustinmassin.blogspot.com/2021/04/haute-marne-langres-il-etait-une-fois_23.html
https://augustinmassin.blogspot.com/2021/05/haute-marne-langres-il-etait-une-fois.html
https://augustinmassin.blogspot.com/2021/05/haute-marne-langres-il-etait-une-fois_10.html
https://augustinmassin.blogspot.com/2021/05/haute-marne-langres-il-etait-une-fois_16.html
https://augustinmassin.blogspot.com/2021/05/haute-marne-langres-il-etait-une-fois_23.html

   L'on aimerait pouvoir évoquer assez longuement la personnalité de l'un ou l'autre de ces modestes seconds rôles. L'état des sources permet seulement de citer quelques noms. Une exploration méthodique des registres paroissiaux ou des actes notariés permettrait sans doute d'allonger sensiblement la liste des maîtres langrois ; il apparait douteux qu'elle puisse conduire beaucoup plus loin.
  Certains de ces régents étaient prêtres. Ainsi, Claude Desnecours, logé en 1595 au prieuré de Saint-Gengoulph, s'y trouvait encore en 1630.111 Le fils de Jean Paultheret, Valérien Paultheret, prêtre, suppléait pendant six mois, en 1620, le maître titulaire, Simon Dolebeau : la ville lui versait, à titre de gratification, une somme de 18 livres.112
  Mais la plupart des régents connus étaient des laïques, issus des milieux de la petite et moyenne bourgeoisie de la ville. Ou bien il s'agissait de jeunes gens qui poursuivaient leur formation en secondant le recteur, ainsi avait fait aussi Bénigne Sanrey. Ou bien l'on confiait à des hommes d'expérience le soin d'enseigner. Certains firent sans doute des séjours assez courts au collège ; d'autres y consacrèrent une partie de leur existence.

  •   Le 9 janvier 1581, l'on baptisait à Saint-Pierre, le petit Simon, fils de Jacques Regnauld, régent, et de Quantine Fouret. Le parrain s'appelait Simon Dolebeau, également régent. C'est sans doute ce même Dolebeau que remplaçait en 1620 Valérien Paultheret ; ce même Dolebeau, avocat en 1610, époux d'Isabeau Mance, père en 1612 d'un petit Charles, en 1616, d'un petit François... 
  • Jean Boilletot, régent en 1604, 1605, 1609, 1610, 1611, avait épousé Sébastienne Milleton.
  • Adrien Minguet, régent en 1603, 1608, 1609, 1614, 1617, 1619, 1622, 1623, était le mari de Guillemette Petit, dite sa veuve le 9 novembre 1626. 
  • Nicolas Nicolas, mari d'Antoinette Floriot, professait en 1604 et 1609. 
  • Antoine Valette cumulait en 1623 les fonctions d'avocat et celles de professeur. 
  • Renaud Voinchet enseignait en 1609, 
  • Nicolas Braconnier en 1627.113

  Parmi les maîtres du collège, trois émergent davantage : ils furent un temps chargés d'administrer la maison et d'exercer, avec ou sans le titre, le rôle de principal.
  En 1588-1589, Lupian Demongeot fut choisit par les échevins pour remplacer Facenet. Il leur paraissait " homme de bien, fort catholique, bien versé en grecque, poésie, oratoire et exercé en la charge, pour en avoir tousjours fait profession". Ainsi ce médecin, de faible complexion, "valétudinaire [qui a une santé chancelante, Larousse] et pulmoniaque", avait longtemps enseigné. Fils de Pierre, il avait épousé Quantine Bonnet, dite sa veuve le 12 septembre 1591. Leur fils Gabriel, né vers 1575 et docteur en médecine, devait devenir professeur à l'université de Pont-à-Mousson et médecin des ducs de Lorraine. Demongeot marqua suffisamment ses élèves pour rejoindre au palmarès de Gaultherot, les meilleurs des recteurs.114
  Pour succéder à Michel Facenet, les ecclésiastiques désignèrent en 1618 François Heudelot, alors chargé de la seconde classe du collège. "Enfant de la ville", selon l'avocat Depetasse, "n'ayant que sa seulle personne, estant homme de doctrine", il semblait capable d'assurer l'intérim. Mais ce choix fut contesté. Aussi Zamet préféra-t-il confier le collège au frère de Michel Facenet. François Heudelot continua-t-il d'assurer la bonne marche d'une classe? Nous l'ignorons.115
  Le troisième régent appelé à diriger le collège fut aussi le dernier recteur, Jean Paultheret. Longtemps, semble-t-il, ce dernier avait enseigné : le 11 septembre 1585, il portait déjà le titre de régent. Il se peut qu'il ait exercé quelques temps ses talents à Vesoul, car, à la fin du XVIe siècle, la maison, sise actuellement au n°18 de la rue Barbier-d'Aucourt, appartenait à Jean Paultheret, "principal au collège de Vesoul".116

Rue Barbier-d'Aucourt. Source : Office de tourisme Pays de Langres

Le n°18 rue Barbier-d'Aucourt aujourd'hui. Source : Google

  En 1618, il enseignait à Langres puisque Michel Facenet proposait de lui abandonner la direction du collège pendant son absence. Jean Paultheret, également avocat, marié à Anne Petitjean, avaient plusieurs enfants dont Valérien, prêtre en 1620, Jacquette, baptisée le 29 juin 1588, Jean, baptisé le 17 novembre 1594, Edme, baptisé le 10 mars 1604. Régent en 1623, il était chargé de la seconde classe du collège lorsqu'il fut choisi comme recteur en place de Sanrey.117
  Lorsque les jésuites prirent possession du collège en 1630, Jean Paultheret, principal et régent de la première classe, fit les honneurs de l'établissement aux nouveaux maîtres des lieux. Il rassemblait en sa personne les deux lignées de recteurs et régents qui, depuis les temps héroïques du XVe siècle, s'étaient succédés au service de la jeunesse langroise. Une certaine nostalgie dut s'emparer du professeur déchu.
  Des temps nouveaux venaient pour le collège et pour les Langrois. C'en était fini des longues discussions autour du choix des maîtres. Sans doute ne s'agissait-il pas d'une réelle "démission" des notables face à leurs responsabilités. Mais n'était-ce point un peu de la vie de la cité qui s'éteignait?

FIN

Georges Viard, Le collège de Langres avant l'installation des Jésuites, seconde moitié du XVIe siècle - début du XVIIe siècle, Bulletin de la Société historique et archéologique de Langres (SHAL), n° 265, tome XVII, 4° trimestre, 1981, p. 489 à 504.


111. A.D.H.M., D 16/3 ; F 664. B.M.L., Ms 169, t. I, f° 100.

112. B.M.L., Ms 217.

113. Noms relevés au cours de notre enquête et à la suite de quelques plongées dans les registres paroissiaux.

114. A.D.H.M., 2 G 110. 22 J 4, Fonds de l'Horme, dossier 73.

115. F.Heudelot était peut-être le petit-fils du marchand Richard Heudelot et de Madeleine Privé, baptisé à Saint-Pierre le 22 juillet 1588. Peut-être s'agit-il du futur oratorien. Cf. A.D.H.M., 22 J 5, fonds de l'Horme, dossier 130. B.M.L., Ms 169, t. I, f° 270, 273.

116. L.Guyot, Les maisons de Langres, t. III, p. 453-454, Bibliothèque de la S.H.A.L., Ms 79 c.

117. A.D.H.M., D 16/3. B.M.L., Ms 169, t. I, f° 270 ; Ms 217.

php


Etats-Unis d'Amérique : l'éolien et le solaire jusqu'au bout du blackout

  " La question simple à poser à l'administration Biden, aux États et à leurs compagnies d'électricité est la suivante : Comment allez-vous fournir de l'électricité pendant les nuits chaudes ou froides de faible vent ?..."
  Réponse de monsieur le président des Etats-Unis d'Amérique :
"Le Pentagone ne s'oppose plus à l'accès aux eaux de la côte Ouest des Etats-Unis. La Maison Blanche entend dès lors accélérer son programme d'énergie verte au niveau national. L'administration Biden Biden a en effet fixé un objectif de 30 gigawatts générés par l'énergie éolienne offshore d'ici 2030..."
Source : Le marché des éoliennes s'ouvre au large de la Californie

"Le droit d'occuper le pouvoir et de prendre soin des affaires publiques ne doit pas être confondu avec le meilleur usage possible du pouvoir et le meilleur gouvernement."
Spinoza, Traité politique, op. cit., chap. 5, § 1, p. 158.



php
***

Il faut une grande énergie pour soutenir les petits projets éoliens et solaires

David Wojick
2021 03 31

  La conception des réseaux électriques peut être extrêmement complexe, mais un chiffre simple est douloureusement évident. Du moins, il est douloureux pour les défenseurs de l'énergie éolienne et solaire - ce qui explique peut-être pourquoi nous n'en entendons jamais parler, pourquoi il est trop souvent délibérément caché. C'est un gros et mauvais chiffre.

