Quel plus beau des cadeaux la Justice1 pouvait-elle offrir aux opposants à cette usine que l’interdiction définitive, en l'état, de l'exploitation des 17 éoliennes ? Aucun autre. C’est, sans conteste, le plus beau des cadeaux !
À noter que Mme le préfet a tout fait pour bloquer cette décision en soutien de l'exploitant du site :
On n'oubliera pas non plus, la distribution, en fin d'année, dans les boîtes à lettres des communes concernées, de la lettre d’information où l’exploitant du site n'hésitait pas à garantir une issue favorable, présentant la procédure comme un simple passage obligé avant la relance des 17 éoliennes. Son assurance confinant à... l’arrogance, l'exploitant semblait avoir décrété que l'avenir de l'usine était déjà scellé, faisant fi de la procédure en cours. Mal lui en prit !
Concrètement que deviennent les 17 éoliennes immobilisées ? L'écornifleur du vent exploitant peut recommencer une nouvelle procédure qui est synonyme d'un retour en arrière de... 11 années ! Cette option prendra à son tour plusieurs années avant de déboucher sur... une enquête publique et des décisions administratives et judiciaires qui, pourraient aboutir... au même résultat.
En attendant, félicitations à toutes celles et ceux qui depuis toutes ces années n'ont rien lâché et, aux premiers d'entre eux : l' association Van d'osier de Pressigny, à leur avocat Me Monamy qui ont mené le combat judiciaire jusqu'à la victoire.
Alors qu’il y a une décennie, les recours devant le Tribunal Administratif — TA, de Châlons-sur-Saône se soldaient quasi systématiquement par des échecs, la Justice s'impose désormais comme un véritable contre-pouvoir et un arbitre de dernier recours. Ce changement de paradigme suggère que les juridictions administratives intègrent aujourd'hui de nouveaux critères de vigilance, mettant fin à l'ère des décisions autrefois unilatérales. Un tournant jurisprudentiel semble s'opérer... À suivre de près.
La Justice, en devenant plus attentive aux réalités locales, légitime l'action collective et redonne tout son sens à la résistance citoyenne. Cette nouvelle donne ne peut qu'encourager tout à chacun et chacune,
dans son village, dans son bourg, à s'opposer quand la connaissance d'un
projet d'usine lui parvient à ses oreilles et à croire à son succès !
« L'indignation est un commencement. Une manière de se lever et de
se mettre en route. On s'indigne, on s'insurge, et puis on voit. »
BENSAÏD Daniel
👊
Chronologie des faits, fournie par l'association Van d'osier
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21 novembre 2025
Maître Monamy informe son client de la tenue d’une nouvelle audience devant la Cour, fixée au 18 décembre. Cette audience concerne la procédure de régularisation faisant suite à l’arrêt rendu en mai 2024 par la cour d’appel de Nancy, arrêt ayant entraîné la mise à l’arrêt des éoliennes.
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26 novembre 2025
Maître Monamy lui transmet un courrier de la préfète précisant un calendrier prévisionnel pour l’instruction de la mesure de régularisation. Il y est indiqué que cette procédure ne pourrait aboutir, au plus tôt, qu’au 15 avril 2026. Une enquête publique est annoncée à compter du 26 janvier 2026, pour une durée d’un mois.
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11 décembre 2025
La préfète dépose un mémoire en défense sollicitant le report de l’audience. Elle fait valoir que les éoliennes ayant déjà été construites, l’annulation de l’arrêté préfectoral du 9 mars 2015 entraînerait l’abandon de la procédure de régularisation engagée depuis mai 2024, ainsi que la destruction des éoliennes.
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16 décembre 2025
Maître Monamy adresse à la Cour de Nancy une série d’observations en réponse.
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17 décembre 2025
Maître Monamy informe son client que le rapporteur public conclura, lors de l’audience du 18 décembre 2025, à l’annulation du jugement n° 1501817 du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne du 12 décembre 2019, ainsi que de l’arrêté du préfet de la Haute-Marne du 9 mars 2015, en raison de l’absence de régularisation du vice constaté par l’arrêt avant dire droit, après expiration du délai imparti au pétitionnaire.
La Cour d'Appel administrative de Nancy — décide :
À travers ces photographies signées PHP, on prend la pleine mesure de l'omniprésence de ces 17 éoliennes. Leur influence marque profondément le paysage, bien au-delà des frontières administratives de notre département.
PRESSIGNY
Salle des fêtes.
Château d'eau.
BRONCOURT
Église.
OUGE — Haute-Saône
Sortie du village, vers RN19.
PIERREMONT-SUR-AMANCE
CHARMOY
LAFERTÉ-SUR-AMANCE
LA QUARTE — Haute-Saône
À droite, l'on devine le Chêne de la Vierge ou Chêne Henri IV, site classé 1937, situé près du hameau de la Quarte.
FAYL-BILLOT
Carrefour de la Folie, dit la Rose des vents.
Centre-ville.
Église Notre-Dame-de-la-Nativité.
php
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