dimanche 31 mars 2019

Haute-Marne, Langres : tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur la place Ziegler (sans jamais oser le demander)

jhm.fr


"Le secret de la vie est le lien entre les personnes et les événements." 😇
Ralph Waldo Emerson (1803-1882)





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Que faut-il retenir du colloque de l’ANABF « Alliances : revitalisons nos petites villes » ?

Julie Marchand 
Docteur en sociologie urbaine - CITERES, Université de Tours, Co-fondatrice et Médiatrice scientifique Connaixens
déc. 2018


Commentaire :  (...) "Le patrimoine comme ressource, comme « colonne vertébrale », comme « facteur d’attractivité » a été revendiqué par les nombreux maires présents.[...] Le patrimoine comme ressource, comme « colonne vertébrale », comme « facteur d’attractivité » a été revendiqué par les nombreux maires présents."

C'est net et précis : la survie économique de la ruralité passe aussi et surtout par la sauvegarde, la protection et l'exploitation du patrimoine. Et ces actions sont définitivement incompatibles avec l'éolien! 
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J1- Table ronde « Rebondir » Présidée par Yves Dauge, ancien sénateur et maire de Chinon Et modérée par Vincent Jouve, architecte et enseignant ENSAB Avec les interventions de Bertrand Olivier, maire de Joinville et Anthony Koenig, responsable de l’urbanisme Élisabeth Taudière, directrice Territoires Pionniers Loïc Guilbot, CEREMA. © Julie Marchand

Les 6 et 7 décembre dernier se tenait à Chateaugiron, attractive petite commune de Bretagne, le colloque de l’Association nationale des architectes des bâtiments de France (ABF). Organisé avec le soutien des Petites Cités de Caractère et de nombreux autres partenaires institutionnels, Connaixens s’y est rendu des questionnements plein la tête. La protection du patrimoine est-elle un frein à l’occupation de l’habitat et des commerces des centres anciens ? Le tourisme est-il le seul sens donné à l’attractivité d’un territoire pour les élus ruraux ? Pour revitaliser, et donc produire un projet de territoire, quelles sont les compétences dont les petites villes ont besoin ?…

Trois axes de réflexion semblent avoir transcendé les échanges. Nous les partageons avec vous ici, en attendant les actes du colloque qui, nous en sommes certains, constitueront le point de départ de nombreux chantiers.
Aux exemples présentés de Chateaugiron, de Luynes, de Marcolès, d’ Evry-le-Chatel, d’ Andilly-en-Genevois, de Joinville, de Pont-Croix, de Plounéour-Ménez, de Saint-Savinien-sur-Charente et de Saint-Calais, est apparu la commune volonté d’un véritable engagement politique. 

Le patrimoine comme ressource, comme « colonne vertébrale », comme « facteur d’attractivité » a été revendiqué par les nombreux maires présents. Cette volonté se traduit par la création de protection d’ensembles telle que les Aires de mise en valeur de l’architecture et du patrimoine (AVAP) de Chateaugiron et de Saint-Calais. Elle se retrouve aussi dans le souhait de définir un projet de territoire en lien avec la ville voisine à plus grande polarité, comme Évry-le-Chatel dans l’Aube, créant sa redynamisation autour du vitrail et des maîtres verriers avec sa voisine, la ville de Troyes. Ce choix politique se signifie également par l’action publique engagée pour une réoccupation de l’habitat en cœur de ville. À l’image de Marcolès, achetant et réhabilitant le parc privé insalubre pour le mettre à la disposition de locataires. « Un investissement rapidement rentable et assurant une récurrente entrée d’argent pour la commune », nous confiait M. le Maire. Elle se caractérise enfin par la capacité motrice de ces petites collectivités à fédérer un réseau d’acteurs parfois thématique – sur les questions de mobilités par exemple, ainsi que nous le rappelle le Sénateur maire Yves Dauge –, ou parfois transversal. La Région Bretagne, par ses investissements aux côtés de l’État, de l’Établissement Public Foncier et de la Banque des Territoires, dans le cadre d’un appel à projets partenarial, a ainsi été sollicitée par de nombreuses petites collectivités prêtent à se mobiliser pour la réalisation d’études ou de travaux.

Outre l’engagement des élus et leur volonté de faire, la place de l’habitant a été très nettement définie : elle est au cœur d’un projet de territoire rural. La participation à l’inventaire du patrimoine, mise en œuvre par le service de l’Inventaire régional de Bretagne – selon la méthodologie nationale et s’appuyant sur l’outil numérique – est une des démarches les plus inclusives rapportées à l’occasion de ce colloque. Les chantiers participatifs habitants, mis en œuvre par la mairie de Joinville pour aider les propriétaires moins aisés dans la restauration de leur façade, abondent aussi ces initiatives citoyennes. Les Tiers Lieux ont enfin été suggérés par Clément Marinos et Sébastien Eymard comme nouveaux lieux de citoyenneté, parfois organisés, parfois spontanés. En occupant des espaces patrimoniaux, ils en questionnent les usages. À quand des citoyens participant aux études urbaines des protections du patrimoine, comme initiateurs de la règle ? Vers une nouvelle horizontalité ?


« Beau port, Bon Port® » : une entreprise délicate entre préservation et transformation

Françoise Péron
Professeur émérite de géographie et membre fondateur de l'association "Port d'intérêt Patrimonial"  

-Laure Ozenfant , Doctorante à l' EA 2219 de Géoarchitecture et déléguée du réseau "Port d'intérêt Patrimonial"
déc. 2018


 Le littoral, entre préservation et transformation


 
L’ancien Abri du Marin du port du Guilvinec, ici en blanc, récemment restauré pour y installer une médiathèque. © OPMC 2012

Parents pauvres de l’urbanisme contemporain car considérés de la même façon que le sont de banals espaces urbains continentaux, les sites portuaires et leurs espaces urbanisés associés méritent cependant attention.


Deux ouvrages pour compléter le propos

- Le patrimoine maritime : construire, transmettre, utiliser, symboliser les héritages maritimes européens. Sous la direction de Françoise Péron. 2002. Les Presses Universitaires de Rennes.
- L’atlas du Patrimoine maritime du Finistère. Françoise Péron et Guillaume Marie. 2010. Editions du Télégramme. 


 
Exemple d’un ancien grenier à sel en front d’un petit site portuaire sur la commune de Saint-Jacut-de-la-Mer. Réhabilité en résidence secondaire, il est difficile pour le non initié de relier spontanément ce bâtiment à une activité maritime historique. © OPMC 2017 

Des richesses maritimes non protégées

Bien que d’importance majeure pour l’avenir des populations et des territoires littoraux, le bâti historique des ports et de leurs quartiers attenants ne sont qu’accessoirement pris en compte dans les démarches littorales globales menées dans un esprit de GIML (Gestion intégrée de la Mer et du Littoral) ainsi que dans les politiques d’aménagement du littoral, qu’elles soient locales, régionales ou nationales. Il en résulte appauvrissement et segmentation de l’identité maritime de ces ports.
Cependant sur les littoraux, le besoin de mer des Français et la pression urbaine touristique sont si forts que, si l’on n’y prend garde, la majeure partie du patrimoine maritime bâti des ports disparaîtra rapidement.
Si l’on considère le large éventail des ports français, depuis les Grands ports jusqu’aux ports de taille moyenne et petite1 , c’est cette dernière catégorie qui est la plus exposée aux risques de dégradations, voire de disparition de ses héritages maritimes historiques.
Leur bâti historique est souvent modeste. Qu’il soit lié à la vie des populations littorales (maisons de pêcheurs, Abris du Marin - protégés depuis 2004 seulement), industriel (cabane de construction navale, bâtiment d’étuve), ou balnéaire (petit hôtel, résidence de villégiature d’emprise restreinte)… ces éléments sont le plus souvent de faible valeur patrimoniale intrinsèque mais ils prennent sens si l’on considère leur agencement spatial. Ces éléments variés, spécifiques à chacun des sous-ensembles constitutifs de la cité portuaire, et encore présents sur le sol, à des degrés divers selon les aléas de l’histoire, sont les supports quasiment d’autant d’identité maritime qu’il y a de ports. 


