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Somme, Croix-Moligneaux : éolien, pour un maire qui a dit non, combien disent oui? Et parmi eux, combien de corrompus?

Sioux Berger

Commentaire : cette pratique qui semble faire partie du "petit manuel "vert" du savoir-faire du missionnaire éolien en campagne", s'apparente, sans aucun doute, à une tentative de corruption d'un représentant de la Nation.

Rappel

"La corruption est un comportement pénalement répréhensible par lequel une personne (le corrompu) sollicite, agrée ou accepte un don, une offre ou une promesse, des présents ou des avantages quelconques en vue d'accomplir, de retarder ou d'omettre d'accomplir un acte entrant d'une façon directe ou indirecte dans le cadre de ses fonctions.
L'infraction a une double portée puisqu'elle recouvre l'existence d'un corrompu et d'un corrupteur. Le Code pénal (art. 435-1, 435-3, 445-1 et 445-2) distingue ainsi la corruption active, qui est le fait du corrupteur, et la corruption passive, qui est le fait du corrompu. Les fonctions du corrompu peuvent être aussi bien publiques que privées mais leur caractère public va entraîner une peine plus lourde que celle prévue pour la corruption privée."
Source : La corruption : définition et sanctions

Mais pour un maire qui a dit non, combien disent oui? Et parmi eux, combien de corrompus?

Cette situation ne semble pas gêner, en aucune façon le gouvernement et sa majorité.
Suite à la présentation du Rapport de la Commission d'enquête sur l'impact économique, industriel et environnemental des énergies renouvelables, sur la transparence des financements et sur l'acceptabilité sociale des politiques de la transition énergétique, voici ce que déclare Mme le Rapporteur de la Commission, Mme le député Marjolaine Meynier-Millefert :

Morceaux choisis
"citoyens et élus doivent être plus associés à la production d’énergie pour leur permettre de mieux participer à la Transition énergétique et pour que leurs usages soient plus responsables"

En réponse à la question au gouvernement, de Monsieur le député Julien Aubert, président de la dite Commission :
"Allez vous modifier la programmation pluriannuelle de l'énergie, allez vous ré-équilibrer les financements et mettre un moratoire sur l'éolien qui fait l'objet de nombreuses critiques ?
"Je suis contre un moratoire éolien. Les pouvoirs publiques doivent soutenir plus efficacement la compétitivité des éoliennes, en sécurisant juridiquement et financièrement les projets. À terme, les éoliennes SERONT compétitives sans soutien ! Ne cassons pas l’élan!"


" nos investissements pour diversifier notre mix électrique déjà décarboné n’aide pas le climat mais des investissements sont malgré tout obligatoires. Trop d’argent à produire de l’électricité pas assez à l’économiser."
Source : https://twitter.com/M_MeynierM

Pour résumé, le choix de diversifier la production électrique ne permettra pas d' atteindre les objectifs de l' Accord de Paris, réduction des émissions des gaz à effet de serre (GES) pour sauver le Climat et l' Humanité, mais nous continuons quand même à financer les investissements, inutiles, éolien, panneaux solaires, etc., au frais du contribuable/consommateur.
Avec de tels soutiens, l'escrologie a de beaux jours devant elle... et la Biodiversité et les êtres vivants, riverains des ZI d'aérogénérateurs, sont condamnés à la souffrance à perpétuité.


TENIR TÊTE, FEDERER, LIBERER
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Témoignage d’Hervé Frizon, Maire de Croix-Moligneaux ( 80)

Je m’appelle Hervé Frizon, et je suis le Maire de Croix-Moligneaux, dans la Somme. Je suis également Vice-Président de la communauté de communes. Autour de mon village, 34 aérogénérateurs sont déjà installés, et ce n’est pas fini. Je souhaite raconter mon histoire pour faire connaître au grand public les agissements des promoteurs éoliens.
Lorsque je ne m’occupe pas de la mairie, j'exerce la profession d' agriculteur.

J’aime ma région, mon métier, ma charge de Maire, et j’essaie au quotidien de sauvegarder ce que nos anciens nous ont légués. C’est pourquoi, en tant que Maire, je me suis lancé dans un projet pour mon village et ses alentours : obtenir le label « Pays d’Arts et d’Histoire ». Je participe également à l’entretien des chemins, et je suis guide-nature à mes heures perdues.


