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ÉOLIENNES ET SANTÉ : LA JUSTICE VALIDE LES ALERTES SCIENTIFIQUES

  L’article écrit par Jean-Pierre Riou, publié sur son blog Le Mont Champot propose une réflexion critique sur les effets sanitaires potentiels des éoliennes industrielles et sur la manière dont ces questions sont traitées dans le débat public.
  Le texte défend l’idée qu’il existerait désormais des éléments suffisamment sérieux pour considérer qu’un lien de causalité entre certaines installations éoliennes et des troubles de santé chez des riverains ne peut plus être écarté. Les nuisances ressenties ne relèveraient pas uniquement d’un phénomène psychologique ou d’un simple effet d’inquiétude, mais seraient liées à des phénomènes physiques réels : infrasons, basses fréquences, vibrations et bruit pulsé généré par les pales.
 Pour cela, plusieurs types de sources sont citées :
  • des témoignages de riverains,
  • des études acoustiques et médicales,
  • des travaux de chercheurs spécialisés,
  • ainsi que certaines décisions de justice récentes.
Le texte insiste notoirement sur la portée symbolique et juridique de certaines décisions de justice, présentées comme une reconnaissance progressive des difficultés rencontrées par des habitants vivant à proximité de usines éoliennes. J-P. Riou y voit un tournant important dans la manière d’aborder la question sanitaire et des raisons d'espérer pour les victimes.
 
Bonne lecture.
 
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Éoliennes et santé : une causalité factuelle et juridique


  Le code de la santé publique fixe à 5 décibels — pondérés A, en journée et 3 dBA la nuit, l’émergence maximum d’un bruit de voisinage dit « bruit particulier ». Toutefois cette émergence n’est recherchée que si le bruit total, dit « bruit ambiant » est supérieur à 25dBA dans l’habitation du plaignant ou 30 dBA en extérieur. Cette émergence est alors calculée en retranchant le bruit de fond, dit « bruit résiduel », au bruit ambiant. 
 
  Or il apparaît, dans les communications même de la filière, que les éoliennes sont incapables de respecter ce code aux distances légales d’implantation
  Ce qui explique que des riverains indemnisés par la justice civile pour des troubles sanitaires dont le lien avec une nuisance excessive est dûment constaté, sont dans l’incapacité de faire cesser cette nuisance qui relève du juge administratif, pour lequel les prescriptions de l’administration dérogent au code de la santé publique.
 
Le bruit éolien et sa perception
  La puissance acoustique d’une éolienne varie entre 100 et 110 dBA selon les modèles et le mode de fonctionnement,bridé ou non. Les caractéristiques sonores de la Vestas V 90 3 MW en mode 0 est reproduit ci-dessous et atteignent 109,4 dBA avec 8 m/s de vent. 
 
https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiSfDbca0H1r72w7Wnba-q1xLY7M5A76vUhBbjPBOgiYpM3hoYFmMqmv_a-cMhlSjKdAU8nwet5bhw_q7l_SDQHAlVFPSwBLzHzu-jTMkPZfJsVEj8R-tEzVmawOjGnruuGxZ4LmoUbEl4XnSxVMXQxHmq8KUgZLrzy21Lk25QosnD13rSOtfTN4Msro-Lw/w592-h640/dBA%20Vestas%20V%2090%20109%20dBA.jpg 
 

  Ce bruit et sa perception varient selon la vitesse du vent, mais également selon les conditions atmosphériques et la topographie locale et, bien sûr, avec la distance. Des bâtiments ou un relief interposé entre l’éolienne et le riverain peut supprimer la quasi-totalité de la nuisance sonore, un effet d’écho peut la majorer considérablement — 3 dBA. Les battements liés à la synchronisation de 2 éoliennes augmentent le bruit, du givre sur les pales peut ajouter jusqu’à 11 dBA. Avec l’usure, des bruits parasites peuvent augmenter le niveau sonore.

La réglementation 
  Sur l’échelle logarithmique acoustique, le doublement d’une source sonore correspond à + 3 dBA. La réglementation distingue le bruit résiduel — sans éoliennes, du bruit particulier — des éoliennes, dont l’addition constitue le bruit ambiant. Plus qu’à la valeur absolue de ce bruit particulier, le code de la santé publique s’attache particulièrement à son émergence — bruit ambiant moins bruit résiduel, qu’il privilégie pour caractériser l’infraction. Une émergence de 3dBA est la limite nocturne autorisée pour un bruit particulier et 5 dBA pour un bruit diurne. En effet, la gêne provoquée par l’intrusion d’un bruit particulier est essentiellement liée à la valeur de cette émergence qui sera bien plus intrusive dans un environnement calme qu’avec un bruit résiduel important. Toutefois, cette émergence n’est recherchée que si le bruit total dépasse 30 dBA.

