jeudi 30 janvier 2020

Union européenne, écologie : pour Madame la Présidente de la Commission, c'est NEIN pour le nucléaire

Madame la Présidente à, comme qui dirait, un parcours politique à la Ségolène Royal, non? 
À suivre...
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Nucléaire : la Présidente de la Commission Européenne au-delà de ses compétences1

Géopolitique de l’ Electricité
Janvier 2020

Voici des extraits de la déclaration d’Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission :
«Nous pouvons et nous devons avoir un rôle de modèle, montrer la voie pour une transition neutre en gaz à effet de serre...l’investissement sera massif...Le budget européen va être pensé de manière à financer directement des ambitions écologiques...C’est l’Europe qui a le plus de brevets dans les énergies renouvelables...Nous visons 1000 milliards sur la prochaine décennie. Quant au nucléaire, «si chaque Etat membre est libre de choisir son mix énergétique», il «ne répond pas à la notion d’énergie verte», estime la présidente. «Mais nous pouvons financer tout ce qui peut concourir à l’améliorer, la recherche sur la sûreté ou sur la gestion des déchets. Nous pouvons soutenir ses applications autres, médicales notamment. Et cette énergie, de même que le gaz, va rester pour certains Etats une partie de la solution leur permettant une transition vers une économie décarbonée. Le but étant, en 2050, d’être autonome et de fonctionner avec des énergies renouvelables ».

Les compétences de la Présidente de la Commission Européenne
La Présidente de la Commission affirme : «Le but étant, en 2050... de fonctionner avec des énergies renouvelables». Cela implique une sortie du nucléaire à cette date. Aucune décision de ce type n’a été prise. La Commission Européenne peut proposer une mesure législative en ce sens. Cette initiative doit être prise par le collège des Commissaires et non par la présidente seule. Ensuite la mesure doit être adoptée par le Conseil européen, qui réunit les représentants des Etats membres, et par le Parlement européen, élu par les citoyens. Ursula von der Leyen, Présidente de la Commission Européenne n’a pas les compétences nécessaires pour signifier une sortie du nucléaire de l’Union Européenne en 2050. 

 
Autonomie?
«Le but étant, en 2050, d’être autonome...». L’argument de la supériorité de l’Europe en matière de brevets sur les renouvelables cache une réalité industrielle différente. Désormais, la quasi-totalité des investissements en renouvelables (95%) concernent le solaire photovoltaïque et l’éolien2. L’industrie solaire européenne, dont l’allemande, a été balayée par les Chinois. Certes, des entreprises européennes continuent, un peu, à assembler en panneaux des cellules photovoltaïques importées et d’autres posent les panneaux par exemple sur les toits des supermarchés. Où est l’autonomie? L’éolien terrestre, en Europe, est dominé par deux entreprises, l’une danoise (Vestas) l’autre germano-espagnole, Siemens-Gamesa. Les bureaux d’études d’une autre entreprise danoise, LM Wind, rachetée par l’américain General Electric, sont en pointe pour la conception des pales des éoliennes marines. Seule la fabrication se fait ailleurs. Le tout-renouvelable en 2050, revient à favoriser les industries de certains pays européens et bien sûr la Chine. L’autonomie par l’éolien sera sélective.

Le nucléaire, première source d’électricité non carbonée de l’Union Européenne

L’atome est la première source non carbonée de l’électricité dans l’Union, bien au-dessus de l’éolien ou du solaire. Ne pas la considérer comme apte à combattre le réchauffement climatique, contrairement à la Chine, l’Inde ou les Etats Unis est une décision grave et susceptible d’empêcher l’Europe d’atteindre son objectif de neutralité carbone en 2050. Nous l’avons montré dans une étude récente utilisant les données Eurostat. On trouvera une nouvelle version de cette étude en cliquant sur www.geopolitique-electricite.fr/documents/ene-288.pdf. La première version sera retirée au 15/2/2020.


1. Les Echos-27/12/2019-p.4-https://www.lesechos.fr/monde/europe/ursula-von-der-leyen-leurope-doit-faire-la-course-en-tete-1159077
2. On se reportera aux Rapports annuels de l’ ONU-UNEP rédigés avec Bloomberg et la Frankfurt School.

Suisse : la télévision publique deviendrait-elle le haut-parleur de l'éolien?

"La télévision, média de la superficialité par excellence, est une grande productrice de ces débats simplificateurs et stériles. Elle participe à la diffusion, dans la société, d'un mode de fonctionnement binaire dévastateur qui constitue le meilleur moyen d'éviter toute structuration et tout développement de la pensée. Ce fonctionnement est une extraordinaire machine à abêtir."
Vincent Cheynet, Le choc de la décroissance - 2008.

Notre santé, notre quotidien, notre village, nos prés, nos forêts, nos animaux, valent PLUS que leurs profits!

MUNICIPALES : PAS UNE SEULE VOIX AUX CANDIDATS PRO-EOLIENS ET AUX "SANS AVIS"!

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Mise au Point ou mise au pas?

voisine d'éoliennes industrielles



Quand le lobby éolien met ses gros pieds dans le paysage audio-visuel...

Nous étions hier soir dans un restaurant. Un écran géant diffusait les émissions de la RTS en direct. Quelques clients se partageaient la table ronde et nous mangions un peu plus loin. Je tournais le dos à cet écran mais le son parvenait jusqu'à notre table. Suffisant. Commence l'émission Mise-au-Point. L'interview de Mme Leuthard avant la diffusion d'un reportage sur les éoliennes m'a déjà interpellée... Pourquoi lui demande-t-on son avis sur le développement éolien en Suisse, elle qui était là pour tout autre chose? Pas du tout prise au dépourvu, la dame a récité sa leçon sur le bout des doigts... Tiens, tiens....

Le reportage ne m'a pas étonnée, il était à l'image du laïus de l'ex conseillère fédérale, totalement orienté fait d'imprécisions et "d'oublis" fâcheux. Je n'ai malheureusement pas le temps de m'étendre sur ce "non travail" journalistique, sur cette publicité mensongère, sur cette lamentable prestation de notre télévision publique. Je vous laisse juger sur pièce si l'émission est disponible ici
La table ronde s'est vidée de ses clients en quelques minutes. Qui a envie de rester face à un reportage aussi insipide, dénué d'honnêteté et de crédibilité. À tel point que je me suis demandée si il s'agissait d'une commande, si la RTS en était réduite à de tels services!
Je me suis aussi demandée quel crédit je pouvais encore accorder à cette chaîne de télévision et à cette émission en particulier. Sur un sujet que je connais bien, j'ai malheureusement constaté que le niveau de désinformation était très élevé.

J'ai réagi, sans trop m'étendre parce que ma confiance a fondu comme neige au soleil. Ce n'est pas possible de faire un aussi piètre reportage sans pressions extérieures... ou bien? Si on en est là au sein de notre chaîne nationale, notre voix ne l' atteindra plus, elle sert d'autres intérêts. Grave.

Ma réaction, parmi beaucoup d'autres à ce que j'ai pu voir ou sentir dans mon entourage :

Bonsoir,

La crédibilité de Mise-au-Point a pris un gros coup dans l’aile ce soir. On avait le sentiment de regarder une pub pour Suisse Eole.
Je me dis que Mme Chevalley a demandé un plaidoyer pour ses chéries. Il est juste que l’association qu’elle préside soutire pas mal de subventions à la Confédération pour peu de résultat. On doit s’inquiéter dans les coulisses du Palais.
Si jamais, il y a des mouvements d’opposants en Autriche, comme ailleurs. Mais bien sûr pas chez les promoteurs, ni chez les propriétaires terriens qui vivent pour moitié du business des éoles. Et faire intervenir Mmes Leuthard, Chevalley et De Quattro, bravo! Les groupies des compagnies du vent en Suisse romande au complet.
Vous avez dérapé ce soir, mais vous pourrez toujours récolter les réactions des téléspectateurs pour alimenter le début de votre prochaine émission, attention à ne pas mettre plus d’énergie et de soin à balancer votre générique racoleur qu’à présenter des enquêtes sérieuses.

Avec mes salutations.


