Affichage des articles dont le libellé est Bourgogne-Franche-Comté. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Bourgogne-Franche-Comté. Afficher tous les articles

DIJON : MOBILISONS-NOUS POUR SAUVER LA FORÊT !

  Rien de nouveau sous...le soleil ! Ce cri d'alarme poussé par les juges de la CRTC, via leur Rapport intitulé : L’ACCÉLÉRATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE : UN DÉFI MAJEUR POUR LES FORÊTS DE BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ, ne vient, malheureusement, que confirmer la très grande inquiétude déjà exprimée par les acteurs locaux du bois[i], concernant la possibilité d'un avenir radieux pour la forêt...
 Bonne nuit et bonne chance.
 
[i].  " Avec le changement climatique, les aléas de type sécheresse/canicule seront beaucoup plus fréquents. En conséquence, les pullulations d’insectes ravageurs, dont le développement est souvent favorisé par les vagues de chaleur, seront également plus présentes à l’avenir. L’épidémie de scolytes qui sévit depuis 20I8 dans le grand quart nord-est de la France en est un parfait exemple. "
  " La fluctuation des populations de scolytes est fortement liée aux conditions météorologiques, un temps chaud et sec accélère leur cycle de développement et multiplie le nombre de générations dans une année. Leur prolifération peut également être favorisée par la présence d’épicéas fragilisés par la sécheresse, cassés ou renversés par des vents forts ou une tempête... "
  " D’autres ravageurs ou maladies, dont le développement est facilité par la hausse des températures,sont aujourd’hui surveillés par les professionnels de la forêt : chenille processionnaire, buprestes… "
" En Bourgogne-Franche-Comté, c’est le hêtre qui montre aujourd’hui des signes inquiétants de dépérissement à la suite des sécheresses à répétition. "
  " D’autres essences présentes en Bourgogne-Franche-Comté, comme le sapin pectiné, sont également surveillées de près car particulièrement sensibles aux épisodes de sécheresses à répétition. Ce sont notamment les peuplements présents à basse altitude, < 600 m, sur des stations sèches, exposition sud, faible réserve utile en eau, etc., qui sont les plus vulnérables. "
 

 
L'adaptation des forêts aux changements climatiques en Bourgogne-Franche-Comté
 
 php
 
***

La Chambre régionale des comptes de Bourgogne-Franche-Comté publie un rapport alarmant sur l'état de nos forêts

  
  Sécheresse, parasites, prolifération du gros gibier, essences inadaptées, politiques en retard… Les handicaps se multiplient pour assurer l'adaptation des forêts de Bourgogne-Franche-Comté au réchauffement climatique. Dans un rapport, la Chambre Régionale des Comptes appelle à la mobilisation.

La forêt de Bourgogne-Franche-Comté est menacée par le réchauffement climatique © Maxppp - Philippe TRIAS 
 
  C'est un rapport thématique d'une cinquantaine de pages que publie cette semaine la Chambre régionale des comptes de Bourgogne-Franche-Comté. Une première pour cette institution traditionnellement tournée vers l'examen des comptes des collectivités locales et de l'efficacité des politiques mises en œuvre, et qui montre l'urgence d'une situation qui ne cesse de se dégrader.  " L'accélération du changement climatique : un défi majeur pour les forêts de Bourgogne-Franche-Comté " dresse un certain nombre de préconisations à destination des politiques en matière de gestion des forêts alors que la situation devient alarmante.
 
Un poids économique important en Bourgogne-Franche-Comté
  En Bourgogne-Franche-Comté, la forêt couvre 36% du territoire, 60% appartient au privé et sa gestion implique une multitude d'acteurs de tous horizons. Pour dresser un état des lieux précis, la Chambre Régionale des Comptes a effectué plus d'une vingtaine de contrôles ces derniers mois sur le terrain dans les départements de Côte-d'Or, de Haute-Saône, du Doubs et du Jura et les constats sont sans appel. La répartition des espèces est modifiée par le réchauffement climatique, de nombreuses essences dont inadaptées voir désormais menacées de disparaître comme les hêtres et les sapins. Le taux de mortalité est en hausse constante, notamment dans les forêts de moyenne montagne rongées par les scolytes.
  Les conséquences sont multiples notamment pour les 2 245 communes forestières de la région où leur principale source de revenus est en chute libre depuis 20I8, certaines d'entre elles se retrouvant même dans des situations financières catastrophiques, d'où une préconisation de mutualiser les gestions de ces forêts au niveau intercommunal afin de réduire les risques pour les petites communes aujourd'hui complètement démunies.
 
