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MAREILLES : LE NOUVEAU PROJET ÉOLIEN RENFORCE L'ENCERCLEMENT DE LA COMMUNE

 
 La commune devient l'épicentre de la colonisation du lobby éolien sur le secteur. Cette réalité se vérifie clairement à la lecture de la carte officielle de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement — DREAL, Grand Est — 13 avril 2026.
 

 Le nouveau projet — cercle rouge, se situe au sud de la commune, encerclant définitivement cette dernière. Source
 
 
 
 
   Pour plus de détails, il nous suffit de nous rapporter sur les sites Internet :
  • Une pétition des opposants en cours : « Pour le retrait du projet éolien du Bois des Charmes à Mareilles en Haute-Marne » 
  •  Page Facebook, « Retrait du projet éolien du Bois des Charmes », d'où est extraite la carte du projet.
Aucune description de photo disponible. 
 
  
  Le projet prévoit l’installation de 7 éoliennes de 230 mètres de haut, en bout de pale, dont 3 en zone forestière1. Pourtant, au-delà de l'impact visuel et écologique, c’est la gouvernance locale de la commune de Mareilles qui pose problème.
  Sur les 11 membres que compte le conseil municipal, 4 élus dont la profession officielle indiquée est... agriculteurs — dont le maire et son deuxième adjoint — sont directement concernés par la réalisation du projet.
 
1. En Haute-Marne, AUCUNE ÉOLIENNE N'EST IMPLANTÉE DANS UN ESPACE BOISÉ ! La confrontation entre le développement de l'énergie éolienne et la préservation des espaces boisés — très denses dans le département, fait l'objet d'un encadrement strict. Les autorités s'appuient sur l'ancien SRE — Schéma Régional Éolien, de Champagne-Ardenne — 2012, dont les grandes orientations paysagères et environnementales guident toujours l'instruction, la doctrine de la MRAe Grand Est — Mission Régionale d'Autorité Environnementale, et les lignes directrices d' EUROBATS pour la protection des chauves-souris.
  Voici comment s'appliquent concrètement ces dispositions sur le terrain haut-marnais : 
  La Haute-Marne se caractérise par des massifs forestiers majeurs, incluant une large portion du Parc national de forêts.
  1. Sanctuarisation des forêts : suivant les recommandations historiques du SRE et la sensibilité écologique du territoire, l'implantation d'éoliennes à l'intérieur des massifs forestiers est généralement exclue ou soumise à des avis conformes ultra-restrictifs — notamment par le Parc national. La forêt est considérée comme un réservoir majeur de biodiversité.
  2. La règle de recul des 200 mètres : pour les usines éoliennes implantées en zone agricole périphérique — cultures, la MRAe et la préfecture de la Haute-Marne exigent systématiquement le respect des recommandations d' EUROBATS : un recul minimal de 200 mètres entre chaque éolienne et les lisières de boisements ou les haies. Les lisières sont en effet des corridors de déplacement et de chasse majeurs pour les chauves-souris et les oiseaux — comme le Milan royal, très présent dans le département. 
  3. Les insectes s'agglutinant autour des pales et attirent les chauves-souris. Pour respecter l'accord international EUROBATS, la Haute-Marne applique des mesures d'évitement et de réduction très strictes lors des demandes d'autorisations environnementales. 
  4. Le SRE Champagne-Ardenne avait défini des critères d'encadrement visuel pour éviter l'encerclement des communes et préserver les grands horizons forestiers et vallons de la Haute-Marne.
    • Indices de respiration : lors de l'instruction d'un projet, l'État vérifie que les projets respectent les seuils de densité visuelle. Un angle de respiration humaine d'au moins 60∘ sans aucune éolienne visible à l'horizon est exigé pour éviter l'effet « omniprésence ».
    • Éloignement des habitations : bien que la loi française impose 500 mètres, le contexte local pousse généralement les projets à s'éloigner de 800 mètres à 1000 mètres des habitations pour cumuler protection acoustique et préservation des perspectives paysagères forestières. 
  L'analyse de ces critères démontre sans ambiguïté que le projet des 7 éoliennes dit « Bois des Charmes » n'est absolument pas conforme aux exigences requises. Par conséquent, ce projet doit être purement et simplement annulé. 
 