Une incompatibilité structurelle
  L’illustration de la filière elle-même montre ci-dessous qu’à la distance légale de 500 m, les éoliennes ne respectent pas ce code, puisqu’avec le bruit résiduel d’un jardin calme — 20 dBA, qui correspond à l’environnement sonore du cadre rural de leur implantation, les quelques 35 dBA indiqués pour une seule éolienne, suffiront pour dépasser le seuil de 30 dBA, caractérisant ainsi l’infraction de ses 15 dBA d’émergence que représentent la différence entre 20 dBA et 35 dBA, quand le maximum légal est de 5 dBA diurne et 3 dBA nocturne.
 
 https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEivsKk5hDDQG4mEJskieawzYp0a6D-tYDNKL3Ec_iqT81t8TnP3NeV97qBX5Mt-rvLc7FcZ3Y5JgnnnoYfNmwCQ4eVgb-RcP6rGCy739V2Wvx2YAPC26KxzP2oasa50VpeekFNMWyYWBoir9CWY20TI6NceRiRG8IFNZAUKX9hbAI20DdIp-siI5sIiZFbC/w640-h558/Bruit%20%C3%A9olienne.jpg
 
 
  Ce dépassement structurel est la raison de l’amendement au projet d’arrêté du 26 aout 2011, porté notamment par le syndicat des énergies renouvelables, qui a introduit une dérogation à ce code en portant ce seuil à 35dBA pour les éoliennes au lieu des 30dBA prévus dans le projet de texte, au motif « que dans les zones rurales calmes où les éoliennes sont généralement implantées, il leur est difficile de respecter le seuil imposé par le code de la santé publique », selon la sénatrice Loisier qui l’a dénoncé dans sa question au gouvernement
  Ajoutons qu’à 500 m, ce bruit particulier de 35 dBA confessé par la filière, correspond à l’atténuation géométrique d’une éolienne de seulement 100 dBA  — L 500m = 100 dBA -11-20 log 500 = 35 dBA. Tandis qu’en Belgique où la réglementation autorise 45 dBA en journée, les exploitants ne craignent pas d’annoncer « Une éolienne qui tourne émet environ 45 dB, soit le bruit d’un lave-vaisselle silencieux récent. Pas de quoi troubler une soirée de lecture. ». Cette communication oublie de préciser que le lave-vaisselle se situera devant la fenêtre de la chambre à coucher et tournera toute la nuit.

La réalité de leurs impulsions sonores 
  Mais la réalité est bien pire car le caractère impulsionnel* de ce bruit, à chaque passage des pales devant le mât, est gommé par des moyennes sur 1 seconde — indice fractile L50 des LAeq,1s sur 10 min, retenu pour décrire l’ambiance sonore au point 3.5 du projet de norme NF S316114. 
  En effet, leur prise en compte demande des durées d’intégration de 0,125 seconde, comme le préconise la norme NF S31-010 pour les bruits impulsionnels, pour permettre de caractériser chaque pic sonore perçu par le riverain. 
  L’importance de ce point est illustrée dans le rapport de Robert W. Rand, de Rand Acoustics, adressé le 27 mai 2021 à la commission d’enquête concernant le « Rail Tie Wind Project » — Application WECS-01-21. Dans celui-ci, il montre son propre enregistrement avec un Leq 0,1s — ci-dessous, de mars 2021 des éoliennes d’ Antrim, qui fait apparaître un dépassement de 9 dBA à 17 dBA par rapport aux prédictions les plus fortes — « worst-case » Leq prédictions, de leur étude d’impact de 2016. Comme en France ce type d’étude d’impact indique un bruit médian pour chaque classe de vent dont chaque échantillon est déjà une moyenne sur 1 seconde, expliquant la différence entre le niveau de bruit annoncé — 35,7 dBA, et les pics de bruits perçus par le riverain — 53 dBA.
 
 
 https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgfqVwLcGhK85sWhVXXl0DqJ8uVDsgPL72xDn5HG6iVULvMLCOUQ6w_Ec-f5dGNKKUJwzYwbZxMkNdD0mv8Am2JrEV_8Z3_LMGnXuQ6ZSDft98OKqQk9HEG-VmXb0TVuGsh1MFyD4w22AG3q4NY_ycYYato2Ukl36vk84_73PJmAGRwrFfNBObSPGq1jPkT/w640-h428/Antrim.jpg
 


La perception du bruit 
  Des milliers de témoignages dénoncent les effets néfastes du bruit des éoliennes dans le monde entier. Selon les attendus du TGI de Montpellier, les investigations auprès de riverains qui ne s’étaient jamais plaints sont particulièrement édifiantes en constatant 