Voisine

mercredi 29 janvier 2020

Haute-Marne, Manois : le rouge de l'éolien d' Humberville est mis, rien ne va plus!

jhm.fr

Tel l’Œil de Sauron, emblème des Orques du Mordor, Le Seigneur des anneaux, la lumière rouge du mât de mesures d' Humberville surveille la commune de... Manois.




Escudo Mordor.svg CC BY-SA 3.0


Lire sur le même sujet
Haute-Marne, Humberville : où la razzia éolienne continue 

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@jhm

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Allemagne : les aérogénérateurs dégradent le Climat... en ralentissant le vent

Pour sauver le climat et la biodiversité... Détruisons-les!

TENIR TÊTE, FEDERER, LIBERER!

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création les vues imprenables

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Les zones industrielles d'aérogénérateurs réchauffent la terre

Von Edgar Gärtner 
27.01.2020

Dans mon dernier article*, j'ai montré que les éoliennes (WTG) peuvent aggraver le climat régional en ralentissant le vent et donc en réduisant les précipitations. Les turbulences de l'air provoquent également le réchauffement et l'assèchement du sol. On peut donc se demander si les éoliennes peuvent réellement remplir leur fonction, qui est de stopper le réchauffement climatique. Aux États-Unis, le physicien David Keith, professeur à la Havard John A. Paulson School of Engineering and Applied Sciences (SEAS), travaille sur cette question depuis quelques années. Avec son co-auteur Lee Miller, il arrive à la même conclusion que ses collègues allemands sur la base de calculs sur les effets secondaires indésirables des centrales solaires et éoliennes basés sur des données existantes et des simulations informatiques dans Environmental Research Letters et dans Joule en octobre 2018.
En tenant compte de l'effet de sillage, Miller et Keith ont calculé la densité énergétique maximale possible, watts/mètre2, sur les 57 636 sites d'éoliennes identifiés par l' US Geological Survey. Ils ont pris en compte les données de production réelle de 411 parcs éoliens et de 1 150 centrales solaires à partir de 2016 et a découvert que les principaux experts en énergie avaient surestimé jusqu'à cent fois les performances des éoliennes. Ils ont conclu que les grands parcs solaires et éoliens, politiquement souhaitables, nécessiteraient cinq à vingt fois plus d'espace que ce qui était prévu à l'origine. Après tout, la densité énergétique réalisable par les centrales solaires était dix fois supérieure à celle des éoliennes, mais aussi nettement inférieure aux estimations des grands experts. Enfin et surtout, les deux chercheurs ont constaté que la réalisation des projets d'usines entraînerait une augmentation nette de 0,24 degré de la température sur le continent nord-américain. La nuit, l'augmentation de la température pourrait même atteindre 1,5 degré Celsius.

Cela annulerait la contribution au ralentissement du réchauffement climatique que l'on espérait de l'utilisation des sources d'énergie renouvelables. "Au cours des dix prochaines années, les éoliennes auront un impact plus important sur l'environnement que la combustion du pétrole et du gaz", admet le professeur Keith. "Mais dans les mille prochaines années, les éoliennes auront moins d'impact sur le climat que le charbon ou le gaz. Notre travail ne doit pas être considéré comme une critique fondamentale de l'utilisation de l'énergie éolienne", ajoute-t-il. 

Pas de commentaire !

*Les éoliennes dégradent le climat

Electricité : appelés "veaux" au siècle dernier, ils sont devenus "vaches à lait". com

"Ce sont des veaux. Ils sont bons pour le massacre. Ils n'ont que ce qu'ils méritent."
Dans son livre "De Gaulle, mon père ", Philippe de Gaulle indique que le général à prononcé ces mots en 1940 à Londres.

2020 : différent?

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Électricité : encore 2,4 % ! La hausse de trop ?

 Michel Gay


 


Le consentement à l’impôt suppose la justice fiscale. Ce n’est pas le cas des choix opérés pour cette transition énergétique

Après une augmentation des tarifs réglementés d’EDF de près de 6 % au 1er juin 2019, suivie d’une seconde de plus de 1 % au 1er août de cette même année, en voilà une troisième de 2,4 % qui s’applique le 1 février 2020.
Le prix de l’électricité aura donc augmenté de 10 % en huit mois et de 50 % en 10 ans.
À qui la faute ? 


Une fausse concurrence qui fait augmenter les prix

Aucun concurrent d’EDF n’est capable de concurrencer les coûts bas du nucléaire, même Total.
En conséquence ces pseudo-concurrents qui ne produisent pas ou peu d’électricité l’achètent sur le marché où les prix fluctuent en fonction de la demande et des productions fatales des énergies renouvelables (EnR) subventionnées en amont par les consommateurs, et à… EDF !
Cette fiction de concurrence s’appuie en effet sur la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) qui oblige EDF à leur vendre un quart de sa production d’électricité nucléaire à prix d’ami, quasiment à prix coutant (4,2 centime/kWh) depuis 2011.
L’électricité dite verte commercialisée par ces drôles de « concurrents » provient aujourd’hui pour les deux tiers du parc de production nucléaire d’EDF. Et ils en demandent davantage encore.
Toutefois, ils achètent encore sur le marché un tiers de leur électricité qui est souvent plus chère que celle du parc nucléaire.
Pour rester moins cher qu’EDF, il suffit d’augmenter les tarifs règlementés d’EDF
Eurêka ! Le prix de vente des concurrents pourra ainsi rester en dessous de celui du prix réglementé qu’EDF doit appliquer, bien que l’électricité produite par le nucléaire reste globalement stable.
L’objectif n’est pas de faire baisser le prix des EnR vers celui du nucléaire, mais d’augmenter le prix de ce dernier pour qu’il atteigne celui des EnR !
D’où l’augmentation de 10 % en huit mois. Et ce n’est pas fini.
Tout semble prévu pour entraîner une hausse du prix de l’électricité avec des gadgets coûteux tels que des stockages par batteries censées absorber les variations erratiques des éoliennes et des panneaux photovoltaïques.
L’augmentation voulue et recherchée du prix de l’électricité est une aubaine pour les promoteurs des EnR intermittentes parce que la différence de prix avec ces dernières diminue ce qui permet de faire valoir qu’elles deviennent compétitives !
La note sera alors transférée du contribuable au consommateur avec des conséquences néfastes sur la précarité énergétique (près de 7 millions de personnes en France), ce dont se plaint l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE).
Mais est-ce vraiment le souci du gouvernement ? Ce dernier jure la main sur le cœur qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir ! Est-il particulièrement cynique ou schizophrène ? 


Encore 2,4 % pour l’électricité

La goutte qui risque de faire déborder le vase en février prochain est la récente annonce de l’augmentation du prix de l’électricité de 2,4 %, après celle des carburants due à la création de la taxe intérieure sur la consommation de produits énergétiques (TICPE).
Cette TICPE appliquée sur tous les carburants finance dorénavant les EnR.
Mais elle ne doit pas faire oublier une autre taxe, la CSPE , Contribution au service public de l’électricité, qui persiste sur les factures d’électricité. Cette dernière finançait auparavant principalement les producteurs d’électricité éoliens et photovoltaïques à un prix élevé fixé par l’État, en moyenne au double du marché.
Cette CSPE est passée en quelques années de 5 centimes à 22,5 centimes par kWh en 2016, année où elle a été figée. Elle représente aujourd’hui une somme de 7 milliards d’euros par an dorénavant affectée au budget général de l’État.
Elle continue de peser sur tous les ménages et à alourdir les factures d’électricité des Français, 27 % du prix HT du kWh. Elle est en plus assujettie à la TVA de 20 % ; soit 1,5 milliard d’euros de TVA supplémentaire par an.
Une taxe sur une taxe !
La CSPE et la TICPE ont créé une nouvelle fiscalité d’environ 12 milliards d’euros par an au prétexte de la décarbonation d’une électricité déjà décarbonée à 95 %, l’une des meilleures performances au monde, grâce essentiellement au nucléaire et à l’hydroélectricité !
De qui se moque-t-on ?
La transition énergétique a bon dos… 