  Or, d'après le Journal de la Haute-Marne — jhmQuotidien du 17 juin, le maire a lui-même introduit le projet de « l'écornifleur du vent » en séance, allant jusqu'à proposer au conseil une entrée au capital de la structure porteuse :
« [Le maire] a exposé le projet avec la société Valeco. Il a proposé au conseil une entrée au capital de la société PE... »
  Toujours selon le jhm, ces 4 élus se sont finalement retirés lors du vote. Si cette abstention vise à respecter les règles de prévention des conflits d'intérêts, elle confirme implicitement l'existence d'intérêts personnels directs dans ce dossier.
 En droit public français, l'interdiction va beaucoup plus loin que le simple fait de ne pas presser le bouton au moment du vote final.
  L’article L.2131-11 du Code général des collectivités territoriales — CGCT, et la jurisprudence du Conseil d'État sont extrêmement sévères sur ce qu'on appelle les « conseillers intéressés ». L'interdiction s'applique à l'ensemble du processus de décision. Un élu concerné doit s'abstenir de :
 
 
 
 
 
 
   Source
 
  Le simple fait que le maire ait personnellement exposé le projet et proposé l'entrée au capital de la société — alors qu'il est concerné — entache la procédure d'irrégularité. Cela vaut également pour les 3 autres élus investis qui ont participé à la séance du conseil municipal.
  Même s' ils se sont sagement abstenus au moment du vote, leur participation à la séance en amont, suffit juridiquement à faire annuler la délibération par un tribunal administratif pour excès de pouvoir, et ouvre la porte à des qualifications pénales beaucoup plus graves, comme la prise illégale d'intérêts.

  À suivre...

 Conseil municipal 2026-2032 ou 2033 
  À noter que Mareilles, à l’instar d’environ 90 % des communes haut-marnaises — sur les 426 que compte le département, seules Chaumont, Langres, Wassy, et de manière plus inattendue Leschères-sur-le-Blaiseron ont connu un second tour — n’a connu qu’un seul tour de scrutin, avec une liste unique présentée aux électeurs.
  Avec un taux de participation de 34,3 %, difficile de parler d'un raz-de-marée démocratique. Dans cette élection sans suspense, où une seule liste était en lice, l'abstention a largement remporté la palme en mobilisant près des deux tiers des électeurs.
  Les chiffres ont au moins le mérite d'être éloquents : 35 suffrages exprimés. Et si l'on admet, hypothèse audacieuse mais vraisemblable, que les candidats de l'unique liste ont eux-mêmes voté pour leur propre équipe, alors celle-ci peut se targuer d'avoir été portée au pouvoir par... 24 électeurs.
  Oui, 24. À mettre en regard des 102 inscrits sur les listes électorales. Autrement dit, moins d'un quart des électeurs potentiels a effectivement choisi l'équipe municipale. Une légitimité certes parfaitement légale, mais dont l'assise populaire ressemble davantage à un cercle d'amis motivés qu'à un véritable élan citoyen.
  8 élus de la mandature précédente ont été reconduits, ce qui représente un renouvellement d’environ... 27 % de l’assemblée. Mais, les administrés avaient-ils le choix ?... Avec un jeu de chaises musicales, entre 2020 → 2026 : l'ancien maire rétrograde conseiller; puis viennent les promus : le 1er adjoint, devient maire; 2 conseillers deviennent adjoints. Enfin, comme auparavant, on peut relever le caractère relativement familial de ce conseil municipal.
  • Jean-Christian THÉVENIN, maire, agriculteur sur moyenne exploitation
  • Gwenaëlle GRAILLOT, 1er adjoint, technicienne
  • Emmanuel CAUSSIN, 2eme adjoint, agriculteur sur moyenne exploitation
  • Luc VAUTRIN, ancien maire, ancien employé / ouvrier
  • Anne-Laure DUVAUX, profession intermédiaire administrative de la fonction publique
  • Christine MAGALHAES, ex TOUATI ?, profession intermédiaire de la santé et du travail social  
  • Romain GRAILLOT, agriculteur sur moyenne exploitation
  • Sandra AMARO, profession intermédiaire de la santé et du travail social 
  • Ludovic THÉVENIN, agriculteur sur moyenne exploitation
  • Virginie CHEVALLIER, ouvrière qualifiée de type artisanal
  • Joël VAUCOULEUR, employé civil et agent de service de la fonction publique 
En gras, les réélus en 2026
 
  - Inscrits : 102 / 112 en 2020
  - Abstentions : 34 / 16
  - Votants : 68 / 96
  - Blancs ou nuls : 33 / 0
  - Exprimés : 35 / 96  
 
 
EN AVANT TOUTES ! 
 
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FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : USINE ÉOLIENNE : LES ÉQUIPES DU FABRICANT CHINOIS S' ACTIVENT SUR SITE

 
  Après le duo espagnol le mois dernier, lire ci-dessus, place au duo du fabricant chinois des éoliennes. Le défilé se poursuit sur le site des 17 éoliennes du « Haut Vannier », interdites de fonctionner par la justice depuis plus de 2 ans. Ce déploiement technique n'a qu'un but : faire un état des lieux de l'environnement et préparer les turbines à un éventuel redémarrage si, le nouveau dossier de demande d'autorisation d'exploitation, auprès de la préfecture, venait à obtenir un feu vert. Cette gesticulation suffira-t-elle à relancer des machines que les tribunaux ont jugé bon de stopper ?
 

Fayl-Billot : mardi 16 juin 2026... Photo : php.
 