« Que 18 des 26 personnes interrogées qui déclarent subir un préjudice (lequel à raison de l’éloignement plus grand est nécessairement moindre que celui des demandeurs comme déjà indiqué) ont parlé de bruits permanents consistant en ronronnement et sifflements, audibles même à l’intérieur de leur maison et obligeant à hausser le son de leur télévision voire à construire une véranda et à fermer les volets, la fermeture des volets constituant également une protection contre le crépitement des flashs toutes les deux secondes et qui sont permanents de jour comme de nuit. »

  De même le rapport d’enquête de la DDASS [ Direction départementale des affaires sanitaires et sociales ] à la suite d’une plainte de riverains d’ Ally-Mercœur écrit : 
« La quasi-totalité des personnes rencontrées s'est plaint du bruit en extérieur. Nombreux sont ceux qui regrettent de ne plus pouvoir vaquer à leurs occupations extérieures en toute sérénité — jardinage, travaux des champs, promenades.., lorsque le niveau de bruit est trop important.
  Dans 9 foyers — sur 21 enquêtes, les nuisances sonores à l'intérieur du logement ont été dénoncées.
  Pour 7 d'entre eux, les pièces dans lesquelles les nuisances sont dénoncées ne sont pas phoniquement isolées — absence de double vitrage.
  Pour 1 foyer, la maison est entièrement isolée — murs doublés, fenêtres équipées de double vitrage récent, et pourtant ses occupants ont remarqué que le bruit est perceptible à l'intérieur lorsqu'ils posent leur tête sur l'oreiller
  Pour un autre foyer non isolé, le problème est différent puisque l'un des occupants souffre de problèmes respiratoires et doit dormir avec la fenêtre de sa chambre ouverte toute l'année, il dénonce des nuisances sonores fréquentes ».
Une grande variabilité du bruit et de sa perception
  En approfondissant leur étude, les enquêteurs ont pu : 
« mettre en évidence la présence de « couloirs » de bruit : le niveau de bruit varie de façon important entre 2 points distants de seulement quelques mètres. En effet, plusieurs phénomènes se conjuguent et varient en fonction de l'intensité et de la direction du vent. Il existe un premier phénomène d'écran qui diminue le niveau sonore certains bâtiments gênent la propagation du bruit. Un second phénomène dit de réverbération accentue le niveau sonore : il s'agit d'un phénomène qui se traduit par une prolongation de l'existence d’un son due aux réflexions multiples sur certaines parois ».
  Cette variabilité de la gène est exacerbée par les conditions atmosphériques, les battements créés par la synchronisation de 2 ou plusieurs machines et par les niveaux de sensibilité individuelle au bruit.
 
Sommeil et santé, une cause nationale
  En 2017, l’ ANSES [ Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail ] avait publié un rapport comportant l’analyse d’un grand nombre d’études sur le sujet et avait conclu : 
« Toutes les études épidémiologiques transversales qui ont recherché une association entre l’exposition au bruit des éoliennes et la qualité du sommeil (sauf une) ont montré une relation significative. »
  Cette même année, l’Académie de médecine confirmait dans son rapport
« Toutes les données de la littérature concordent pour souligner l’effet très négatif du bruit sur le sommeil. De fait, les troubles du sommeil représentent sans doute la doléance la plus constante des riverains. Ils sont d’ailleurs objectivés par les enregistrements somnographiques effectués par des cliniques du sommeil. Ces études concluent qu’à l’intérieur d’un périmètre de 1,5 km le bruit émis par les éoliennes perturberait la qualité du sommeil. Une autre étude suggère que certaines basses fréquences — autour de 30 Hz, interfèreraient avec les ondes « Beta » cérébrales du sommeil qui sont associées avec les réactions d’alerte, de stress et d’anxiété. Cette interférence expliquerait les troubles du sommeil. Mais ce mécanisme est très controversé. »
  Dans une étude de décembre 2025, des chercheurs de l’université d’Oregon ont mis en évidence une « corrélation claire entre la qualité du sommeil et l’espérance de vie » — clear correlations in each year and in most U.S. states between sleep and life expectancy.
  C’est ainsi que la mauvaise qualité du sommeil « surpasserait désormais l'impact de la mauvaise alimentation et du manque d'activité physique ». L’étude n’a fait que quantifier ce qu’on savait déjà, en juillet 2025, le ministère français de la santé avait érigé le sommeil en enjeu de santé publique majeur dans une feuille de route ministérielle.
 