 
La genèse de la cité maritime du Conquet (Finistère). Réalisation OPMC 2014

Les ports historiques de taille moyenne et petite, constituent un type spécifique de territoire riche en patrimoine et en culture maritime. D’autant qu’ici est conservé ce qui se perd ailleurs ; à savoir l’imbrication du port et de l’habitat urbain. Là se joue pour l’avenir l’identité maritime des littoraux français ; en Bretagne en particulier où le chapelet des ports s’élève au nombre de 297 grâce justement aux ports de taille petite et moyenne. C’est d’ailleurs la raison principale de l’augmentation des appétits immobiliers qui se portent sur eux. 


En préalable à toute action : un objectif de connaissances et de diffusion des connaissances
Reconnaître et faire connaître, dans leur intérêt présent et leurs potentialités d’avenir, les ressources humaines, culturelles, techniques, économiques, paysagères et éthiques des espaces portuaires historiques de taille moyenne et petite est la première des nécessités. Ceci concerne d’abord leur bâti hérité, édifié au cours du temps au contact de la terre et de la mer pour apprivoiser cet élément dangereux, l’utiliser de multiples façons, l’aimer, y trouver son bonheur et le transmettre aux générations futures. Ces connaissances, lorsqu’elles sont partagées entre les scientifiques et les habitants (permanents ou intermittents), constituent la meilleure garantie de la prise en compte concrète du bâti historique des ports dans une démarche à la fois précise et globale d’aménagement de ces territoires ; aujourd’hui fragilisés par les impératifs de la nouvelle économie, des nouvelles cultures et des nouveaux modes de vie qui en découlent. Cette démarche est particulièrement urgente à mettre en œuvre dans les sites portuaires historiques de taille moyenne et petite pour lesquels n’existent pratiquement pas de protections architecturales ou urbanistiques spécifiquement adaptées à ces héritages maritimes, menacés à court terme de dénaturation ou de destruction par les enjeux multiples qui se déploient actuellement sur ces territoires convoités.

Emissions de CO2 : quand le bon élève France montre encore l'exemple au mauvais élève Allemagne

RTE

Résultat de la production d'électricité pour les 3 premiers mois de 2019, en France et en Allemagne : l'Allemagne, roi de l'éolien et du charbon indissociables, a émis 6 X plus de CO2 (env. 66 MtCO2) que la France, reine du nucléaire et de l'hydraulique (8.8MtCO2)

La justification première du développement des ENR, éolien, photovoltaïque, biomasse, etc., avancée par ses promoteurs et ses soutiens, c'est bien de diminuer les émissions de gaz à effet de serre (GES) pour sauver le Climat, non?


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Les sociétés d’autoroutes s’intéressent au réseau routier national

Cellule investigation de Radio France
Benoît Collombat


Commentaire : tant qu'à privatiser la ruralité (éolien, Pv, centre commerciaux, etc.), autant le faire entièrement, non? "Là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir" Tellement vrai, non?


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DOCUMENT FRANCE-INFO. Le scénario d'une privatisation de certaines routes nationales poussé par les sociétés d'autoroutes
Les sociétés d’autoroutes s’intéressent au réseau routier national non concédé. La cellule investigation de Radio France s'est procuré une note interne de 2014 qui proposait de prendre en charge une partie de ce réseau sur les "grands itinéraires". Avec comme objectif : transformer ces routes en autoroutes.

Treize ans après la privatisation, 2 600 kilomètres d’autoroutes n'ont pas encore été concédés au privé. Ces portions intéressent forcément le secteur autoroutier. "Il y a toujours eu la volonté de travailler sur des extensions de réseau, témoigne Lionel Leullier présent dans le secteur depuis plus de 15 ans. C’est ce qu’on appelait la politique des petits bouts. Avoir du réseau à gérer en plus, avec de petits morceaux de réseaux non concédés qui peuvent être adossés au réseau concédé, soit par une extension de la durée des concessions, soit par un péage complémentaire."
Faute de crédit, l’état du réseau non concédé se dégrade. "Les responsables de sociétés d’autoroutes que j’ai rencontrés m’ont clairement dit qu’elles étaient intéressées par l’idée d’élargir le champ de leurs concessions (autoroutes ou transversales), confirme le sénateur centriste Hervey Maurey. Elles partent du constat qu’aujourd’hui l’état des voiries non concédées n’est pas satisfaisant. Du coup, les sociétés d’autoroutes disent qu'elles veulent bien récupérer ces sections, en échange d’une prolongation de la durée des concessions."
"Ce qui nous intéresse, c’est de répondre au défi des nouvelles mobilités, explique le président de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA), Arnaud Hary. Nous proposons de moderniser l’accès aux grandes métropoles, d’aménager les sections des autoroutes non concédées, comme nous le faisons déjà pour les sections concédées, afin de les remettre à niveau." 


Une note des sociétés d’autoroutes vantant un modèle "made in France"
Mais la stratégie des sociétés d’autoroutes ne s’arrête pas là. Selon les informations de la cellule investigation de Radio France, les sociétés d’autoroutes ont également un œil sur le réseau routier national qui représente près de 10 000 kilomètres.
Une note interne de l’Association des sociétés françaises d’autoroutes (ASFA) datée du 17 avril 2014 que nous nous sommes procurée explique que "ce modèle vertueux [des concessions] pourrait s’élargir à l’ensemble du réseau routier national, dans sa configuration resserrée aux seuls grands itinéraires qui est devenue la sienne suite aux décentralisations".
"Il semble pertinent aujourd’hui de s’appuyer sur ce modèle pour continuer à développer et moderniser les infrastructures routières indispensables à la mobilité durable et au développement économique de notre pays, tout en contribuant de façon positive à la relance économique", explique ce document. "Cela peut – et même doit – se faire sans peser sur les finances publiques, comme le permet les vertus de ce modèle 'made in France'. Le transfert de tout ou partie du réseau routier national est de nature à provoquer un choc budgétaire très significatif, soulageant le budget de l’État et pérennisant les capacités d’entretien du réseau."

samedi 30 mars 2019

Enjeux numériques des territoires : le citoyen-utilisateur au centre des réflexions

Gilles Babinet
26 Mars 2019


Conseiller sur les questions numériques


Les mouvements sociaux des derniers mois ont mis en lumière les enjeux numériques auxquels fait face la France depuis maintenant plusieurs décennies. Afin de les comprendre, il est indispensable de regarder les transformations démographiques qu’ont subies les territoires depuis un siècle. Aujourd’hui, la migration des citoyens depuis les espaces ruraux vers les villes a eu pour conséquence une remise en cause profonde des modèles de fonctionnement des services publics, qui peinent encore à opérer de manière équitable partout en France. Au delà d’une virtualisation des services physiques existants, c’est une refonte de l’offre qui doit s’amorcer, afin de placer l’utilisateur-citoyen au centre de l’équation. En d’autres termes, il ne s’agit pas de numériser des formulaires administratifs au sein d’une procédure aboutissant à la délivrance d’un document en guichet physique. Plutôt, il serait souhaitable de considérer l’expérience de l’utilisateur-citoyen tout le long de son parcours : accompagner sa démarche en proposant des formations, centraliser ses informations et les mettre à disposition, développer des interfaces simples, proposer des livraisons sécurisées… Gilles Babinet, conseiller numérique de l’Institut Montaigne, nous livre son analyse pour relever ces défis.