Face à moi, autour de moi, je suis entouré de maires qui votent majoritairement « pour » les projets éoliens, et je sais très bien pourquoi, car je suis moi aussi passé par là.

En 2013, un promoteur est venu me voir pour installer 6 éoliennes sur ma commune. À ma grande surprise, il m’a proposé ce qu’il a appelé un « droit d’entrée … » dans mon village. Il savait que j’étais en train de travailler sur le projet « Pays d’art et d’histoire », et que j’avais des devis pour la restauration de l’église. Ceux-ci s’élevaient à 300 000 euros. Un budget important pour ma commune. Eh bien figurez-vous que le promoteur m’a tout bonnement et simplement proposé de « m’aider pour le projet » à hauteur de 10 000 euros par mégawatt installé. Il y avait 6 éoliennes à implanter, chacune de 3 mégawatts. Donc cela s’élevait à 30 000 euros par éolienne, multipliés par 6…cela faisait un total de 180 000 euros pour la commune ! Je joins à ce témoignage le document attestant de cette proposition « alléchante »…j’ai aussitôt communiqué ces documents au Conseil. Et nous avons tous voté « non » à l’unanimité ! En effet, où est la logique dans tout cela ? On vous propose de vous aider pour restaurer un monument en vous donnant de l’argent, mais on le démolit totalement en plaçant tout autour une zone industrielle formée par un parc d’aérogénérateurs…c’est un peu comme si quelqu’un vous proposait le médicament miracle, mais en échange, vous devez boire un sirop qui vous achèvera !!




Etant donné que nous avions refusé, le promoteur s’est retiré, mais…pas pour très longtemps, car un autre s’est présenté, et il nous a lui aussi proposé de l’argent contre notre accord. Et le premier promoteur a continué à faire le tour des communes alentours. Il a d’ailleurs proposé de réaliser des chemins de randonnée sur la commune de Douilly…mais …quel touriste aura envie de randonner dans une zone industrielle ?

J’espère que mon témoignage permettra à tous ceux qui le lisent de voir les éoliennes sous un jour différent. 


Amis citadins, lorsque vous circulerez sur l’autoroute A29, aux alentours de la sortie 54, lorsque vous verrez à travers les vitres de votre voiture ces parcs d’aérogénérateurs qui brassent l’air dans un bruit continu, pensez à nous, qui vivons sous le clocher de la toute petite église, là-bas, au loin. Sur la photo, les éoliennes qui cernent l’église de mon village sont à 6 km. Celles qui devaient être installées auraient été à 1,5 km….


Notre région, on l’aime, notre art de vivre, notre campagne, on l’aime. Ils sont venus avec leur argent et leurs machines infernales. Pensez-y : ils ne font pas de l’écologie, ils font du fric.

Témoignage recueilli par Sioux Berger

Somme : la baie de Somme en sursis?

Le journal d' Abbeville
10/05/2019



Commentaire : "La baie de Somme est labellisée « Grand Site de France » le 15 juin 2011 par le Ministère de l'Écologie, du Développement et de l'Aménagement durables." [...] La baie de Somme fait partie du Parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d'Opale créé en décembre 2012." Plus Réseau Natura 2000. Liquidation totale avant la fermeture définitive!


Souvenons-nous

(...) " Comment vas-tu, Vincent ? J'espère que tu n'as pas été blessé ? ». Hier, à 12 h 30, Lionel Jospin a tenu à téléphoner lui-même à Vincent Peillon. Le Premier ministre a voulu témoigner sa solidarité au député PS de la Somme, violemment attaqué samedi par les chasseurs, mais il a aussi souhaité délivrer un message de fermeté."
Jospin vise les chasseurs ultra



 
la Côte d'Opale avec la baie de Somme

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Rien ne va plus chez les « Grands sites de France » : vent de fronde à l’égard du gouvernement


Le réseau des Grands Sites de France est particulièrement remonté à l'égard du gouvernement depuis l'annonce du décorsetage des autorisation de chantiers en sites classés

   

L’horizon pourrait bien s’obscurcir pour les sites classés tels que la baie de Somme (©Johann Rauch / Journal d’Abbeville)