Qui est Envision Group ?
  Alors que les débats européens sur la transition énergétique se concentrent souvent sur Vestas, Siemens Gamesa ou encore les géants américains des renouvelables, un acteur chinois poursuit une ascension spectaculaire dans un relatif anonymat : Envision Group. 
  Créé en 2007 à Shanghai par Lei Zhang, Envision est devenu en moins de 20 ans l'un des leaders mondiaux d' éoliennes. Voir ci-dessous.
 
 
 
Selon les classements internationaux récents, l'entreprise figure parmi les deux ou trois plus grands constructeurs mondiaux aux côtés de Goldwind et Vestas.
 
Quelle présence en France ?
  Contrairement à certains de ses concurrents européens, Envision ne possède pas d'usine de fabrication d'éoliennes en France.
  Ainsi, Envision n'a pas encore développé une présence industrielle majeure dans la fabrication d'éoliennes sur le territoire français et ce, malgré 20 ans de présence... Sa stratégie marketing se résume au développement de projets puis leur revente le plus rapidement possible1.
 
1. Le 20 octobre 2020, le fonds d'investissement britannique The Renewables Infrastructure Group — TRIG, a annoncé l'acquisition de 100 % de la société Haut Vannier SAS et des droits de construction de l'usine. À cette date, les travaux étaient déjà engagés mais l'usine pas encore achevée.
 
 Ses équipes en activité en France, le sont principalement dans les domaines : 
  • Développement de projets;
  • Ingénierie;
  • Exploitation;
  • Maintenance;
  • Fonction support.  
   Aussi, l'effectif reste limité avec probablement...un nombre inférieur à une centaine de personnes !  
 
  2 adresses effectives :
  • Envision Energy International France — EEIF : siège social :  10 rue de la Haie de Montbraux, 52500 Fayl-Billot. Effectif déclaré : environ 3 à 5 salariés pour cette entité juridique. 
  • Il est probable que ce site soit davantage une adresse administrative et juridique, un petit bureau opérationnel, voire une base logistique régionale. Nous penchons pour la troisième solution. 
 
 Voilà ce qui est présenté officiellement comme « le siège social » de EEIF. Source.
 
  On savourera au passage le très précis « environ » appliqué au nombre de salariés déclarés… 
  En clair, les « écornifleurs du vent » de l'usine « Haut vannier » s’activent en coulisse, impatients de voir tourner à nouveau leur tiroir-caisse de 17 éoliennes. Le ballet des sous-traitants s'accélère. Après les Espagnols de Coverwind en mai – venus auditer et expertiser — évaluation des causes de l'arrêt, estimation des coûts de remise en service, etc., voici le service après-vente « chinois » d' Envision en juin : inspections de pales, diagnostics des convertisseurs, vérifications des systèmes, etc. ? 
  Le plan de bataille pour le redémarrage des 17 turbines est bien en marche.
  Ainsi, nous avons, d’un côté, TRIG, mastodonte de la finance basé à Londres et de l'autre, nous, opposants locaux.
  Si TRIG est ultra-motivée à l'idée de relancer son tiroir-caisse éolien, il faut qu'il sache que, la résistance locale l'est tout autant pour que cette sanction judiciaire se prolonge jusqu’au bout de la nuit.
 
2. Usine « Haut vannier » 
  • Propriétaire : TRIG, principal gagnant financier de l'usine — entre 2 et 4 M€/an ?
  • Vente des 17 éoliennes, centre d’expertise technique constructeur et supervision à distance : Envision; 30 à 50 M€ ?
  • Développeur et constructeur de l'usine: Vélocita énergies — groupe Envision, depuis 2016; entre 3 et 10 M€ pour l'opération ? 
  • Opérateur technique : exploitation / maintenance : Renewable Energy Systems — RES : 0,5 à 1,5 M€ /an ?
   À suivre...
   En avant toutes !
 
php 

CHASSIGNY, DOMMARIEN ET VILLEGUSIEN-LE-LAC : PROJET ÉOLIEN : LA MRAE JUGE LE PROJET NON COMPATIBLE AVEC LES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX

 
  Revoici ce projet éolien que tout le monde croyait enterré. L'avis rendu par la MRAe est sans appel : c'est une exécution en règle. Devant la pluie d'incohérences, de fautes grossières et de contre-vérités pointées du doigt par cette autorité, il serait incompréhensible que le préfet, en fonction au moment de la décision finale, valide aujourd'hui ce qui a déjà été légitimement rejeté... en 2022.
 
Rappel des faits
 
 
 
 
 
Mission régionale d' autorité environnementale — MRAe, 2026,  p. 4. 
 
Précision : le préfet de l'époque était CORNET ANNE — 16 février 2022-20 août 2023.
 
1. État des lieux éoliens sur le secteur 
 
 
 
 
 
 DREAL Grand Est — Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Grand Est, 13 avril 2026
 
 
Caractéristiques des éoliennes
 
 
 
MRAe, p. 5. 
 