Les enjeux numériques, conséquences de la transformation physique des territoires
La transformation des territoires ruraux ne date pas d’hier. Cela fait 130 ans que ceux-ci souffrent d’un effet d’effritement démographique, qui connaîtra son apogée au cours des décennies 1950-70. Le phénomène, que l’on a d’abord estimé stabilisé au début des années 2000, ne s’est toutefois pas partout arrêté. Si le déficit démographique semble se tarir, cela est avant tout la conséquence d’un allongement de la durée de vie qui voit les seniors s’ancrer durablement dans les lieux où ils ont passé leurs vies actives, tandis que les actifs d’aujourd’hui continuent à migrer vers les villes, même si ce phénomène est à présent beaucoup plus lent et d’ampleur variable suivant les territoires.

Les conséquences n’en sont pas moins visibles et cela de façon criante : effondrement du foncier dans de nombreux territoires ruraux et villes de taille moyenne, augmentation forte du chômage par un effet de relation funeste entre absence de capital humain et départ des employeurs à valeur ajoutée, disparition de l’offre culturelle, des services publics, des services de transport et finalement effondrement d’une forme de pacte républicain qui voudrait que l’égalité des chances soit à peu près uniformément distribuée.

La situation dans les territoires péri-urbains n’est guère meilleure : construits dans une époque d’effervescence économique, nombre d’entre eux souffrent structurellement d’absence de lieux où se créent les liens sociaux, premiers facteurs d’une dynamique de mobilité sociale.

Il n’est donc pas anormal qu’en de multiples espaces du territoire, les citoyens se sentent abandonnés. Ici c’est, au prétexte de rationalité économique, une boîte aux lettres jaunes que l’on retire, là une crèche ; à l’occasion d’un acte administratif bénin, on se rend compte que son centre des impôts ou sa sous-préfecture a disparu. On vous invite alors à vous reporter sur le site en ligne pour effectuer vos démarches. A ceux qui ont une mauvaise connexion ou une faible connaissance de l’internet, il faudra infiniment plus de temps pour réaliser le parcours administratif demandé qu’il en aurait fallu avec un agent administratif ; quelques jours plus tard, l’usager recevra un email lui annonçant que le document souhaité est prêt : à condition de venir le retirer à la préfecture qui se trouve désormais à 30 kilomètres. Ce tableau peut sembler exagéré à ceux qui vivent dans les grandes villes. En réalité, il n’a rien de caricatural et des centaines de milliers de Français semblent, à la lecture des commentaires disponibles sur le site du grand débat, avoir eu ce type d’expérience.

A cela, il convient d’ajouter le lent effondrement de nombreux centres-villes de taille moyenne : les commerces ont fermé pour se transborder dans des zones d’activités certes moins chères mais détruisant le lien social et, pour une multitude d’individus, la possibilité de vivre convenablement de leurs propres commerces. Certes, il n’y a pas là que les politiques publiques à blâmer : les réseaux sociaux, l’e-commerce, ont continué de renforcer les comportements individuels, que la télévision avait déjà fortement accru. Reste que l’un des constats que font les gilets jaunes eux-mêmes au travers de leur révolte, c’est l’existence d’une "solidarité de rond-point" qu’ils avaient suffisamment perdus pour qu’en soi, elle représente le premier bénéfice de leur lutte.

Cette population issue de territoires chroniquement sinistrés se compte en millions. Sa mobilité sociale n’a eu de cesse de se réduire au cours des décennies écoulées ; et la perspective que les générations à venir vivent, au sein de ces espaces, moins bien que leurs ainées s’y est déjà largement réalisée. Une génération, bientôt deux auront affronté ce lent envasement. Les perspectives de la révolution numérique, de l’e-commerce, de l’intelligence artificielle, des révolutions énergétique et environnementale y sont perçues, par expérience, surtout comme des menaces.

Des politiques publiques volontaires mais insuffisantes
À l’égard du numérique, la France a mis en œuvre une politique plutôt volontaire et déployée sur plusieurs axes :

Mexique : la résistance indigène aux parcs éoliens

Marie-France Abastado
29/03/2019

Commentaire : (...) "C’est une fois que les parcs éoliens sont installés qu’elles s’en rendent compte. Et là, il est trop tard.[...] Même si un juge te dit : "Tu as raison", il ne dira jamais "faites disparaître ce parc éolien!".[...] Ici, tout a un prix, en particulier les personnes qui occupent certaines positions.[...] ils injectent du ciment en très grande quantité. Dans certains cas, ça se fait dans les veines d’eau. [...] On a déjà les éoliennes ici, elles ne nous ont rien rapporté [...]
Oui, on pourrait dire que nous sommes conservateurs puisque nous voulons conserver la vie, la nature, nos coutumes,"

Aucune différence avec ce qui se passe en France, non? Ah si, chez nous, les opposants ne sont pas menacés physiquement ou tués... pas encore.

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Au Mexique, la résistance indigène aux parcs éoliens




Edgar Martin Regalado, résident d'Union Hidalgo, au Mexique, s'inquiète des dommages causés par les parcs éoliens. Photo: Radio-Canada / Marie-France Abastado

Les multinationales éoliennes se sont implantées massivement dans la région de l'isthme de Tehuantepec, dans le sud du Mexique, et elles voudraient continuer à le faire. Mais les indigènes ne l'entendent pas ainsi, et ils luttent depuis des années pour préserver leur territoire. Voici leur point de vue.
Edgar Martin Regalado nous amène voir les tours éoliennes qui sont à 200 mètres de sa maison à Union Hidalgo, une petite communauté zapotèque de l’État d’ Oaxaca.
« Ça, c’est le bruit normal », dit Edgar, alors que nous nous trouvons au pied d’une tour. Et quand les vents soufflent vers chez lui, le son des pales qui coupent l’air devient difficile à supporter. « De nuit ou à l’aube, quand il n’y a pas d’autre bruit que celui-là, ça réveille ou ça empêche de dormir. »


Un paysage défiguré
Ce parc éolien de l’isthme de Tehuantepec est impressionnant. Il s’étend à perte de vue. Une forêt d’hélices blanches qui viennent obstruer le paysage de montagnes de la Sierra Atravesada qu’Edgar Martin Regalado aimait tant contempler. 