Des politiques inadaptées
  Ce problème du réchauffement climatique et ses conséquences sur l'environnement et sur l'économie est pourtant bien pris en compte par l'État. Pour la Bourgogne-Franche-Comté, le plan de relance prévoit même 37.4 millions d'euros pour planter des arbres, mais il apparaît que cela ne va concerner que 8.I34 hectares sur I0.000 hectares concernés par les maladies, la sécheresse ou encore les incendies.
  De plus, la mise en œuvre de ces politiques est beaucoup plus lente que les effets du réchauffement climatique et difficilement transposable d'une région à une autre. Elle est aussi freinée par un manque de graines et de plants, un manque d'entreprises pour réaliser les travaux, ce à quoi il faut aussi ajouter un taux d'échec des plantations accru par les périodes de sécheresse de plus en plus courantes et longues.
 
Le problème du gros gibier
  Dans son rapport, la Chambre Régionale des Comptes insiste aussi sur l'équilibre forêt-gibier. Cela peut paraître secondaire, c'est tout le contraire. La forte augmentation de la population de cervidés impacte directement la capacité de la forêt à se régénérer. À quoi sert de planter de jeunes arbres s'ils sont dévorés au fur et à mesure par les animaux dont l'appétit pour les jeunes pousses est sans limites ?
  Mais le problème est complexe, car il implique des concertations entre les pouvoirs publics, les fédérations de chasseurs et les défenseurs des animaux. Sujet sensible qui se traduit souvent par un dialogue au point mort et pendant ce temps, la population de gros gibier prolifère et les dégâts en même temps.
 
Développer une culture du risque " incendie de forêt "
  Autre point important souligné dans ce rapport, le manque de culture du risque " incendie de forêt ". Il ne concerne plus seulement les espaces boisés du sud de la France. On se souvient du difficile combat des pompiers jurassiens pendant l'été 2023 au tour du lac de Vouglans où mille hectares de forêt sont partis en fumée. Mais le Morvan et la Côte-d'Or ont aussi connu leurs lots de feux de forêt. Sensibiliser le public est donc aujourd'hui primordial, mais aussi tous les acteurs forestiers et les communes. Il n'est en effet pas rare que les chemins forestiers ne soient pas adaptés au passage des camions de pompiers, un problème facile à régler avec une meilleure concertation avec les SDIS.
 

HAUTS-DE-FRANCE, GRAND EST & BOURGOGNE-FRANCHE-COMTÉ : LE PROJET D'UNION INTERRÉGIONALE POUR RÉSISTER ENSEMBLE AU RAZ DE MARÉE ÉOLIEN

  Au début de l'année 2023, l'association Énergie environnement en débat, ÉEDAM, implantée dans les départements de l'Aisne, Hauts-de-France et de la Marne, Grand Est, a entrepris, au niveau interrégional, Hauts-de-France, Grand Est et Bourgogne-Franche-Comté, l'ambitieux projet de coaliser le plus grand nombre d'associations et de collectifs, en lutte contre la colonisation éolienne, pour nourrir une réflexion et faire des propositions, par un travail en commun, où chacun serait force de proposition, pour présenter une alternative sérieuse à l'éolien.
  Dans ce but, l'association organise une réunion, le 27 mars 2023, à Épernay, Marne, avec une intervention de BERGER Sioux, auteur et journaliste spécialisée dans les sujets d'écologie, qui s'est faite, depuis plusieurs années, le porte-voix des éleveurs qui perdent leurs bétails à cause de la présence des usines éoliennes.
  Pour les associations des régions concernées, qui sont intéressées, prendre contact :
   - BILLET Florence, présidente d' ÉEDAM, Aisne : debatenergieaisne@gmail.com
   - Le site Web de l' ÉEDAM
php
***