Ce n’est pourtant pas du tout dans les habitudes des instances telles que le Réseau des Grands Sites de France (RGSF) que de mener une fronde publique et médiatique à l’égard d’un ministère ou plus largement du gouvernement… Mais clairement il semble que le projet de texte de loi régissant les travaux en site classé a franchi le Rubicon…
Dans un communiqué daté de mars dernier, RGSF explique : « Le Réseau des Grands Sites de France (RGSF) et ses membres ont été informés d’un projet de déconcentration totale au niveau des préfets de département des autorisations de travaux en site classé, autorisations relevant à ce jour pour l’essentiel du Ministre en charge de la transition écologique et solidaire. Les élus du RGSF réunis en CA le 20 mars 2019 ont souhaité faire part de leur inquiétude au Ministre de la Transition Écologique et Solidaire« .

Décorseter les autorisations pour lancer des chantiers dans les zones classées

En substance, désormais ce sont les préfectures de département qui donneront quitus – ou pas – aux chantiers, travaux d’aménagements urbanistiques… privés et publics, alors que par le passé, ces mêmes autorisations étaient très scrupuleusement dispensées par le ministère en charge de la protection des sites.
Un principe centenaire qui, toujours selon le communiqué de RGSF, « a prouvé son efficacité pour sauvegarder et garantir la qualité et la pérennité des paysages les plus exceptionnels de la nation, bien commun contribuant à l’identité, à la reconnaissance de la France sur le plan international« .
« La protection de ce patrimoine paysager, naturel et culturel est ainsi assurée depuis la création de la loi du 21 avril 1906, renforcée par celle du 2 mai 1930. Cette politique a permis le classement de plus de 2 700 sites classés« , « Par ailleurs, la politique des sites classés et celle des Grands Sites de France contribuent à la mise en œuvre des engagements internationaux de la France sur la conservation, la protection, la mise en valeur et la transmission aux générations futures du patrimoine culturel et naturel« .

Somme : ces agriculteurs vent debout contre les éoliennes

http://www.action-agricole-picarde.com
03/05/2018

Commentaire : (...) "On dézingue nos paysages, notre santé, la vie des sols, celle de nos animaux. Et socialement, de la façon dont sont montés ces projets, c’est une honte. Malheureusement, ce sont des combats perdus d’avance. Les avocats ne veulent plus défendre ces dossiers. Tout le monde ferme les yeux. La complicité est générale. Quand on voit tout cela, on se demande où est la loi ?"

Le constat est clair!
Nous, associations, collectifs et personnes privées en lutte pour la protection de la Nature, de l'Environnement et la sauvegarde de la qualité de vie en milieu rural, nous avons toujours été polis et légalistes. Nous avons toujours cru, naïvement?, que les enquêtes publiques, les commissions départementales, les services de l' Etat, Dreal et Préfecture, les tribunaux administratifs (TA), etc. amenés à autoriser ou non un projet de zone industrielle d'aérogénérateurs, le faisait en toute impartialité au vu des éléments constituant le dossier. Or, par retour d'expériences, nous savons... qu'il n'en est rien. Toutes ces instances ou presque, il y a de rares exceptions, servent le Pouvoir et une politique donnée. Nous pouvons également y ajouter la presse régionale et nationale pour l'ensemble de son oeuvre pro-éolienne. À remarquer, que toutes sont tributaires de l'Etat pour "casser la croûte", les unes, parce qu'il est leur patron et les autres, parce qu'il distribue des subventions. "Mazette, mon bon monsieur, il faut bien vivre." Dont acte. Dans cette situation, tous les argumentaires scientifiques et techniques, les rencontres avec les élus, les pétitions, les recours, les actions en justice, etc. ne mènent à rien ou si peu. Combien de défaites pour une victoire?
-Devons-nous continuer à le laisser-faire, en tendant l'autre joue?
-Devons-nous continuer à nous contenter de quelques "victoires" par ci par là? NON!
L’État est déterminé à faire de nous des citoyens de secondes zones, industrialisée*, soyons aussi déterminés à l'en empêcher!
Ils nous faut VÉRITABLEMENT peser sur ses décisions politiques, y compris au plus haut niveau.