  Les hauteurs annoncées donnent littéralement le vertige. À titre de comparaison, le sinistre record actuel est déjà détenu par les 17 éoliennes de l'usine dite « Haut vannier », implanté sur les communes de Fayl-Billot, Pierremont-sur-Amance et Pressigny, dont les mâts culminent à 183 mètres en bout de pale. Or, le projet évoqué ici franchit un nouveau seuil d’effroi : il s’agirait de machines encore 50 mètres plus hautes. Des géants d’acier aux 230 mètres, une perspective proprement vertigineuse qui bouleverse l’échelle même du paysage. 
 
Impact annuel en émissions de gaz à effet de serre évitées ?
 
 
 
 MRAe, p. 5. 
 
  L’ AE met en évidence une information inexacte communiquée par le porteur du projet, de nature à fausser la compréhension du public. Comme nous le verrons, cette « fake new » n’est pas la seule relevée dans ce dossier.
 
Détermination de la région de raccordement de l’usine : Grand Est ou Bourgogne-Franche-Comté ?
 
 
 MRAe, p. 6.
 
Une fois encore, l' AE met en avant les approximations du dossier.  
 
Le contexte environnement 
 
 
 
 MRAe, p. 6. 
 
 
 
Figure 1: Situation de la ZIP par rapport aux grandes continuités écologiques et aux réservoirs de biodiversité. MRAe, p. 7. 
 
 Dans le détail :
 
 
 
 MRAe, p. 7.
 
 
 
«  Sur d’autres documents d’illustration, le pétitionnaire présente l’implantation des éoliennes en figurant le point d’implantation du mât et non la projection de la zone de balayage du rotor au sol. L’absence de présentation conjointe des enjeux de biodiversité et du projet nuit à la bonne information du public. » 
 
 
 
 MRAe, p. 8. 
 
Quand est-il des couloirs de migrations1
 
 
 
 MRAe, p. 8.
 
1. Le terme « couloir de migration » — ou corridor de migration, désigne, en écologie, un espace terrestre, aquatique ou aérien emprunté de manière régulière par des espèces animales lors de leurs déplacements saisonniers ou de leurs migrations. Ces couloirs permettent de relier les zones de reproduction, d’alimentation, d’hivernage ou de repos et sont essentiels au maintien des populations migratrices.
 
Espèces protégées : focus sur la Cigogne noire et le Milan royal 
 
 
MRAe, p. 9. 
 
  Une nouvelle fois, la MRAe relève les insuffisances du dossier présenté par le porteur de projet, lequel s’appuie sur des études datant ... d’au moins 6 ans.
 
 
 MRAe, p. 9.
 
Rappel : le projet, au nom bucolique d' « En beauté », comprenait 10 éoliennes et se situait sur la commune de Villegusien-le-Lac et la commune associée, Heuilley-Cotton. Dans le détail :
  «... Le projet se situe sur le territoire des communes d’ Heuilley-Cotton et Villegusien-le-Lac, aujourd’hui fusionnées, Villegusien-le-Lac est désormais commune déléguée d’ Heuilley-Cotton, et rassemble également les communes de Piépape, Prangey et Saint Michel.[...] Le projet final est composé de 10 éoliennes d’une puissance unitaire minimale de 4MW et d’une taille maximale de 200 m en bout de pales. Les 5 premières éoliennes seront situées sur la partie nord en deux alignements parallèles à la D67, tandis que les 5 autres seront réparties sur deux alignements au sud, également parallèles à la route départementale. [...] Le projet éolien a été initié par la prise de contact d’ ENGIE Green avec les élus locaux en 2016,[...] Les élus ont alors fait part de leur souhait qu’ ENGIE Green développe un projet sur une zone plus vaste. [...] La signature d’accords fonciers s’est ensuite poursuivie durant l’hiver 2017 et le début de l’année 2018, avec de nombreuses rencontres individuelles provoquées par ENGIE Green. »
  Il a été rejeté par arrêté préfectoral du 13 mai 2022, à l'issue de plus de deux années d'instruction administrative et n'a pas fait l'objet de recours. Le préfet de l'époque était CORNET ANNE — 16 février 2022-20 août 2023.
 
 
 
 
 Et quid des chauves-souris ?
 
 
 MRAe, p. 10.
 
 
MRAe, p. 11. 
 
  La garde au sol d'une éolienne désigne la distance verticale entre le point le plus bas de la pale — lorsqu'elle est à la verticale, pointée vers le sol, et le niveau du sol ou de la mer. Une garde au sol surélevée permet souvent de réduire les risques de collision avec la faune aviaire — oiseaux, et les chauves-souris, qui volent majoritairement à des hauteurs plus basses. Elle doit être assez haute pour éviter tout risque d'accident avec des engins agricoles, des véhicules, des animaux ou des personnes.
 
 Des villages surplombés et directement impactés par les éoliennes
 
 
 
MRAe, p. 11. 
 