 

 Source: AP Photo/Rich Pedroncelli,

 
  À ma connaissance, ce grand nombre n'a pas de nom, mais il devrait en avoir un. Appelons-le "minimum backup requirement" (MBR), ou "exigence minimale de secours" pour l'éolien et le solaire. L'exigence minimale de secours est la capacité de production qu'un système doit avoir pour produire de manière fiable l'électricité dont nous avons besoin lorsque le vent et le soleil ne fonctionnent pas.
  Dans la plupart des endroits, l'ampleur du MBR est très simple. C'est tout le courant nécessaire pendant les nuits les plus chaudes ou les plus froides où le vent est faible. Il fait nuit, donc il n'y a pas de soleil. Le vent soutenu est inférieur à 13km/h, il n'y a donc pas d'énergie éolienne. Il fait très chaud ou très froid, donc les besoins en électricité sont très élevés.
  Dans de nombreux endroits, la MBR sera proche de la puissance maximale dont le système aura jamais besoin, car les vagues de chaleur et les périodes de froid sont souvent des événements de vent faible. La chaleur et le froid sont souvent causés par de grands systèmes de haute pression dans lesquels le vent est très faible.
  Pendant les vagues de chaleur, il peut faire un peu plus chaud pendant la journée, mais pas tant que ça. Pendant les vagues de froid, c'est souvent la nuit qu'il fait le plus froid, alors que les gens ont le plus besoin d'électricité pour ne pas mourir de... froid dans l'obscurité. Pensez au Texas.
  Ainsi, ce que l'on appelle la "demande de pointe" est une bonne approximation du besoin maximal de secours. En d'autres termes, il doit y avoir suffisamment de capacité de production fiable pour fournir toute la puissance maximale dont le système aura jamais besoin. Pour tout réseau public d'électricité, il s'agit d'un chiffre très élevé, aussi élevé que possible, en fait.
  En réalité, il est même un peu plus grand, car il faut aussi une marge de sécurité, ou ce qu'on appelle la "capacité de réserve". Il s'agit de tenir compte du fait qu'un élément ne fonctionne pas comme et quand il le devrait. 15% est une réserve typique dans les systèmes américains. Cela fait que la MBR correspond à quelque chose comme 115 % de la demande de pointe.
  On nous dit souvent que l'éolien et le solaire sont moins chers que le charbon, le gaz et le nucléaire. Mais cela ne tient pas compte du coût d'utilisation de l'énergie éolienne et solaire. Ce qui est relativement bon marché pour l'éolien et le solaire, c'est le coût de production d'une unité d'électricité dans des conditions optimales. C'est ce qu'on appelle souvent le Levelized Cost Of Energy (LCOE) ou le « coût actualisé de l'énergie ».
  Ce dont nous devons vraiment parler doit refléter la nécessité d'ajouter une énergie de secours fiable pour donner aux gens l'électricité dont ils ont besoin, quand ils en ont besoin. Ce coût total rend l'éolien et le solaire très chers.
  En bref, le véritable coût de l'éolien et du solaire est le MBR + LCOE. C'est le coût énorme dont vous n'entendez jamais parler. Et si tous les États passent à l'éolien et au solaire, chacun d'entre eux devra disposer d'une capacité de production d'énergie pour la quasi-totalité de sa demande de pointe.   Cela représente une énorme quantité de capacité de production.
  Cela signifie qu'il faut 

  • plus que doubler la capacité de production normalement nécessaire...
  • les matières premières pour construire cette double capacité... 
  • et les coûts réels d'une énergie éolienne et solaire insuffisante, très dispersée, à forte densité de population, dépendante des conditions météorologiques et peu fiable, plus cette exigence de sauvegarde minimale. 
  En d'autres termes, il faut beaucoup d'énergie pour soutenir ce qui est souvent trop peu d'énergie éolienne et solaire.
   Bien entendu, le coût de la MBR dépend de la technologie de production. Le stockage par batterie est exclu, car le coût est astronomique pour les milliards de modules de batterie d'une demi-tonne qui seraient nécessaires pour stocker suffisamment d'énergie pour une ville, un état, une région ou un pays pendant plusieurs jours de vent faible et de soleil faible.
  La production au gaz est peut-être la meilleure solution, mais elle est alimentée par des combustibles fossiles, tout comme le charbon. Si l'on insiste sur l'absence de combustible fossile, le nucléaire est probablement la seule option. Il est stupide et coûteux d'exploiter des centrales nucléaires en tant qu'installations de secours intermittentes, mais il en va de même pour l'absence de production de combustibles fossiles ou d'électricité. Et la construction de nouvelles centrales nucléaires presque partout sur la planète Terre est pratiquement impossible dans le climat politique actuel.
  Ce qui est clairement exclu, ce sont les énergies renouvelables à 100 %, car il n'y aurait souvent pas d'électricité du tout. À moins que la géothermie ne puisse fonctionner à grande échelle, ce qui prendrait plusieurs décennies à développer. Et bon nombre des meilleurs sites géothermiques traditionnels se trouvent dans ou à proximité de parcs nationaux et d'autres zones pittoresques ou naturelles, comme le parc de Yellowstone, ce qui rend l'opposition des écologistes inévitable.
  Il est clair que l'objectif de l'administration Biden de ne plus produire d'électricité à partir de combustibles fossiles d'ici 2035, sans le nucléaire, est économiquement impossible à atteindre en raison des exigences minimales en matière d'appoint pour l'éolien et le solaire. On ne peut pas y arriver d'ici.
  Nous ne devrions pas avoir à nous demander pourquoi nous n'entendons presque jamais parler de ce coût manifestement énorme pour l'éolien et le solaire. Le révéler au grand jour mettrait sérieusement à mal les arguments en faveur d'une énergie "abordable, propre, verte, renouvelable et durable".  C'est pourquoi les entreprises de services publics que j'ai examinées l'évitent par une astuce astucieuse.
  Dominion Energy, qui fournit la majeure partie de l'électricité de la Virginie, en est un bon exemple. La législature de cet Etat a adopté une loi, la loi sur l'énergie propre, Virginie 2020, stipulant que la production d'électricité ne devait plus être alimentée par des combustibles fossiles d'ici 2045. Aussi, Dominion a élaboré un plan expliquant comment elle était censée y parvenir.
  À la page 119, l'entreprise déclare qu'elle va augmenter sa capacité d'importation d'électricité achetée à d'autres services publics. Cette augmentation se trouve être d'un montant égal à leur demande de pointe.
  Le plan est d'acheter tout le jus MBR des voisins ! Mais si tout le monde se met à l'éolien et au solaire, personne n'aura...de jus à vendre. En fait, assurer la pointe de son propre réseau avec l'électricité des "autres", ne peut pas fonctionner.
  N'oubliez pas que les systèmes de haute pression à l'origine des vents faibles peuvent être énormes, couvrant une douzaine d'États ou plus. Ils peuvent durer plusieurs jours. D'ailleurs, personne n'a ce genre de capacité de production excédentaire aujourd'hui, alors que nous disposons encore de charbon, de gaz et d'énergie nucléaire en abondance pour la production d'électricité primaire et de secours.
  La plupart des services publics couvrent à peine leurs propres besoins. Une fois que tous les services publics, dans tous les États, seront tenus de se passer à 100 % de combustibles fossiles, ce sera une débâcle garantie, encore et encore.
  Les grandes villes comme New York ne seront pas en mesure d'acheter pour se sortir de pannes répétées.
  En résumé, pour chaque fournisseur de services publics, il y aura des moments où l'énergie éolienne et solaire sera nulle et où la demande sera proche du pic. Répondre à cet énorme besoin est l'exigence minimale de sauvegarde. Le coût énorme de la satisfaction de cette exigence fait partie du coût de l'énergie éolienne et solaire - la partie dont personne ne veut parler, surtout pas les politiciens, les environnementalistes et les services publics. La MBR rend l'éolien et le solaire extrêmement coûteux.
   La question simple à poser à l'administration Biden, aux États et à leurs compagnies d'électricité est la suivante : Comment allez-vous fournir de l'électricité pendant les nuits chaudes ou froides de faible vent ?
  Lorsque vous poserez cette question, restez près du micro, afin de pouvoir exiger plus que le double langage, les assurances bidons et les mensonges purs et simples que vous obtiendrez certainement lorsqu'ils répondront pour la première fois à cette question d'importance vitale, dérangeante et anti-réveil.

