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LES VUES IMPRENABLES ET PHP ONT PERDU UNE COMPAGNE DE ROUTE, UNE COMPAGNE DE VIE

« Paix, Paix, elle n'est pas morte, elle n'est pas endormie
Elle s'est réveillée de ce rêve qu'est la vie. »

 

JOLIE, 2014-2025. Photo: PHP.
 
 
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Plus d'un million de "vues", merci!



Plus d'un millions de vues au compteur! L'association Les vues imprenables et PHP vous remercient de votre fidélité tout le long de ces années.

Le premier article était Haute-Marne, Pressigny : parc Vannier-Amance, un projet démesuré , paru le 23 juin 2014.

5 ans plus tard , on est toujours là!

"- Cette association a pour objet ; en Haute-Marne et en Haute-Saône, la protection, en luttant notamment contre des parcs éoliens et leurs impacts, de l’environnement, des espaces naturels, des paysages, de la faune, de la flore, des sites patrimoniaux et culturels et des habitants de la Communauté d’Agglomération de Chaumont, de la Communauté de communes du Grand Langres, de la Communauté de communes des Savoir-faire, de la Communauté de communes Meuse Rognon, de la Communauté de communes d'Auberive Vingeanne et Montsaugeonnais, en Haute-Saône, de la Communauté de communes des Quatre Rivières et de la Communauté de communes des Hauts du Val de Saône,

- Lutter contre toutes les atteintes qui pourraient être portées à cet environnement et notamment chaque fois qu'elles toucheront au caractère naturel des espaces et des paysages, ainsi qu'aux équilibres biologiques auxquels participent les espèces animales et végétales,

-Informer les riverains de tous projets les concernant : impacts et conséquences,

-Proposer toute mesure destinée à améliorer la revalorisation des territoires en respectant les critères précédents,

-Soutenir toute initiative qui permet le développement économique et social du territoire, en respectant les critères précités."


L' année 2020 déterminante pour l'avenir de nos vies et de nos campagnes
Les prochaines élections municipales auront lieu les 15 et 22 mars prochains. Il s'agit d'une véritable opportunité pour tous les amoureux et défenseurs de la nature, du patrimoine et de l' histoire du Pays, pour mettre un sérieux coup d'arrêt à la "colonisation" des énergies dit "renouvelables", intermittentes et aléatoires, type éolien, photovoltaïques, méthaniseurs. En effet, si un maire a le pouvoir, avec sa majorité, d'imposer un projet, de la même façon,
il a aussi le pouvoir de le bloquer. Aussi, ils nous faut participer avec succès aux prochaines élections. Pour cela, il existe différentes façons de procéder. Michel de Broissia (président du Collectif ACBFC) nous donne quelques pistes :

"Vous êtes électeur de la commune que vous cherchez à défendre, plusieurs pistes s'ouvrent à vous

-Vous rapprocher de l'équipe municipale actuelle (qui se représente ? avec quels engagements sur les politiques locales d'énergie renouvelable ?),
-Chercher à vous faire élire en vous introduisant dans une liste en cours de constitution. Attention, il ne faut pas tarder. Votre présence dans un futur conseil vous permettra d'être plus au courant des affaires de la commune et de mieux combattre les projets nocifs pour la commune.
-Constituer une liste en vous dotant d'un programme qui ne soit pas uniquement le refus d'un projet éolien. Il faut porter un "vrai projet" pour la commune sans avoir peur de montrer ce qui ne va pas dans la gestion actuelle et de présenter des voies de développement. Votre liste doit bien représenter l'ensemble des habitants. Pour une commune rurale, il est utile, voire indispensable, d'avoir un agriculteur dans votre équipe. Ne baissez pas les bras trop vite, il existe de profondes rivalités dans le monde rural...
"


Les vues en ajouteront une : votez et dégagez l'équipe en place!

Cette chance ne se représentera pas d'aussitôt : 6 années, c'est long! Et surtout, c'est synonyme d'implantations supplémentaires de milliers d'aérogénérateurs, de panneaux photovoltaïques et de méthaniseurs.

Rappel 



Eoliennes : 2000 -2018


France : Electricity and heat for 2016 [archive], Agence internationale de l'énergie


Photovoltaïques : 2005-2018



 

Méthanisation
"La France comptait plus de 450 installations de méthanisation en janvier 2016, une majorité d’entre elles étant situées « à la ferme » (236 sites). Près de 70 nouvelles installations apparaissent(1) notamment chaque année en milieu agricole, un rythme de croissance toutefois insuffisant pour atteindre l’objectif de « 1 000 méthaniseurs à la ferme en 2020 », fixé par le plan Énergie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA) en 2013(2)."
Source : Avis de l’Ademe sur la méthanisation




"Quoi ces cohortes étrangères!
Feraient la loi dans nos foyers!
Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fils guerriers!
Grand Dieu! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres des destinées.
"

Aux Armes Et Caetera (La Marseillaise) - Serge Gainsbourg


Déterminés? Affirmatif!

En avant toutes! 👊


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Les vues imprenables : lettre mensuelle du mois de mai


Depuis cinq ans, l’association Les vues imprenables milite pour la préservation du ‘Pays de l'eau’, pour le bien-être de ses habitants, pour la sauvegarde de ses atouts culturels et patrimoniaux et pour l'essor de son attractivité touristique. C'est pour satisfaire à cette ambition qu'elle dénonce et s'oppose avec détermination au développement des Energies nouvelles renouvelables (EnR), solaire, méthanisation, Biomasse et le pire de tous, l’éolien.

La lettre du mois de mai sera uniquement consacrée à la Commission d'enquête de l’Assemblée nationale sur l' impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l' acceptabilité sociale des politiques de transition énergétique, présidée par Monsieur le député Julien Aubert, qui se déroule depuis le 12 mars 2019, à travers les morceaux choisis des quinze comptes rendus des auditions des différents acteurs de l'énergie qui se sont succédés devant les parlementaires. Avec en conclusion, Monsieur Jancovici, auditionné le 16 mai 2019.