Causalité juridique et factuelle
  Le 8 juillet 2021, la Cour d'appel de Toulouse, 3ème chambre n° 20/01384 avait formellement reconnu l’existence d’un syndrome éolien et la responsabilité des éoliennes dans les troubles sanitaires occasionnés en condamnant leur exploitant à indemniser les 2 victimes à hauteur de 4.000 € chacun au titre du pretium doloris, et 2.216,25 € au titre de la réparation de leur déficit fonctionnel temporaire dont les « Souffrances endurées avant consolidation ». Cette jurisprudence avait déjà été retenue en 2013 par le TGI de Montpellier et vient d’être confirmée le 13 novembre 2025 par le TGI de Strasbourg.
  En tout état de cause, cette « causalité juridique » est complétée par la causalité factuelle des éoliennes dans la dégradation de la santé, par le truchement de la dégradation de la qualité du sommeil, mise en évidence par les conclusions de l’Académie de médecine et de l’ ANSES.
 
Une discrimination anticonstitutionnelle
  Cette question sanitaire est occultée par l’extrême variabilité des paramètres relatifs à la propagation du bruit, à la nature du relief et des conditions atmosphériques, à l’isolation des habitations et à la sensibilité individuelle au bruit et au stress. L’émergence, retenue par le code de la santé publique comme principal facteur de la gène, est d’autant plus importante que le bruit résiduel est bas, pénalisant ainsi les zones calmes de rase campagne que la Directive européenne 2002/49 sur le bruit demande pourtant de préserver à ce titre. Le développement éolien privilégie les secteurs hyper ruraux en raison de leur faible densité de population, entraînant ainsi une discrimination anticonstitutionnelle qui prive ses habitants de la protection du code de la santé publique au prétexte qu’ils ne seraient pas nombreux.
 
* Impulsionnel Bruit consistant en une ou plusieurs impulsions d'énergie acoustique, ayant chacune une durée inférieure à environ 1 s et séparée(s) par des intervalles de temps, de durées supérieures à 0,2 s.— NF S31-010.
 
 
 
 
 
 
 

POLLUTION LUMINEUSE ET CHAMPS MAGNÉTIQUES : NOTRE SANTÉ EN DANGER !...

  Si la médiatique pollution lumineuse fait aujourd'hui l'objet d'une quasi-unanimité scientifique et populaire, reconnaissant ses dangers pour la santé humaine, il est impératif de ne pas occulter une menace tout aussi insidieuse et nocive : les champs magnétiques de très basses fréquences, CEM-ELF.
  Moins médiatisés et populaires que leur pendant lumineux, les CEM-ELF n'en sont pas moins dangereux pour la santé, avec des effets potentiels encore plus alarmants. Il est urgent que le monde politique prenne la mesure de ce double fléau et s'engage dans une action législative ambitieuse pour enrayer ces nuisances.
  La pollution lumineuse perturbe gravement nos rythmes biologiques, affectant le sommeil, la sécrétion d'hormones et le système immunitaire. Elle est également liée à une augmentation des risques de cancer, de diabète et d'obésité. Face à ce constat accablant, si, sans nul doute, le législateur a déjà entrepris une mise en place de réglementations strictes pour limiter l'éclairage nocturne artificiel, il reste encore beaucoup à faire.
  Si la pollution lumineuse attire aujourd'hui une repression législative croissante, les CEM-ELF, omniprésents dans notre vie quotidienne, passent entre les gouttes ! Pourtant, le monde scientifique ne cesse d'alerter de leur dangerosité, à travers de nombreuses études : " la croissance de la consommation d'énergie électrique dans les pays industrialisés et l'augmentation parallèle de l'exposition environnementale aux CEM-ELF ont suscité une inquiétude généralisée quant aux effets nocifs des CEM-ELF chez l'homme, une préoccupation stimulée au cours des dernières décennies par un certain nombre d'études épidémiologiques rapportant effets délétères des ELF-EMF sur la santé humaine. " :
  • Augmentation des risques de cancer;   
  • Troubles du sommeil et de la concentration;
  • Affaiblissement du système immunitaire.
   Pour parfaire nos connaissances sur les CEM-ELF et leurs conséquences sur la santé, lire l'étude intitulée : 
  • TOUITOU Yvan, Unité de Chronobiologie, Fondation A. de Rothschild, Paris, France; 
  • SELMAOUI Brahim, INERIS, Département de Toxicologie Expérimentale, Verneuil-en-Halatte,  France. 
TRADUCTION FRANÇAISE : REMOUIT J.L. 