  Notons au passage que ce paragraphe comporte, lui aussi, une affirmation erronée, que l’on pourrait assimiler à une contrevérité.
 
 
 MRAe, p. 12. 
 
  La MRAe s'oppose clairement à l'implantation de cette usine éolienne ! 
 
Les nuisances sonores
 
 
 
 MRAe, p. 12. 
 
 
 
MRAe, p. 13. 
 
  Quel scandale ! Les méthodes employées par le porteur de projet et ses équipes suscitent l'indignation et s'apparentent, pour beaucoup, à une véritable tromperie.
 
 
Les dangers engendrés ?
 
 
 MRAe, p. 14.
 
 Conclusion de la MRAe
 
 
 
 MRAe, p. 3. 
 
  Pour prendre connaissance de l'avis de la MRAe en totalité, c'est ICI.
 
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LOUVIÈRES & POULANGY : AVIFAUNE : DE NOUVEAU UN ARRÊTÉ PRÉFECTORAL SANCTIONNANT L' USINE ÉOLIENNE

 
ET DE 4 !
 
  Dans l’article précédent — voir ci-dessus, nous nous interrogions sur la durée pendant laquelle la préfecture continuerait à tolérer la multiplication des mortalités de Milans royaux et de chiroptères, malgré le manque de réactivité de l’exploitant face aux différentes sommations préfectorales, avant d’envisager la fermeture définitive de l’usine ? Manifestement, ce nouvel arrêté apporte désormais un élément de réponse : ce ne sera pas pour tout de suite. La préfecture semble encore vouloir laisser une « chance au produit » éolien, quitte à prendre le risque de voir s’alourdir le bilan des victimes au sein de l’avifaune et des chiroptères. 
 
Dans le détail...
  En préambule, vous noterez que l'exploitant du site a obtenu, en 2016, par arrêté préfectoral, une dérogation à l'interdiction de destruction du Milan royal. C'est-à-dire qu'il est autorisé, sous certaines conditions strictes, à poursuivre son activité même si celle-ci est susceptible d'entraîner la mortalité d'individus de cette espèce protégée.
  La dérogation repose généralement sur trois conditions cumulatives :
  1. Absence de solution alternative satisfaisante : il doit être démontré qu'il n'existe pas d'autre solution permettant d'atteindre les mêmes objectifs avec un impact moindre sur l'espèce.
  2. Raison impérative d'intérêt public majeur : le projet doit répondre à un intérêt considéré comme suffisamment important — par exemple...  la production d'énergie renouvelable !
  3. Maintien de l'état de conservation favorable de l'espèce : l'autorité administrative doit estimer que les mortalités prévisibles ne compromettent pas la viabilité de la population concernée.
Concrètement, pour l'exploitant, cette dérogation :
  • sécurise juridiquement l'exploitation de l'usine vis-à-vis du risque de destruction d'individus protégés;
  • reconnaît implicitement que des mortalités peuvent survenir malgré les mesures d'évitement et de réduction mises en œuvre;
  • s'accompagne généralement d'obligations : bridage des éoliennes, suivi ornithologique, dispositifs de détection, mesures compensatoires, etc.
 En revanche, la dérogation n'est pas un « permis de tuer » sans limite. Si les mortalités constatées dépassent celles qui avaient été évaluées lors de l'autorisation, ou si l'exploitant ne respecte pas les prescriptions imposées, le préfet peut prendre des mesures complémentaires, mettre en demeure l'exploitant, voire suspendre certaines installations
  En droit français, il peut également, tout comme un juge administratif aller jusqu'à retirée, suspendue ou modifiée dans certaines circonstances la dérogation. Les principaux cas sont les suivants :
  • Non-respect des prescriptions : si l'exploitant ne respecte pas les mesures imposées par l'arrêté de dérogation — bridage des éoliennes, suivi environnemental, dispositifs de détection, etc., l'administration peut intervenir.
  • Évolution des connaissances : si de nouvelles données montrent que l'impact sur le Milan royal ou les chiroptères est plus important que prévu lors de l'instruction du dossier.
  • Modification des circonstances de fait : par exemple si les mortalités constatées dépassent significativement les prévisions ou si l'état de conservation de l'espèce se dégrade.
  • Illégalité de la dérogation : un juge administratif peut annuler la dérogation s'il estime que les conditions légales n'étaient pas réunies lors de sa délivrance.
  Dans le cas d’une usine éolienne déjà en exploitation, le retrait pur et simple d’une dérogation constitue une mesure d’une extrême sévérité qui ne s’est, à notre connaissance, jamais produite.
 Pour les défenseurs de l'environnement, de l'avifaune et des chiroptères, ces mesures de « protection » ont un goût amer. Elles donnent surtout l'impression que l'on protège davantage les apparences que les espèces concernées. L'éolien doit passer et ce, quel qu’en soit le prix à payer ! Les voix citoyennes pour la protection des oiseaux continueront sans doute à s'en émouvoir; quant aux professionnels de la profession, eux, ils ont mis la sourdine à leurs protestations. 
  Un bon point toutefois pour Mme la préfète : les contrôles des usines du vent semblent s’être accélérés ces derniers mois. C’est une avancée. Il ne manquerait plus désormais que les sanctions suivent pour les exploitants multirécidivistes. À moins que l’accumulation des infractions ne soit pas encore considérée comme un motif suffisant...
 