Une erreur d’aiguillage

Un bon usage de la fiscalité aurait été de financer en priorité l’achat de pompes à chaleur ou de véhicules moins polluants car les émissions de CO2 en France sont principalement dues aux habitations et aux transports.
La TICPE se traduit aujourd’hui par un surcoût de 11 centimes par litre d’essence, de 18 centimes par litre de fioul domestique pour financer des industries éoliennes et solaires devenues folles.
Le gouvernement dilapide l’effort fiscal demandé aux Français dans le financement ruineux des EnR. Le rapport 2301 de l’Assemblée nationale sur les EnR du 10 octobre 2019 indique que « le bénéfice climatique de la politique de soutien aux éoliennes est quasiment nul en terme d’émission de gaz carbonique ».
Malgré cela le gouvernement persiste dans ses objectifs délirants énoncés dans son projet de programmation pluriannuel de l’énergie (PPE) avec, par exemple, le triplement du nombre d’éoliennes pour un coût global estimé 70 à 80 milliards d’euros. Des dizaines de milliards d’euros seront encore jetés par la fenêtre, alors qu’ils seraient tellement plus utiles dans les hôpitaux, la sécurité, les services à la personne, le remboursement de la dette… 


Les Français « oubliés » dans la transition énergétique

Des ruraux oubliés subissent les nuisances des infrasons, parfois intolérables, des parcs éoliens. Mais ils continuent de payer les taxes qui servent à détériorer leur santé et leur cadre de vie, sans pour autant lutter contre le réchauffement climatique.
Le consentement à l’impôt suppose une justice fiscale, une cause légitime, une utilité sociale ou environnementale clairement définie, sans sentiment de rupture entre l’État et le citoyen.
Ce n’est pas le cas des choix opérés pour cette transition énergétique.

Les Français pourraient bientôt ne plus accepter cette overdose de taxes empilées et ensuite dilapidées pour subventionner les EnR intermittentes sur lesquelles le gouvernement fonde aujourd’hui, à tort, la transition énergétique et l’avenir du pays.

mardi 28 janvier 2020

Haute-Marne, Louvières et Poulangy : le promoteur éolien dit merci au... tribunal administratif (TA) de Châlons-en-Champagne

jhm.fr

C'est toute l'histoire du tribunal administratif (TA) de Châlons-en-Champagne qui, lorsqu'il est sollicité par un promoteur éolien dont l'autorisation d'exploiter a été refusée par la préfecture, annule très souvent, pour ne pas dire systématiquement, l'Arrêté pris et oblige le préfet à délivrer une autorisation définitive.
Jugeant sur la forme et non sur le fond, il condamne la population de ces deux communes à vivre au quotidien sous le joug des aérogénérateurs avec les conséquences graves sur la santé. D'autant plus néfaste, que la ZI est située au sud des deux villages et que les vents dominants sont ouest-sud-ouest (WSW), sud (S), sud-sud-ouest (SSW) et sud-ouest (SW).


Mais le juge se préoccupe-t-il de tout cela?
La conscience, c'est ça l'important ...

L'autre conséquence désastreuse est pour la ville de Langres et son attractivité. La proximité de nombreuses ZI d'aérogénérateurs avait motivé le refus par Mme le préfet de ce projet, impactant à son tour le Nord de la ville. Or, la situation demeure là même!

 
Les ZI d'aérogénérateurs concernées

- Is-en-Bassigny, 6 ;

- Biesles, 6 ;

- Dampierre, 14 ;

- Ageville, 10 ;

- Darmannes, 6.

+ les toutes nouvelles de...Haute-Saône, visibles à plus de 30 km à vol d'oiseau

- Vitrey-sur-Amance, 8 ;

- Fouvent, 9.

Soit un total de 59 Machines!

En attendant, toujours secteur du rempart est,  les 34 autorisées mais non construites


- Fayl-Billot, 17 ;

- Belmont, 9 ;

- Haute-Saône, La Rochelle, 8.

Liste non exhaustive...


Lire également
Haute-Marne, Louvières, Poulangy : deux villages pris dans la tourmente éolienne Haute-Marne,


Louvières, Poulangy : le retour de l'éolien confirmé par le Tribunal administratif (TA)


Lire


@jhm Voici donc, apparemment, quelques-uns des "heureux"propriétaires qui ont succombé à la verroterie éolienne comme succombaient jadis au XIXe siècle, les "rois nègres" aux étoffes offertes par les colonisateurs. Ils participent pleinement au massacre du "Pays de l'eau". Nous les haïssons assurément tout comme :
 


Extrait des conclusions du commissaire enquêteur

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lundi 27 janvier 2020

Nucléaire, climat : la désinformation de l' Etat en toute impunité

Les autorités publiques n'ont pas pour vocation à dire la vérité mais à convaincre l'opinion publique!

TENIR TÊTE, FEDERER, LIBERER!

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MAXPPP/MAXPPP
 
La désinformation autour des moyens de lutter contre le changement climatique va bon train en ce début d’année. La charge a été sonnée par la Ministre de la transition écologique et solidaire Élisabeth Borne dans un entretien donné lundi 20 janvier au journal Le Monde: «Il s’agit de la première stratégie nationale bas carbone qui donne une trajectoire secteur par secteur pour atteindre la neutralité carbone au milieu du siècle. C’est beaucoup plus ambitieux qu’auparavant. La France s’engage à réduire la part du nucléaire à 50 % en 2035, ce qui veut dire fermer 14 réacteurs. On donne des objectifs crédibles, qu’on transforme en actes, en fermant le premier réacteur de la centrale de Fessenheim dès février et en fermant les centrales à charbon».
La Ministre a été suivie deux jours plus tard par François Brottes, Président du directoire de RTE, le gestionnaire de transport d’électricité, qui expliquait dans une conférence de presse que «D’ici 2030, on fermera 45 GW de charbon (l’équivalent de 45 réacteurs nucléaires), 27 réacteurs nucléaires d’ici 2035 entre la France et les pays voisins en Europe. C’est ça l’enjeu, c’est la décarbonation».


L’atome, source d’énergie parmi les moins carbonées
Dans un réacteur nucléaire, contrairement à une centrale à gaz ou à charbon, il n’y a pas de combustion, réaction chimique dégageant du CO2 : des atomes d’uranium ou de plutonium sont «cassés» en des atomes plus petits, en libérant de la chaleur. Les réactions nucléaires n’émettent pas de gaz à effet de serre (GES). En prenant en compte la construction des centrales et la chaîne d’approvisionnement, extraction et enrichissement de l’uranium, on obtient ce qu’on appelle les émissions sur le «cycle de vie». En moyenne mondiale, celles-ci s’élèvent, selon le GIEC, à 12 grammes d’équivalent CO2 par kWh. Selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), elles sont même plus faibles en France, à 6 gCO2éq/kWh, car l’uranium y est enrichi grâce à de l’électricité faiblement carbonée. C’est comparable aux émissions des éoliennes, 11 gCO2éq/kWh, et inférieur à celles des panneaux photovoltaïques, 48 gCO2éq/kWh. Une centrale nucléaire émet donc une centaine de fois moins de gaz à effet de serre qu’une centrale à charbon.
Ces émissions par kWh sur le cycle de vie doivent être mises en regard de celles des centrales à charbon - 820 gCO2éq/kWh - et à gaz - 490 gCO2éq/kWh. Ces dernières valeurs sont valables pour des centrales modernes et performantes, ce qui n’est pas le cas d’un grand nombre de centrales à charbon européennes, dont l’âge moyen atteint 33 ans. Une centrale nucléaire émet donc une centaine de fois moins de gaz à effet de serre qu’une centrale à charbon et une cinquantaine de fois moins qu’une centrale à gaz.


Fermer des réacteurs nucléaires, c’est émettre du CO2


Lire la suite...

«Fermer les centrales nucléaires fera augmenter les émissions des énergies fossiles»
Maxence Cordiez

FIGAROVOX/TRIBUNE - L’ingénieur Maxence Cordiez dénonce l’amalgame entre la nécessaire lutte contre le changement climatique et la volonté politique de fermer des centrales nucléaires aux plus hauts niveaux de l’État.
Maxence Cordiez est ingénieur dans le secteur de l’énergie.

Haute-Marne, Bonnecourt et Frécourt : le projet éolien sort du bois...

jhm.fr

Avec la collaboration des majorités des 2 conseils municipaux, le promoteur éolien avance ses pions.