EXTRAITS
" Conclusion
  Nous sommes tous exposés à des champs électriques et magnétiques de faible intensité. Les niveaux d'exposition de la population générale vont de 5 à 50 V/m pour les champs électriques et de 0,01 à  0,2 μT
[ le Tesla est une unité de mesure des champs magnétiques; l'μT est le symbole du microtesla, valant I0 tesla] pour les champs magnétiques.  
  Le risque potentiel pour la santé lié à l'exposition aux champs électromagnétiques est devenu une préoccupation publique, ce qui a conduit à de nombreuses études scientifiques sur le sujet. Nous avons montré dans cette revue que les études rapportées sont largement contradictoires en ce qui concerne les études épidémiologiques, environ la moitié des études ont trouvé une relation et l'autre moitié n'en a trouvé aucune, les effets biologiques potentiels des CEM-ELF et les éventuellement des mécanismes proposés; aucune explication claire n’existe pour ces résultats contradictoires. Le risque relatif, RR, qui établit la relation entre l'exposition aux CEM-ELF et le cancer, est d'environ  2 à 3. En l'absence d'explication(s) claire(s), un certain nombre d'hypothèses ont été avancées. Les caractéristiques du champ magnétique, polarisation linéaire ou circulaire, durée, timing, l'espèce  animale et, au sein d'une espèce, la souche semblent jouer un rôle dans la détermination de la réponse biologique obtenue. Il faut donc être très prudent lors de la comparaison des données obtenues sur différentes espèces animales, même au sein d'un groupe comme les rongeurs, car des différences ont été décrites entre les espèces de rongeurs et même entre les races pigmentées et albinos.
  Un changement possible dans la structure spatiale de la rhodopsine,
[ pigment visuel de la rétine capable d'absorber la lumière et présent dans les cellules visuelles : bâtonnets et cônes] un pigment photorécepteur, dû au champ électrique induit par le champ magnétique a été proposé. Les champs magnétiques pourraient également modifier soit l’activité électrique des pinéalocytes, [ cellule glandulaire exocrine du complexe pinéal sécrétant la mélatonine pendant la nuit] soit leur capacité à produire de la mélatonine, ou les deux. En ce qui concerne les nombreuses études réalisées sur les effets des ELF-EMF sur la mélatonine, [hormone produite dans une petite structure de notre cerveau appelée « la glande pinéale ». Sa fonction principale est de donner des repères temporaires à notre organisme, c’est pourquoi elle est essentielle à la régulation circadienne de notre sommeil] les différences observées chez les animaux et les humains dans ces effets peuvent être dues aux différences de localisation anatomique et de configuration de la glande pinéale, ainsi qu'à la différence dans le reste. — cycle d'activité entre les rongeurs et les humains. Une sensibilité différente aux ELF-EMF pourrait également faire partie de l’explication. Certains sujets humains peuvent avoir une plus grande sensibilité aux ELF-EMF, mais cela est difficile à démontrer en raison de l'importante variabilité interindividuelle de la concentration plasmatique de mélatonine. En ce qui concerne la mélatonine, nous avons montré une absence d'effet des CEM-ELF sur la mélatonine, concentration et rythme circadien, chez des travailleurs exposés quotidiennement jusqu'à 20 ans sur leur lieu de travail et à domicile, ce qui suggère fortement que les CEM-ELF chroniques l'exposition ne semble avoir aucun effet cumulatif chez les humains adultes; ceci réfute « l’hypothèse de la mélatonine » évoquée pour expliquer les effets sanitaires délétères des ELF-EMF. 125
  De la même manière, l'application des technologies omiques
[ champs d'étude tels que la génomique, la protéomique ou la métabolomique. Ces dernières font partie des champs d'étude qui analysent de vastes ensembles de données. En effet, ces disciplines explorent l'intégralité des génomes, protéomes ou métabolomes, ce qui nécessite le traitement de volumes de données considérables] à haut débit pour étudier les influences des CEM-ELF est confrontée à l'hétérogénéité des matériaux biologiques étudiés, qui sont aussi différents que les cellules/vaisseaux sanguins, les cellules tissulaires, les nerfs et les bactéries. Ce qui rend difficile la comparaison des données et l'établissement de conclusions définitives sur les effets potentiels des CEM-ELF sur les systèmes biologiques. I50 À titre d'exemple, la plupart des tumeurs du sein deviennent résistantes au tamoxifène, [ modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes, SERM, représentant une classe de médicaments administrés par voie orale et utilisés dans le traitement du cancer du sein. Ce traitement est indiqué pour les femmes préménopausées et postménopausées, atteintes d'un cancer du sein à un stade précoce ou avancé] et il a été démontré que les CEM-ELF réduisent  l'efficacité du tamoxifène d'une manière similaire à la résistance au tamoxifène. En exposant les cellules de la lignée du cancer du sein MCF-7 à l'ELF-EMF, il a été constaté que l'ELF-EMF modifie l'expression des cofacteurs des récepteurs des œstrogènes, ce qui, de l'avis des auteurs, peut contribuer à l'induction d'une résistance au tamoxifène in vivo. 151
  Actuellement, le débat porte sur les effets des CEM-ELF sur les enfants, certaines données publiées dans la littérature soulignant le risque de leucémie infantile en relation avec une exposition résidentielle, et soulignant que ce risque, le RR est de l'ordre de 2, peut exister lorsque les enfants sont exposés de manière chronique à plus de 0,4 μT.10 Des études collaboratives à grande échelle sont encore nécessaires pour combler les lacunes de nos connaissances et apporter des réponses à ces nombreuses questions non encore résolues. Enfin, le risque délétère des CEM-ELF sur les  populations fragiles telles que les enfants et les personnes âgées peut être plus important et devrait être documenté, au moins pour leur exposition résidentielle.
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Insomnies, stress, risques de diabète et de cancer : les effets néfastes de la pollution lumineuse sur la santé