Arrêté n°  52-2026-06-00039, en date du 4 juin 2026
Extraits 
 
 
 
 
 
p. 1.
 
 
 
 
 
 
 
 
 p. 2. 
 
 
 
 p. 3.
 
 
 
 p. 4.
 
  Vous pouvez consulter l’arrêté dans son intégralité ici.  
 
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VOISEY : LE CONSEIL MUNICIPAL DONNE UN AVIS DÉFAVORABLE AU PROJET ÉOLIEN... D' ENFONVELLE

Quel retournement de situation !
  Après avoir soutenu le projet d'usine éolienne sur son territoire1, le nouveau conseil municipal élu en 2026 — dont 5 membres siégeaient déjà dans le précédent conseil parmi les 11 élus actuels — a finalement rendu un avis défavorable au projet Enfonvelle2, qui prévoit l'implantation de 4 éoliennes.
  Cet avis a été sollicité dans le cadre de l'enquête publique. En effet, le Code de l'environnement prévoit que, pour les installations classées pour la protection de l'environnement — ICPE, catégorie à laquelle appartiennent les usines éoliennes, les conseils municipaux des communes concernées situées dans un rayon de 6 kilomètres autour du projet sont invités, sans y être obligés, à se prononcer.
  L'objectif de cette consultation est de recueillir l'avis des collectivités susceptibles d'être affectées par les incidences du projet, notamment en matière de paysage, de bruit, de biodiversité, de circulation ou encore de patrimoine. Lire ci-devant.

 

Source.  
 
 
 

  La situation de Voisey par rapport au projet des 4 éoliennes d' Enfonvelle. Source.
 
 
1. L’association « À contre vent » de Melay, qui s'est fortement investie dans la lutte contre le projet éolien de Voisey a communiqué, en début d’année, sur l’évolution de ce dossier. Comme on pouvait s’y attendre, l'écornifleur du vent a formé un recours contre la décision de refus d’autorisation.
«  Une information pour vous faire savoir que le promoteur éolien ERG  a fait connaître son intention de faire un recours en justice face à la décision préfectorale de refus de leur projet des Grandes Bornes.
  Nous sommes donc partis pour un round en Justice.
  La préfecture fera valoir le bien-fondé de sa décision et l'association A Contre Vent se portera partie civile en partenariat avec les autorités préfectorales.
  Nous vous tiendrons au courant du développement de ce qui devient maintenant " une affaire "
  Amicalement,
  Le bureau d'A Contre Vent »
2
«  Le conseil municipal de Voisey s’est réuni le 5 juin, autour du maire, Nelly Elsan. Les élus ont été consultés sur la demande d’autorisation environnementale, présentée par la société Enfonvelle énergie, d’implantation d’éoliennes sur le territoire de la commune d’ Enfonvelle. Le vote a donné le résultat suivant : une voix favorable, six abstentions et trois votes contre. »
Source : jhmQuotidien, 2026 06 11, p. 22.  
 
 Cet avis défavorable si il est une excellent nouvelle pour les opposants à ce projet, ne s'avère nullement décisif dans la décision finale du préfet, qui sera en place au moment de la décision. Mais, cet un coin enfoncé dans la machine du porteur de projet. Et si d'autres conseils municipaux venaient à suivre le même exemple, nul doute que la décision finale du préfet en place ne serait que plus délicate. 
  Le vote des élus de Voisey ne donne pas non plus matière à s’enthousiasmer : une seule voix favorable, six abstentions et trois votes contre.
  On est davantage face à un avis rendu par défaut qu’à une adhésion clairement assumée. Six abstentions, ce n’est pas exactement un plébiscite ! Mais au final, peu importe l’ampleur de l’opposition : il n’existe ni petit ni grand avis défavorable. L’avis est défavorable, un point c’est tout.
  Qui sont donc ces nouveaux « héros » de l'anti-éolien ?
  Notons d’emblée que l’ancien maire, directement concerné par ce projet et particulièrement influent au sein du conseil municipal, ne figure plus parmi les élus actuels. Cette évolution n’est peut-être pas étrangère à la situation présente. Va savoir... Autre fait marquant : le nombre de votes blancs ou nuls a explosé, passant de 5 en 2020 à 56 en 2026. Faut-il y voir l'effet de la nouvelle loi électorale applicable aux communes de moins de 1 000 habitants ? Avec la suppression du panachage, les électeurs n'ont plus le droit de rayer ou d'ajouter des noms sur les listes. Un simple coup de crayon suffit désormais à rendre le bulletin nul. Voilà peut-être une piste d'explication à cette soudaine inflation des votes non comptabilisés.
 