Communication de l' ÉEDAM

Vision commune ETNEF
   Plusieurs collectifs des Hauts de France, du Grand Est et de Bourgogne-Franche Comté partagent le constat d’une incohérence et d’une anarchie des décisions d’orientations énergétiques depuis plus de 20 ans, notamment dans le domaine de l’éolien terrestre.
   Ils notent avec intérêt les orientations préliminaires proposées par le Président de la République dans son discours de Belfort le I0 février 2022, mais regrettent que la mise en œuvre durant l’année 2022 ait été chaotique en lançant des lois d’accélération avant le débat national sur un mix énergétique proposé par le Premier ministre le 11 février 2022, générant ainsi des discussions stériles au Sénat et à l’Assemblé nationale sans connaissance et vision des enjeux du mix énergétique français, ni des impacts des différentes solutions.
   Face à ce débat qui s’est achevé fin janvier 2023 et à la promulgation des lois d’accélération qui présentent des risques majeurs pour les territoires concernés par les zones d’accélération et d’exclusion des énergies renouvelables, ces collectifs qui représentent plusieurs centaines
d’associations et dizaines de milliers d’adhérents sur ces 3 régions ou se trouve 55% du parc éolien français,
ont décidé d’unir leurs forces et d’apporter leurs expertises respectives, qu’elles soient au niveau national ou territorial, pour peser dans le futur débat sur la loi de programmation Énergie et Climat et les programmations pluriannuelles de l’énergie, notamment à travers les Comités régionaux de l’énergie [voir en fin d'article] qui rassembleront pour chaque région française les forces vives du territoire autour du préfet de région et du président du Conseil régional.
   Leur objectif est de contribuer à chaque échelle territoriale à la fois à l’information la plus objective et complète possible des élus qui ont la majorité des voix au sein des Comités régionaux de l’énergie, d’être force de proposition de solutions d’énergie renouvelable valorisant le plus possible les ressources du territoire et dont l’impact sera le plus faible pour en favoriser l’acceptabilité par tous.
  Les énergies renouvelables sont des énergies locales, et nous estimons que la valorisation de l’eau, de l’air, de la terre et du soleil dans chaque région française est aujourd’hui un angle mort de la proposition des institutions nationales : RTE, ADEME,...,.
   Nous souhaitons que les politiques publiques, Lois Énergie et Climat, PPE, SRADDET, SCoT, PLU,.., s’en emparent à chaque échelle nationale et territoriale dans le respect de la protection de ces ressources, du cadre de vie des habitants, de l’économie des territoires et de la responsabilité des élus à assurer la cohérence et la cohésion de leurs territoires.
   La décarbonation de l’énergie est nécessaire en France, comme en Europe et ne pourra se mettre en œuvre qu’avec une double vision nationale et territoriale.
  Elle doit prendre en compte à la fois les différents usages, l’électricité ne représente que 22% du mix énergétique français, et l’ensemble des solutions disponibles qui sont loin d’être uniquement une augmentation de l’électrification prônée par RTE.
  La question du pilotage du mix énergétique est aussi une question posée durant le débat sur le mix énergétique et dont la réponse est essentielle pour la sécurité d’approvisionnement des Français et l’indépendance énergétique de la France.

***

Le combat contre l’éolien terrestre : une œuvre de salubrité publique
   L’éolien terrestre est une hérésie économique, énergétique, sociale et environnementale, mais c’est aussi une solution qui affaiblit les ressources vitales de l’État, qui affaiblit les consciences et présente des risques majeurs dans la composition d’un mix énergétique.

L’ éolien terrestre est une hérésie et un danger pour l’économie française
  L’étude de l’OCDE sur le coût de la décarbonation, 2019, a démontré que l’introduction d’énergies renouvelables intermittentes dans un réseau électrique augmentait de façon très significative le coût global d’investissement et d‘exploitation de l’ensemble du réseau : Unités de production + Coût de déconnexion et de distribution via les réseaux RTE et Enedis.
  Ces coûts additionnels sont « exponentiels » suivant le pourcentage d’intermittence dans le mix énergétique et sont les suivants :
  • Double coût d’investissement pour avoir un back-up quand il n’y a pas de vent ;
  • Coûts élevés de connexion car les champs éoliens et solaires ont des puissances installées
faibles : quelques dizaines de MW, alors que ce sont plusieurs centaines de MW pour un
barrage ou une centrale thermique et plusieurs milliers MW pour un site nucléaire ;
  • Coûts élevés de stabilité et protection du réseau pour garder constante la tension, plus facile,
mais surtout la fréquence car les productions puissantes fonctionnent avec des alternateurs
très stables, production d’énergie constante et stable, alors que les énergies intermittentes, variabilité à un temps t du vent et du soleil, nécessitent des onduleurs ;
• Coûts de renouvellement plus important : 20 ans pour une éolienne, 80 ans pour une centrale
nucléaire ;
  • Coûts financiers beaucoup plus importants : un investissement public aura un taux
d’actualisation de 2%, voire moins à long terme, un investissement privé recherchera des
rendements d’au moins 7 à 10% voire plus avec la prise en compte des subventions publiques ;
  Pour 10% d’énergie intermittente le surcoût est de 30%
  Pour 30% d’énergie intermittente le surcoût est de 70%
  Pour 50% d’énergie intermittente le surcoût est de 120%
  Pour 70% d’énergie intermittente le surcoût est de 200%