 
Les conséquences potentielles de l’exposition excessive à la lumière artificielle sur la santé sont nombreuses. La revue « Science » fait le point sur les dernières recherches et plaide pour la réduction de la pollution lumineuse.

L’exposition à la lumière bleue avant de se coucher est nocive pour nos rythmes biologiques. ljubaphoto/Getty Images.

  Les illuminations nocturnes dans les centres urbains et les lumières bleues des écrans omniprésents dans notre quotidien ne sont pas sans conséquence sur le vivant. Leurs lueurs perturbent la vie des plantes, des insectes, des oiseaux mais aussi de l’être humain. Depuis une vingtaine d’années, les chercheurs s’intéressent aux répercussions de l’éclairage artificiel sur la santé des êtres humains. Dans la revue Science, du vendredi 16 juin, les scientifiques synthétisent une soixantaine de publications récentes sur le sujet.
 
Suppression de la mélatonine
  L’éclairage nocturne des bâtiments urbains, les publicités lumineuses et les panneaux des enseignes effacent peu à peu la voûte céleste et perturbent aussi notre organisme. D’autre part, l’exposition à la lumière bleue — émise par les téléphones portables, les tablettes, les ordinateurs et les téléviseurs —avant de se coucher, est nocive pour notre rétine et pour nos rythmes biologiques. L’utilisation de ces écrans est perçue par l’organisme comme une prolongation de l’horaire diurne et peut entraîner le ralentissement voire la suppression de la production de mélatonine par la glande pinéale située dans l’épithalamus du cerveau, et stimuler la production de cortisol, « l’hormone du stress ».
  Connue par le grand public comme « l’hormone du sommeil », la mélatonine participe grandement au contrôle des rythmes circadiens,— horloge biologique, — et donc à la régulation du rythme jour-nuit. La répercussion la plus logique de son inhibition sont les troubles de sommeil. Une cascade de conséquences encore plus insoupçonnées pourrait en découler car la mélatonine a plusieurs casquettes.
  Elle joue un rôle dans la régulation des fonctions végétatives comme la faim et la soif. Sans elle, le risque d’obésité et les maladies cardiovasculaires associées s’accentue. Hormone vertueuse, elle abaisse aussi le cholestérol et aide au fonctionnement de la thyroïde, du pancréas, des ovaires, des testicules et des glandes surrénales. En outre, une étude de l’université de Harvard, publiée 2013 dans la revue médicale Jama, avance qu’une production de mélatonine à la baisse est associée à un risque plus élevé de développer un diabète de type 2.
 
Orienter les politiques publiques
  Des travaux « montrent que l’exposition à la lumière extérieure la nuit avec une lumière riche dans le spectre bleu est associée à un risque accru de cancer du sein, de la prostate et du côlon. Les futures études empiriques sur les effets physiologiques et sanitaires de l’éclairage extérieur nocturne devraient intégrer ces considérations », soulignent les auteurs.
  Depuis 2001 les chercheurs se penchent sur les propriétés oncostatiques,— qui freinent le développement des tumeurs,— de la mélatonine. Une équipe de l’université de Harvard a notamment mené une étude auprès de 80 000 infirmières qui ont travaillé la nuit pendant dix ans. Résultat : ils ont démontré que celles qui travaillent au moins trois nuits par mois, en plus des journées et des soirées, présentent un risque accru de cancer du sein après de longues années avec ces emplois de temps. Les résultats récents d’une étude statistique mexicano-slovaque vont également dans ce sens.
  Le lien entre la pollution lumineuse et le développement d’autres types de cancer est dans le collimateur des chercheurs. Une équipe internationale avançait déjà en 2016 dans le Asian Pacific Journal of Cancer Prevention que la lumière artificielle nocturne a été « significativement corrélée à toutes les formes de cancer » dont les cancers du poumon, colorectal et de la prostate. Mais de recherches complémentaires doivent être menées afin de mieux comprendre ce lien.
  Les auteurs estiment qu’il y a « des meilleures manières de gérer la pollution lumineuse pour le bénéfice de la santé humaine, de la société et de l’environnement humain ». Notamment le recours à des études d’impact qui permettraient d’orienter les politiques publiques. Dans cette publication, ils soulignent également les plans d’action mis en place par certains pays tels que la France, la République tchèque, l’Allemagne et la Slovénie. En France, depuis octobre 2022, les panneaux publicitaires doivent être éteints entre 1 heure et 6 heures du matin, peu importe la taille urbaine. Mais « malgré ces mesures encourageantes, la plupart des pays n’ont pas d’infrastructure réglementaire pour surveiller les émissions lumineuses nocturnes. »
 