Mais les élections municipales arrivent à pic
.
Si la population ne veut pas vivre à VIE sous le joug des Machines, en subissant des séquelles irrémédiables pour leur santé, pour l'environnement, alors il faut STOPPER ce projet dès maintenant! Et c'est simple comme un bulletin et... anonyme.


Notre santé, notre quotidien, notre village, nos prés, nos forêts, nos animaux, valent PLUS que leurs profits!
PAS UNE SEULE VOIX AUX CANDIDATS PRO-EOLIENS!

«Je ne savais pas que c'était si simple de faire son devoir quand on est en danger»
Jean Moulin 1899-1943

TENIR TÊTE, FEDERER, LIBERER!


Conseils municipaux
Bonnecourt


- Patricia Billard, maire, autre profession,

- Aurélia Claudin, agent d'assurances,

- Sophie Ruot, agent technique et technicien,

- Cindy Veuillier, ouvrier du secteur privé,

- Gilbert Boudart, retraité agricole,

- Claude Collier, retraité salarié privé,

- Guillaume Collier, agriculteur propriétaire exploitant,

- David Georges, employé du secteur privé,

- Thierry Georges, agriculteur propriétaire exploitant,

- David Leclerc, agent technique et technicien,

- Alain Plubel, retraité salarié privé.

Mon maire

Frécourt
- Christine Brenier, autre profession libérale,

- Anne-Charlotte Cornil, professeur du secondaire et du technique,

- Vincent Richardot, maire, agriculteur propriétaire exploitant,

- Fabien Faipoux, agriculteur propriétaire exploitant,

- Hervé Godfroy, employé du secteur privé,

- Nicolas Morel, agriculteur propriétaire exploitant,

- Xavier Régnier, artisan.

Mon maire


Lire

 



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Haute-Marne, Latrecey-Ormoy-sur-Aube : méthanisation, un enterrement de première classe pour le "Pays de l'eau"

jhm.fr

Lire
Haute-Marne : la méthanisation, nouvelle arme de bétonisation massive


 
 Latrecey, le village

Ainsi, une poignée de businessmen et
d'exploitants agricoles, avec une majorité d' "idiots utiles" composée d'élus régionaux et locaux, soutenus par une presse locale peu critique, détruisent les paysages, artificialisent la prairie, déforestent, polluent les sols, engendrant des nuisances pour des milliers de Haut-Marnais, mauvaises odeurs et problèmes sanitaires plus le trafic routier, non pas pour "sauver la planète", mais pour faire uniquement... des profits! Et le pire, c'est que ces profits ne sont possibles que grâce aux subventions et au tarif d'achat obligatoire mis en place par l' Etat... comme pour l'éolien et le solaire. C'est encore le contribuable/consommateur qui paye à la fin. La double peine toujours.
 "Les subventions représentent 27 % des montants investis. [...] D’ailleurs, les plus petites unités ne dégagent rien sur la vente d’électricité. [...] Les petites unités ont un coût de production plus élevées, les grandes ont plus de coûts d’approvisionnement car elles ne sont pas autosuffisantes en intrants. [...] Sans subvention d’investissement 38 % des unités seront dans le négatif."
Méthanisation Une rentabilité à consolider


"L’obligation d’achat de l’électricité produite par cogénération
La production d’électricité dans des installations qui valorisent le biogaz est soutenue dans les conditions fixées par l’arrêté du 19 mai 2011.
Un arrêté revalorisant le tarif d’achat de l’électricité par les installations existantes a été publié le 23 septembre 2016.
Le dispositif de soutien de la filière méthanisation a notablement évolué en 2016.
Les méthaniseurs de plus de 500 kW sont soutenus par appels d’offres tandis que les méthaniseurs de moins de 500 kW sont soutenus par un tarif d’achat de l’électricité garanti pendant 20 ans.


L’obligation d’achat du biométhane injecté dans le réseau de gaz
Tout producteur de biométhane souhaitant injecter sa production dans les réseaux de transport et de distribution de gaz naturel est éligible à une obligation d’achat en guichet ouvert sous réserve de la préservation du bon fonctionnement des réseaux.
Dans ce système, le biométhane injecté est acheté par un fournisseur de gaz naturel à un tarif d’achat fixé à l’avance et permettant de couvrir les coûts d’investissement et d’exploitation de l’installation de production de biométhane tout en assurant une rentabilité normale du projet. L’obligation d’achat est contractée pour une durée de 15 ans.
La structure et les niveaux des tarifs d’achat sont issus de travaux de concertation menés par l’administration depuis 2009 avec les représentants de l’ensemble des acteurs de la filière (entre autres porteurs de projets agricoles et industriels, gestionnaires de réseaux, ADEME) et la Commission de régulation de l’énergie.
Pour les installations de stockage de déchets non dangereux, les tarifs d’achat du biométhane injecté sont compris entre 4,5 et 9,5 c€/kWh selon la taille de l’installation. Pour les autres unités de méthanisation, les tarifs d’achat du biométhane injecté..
."
Source :  Biogaz

Qui a déjà été informé d'un projet de méthanisation par le porteur? 
Pourtant pour faciliter cette avancée mortifère, l' ADEME recommande aux porteurs de projet d'informer les "parties prenantes" :
"Les citoyens, le grand public, les habitants, les élus, les associations, les entreprises, les riverains : qui compose l’entourage du projet ? Les « parties prenantes » regroupent toutes les personnes qui sont impactées, concernées ou intéressées par le projet en fonction de ses contours. Toutes les parties prenantes vont, à des niveaux différents selon leur situation, vouloir interagir avec vous. Il est donc recommandé de les identifier au préalable et de les informer... [...] Le plus tôt possible. Dès les premières études, au stade de l’intention, plus vous informez les parties prenantes en amont, plus vous suscitez leur confiance. Le bon moment pour communiquer c’est quand tout va bien : les citoyens sont alors dans une posture d’accueil de l’information."avant l'enquête publique, pas toujours obligatoire*, ou sa construction, lève la main. Idem pour l'éolien et le solaire.

*Code de l’énergie
Autorisation d’exploiter une installation de production d’électricité

  • Les installations biogaz de puissance supérieure à 50 MW sont soumises à autorisation d’exploiter
  • Les installations de puissance inférieure sont réputées autorisées et aucune démarche administrative n’est nécessaire.
 
Source : INFORMER ET DIALOGUER AUTOUR D’UN PROJET DE MÉTHANISATION

Le maître mot dans le projet d'une usine de méthanisation, c'est la discrétion, vis-à-vis de l'opinion publique, future riveraine et des associations militantes pour la protection et la sauvegarde du "Pays de l'eau". Et pour cela, quoi de mieux que des projets qui nécessitent pas d'autorisation à exploiter et donc pas d'enquête publique?  Et c'est comme cela que l'on découvre au détour d'une route, à la sortie d'un village ou derrière un bosquet d'arbres, qu'une nouvelle usine s'est installée.

Quand est-il dans le Grand Est?

" de faire de la méthanisation un véritable atout de développement durable du territoire Grand Est.[...] Les signataires de la charte ont souhaité confirmer leur engagement mutuel pour un développement vertueux, raisonné et harmonieux de la méthanisation [...] Contribuer à la création d’outils techniques, financiers et d’accompagnement afin de favoriser l’émergence de nouveaux projets."
Source : Charte pour le développement de la méthanisation en Grand Est 

Pour être complet
La réalité est tout autre. Direction le département du Lot, le pays où le méthaniseur s'est fait roi.
Collectif Citoyens Lotois

Lot : L'horreur de la méthanisation

L'enquête du site Reporterre
La méthanisation, des questions sur une usine à gaz. Notre enquête

Lire


 

@jhm
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dimanche 26 janvier 2020

Haute-Marne, Bize : la majorité du conseil municipal dit NON à l'éolien

jhm.fr

Félicitation à la majorité du Conseil municipal pour avoir choisi la "lumière" au côté "obscur".