Ces témoignages décrivent remarquablement le suicide climatique, économique et écologique que représente la Transition énergétique pour la France, pour sa population* et pour sa ruralité. Ils confirment aussi que plus personne ne semble en mesure d'arrêter la "machine" à perdre...

Vous trouverez en fin d'article, les annotations de Monsieur Michel Gay.**

Ne vous faites pas les complices de cette mise en abîme de notre très chère Haute-Marne!

"Les chefs noirs ne sont pas un problème. Ils croient que nous sommes là pour le commerce avant tout et ils veulent en profiter. Ils n'ont pas encore conscience que nous allons occuper le pays."
Camarade papa, Gauz, p109, éditions Le Nouvel Attila, 2018.

Pour l'association,
Le Président



création : les vues imprenables


Lire

Les vues imprenables : lettre mensuelle de mars

Madame, Monsieur le maire et les autres,

Depuis cinq ans, l’association Les vues imprenables milite pour la préservation du ‘Pays de l'eau’, pour le bien-être de ses habitants, pour la sauvegarde de ses atouts culturels et patrimoniaux et pour l'essor de son attractivité touristique. C'est pour satisfaire à cette ambition qu'elle dénonce et s'oppose avec détermination au développement des Energies nouvelles renouvelables (EnR), solaire, méthanisation, Biomasse et le pire de tous, l’éolien.

Sa démarche de sensibilisation à la conservation du patrimoine et au respect de la vie en direction des décideurs politiques et de la population se traduit avant tout par la transmission des connaissances sur les dangers irrémédiables, climatique, économique, écologique et sanitaire, que fait courir cette 'colonisation' industrielle.

Les arguments développés tout le long de la lettre de mars ne feront pas de vous un expert de l' éolien, certes non, mais un amateur éclairé assurément. Et si d’aventure un promoteur venait à rôder autour de votre commune, ils vous permettraient le moment venu, espérons-le, de faire le bon choix, augurant d’une belle promesse d'avenir pour le territoire et ses habitants.

«On avale à pleine gorgée le mensonge qui nous flatte ; et l'on boit goutte à goutte une vérité qui nous est amère…»
Denis Diderot (1713-1784)

L’association vous invite à la lecture.

« Nos vies valent plus que leurs profits »


Situation provisoire de l’éolien en Haute-Marne
 
-158 aérogénérateurs en activité pour une puissance nominale installée de 315 950 KW ;
-144 aérogénérateurs en projet ou en étude ou en instruction ;
-600 m3 de béton hautement ferraillé environ pour chaque socle.
-1 000 m2 environ pour l‘aérogénérateur seul, reclassés en foncier bâti et fiscalisés comme tel, faisant l’objet d’une nouvelle parcelle cadastrale classée en établissement industriel. 

-Auxquels il convient d’ajouter le chemin nécessaire pour la construction : largeur, 6 m stabilisés, 10 m dans les virages, sans compter les talus en cas de pente. L’ensemble représente des surfaces importantes prises sur les terres agricoles qui devront être déduites de la surface déclarée pour les primes annuelles (DPU, ICHN, etc.). 


Saint-Dizier / Bologne


création lesvuesimprenables @geoportail.gouv 


Chaumont


création lesvuesimprenables @geoportail.gouv 



Langres


création lesvuesimprenables @geoportail.gouv 
 

Lire l’article en entier
Haute-Marne : la nouvelle carte provisoire du 'Léviathan' éolien

Les vues imprenables : lettre mensuelle février 2019

Madame, Monsieur le maire et... tous les autres,

Comme vous le savez, depuis plus de 4 ans notre association, Les Vues imprenables, mène un combat pour la protection et la préservation du "Pays de l'eau", du bien-être de sa population, de la Biodiversité, de ses atouts culturels et patrimoniaux et de son attractivité touristique.

Pour cela, elle dénonce et s'oppose avec détermination au développement des Energies nouvelles renouvelables (ENR) en Haute-Marne. Son action vise principalement l'éolien et le photovoltaïque, des producteurs d'électricité préconisés pour lutter contre le réchauffement climatique (Accord de Paris, 2015) dans la Loi sur la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV). Or, ces ENR n'ont jamais fait, d'une part, la preuve de leur efficacité sur le plan climatique et d'autre part, les sociétés promotrices qui investissent sur leur marché, ne sont rentables que grâce aux aides et aux garanties octroyées par l' Etat et financées par le citoyen / consommateur par la contribution obligatoire au service public de l'électricité (CSPE), même si celle ci n'est plus affectée à cette destination depuis le 1er janvier 2017 et par la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE).

Cet inutile essor industriel a surtout des conséquences désastreuses sur le plan sanitaire, écologique et économique pour le territoire et ses habitants :

-fortes probabilités à long terme de la mise en danger de la santé des riverains, humains ou animaux (bruit et infrasons),

-destruction de l'avifaune,

-dévalorisation des biens,

-privatisation de l'espace rural, 


-artificialisation massive des sols et des terres agricoles (en Haute-Marne, la forêt demeure épargnée...pour le moment),

-destruction des paysages,

-pollution des sols, des cours d'eau et visuelle,

-fragilisation des finances des communes, des Communautés de communes ou des Agglo,
-baisse de l'attractivité touristique,


- destruction d'emplois


-etc.

Pour toutes ces raisons évoquées et bien d'autres encore, l'association alerte et informe la population, les médias et les décideurs que vous êtes. Elle juge que cette conduite qui consiste à faire de la Haute-Marne un dépotoir avec ses tonnes de matières plastiques, d'acier, de fibre de verre et de béton est une politique irresponsable et imprudente. Aussi, elle invite tout à chacun à faire son examen de conscience et à bien mesurer l'importance des conséquences de sa décision présente, mais également future.