FRANCE, SANTÉ PUBLIQUE & ENVIRONNEMENT : LES FUNESTES ONDES ET CHAMPS ÉLECTROMAGNÉTIQUES EN CONSEIL DE RÉVISION

 Qu’est-ce que l’électro-hypersensibilité ? 
  " Les termes " hypersensibilité aux champs électromagnétiques " ou " électro-hypersensibilité " sont utilisés pour désigner un ensemble de symptômes variés et non spécifiques d’une pathologie particulière que certaines personnes relient spontanément à leur exposition aux champs électromagnétiques.* [...] En mars 20I8, l’ Anses a publié les résultats de son expertise relative à l’hypersensibilité aux ondes électromagnétiques. L’expertise met en évidence la grande complexité de la question de l’ électro-hypersensibilité, EHS, tout en concluant, en l’état actuel des connaissances, à l’absence de preuve expérimentale solide permettant d’établir un lien de causalité entre l’exposition aux champs électromagnétiques et les symptômes décrits par les personnes se déclarant EHS. Par ailleurs, l’Agence souligne que la souffrance et les douleurs exprimées par les personnes se déclarant EHS correspondent à une réalité vécue les conduisant à adapter leur quotidien pour y faire face. Rapport de l’ Anses "
 
* "...Un champ électromagnétique apparaît dès lors que des charges électriques sont en mouvement. Ce champ résulte de la combinaison de 2 ondes, l’une électrique, l’autre magnétique, qui se propagent à la vitesse de la lumière. [...] Bien que non perceptibles, les champs électromagnétiques sont présents partout dans l’environnement. Toute installation électrique crée dans son voisinage un champ électromagnétique, composé d’un champ électrique et d’un champ magnétique. [...] Les champs magnétiques n’apparaissent que lors du passage d’un courant électrique dans un conducteur. [...] 
 
 
 
Présence du champ électrique et du champ magnétique : exemple d’une lampe
  - Lampe éteinte branchée sur la prise de courant : présence d’un champ électrique seul 
 - Lampe allumée : présence d’un champ électrique et d’un champ magnétique. © Philippe Demaret pour l' INRS [Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles]
  Les champs magnétiques statiques sont liés à la présence d’aimants permanents, d’électroaimants alimentés en courant continu ou plus généralement de sources de courants continus. Les champs électriques, magnétiques et électromagnétiques font partie des rayonnements dits non ionisants  : ils ne sont pas suffisamment énergétiques pour éjecter un électron d’un atome ou d’une molécule : par opposition aux rayonnements ionisants.
 
 
  
Spectre électromagnétique et émissions de quelques équipements électriques. © Œuvre INRS. "
Source

 SÉNAT 2022
    "... Dans notre pays, 2 à 5 % de la population seraient concernés et souffriraient lors d'expositions aux champs électromagnétiques de maux de tête, de troubles visuels et de l'audition, de troubles du sommeil avec d'importantes répercussions sur leur vie quotidienne, sur leur vie familiale et sociale, sur leur activité professionnelle. En mars 20I8, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail a publié un avis relatif à l'expertise sur « l'hypersensibilité électromagnétique, EHS, ou intolérance environnementale idiopathique attribuée aux champs électromagnétiques : IEI-CEM ». Il y était notamment indiqué que pour améliorer la prise en charge des personnes se déclarant en hypersensibilité électromagnétique, il était avant tout indispensable d'établir et de préserver un climat de confiance entre ces personnes d'une part et les acteurs sanitaires et sociaux d'autre part. [...] le comité d'experts spécialisé « Agents physiques, nouvelles technologies et grands aménagements » de l'agence recommandait à l'autorité sanitaire, en priorité, de :
  - développer la formation des médecins sur la problématique des effets des radiofréquences sur la santé et mettre à leur disposition des informations leur permettant de répondre aux attentes des personnes se déclarant EHS ;
  [...]
  - favoriser le rapprochement et la coordination des acteurs impliqués dans la prise en charge des personnes se déclarant EHS : médecins, centres de consultation de pathologies professionnelles et environnementales, maisons départementales des personnes handicapées….,...
"