Conseil municipal

- Ghislaine Leon, employé du secteur privé,
- Christiane Poinsot, retraité agricole,
- Antoine Zapata, maire, ouvrier du privé,
- Marcel Grandjean, retraité des entreprises publiques,
- Yoann Perrot, ouvrier du secteur privé,
- Jacky Poinsot, retraité agricole,
- Georges Vasseur, artisan.
Mon maire

La commune de Bize fait partie de la Communauté de communes des Savoir-Faire dont la majorité, jusqu'en mars, massacre allègrement le territoire à coups de pales forcées. Elle est située "dans un rayon de 20 km autour de Frettes, Haute-Saône, où pas moins de 176 aérogénérateurs sont déclarés officiellement. Plus tous les autres... Liste non exhaustive..."



Points noirs : ZI d'aérogénérateurs les + proches en activité, en construction ou en instruction = ~60 Machines!


Notre santé, notre quotidien, notre village, nos prés, nos forêts, nos animaux, valent PLUS que leurs profits!
 
PAS UNE SEULE VOIX AUX CANDIDATS PRO-EOLIENS, A CEUX SOUTENUS PAR LA LPO ET AUX "SANS AVIS"!

TENIR TÊTE, FEDERER, LIBERER!





@jhm



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Haute-Marne, sud-est : attention, une demande de moratoire éolien peut cacher ...un essor éolien

jhm.fr

Derrière un titre ronflant, "la soufflante à l'éolien" est vite redescendue tel... un soufflé.


Au premier temps, Monsieur le sénateur par courrier aux autorités appelle "à mettre le holà " à la colonisation éolienne. Il incite donc les conseils municipaux du sud-est à "mettre un coup d'arrêt à cette stratégie mortifère pour notre territoire" et il suggère aux élus de "décider d'un moratoire". Pour Monsieur le sénateur il y a déjà trop d'éoliennes et il faut stopper cela. Bravo, Monsieur le sénateur.
Au deuxième temps, Monsieur le sénateur propose de mettre en place "un programme coordonné de choix de sites potentiels".
Cette proposition venant en totale contradiction avec les propos ci-devant : coup d'arrêt, moratoire.
Surtout, que ce type d'initiative existe déjà dans le Schéma régional éolien (SRE) en Champagne-Ardenne, publié en 2012, revu en 2017 et modifié en 2019 :
"Les objectifs principaux du schéma régional éolien du plan climat-air-énergie consistent à : -identifier les zones favorables pour la modification ou la création de Zones de Développement de l’ Eolien (ZDE)"

En conclusion, contrairement à ce que pouvait laisser croire le titre de l'article, Monsieur le sénateur ne prend pas la tête de la croisade contre le funeste éolien et ses conséquences désastreuses pour la santé des haut-marnais,
volants ou non, riverains au quotidien des Machines, pour l'environnement et pour l'attractivité du territoire. Monsieur le sénateur veut la colonisation éolienne mais... de manière raisonnée et ordonnée, stop à "l'anarchie".


@jhm


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Haute-Marne, sud-est : le "Pays des failles" est menacé par l'industrialisation éolienne

Le sud-est haut-marnais est un secteur de failles dont certaines sont MAJEURES, voir le village de Belmont. L''implantation possible de centaines d'éoliennes va générer des contraintes sur ces failles et le territoire sera alors en DANGER!

Lire

"Le sud-est de la Haute-Marne se situe sur les premiers effondrements du fossé Rhin / Saône / Rhône, qui est un rift.
A de nombreux endroits, les rivières disparaissent dans les failles, avec parfois l’impressionnante particularité de le faire au pied d’une falaise. Ce qui est le cas des pertes de Grenant retenues pour cette sortie. Ce milieu humide, très étrange, ressemblant à une jungle, présente sur une centaine de mètres, une succession d’entonnoirs, appelés localement « endousoirs », par lesquels l’eau part en tourbillons dans la faille marquée par la falaise qui surplombe le site. C’est une sorte d’étonnante d’anti-source : l’eau ne sort pas de la falaise, mais y entre ! L’accès n’étant possible qu’à pied, et le sol instable, le milieu a été particulièrement bien préservé des activités humaines, « nettoyage » des troncs morts compris. Il présente d’une part des alluvions sablonneuses apportées par le ruisseau qui vient du plateau de grès, ce sol mouvant est profondément entaillé par les « endousoirs », d’autre part la falaise calcaire qui marque la faille, étonnante rupture due à des bouleversements violents. S’y côtoient des sols sablonneux acides, des argiles lourdes, des calcaires denses comprimés par la poussée, des sols rouges issus de la décomposition calcaire, et par conséquent une végétation de milieux gréseux acide humide, une végétation de milieu argileux humide et une végétation de falaise calcaire humide. Le contraste entre ces milieux est particulièrement intéressant et l’ensemble donne une illusion de jungle foisonnante et préservée.
La falaise présente en outre une dalle basculée plongeant dans la faille, d’où remonte la froideur des profondeurs, une grotte et autres curiosités.
En chemin, des oseraies, témoins de l’activité vannière du secteur, profitent de l’humidité ambiante d’un sol qui, à ce point, est argileux.
Nous nous rendrons ensuite à la Fontaine Couverte de Coublanc, la résurgence de plusieurs pertes de faille. La rivière sort « toute faite » dans la prairie, d’une grotte située au pied d’une falaise qui n’est autre que le pendant sud de celle que nous avons vue au nord. Ce site magique est classé ZNIEFF. La résurgence se jette rapidement dans le Saulon / Salon, un affluent de la Saône.
La sortie sera plus largement étayée par une lecture détaillée des cartes géologiques et une compréhension des failles et des roches de cette région
Si la nuit ne nous surprend pas avant, les personnes qui le souhaitent auront la possibilité de poursuivre la visite sur l’affleurement de gneiss de Bussières-les- Belmont. Ce sommet de volcan mis à jour par l’érosion d’un ruisseau a été exploité en carrière au XIXe siècle. Dans le lit du ruisseau, on trouve à la fois des fragments de gneiss et des roches très diverses, d’une extrême densité, issues d’une faille importante qui traverse les lieux. La végétation de ce vallon humide au sol très ingrat quasiment dépourvu de substrat est elle-même intéressante, particulièrement par la manière dont les plantes arrivent à prendre ce qu’elles peuvent.
Lieux précis : Ld Roussel, les Endousoirs, commune de Grenant, entre Chalindrey et Grenant, Ld la Fonfaine Couverte, Coublanc, Ld Les Millerys, Bussières les Belmont.
"

Blandine Vue

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Fin 2019, un tremblement de terre a secoué le village du Teil (Ardèche). Phénomène naturel ou causé par la carrière de calcaire du groupe Laffarge, toute proche ? Mines, barrages, exploitations de gaz de schiste... Depuis plus d’un siècle, les activités humaines sont responsables de séismes, toujours plus nombreux.

Peaugre (Ardèche), correspondance

En 1894, en Afrique du sud, la terre a tremblé. Il aura fallu plus de dix ans pour que l’origine de ces secousses soit reconnue. Il a été causé par une mine d’or avoisinante. Située à Witwatersrand, près de Johannesburg, cette mine, exploitée depuis 1886, produisait près de 40 % de l’or mondial au début du XXe siècle. Ce séisme est le premier de l’histoire attribué à l’humain.
Quelques dizaines d’années plus tard, les séismes provoqués par des activités industrielles se sont multipliés. Au Nevada, en 1935, la terre a tremblé lors de la mise en eau d’un barrage. En France, la création du lac de Monteynard en Isère, a provoqué le 25 avril 1963 un séisme de magnitude 4,9 sur l’échelle de Richter. En Inde, en 1967, le barrage Konya a été à l’origine d’un tremblement de terre de magnitude 6,3.
Le pire séisme du genre est survenu le 12 mai 2008, dans la région du Sichuan, en Chine. Il a provoqué la mort de près de 90.000 personnes. Dans ce cas, la cause anthropique est encore en débat. Situé sur d’importantes failles de la chaîne himalayenne, ce territoire n’est pas étranger aux séismes. Toutefois, la retenue de 320 millions de tonnes d’eau avec le barrage de Zipingpu pourrait bien avoir déclenché un tremblement de terre bien avant que celui-ci ne se produise naturellement. La terre aurait tremblé de 25 à 60 ans plus tôt, d’après différentes estimations. La tension exercée sur la croûte terrestre — ainsi que l’eau infiltrée dans les failles — serait responsable. Certains scientifiques chinois avaient d’ailleurs alerté le gouvernement de ce risque avant même la construction du barrage. 