Chine : la réduction des émissions nettes mondiales de CO2 ? Oui mais, après la croissance de l'économie

  Quand la Chine, le pays le plus pollueur de la planète, adopte le slogan des gilets jaunes, "la fin du mois avant la fin du monde", dopant sa croissance économique à coup de centrales à charbon, on ne peut que trouver désespérant et affligeant la flagellation écologique et économique que s'impose la France, l'Union européenne et les Etats-Unis d'Amérique, à grands coups de normes et de labels écologiques ou écolabels.
  Dans ces conditions, peut-on empêcher que "Le réchauffement planétaire atteindra les 1,5 °C entre 2030 et 2052 si la température continue d'augmenter à ce rythme..."  tel que le décrit le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)?
  Le doute s'installe. Aussi, la question de reconsidérer l'hypothèse de départ ne se pose-t-elle pas, sans passer pour un affreux climatosceptique? En partant  de l’éventualité que la planète va effectivement subir un réchauffement d'au moins 1.5°, ne pourrait-on pas, alors, envisager de rediriger le "pognon de dingue" consacré au puits sans fond qu'est la Transition écologique, vers les innovations technologiques qui nous serons indispensables pour y faire face?
Va savoir, Charles!
php

***

À quoi bon ? En 2020, la Chine a construit l'équivalent de plus d'une nouvelle grande centrale au charbon par semaine


Kenneth Richard

  Ces dernières années, des efforts soutenus ont été déployés à l'échelle mondiale pour réduire la capacité de production d'électricité à partir du charbon. Pendant ce temps, le gouvernement chinois a été occupé à assouplir les restrictions sur la construction de centrales à charbon pour alimenter son économie post-pandémique. En 2020, la Chine a construit plus de trois fois plus de nouvelles capacités de production d'électricité à partir du charbon que tous les autres pays du monde réunis, et rien ne laisse présager un ralentissement dans les années à venir.
  Alors que le reste du monde n'a mis en service que 11,9 gigawatts (GW) de nouvelles centrales au charbon en 2020, la Chine a mis en service à elle seule 38,4 GW de nouvelles capacités de production d'électricité au charbon (Global Energy Monitor, 2021).
  Plus de 73 gigawatts (GW) de nouveaux projets de centrales au charbon ont été lancés en Chine l'année dernière. C'est cinq fois plus que dans tous les autres pays réunis.
  Le gouvernement central chinois semble se concentrer sur la croissance de son économie aussi rapidement que possible, sans tenir compte des avertissements des activistes climatiques qui insistent sur la nécessité de réduire considérablement les émissions de CO2 pour prévenir une catastrophe climatique prétendument imminente.
 
 
 
 
 
Les nouvelles propositions d'usines de charbon sont en augmentation en Chine, ligne bleu foncé, et en diminution en dehors de la Chine, ligne verte. Les nouvelles propositions d'usines de charbon combinent des projets nouvellement proposés et des projets qui avaient été mis en veilleuse ou annulés, mais qui ont été relancés.
Image Source: Global Energy Monitor (2021)

Malgré une expansion exponentielle de la capacité de production d'énergie éolienne et solaire depuis 1990, la part mondiale de la fourniture totale d'énergie primaire (Total primary energy supply,TPES) provenant de l'éolien et du solaire "n'est encore que d'environ 1,8%" (Boretti, 2021).
  Et ce pourcentage "ne va pas beaucoup s'améliorer" dans les décennies à venir en raison de l'intermittence et du manque de fiabilité de l'approvisionnement énergétique, le vent doit souffler et le soleil doit briller, et des déficiences/coûts élevés du stockage des énergies renouvelables.
 
 
 
 


Source d'image : Boretti, 2021 https://onlinelibrary.wiley.com/doi/full/10.1002/est2.185

  Quel est l'intérêt de déclasser le charbon au nom de "l'atténuation du changement climatique" dans des endroits comme l'Europe et les États-Unis si le gouvernement chinois a décidé que la croissance de son économie est plus importante que la réduction des émissions nettes mondiales de CO2 ?

Haute-Marne, Cirey-lès-Mareilles : le "jambon-beurre" éolien pour avenir?

   La première zone industrielle de 5 éoliennes dit "dahlia/ crête" à peine autorisée et même pas sortie de terre que déjà, deux "chasseurs de primes" éoliens, dont celui de la ZI susnommée veulent déjà remettre le couvert.

Cirey-lès-Mareilles encerclée par les éoliennes, soit 65 machines potentielles minimum dans un rayon de...15km! Série en cours!
- En instruction
- Autorisées
- Refusées
- En construction ou service.
  Crédit : Grand Est DREAL

ZI dit "dahlia/crête", 5 éoliennes
   Tout ce massacre écologique et sanitaire s'est déroulé dans une parfaite harmonie totale entre les différents protagonistes

  • le spéculateur, 
  • le conseil municipal, qui a donné un avis favorable
  • le commissaire enquêteur " Un excellent accueil à souligner de la part de la commune, maire et secrétariat, de Monsieur Da Luz responsable du projet et son assistante Madame Daval, personnes attentives à mes différentes requêtes et recherche d’informations pour me permettre d’apprécier le projet dans toutes ses composantes..."
  •  la population qui s'est traduit par AUCUNE PARTICIPATION lors de l'enquête publique*, "L’examen du registre d’enquête fait ressortir qu’aucune observation n’a été présentée, ni enregistrée au siège de l’enquête sur le registre papier, aucune lettre ou autre courrier enregistré n’est annexé au document...""
  • le Tribunal administratif (TA) de Châlons-en-Champagne, novembre 2014, " enjoint monsieur le préfet de la Haute-Marne d’accorder l'autorisation sollicitée par la société Eoliennes de Dahlia..."

  Si la ZI "dahlia/crête" se situe au nord du village, parcelles ZB14 : E1/E2 ; ZK8 : E3 ; ZK18 : E4/E5,  la nouvelle serait implantée au..sud : parcelles ZI et ZD. Ainsi, Cirey-lès-Mareilles et sa population, alias la "tranche de jambon", ont pour avenir de vivre, pour au moins deux décennies, entre les deux "demi baguettes" d'éoliennes tel un sandwich parisien ou jambon-beurre... On vous laisse le "beurre" pour mieux faire passer... Alors, pas belle la future vie à Cirey-lès-Mareilles?😉

* Seule, l'association Les vues imprenables... " partir de sujets extraits du dossier de la société " Eoliennes de Dahlia ", l’association " Les vues imprenables " exprime par leur président des interrogations concernant la réalité des données mentionnées sur quatre thèmes intéressant le projet.."

 Le nouveau projet s'appelle "La Haie du moulin" comme le lieu-dit prévu pour l’accueillir. C'est la société par actions simplifiée (SAS) ad hoc du même nom , au capital social de...1 000€, qui le porte.  Elle est domiciliée à Saint-Contest, 14280, mais à ouvert une "succursale" à Cirey-lès-Mareilles

Cirey-lès-Mareilles et sa population, alias la "tranche de jambon", entre les deux "demi baguettes" d'éoliennes tel un sandwich parisien ou jambon-beurre... Crédit : © IGN FEDER Région Grand-Est DGFiP

   À moins que les "caves" se rebiffent...
  Va savoir, Charles!

  À noter que les éoliennes de la ZI "dahlia/crête" impacteront directement l'abbaye Septfontaines-en-Bassigny
 
  Les 5 éoliennes prévues par le promoteur éolien seront situées à environ 3km de l'abbaye. Elles seront pleinement visibles depuis plusieurs endroits du site. Certaines d'entre elles, avec leur clignotement incessant, atteindront le coeur même de l'abbaye, affectant violemment le cadre de vie de ses habitants
Photomontage R.de Selva. Photo : Abbaye Septfontaines-en-Bassigny

  À noter que le maire de la commune, "agriculteurs sur moyenne exploitation", est directement concerné par le projet "dahlia / crête" et plus...si affinité?


Extrait du compte-rendu du Conseil communautaire du 30 mars 2021

Cirey-lès-Mareilles

1. Situation géographique

Crédit : OpenStreetMap

2. Situation financière
   Dans les histoires d'éoliennes, il y a belle lurette que les conseils municipaux ont fait passer par-dessus bord l'argument du "sauvetage de la planète", s'il a vraiment été un argument un jour, pour mieux vendre à leurs administrés le soi-disant "ruissellement" d'argent pour les finances de la commune grâce aux retombées fiscales engendrées par ce type de projet*.                         
  - population permanente : 139 habitants / totale :148.
  - note par rapport aux dépenses : 9/20 : mairie raisonnable, tendance dépensière...
  - montant des dépenses par habitant, 2019 : 560 €. La médiane des communes de même taille est de 557€.
   Pour plus de détails, c'est ICI.

* Si la commune peut potentiellement engranger de nouvelles ressources supplémentaires, le propriétaire d'un bien résidant à proximité d'éoliennes, peut, lui, prétendre à la baisse de sa taxe foncière sur les propriétés bâties (TFB), suite à la dévaluation de son bien, compte tenu de cette proximité :
"..l’article 1495 du CGI prévoit que « chaque propriété ou fraction de propriété est appréciée d’après sa consistance, son affectation, sa situation et son état, à la date de l’évaluation » [...] Or, voici qu’un jugement du TA de Nantes vient de considérer qu’en effet, la proximité d’éoliennes, moins de 1000 m ; en covisibilité, pour une maison peut entrainer un amoindrissement de ce calcul et, donc, une baisse de TFB..."
  Source : Voisinage d’éoliennes et taxes foncières

3. Situation électorale
  Le conseil municipal a été fortement remanié en 2020, 7 nouveaux élus sur 11. Se pourrait-il que le coup de balaie exprimé par les électeurs n'ait été qu'un coup d'épée dans l'eau? Seules certitudes à ce jour :

  •  le conseil municipal s'est transformé en...conseil familial, issu très majoritairement du milieu agricole, puisque pas moins de 7 conseillers sont de la profession... 
  • les élus ont encore de l'appétit pour la... PALE. 
  Une situation qui n'est pas sans rappeler celle de la commune de Vaillant et, malheureusement, on connait la fin de l'histoire : deux ZI de 34 éoliennes, "Langres sud" et "le Langrois", en plein Parc national! 
 À noter
- en 2014, deux tours avaient été nécessaires pour constituer le conseil municipal :
1er tour et second tour
- inscrits : 96 / 96
- abstentions : 9 /6
- votants : 87 / 90
- blancs ou nuls : 0/ 2
- exprimés : 87 / 88.
Source : résultats des élections municipales et communautaires 2014