 

Le parc éolien à Union Hidalgo Photo : Radio-Canada / Marie-France Abastado

Depuis sa maison d’une pièce où il vit avec sa femme et ses trois enfants, il se désole. Il aurait souhaité qu’on avise les populations locales de l’impact de ce projet sur le paysage.
On n’a donné aucune information aux communautés. C’est une fois que les parcs éoliens sont installés qu’elles s’en rendent compte. Et là, il est trop tard. Même si un juge te dit : "Tu as raison", il ne dira jamais "faites disparaître ce parc éolien!". C’est un peu ce qui est arrivé à Juchitan. Edgar Martin Regalado 


Des terres contaminées
La contamination des terres inquiète aussi les habitants d’Union Hidalgo. Edgar Martin Regalado, qui est ingénieur industriel, se préoccupe des déversements d’huile sur le sol et dans l’eau. Car, pour fonctionner, les éoliennes ont besoin d’immenses quantités d’huile comme lubrifiant.
Il soutient que de nombreux paysans se sont plaints de déversements dans leurs cultures. « Quand il pleut, de nombreux poissons émergent, morts. Nous avons demandé des études pour tenter de faire le lien avec la contamination de la terre qui se transmet à l’eau, particulièrement au moment des premières pluies. »

Le reportage de Marie-France Abastado est diffusé le 31 mars à Désautels le dimanche sur ICI PREMIÈRE, dans le cadre de la série Le Mexique, entre l'ombre et la lumière


L’accès à l’eau, l’enjeu le plus crucial
Mais dans cette région du sud du Mexique où la sécheresse sévit particulièrement fort depuis quelques années, l’accès à l’eau est peut-être l’enjeu le plus crucial pour les habitants. En général, à Union Hidalgo, les gens ont des puits, très en surface. « Et quand ils installent les éoliennes, dit Edgar Martin, ils injectent du ciment en très grande quantité. Dans certains cas, ça se fait dans les veines d’eau. Ils les interrompent et certains nous ont dit que leurs puits en étaient affectés et qu’ils s’asséchaient. »

Forough Farrokhzad, une rébellion iranienne

Adeline Baldacchino
26/03/2019




Clyfford Still

À l’heure où l’on vient de célébrer un peu partout dans le monde Norouz, le nouvel an iranien ; à l’heure où l’on apprend qu’une avocate iranienne, Nasrin Sotoudeh, enfermée dans la prison d’ Evin, près de Téhéran, se voit condamnée à 33 ans de prison et 148 coups de fouet pour avoir défendu des femmes refusant de porter le voile — ce que le régime a traduit par : « incitation à la corruption et à la prostitution, troubles à l’ordre public, rassemblement contre le régime, insulte contre l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême » ; à l’heure, enfin, où la République islamique d’Iran se voit attribuer un siège au sein du Comité pour la condition des femmes de l’ONU, rappelons le parcours d’une libertaire qui ne se désigna jamais comme telle et paya pourtant au prix cher son désir de liberté : Forough Farrokhzad, cinéaste et poétesse féministe disparue à 32 ans, en 1967.





Une longue pierre blanche dans un jardin. Un petit kiosque l’abrite. Les abricotiers sont en fleur et des allées de roses y mènent. Autour de la dalle, hommes et femmes, la main posée sur le granit, semblent psalmodier quelque poème. Le bruit des jets d’eaux masque à peine les piaillements des oiseaux. La scène est immémoriale et contemporaine. Chaque jour, elle se répète sur la tombe des poètes Hafez et Saadi, à Chiraz, ou Khayyam, à Nichapour. Il importe sans doute, pour prendre la mesure de ce qu’incarne aujourd’hui le destin de Forough Farrokhzad, de commencer par l’essentiel : la place de la poésie dans la culture iranienne.

On pourrait gloser pendant des centaines de pages sur le sujet, maintes fois rebattu. Qu’il existe une sorte de lien consubstantiel entre la littérature persane et l’ethos iranien s’explique pourtant très simplement par l’Histoire. C’est à l’arrivée de l’Islam dans ce qui était alors l’empire perse sassanide que se cristallise, entre le VIIIe et le Xe siècle de notre ère, une forme d’aspiration linguistique à l’indépendance. Elle passe par l’écriture, commanditée par les vizirs perses des premiers gouverneurs arabes, de l’épopée la plus ancienne de l’Iran préislamique : le Livre des rois, ou Shahnâmeh. C’est ainsi que la langue perse, le farsi, résiste et survit, entraînant même la langue arabe dans un processus dialectique d’échanges qui les enrichira toutes deux. Ce persan, tel que « fixé » par le poète Ferdowsi, constitue alors pour quelques siècles la lingua franca1 de cet « âge d’or » à la fois intellectuel, scientifique et littéraire2. Le persan « moderne », succédant au moyen-perse encore écrit en pehlevi, naît en même temps que ses poètes, et les trois noms majeurs de la littérature iranienne — Omar Khayyam (aux XIe-XIIe siècles, si connu pour l’incroyable destin de ses quatrains, les Rubaiyat), puis Saadi (au XIIIe) et Hafez (au XIVe siècle) — deviennent les plus grands représentants de son histoire. Contrairement au vieux français presque incompréhensible pour nous, qui devons « traduire » Montaigne, cette langue des poètes perdure dans sa forme : aujourd’hui encore, tout Iranien, toutes classes sociales confondues, connaît par cœur des centaines de vers, lesquels agissent presque de manière proverbiale — qu’ils illustrent la pensée, introduisent un discours institutionnel ou servent à dire l’amour.

C’est dans ce contexte qu’il faut entendre la voix de Forough Farrokhzad, en imaginant l’audace exceptionnelle qu’il fallut à une femme pour oser se mesurer à la légende : devenir poète, en Iran, c’est tutoyer Dieu, choisir une voie secrète, ésotérique et donc protectrice pour porter les vérités les plus subversives. Car la popularité de la poésie iranienne, nous pouvons sans grand risque émettre l’hypothèse qu’elle tient d’abord à l’exercice d’un pouvoir subtil, celui qui consiste à préserver, sous le couvert de la tradition et des lettres, en apparence innocentes, le brasier libertaire. Il faut lire l’introduction aux poèmes de Khayyam par Sadegh Hedayat, le plus célèbre romancier moderniste et surréalisant de l’Iran contemporain, auteur de La Chouette aveugle et suicidé en avril 1951 à Paris, pour comprendre ce que la poésie promet de liberté dans une société par ailleurs écartelée par les carcans tribaux et religieux. Autour du seul Omar Khayyam3, les thèses les plus folles ont fleuri : celui qui n’a jamais cessé de chanter l’amour des jeunes filles et des jeunes hommes en fleur, celui qui célébrait l’ivresse à longueur de jours et de nuits, celui qui renvoyait dos à dos toutes les religions, celui-là fut-il un véritable athée, protégé par son amitié avec le puissant Nizam al-Mulk, grand vizir des sultans seldjoukides qui lui offrit même l’observatoire d’Ispahan d’où il devait réformer le calendrier ? Ou bien plutôt un mystique illuminé qui, parlant de l’amour humain, ne s’adressait en fait qu’à Dieu — si bien qu’il faudrait lire toutes ses invocations les plus charnelles comme de simples métaphores du désir divin, ainsi que le privilégie la doxa dominante ? La question ne sera jamais tranchée que par ses lecteurs.

vendredi 29 mars 2019

Hauts-de-France : le groupe italien ERG achète six parcs éoliens

AFP


Le groupe italien ERG, spécialisé dans les énergies renouvelables, a annoncé vendredi l'acquisition de six parcs éoliens dans les Hauts-de-France pour un peu plus de 52 millions d'euros.