Bonne lecture
Pour l'association
le président

 
À lire
Collectif Science Technologies Actions (STA) : le développement éolien et photovoltaïque en France est un non sens stratégique, climatique, économique, écologique et sanitaire
(...) "La Raison d’État exige une analyse économique et stratégique rigoureuse et ne peut se contenter d’un dogme insufflé notamment par l’Office franco allemand pour la transition énergétique (OFATE) au sein de notre Ministère.
Car on doit s’interroger sur les raisons qui ont motivé la décision de privilégier le secteur électrique, pourtant déjà décarboné, dans l’objectif de part d’énergies renouvelables.
En tout état de cause, la raison ne saurait être climatique
."

Témoignages
Loire-Atlantique, Conquereuil : l'enfer éolien au rendez-vous
Loire-Atlantique : nos vaches sont électrocutées à petit feu par les éoliennes
Haute-Marne, Essey-les-Ponts : l'enfer éolien... comme promis!
Haute Vienne, Lussac-les-Eglises : bouleversement acoustique



lesvuesimprenables création

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Les vues imprenables et PHP vous souhaitent une bonne année 2019


Les vues et PHP présentent leurs bons vœux 2019 à toutes celles et à tous ceux qui luttent contre l'éolien et son barnum funeste. Ce combat pour la sauvegarde de notre qualité de vie, la protection de nos territoires et la garantie d'un avenir pour tous, s'apparente à celui de David contre Goliath. David, Monsieur tout le monde, payé par personne. Goliath, portant les couleurs du lobby éolien, de la Finance, de l'Etat, de certains médias, d' ONG, etc..

Combat déséquilibré s'il en est! Mais rappelons-nous la fin de la vraie histoire...

Les vues imprenables : lettre mensuelle novembre 2018

Pour information, un des plus grands spécialistes français des questions énergétiques, Lionel Taccoen, sera en conférence SAMEDI 8 DÉCEMBRE 2018 / Champagne-sur-Vingeanne, chez nos amis de Côte d'Or. 





Madame, Monsieur le maire et... tous les autres,

En cette veille de fêtes, permettez-moi au nom de l' association Les vues imprenables de vous souhaiter avec un peu d'avance, un joyeux noël et une bonne année 2019.

Cette période étant propice aux croyances, aux bonne résolutions,  et aux...doléances, l'association ne déroge pas à la règle.

La grande majorité d'entre vous sont nés, ont grandi au milieu de ces paysages uniques qui sont un marqueur et un enrichissement pour notre chère Haute-Marne. Vous les aimez? Aussi, l'association vous demande de vous en souvenir lorsque débarquant de nulle part dans votre commune, les commerciaux du lobby éolien, missionnaires du business international et de la mondialisation "heureuse" vous inviteront à les sacrifier pour des décennies (à jamais?)  au nom de la Transition énergétique.
" L'attachement sentimental à bien des paysages n'a rien de suranné, il se fonde sur des habitudes de perception qui s'inscrivent dans une durée temporelle"

Les vues imprenables : lettre mensuelle septembre 2018

Madame, Monsieur le maire et... les autres

L' association Les vues imprenables est de retour. Elle espère que vous avez passé un bel été et vous souhaite une agréable rentrée. Pour celles et ceux qui auraient totalement déconnecté durant ces beaux jours et ces belles nuits, un petit rappel.

Depuis plus de quatre ans, l'association dénonce et s'oppose fermement au développement mortifère de l'éolien* sur le territoire, synonyme de conditions de vie dégradées au quotidien pour les populations humaine et animale, de bétonisation, d'urbanisation et de pollution de l'Environnement et de mise en péril à venir des équilibres financiers des communes, des Communautés de communes ou des Agglos. Le tout compromettant gravement l'avenir même du "pays de l'eau et des paysages".

Pour ce faire, elle s'efforce d'alerter et d'informer au mieux l'Etat, les décideurs politiques, les médias, les propriétaires, la population, afin qu'ils mettent un STOP définitif à ce "massacre à la pale" en Haute-Marne.

Les vues imprenables : lettre mensuelle d'information, mai 2018

Madame, Monsieur le maire et... les autres
L'association tient à remercier toutes celles et ceux, de plus en plus nombreux, qui nous écrivent leurs commentaires. C'est un soutien fort apprécié et un encouragement à persévérer dans notre travail et dans notre volonté d'informer. Au nom de l' association, un grand merci.

Depuis plus de quatre ans, l'association Les Vues imprenables dénonce le développement des ENR intermittentes, éolien et solaire. La dérive actuelle est de créer artificiellement un problème, puis de casser l'équilibre existant, pour soit disant le résoudre. Or, rappelons que "la difficulté n'est pas de fermer des réacteurs, mais d'assurer l'approvisionnement de la consommation électrique dont rien ne permet d'augurer la moindre baisse."
Lire → Le débat public sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)* en questions
http://lemontchampot.blogspot.com/2018/05/le-debat-ppe-en-questions.html
 


*Le principe de participation du public en matière environnementale (corollaire du principe d’information du public) est consacré par l’article 7 de la charte constitutionnelle de l’environnement.
https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/cadre-participation-du-public-au-titre-du-code-lenvironnement





​Haute-Saône : Vitrey-sur-Mance : 8 éoliennes, 183m toute hauteur. Bientôt chez vous?
photo : @paracelsicart/
Cette dérive a et aura des conséquences dramatiques, ici et partout dans le Monde, sur :
-le Climat,
-la Santé publique,
-l' Environnement et la Nature,
-le monde rural,
-le lien social,
-le coût de l' électricité,
-l’indépendance et la Sureté de la France.