Conseil municipal 2020-2026
- Frédérique Truffot, professions intermédiaires administratives et commerciales des entreprises,
- Laurent Ecosse, maire, agriculteurs sur moyenne exploitation,
- Xavier Rallet, agriculteurs sur moyenne exploitation,
- Boris Thomas, agriculteurs sur moyenne exploitation,
- Charlotte Isenschmid, employés civils et agents de service de la fonction publique,
- Loïc Cornier, employés civils et agents de service de la fonction publique,
- Jean-Christophe Mathieu, agriculteurs sur moyenne exploitation,
- Florent Rallet, agriculteurs sur moyenne exploitation,
- Francis Thomas, agriculteurs sur moyenne exploitation,
- Thibault Truffot, ouvrier agricole,
- Arnaud Wadin, Contremaîtres, agents de maîtrise
En gras, les réélus de 2020

- inscrits : 99
- abstentions : 29
- votants : 70
- blancs ou nuls : 0
- exprimés : 70
   Source : résultats des élections municipales et communautaires 2020

jhm 2021 05 27

php

 

Haute-Marne, Chalindrey, élections départementales : quand la "belle" équipe sortante pro-éolien vise un second mandat

jhm 2021 05 26


 Comme le binôme "titulaires" n'en fait pas mention dans son bilan, certainement modestie oblige, nous tenons ici à rendre hommage à ses actions et à son soutien au développement de l'éolien en tant qu'élus  de la majorité du Conseil départemental et de la Communauté des Savoir-Faire, depuis 2015.

  jhm 2021 05 26

 

  jhm 2021 05 26



  Mais le binôme "suppléants" n'a rien à envier aux titulaires.
  Madame le maire de Savigny porte un projet de ZI d'éoliennes.
  Quand au maire de Pierremont-sur-Amance, il a également œuvré en ce sens pendant son premier mandat avec le conseil municipal. Pour l'anecdote, l'éolienne n°10, E10, prévue sur un terrain voisin, parcelle n° ZE15, de l'une des terres dont il est le propriétaire, n° ZE17, devait lui rapporter un pourboire annuel, grâce au survol des pales. Dommage, Monsieur le préfet, en 2015, en a décidé autrement. Damned!



     Mais pour rester les équilibres dans cette campagne des départementales, nous devons également saluer comme il se doit la participation et le mérite des autres candidats élus sortants dans le développement des ZI d'éoliennes

- Les "sans étiquette" : William Joffrain, maire de Valleroy ; Muriel Maillarbaux, maire de Broncourt. Tous deux membres de la Cc des Savoir-Faire (CCSF) .
- Le "Choix pour l'avenir" : Eric Darbot, président de la CCSF, du PETR Pays de Langres, élu à Rivières-le-Bois ; Ludivine Deroche, ancienne élue de Bourbonne-les-Bains et ex-vice-présidente en charge du périscolaire à la CCSF ; Christophe Bourgeois, maire de Chaudenay ; Malou Denis, maire de Varennes-sur-Amance. Tous membres ou ex de la CCSF.

  Là encore, aucun d'entre eux ne met en avant dans son bilan cette "réussite" industrielle dans un secteur, les énergies renouvelables, qui leur tient particulièrement à coeur. Etonnant, non?

  Vous l'aurez compris, votez pour tous ces candidats, c'est dire avec eux :

  • OUI aux 117 éoliennes déclarées en préfecture, en instruction ou en construction,
  • OUI à toujours plus de machines,
  • OUI à toujours plus d'artificialisation des sols,
  • OUI à toujours plus de nuisances et de bruit,
  • OUI à toujours plus de problèmes potentiels de santé pour nombre d'entre nous,
  • OUI à toujours plus de dévalorisation de nos biens,
  • OUI à toujours moins d'attractivité de nos villages,
  • OUI à toujours payer plus cher le kWh,
  • ETC..
  La question à se poser est simple :
  Est-ce que mes fins de mois seront moins difficiles quand je cohabiterai avec des centaines d'éoliennes?

 Ici, Essey-les-Ponts "Nuisances sonores et brouillage de la réception télévisuelle, telles sont les principales perturbations vécues par bon nombre d’habitants résidant à proximité des éoliennes situées sur la commune d’ Essey-les-Ponts, près de Châteauvillain." Source :  jhm 2019 02 04

Là, Hauts-de-France, Somme : Equancourt

 


  Alors les 20 et 27 juin 2021, faîtes un geste humain pour sauvegarder la Nature, garantir un espoir d'avenir à la Haute-Marne et à sa jeunesse : SORTEZ-LES!

jhm 2021 05 26

 

 php


Haute-Marne, Nogent : Donnemarie et Essey-les-Eaux, l'éolien? C'est tout droit...

 Sous l'omnipotente présidence de Madame le maire, le conseil municipal a voté comme un seul homme, ou presque, aucune voix contre, 6 abstentions, sur 27 élus, la validation du projet de zone industrielle d'éoliennes situé sur les communes déléguées de Donnemarie et Essey-les-Eaux.
  En résumé, une vingtaine d'élus + les agriculteurs du coin + un businessman, ont décidé, seuls, pour les 3 600 nogentais!? Pardon mais, ces citoyens n'ont-ils pas leur mot à dire sur une telle entreprise qui va bouleverser leur quotidien et leur environnement pour des décennies? ;  car si celle-ci est menée à son terme, elle causera des dégâts irréversibles sur un territoire déjà très fortement marqué pas la colonisation des "chasseurs de primes" éoliens. 

  • artificialiser massive des sols, 
  • mise en péril de la Biodiversité, 
  • nouvelles nuisances, bruit et infrasons, potentiellement dangereuses pour la santé,
  • dévalorisation de la valeur immobilière des biens,
  • perte d'attractivité des communes,
  • etc..
  En attendant la suite, y-a-t-il une opposition en marche?
   "...Nous devons être respectueux de la démocratie, mais quand quelque chose nous apparaît non légitime, même si c'est légal, il nous appartient de protester, de nous indigner et de désobéir."
Stéphane Hessel, 1917-2013

 jhm 2021 05 26

 

 

 php

 

Haute-Marne, Fayl-Billot : c'est NON au projet de méthaniseur XXL situé sur la commune de La Quarte (Haute-Saône)

Rappel des faits
  " un "exploitant agricole de grande surface " de Charmes-Saint-Valbert envisage de s'agrandir en devenant... producteur de biogaz. Pour cela, il a fait la demande aux autorités pour obtenir l'autorisation de construire et d'exploiter un méthaniseur XXL à...La Quarte! "
  L'enquête publique s'est terminée le 15 avril 2021. Comme pour les projets éoliens ou solaires, les communes situées dans un rayon de 6 km à vol d'oiseau d'un futur site industriel, sont invitées, non obligatoires, à donner leur avis durant l'enquête. C'est le cas de Haute-Amance.
   Pour prendre toute la mesure de ce que représente en vrai ce type de site industriel dans nos campagnes, il vous suffit de passer sur le chantier du méthaniseur en construction à Langres, zone Les Franchises, le long de la RN19, Ph Sport, Imany, etc. et d'imaginer le même à La Quarte!
   Pour plus de détails sur le projet, c'est ICI et ICI.
  Cette décision est en soit une surprise et une rupture avec la politique de " sauveur de la planète ", en lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) menée jusqu'à présent par la majorité municipale. Celle-ci s'était traduite par un soutien sans condition au projet éolien Vannier amance, Fayl-Billot, Pierrefaites et Pressigny, 29 machines, nombre ramené à 17 par décision préfectorale, Arrêté du 9 mars 2015, jusqu'à compter une machine sur un terrain communal.
   Ainsi après le "non " de la commune de Haute-Amance et les " oui " de Champsevraine et de Pressigny, l'opposition au projet de méthaniseur XXL égalise.

  À suivre...

   Pour en savoir plus sur la filière de la méthanisation industrielle, plus filière spéculative qu'énergétique, pour preuve nous retrouvons les mêmes sociétés "chasseur de primes" éolien et les mêmes subventions publiques pour assurer la rentabilité du business,  c'est ICI :
- La méthanisation, mal maîtrisée, risque d’accélérer la concentration des fermes
- Haute-Marne, Langres : la filière Biogaz, l'autre "destructeur écologique"

jhm 2021 05 25

 

 
 
php
 

Eolien offshore / onshore : la soif d'autorité des minorités politiques

  Ainsi l'écologie politique, parti lilliputien dans les urnes, seul juge de paix en vérité, continue-t-elle, contre vent et marée, à faire la pluie et le beau temps à la tête de l' Etat au nom de la Transition écologique, synonyme de destruction de la Biodiversité pour un hypothétique sauvetage du climat. Sa méthode pour imposer l'éolien offshore et...onshore à une population majoritairement contre? Appliquer le bon vieux dicton :
"La dictature, c'est "ferme ta gueule" ; la démocratie, c'est "cause toujours"
  Mais le pire est à venir! Les autres partis politiques se sont persuadés, à trop lire les sondages et à trop regarder les chaînes d'information en continue, que l'une des solutions pour éviter un naufrage électoral lors des prochaines échanges était de passer au "vert durable".
  Nulle part où aller, Charles!