ERG "a signé un accord avec Profond Finanzgesellschaft AG, basé à Zurich, pour l'acquisition de 100% du capital de la société Les Moulins de Fruges SAS", qui détient six parcs éoliens dans les Hauts-de-France d'une puissance cumulée de 52 mégawatts, indique le groupe dans un communiqué.

ERG détient désormais une capacité installée de 360 MW en France, où il vise 500 MW en service à horizon 2022.

Le groupe italien a aussi racheté l'an dernier le développeur éolien français Epuron, qui détient un portefeuille de projets de 750 MW. 


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Energies renouvelables : l'allemand EnBW va racheter le français Valeco

AFP
28/03/2019

L'énergéticien allemand EnBW a annoncé jeudi être entré en négociations exclusives pour racheter le développeur français de projets d'énergies renouvelables Valeco, dans le cadre de sa stratégie de développement sur le marché français.

EnBW "a transmis aux actionnaires de Valeco (Holding Gay et la Banque des territoires, NDLR) une offre ferme de rachat de 100% du capital de l'entreprise. Sur la base de cette offre, les propriétaires de Valeco ont décidé d'entamer des négociations exclusives avec EnBW", indique le groupe allemand dans un communiqué.

Les détails de l'opération restent "strictement confidentiels", précise-t-il.

Basée à Montpellier (Hérault), Valeco a déjà installé 276 mégawatts (MW) d'éolien terrestre, 56 MW de capacités solaires et détient un portefeuille de projets de 1.700 MW. Elle réalise un chiffre d'affaires annuel d'environ 50 millions d'euros.

Cette opération marque une première concrétisation de la stratégie du groupe allemand pour se positionner sur le marché français, en particulier dans l'éolien terrestre.

Il avait ainsi créé en juin dernier une filiale en France, avec l'objectif d'installer au moins une centaine de mégawatts d'ici à 2020. A cette occasion, son directeur général, Philippe Vignal, avait indiqué à l'AFP être ouvert à des acquisitions.

En s'emparant de Valeco, EnBW espère devenir "à moyen terme" l'un des cinq premiers acteurs de l'éolien et du solaire en France, indique aujourd'hui le groupe.

Au niveau mondial, le groupe allemand prévoit d'investir 5 milliards d'euros d'ici à 2025 dans les énergies renouvelables et atteindre une capacité installée de 1.000 MW dans l'éolien terrestre, contre plus de 400 MW mi-2018.

mhc/tq/mcj


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Haute-Marne, élus et autres : qu'avez-vous déclaré ou non comme revenus?

vhm

Loi organique et loi ordinaire du 11 octobre 2013 relatives à la transparence de la vie publique
 
Que précise la loi (extraits)
1) " Le texte crée une autorité administrative indépendante, la Haute autorité pour la transparence de la vie publique. Elle sera présidée par une personnalité nommée en Conseil des ministres après avis du Parlement et sera composée de six experts indépendants, membres élus de la Cour de cassation, du Conseil d’État et de la Cour des comptes ainsi que, après une modification de l’Assemblée nationale, de deux personnalités qualifiées nommées par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat. Elle remplacera la Commission pour la transparence financière de la vie politique.

2) En cas de non respect des obligations de transmission les sanctions pénales encourues seront trois ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende et pour les membres du Gouvernement, la peine encourue sera de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende.

3) La loi ordinaire introduit une définition du conflit d’intérêts de manière à prévenir toute situation d’interférence entre des intérêts publics et privés de nature à compromettre l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction publique."


À quand les sanctions pour non-respect de la loi?


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Haute-Marne, Langres : une offre commerciale à saturation et pourtant ...

jhm.fr
28/03/2019

(...) " l'étude montre une offre commerciale sur le bassin langrois qui est à saturation et la capacité d'implantation pour le commerce n'est pas bonne car il y a un manque de clients" Estelle Yung, Directrice générale des services (DGS). D'où la difficulté de réanimer le commerce dans les Quartiers-Neufs.
Dans ces conditions, comment expliquer aux riverains que ce qui est très difficile, voire impossible, pour leur quotidien et possible sur la commune de ...Saints-Geosmes, située à moins d'un kilomètre à pied de leur quartier,
à la sortie de Langres direction Dijon, avec le démarrage de la seconde phase du parc commercial Monge, 9520m2, 28 cellules? Actuellement, un chantier de fouilles archéologiques est en cours.
Et comment qualifier ce nouveau chantier autrement que de "suicidaire et d'irresponsable" pour la ville de Langres et ses commerces intra-muros?


@geoportail.gouv.fr

Le projet de ce parc commercial avait fait l'objet d'une forte opposition en justice de la part de commerçants et entreprises de Langres (2014). Elle réclamait entre autre :
"1°) d'annuler la décision du 21 mai 2014 par laquelle la Commission nationale d'aménagement commercial a annulé la décision de la commission départementale d'aménagement commercial de la Haute Marne du 28 janvier 2014 refusant à la SCCV GDV Monge la création d'un ensemble commercial de 9 520 m² à Saints-Geosmes et a autorisé cette création ;"

La cour Administrative d'Appel de Nancy a rejeté leur requête (avril 2015).

Le prochain maire de Langres et son équipe ne doivent avoir qu'une seule et unique ambition pour la ville et sa population : "Langres doit redevenir le bastion qu'elle n'aurait jamais du cesser d'être!" Et la reconquête commence ici.


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Champagne-Ardenne : les oiseaux se cachent pour mourir

jhm.fr

(...) " Pour les milieux agricoles, c'est une tendance très claire : les oiseaux sont en fort déclin." La faute entre autres éléments, aux pesticides" Ligue pour la protection des oiseaux (LPO)

On peut s'étonner que pour expliquer le fort déclin des oiseaux en milieu agricole, un gros plan soit fait sur les pesticides, seuls éléments cités nominalement. Ceux-ci existent depuis des décennies sans qu'un phénomène de disparition ait été jusqu'à présent véritablement observé. Aussi, la raison serait-elle ailleurs? Allez, un indice pour la LPO : et si l'essor de l'éolien en Grand Est était en grande partie responsable de ce fort déclin?

Faisons le point éolien en Grand Est ( Ardennes, Aube, Bas-Rhin, Haute-Marne, Haut-Rhin, Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Vosges)

Les données générales, puissance nominale installée et nombre d'éoliennes en activité, sont sujettes à des variations.

-3 373 MW de puissance nominale installés, 
-1 592 éoliennes

Champagne-Ardenne
-Ardenne
-402.3 MW de puissance nominale installés,
-178 éoliennes.
-Aube
-767.8MW de puissance nominale installés,
-343  éoliennes.
-Marne
-864.57 MW de puissance nominale installés, 
-429 éoliennes.
-Haute-Marne
-316.04 MW  de puissance nominale installés,
-157 éoliennes.

Total
-2.350 MW de puissance nominale installés,
-1 107 éoliennes.

Mais cela, la LPO ne peut pas nous le dire. Une visite sur son site officiel suffit pour comprendre le pourquoi de son silence 'éolien'.

"Elle est le partenaire officiel en France du réseau BirdLife International (120 représentants et près de 2,8 millions d'adhérents dans le monde)."