Mais qui parmi la grande majorité d'entre vous, pour ne pas dire l'unanimité, s'en soucie? Pas grand monde apparemment. C'est ce qui ressort à la lecture de vos bulletins communaux et autres articles parus dans les médias. À longueur de paragraphes, vous y vantez la promesse de retombées économiques éoliennes pharaoniques. C'est à celui qui annoncera le plus gros pactole par an, associé à des financements de mesures d'accompagnement, transformant votre village "citrouille" en commune "carrosse", des placements aux taux d'intérêts toujours plus mirifiques (5%, 7%), etc. Mais sur le sujet des répercussions sur le quotidien des habitants (vous et vos familles compris) vivant à l'ombre d'une ou de plusieurs zones industrielles d'éoliennes? Aucun mot. Certains, allant même encore plus loin, n’hésitant pas, afin de convaincre leurs concitoyens que leur choix est le... moins pire, à employer la bonne vieille rhétorique du sacrifice : "c'est l'éolien ou l'augmentation des impôts!" Après comparaison de la fiscalité des communes, il apparait que les taux d'imposition de celles "avec" ne sont pas systématiquement inférieurs à celles "sans"... Source : https://www.impots.gouv.fr/cll/zf1/communegfp/cll/zf1/accueil/flux.ex?_flowId=accueilcclloc-flow

Siemens: fermetures temporaires de sites dans la division énergie

https://www.connaissancedesenergies.org
AFP
dar/yap/eb
parue le 07 mai 2018

Le conglomérat industriel allemand Siemens a annoncé lundi des fermetures temporaires d'une semaine sur l'ensemble des sites de sa division énergie, déjà en difficulté, en raison d'une baisse "sans précédent" de la demande en équipement pour centrales électriques.

"La division Power and Gas (PG) a annoncé des fermetures temporaires. Nous envisageons des fermetures dans l'ensemble des sites de la division Power & Gaz à travers le monde au cours de ce trimestre", a annoncé Siemens dans un communiqué.

La branche énergétique du groupe, qui produit principalement des turbines à gaz, est sur la sellette, avec la suppression de près de 7.000 postes en Allemagne et à travers le monde annoncée fin 2017 et une chute des commandes de 70% sur un an.
L'industriel allemand ajoute que cette division, qui représente 18% de son chiffre d'affaires et emploie 46.800 employés à travers le monde, fait l'objet d'un plan complet d'austérité, incluant "limitation des voyages professionnels, des activités de mécénat et de sponsoring".

Ces fermetures dureront "une semaine" et n'ont pas nécessité d'autorisation gouvernementale particulière. L'ajustement par le temps de travail ou le recours au chômage technique a joué en Allemagne un rôle clé en 2009 permettant de limiter les licenciements secs massifs post-crise financière.
"Il y a encore un marché pour les turbines à gaz, mais il va se réduire et il ne sera plus en Europe", avait averti en janvier en le patron du groupe, Joe Kaeser, accusé par les syndicats d'avoir sacrifié des emplois sur l'autel de la rentabilité du groupe, pourtant en bonne forme financière.
Son concurrent, General Electric (GE), dont le modèle économique et la stratégie sont critiqués, va supprimer 12.000 emplois dans le monde au sein de sa branche Energie (GE Power).

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Emmanuel Macron couvre les chasseurs de cadeaux

Maxime Louis

 
Maxime Louis est juriste, ancien candidat du Parti animaliste aux élections législatives 2017 à Metz, adhérent du Parti animaliste et de l’Association de protection des animaux sauvages (Aspas). Il gère la page Facebook « Animaliste Moselle » et s’investit localement pour défendre la cause animale.





Le chef de l’État choie les chasseurs et satisfait leurs demandes. Cela menace la sécurité des campagnes et dégrade la biodiversité, estime l’auteur de cette tribune.
Ces derniers mois, le monde de la chasse s’est abreuvé des faveurs du gouvernement. Son excellente relation avec l’exécutif s’en est trouvée confortée.
D’abord, par un arrêté du 2 janvier 2018, les chasseurs sont désormais autorisés à utiliser « un modérateur de son », ou silencieux, pour leurs armes à feu. Cette mesure scandaleuse va accroître le sentiment d’insécurité des Français (71 % des personnes interrogées, selon un sondage Ifop de 2017), fondé sur de réels dangers. Rappelons que 150 accidents ont été comptabilisés pendant la saison 2017-2018, dont douze mortels parmi lesquels deux mineurs et trois non-chasseurs.
Par ailleurs, le site web Chasse passion a qualifié d’« immense victoire pour la chasse française » la rencontre du 15 février 2018 entre la Fédération nationale des chasseurs (FNC), représentée par Willy Schraen, et Emmanuel Macron. Le président de la République a annoncé la division par deux en juin 2018 du prix du permis national de chasse — soit désormais 200 euros —, la réouverture des chasses présidentielles, la possibilité de chasser sur tout le territoire national et une dérogation qui autorise la chasse aux oies cendrées jusqu’au 28 février 2019 (au lieu du 1er février, comme l’impose la réglementation européenne).

Des Français dans leur immense majorité hostiles à la chasse
Ces pistes de réforme inspirées par les chasseurs dans leur intérêt exclusif ne sont en aucun cas soutenues par les Français. En effet, selon un sondage Ifop de 2016, 91 % des personnes interrogées désirent ardemment une réforme de la chasse. D’après un autre sondage Ifop de 2017, 81 % d’entre eux souhaitent l’interdiction de la chasse le dimanche et 79 % la réduction des périodes de chasse.
La sécurité des citoyens devrait être la priorité de l’action publique. L’État a en effet un devoir constitutionnel d’assurer la sécurité de ses ressortissants. L’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 est sans appel : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. » L’article L111-1 du Code de la sécurité intérieure dispose en ces termes que « la sécurité est un droit fondamental et l’une des conditions de l’exercice des libertés individuelles et collectives. L’État a le devoir d’assurer la sécurité en veillant, sur l’ensemble du territoire de la République, (…) à la protection des personnes et des biens ». Enfin, l’article 5 de la Convention européenne des droits de l’homme souligne que « toute personne a droit à la liberté et à la sûreté ». Mais où se trouvent la sécurité et l’intérêt général lorsque les aspirations des Français sont bafouées pour la satisfaction d’une minorité ?
Si l’on en croit les mots du chef de l’État, les chasseurs sont les garants de la biodiversité terrestre. La classe politique ne tarit pas d’éloges à leur sujet et valorise leur rôle par les textes juridiques. L’article L420-1 du Code de l’environnement en dit long sur cet état d’esprit : « Par leurs actions de gestion et de régulation des espèces dont la chasse est autorisée ainsi que par leurs réalisations en faveur des biotopes, les chasseurs contribuent à la gestion équilibrée des écosystèmes. »

Les fausses bonnes idées en matière de développement durable

https://www.latribune.fr
Cécile Philippe
02/05/2018

 
Cécile Philippe. (Crédits : IEM) 

Nombre d'initiatives en matière de développement durable partent d'un bon sentiment. Mais une analyse en terme de coûts et de bénéfices montre que l'efficacité n'est pas toujours au rendez-vous. Par Cécile Philippe, Institut économique Molinari.