L’intermittence est le défaut intrinsèque de l’énergie éolienne
  Au-delà du surinvestissement, les effets de l’intermittence sur l’appareil productif français et le coût de la vie sont nombreux :
  • Effacement plusieurs fois par jour des centrales nucléaires quand il y a du vent : augmentation du coût par kwh et du coût d’entretien-maintenance des centrales ;
  • Risque additionnel de black-out, s’est produit en Australie, si instabilité du couple Tension/fréquence sur le réseau ;
  • Augmentation du coût moyen de l’énergie : cf Allemagne vs France ;
  • Taxe de plus de 20% dans la facture d’électricité pour financer les coûts additionnels et notamment ceux de réseau non pris en charge par les fournisseurs d’énergie éolienne ;
  • Impact sur la balance commerciale, produits importés, et ne contribue ni à l’indépendance énergétique, ni à la réindustrialisation du territoire national ;
  • Augmentation du contenu en CO2 du mix énergétique français à cause des centrales à gaz, dont les exploitants sont aussi souvent les exploitants des EnR intermittentes...

L’éolien a un impact grave et durable sur la santé des Français
  Comme toutes les drogues on ne voit pas au début les conséquences sur la santé car leurs conséquences ne sont pas immédiates, mais se révèlent dans le temps par accumulation, et elles ne sont pas seulement physiques, mais aussi psychologiques et sociales :
  • Bruit la nuit, comme si on chuchotait dans votre lit ;
  • Scintillement la nuit, comme si vous habitiez au milieu de 3 aéroports ;
  • Effets stroboscopiques avec le soleil, qui vous force à fermer vos volets le jour ;
  • Impact des basses fréquences sur les organes, plus insidieux et compliqué à démontrer ;
  • Effets de saturation et d’encerclement, notamment Hauts de France et Grand-Est, validé par les députés et les sénateurs.
  Le dernier est sûrement le plus connu car s’agissant d’un aérogénérateur industriel de la hauteur de la Tour Montparnasse dans un champ personne ne peut dire qu’il ne le voit pas.
  Mais les 4 premiers sont des effets réels et constatés en France et en Europe et largement reconnus par les tribunaux, tout simplement parce le législateur a « oublié » d’inclure dans la loi le Code de la Santé et le Code du Patrimoine. ÉEDAM a engagé en octobre une concertation avec l’Académie de Médecine pour révéler ces effets et notamment en réduire les impacts pour les éoliennes existantes en imposant une étude pour toutes les éoliennes situées à moins de 1500 m des habitations, ce qu’a d’ailleurs décidé le Sénat sur la loi d’accélération, mais qui a été annulé par les députés privés d’information équilibrée, car dépendant quasi exclusivement des informations de France Énergie éolienne, FEE, qui a rédigé elle-même certaines parties de la loi et des amendements.

Les impacts réels sont cachés au public depuis 30 ans
  Pour séduire, l’énergie éolienne se pare des meilleurs atouts, une énergie soi-disant propre et pas chère,  mais cache tous ses impacts réels.
  Pour se développer, elle s’attaque aux plus faibles et à ceux qui sont mal informés... ce qu’a dénoncé récemment Yves Brechet en commission d’enquête parlementaire
  Pour prospérer, elle crée de l’addiction et de l’accoutumance et c’est ce qu’on fait les promoteurs éoliens vis-à-vis de l’Europe, des États, des gouvernements et des parlementaires depuis des décennies.
   Mais pire pour celle-là on vous paye et très grassement....