En Ardèche, un séisme survenu à quelques kilomètres d’une carrière de calcaire

Décréter qu’un tremblement de terre est provoqué ou aggravé par l’activité humaine n’est pas aisé pour les scientifiques. Il faut parfois plusieurs années pour le prouver. Tant que les incertitudes persistent, dirigeants et industriels préfèrent souvent fermer les yeux. À ce titre, l’exemple du séisme du Teil, en Ardèche — obligeant près de 2.000 personnes à être relogées et amenant à l’arrêt de la centrale nucléaire de Cruas toute proche — est éclairant.



Le 11 novembre 2019, des secousses ont été ressenties dans le sud-est de la France. De magnitude 5,4, ce séisme est l’un des plus forts de la décennie en métropole. Immédiatement, des scientifiques de toute la France ont accouru pour chercher à comprendre ce mouvement terrestre inhabituel. Parmi les hypothèses émises, celle du lien avec une carrière de calcaire située près du village du Teil. Cette exploitation est celle qui a lancé le business de la famille Lafarge, en 1833. Presque deux siècles plus tard, elle est encore en activité.
Mardi 18 décembre, un mois après le tremblement de terre, la préfecture de l’Ardèche annonçait, via un communiqué, que le rôle que la carrière « apparaît négligeable ». L’information est reprise par les médias. Le rapport du CNRS, publié quelques heures plus tard, a quant à lui un écho bien moindre. En parcourant ce document de 40 pages, on comprend rapidement que rien n’est tranché.
« Depuis 1945, 30 millions de m3 de roches ont été retirés », explique à Reporterre Christophe Voisin, sismologue et membre du groupe de travail du CNRS. Sous terre, cette masse en moins se ressent. « La contrainte sur la faille sismique a été modifiée de 5 à 10 % », précise-t-il. Un changement qui pourrait avoir déclenché, ou au moins précipité, une rupture des failles déjà présentes. Mais il est impossible à ce jour d’en avoir la certitude. « La question reste ouverte », résume Christophe Voisin. Depuis, plusieurs séismes de plus faible intensité se sont produits aux alentours. En attendant de découvrir ce qui s’est réellement passé, la carrière a repris son activité début janvier avec des tirs de mines de moindre intensité qu’à l’accoutumée.


L’exploitation de la carrière Lafarge se trouve proche de la faille

La fracturation hydraulique augmente le danger sismique Aurait-il fallu interdire la reprise de l’exploitation Lafarge ? « Ce n’est pas au CNRS de prendre cette décision », pondère Jean-Robert Grasso, physicien à l’Institut des sciences de la Terre (Isterre), spécialiste de la sismologie anthropique.


Pour lire la suite...

Les activités industrielles causent de plus en plus de séismes
Pauline De Deus (Reporterre)
20 janvier 2020


samedi 25 janvier 2020

Le système électrique : quand la politique met aux pas les contraintes physiques...

"C'est bien connu : dans les périodes d'inquiétude générale, l'animal humain perd les pédales, rejette - plus encore qu'à l'accoutumée - les arguments de sa raison et plonge à corps perdu dans les tentations de l'irrationnel rassurant et exaltant. La crédulité s'engraisse sur le désarroi comme la mouche verte sur la charogne."
François Cavanna - 1923-2014

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Le système électrique : contraintes physiques et décisions politiques
Françoise Ficheux*
18/12/2019


* Françoise FICHEUX est ingénieure, expert à l’Institut énergie et développement

La qualité de la fourniture d’électricité ne se réduit pas à un bilan quantitatif annuel global. Il s’agit certes de produire l’électricité dont la nation à besoin, et surtout de la produire à tout instant. Cela induit des contraintes redoutables que le gestionnaire du système doit surmonter par les dispositifs techniques adéquats. L’introduction massive des énergies éolienne et solaire aggravent considérablement ces contraintes.
Au début du débat public de 2018 sur la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), il fut demandé comment seraient prises en compte les contraintes imposées par les lois de la physique dans la redéfinition de cette PPE. La réponse fut cinglante: « Il sera, dans ce débat, moins question de physique que de décisions et d’orientations gouvernementales. Les citoyens n’auront pas tant à s’exprimer sur les lois de la physique que sur les choix politiques qui doivent être faits en matière d’énergie pour les dix années qui viennent. »
Il ne s’agit pas pour les physiciens d’imposer un choix mais d’informer les politiques des conséquences de leurs choix. Comment, en effet, construire et faire fonctionner un système électrique répondant à l’objectif largement majoritaire de réduction des émissions de gaz à effet de serre, tout en garantissant la sécurité d’approvisionnement, sans tenir compte des contraintes imposées par les lois de la physique ?

Injecter à tout instant ce qui est consommé
Un réseau électrique est soumis à une contrainte de base : il est nécessaire d’y injecter à chaque instant la quantité exacte d’électricité qui en est soutirée. Si on ne respecte pas cette contrainte et que la consommation devient inférieure à la production, ou supérieure, la fréquence se met à descendre en dessous de 50 Hz, ou à monter au-delà de 50 Hz, puis, très vite, certains équipements de production se mettent en sécurité en se déconnectant du réseau et, par effet domino, on peut arriver au black-out.
Concrètement, l’électricité ne se stockant pas1, cela signifie qu’il faut produire à chaque instant l’électricité qui est consommée. Fort heureusement, il est possible de transformer l’énergie électrique en d’autres formes d’énergie, par exemple en énergie potentielle lorsqu’on remonte de l’eau dans le bassin supérieur d’une STEP [station de transfert d’énergie par pompage], ou en énergie chimique dans des batteries, mais ces possibilités coûtent cher, sont disponibles en quantité limitée sur le territoire français, et bien sûr l’aller-retour pour reproduire de l’électricité se fait avec un rendement inférieur à 1.

Rôle essentiel du nucléaire

Avant les années 2000, le gestionnaire de réseau établissait chaque jour une prévision de la courbe de consommation et, suivant cette courbe, « appelait » les groupes de production disponibles suivant le principe du merit order, c’est-à-dire sur la base du coût marginal de production, optimisant ainsi le coût global de la production.
Aujourd’hui, le gestionnaire de réseau établit toujours quotidiennement une prévision de consommation, mais ce n’est plus lui qui appelle les groupes. Chaque fournisseur2 est censé injecter dans le réseau, à chaque instant, l’électricité consommée par l’ensemble de ses clients. Outre ses propres moyens de production, s’il en a, il dispose pour s’approvisionner du dispositif ARENH3, des marchés à terme et des marchés spot, mais il ne pourra s’y procurer que des blocs horaires qui, même s’il était capable de prévoir exactement la consommation de ses clients, ne lui permettent pas de la couvrir complètement. La courbe de prévisions de consommation faite chaque jour par RTE sert aux fournisseurs à « intuiter » ce que sera la consommation de leurs clients.
L’exercice est assez facile actuellement, car la procédure de « règlement des écarts » ne se fonde pas sur la consommation réelle mais sur du profilage, qui ne reflète pas toujours la situation réelle, d’où l’apparition de « niches », comme celle des boulangers, censés consommer essentiellement la nuit. La situation pourrait changer avec la mise en place des compteurs Linky, qui sont capables de fournir les courbes de charge correspondant à la consommation réelle heure par heure des clients.
D’autre part, une partie de l’électricité provient de sources intermittentes et non pilotables, dont l’éolien, qui est très variable et difficilement prédictible. Il a été décidé que cette électricité, dite « fatale », bénéficie d’une priorité d’injection, ce qui perturbe fortement le fonctionnement du réseau, ainsi que celui des marchés spot, avec l’apparition de prix négatifs.
Avant l’introduction massive de ces énergies intermittentes, la production devait simplement s’adapter à la consommation. Aujourd’hui, les productions pilotables, nucléaire, hydraulique de barrage et thermique, doivent s’adapter à la fois aux variations de la consommation et à celles des productions éolienne et photovoltaïque.
Le rôle du nucléaire est particulièrement important dans la compensation de ces variations, ce qui conduit même EDF à affirmer que nucléaire et énergies renouvelables sont complémentaires. Il est vrai qu’une partie des réacteurs du parc nucléaire a été conçue pour faire du « suivi de charge » et que la sûreté reste assurée.
Ce suivi de charge permet de baisser la puissance d’un réacteur de 100 % à 20 % en une demi-heure, et de la remonter aussi vite après un palier d’au moins deux heures, et ce deux fois par jour. Ce type de fonctionnement n’est toutefois pas optimal, augmentation du coût de production du kilowattheure nucléaire, et, de plus, il n’est plus efficace au-delà d’un taux de pénétration des énergies renouvelables intermittentes compris entre 20 et 30 %.
Les énergies intermittentes n’apportent aucun secours.