Birdlife Suisse
L'énergie éolienne OUI – mais pas au détriment de la nature !
Birdlife international a-t-elle exclu les suisses pour cette prise de position? Non, donc...

Confirmé
Lutte contre les changements climatiques et préservation de la biodiversité : le double enjeux de l'éolien

Soutenue par
Partenariats privés

Grands partenaires
-Cemex (entreprise internationale de matériaux de construction),
-EDF,
- Fondation Nature & Découvertes
-Vinci autoroutes

Partenaires privés
Entre autres : CEETRUS (immobilières commerciales européennes de centres commerciaux), CEPF BNP Paribas, Enerdis, RTE, Eiffage, etc. 


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jeudi 28 mars 2019

Electricité: le candide et le spécialiste

Michel GAY
27/03/2019


La Commission européenne à Bruxelles a considéré que les fournisseurs alternatifs d’électricité ne pourraient pas se développer en France à cause des coûts de production « trop bas » de l’électricité nucléaire d’EDF. Elle leur a donc permis d’accéder à une partie de cette production nucléaire à un « prix d’ami » appelé « ARENH » (Accès Régulé à l’Energie Nucléaire Historique).

Candide : pour le consommateur qui dispose déjà d’une électricité bon marché, quel est l’intérêt de faire intervenir une concurrence qui va faire monter le prix d’achat ?

Spécialiste : Bruxelles pensait (bêtement ?) que la mise en concurrence et l’ouverture des marchés devait « mécaniquement » faire baisser les prix pour le consommateur… Mais, en France, seul pays d’Europe où un tel outil de régulation a été mis en place, c’est le contraire qui est arrivé.
Aujourd’hui il existe 70 revendeurs d’électricité qui achètent et revendent avec des prix parfois plus bas que ceux d’EDF. Comme ils ne possèdent pas de moyens de production, ils font des efforts sur leur frais commerciaux et sur leur marge, et proposent des services complémentaires (entretien des chaudières pour le gaz, plomberie, serrurerie, …).

C : Est-il exact qu’il y a toujours du vent quelque part pour les éoliennes ?

L'armée rogne ses zones de vol pour laisser la place à de futures éoliennes

Luc Lenoir
07/02/2019

Commentaire : alors si même l'armée plie devant les 'khmers' verts et les affairistes associées...
(...) "Les nombreuses zones ainsi «optimisées» sont situées dans la Manche, l'Aube, le Morvan, la Creuse, l'Ardèche, la Drôme, l'Eure-et-Loir, dans le Sud"
Préparez-vous populations locales à subir une attaque éolienne en règl
e.
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DOCUMENT - Le gouvernement a tranché en faveur de la libération de 9000km² de zones de survol sur tout le territoire, pour y lancer des projets de parcs éoliens. Les éoliennes posent en effet des dangers pour les vols à basse altitude, mais perturbent aussi les détections radar.

À l'issue d'une réunion interministérielle entre le ministère de la Transition écologique et le ministère des Armées le 18 janvier, ce dernier s'est vu libérer plus de 9000 kilomètres carrés dans ses zones de vol en France, afin de laisser la place à de futures implantations d'éoliennes. Après une première réduction de 14% des zones de survol en 2014, la décision interministérielle enlève cette fois aux aviateurs 13,3% de la surface des secteurs d'entraînement, qui couvrent eux-mêmes 20% de l'hexagone. Une nouvelle victoire pour la filière éolienne, dénoncée par ses opposants, et qui pose quelques questions en matière de sécurité nationale.

Les zones de survol «optimisées» pour permettre le développement de l'éolien
Les nouvelles zones propices au développement de l'éolien sont présentées dans un document du 29 janvier, mis en ligne sur le site du Ministère des Armées. Deux types de secteur aérien ont été passés au crible: les Secteurs d'Entraînement Très Basse Altitude ou SETBA (vols à moins de 500 pieds), et les secteurs de Vol Tactique (VOLTAC), qui concernent les hélicoptères de combat, à des altitudes allant de la surface à 500 pieds.

» LIRE AUSSI - «Le grand débat, dernière chance d'obtenir l'arrêt de la prolifération des éoliennes»

Sur les différentes cartes sont signalés en vert les nouveaux «espaces où les contraintes opérationnelles tactiques des forces armées ne seront pas opposées aux projets éoliens, qui resteront étudiés au cas par cas au regard des autres contraintes». Les nombreuses zones ainsi «optimisées» sont situées dans la Manche, l'Aube, le Morvan, la Creuse, l'Ardèche, la Drôme, l'Eure-et-Loir, dans le Sud, etc. Chaque carte est accompagnée d'une liste de coordonnées géographiques précisant les contours précis des superficies identifiées.

Quand les défenseurs des énergies renouvelables roulent pour... les intérêts des combustibles fossiles

Michael Shellenberger


Le sale secret des défenseurs des énergies renouvelables, c'est qu'elles protègent les intérêts des combustibles fossiles, pas le climat


Les militants du climat sont-ils conscients que leur plaidoyer en faveur des énergies renouvelables est une forme d'écoblanchiment bien plus précieuse que toute autre forme de publicité de l'industrie pétrolière et gazière ? PA

Tout le monde, de Greenpeace à la militante étudiante Greta Thunberg en passant par la New Dealer Alexandria Ocasio-Cortez (AOC), dit que nous devons passer des combustibles fossiles aux énergies renouvelables afin de sauver le climat.

Mais si le solaire et l'éolien sont des substituts aux combustibles fossiles, pourquoi les plus grandes sociétés pétrolières et gazières du monde en font-elles la promotion ?

Au cours des trois dernières années, les cinq plus grandes sociétés pétrolières et gazières cotées en bourse, ExxonMobil, Royal Dutch Shell, Chevron, BP et Total ont investi un milliard de dollars dans la publicité et le lobbying en faveur des énergies renouvelables et autres initiatives climatiques.

Leur campagne publicitaire a ciblé l'élite mondiale dans les aéroports et sur Twitter. "Le gaz naturel est le partenaire idéal pour les énergies renouvelables ", affirment les publicités aéroportuaires du géant pétrolier et gazier norvégien Statoil. "Voyez pourquoi #natgas est un partenaire naturel pour les sources d'énergie renouvelables," tweets Shell.


Les compagnies pétrolières et gazières font la promotion des énergies renouvelables parce qu'elles savent que l'énergie solaire et éolienne est intégrée à leurs produits. Total

A peine ai-je atterri en Allemagne, pour les pourparlers sur le climat de 2017 à l'ONU, que j'ai été confronté à des publicités aéroportuaires payées par Total, la compagnie pétrolière et gazière française, qui lit " Engagement envers le solaire " et " Engagement envers le gaz naturel ".

Tout cela pose la question : pourquoi, si les défenseurs des énergies renouvelables sont les défenseurs du climat, travaillent-ils avec l'industrie pétrolière et gazière pour remplacer les centrales nucléaires non polluantes par des combustibles fossiles ?

Pourquoi les environnementalistes se sont tournés contre l'énergie propre
Dans les années 1950 et 1960, les écologistes étaient favorables au nucléaire. Ils avaient compris que les centrales nucléaires produiraient de l'électricité sans pollution sur une infime fraction des terres nécessaires à l'extraction du charbon, aux barrages hydroélectriques et au forage pétrolier et gazier.
À l'époque, les services publics de la Californie étaient fortement réglementés et avaient l'obligation envers le public de maintenir les prix de l'électricité à un bas niveau. Ils ont proposé de construire des centrales nucléaires pour éliminer la dépendance de l'État à l'égard du pétrole et du gaz naturel.