Changer de voiture, bannir l'huile de palme, choisir la voiture électrique, privilégier les biocarburants, autant d'actions qui au cours des dernières années ont été promues dans le débat public comme des actes citoyens favorisant le développement durable. Seulement, voilà, les choses ne sont jamais aussi simples. Comme le répète à l'envie Nicholas Nassim Taleb dans ses ouvrages, il est plus facile d'identifier ce qui ne marche pas que ce qui marche, ce qui est faux plutôt que ce qui est vrai, ce qui est mauvais plutôt que ce qui est bon. C'est l'application de l'idée que le fait d'avoir vu un million de cygnes blancs ne prouve pas que l'affirmation " tous les cygnes sont blancs " est juste. Mais un seul cygne noir suffit à prouver qu'elle est fausse.

Toutes les propositions visant à réduire le CO2 ne sont pas judicieuses

 Appliquée aux questions écologiques, cette idée signifie qu'il ne suffit pas de savoir que les émissions de CO2 peuvent-être nuisibles pour l'environnement pour savoir ce qu'il convient de faire. D'une part, on sait qu'il n'est pas possible ou même souhaitable de supprimer toutes les émissions de CO2. D'autre part, toutes les propositions visant à réduire le CO2 ne sont pas judicieuses. En matière d'environnement, le diable se cache souvent dans les détails comme j'ai déjà eu l'occasion de l'écrire à maintes reprises.
Par exemple, dans les années 2010 le bonus-malus ou primes à la casse en matière d'automobile continuaient d'être en vogue en dépit de leurs travers. Il a fallu montrer que la démarche consistant à se féliciter d'économies de CO2 au kilomètre en occultant les émissions suscitées par le rajeunissement prématuré du parc automobile n'avait aucun sens. Les émissions de CO2 liées à la production de véhicules sont très significatives par rapport aux émissions liées à leur utilisation. Par conséquent, inciter les consommateurs à changer leur véhicule plus fréquemment en vertu de prétendus apports écologiques pouvait être un non-sens.
Plus récemment, nous avons eu l'occasion de discuter du cas de l'huile de palme qui a fait l'objet de très nombreuses attaques au point d'inciter nombre de producteurs à labelliser leur produit sans huile de palme. L'Union européenne l'a bannie de sa politique de développement durable. Pourtant, là encore, les choses sont plus complexes que ce qu'il n'y paraît car le palmier à huile est le plus productif. Fabriquer des biocarburants à partir d'huile de palme exige moins de terre et d'input. Pour produire la même quantité d'huile à partie du soja ou du colza, il faut 5 fois plus de terre et d'inputs. Réduire la part de l'huile de palme, c'est accentuer les effets déjà négatifs de la production de ces biocarburants en mettant la pression sur les terres agricoles et les forêts.

7 millions de décès par an à cause d’un air pollué…

https://lareleveetlapeste.fr
3 mai 2018



Crédit Photo à la une : Stéphane de Sakutin/ AFP

Un bilan publié aujourd’hui par l’Organisation Mondiale de la Santé estime que neuf habitants sur dix respirent un air trop pollué.

L’air à l’origine de 70% des décès dans la monde
Dans son bilan annuel publié mercredi 2 mai, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) alerte sur la pollution atmosphérique, mais également sur « l’air intérieur ». Accident vasculaire cérébral, maladie cardiaque, cancer du poumon, pneumonie et problème respiratoire seraient en partie causés par la pollution. Alimenté par la combustion du charbon et du bois, par la transformation d’énergie pour l’industrie ou encore par les transports et les pratiques agricoles, l’air serait chargé de particules qui causeraient de plus en plus de maladies.
En effet, les particules présentes dans l’air ambiant seraient assez fines pour s’introduire dans les poumons et le système cardio-vasculaire. Selon les analyses, l’OMS reconnait l’air comme un « facteur de risque majeur des maladies non transmissibles », et serait à l’origine de 70% des décès dans le monde. Le bilan affirme que neuf personnes sur dix, soit 91% de la population mondiale, serait exposées quotidiennement à un air de « hauts niveaux de polluants ». L’OMS estime que la pollution engendrerait 24% des morts liées aux maladies cardiaques, 25% des accidents vasculaires cérébraux et 29% des morts du cancer du poumon.

« La mesure de l’urgence »
Ainsi, chaque année, la pollution causerait 7 millions de morts, soit plus que le sida, les accidents de la route, le diabète et la tuberculose réunis.
Le monde n’est pas touché de manière égale par cette pollution. Dans un premier temps, les pays aux revenus faibles et moyens semblent plus touchés. Les zones les plus polluées au monde se trouvent au Moyen-Orient et en Asie, représentant également les zones les plus à risques. Les régions les plus touchées sont l’Asie du Sud Est avec notamment l’Inde et le Pacifique Occidental, et la Chine, notifiant plus de 2 millions de décès par an chacune. L’Afrique totalise également près d’un million de victimes. L’OMS tire aussi la sonnette d’alarme sur la mortalité infantile, la pneumonie étant la principale cause de mortalité chez les moins de 5 ans.
Les données apportées par l’OMS sont les plus complètes jamais publiées par l’institution sur la qualité de l’air. Celles-ci sont fondées sur les résultats de mesures de plus de 4 300 villes de 108 pays du monde.
Face à ce constat, et souhaitant faire prendre conscience de l’urgence de la situation à l’ensemble des pays, l’OMS organisera, à Genève, la première conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé du 30 octobre au 1er novembre.