 

La variabilité des énergies intermittentes et leur couplage au réseau via des dispositifs électroniques n’apportent aucune inertie mécanique ni autorégulation au réseau. Ce qui augmente le risque de black-out.

Contrainte d'équilibre et maintient de la fréquence

Pour le bon fonctionnement des moteurs connectés au réseau, la fréquence du courant doit être maintenue à 50 Hz. Dès que la fréquence varie, tous les alternateurs des centrales « traditionnelles » exercent instantanément et de façon automatique des actions stabilisatrices via l’inertie de la masse tournante de leurs rotors, qui agissent comme des volants d’inertie. La variabilité des énergies intermittentes et leur couplage au réseau via des dispositifs électroniques n’apportent aucune inertie mécanique ni autorégulation au réseau.
Les études montrent que les technologies disponibles aujourd’hui permettent au plus une puissance délivrée par les énergies intermittentes ne dépassant pas 30 % à 60 % de la puissance instantanée appelée par la consommation, suivant le niveau de cette puissance. Plusieurs zones non interconnectées, comme l’Australie du Sud, ont connu des black-out dès 30 %, et il a été évalué que, pour le réseau européen, ce niveau se situait à environ 60 %.
Dans l’état actuel de la technique, le « 100 % renouvelables » de l’ ADEME est une utopie. Des projets4 sont en cours pour étudier l’intégration d’éléments d’électroniques de puissance dans les réseaux. Il s’agirait de changements considérables, d’une véritable migration des réseaux de transport et de distribution qui va exiger des investissements considérables. De plus, il n’est pas sûr que le niveau de sécurité d’approvisionnement actuel puisse être assuré avec ces nouveaux réseaux dont le fonctionnement est fondé sur du logiciel.
Le fait que le marché de l’électricité fonctionne par blocs horaires n’est pas neutre pour la sécurité d’approvisionnement : à chaque passage à l’heure suivante, suivant les propositions retenues en bourse pour l’heure suivante, des groupes de production s’arrêtent, d’autres démarrent, d’autres encore modifient leur niveau de production. Les productions pilotables, principalement le nucléaire pour ce qui concerne la France, doivent assurer la continuité pour que la fréquence reste dans les marges autorisées. Mais il peut y avoir des difficultés.
C’est la cause principale de la baisse de tension, à 49,81 Hz, qui s’est produite le 10 janvier 2019 à 21 heures où l’Europe est passée très près, si ce n’est d’un black-out, au moins de délestages étendus.
Pour gérer l’équilibre à tout instant, le gestionnaire de réseau dispose des différents « services », voir encadré ci-dessous. L’évolution du réseau et des risques inhérents a conduit RTE à mettre en place des contrats d’effacements avec des consommateurs industriels qui acceptent, moyennant rémunération, de baisser leur consommation à l’appel de RTE. Ce mécanisme n’a, pour l’instant, été utilisé qu’une seule fois, le 10 janvier 2019. Si tous ces moyens empilés ne suffisent pas à faire remonter la fréquence, le RTE a recours à des délestages localisés de consommation.

 

Le réseau électrique français est interconnecté avec les réseaux des pays limitrophes, à l’exception du Luxembourg, et l’équilibre injection/soutirage doit être assuré en prenant en considération toute la plaque européenne continentale

L’interconnexion ne suffira pas
Enfin, le réseau de transport français est interconnecté avec les réseaux des pays limitrophes, à l’exception du Luxembourg, et l’équilibre injection/ soutirage doit être assuré en prenant en considération toute la plaque européenne continentale. En principe – c’est-à-dire d’après les règles de fonctionnement du marché –, les interconnexions doivent permettre les échanges commerciaux entre les États membres et créer ainsi un marché unique de l’électricité couvrant toute l’UE, ce qui est censé faire baisser les coûts.
Or les électrons n’obéissent pas aux lois de Bruxelles mais à celles de Kirchhoff. Les jours de vent, les réseaux des pays limitrophes de l’Allemagne sont perturbés par des électrons produits dans le Nord, au bord de la Baltique, et rejoignent le sud du pays, très consommateur, en empruntant les réseaux voisins, à défaut des lignes intérieures que l’Allemagne n’a pas encore construites.
La Commission européenne pousse au développement des interconnexions, ce qui suppose de lourds investissements et qui rencontre souvent l’opposition de la population qui ne comprend pas pourquoi décentraliser la production impose la construction de nouvelles lignes.
À défaut, dans sa volonté d’augmenter les échanges commerciaux, la Commission cherche à rogner sur les capacités d’interconnexion réservées aux gestionnaires de réseau pour assurer le bon fonctionnement du réseau. Elle justifie ses demandes par une prétendue amélioration de la sécurité d’approvisionnement, mais, en même temps, elle impose à tous les États membres une standardisation de leur mix électrique en y renforçant la part des énergies intermittentes ; or il a été observé que les régimes des vents et les heures d’ensoleillement sont globalement les mêmes au niveau de la plaque européenne interconnectée.

On voit mal comment un secours mutuel serait possible.



1. On peut certes stocker quelques électrons en mouvement dans une boucle supra-conductrice, mais en laboratoire uniquement.
2. Fournisseur : entreprise chargée de la commercialisation auprès des clients finals.
3. ARENH: accès régulé à l’énergie nucléaire historique, instauré en 2011 par la loi NOME et dont les modalités sont définies par décret
4. Par exemple, le projet européen Migrate, auquel participe RTE.

Nucléaire, fermeture de 14 réacteurs : politique, technique, économique mais surement pas... climatique

Clair, net et précis. Et pourtant, les démagogues de l' intérieur continuent de saborder le nucléaire, de mettre en péril l'indépendance énergétique de la France, tout en affaiblissant la lutte pour sauver le Climat. Haute-Trahison?
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Pourquoi EDF "propose" de fermer 14 réacteurs en cohérence avec Hercule, sans faire le lien? Il y a évidemment plusieurs raisons : politique, technique et économique. Mais pas climatique!
JF Raux

1. Une raison politique évidente :
Jean-Bernard Lévy a été reconduit à la tète d’EDF sous réserve de ne pas discuter les orientations de Macron. C’est le futur président de la République qui sous François Hollande a confirmé le 50% de nucléaire avec pour seul ambition la chasse aux voix écolos. 

2. Une raison technique : il y a probablement quelques réacteurs,
moins de trois ou quatre?, qui ne passeraient pas le grand carénage avec la rigueur de l’ ASN, sauf à engager des dépenses énormes. Les spécialistes le diront mieux que moi.
C’est aussi pourquoi c’était stupide de fermer Fessenheim, en bonne santé. Rappelons qu’aux USA, la durée de vie des mêmes types de réacteur qu’en France va de 60 à 80 ans. Le double des durées de vie « avancées » en France par une administration engagée dans l’écologisme.
Imaginez l’argent perdue avec ce choix aberrant sur le plan économique ! D'autant que remettre à niveau le parc nucléaire pour le prolonger couterait  à peu près trois fois moins que les seules subventions aux ENR !