Conseil municipal 2026-2032/2037? 

  • Nelly ELSAN, maire, ouvrier qualifié de type industriel 
  • Michel MARTIN, 1er adjoint, ancienne profession intermédiaire
  • Florence ROPERS, 2eme adjoint, ancien ouvrier
  • Béatrice CARDEUR, employé civil et agent de service de la fonction publique
  • Dominique GOUGNOT, ancien cadre
  • Christian LORRAIN, employé civil et agent de service de la fonction publique 
  • Éric CHEVRIER, ouvrier qualifié de type industriel
  • Johnny PETITCOLIN, agriculteur sur petite exploitation
  • Gwladys MARTELLE CORNET, profession intermédiaire de la santé et du travail social
  • Jean-François FLAGET, ancien ouvrier 
  • Charles RUYSSEN, agriculteur sur moyenne exploitation
  • En gras, les réélus en 2026.
     
    - Inscrits : 242 / 264 en 2020
    - Abstentions : 83 / 70
    - Votants : 159 / 194
    - Blancs ou nuls : 56 / 5
    - Exprimés : 103 / 189 
     
    Source.  
     
     
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    PRESSIGNY : USINE ÉOLIENNE : UNE SOCIÉTÉ D' INGÉNIERIE EST DANS LA PLACE

     
      Une équipe de Coverwind Solutions est actuellement logée à Pressigny — voiture blanche, immatriculée en... Espagne. Cette dernière est une société espagnole spécialisée dans les services techniques pour la filière éolienne, avec une activité internationale et une filiale française appelée Coverwind Solutions France. Les vues imprenables ne croyant pas aux coïncidences, cette présence semble sans aucun doute directement liée à l’actualité de l' usine de 17 éoliennes dit « Haut vannier » — la nouvelle demande de l'écornifleur du vent, auprès de la préfecture, pour réexploiter le site, voir ci-dessus.
     
     

    Auteur : php. 
     
    Elle intervient principalement sur : 
    • Le montage et la mise en service d'usines éoliennes,
    • La supervision technique et les inspections qualité,
    • La maintenance préventive et corrective,
    • Les « grands correctifs » et rétrofits1,
    • Les audits O&M — opération et maintenance,
    • Récemment  → certaines activités photovoltaïques.
     1. Dans l’industrie éolienne, un rétrofit désigne une modification ou une amélioration apportée à une éolienne déjà installée afin d’améliorer ses performances, sa fiabilité ou sa sécurité sans remplacer toute la machine. Visuellement, cela ressemble souvent à des interventions techniques lourdes sur des turbines déjà en service. Le mot vient de l’anglais retrofit, qu’on peut traduire par  « modernisation », « mise à niveau », ou « adaptation après installation » .
     
      Le groupe fait partie de l’écosystème « Cover Global », basé en Galice — Espagne. Il est surtout positionné comme prestataire de services pour les grands développeurs et fabricants d’éoliennes plutôt que comme développeur d' usines lui-même.
     
    En France 
      La structure a été créée fin 2017, à Challans — Vendée, un territoire historiquement lié à la supply chain — chaîne d'approvisionnement, éolienne de l’Ouest — sur terre et sur mer ! Son activité déclarée couvre la maintenance d' usines éoliennes et l’installation/maintenance photovoltaïque. 
     
      À suivre... 
     
    php 


    FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : USINE ÉOLIENNE : LA DEMANDE POUR RELANCER LES 17 ÉOLIENNES DÉPOSÉE EN PRÉFECTURE

     
    Coucou ! Les revoilà !
      Après l’annulation de l’autorisation d’exploiter l' usine dite « Haut Vannier » par la Cour administrative d'appel — CAA, le 30 décembre 2025, lire Épisode précédent, et l’arrêt des 17 éoliennes depuis mai 2024, le propriétaire de l'usine — The Renewables Infrastructure Group — TRIG, société londonienne spécialisée dans l’investissement dans les énergies renouvelables — s’était vu accorder par la préfecture un délai maximal de 12 mois pour déposer une nouvelle demande d’autorisationcomme le prévoit le Code de l’environnement, article L. 171-723 octobre 2023
     

     Source
     
      Sans surprise, cette procédure de régularisation a bien été engagée par la société gestionnaire du site, Velocita Énergies1. Pour constituer et déposer le dossier en préfecture, TRIG a mandaté la société franc-comtoise Opale Énergies Engagées1. 
     
      Ci-devant, par exemple, l'arrêté préfectoral reçu en mairie de Pressigny. À noter que ce dernier n'est pas encore disponible sur le site de la préfecture...
     
     



     Photos : association Van d'osier.
     