php

Sur fond de PPE

mai 2018

Nous sommes en plein dans la préparation de la Programmation Pluriannuelle des Équipements énergétiques de la France (PPE) et mes amis de « Sauvons le climat », entre autres, interviennent assidûment auprès du « maître d’ouvrage » de la PPE pour y introduire le maximum possible de réalisme.
Malheureusement, la PPE est subordonnée à la loi de transition énergétique, LTECV, votée en 2015 par les socialistes pour amadouer les verts, loi que la Cour des Comptes dénonce comme inefficace et ruineuse (voir ci-dessous).
Il devient urgent que le Parlement se saisisse de la LTECV et l’amende profondément... Mais peut-être n’est-ce là qu’un vœu pieux de l’incorrigible optimiste que je suis.
Sur l’avis de la Cour des Comptes, je vous conseille ce blog du journaliste Sylvestre Huet :
http://huet.blog.lemonde.fr/2018/04/19/la-cour-des-comptes-alerte-sur-le-cout-des-enr/
Voulez-vous frémir ? Devant une somme d’argent faramineuse. D’argent public. Dont la finalité est fortement controversée ? En voici une, piochée dans le dernier rapport de la Cour des comptes. Un rapport sur «le soutien aux énergies renouvelables». Ce chiffre ? 121 milliards d’euros. Il est inéluctable. Il représente en effet uniquement le montant du soutien public auquel s’est engagé l’Etat par les contrats signés avant 2017 au bénéfice des producteurs d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque (plus un chouïa de biométhane).




En résumé : le résultat est climatologiquement parlant dérisoire par erreur sur la cible de l’action, visant l’électricité au lieu de viser les secteurs les plus émetteurs de gaz à effet de serre, comme le chauffage ou les transports routiers. Or, comme le système électrique français, dont le socle est constitué du nucléaire et de l’hydro-électricité, est déjà décarboné à près de 95%, il ne peut constituer une cible efficace pour l’action climatique..

Coûts du nouveau nucléaire
La Société Française d’Énergie Nucléaire, SFEN, a publié un rapport sur les coûts du « nouveau Nucléaire », disponible sur le site www.sfen.org, dont voici de courts extraits :

Les premiers réacteurs de 3ème génération (EPR, AP1000, AES2006, …) vont bientôt être connectés au réseau et devront prouver leur capacité à fonctionner de façon sûre et efficace. Cette étape est attendue avec sérénité par les exploitants et elle sera déterminante pour que d’autres réacteurs du même type soient décidés et construits dans le monde. La construction de ces premiers réacteurs en Europe et aux Etats-Unis a révélé des hausses importantes des coûts. Des facteurs structurels et conjoncturels ont poussé à ces hausses :
  • Des raisons génériques à l’ensemble de l’industrie (coûts des facteurs de production, coûts des matières premières, normes environnementales) ont contribué à ces hausses lors des 10 dernières années, et ont également impacté les filières gaz et charbon.
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  • Des facteurs propres à la filière nucléaire ont aussi joué :
    • L’effet de « premier de série » (First Of A Kind) inhérent à tout équipement complexe et innovant comme un réacteur de Génération 3,  
    • Certains choix technologiques économiquement pénalisants (dont systèmes de sûreté),
    • Supply chain à redémarrer : les constructions de réacteurs s’étaient interrompues (Etats-Unis, puis Europe, notamment) dans les dernières 20 à 30 années, avec pour conséquence les difficultés inhérentes à la remise en marche de l’ensemble  sous de nombreux aspects (gestion de grands projets, calage des schémas contractuels avec les fournisseurs, besoins d’investissement et de formation spécifiques à la filière nucléaire).

Anatomie d’une fraude scientifique : l’« expérience de Stanford »

Thibault Le Texier



Dans Le maniement des hommes (La Découverte, 2016), Thibault Le Texier avait étudié la rationalité managériale, en la distinguant au passage de la logique économique et de la logique étatique. Son nouveau livre, intitulé sans équivoque Histoire d’un mensonge et consacré à la fameuse « expérience de Stanford » (Zones, 2018), classique de la psychologie sociale depuis près d’un demi-siècle, traite apparemment d’un sujet tout à fait différent – quoique finalement pas sans rapport… Il s’agit toujours, sous un autre angle, de s’intéresser au pouvoir. Et c’est détonnant.



Contretemps (CT) : Avant d’être l’histoire d’un mensonge, d’une fraude scientifique, le livre est l’histoire d’une déception : la tienne. Ton intention de départ n’était pas de faire un livre critique, mais un documentaire sinon bienveillant, du moins réellement intéressé par cette « expérience ». Peux-tu revenir là-dessus ? Quel est ton état d’esprit quand tu te rends à Stanford pour y dépouiller les archives ? Nourris-tu déjà quelques doutes, même vagues, ou pas encore?
Thibault Le Texier (TLT) : Oui, c’est vrai, au début j’ai pris l’expérience pour argent comptant. Elle était très crédible : elle était validée par le monde académique depuis quarante ans, elle était reprise abondamment dans les médias, Philip Zimbardo (le scientifique qui a conduit l’expérience) était prof émérite à Stanford, il avait été président de l’Association américaine de psychologie, etc. Et puis je ne me suis pas intéressé à l’expérience avec ma casquette de chercheur, mais avec ma casquette de réalisateur. Je n’étais pas dans une approche académique ou épistémologique, et mes producteurs encore moins. Ensemble on parlait financements, mise en scène, traitement des images, jeu des acteurs, vécu des spectateurs.
Il y a cette injonction permanente, dans le cinéma, à parler aux émotions des spectateurs et pas à leur cerveau. Les films sont souvent juste une succession de gros plans sur des visages. C’est le contraire de l’approche objective, rationnelle, mesurée, sourcée, référencée, où tu cherches des constantes et des généralisations intéressantes. Quand tu écris un scénario, il faut au contraire aller à fond dans le cas particulier, le ressenti, le subjectif, les sentiments. Il faut exprimer ton point de vue sans te soucier qu’il soit fondé sur autre chose que lui-même. L’expérience m’a d’abord attiré pour ça : elle me laissait la liberté d’exprimer mon point de vue. Et je pense que c’est une des raisons de son succès. C’est un support de projection à la fois très lisse et très contrasté : tu peux lui faire dire facilement ce que tu veux, et en même temps tu peux lui faire dire des choses extrêmes.
Donc j’avais ce projet de documentaire, je voulais raconter la version officielle. Mais je voulais la raconter en donnant la parole aux gardiens et aux prisonniers. À quoi ils pensaient pendant l’expérience ? De quoi ils avaient parlé ? Qu’est-ce qu’ils avaient ressenti ? La version officielle n’en disait quasiment rien. Et puis Zimbardo avait déjà tellement raconté son histoire, je ne voyais pas l’intérêt de lui tendre un micro pour la millième fois. C’est pour ça que j’ai voulu aller à Stanford, dans les archives de l’expérience.