3. Une raison économique que l’on va décomposer en quelques points
a)  EDF, à la demande du gouvernement, s’est engagé dans les ENRi. C’est une des composantes majeures d’Hercule et la raison profonde du couplage d’ ENEDIS avec les ENRi, Commerce, Dalkia. Hormis Commerce, on est face à des rentes « à forte » consonance « territoires ».

b) Or faire faire le yoyo au nucléaire pour suivre la charge des ENRi liée à leur intermittence est simplement stupide. Le nucléaire Français, 80% de coûts fixes, est fait pour moduler, certes, mais pas comme les ENRi le lui imposent. Techniquement, cela use les machines augmente les coûts de maintenance même si la thèse officielle dit le contraire. 


c) Surtout, ENRi et Nucléaire sont des moyens de production avec de gros coûts fixes, aux alentours de 80%. Donc quand le nucléaire baisse sa production pour laisser la place aux ENRi prioritaires sur le réseau, le scandale fondateur, les coûts fixes doivent être couverts...par un nombre de MWh produits plus petits. La rentabilité du nucléaire est donc largement impactée par les ENri, encore plus quand les prix de marché s’effondrent parce qu’il y a surproduction d’ ENRi. Rappelons que les phénomènes de prix négatifs sont liés aux ENRI.
Les gens qui pensent maintenir un facteur de charge élevé du nucléaire avec le développement des ENRi, à conso donnée, rêvent ou on fumé la moquette ! 


d) Il n’est donc pas rentable économiquement de faire du suivi de charges des ENRi avec des installations à gros coûts fixes. Les centrales gaz, faibles coûts fixes, part variable élevée liée à la consommation de gaz, est donc économiquement plus adapté, plus souple. Même si sur le plan climatique c’est une catastrophe. Mais, bien sûr, c’est l’économie qui drive pas le climat. D’où les scénarios 100% ENRi qui sont des mythes destinés à planquer ce problème du back-up et surtout du gaz. Heureusement, si je puis dire, l’exemple de la Belgique qui a choisi "zéro nucléaire + Gaz + ENRi" est là pour découvrir le pot aux roses. Et il est climatiquement pas rose ! Les déclarations d' Elisabeth Borne sur la diversification du mix sont un écran de fumées de gaz !
Aussi, derrière Hercule, il y a bien un raisonnement économique : la baisse de la rentabilité du nucléaire du fait du développement des ENRi par l’autre branche d’EDF et d'autres acteurs, dont Total bien sûr.
Et du fait de la non prise en compte d'un fait majeur : la décarbonation de l'économie passe par son électrification massive. Dans ces conditions, la croissance forte de la consommation d'électricité est inévitable. De fait, l'hypothèse de stagnation de cette consommation, voir de réduction est stupide.
Il est donc économiquement rentable pour EDF, mais pas pour l'économie Française, ni pour le climat, de fermer des réacteurs pour faire de la place aux ENRi subventionnées, sans problème de rentabilité marché, et de laisser le gaz se développer pour assurer le backup !
L'économie française perd la production de plusieurs dizaines d'années de nucléaire amorti et sûr et... pas cher. Elle perd aussi un outil de premier plan de décarbonation de son économie par transfert des fossiles vers l'électricité, sans compter le numérique.
La facture économique de tout cela, va être très lourde pour le consommateur : on le voit notamment avec l'évolution des tarifs réglementés. Mais les industriels vont aussi souffrir et perdre d'ici à 2030, un avantage compétitif majeur.
Le climat va se prendre de plus en plus de gaz, 418g de CO2 /KWh, en remplacement du nucléaire, 6g / KWh, pour assurer le back-up des ENRi, indispensable. Voir à ce sujet, le stress récent de RTE sur la sécurité d'approvisionnement.

vendredi 24 janvier 2020

Programmation pluriannuelle de l' énergie (PPE) : une autre voie est ENCORE possible

"Les démagogues font d'autant mieux leurs affaires qu'ils ont jeté leur pays dans la discorde."
Esope - VIIe-VIe siècle av. J.-C


TENIR TÊTE, FEDERER, LIBERER!
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Non à la ruineuse programmation de l’énergie du gouvernement
Michel Gay et Bruno Ladsous
 
Face à la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ruineuse que le gouvernement prévoit d’appliquer jusqu’en 2028 et qui ne réduira pas les émissions de gaz à effet de serre (GES), 25 associations environnementales montrent qu’une alternative est possible en déposant une contre-proposition pendant la période de consultation nationale du 20 janvier au 19 février 2020.
Exerçant leur droit constitutionnel de participer à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement, ces 25 fédérations nationales et collectifs régionaux, représentant plus de 2000 associations de protection de l’environnement, ont déposé le 17 janvier 2020 au ministère de la Transition écologique et solidaire un programme alternatif de PPE 2019-2028.

Le projet du gouvernement ne respecte pas la Charte de l’Environnement. Il est techniquement irréaliste de massifier des solutions ruineuses fondées sur des productions intermittentes d’énergies dépendant du vent et du soleil qui ne concourront pas à la diminution des émissions de GES. 


Un projet de PPE nuisant à l’environnement
Aucune réduction des émissions de CO² ne résultera d’une transition énergétique relevant d’un panel de solutions de productions d’énergies renouvelables intermittentes selon les rapports et avis officiels émis par les autorités compétentes suivantes :

  • l’Académie des Sciences (19 avril 2017), 
  • l’Académie des Beaux-Arts (2007), 
  • l’Académie de Médecine (09 mai 2017), 
  • la Cour des comptes (18 avril 2018), 
  • la Commission nationale du débat public (12 septembre 2018), 
  • et la Commission d’enquête parlementaire sur l’impact des énergies renouvelables qui indique le 26 novembre 2019 : « La transition du nucléaire vers les énergies électriques intermittentes n’a aucun impact sur le CO² et ne permet donc pas de lutter contre le réchauffement climatique »…
Tous expriment que :
  • l’éolien notamment ne sert ni la transition écologique, ni l’environnement, ni la santé, 
  • la transition doit être transparente sur les coûts complets du mix énergétique programmé et les soutiens publics induits, 
  • elle doit respecter les territoires, la biodiversité, les paysages, et le cadre de vie des ruraux.
Or, le projet de PPE repose sur des productions électrique intermittentes et ignore leurs impacts sur l’environnement, biodiversité, paysages, patrimoine, cadre de vie.
Le 14 janvier 2020 à Pau Emmanuel Macron a exprimé son scepticisme sur le développement de l’éolien terrestre « … la capacité à développer massivement l’éolien terrestre est réduite… on ne peut pas imposer l’éolien d’en haut… ».
Enfin, ce projet ne comporte aucun bilan prévisionnel : ni énergétique complet, ni économique intégrant tous ses coûts, ni carbone prenant en compte l’ensemble du système électrique.
Ce projet délirant entraînera mécaniquement une hausse des prix des carburants, du chauffage, et de l’électricité qui appauvrira les Français au risque de provoquer des troubles sociaux.


Une alternative est possible
Afin de donner à la France une chance de réussir sa transition, les associations de protection de l’environnement ont élaboré un programme alternatif chiffré qui démontre notamment qu’en 2028 il est possible de satisfaire la France en électricité décarbonée sans nouvelles éoliennes, et qu’il n’y a pas lieu de poursuivre ce ruineux programme destructeur de l’environnement.
Respectueux de l’environnement selon la Charte de l’Environnement, ce programme alternatif participe au respect des grands équilibres économiques et sociaux de la Nation, ainsi qu’au respect de nos engagements internationaux.
La contre-PPE proposée comporte un bilan prévisionnel complet que le gouvernement n’a pas produit. Elle contribuerait à une réduction effective de notre empreinte carbone et permettrait d’économiser 100 milliards d’euros sur la période 2019-2028.
Elle privilégie des solutions efficaces pour économiser l’énergie, isolation des bâtiments, pour promouvoir des modes de production massive d’électricité décarbonée, nucléaire et hydraulique, ainsi que des chauffages économes en énergie, pompes à chaleur, géothermie, qui garantissent notre indépendance et le pouvoir d’achat des ménages.
Le pays retrouverait ainsi les moyens d’investir dans les missions régaliennes aujourd’hui à l’abandon, justice, culture, sécurité, dans la santé publique, et d’une manière générale dans des activités porteuses de cohésion sociale et d’emploi.
Les 2000 associations et leurs Fédérations nationales, soucieuses de cohérence environnementale et de cohésion sociale, demandent aux pouvoirs publics d’ouvrir une discussion dans un esprit de réalisme privilégiant l’intérêt général.