Et quelles conséquences ?
   • 30 ans où elle a affaibli le système énergétique français qui était le plus décarboné et le moins
cher d’Europe ;
   • 30 ans pendant lesquelles la France a été incapable de planifier son avenir énergétique ;
   • 30 ans où elle a détruit le patrimoine et la santé des Français ;
   • 30 ans où elle a détruit la cohésion des territoires et notamment des conseils municipaux
   C’est maintenant le temps d’agir et de l’éradiquer car c’est une œuvre de salubrité publique citoyenne. "

* Le Comité régional de l'énergie
   " le décret précise la composition et les modalités de fonctionnement des comités régionaux de l’énergie créés par l’article 83 de la loi no 2021-1104 du 22 août 2021 portant lutte contre le dérèglement climatique et renforcement de la résilience face à ses effets (codifié à l’article L. 141-5-2 du code de l’énergie), dont l’objectif est de favoriser la concertation, en particulier avec les collectivités territoriales, sur les questions relatives à l’énergie au sein de chaque région située sur le territoire métropolitain continental (...) "
   Pour lire le décret en son entier, c'est ICI

Bourgogne-Franche-Comté, Luzy, Champagne/Vingeanne et Saulieu : trois conférences sur l'éolien et la Transition écologique

Fabien Bouglé, auteur de l'essai "Eoliennes, la face noire de la Transition écologique", Editions du Rocher, est en tournée dans toute la France. Il nous fait le plaisir de passer par chez nous en Bourgogne-Franche-Comté, Nièvre et Côte d'Or, ou près de chez vous. Ne le manquez surtout pas si l'avenir du climat et de la production électrique de la France vous interpellent.

En attendant, vous êtes invités à "patienter" avec un article passionné et passionnant de François Dos Santos, agent EDF : Réforme de la "Régulation économique du nucléaire existant"
"Le gouvernement envisage de remplacer l' ARENH par un "corridor", prix plancher-prix plafond, entrainant de fait une recomposition totale du marché de l'électricité et la scission d'EDF (Hercule)"

Conférences à venir

  • 27/02/2020 à Luzy (58), 
  • 28/02/2020 à Champagne/ Vingeanne (21) 
  • 29/02/2020 à Saulieu (21) : accompagné de Marc Halévy, Antoine Waechter, Jean-Louis Butré.







php

Bourgogne-Franche-Comté, STRADDET, commission d'enquête : décryptage des "conclusions motivées et avis" sur les EnR

"La conscience, c'est ça l'important!"

Notre VIE, notre quotidien, notre VILLAGE, nos prés, nos forêts, nos animaux et... le Climat valent PLUS que leurs profits!

MUNICIPALES : PAS UNE SEULE VOIX AUX CANDIDATS PRO-EOLIENS ET AUX "SANS AVIS"!

 
TENIR TÊTE, FEDERER, LIBERER!

php
 


***
Pascale Bertier
Le Tilleul de Sully 🌳(58)
Association de défense de l'environnement des communes de Sainte-Colombe-des-Bois, Suilly-la-Tour et des communes limitrophes.

Sainte-Colombe-des-Bois


L'église et son presbytère. @Thesupermat


Le vieux tilleul datant du XVIe siècle. @Thesupermat

Suilly-la-Tour 



Le château des Granges, édifice Renaissance, reconstruit sous le règne de Henri IV. Un de ses propriétaires a été la famille de Ferdinand de Lesseps , 1805-1894. Classé monument historique en mars 1983.


L'église St Symphorien et son imposante tour Renaissance. Classé monument historique depuis 1914. photo : Pierre Bastien. Patrimoine de France


Voici ce que conclut, sur les éoliennes, le collège des commissaires enquêteurs missionnés pour le SRADDET de la région Bourgogne Franche-Comté :

"Les inquiétudes ou l’hostilité du grand public à l’égard des parcs éoliens et champs photovoltaïques nous interpellent réellement. Elles motivent 158 observations soit 44,88 % ; elles émanent de particuliers mais également d’associations. Dès lors, nous nous interrogeons sur la capacité du Maître d’ouvrage à atteindre les objectifs fixés en EnR, éolien et photovoltaïque. Les projets en la matière soumis à enquête publique, soulèvent déjà actuellement et quasi systématiquement, un tollé. "
Conclusions du rapport, page 14.

"Le grand public, avec 158 observations sur 352 exprimées lors de la consultation, confirme une hostilité croissante et résolue à l’égard des éoliennes. Cette opposition, de plus en plus généralisée, orchestrée et virulente, est présentement observée dans les enquêtes publiques relatives au sujet. Dès lors l’objectif de porter, entre (...) 2021 et 2050, la puissance de 1088 MW à 4472 MW et la production de 1924 GWh à 9401 GWh sera, pour noble qu’il soit, laborieux à conquérir."
Conclusions du rapport, page 10.