CT : Comment et quand découvres-tu le pot-aux-roses ? Très vite, dès que tu lis les premiers documents, ou est-ce plus progressif ?
TLT : J’avais des doutes depuis que j’avais lu The Lucifer Effect [ouvrage publié en 2007 dans lequel Zimbardo relate en détail son expérience et trace de nombreux parallèles avec Abu Ghraib]. Plusieurs fois, dans ce livre, il laisse entendre qu’il ne s’est pas contenté d’observer l’expérience et qu’il y a participé gaiement. Mais je restais convaincu que l’expérience était solide. C’est en commençant à dépouiller les archives que j’ai déchanté. Elles sont tellement éloignées de la version officielle que j’ai tout de suite trouvé des récits contradictoires : des gardiens qui disaient qu’ils n’avaient fait qu’obéir aux expérimentateurs et qu’ils jouaient tout le temps la comédie, des prisonniers qui décrivaient leurs conditions de vie surréalistes. Mais je ne voulais pas y croire, c’était trop gros.
Et puis très vite je suis tombé sur l’expérience du Toyon Hall [menée dans un dortoir par des étudiants, cette expérience a servi de modèle à Zimbardo], je suis tombé sur les témoignages de David Jaffe, l’étudiant qui a dirigé cette expérience pilote, j’ai découvert les rapports des assistants de Zimbardo, qui mettaient le doigt où ça fait mal. À partir de ce moment-là, il n’y avait plus aucun doute : l’expérience était bidonnée. Et pourtant j’avais toujours du mal à le croire. Comment était-il possible que personne n’ait découvert le pot-aux-roses en quarante ans ? Pourquoi Zimbardo avait rendu publiques des archives qui montraient sans ambiguïté sa supercherie ? Pourquoi il n’a pas détruit au moins les documents les plus accablants ?

Energie et climat Les politiques européenne et française : le doute

http://geopolitique-electricite.fr/

La Lettre "Géopolitique de l’Électricité"d'avril 2018 est consacrée aux politiques "Energie-Climat" européenne et française.
L'Agence Internationale de l’Énergie vient d'annoncer que les émissions de gaz carbonique européennes liées à l'énergie avaient augmenté en 2017. La politique européenne climatique liée à l'énergie a cessé depuis trois ans d'apporter une contribution à la lutte contre le réchauffement climatique . Or elle implique de gigantesques investissements qui atteindront 1 125 milliards d'euros par an de 2020 à 2030.
La situation française est similaire.
Un récent Rapport de la Cour des Comptes européenne indique: "Nous avons constaté que la planification et la mise en oeuvre [des mesures prises ] n'avaient pas pour principe le rapport coût/efficacité".
L'UE et la France doivent maintenant ajouter à l'enthousiasme militant une démarche rationnelle dont une certaine absence provoque une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Et plus simplement l'échec des politiques menées.
Lire
http://geopolitique-electricite.fr/documents/ene-253.pdf

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Les dangers du charbon (autres que l’effet de serre)

https://www.sauvonsleclimat.org
Bernard DURAND
2012
Publié le 16 novembre 2011

«Nous ne voulons pas faire entendre par-là qu’on exagère l’importance des grands sinistres. Non, au contraire, mais aux nombreux petits accidents, qui, chaque année, font des centaines de victimes parmi les mineurs, on ne fait presque pas attention ou, en tout cas, on attache beaucoup trop peu d’importance. L’esprit public est ainsi fait, qu’il s’apitoie aisément sur cent hommes frappés ensemble par un cataclysme sensationnel et pas du tout sur le même nombre atteint en détail ». Georges de Launay (1)

Le document complet 
http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/etudes/lesdangersducharbon.pdf

Résumé
Les dangers entraînés par l’usage du charbon comme source d’énergie sont très importants, multiformes, et présents à toutes les étapes de la filière, de l’extraction à l’utilisation.
Mais faute d’études à l’échelle mondiale bien plus détaillées que les études actuelles, on ne peut pour l’instant donner que des ordres de grandeurs des ravages ainsi provoqués.
Ces ravages commencent par les graves atteintes à l’environnement que provoque son extraction dans les grands pays producteurs, en particulier quand les exploitations se font à ciel ouvert. Les surfaces concernées sont considérables: pour ne parler que des pays européens, rien qu’en Allemagne 1500 km2 environ ont déjà été bouleversés pour y exploiter le lignite, et 10 000 km2 seront menacés dans l’avenir. Plus de 100 000 personnes ont été déplacées et leurs habitations détruites.
Les déchets, tant des exploitations, sous forme de stériles et de boues de lavage, que de la combustion du charbon, sous forme de cendres en provenance plus particulièrement des centrales électriques, se comptent à l’échelle mondiale en milliards de m3 par an. Leur stockage se fait dans des conditions trop souvent précaires.
Il est impossible pour l’instant d’évaluer la mortalité et la morbidité qui résultent dans les populations riveraines de ces atteintes à l’environnement, parce qu’il n’y a que très peu d’études épidémiologiques approfondies à ce sujet. Mais il existe dans certains cas des évidences de maladies qui y sont liées.
Les accidents dans les mines provoquent chaque année dans le monde la mort de 10 000 à 20 000 mineurs, ce qui est énorme par rapport à la mortalité provoquée par l’exploitation des autres sources d’énergie.
Cependant, contrairement à une idée fort répandue, la mortalité la plus importante dans les mines n’est pas celle due à ces accidents, mais celle due aux maladies professionnelles : à l’échelle mondiale, elle est de l’ordre de 500 000 morts chaque année, principalement à cause de la prévalence d’une très grave maladie pulmonaire, la silicose, due aux très fines poussières de silice en suspension dans l’atmosphère des mines.