  "J'ai cru voir de la grandeur à lutter pour établir la liberté. Je ne serai arrivé qu'à établir des hypocrites dans les ministères de mon pays"
  Jean Giono, Angelo 

php



***

Éolien off shore : personne n’en veut mais on l’aura quand même


Michel Negynas


  À Dunkerque, outre les riverains, la Ligue de protection des oiseaux et six partis politiques demandent un référendum : les malheureux ! L’écologisme idéologue se rit des référendums !
  Lorsqu’on fait remarquer aux aficionados de l’éolien qu’il faut 4 GW d’éolien pour remplacer un GW de nucléaire ou de gaz, et qu’en plus, on ne sait pas quand on les aura, la réponse est souvent : mais avec les éoliennes off shore, tout change…
  Or on a déjà l’exemple de l’Allemagne. Elle en a installé près de 8 GW, avec des engins de près de 200 mètres de hauteur.

 
  Au hasard, prenons la courbe des capacités éoliennes en Allemagne de la dernière semaine : l’offshore est en bleu… on voit bien qu’il varie exactement comme le on shore. Certes, le bilan global est un peu meilleur, soit environ 40 % au lieu de 25 %, mais il est tout aussi intermittent que le on shore. Il ne résout donc en rien le problème principal des énergies aléatoires : il leur faut en parallèle un réseau équivalent de centrales pilotables à la demande.

  En outre, les coûts d’investissement sont énormes, surtout si on inclut les coûts de raccordement au réseau continental. Il est vrai que RTE en fait cadeau aux investisseurs, aux frais des consommateurs et des contribuables. À Dunkerque, il en coûte 250 millions d’euros pour raccorder 600 MW d’éoliennes.
  Enfin, tous les possesseurs de bateau savent que la mer est un milieu d’une agressivité constante : bonjour les frais de maintenance ! 

Envers et contre tout
  Le 22 mai, La Tribune titrait : « Feu vert à un nouveau parc éolien au sud de la Bretagne. »
"Le gouvernement a donné son feu vert au projet d’implantation d’un parc éolien flottant au sud de la Bretagne, à l’ouest de Belle-île, selon une décision parue au Journal officiel. La zone retenue est située au sud de l’île de Groix et à l’ouest de Belle-île. Cette décision intervient alors que les projets éoliens dans la baie de Saint-Brieuc et au large de Dunkerque suscitent de fortes tensions."
  Personne ne veut de ces engins en mer. Même le gouvernement Belge s’émeut pour le projet de Dunkerque :
"Le gouvernement belge, préoccupé entre autres par l’impact visuel pour le tourisme et pour les routes maritimes du port d’Ostende, avait proposé de modifier l’implantation des éoliennes pour en faire un parc franco-belge, bien plus loin des côtes. "
  Ainsi, les Belges s’inquiètent pour la saison touristique de Knokke-le-Zoute, mais le cas de Belle-Ile ne semble pas ébranler Mme Pompili.
  À Dunkerque, outre les riverains, la Ligue de protection des oiseaux et six partis politiques demandent un référendum : les malheureux ! Ils ont oublié l’affaire de l’aéroport de Notre Dame des Landes L’écologisme idéologue se rit des référendums !
  C’est la même chose à Saint Brieuc, où il y a même des actions violentes de protestation. 

Le projet de Belle-Ile

  Ce projet fait partie d’un pilote de quatre fermes éoliennes flottantes en eau profonde : Faraman, Gruissan, Leucate, Groix-Belle-Ile. En effet, la France a un potentiel assez limité en on shore posé sur le fond marin : ses plateaux continentaux peu profonds sont assez étroits. L’éolien flottant pourrait résoudre le problème.
  On pourrait se réjouir de voir s’éloigner ces engins de la côte. C’est oublier qu’on court aussi après le gigantisme : en Écosse, le projet Hywind comporte des éoliennes de 260 mètres de hauteur, de 80 à 120 mètres de structure immergée, avec des rotors de 154 mètres de diamètre. Même loin en mer, ça ne passera pas inaperçu. Et on ne peut quand même pas aller trop loin : pour ses 30 MW de capacité, Hywind nécessite 10 millions d’euros juste pour les câbles de raccordement !
  Ces quatre projets sont destinés à préparer 2050, car selon RTE, il paraît que nous en aurons besoin à cette échéance pour atteindre 50 GW en offshore.
  Selon une étude de Bearing Point, on recense aujourd’hui un potentiel de 240 GW en éolien flottant dans le monde. En France, selon l’association professionnelle France Énergie éolienne, on estime le potentiel à 6 GW ! Soit tout de même 1 000 éoliennes de 6 MW grandes comme la Tour Eiffel, qui donneront au mieux l’énergie équivalent à moins de deux EPR…
  On prend donc le risque de casser dès maintenant le tourisme sur nos plus belles façades maritimes pour, éventuellement, en 2050, produire l’équivalent de deux EPR… On prépare l’éolien pour 2050, dont les équipements durent 25 ans, alors qu’il n’a encore pas été pris de décision pour le nucléaire, dont les centrales durent 60 ans…
  Et que représentent 50 GW d’off shore, cités comme objectif en 2050 par RTE ? Même avec des tours Eiffel de 12 MW, le maximum envisagé, cela fait 4 000 engins, 1 000 km de côtes sur une file et 50 GW de réserve pilotable à terre pour les périodes d’anticyclones. 

Et tout ça pourquoi ?

  À l’occasion d’un point presse ce mardi 11 mai, Régis Boigegrain, directeur exécutif des affaires maritimes de RTE, le gestionnaire du réseau de transport électrique : 
  " L’éolien flottant en France va être nécessaire pour tenir nos objectifs de neutralité carbone. "
  En refusant le référendum aux Dunkerquois, la ministre avait déclaré :
  "L’éolien offshore est vital dans une logique de décarbonation, une énergie très compétitive, incontournable pour atteindre l’objectif de 40 % d’énergie renouvelable dans notre mix électrique en 2030. "
  Mme Pompili, Sciences Po Lille, et Régis Boisgegrain, école des Postes, ignorent que le nucléaire n’émet pas de CO2, et que KW et KWh ce n’est pas la même chose. Cela peut se comprendre de par leur formation.
  Mais pourquoi diable sont-ils à ces postes de responsabilité, sur un sujet qui nécessite quand même un minimum de compréhension technique ?

Haute-Marne, Bourg : les "caves" se rebiffent contre le projet de ZI d'éoliennes

  Saluons tout d'abord la naissance de ce Collectif. Souhaitons lui de réussir pour le bien de toutes et tous, et ce, bien au-delà de la commune, dans sa lutte contre la création d'une zone industrielle éolienne. Mais, ici comme ailleurs, mais peut-être plus ici qu'ailleurs, la tâche s'avère ardue du fait d'une part, que la commune est pleinement associée dans ce projet et, d'autre part, le maire se trouve être un des poids lourd du microcosme politique langrois, depuis près de trois décennies.
  Si "...Ce n'est pas un projet personnel..." comme le précise le premier édile, vous avouerez que cela y ressemble fort. Et c'est avec cynisme et un brin provocateur que celui qui a été réélu confortablement en 2020, maire depuis...1995, rajoute "...donc si une majorité n'en veut pas on ne poursuivra pas.", sachant parfaitement, que cela n'arrivera jamais.
  Quoique? Les vues et PHP n'auraient pas misé un kopeck sur une poche de résistance dans cette banlieue résidentielle de Langres et pourtant...

À suivre.

En avant toutes!

*
- Haute-Marne, Bourg : la commune adhère à la Fondation du Patrimoine en portant... un projet de ZI d'éoliennes
- Haute-Marne, Bourg : le conseil municipal file le parfait amour avec le promoteur éolien
- Haute- Marne , Bourg : le conseil municipal insiste pour son projet de zone industrielle d'éoliennes
- Haute-Marne, Bourg : le conseil municipal persiste pour un projet de zone industrielle d'éoliennes

 jhm 2021 05 23

 

 php

Haute-Marne, Langres : il était une fois le collège, épisode VII

Précédemment
https://augustinmassin.blogspot.com/2021/04/haute-marne-langres-il-etait-une-fois.html
https://augustinmassin.blogspot.com/2021/04/haute-marne-langres-il-etait-une-fois_18.html
https://augustinmassin.blogspot.com/2021/04/haute-marne-langres-il-etait-une-fois_23.html
https://augustinmassin.blogspot.com/2021/05/haute-marne-langres-il-etait-une-fois.html
https://augustinmassin.blogspot.com/2021/05/haute-marne-langres-il-etait-une-fois_10.html
https://augustinmassin.blogspot.com/2021/05/haute-marne-langres-il-etait-une-fois_16.html

l'évêque lui conféra le grand archidiaconé [partie d'un diocèse soumise à la juridiction d'un archidiacre, Larousse], laissé vacant par la mort de Bertrand des Cars. Le prélat reconnaissait ainsi la place considérable prise dans le clergé diocésain par l'ancien jésuite. Dans le même temps, il en faisait l'un de ses grands vicaires, charge d'autant plus importante que, fort âgé, Charles de Cars vivait de plus en plus éloigné des affaires et confiné à Mussy [Mussy-sur-Seine, anciennement Mussy-l'Êvêque, Aube ].88  

                                     

Mussy-sur-Seine aujourd'hui. La mairie actuelle était le château des Évêques de Langres.