Donc aux yeux de la commission, multiplier par 4 le parc éolien n'est pas un objectif absurde, au contraire, il est "noble"..., mais c'est le caractère obtus ou mal-accommodant du "grand public", car les arguments de fond développés par les uns et les autres ne sont pas même évoqués - cf. note 1 ci-dessous -, qui risque de le rendre difficile à atteindre....
La commission d'enquête, pour "favoriser l'acceptabilité sociale", préconise "une évolution des textes réglementaires relatifs à l’implantation des éoliennes, notamment une limitation, laquelle?, de la hauteur" et "une distance dix fois supérieure à la hauteur des machines".
Conclusions du rapport, page 11.
Manque de chance, cette évolution réglementaire ...n'est pas de la compétence de la Région... C'est bien dommage...
Les commissaires enquêteurs le soulignent, d'ailleurs :
"l’annihilation des motifs de l’opposition développés par le public, ne relève pas nécessairement de la teneur du SRADDET et même de la compétence de la Région."
Conclusions du rapport, page 11.

Les commissaires enquêteurs préconisent quand même, mais uniquement en raison de ces problèmes d' "acceptabilité sociale", "que le porteur du projet étudie avec minutie et objectivité les possibilités d’atteindre les données énoncées et, s’il le juge opportun, souligné par nous, diminue l’effort sur l’éolien et le photovoltaïque au profit de l’énergie hydraulique, de la géothermie, de la méthanisation ou de la filière bois-énergie. Le développement de l’éolien, + 411% en puissance et 488 % en production, pose problème eu égard à l’état d’esprit actuel de la population. "
Conclusions du rapport, page 14

"Nous préconisons que parmi les pistes citées pour atteindre en Région Bourgogne/Franche-Comté l’objectif arrêté en 2050 soit davantage :
- privilégiée la filière « bois-énergie » source également de développement économique en zone rurale ;
- encouragé le chauffage domestique associant des appareils performants, flamme verte, et un combustible sec ; - explorée la géothermie qui procure des résultats intéressants en Ile de France et surtout en Alsace
"
Conclusions du rapport, page 11

La Région peut donc décider d'étudier les "autres pistes" proposées, mais elle peut aussi bien décider de passer en force ou d'essayer de renforcer "l'acceptabilité" de l'éolien à coup de communication, de "projets participatifs" , d'incitations financières, etc.
L'objectif énorme fixé par la région en matière de développement de l'éolien, malgré l'opposition de la population, n' empêche donc pas les commissaires d'émettre un AVIS FAVORABLE au projet de SRADDET....
... Car encore une fois, le rapport ne contient aucune reconnaissance du fait que l'opposition des associations et du public à l'éolien est fondée sur une rationalité, ne serait-ce qu'en raison de l'incompatibilité des objectifs de la Région en la matière avec la plupart des autres objectifs affichés par le SRADDET lui-même...
"Nous recommandons ces pistes car nous doutons de l’atteinte des objectifs fixés qui sera laborieuse compte tenu de la réticence de la population à l’égard des champs photovoltaïques et des parcs éoliens. "
Conclusions du rapport, page 11

Les commissaires enquêteurs demandent même que soit renforcé le caractère prescriptif du SRADDET : "Nous remarquons dans le fascicule des règles une attitude souple et bienveillante qui honore le porteur du projet mais nous redoutons que des prescriptions insuffisamment fermes, claires et affirmées permettent un contournement du but recherché. Nous préconisons l’emploi d’un vocabulaire suffisamment prescriptif dans l’évocation de chaque règle ; il convient à notre sens de ne pas omettre que le rapport d’objectifs et le fascicule des règles s’inscrivent dans la hiérarchie des normes. La « prise en compte » pour le rapport d’objectifs et la « compatibilité » pour le fascicule des règles s’imposent aux documents de rang inférieur. "
Conclusions du rapport, page 13

NB : de la même façon, aucune critique sur l'ambition absurde affichée par le projet de SRADDET de devenir une région "à énergie positive" bien au contraire : "Le projet nourrit une ambition supérieure encore en proposant une région à énergie positive, avant 2050. Il explicite les divers moyens pour y parvenir qui ne nous paraissent nullement contestables. "
Conclusions du rapport, page 10


Note 1 - Si les commissaires enquêteurs ont prêté au public une "écoute attentive", seules les contributions des personnes publiques ont été "exploitées": "Nous avons accueilli le public avec disponibilité et assuré une écoute attentive. Nous avons disséqué la teneur des observations et mémorisé les souhaits et les inquiétudes exprimés. Nous avons exploité avec intérêt les contributions de l’autorité environnementale, des personnes publiques associées et des services de l’Etat. L’ensemble de ces productions contribue à notre réflexion. "
Conclusions du rapport, page 13.