  Apparemment, l' ANSES va revoir sa copie !? Et, c'est tant mieux.
  Puisque " Toute installation électrique crée dans son voisinage un champ électromagnétique, composé d’un champ électrique et d’un champ magnétique ", alors, sans nul doute, l'expansion EXTRA-ORDINAIRE des usines éoliennes et photovoltaïques dans nos campagnes multiplie tout autant les risques pour chacun d'entre nous d' être atteint par les symptômes décrits ci-dessus ou voir, pour les personnes déjà souffrantes, de les aggraver !
  "... Selon les études de l’ANSES, de,l’INRA et du GPSE, les champs électromagnétiques générés par les lignes à haute ou moyenne tension, les transformateurs, les éoliennes ou autre source électrique peuvent créer des courants parasites au-delà d’un certain seuil qui peuvent gêner ou affecter les animaux des exploitations agricoles situées à proximité. C’est un problème sérieux mais qui n’est pas spécifique à l’éolien : il concerne toutes les sources d’énergie électrique.,... "
Source : GREENPEACE
 
  " L'espérance est un emprunt fait au bonheur. "
  JOUBERT Joseph, I754-I824 

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L’ Anses va durcir les valeurs limites d’exposition aux ondes pour mieux protéger la population et les écosystèmes


  Le 5 octobre, lors du Comité national de dialogue, qui se penche sur les propositions de l’Agence nationale des fréquences, l’ANSES [Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail] a annoncé que ses experts débutent ce mois-ci un travail en vue de réviser à la baisse les valeurs limites en matière de radiofréquences.

 

  La décision fait suite à la publication, le 11 septembre, d’un premier avis de l’ANSES pour définir les valeurs limites qui s’appliquent actuellement en France. Ce dernier était issu des lignes directrices de la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants, ICNIRP, dont l’impartialité a souvent été vivement remise en doute.
  244 scientifiques ont par ailleurs signé l’appel international des scientifiques relatif aux champs électromagnétiques,CEM, et considèrent que des directives plus protectrices que celles de l’ ICNIRP doivent s’appliquer pour protéger la santé publique.
  Les experts de l’Agence française ont donc décidé de commencer un nouveau travail méthodologique pour réviser ces valeurs « en (s’) appuyant sur des expertises similaires réalisées par l’agence sur d’autres thématiques, LED, éventuellement substances chimiques, dans l’objectif de proposer une méthode adaptée et de nouvelles valeurs limites d’exposition ».
  Sophie Pelletier, présidente de PRIARTEM, Électrosensibles de France, a expliqué, enthousiaste : « L’ ANSES a l’expérience de la fabrique de Valeurs Toxicologiques de Référence et un cadre déontologique sérieux. Le résultat ne pourra qu’être plus protecteur vis-à-vis des expositions.
  En effet, l’ANSES prendra en compte le fait que nous sommes exposés en continu, contrairement aux valeurs réglementaires actuelles, — recommandées par l’Europe, — qui étendent improprement selon l’ANSES à des expositions vie entière les valeurs fabriquées pour des expositions de courte durée ».

 


  Selon Stephen Kerckhove, délégué général d’Agir pour l’environnement : « C’est la première fois qu’il est question de prendre en considération la faune et la flore dans les valeurs limites en matière de radiofréquences, comme tout facteur d’impact environnemental. C’est une bonne chose pour contribuer à lutter contre l’effondrement de la biodiversité. Cela va dans le sens du tout récent avis du Conseil Économique et Social Européen qui préconise d’étudier et de prendre des mesures concernant les champs électromagnétiques dans le cadre du New Deal pour les pollinisateurs ».
  Le travail d’élaboration de nouvelles méthodes et valeurs promettant d’être long, les associations PRIARTEM, Associations Familiales Laïques, et Agir Pour l’Environnement demandent l’application du principe de précaution par l’imposition du principe ALARA pour tous et d’un principe de non-dégradation de l’environnement électromagnétique.
  L’association Robin des toits lance souvent l’alerte sur le fait que le principe de précaution, qui a normalement une valeur constitutionnelle, n’était pas respecté en ce qui concerne les ondes électromagnétiques, malgré le fait qu’il devrait être appliqué.
  Les associations ont également réitéré leur demande de suspension des projets de réglementation européenne visant à accélérer le déploiement de la 5G
 
  Sources : « Ondes, santé, environnement : l’Agence sanitaire va revoir les valeurs limites d’exposition… à la baisse », Priartem, 06/10/23 / « Ondes électromagnétiques : “ Il faut appliquer le principe de précaution ” », Reporterre, 05/06/I6


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