   Ce fut Noël Facenet qui prit possession de la cathédrale et prêta le serment accoutumé, le 28 juillet 1615, au nom du nouvel évêque, Sébastien Zamet. Rapidement pourtant, les liens se distendirent entre le vieux chanoine et le jeune prélat réformateur. En 1619, Charles de Condren [ou Charles de Condran, 1588-1641 ; prêtre de l'Oratoire de France, à partir de 1617 ; ordonné prêtre dès 1614, et supérieur général de cet institut, à partir d'oct. 1629, fondé par le cardinal Pierre de Bérulle. Docteur en théologie. Confesseur de Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII. À décliné les archevêchés de Reims et de Lyon ainsi que le cardinalat. Fondateur en 1639 du collège de Juilly où il a été inhumé au côté du cardinal de Bérulle, Bibliothèque nationale de France (BnF)] remplaçait Facenet comme grand vicaire.89 


                                 

Charles de Condren (1588-1641)

  Pendant tout ce temps, l'ancien recteur n'avait pas oublié, semble-t-il, le collège. Il veillait certainement sur son neveu Michel et continuait d'exercer une discrète tutelle sur les maîtres et les élèves. Ainsi, le 27 juin 1616, l'échevinage était invité à étudier un règlement, "escript en latin, servant aux escolliers de ceste ville, que le sieur Facenet, grand vicaire du Sieur Reverend Evesque de ce lieu", lui avait mis entre les mains ; une réunion commune des trois corps devait avoir lieu le lendemain au logis du même Facenet pour adopter définitivement le texte.90
  Soucieux d'honorer le grand archidiacre, les notables de la cité l’accueillirent dans la très fermée confrérie de Saint-Didier. Cependant le nom de l'ancien recteur n'apparait pas sur le registre de celle-ci. En effet, Facenet la quitta très rapidement. Le 2 mai 1614, il précisait qu'il était entré sur les instances du grenetier [variante de grainetier, marchand de graines] d' Hemery : " il a esté deux ans pour recongnoistre que c'estoit d'icelle, mais ayant recongneu l'abus qui y estoit il s'en est retiré". L'état du registre, qui regroupe sous une même rubrique les confrères agréés de 1612 à 1617, après un long silence de 1604 à 1612, laisse supposer quelques problèmes au sein de l'institution, sans qu'il soit possible de préciser davantage.91
  En 1621, Noël Facenet résignait sa prébende en faveur de son neveu Noël le jeune. L'année suivante, il lui abandonnait le grand archidiaconé. Il devait mourir le 21 mars 1624.92 Depuis son installation au collège, en 1575, il avait profondément marqué la vie de la cité. Ce savant lettré ne laissait aucune oeuvre écrite. Selon Gousselin, il légua aux Capucins de Langres sa bibliothèque estimée 1 200  écus.93

3. - Le temps des recteurs "provisoires"

  Il semblait difficile de succéder à Noël Facenet. Au cours des années 1588-1597, ses remplaçants ne manquèrent peut-être pas de capacités ; mais ils souffrirent du climat tendu de la période et d'une agitation peu propice aux études. Après 1605, les recteurs se trouvèrent confrontés au redoutable problème de l'éventuelle venue des jésuites ; considérés généralement comme recteurs "provisoires", ils ne disposèrent plus de l'autorité nécessaire pour faire, autour de leur nom, l'unanimité.
  De Jean Heudeley, appelé à réouvrir les classes après la peste, nous ne savons presque rien. Maître es arts et avocat au parlement, il paraissait robuste et de belle prestance, capable donc d'en imposer à des écoliers, difficiles à reprendre en mains après trois ans de grandes vacances. "Homme de bien, religieux et de bonne doctrine", il rassurait les clercs. Mais ses capacités intellectuelles semblaient assez limitées : "il n'a l'entière congnoissance des lettres grecs", affirmaient les échevins : "la langue grecque ne fut jamais logée en son cerveau", renchérissait l''avocat des collégiens.94 Heudeley ne put en réalité montrer ce qu'il savait faire, et les notables confièrent quelques temps leurs enfants à Simon Charpy.
  Nicolas Nicolas, alias Nicolay, recteur en 1591, remplissait encore cette charge le 2 mars 1597, alors qu'il assistait au baptême de sa filleul, Nicolas Godard. Selon Roussel, il serait devenu par la suite, vers 1617, curé de Thivet [village en Pays Chaumontais ; "...mentionné au 13ème mais son occupation est plus ancienne et remonte à l'époque romaine. Au "camp de Thivet" furent trouvées des monnaies ainsi qu'une statue en bronze du dieu Mars"], où il serait mort en 1637, victime de la peste et de son dévouement.95

 
 
Thivet, carte postale du château, au début du siècle dernier, vers 1910 Crédit :  CC BY-SA 4.0