D'ailleurs, si les "sentiments et ressentiments" exprimés par les élus "ne sont pas tous dénués de fondement" aux yeux des commissaires enquêteurs, la même opinion n'est pas exprimée par eux au sujet des observations du public....
Ibid.


Conclusions motivées et avis, tout lire

Eolien : l’homme et l’animal face aux infrasons

Association Collectif Bourgogne Franche-Comté

Le compte-rendu du colloque infrasons qui s'est tenu à Paris le 16 novembre dernier.
 

Association Collectif Bourgogne Franche-Comté


Association Collectif Bourgogne Franche-Comté




Association Collectif Bourgogne Franche-Comté


Association Collectif Bourgogne Franche-Comté





php



Bourgogne-Franche-Comté : les touristes étrangers en raffolent

AJ
06/06/2018

Commentaire : et c'est pour pérenniser et amplifier le mouvement que Mme la présidente socialiste de la région, encourage l'implantation de ~ 600 éoliennes.  C'est de notoriété publique que les "socialistes" ont le sens des affaires, non?

php



Passer ses vacances en Bourgogne-Franche-Comté, une bonne idée ? La réponse est un grand oui, si l'on en croit le bilan économique 2017 de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) publié le 31 mai dernier.


Dans son bilan économique 2017, l' INSEE souligne la hausse de la fréquentation touristiques dans toute la région. Le nombre de nuitées a même atteint un niveau jamais vu auparavant.

Les chiffres du tourisme ont augmenté dans l'ensemble de la Bourgogne-Franche-Comté en 2017. "L'activité croît partout dans la région. Dans la plupart des départements, les nuitées sont en hausse qu'il s'agisse de l'hôtellerie ou des campings", rapporte l' INSEE.
 


 

Dans son analyse, l'institut souligne que "le Jura est le seul département dans lequel la fréquentation hôtelière recule. Cela est toutefois largement compensé par la progression très importante des nuitées dans les campings".

En terme de retombée économique, les dépenses des touristes dans la région ont été estimées à "4,6 milliards d'euros au dernier compte de 2014" et qu'"environ 15% sont consacrés aux hébergements marchands", c'est-à-dire les hôtels, campings, gîtes ou encore locations entre particuliers.

Jours fériés et soleil offrent un joli début de saisons aux campings jurassiens

Franche-Comté : où sont les investisseurs Français ?

Eoliennes Sud Revermont
février 25, 2018

Commentaire : qu'en pense M.Macron de ce business éolien étranger, lui qui il y a encore quelques jours fustigeait le RACHAT des terres agricoles en France par des investisseurs chinois pour les... CULTIVER, devant un parterre de 1000 Jeunes agriculteurs  (JA) conviés à l' Élysée?


php

On est gérés par des fonds de pension étrangers !
Les investisseurs français, on les cherche, et c’est dommage, dit cette info institutionnelle extraite d’un Powerpoint réalisé sous l’égide de l’association « Vent du Grimont », créée en 2011 pour stimuler l’investissement des citoyens dans le projet de parc éolien de Chamole (Intervent).

 
Source : vent du Grimont

Bourgogne-Franche-Comté : le massacre éolien en cours....

Encore des populations, un patrimoine et un territoire inutilement sacrifiés sur l'autel de la Finance mondiale avec la complicité d'une partie de la classe politique locale.
Qu'ils "allaient au pays de claquement" (qu'ils aillent en Enfer! Bourgogne)

Résistance. En avant toute
php

Voir

LA PPE3 EST-ELLE UNE BOMBE FINANCIÈRE À RETARDEMENT ? LES CHIFFRES QUI CLIMATISENT L' ATMOSPHÈRE

  Au moment où l'Allemagne, jadis championne de l'antinucléarisme et laboratoire de la transition énergétique —  Energiewende , fond...