Comment l’assurance chômage a été transformée en machine à cash pour les marchés financiers

par Rachel Knaebel

Commentaire : comme pour la SNCF, nous avons encore le droit et le devoir de réfléchir. Alors, réfléchissons!
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Le gouvernement présente ce 27 avril son projet de réforme de l’assurance chômage. Il prévoit notamment d’augmenter les contrôles aux dépens des demandeurs d’emploi. But affiché : réduire le chômage et améliorer la situation financière du système, qui accuse une dette dépassant les 33 milliards. Pourtant, les recettes de l’assurance-chômage sont suffisantes pour couvrir en l’état les indemnités versées aux chômeurs. Alors d’où vient cette dette, qui la détient, empochant des centaines de millions d’euros d’intérêts ? Quel rôle jouent les marchés financiers ? Pour répondre à ces questions, un collectif de citoyens a réalisé un audit de la dette de l’ Unédic. Explications.

Après le droit du travail, la SNCF, l’entrée à l’université, ou encore le droit d’asile, le gouvernement présente ce 27 avril en conseil des ministres son projet de réforme de l’assurance chômage. Celui-ci prévoit de donner la possibilité, sous certaines conditions, aux démissionnaires et aux travailleurs indépendants de recevoir des indemnités chômage. Il prépare aussi, et surtout, un renforcement des contrôles et des sanctions à l’encontre des demandeurs d’emploi, toujours soupçonnés de ne pas chercher assez activement du travail [1].
Le financement du système est aussi un enjeu central de la réforme. Aujourd’hui l’ Unédic [2], la caisse de l’assurance chômage, accuse un déficit de plus de 3 milliards d’euros. En 2016, le Conseil européen, cité dans un rapport de la Cour des comptes, estimait qu’en France la « dégradation persistante de la situation sur le marché du travail » remettait en cause la viabilité du système, et appelait à des « mesures structurelles » visant « les conditions d’éligibilité, la dégressivité des allocations et les taux de remplacement pour les salaires les plus élevés ». Le Conseil européen, toujours d’après la Cour des comptes, invitait la France à « encourager davantage le retour au travail ».
Dans un renversement des responsabilités devenu un grand classique, le raisonnement sous-entend que le système actuel dissuade les individus de reprendre un emploi, au lieu de questionner les politiques économiques qui produisent des chômeurs par millions. Dans le projet du gouvernement actuel, « encourager le retour au travail » se traduit donc par le renforcement des contrôles sur les chômeurs. 

Non-cumul, inéligibilité… Premier bilan présidentiel « mitigé » pour Transparency

Par Marie-Pierre Bourgeois

Commentaire : (...) " Certains élus condamnés récemment pour fait de corruption pourront ainsi se représenter aux élections et ce malgré leur casier judiciaire." No comment!

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Un an après son élection, Transparency international dresse un premier bilan mitigé de l’action d’Emmanuel Macron en faveur de l’intégrité dans la vie politique française. Elle regrette que le non-cumul dans le temps, qu’elle juge facteur de corruption, ne s’applique pas aux maires des petites communes.
« Parent pauvre » des réformes sur la transparence, « chantier au point mort », « risque d’échouer à rétablir la confiance des Français en leurs représentants »… 12 mois après une campagne présidentielle marquée par l’affaire Fillon, Transparency international juge sévèrement les premières actions d’Emmanuel Macron en faveur de la lutte contre la corruption.

« Le bilan du président de la République est mitigé et contrasté. Si les premières pierres ont bien été posées grâce à la loi de confiance dans la vie politique, il ne faudrait pas que le chantier s’arrête brusquement » juge ainsi Marc-André Feffer, le président de Transparency international France, dans un rapport publié le 22 avril dernier.
L’ONG relève bien plusieurs avancées très positives. A commencer par les changements intervenus au Parlement : interdiction des emplois familiaux, fin de la réserve parlementaire, réforme encadrant les frais de mandat actuellement en cours…

Le Japon est assis sur une montagne de métaux rares capables d'approvisionner le monde pendant des siècles

https://fr.express.live/
Arnaud Lefebvre
21 avril 2018

Commentaire : Quand on connait les ravages sur la Nature et tous êtres vivants que génèrent l'exploitation des terres rares en Chine, au Brésil, etc., peut-on vraiment se réjouir de cette nouvelle découverte? Dans le cas, bien sur, où l'avenir de la planète reste la priorité...


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Le Japon est assis sur une montagne de métaux rares capables d'approvisionner le monde pendant d
es siècles
© EPA-EFE/Franck Robichon 

Des chercheurs ont découvert un énorme dépôt de minéraux de terres rares au large des côtes du Japon, indique une étude de l'Unversité de Waseda et de l'Université de Tokyo publiée dans la revue Nature.
Selon les scientifiques, le gisement, situé dans le fond de l'Océan Pacifique près de l'île japonaise de Minamitori-shima, contiendrait environ 16 millions de tonnes de métaux précieux.
Les minéraux de terres rares sont utilisés dans presque tout : des batteries de smartphones aux véhicules électriques. Par définition, ces minéraux contiennent un ou plusieurs éléments de terres rares métalliques.
Ce gisement pourrait approvisionner le monde pendant plusieurs siècles,400 ans précisément, ont expliqué les chercheurs.

LA PPE3 EST-ELLE UNE BOMBE FINANCIÈRE À RETARDEMENT ? LES CHIFFRES QUI CLIMATISENT L' ATMOSPHÈRE

  Au moment où l'Allemagne, jadis championne de l'antinucléarisme et laboratoire de la transition énergétique —  Energiewende , fond...