    1. CV de Velocita Énergies C'est acteur français spécialisé dans le développement, le financement, la construction et l'exploitation d' usines éoliennes. Depuis 2016, Velocita Énergies est la filiale française du groupe Envision Energy, 2e fabricant mondial de turbines éoliennes — en termes de capacité installée en 2023. C'est une SAS — Société par Actions Simplifiée, dont le siège social est situé à Paris Montparnasse, avec des antennes régionales à Lyon et Rennes et dont les dirigeants sont : ZHOU Feng, ZHANG Xu — depuis 2025, et CARADEC Éric — depuis 2016. Elle exploite sur le secteur les usines dites « Sud Vannier » — Tornay/Belmont, Haute-Marne; « Entre Tille et Venelle » — 16 éoliennes — Avelanges / Marey-sur-Tille / Selongey / Villey-sur-Tille, Côte-d'Or et « Haut Vannier ». Toutes ces usines sont équipées d'éoliennes... Envision Energy. CQFD ! 
    - CV Opale Énergies Engagées : c'est est une SAS spécialisée dans la gestion de fonds. Créée il y a 8 ans, le 12 juin 2018, elle accompagne le développement de projets énergétiques via sa structure juridique dédiée. Son siège est à Fontain — Doubs. Ses dirigeants sont : GRAND Arnaud — depuis 2023, CACIO Antoine — depuis 2023, société SNOWDONIA — depuis 2018. Opale a souvent travaillé en partenariat avec Velocita Énergies. Dans de nombreux cas, Opale assure l'acceptabilité local — le contact avec les maires, les propriétaires terriens et les études de terrain, tandis que Velocita apporte la puissance financière et technologique — via le groupe Envision. En résumé, si Velocita est le « géant » industriel du duo, Opale est le « visage local »..
     
      Selon le calendrier prévisionnel établi par Opale, le dépôt du dossier devrait intervenir d’ici la fin du mois de juin 2026. Ce document indique également qu’une réunion avec la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement — DREAL, s’est tenue le 5 mai dernier.
      Vous trouverez ci-dessous le calendrier prévisionnel communiqué par Opale aux maires des communes concernées, détaillant les différentes étapes de la procédure et envisageant une nouvelle autorisation préfectorale permettant un redémarrage de l'usine éolienne entre la fin 2026 et le début 2027
      Comme toujours, chez ces gens là, l'optimisme est de mise !... 
     
     

     Source : Opale / Résumé non technique
     
      À noter que ce calendrier précise :
    • En mai, les communes concernées par ce nouveau projet ont toutes reçu un Résumé non technique; 
    • En juin, un Comité de projet sera organisé : depuis 2023, la loi Loi relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables — APER, impose l’organisation d’un comité de projet avant tout dépôt de demande d’autorisation environnementale — DAE. Cette réunion a pour objectif de présenter le projet aux élus des communes concernées ainsi qu’aux communes situées à proximité, mais aussi de répondre à leurs interrogations et observations
    • En septembre, l'enquête publique est envisagée ?
     
      L'heure est venue de sonner le tocsin et de lever le ban pour, une fois pour toutes, bouter les Saxons hors de nos terres et briser l'influence de leurs alliés de l'intérieur.
     
    EN AVANT TOUTES ! 
     
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    SOMMERÉCOURT : USINE DE MÉTHANISATION : LA LEVÉE DES SANCTIONS PRÉFECTORALES

     
       On se souvient qu’en août 2025, à la suite d’une pollution du Mouzon imputée à l’usine de méthanisation, la préfecture avait pris plusieurs mesures d’urgence afin de limiter les conséquences environnementales de l’incident. Voir ci-devant. 
      Depuis, les exploitants du site semblent avoir engagé les actions correctives demandées par l’administration. Par un arrêté en date du 6 mai 2026, portant « levée de mise en demeure », la préfecture a ainsi abrogé l’ensemble des arrêtés liés à cette affaire1.
     
     
     
     1. À noter également qu’un des arrêtés mentionnés dans la décision préfectorale — le n°52-2026-02-00177 du 25 février 2026 — ne semble pas avoir été publié sur le site internet de la préfecture, sauf omission de notre part. Après vérifications, il apparaît que cette situation — consistant à publier un arrêté de « levée de mise en demeure » sans que l’arrêté initial de « mise en demeure » n’ait été rendu public — ne serait pas un cas isolé au sein des services préfectoraux.
     
     
     

      À ce stade, les risques pour le Mouzon et sa population piscicole paraissent donc écartés.
      Cette décision ne doit toutefois pas conduire à relâcher la vigilance. Comme ailleurs, les installations de méthanisation nécessitent un suivi attentif afin de prévenir tout nouvel impact sur l’environnement.
     

     
     
     
     Source
     
     
     
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    MAREILLES : LE NOUVEAU PROJET ÉOLIEN RENFORCE L'ENCERCLEMENT DE LA COMMUNE

    Épisode précédent : MAREILLES : AU MILIEU DES PROJETS MUNICIPAUX 2025, LES ÉOLIENNES SONT ACTÉES     La commune devient l'épicentre de ...