Aussi, remettons les choses dans l'ordre :
-résistons ensemble. Notre mouvement a deux handicaps certains : l'étendue du territoire à défendre et la multiplication des foyers de résistance. Nous devons faire de ces points faibles, des points forts : unités régionale, interrégionale et nationale,
-création d'une ZAD . Ce lieu, à déterminer, sera le symbole de notre combat. Tout au long de l'année, il sera le point de ralliement et d'animations de tous les anti-éoliens, défenseurs de la Nature et de l'Environnement,
-création d'une coordination ou fédération nationale, organisée comme un parti politique ou un syndicat, avec des relais en régions et dans les départements,
-la mise en place d'un calendrier d' actions terrain par régions, (sans violence ni dégradation pour ne pas atténuer leur portée mais avec détermination). Ce programme proposé par les associations locales et validé par la coordination régionale, sera transmis à toutes les associations de France concernées. Ainsi, chacune et chacun quelque soit son lieu de résidence, pourra établir son propre calendrier pour l'année. Ce système permettra d'éviter que plusieurs actions se déroulent le même jour, avec trop souvent malheureusement, une faible assistance. Il encouragera à la participation massive de nombreux résistants, venus de tous horizons. Ces actions peuvent prendre différentes formes. Inspirons-nous des professionnels de la profession : les noirs américains (années 60, lutte pour l'égalité des droits), Greenpeace, les "écolos", les agriculteurs, etc.

"L’État est notre serviteur et nous n'avons pas à en être les esclaves"
Albert Einstein (1879-1955)

L' HUMANITÉ FIRST!


* jusqu'à nous priver de nos droits les plus élémentaires que tout citoyen attend d'un Etat de droit : Commission Lecornu, Cristallisation d’un régime de non-droit en défaveur des riverains des centrales éoliennes  http://www.environnementdurable.net/index.htm


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Lire

L’association «Vent debout» a déposé le 13 avril un recours contre le projet d’éoliennes, à Moreuil. Retour sur une longue bataille.


Jean-François Maquigny : «On nous impose de plus en plus de contraintes par rapport à la biodiversité et, à côté, des tas de projets éoliens sont autorisés alors qu’ils détruisent la biodiversité.» - © F. G.

Quand des promoteurs sont venus dans son exploitation, en 2008, pour lui proposer d’installer des éoliennes dans ses parcelles, Jean-François Maquigny a longuement réfléchi. Adepte de pratiques agricoles respectueuses des sols et versé en écologie, il était alors assez enthousiaste sur la question, puisque l’éolien faisait partie des nouvelles pistes pour le développement des énergies renouvelables. Mais, après réflexion, il a décliné l’offre. «Mon métier, c’est être dans la nature et vivre dans la nature. Or, l’éolien, c’est quelque chose d’industriel. De ce fait, il n’a pas sa place dans la nature», commente celui-ci. Si d’autres agriculteurs en font autant, quelques-uns acceptent l’offre alléchante du promoteur.
Ce dernier dépose un permis de construire avec un projet passant de quatre à dix éoliennes. La Dreal rend un avis négatif pour atteinte à la biodiversité, une localisation dans la zone migratoire, mais aussi dans une zone rouge pour l’éolien, et en raison de la présence d’un monument historique. Le préfet passe outre et donne son aval. Quelques agriculteurs, dont Jean-François Maquigny, des maires locaux et des citoyens créent une association, «Vent debout» et attaquent le dossier au tribunal administratif. A la grande surprise de l’association, c’est elle qui est condamnée pour procédure abusive. Qu’à cela ne tienne, l’association porte le dossier devant le tribunal de Douai, qui la déboute aussi du fait que l’association a été créée après le dépôt du permis de construire du promoteur. Traduction : leur plainte n’est pas recevable. Un maire porte alors le dossier devant le Conseil D’État. Il est aussi débouté. Sept ans de procédure après, «force est de constater que l’on a perdu sur toute la ligne», enrage Jean-François Maquigny.