Au milieu des années 1960, le Sierra Club a appuyé la construction de la centrale nucléaire de Diablo Canyon pour remplacer les combustibles fossiles. "L'énergie nucléaire est l'un des principaux espoirs à long terme en matière d'économie d'énergie ", affirmait le président du Sierra Club, Will Siri, en 1966.
"L'énergie bon marché en quantités illimitées est l'un des principaux facteurs permettant à une population importante et en croissance rapide de mettre de côté des terres sauvages, des espaces ouverts et des terres à haute valeur panoramique ", a ajouté Siri, qui était biophysicienne, alpiniste et ancienne membre du projet Manhattan.

Tout le monde ne pensait pas que l'énergie bon marché était une bonne chose. "Si un doublement de la population de l'Etat dans les 20 prochaines années est encouragé en fournissant les ressources en énergie pour cette croissance," a contré le directeur exécutif du club, David Brower, "le caractère paysager de la Californie sera détruit".
Après avoir évalué les arguments, le conseil d'administration du Sierra Club a voté à neuf contre un en faveur de la construction de Diablo Canyon.

En réponse, Brower a démissionné et a fondé un nouveau groupe, Les amis de la Terre (FOE). "Il n'y a rien de plus important dans ma vie que de voir les Amis de la Terre faire tout ce qu'ils peuvent, ici et à l'étranger, pour mettre fin à l'expérience nucléaire", a dit Brower.

Seriez-vous choqué d'apprendre que le donateur fondateur de FOE était le pétrolier Robert Anderson, propriétaire d' Atlantique Richfield ? Il a donné à l' OFE l'équivalent de 500 000 $ en dollars de 2019.
"Pourquoi David Brower acceptait-il de l'argent d'un pétrolier ?" se demanda son biographe. La réponse est qu'il développait la stratégie du mouvement écologiste visant à promouvoir les énergies renouvelables comme moyen d' écologiser l'abattage des centrales nucléaires et l'utilisation accrue des combustibles fossiles.

Au même moment, l'ancien gouverneur de la Californie, Edmund "Pat" Brown, recueillait 100 milliards de dollars (en dollars de 2019) auprès des banques américaines pour la compagnie pétrolière indonésienne. En échange, il a reçu les droits exclusifs de vendre du pétrole indonésien en Californie et un don de 360 000 $ (en dollars de 2019) à la campagne électorale de son fils Jerry.

Après sa victoire, les collaborateurs du nouveau gouverneur Jerry Brown ont pris des mesures pour défendre le monopole pétrolier de la famille. L'un d'eux, agissant en tant que régulateur de la pollution atmosphérique, a tué une raffinerie construite par Chevron, qui aurait été en concurrence directe avec l'entreprise pétrolière Brown, tandis qu'un autre travaillait à tuer des centrales nucléaires.

En 1976, les militants qui craignaient que l'énergie nucléaire bon marché n'alimente la surpopulation avaient pris le pouvoir au Sierra Club. Le nouveau directeur exécutif de l'organisation a proposé une stratégie pour provoquer l'hystérie sur la question nucléaire afin d'imposer une réglementation qui rendrait le nucléaire coûteux.
"Notre campagne mettant l'accent sur les dangers de l'énergie nucléaire fournira une justification pour l'augmentation de la réglementation ", a-t-il expliqué, " ajoutera au coût de l'industrie, et rendra son économie moins attrayante ".
De concert avec des groupes comme l'Union of Concerned Scientists et le
Natural Resources Defense Council (NRDC), le Sierra Club a affirmé que l'eau propre, quoique légèrement plus chaude, qui sort des centrales nucléaires était une sorte de " pollution thermique " et a exigé des mesures inutiles et coûteuses pour atténuer ce problème.
Ensemble, Brown et le Sierra Club ont tué tellement de centrales nucléaires entre 1976 et 1979 que, si elles avaient été construites, la Californie produirait aujourd'hui toute son électricité à partir de sources zéro émission.

Les voitures électriques sont "néfastes pour l'environnement", alerte Amnesty International

Matthieu Legouge
le 23 mars 2019  

Commentaire : droits de l'Homme bafoué, travail des enfants, pollution, etc. Ici, toute cette misère humaine de là-bas, ne semble pas empêcher de dormir tous les acteurs et partisans de la Transition énergétique des ministères, des 'salons' de centres-villes urbains ou de terrain.  Et pourtant, leur 'écologie' tue!

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Jeudi 21 mars, Amnesty International a dénoncé les pratiques des constructeurs de véhicules électriques

Selon l'ONG, la fabrication des batteries serait néfaste pour l'environnement et encore à des années-lumière de constituer le système vertueux que tendent à démontrer la plupart des constructeurs.

Des droits de l'Homme bafoués

L'ONG de défense des droits de l'homme estime en effet que les constructeurs de voitures électriques ont recours à un discours fallacieux sur le plan écologique, mettant en avant leur manque d'éthique et le recours systématique à d'importantes ressources fossiles pour la fabrication de leurs véhicules.

Dans un communiqué, Kumi Naidoo, secrétaire général d'Amnesty International, appelle à la réflexion quant aux véhicules électriques. Selon lui : « Trouver des solutions efficaces à la crise climatique est un impératif absolu, et les voitures électriques ont un rôle important à jouer à cet égard ». Et d'ajouter : « Sans changements radicaux, les batteries qui alimentent les véhicules écologiques continueront d'être entachées d'abus des droits de l'homme ».

Amnesty International dénonce notamment les conditions d'extraction de minerais utilisés dans la fabrication des batteries lithium-ion. L'ONG a déclaré avoir connaissance de graves violations des droits de l'Homme en République démocratique du Congo liés à l'extraction du cobalt, elle y dénonce l'exploitation du travail des enfants ainsi que leur exposition à des éléments toxiques éminemment dangereux pour la santé.
En Argentine, la situation ne serait pas vraiment acceptable non plus. Les communautés autochtones ne seraient en effet pas suffisamment informées sur les projets d'exploitation minière (en particulier du lithium) sur leurs terres ainsi que de leur impact potentiel sur les ressources en eau.

mercredi 27 mars 2019

Haute-Marne, Prez-sous-Lafauche : l'enfer éolien avance...

jhm.fr

(...) "Il s'agit d'implanter les éoliennes en forêt communale"

La Mission régionale d'autorité environnementale (MRAE) aime à rappeler dans ses avis sur les projets de ZI d'éoliennes que l'interdiction d' implanter d'éoliennes en forêt est un des principes directeurs du Schéma régionale éolien (SRE) de Champagne-Ardenne.


(...) "Toutefois, si le projet respecte parfaitement l’un des principes directeurs du SRE, en évitant toute implantation d’éoliennes en forêt, il ne se conforme pas à la recommandation de précaution visant à un retrait minimum de 200m par rapport aux boisements et aux haies existants"

Mission régionale d'autorité environnementale (MRAE)
Schéma régional éolien champagne- Ardenne

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Haute-Marne, Vecqueville : laverie industrielle liée au nucléaire : projet d'un 'référendum local'?

jhm.fr

Belle initiative de Monsieur le maire et de son conseil municipal. La population devrait effectivement être systématiquement associée et consultée sur des projets à fort impact sur son futur au quotidien et sur celui de la commune, de la Biodiversité, de l'eau, etc. Mais nous savons que malheureusement, ce n'est pas toujours le cas...