  Si cela est exact, l'on ne serait confondre Nicolas Nicolas, principal de 1591 à 1597, et Nicolas Nicolas, régent au collège, présent lors de la cérémonie d'union du prieuré Saint-Gengoulph, le 26 août 1609, marié à Antoinette, alias Jacquette, Floriot, dite veuve le 30 août 1627.96
  Les recteurs du XVIIe siècle sont heureusement mieux connus que ceux de la dernière décennie du XVIe siècle. Le 26 juillet 1605, Michel Facenet remplaçait son oncle. Il devait occuper la charge jusqu'en 1618. Originaire de Plesnoy, où il était né peut-être vers 1585, il avait en 1619 trois frères vivants, Mammès, qui sera procureur à Marcilly en 1624, Jean, curé de Gilley et doyen rural de Fouvent [village situé en Haute-Saône, à la frontière haut-marnaise ; aujourd'hui Fouvent-Saint-Andoche] en 1624, Noël le jeune, chanoine en 1621. Leur mère se nommait Didière Jaulgey.97
  Bachelier en théologie, le nouveau recteur ne donna pas entière satisfaction aux notables. Ceux-ci ne contestaient pas son savoir, mais redoutaient sa jeunesse et son inexpérience. Les leçons trop savantes du maître risquaient de passer au-dessus de son auditoire. L'avocat Claude Petit le signalait en 1612 : les écoliers sont "mal instruictz, disait-il, pour les trop grandes leçons qui leurs sont données par le sieur Facenet sans leur interpréter". La discipline se relâchait : le maître Plusbel se plaignait de la "trop grande liberté" laissée aux élèves. L'administration matérielle laissait à désirer.98
  Michel Facenet ne paraissait donc pas tout à fait l'homme de la situation. Il se heurtait, il est vrai, au désir croissant d'une majorité de notables de confier l'éducation de leurs enfants à des spécialistes confirmés, jacobins ou jésuites. Et sans doute convient-il de nuancer les accusations portées contre lui : elles visaient moins l'homme lui-même que le recteur qui occupait la place des réguliers. En cette année 1612, où avait failli aboutir à la prise en charge du collège par les fils de Saint Dominique, elles paraissaient soigneusement orchestrées.
  Comme son oncle, Michel Facenet cumulait fonctions enseignantes et bénéfices curiaux ; il tint la cure de Dommarien de 1611 à 1615, celle de Charmes-lès-Langres de 1615 à 1617, à nouveau celle de Dommarien de 1617 à sa mort. Rangé parmi les "habitués" de la cathédrale, il bénéficiait sans aucun doute de l'appui du chapitre, qui l'invita en 1612, à prêcher à Saint-Mammès durant l'octave du Saint-Sacrement [Solennité du Saint Sacrement ou solennité du Corps et du Sang du Christ ; La solennité du Corps et du Sang du Christ fut célébrée pour la première fois à Liège en 1247. En 1208, une religieuse, Julienne de Mont-Cornillon eut une vision du Seigneur qui lui fit comprendre la nécessité d’une fête annuelle pour honorer le Sacrement de l’autel. En 1264, le pape Urbain IV instituait une nouvelle solennité qui devait être célébrée en l’honneur du Saint Sacrement le jeudi après l’octave de Pentecôte, en France, le dimanche suivant].99
  Beaucoup pensaient à Langres que le jeune recteur nourrissait d'autres ambitions :
  "Le sieur Facenet, affirmait en 1612 le bourgeois François Valette, est homme bien capable en ceste charge, mais comme il est jeune homme, il est à craindre quil ne veulle longuement continuer ladicte charge."
  En 1618, le principal lui donnait raison : il sollicita un congé de deux années pour aller à Paris conquérir son "bonnet doctoral".100 Michel Facenet ne put réaliser ses rêves : il mourut à Paris, âgé de trente-quatre ans, le 15 juillet 1619. Comme son oncle, il ne laissait aucune oeuvre écrite, à l'exception de quelques vers latins. Le chapitre, désireux de conserver son souvenir, décida de faire graver son épitaphe en lettres d'or. Celle-ci fut sans doute placée sur le premier pilier de la nef, à gauche en entrant, au pied duquel devaient être inhumés son oncle et son frère.101
  Noël Facenet le jeune, docteur en théologie, remplaça provisoirement son frère. Il avait enseigné quelques temps, selon l'abbé Bresson, dans des universités de Languedoc et Provence. "Très habile en grec et dans les humanités", il composa d'assez nombreuses poésies demeurées manuscrites. Chanoine en 1621, il reçut de son oncle, en 1622, le grand archidiaconé. Mais, dès 1624, il abandonnait cette dignité à Antoine Piétrequin et recevait en échange l'archidiaconé du Tonnerois, et la cure de Bourg. Il devait résigner son canonicat en 1640, ne conservant alors que sa dignité, jusqu'à sa mort survenue en 1642. Somme toute, une carrière canoniale assez terne, à l'image de l'année qu'il consacra aux écoliers langrois et qui n'a laissé aucun souvenir.102
  Plus brillant devait apparaitre son successeur, Jean Oudinet, alias Odinet, Udinet. Langrois de naissance, il était fils de Pierre Oudinet, notaire royal, le même sans doute qui avait pris à bail les revenus du prieuré Saint-Gengoulph dans la seconde moitié du XVIe siècle, et de Marguerite Petitjean. Le recteur n'avait, semble-t-il, que des sœurs, Huguette, mariée à Gabriel Cressot, procureur, Marie, épouse d' Edme Sarrasin, Nicole, femme de Gérard Constant : le milieu social était celui de la petite bourgeoisie urbaine. Bachelier en théologie, curé de Pouilly en 1598, Jean Oudinet devint, dès 1605, chanoine de la cathédrale.103
  Certains pensèrent à lui, dès cette date, comme responsable du collège.104 Mais c'est à Paris, au collège de La Marche, que le maître exerça d’abord ses talents, comme premier régent ou principal. Décidé à revenir à Langres, il présenta sa candidature en 1618. Ses partisans semblaient nombreux dans la cité. Le conseiller Plusbel le proclamait "des plus scavans et mesme bachelier en théologie" ; l'élu Dacier pensait qu'il savait "bien instruire la jeunesse aux mœurs et à la doctrine". En 1619, l'avocat Véron témoignait de l'habilité du maître :
  " Il auroit envoyé auprès de luy son fils pour avoir quelques leçons et a trouvé quil avoit plus profitté en huict jours quil navoit auparavant faict en six mois".105
  Mais comme ses prédécesseurs immédiat, Oudinet ne faisait pas l'unanimité. Il ne pouvait faire oublier les jésuites. Il s'en plaignait au gouverneur de la ville, Francières, dans une lettre de 1623 :
  "Jamais il n'a eu autre envye sinon que de profiter à sa patrie, signamment à la vocation où il a esté appellé qui est l'instruction de la jeunesse et quil continuera tant quil plaira à Dieu luy en faire la grâce. Mais les calomnies, médisances et ingratitudes que tous les ans il a receu, dont le seigneur gouverneur a eu advis bien souvent, (ont) a son grand regret faict qu'il a présenté requeste... de le décharger et l'exempter de ceste charge".106
  Et pourtant, ce fut d'assez mauvais gré que Jean Oudinet abandonna ses fonctions. Comme chez Noël Facenet l'aîné, la "vocation" enseignante, le mot est utilisé par les deux maîtres, l'emportait sur toute autre considération. Il fallut un jugement du tribunal royal, le 28 novembre 1625, pour l'obliger à "vuider le collège dans la quinzaine".107 Oudinet conservait la confiance de nombreux bourgeois : il continua d'enseigner chez lui, au mépris du monopole de son successeur. Celui-ci, Bénigne Sanrey, s'en plaignit aux échevins dans une lettre datée de 1628 :
  "Vénérable Mre Oudinet, chanoine de ladicte Ville, ne laisse de faire leçon en sa maison esdictes langues, latine et grecque, à tous et un chacun de ceux que la veulent aller prendre. Qui est la cause que les enfans, affin de se libérer par ce moyen des reglementz plus estroictz et de la discipline scholastique que ledict Sanrey a tasché d'establir et maintenir audict college, prennent occasion de sen distraire et se retirer pardevant ledict Sr Oudinet quand bon leur semble... Cest une occasion de laquelle se servent pretexte de quelque leçon quilz prennent la semaine et que ce faisant ilz desbauchent avec eux tous les autres leurs compagnons".108
  Oudinet avait obtenu du chapitre, en 1623, la cure de Cohons. Il la résigna immédiatement pour son neveu, François Cressot. En 1636, il abandonna sa prébende au même, mais celui-ci mourut de la peste quelques mois plus tard et fut inhumé "au préau du cloître", le 20 juillet 1637. Oudinet récupéra sa stalle avant de l'abandonner, en 1638, à Jean Andrieu. Le 13 décembre 1638, il décédait, sans laisser d'autres écrits que quelques vers latins.109
  Son successeur devait se montrer beaucoup plus prolifique : Anne-Bénigne Sanrey composa plusieurs ouvrages en latin, dont certains furent publiés. Né à Langres le 15 octobre 1589 de parents très pauvres, il apprit à lire en gardant des moutons, entra au service de l'avocat du roi, Médard, avant de devenir clerc d’œuvre à l'église Saint-Martin. Admis tardivement au collège, il s'y fit rapidement remarqué par son application et ses progrès. Protégé de Noël Facenet, il poursuivit ses études à Lyon, y reçut les ordres sacrés, s'y fit une réputation de talentueux orateur. Docteur en théologie, université de Valence, théologal [qui a Dieu pour objet, Larousse] de Beaune, il fut appelé à remplacer Oudinet au collège de Langres.
  De ce rectorat, nous ignorons tout. Mais quelles qu'aient été les qualités du maître, elles ne pouvaient plus s'exercer dans un climat serein. Les jésuites étaient sur le point de triompher de tous les obstacles et Zamet, nous l'avons vu, invoqua le premier prétexte, Sanrey, curé d'Aubepierre, fut sommé de résider dans sa paroisse, pour abandonner un maître que l'échevinage soutint mollement. Sanrey devait mourir à Langres le 15 octobre 1659.110
  Son successeur, en 1629-1630, ne fût qu'un prête-nom pour le supérieur des jésuites. Après avoir maintenu pendant un bon siècle leur contrôle sur le collège langrois, les responsables ecclésiastiques et laïques de la cité abandonnaient pour une longue période le souci du choix des maîtres.En désignant Jean Paultheret comme recteur titulaire en 1629-1630, ils rendaient un dernier hommage à tous ceux qui avaient si longtemps travaillé dans l'ombre des principaux et joué un rôle certainement important, mais demeuré très obscur, dans l'instruction des jeunes langrois, les régents.

4. - Les régents

À suivre...

Georges Viard, Le collège de Langres avant l'installation des Jésuites, seconde moitié du XVIe siècle - début du XVIIe siècle, Bulletin de la Société historique et archéologique de Langres (SHAL), n° 265, tome XVII, 4° trimestre, 1981, p. 489 à 504.

88. Cf. Roussel, op. cit., t. IV, p. 150 et 160.

89. Cf. L.-N. Prunel, Sébastien Zamet, évêque-duc de Langres..., Paris, 1912, p. 46.

90. B.M.L., Ms 169, t. I, f° 247.

91. A.D.H.M., 2 G 21, f° 91. Bibliothèque de la S.H.A.L, Ms 35, Registre de la confrérie Saint-Didier.

92. A.D.H.M., 2 G 23, f° 255v°.

93. Bibliothèque du grand Séminaire de Langres, Ms 93, Mémoires du conseiller Gousselin, t. I, f° 2, 1720.

94. A.D.H.M., 2 G 110.

95. Roussel, op. cit., t. II, p. 178 ; t. IV, p. 214.

96. Archives du département de la Côte d'or, 3 H 863 ; B.M.L., Ms 217.

97. A.D.H.M., 2 G 18, f° 86v° ; 2 G 23, f° 19.

98. B.M.L., Ms 169, t. I, f° 163v°-166v°, 171, 203-204.

99. A.D.H.M., 2 G 21, f° 8v°. Cf. Roussel, op. cit., t. II, p. 423, 452.

100. B.M.L., Ms 169, t. I, f° 163v°-166v°, 270.

101. A.D.H.M., 2 G 23, f° 20v°. Cf. C. Daguin, "Les tombeaux de l' Eglise Saint-Mammès", Mémoires de la Société historique et archéologique de Langres, t. I, 1847, p. 280.

102. Cf. Roussel, op. cit., t. IV, p. 107, Bresson, op. cit., t. I, p. 312.

103. B.M.L., Ms 218, Roussel, op. cit., t. IV, p. 106, Bresson, op. cit., t. II, p. 708.

104. B.M.L., Ms 169, t. I, f° 117v°.

105. Ibid, f° 276v°.

106. A.D.H.M., D 16/3.

107. B.M.L., Ms 217.

108. B.M.L., Ms 190, copie XIXe siècle.

109. A.D.H.M., 2 G 125, Testament de Jean Oudinet, 2 octobre 1632, codicille du 3 février 1634.

110. Sanrey mériterait une étude approfondie.Il faut actuellement se contenter des notices parues dans les divers recueils biographiques régionaux ou nationaux. Toutes s'inspirent du premier biographe du chapelain de Saint-Martin, Bonaventure d'Argonne, alias Vigneul-Marville, Mélanges..., éd. 1725, t. II, p. 244-257. Cf. La semaine religieuse du diocèse de Langres, 11e année, n° 43, 22 octobre 1876, p. 685-686.