«On nous enfume complètement»
Compte tenu de la longueur de la procédure, le promoteur se trouve dans l’obligation de déposer un nouveau permis de construire. Il saute sur l’occasion en modifiant son projet avec des éoliennes plus hautes et de nouveaux chemins d’accès. L’occasion est d’autant plus à saisir pour lui qu’entre-temps sont supprimées les zones de développement éolien. Autrement dit, des éoliennes peuvent être implantées partout. Le permis est accepté par le maire, puis par le préfet. Retour pour l’association devant le tribunal administratif.
En parallèle, l’association est sollicitée par des agriculteurs de Rouvrel pour mener la bataille contre un projet de dix éoliennes dans leur secteur. Suivant la procédure, l’association porte plainte. Celle-ci est classée sans suite par le procureur. «Aujourd’hui, le projet a doublé et le promoteur propose aux agriculteurs une indemnisation s’ils retirent leur plainte. On nous enfume complètement», relève l’agriculteur. Et de noter que tous les dossiers de projets d’éoliennes reçoivent désormais un avis favorable lors des enquêtes publiques, alors que des éléments négatifs sont mis en avant, notamment par la Dreal. En l’espace de dix ans, le paysage autour de la vallée de l’Ave s’est radicalement modifié avec l’implantation des éoliennes. «A 5 km à la ronde de Moreuil, une bonne soixantaine d’éoliennes ont été construites, et plus de deux cents à 20-30 km de notre territoire. Dans nos campagnes, il y en a partout alors qu’à Amiens, à 5 km à la ronde, il n’y en a pas une seule», note Jean-François Maquigny.

Impact des éoliennes
Dans le constat d’huissier que l’association avait fait dresser, en 2010, il avait été noté la disparition des trois quarts des oiseaux dans la zone migratoire du territoire de Moreuil. Des changements dans les circuits d’eau sur les plateaux avaient été aussi relevés. Les éoliennes provoqueraient aussi des orages stationnaires, «mais c’est difficile à prouver tant que les catastrophes qui en découlent ne se répètent pas sur plusieurs années», indique-t-il. Sur son exploitation, il a constaté des troubles de comportement de ses quatre-vingt vaches laitières. «Nous avons des mouvements de troupeaux que nous ne maîtrisons plus. On se retrouve avec des vaches apeurées et désorientées», dit-il. Pour lui, nul doute, cela vient de l’électricité qu’EDF ne peut pas absorber et qui est, du coup, rejetée dans le sol. «Cela trouble la vie des sols, et donc, par ricochet, celle des animaux», ajoute l’agriculteur. Un véritable désastre écologique, selon lui.
«On dézingue nos paysages, notre santé, la vie des sols, celle de nos animaux. Et socialement, de la façon dont sont montés ces projets, c’est une honte. Malheureusement, ce sont des combats perdus d’avance. Les avocats ne veulent plus défendre ces dossiers. Tout le monde ferme les yeux. La complicité est générale. Quand on voit tout cela, on se demande où est la loi ?», conclut-il.

Somme, Allery : des problèmes de réception

https://actu.fr

Les problèmes de réception sont récurrents à Allery et les éoliennes sont mises en cause.


Les éoliennes sont mises en cause. (©L’Éclaireur du Vimeu)

Deux éoliennes sont installées depuis 2013 sur le territoire d’ Allery et cela pose des problèmes aux utilisateurs de la télévision en Haute Définition.

Qui est concerné ?
Didier Lerch, conseiller municipal, explique : « A la mise en service des deux éoliennes, une centaine de foyers ont rencontré des nuisances de réception par les antennes râteaux sur leurs postes de télévision. En 2015, nous sommes passés à la haute définition. Il a fallu racheter des décodeurs HD pour remplacer les décodeurs SD devenus obsolètes. À ce jour, les problèmes de réception sont toujours d’actualité. Nous savons que cela est dû aux deux éoliennes installées à proximité ».

Didier Lerch et Philippe Sevin souhaitent recenser les personnes qui rencontrent des problèmes de réception ou de brouillage. « Il faut se manifester. Je suis sûr qu’il y a une centaine de personnes concernées. Si on arrive à les recenser nous pourrons intervenir auprès de la société Innovent ». Le conseiller conclut : « nous sommes anxieux, car en 2019, deux éoliennes vont à nouveau sortir de terre. »

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MAREILLES : LE NOUVEAU PROJET ÉOLIEN RENFORCE L'ENCERCLEMENT DE LA COMMUNE

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