 Qu'est-ce qu'un référendum local?
"Le dispositif existant auparavant, en matière de démocratie locale, a été considérablement élargi par les textes instaurant le référendum local (loi constitutionnelle du 28 mars 2003 instituant le référendum décisionnel, loi organique du 1er août 2003 , loi du 13 août 2004 modifiée et décret du 4 mai 2005 ).
Ces textes sont codifiés aux articles L.O. 1112-1 à L.O. 1112-14 et R. 1112-1 à R. 1112-17 du CGCT.

D'une manière générale, le référendum local permet au corps électoral de se substituer au conseil municipal pour prendre une décision sur une affaire communale, alors que la consultation des électeurs intervient en amont du processus décisionnel pour éclairer le conseil municipal appelé à délibérer. Le caractère décisionnel du référendum est, néanmoins, conditionné par un niveau suffisant de participation des électeurs. 


Qui peut proposer l'organisation d'un référendum dans la commune ?
-Le conseil municipal peut décider de soumettre à référendum local tout projet de délibération relatif à une affaire de la compétence de la commune.
-Le maire, seul, peut proposer au conseil municipal de soumettre à référendum local tout projet d'acte relevant des attributions qu'il exerce au nom de la commune, à l'exception des projets d'acte individuel (articles L.O. 1112-1 et L.O. 1112-2 du CGCT).


Qui décide d'organiser le référendum local ?
Dans une même délibération, le conseil municipal détermine les modalités du référendum local, fixe la date du scrutin, convoque les électeurs et précise le projet de délibération ou d'acte qui sera soumis à référendum local.


Quand doit intervenir le scrutin ?
Il ne peut avoir lieu moins de deux mois après la transmission de la délibération au représentant de l'Etat dans le département.

Dans quels délais la délibération doit-elle être transmise au représentant de l'Etat ?
Le maire dispose de huit jours maximum pour transmettre la délibération. 


Qu'advient-il en cas de problème ?
Le représentant de l'Etat dispose de dix jours, à compter de la réception de la délibération, pour la déférer au tribunal administratif s'il l'estime illégale. Son recours peut être assorti d'une demande de suspension.
Le juge administratif statue dans un délai d'un mois, en premier et dernier ressort, sur la demande de suspension.
Il est fait droit à cette demande s'il y a un doute sérieux sur la légalité de l'acte attaqué ou sur le projet de délibération ou d'acte soumis à référendum local. La suspension intervient dans les quarante-huit heures lorsque l'exercice d'une liberté publique ou individuelle est menacée (article L.O. 1112-3 du CGCT). 


Qui organise le scrutin ?
Le maire organise le scrutin.

Quel est le caractère des dépenses relatives au référendum local ?
Ce sont des dépenses obligatoires pour la commune (article L.O. 1112-5 du CGCT). 


Qu'advient-il du projet soumis à référendum local ?
Il est adopté si la moitié au moins des électeurs a pris part au scrutin et s'il réunit la moitié des suffrages exprimés. A défaut, il n'a qu'une valeur consultative.
Le texte adopté par voie de référendum local est soumis aux règles de publicité et de contrôle en vigueur pour une délibération du conseil municipal (article L.O. 1112-7 du CGCT).

Peut-on organiser un référendum local plusieurs fois sur le même objet ?
Un délai d'un an au moins doit s'écouler entre deux référendums locaux portant sur le même objet. 


Y a-t-il des périodes où l'on ne peut pas organiser un référendum local ?
Oui. A savoir :

  • à compter du premier jour du sixième mois précédant celui au cours duquel il doit être procédé au renouvellement général du conseil municipal ;
  • pendant la campagne ou le jour du scrutin prévu pour le renouvellement général du conseil municipal ou des députés ou de chacune des séries de sénateurs ou l'élection des membres du Parlement européen ou l'élection du président de la République ou un référendum organisé par le président de la République.
Quand la délibération organisant un référendum local devient-elle caduque ? 
  • Lorsqu'un référendum est organisé dans une période où cela est interdit (voir supra).
  • En cas de dissolution du conseil municipal l'ayant décidé, de démission de tous ses membres ou d'annulation définitive de leur élection (article L.O. 1112-6 du CGCT)."

Ainsi, la décision d'organiser ou non un 'référendum local' revient aux élus.


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mardi 26 mars 2019

Energie : la demande mondiale à son plus haut rythme en 10 ans

 Commentaire : (...) "les émissions mondiales de CO2 liées à l'énergie ont augmenté de 1,7% pour atteindre 33 gigatonnes en 2018 » [...]  La demande mondiale de gaz a augmenté à son rythme le plus rapide depuis 2010, avec une croissance de 4,6% en glissement annuel,[...] la demande mondiale en électricité ayant augmenté de 4% en 2018 pour atteindre plus de 23 000 TWh."
Peut-on en déduire que plus d'énergies renouvelables = plus de consommation de gaz = plus d'émission de CO2 mondiales?
Ainsi, on nous aurait donc menti?
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Demande mondiale en énergie à son plus haut rythme en 10 ans
(Montel) La demande mondiale en énergie a  augmenté de 2,3% l’an dernier, marquant ainsi le rythme le plus rapide de ces dix dernières années, alors que la situation économique mondiale était robuste et que les besoins en chauffage et climatisation de certaines régions se sont faits plus importants, a déclaré mardi l’Agence internationale de l’énergie (AIE).  
« En conséquence, les émissions mondiales de CO2 liées à l'énergie ont augmenté de 1,7% pour atteindre 33 gigatonnes en 2018 », a ajouté l' AIE dans son rapport annuel sur la situation mondiale de l'énergie et des émissions de CO2.

Les énergies renouvelables ont contribué pour près de la moitié de cette croissance de la demande d’électricité, a encore indiqué l’agence basée à Paris.

La Chine reste en tête du développement des énergies renouvelables, tant pour l’énergie éolienne que solaire, suivie par l’Europe et les États-Unis.

L’utilisation de charbon dans la production d’énergie a dépassé a elle seule les 10 gigatonnes, ce qui représente un tiers de l’augmentation totale, selon le rapport.

« Action urgente »
« La demande mondiale de gaz a augmenté à son rythme le plus rapide depuis 2010, avec une croissance de 4,6% en glissement annuel, ce qui représente une deuxième année consécutive de forte croissance, tirée par une demande accrue et le remplacement du charbon», a fait savoir l' AIE.

« L’électricité continue de se positionner comme le ‘carburant' de l’avenir, la demande mondiale en électricité ayant augmenté de 4% en 2018 pour atteindre plus de 23 000 TWh. Cette croissance rapide amène l’électricité vers une part de 20% de la consommation finale totale d’énergie. L'augmentation de la production d'électricité a été responsable de la moitié de la croissance de la demande en énergie primaire », a souligné l'étude.

« L’an dernier a constitué une nouvelle année d’or pour le gaz, qui a représenté près de la moitié de la croissance de la demande énergétique mondiale. Mais malgré une croissance importante des énergies renouvelables, les émissions mondiales continuent d'augmenter, ce qui démontre une fois de plus qu'une action plus urgente est nécessaire sur tous les fronts », a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l' AIE.