Allemagne, Lüzerath : un nouveau village rasé au nom du charbon

"On se bat bien que pour les causes qu'on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s'identifiant"
[Wir kämpfen nur für Dinge gut, die wir selbst vorleben und mit denen wir uns identifizieren]
René Char, note 63, Feuillets d'Hypnos, 1943-1944, Fureur et mystère, nrf, poésie Gallimard, 1962

 php

***

Le dernier combat de Lützerather contre RWE

 
Manuel Först
2021 04 19

 Actions contre l'expropriation

 

Lützerath est un village centenaire, avec des bâtiments classés. Photo : Bodoklecksel, WikiCommons, CC BY-SA 3.0

  Selon la volonté de RWE [conglomérat allemand œuvrant dans le secteur de l'énergie], Lützerath devrait bientôt être déserté afin de démolir définitivement le lieu d'exploitation du lignite. Mais la société exploitante n'avait pas compté sur l'opposition de Eckhard Heukamp. Celui-ci intente un procès contre son expropriation pour des raisons compréhensibles.
  Eckhardt Heukamp ne partira pas volontairement. C'est ce qui ressort clairement du procès que l'agriculteur a intenté contre l'expropriation de sa ferme et de ses terres agricoles à Lützerath et dans les environs. Le village est le prochain retenu sur la liste pour être démoli pour renforcer l'exploitation du lignite dans la mine à ciel ouvert de Garzweiler, aux côtés d'Immerath, selon les plans de l'entreprise énergétique RWE.
  Lors d'une conférence de presse vendredi dernier, M. Heukamp a déclaré : "Je souhaite personnellement que le village de Lützerath reste debout, car je suis la quatrième génération à vivre et à travailler ici et je suis d'avis que Lützerath peut rester debout : Lützerath peut rester debout et ne doit pas être rasé comme les autres villages du Keyenberg."
  À l'exception de Heukamp, tous les habitants de Lützerath ont cédé à la pression de RWE, en acceptant les offres de relocalisation ;  depuis ils ont déménagé ou le feront bientôt. L'entreprise a déjà démoli de nombreuses maisons et coupée des arbres à Lützerath. Mais M. Heukamp reste et, représenté par le cabinet d'avocats Grote-Terwiesche, il intente une action en justice contre l'ordre de transfert de terres qui lui a été imposé.
  M. Heukamp a refusé les indemnités et les offres de zones de compensation de RWE AG. En conséquence, l'entreprise énergétique a demandé le transfert des terrains et donc l'expropriation des propriétés de Heukamp au gouvernement du district d'Arnsberg, qui est l'autorité de surveillance et d'autorisation pour l'exploitation minière en NRW[Nordrhein-Westfalen, nom allemand du land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie] Le gouvernement du district a accepté la demande.
  Selon le droit minier en vigueur , l'expropriation de terres pour l'expansion de l'exploitation du lignite est en principe possible si elle est nécessaire à la sécurité de l'approvisionnement énergétique et sert donc le bien commun. Une réforme du droit minier n'a pas pour but d'abolir cette clause anti-climat.
   Le porte-parole de RWE, Guido Steffen, a expliqué, en réponse à une demande de l'Energiezukunft, que le transfert de terrain a été effectué "en référence à l'exigence de l'industrie de l'énergie et au développement ordonné des opérations minières à ciel ouvert et de la soi-disant remise en état des zones minières à ciel ouvert déjà utilisées". Dans ce contexte, RWE fait référence à la nécessité supposée pour l'industrie de l'énergie d'utiliser le lignite de la mine à ciel ouvert de Garzweiler, qui est stipulée dans la loi sur l'élimination progressive du charbon du gouvernement allemand.

La demande de lignite est trop élevée
  Cependant, cette détermination a été critiquée dès le départ. Alors que des scientifiques et des associations environnementales  avaient déjà estimé que la demande future de lignite calculée par RWE et le gouvernement était beaucoup trop élevée, un rapport sur le charbon longtemps dissimulé a été révélé en décembre dernier et a confirmé ces critiques. Commandé par le ministère fédéral de l'économie, le rapport indique clairement que la plupart des villages de la mine à ciel ouvert de Garzweiler ne devaient pas être démolis. Cependant, le gouvernement fédéral a ignoré ces conclusions.
  Bien que Lützerath ne fasse pas partie des villages qui pourraient être préservés selon l'expertise, M. Heukamp se réfère dans son procès aux calculs de Peter Immekus, ingénieur des mines et des dommages miniers, qui considère comme possible une "réalisation techniquement raisonnable et planifiée de l'extraction du lignite sans occuper les terres du plaignant".
  Immekus fait également référence à l'expertise commandée par le ministère de l'économie, selon laquelle la sécurité de l'approvisionnement est assurée avec l'extraction de 570 millions de tonnes. Il explique qu'une exploitation sûre de la mine à ciel ouvert jusqu'en 2038 avec un volume de production de 600 millions de tonnes est possible sans utiliser les propriétés de Heukamp. Selon l'acte d'accusation du cabinet d'avocats Grote-Terwiesche, que Energiezukunft a pu consulter, l'utilisation des propriétés d'Eckhardt Heukamp n'est pas dans l'intérêt public.

Les zones de compensation ne sont pas suffisantes
  Mais ce n'est pas le seul point de l'acte d'accusation. Lors de la conférence de presse, l'avocat Michael Terwiesche a déclaré : "Nous sommes d'avis que les préoccupations publiques de protection du climat et les préoccupations privées de M. Heukamp l'emportent les unes sur les autres, avec pour conséquence que nous considérons l'expropriation comme illégale." Par exemple, a-t-il dit, les terres compensatoires offertes à la ferme des Heukamps sont jugées insuffisantes pour poursuivre l'exploitation dans les mêmes conditions.
  Une ferme dans le Brandebourg, par exemple, n'était pas envisageable, car la région est touchée par une sécheresse extrême. De plus, les soi-disant nouvelles terres ne constituent pas un substitut adéquat. Les nouvelles terres sont des terres qui ont été utilisées à des fins minières, puis remises en état. RWE avait fait miroiter la possibilité de disposer de tels terrains dans la région minière rhénane. Mais les nouvelles terres ne peuvent pas atteindre la même qualité de sol qu'auparavant. Une culture comparable, comme celle que pratique actuellement Heukamp, n'est donc pas possible.
  L'acte d'accusation, daté du 18 mars 2021, fait également référence au projet de décision d'orientation sur le lignite du gouvernement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie publié à cette date, selon lequel la demande d'extraction de charbon devrait être dirigée en priorité vers des endroits déjà inhabités. L'exemple d'Immerath a été cité. Toutefois, dans la décision d'orientation finale, publiée le 23 avril 2021, ce passage a été étendu pour inclure l'utilisation de "localités déjà largement inhabitées". Le village de Lützerath a été explicitement mentionné.

 Le gouvernement de l'État suit les souhaits de RWE
  Le gouvernement du Land de NRW a donc manifestement suivi la volonté de RWE de démolir Lützerath dans un avenir proche. Toutefois, M. Heukamp s'oppose également à l'expropriation pour d'autres raisons liées à la protection du climat, de la santé, de l'environnement et des monuments. La ferme du plaignant est protégée en tant que monument historique et les effets néfastes des centrales électriques au charbon et des mines de charbon sur l'environnement et la santé sont bien connus.
  Dans le contexte d'objectifs climatiques allemands et européens de plus en plus stricts, de la hausse des prix de la production d'électricité à partir du charbon et d'une éventuelle sortie prématurée du charbon, on peut se demander si les plus de 600 millions de tonnes de lignite estimées par RWE sont encore nécessaires à Garzweiler. L'expert minier Peter Immekus souligne également le fait que la production de lignite est en déclin depuis des années. On peut s'attendre à une nouvelle réduction continue de l'exploitation minière à l'avenir.
  Entre-temps, la date finale d'élimination du charbon, fixée jusqu'à présent en 2038, doit être revue par la loi pour la première fois en 2026. Selon le gouvernement du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, les autres villages de la mine à ciel ouvert de Garzweiler, Keyenberg, Kuckum, Ober- und Unterwestrich et Beverath, bénéficieront donc d'un moratoire afin de vérifier s'ils doivent réellement être démolis pour la production d'électricité à partir du charbon. Un tel moratoire serait également possible pour Lützerath sans autre forme de procès, comme le montre clairement la plainte d'Eckhardt Heukamp.
  Lors de la conférence de presse, Heukamp a encore déclaré : "Je pense que ce n'est pas seulement un projet pour moi, mais pour tous ceux qui vivent ici dans ce pays et dans ce monde, que le charbon n'ait plus à être brûlé." À Lützerath même, il reçoit également le soutien de militants qui se sont installés, entre autres, dans la forêt voisine de Lützerath, et certains d'entre eux sont même enregistrés comme nouveaux habitants de Lützerath.

HAUTE-MARNE, DARMANNES : LES USINES ÉOLIENNES SONT-ELLES APPROPRIÉES AU BIEN-ÊTRE ANIMAL ET HUMAIN ? TÉMOIGNAGE

  “ Si les faits ne correspondent pas à la théorie, changez les faits .”   Albert Einstein php *** L’éolien est-il compatible avec l’agricu...