vendredi 22 juin 2018

Suisse : le lobby éolien sous le feu des critiques

Priscilla Imboden

 Commentaire : heureusement, cela ne risque pas d'arriver chez nous...😂
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Dans son enquête, le Contrôle fédéral des finances accuse les responsables du programme "SwissEnergy" de manque de transparence.

Les points faibles se retrouvent notamment dans le processus de subvention de l'organisation pour la mise en œuvre de la politique énergétique suisse. L'argent doit être distribué de manière plus transparente à l'avenir.

Les 50 millions de francs que "SwissEnergy" reçoit chaque année ne seraient pas toujours utilisés de manière transparente et compréhensible. C'est ce que critique le Contrôle fédéral des finances dans son nouveau rapport.

Prenons l'exemple de la Quality Alliance Eco Drive. Cette organisation organise des cours de conduite économe en carburant et reçoit de l'argent du programme "SwissEnergy". Elle a souvent demandé à d'autres fournisseurs d'organiser des cours et a reçu un paiement forfaitaire de l'Office fédéral de l'énergie sans fournir d'autres informations. Cela n'est pas transparent, critique l'Office fédéral de contrôle des finances dans son rapport récemment publié.

L’énergie : par le marché plutôt que par l’État

https://www.contrepoints.org
Par Pierre Desrochers

Un article de l’Institut Coppet
Conférence donnée lors de la 4e Université d’automne en économie autrichienne
(année 2015 — thème : la pauvreté)

Ce texte est à retrouver avec les autres conférences de cette édition 2015 dans le volume publié par l’Institut Coppet : La pauvreté : conférences de l’Université d’Automne en économie autrichienne

Encore merci aux organisateurs de m’avoir invité.

 
By: Clint Mason - CC BY 2.0

Les processus de marché, historiquement, ont pavé la voie aux énergies fossiles, parce qu’elles ont des avantages indéniables par rapport aux énergies renouvelables, et les conditions de base n’ont pas changé aujourd’hui.

Le thème de la présentation est énergie et pauvreté. On essaie de rejoindre le thème général de la pauvreté, mais comme Marian l’a mentionné, je suis géographe-économiste de formation, donc je vais essayer de faire des liens avec ce que j’ai entendu aujourd’hui, mais les cycles économiques, la création monétaire, ce sont des thèmes que je laisse aux professionnels, donc si vous trouvez des choses à redire sur ma présentation, s’il vous plait, faites m’en part, mais je vais essayer de vous présenter des choses, non seulement d’un point de vue géographique mais peut-être aussi du point de vue d’un ingénieur. Mon problème dans ce cas là est qu’il y a des véritables ingénieurs dans la salle — pour ceux qui ne le savent pas, Guido est ingénieur de formation, il y a François aussi, donc si je dis n’importe quoi, surtout corrigez moi. Surtout Guido, parce que tu étais un power ingenior de formation.
Alors écoutez, en règle générale, j’essaie de me renseigner sur le niveau de l’auditoire auquel je m’adresse, mais je n’ai aucune idée sur votre niveau de connaissance sur les questions énergétiques. J’ai pris pour acquis que vous étiez aussi au fait de ces choses là que mes étudiants au Canada, c’est-à-dire à peu près pas. Mais vu que le prix de l’énergie est plus dispendu — vous voyez le québécois qui ressort : dispendu est un ancien mot français qui veut dire très cher — vous êtes peut-être plus au fait de ces choses là, et si le niveau de discussion n’est pas assez haut je m’en excuse par avance.

J’ai essayé en même temps d’utiliser des exemples européens. Ainsi, encore une fois, s’il y a des choses que j’ai mal comprises, s’il vous plait corrigez-moi.

jeudi 21 juin 2018

Eoliennes en mer : le grand bluff et pour qui le jackpot?

http://www.geopolitique-electricite.com/
Lionel Taccoen

Hier, 20 juin 2018, le Président de la République a déclaré que les six projets français de parcs éoliens en mer "étaient confirmés". Il s'agit de ceux de Saint-Nazaire , Courseulles, Fécamp, Saint-Brieuc, le Tréport et Yeu-Noirmoitier. L'ensemble devrait constituer une puissance installée de l'ordre de 3 000 MWe.

Une éolienne ne fonctionne pas continuellement à sa puissance nominale , mais suivant la force du vent. Le parc éolien marin allemand de Bard Offshore 1, de 400 MWe, considéré comme particulièrement performant "produit jusqu'à 1,5 TWh par an". ( D'après son site web). Race Bank, le très récent parc éolien marin britannique de 573,3 MW "pourrait produire 1,9TWh/an" (Cf. "Connaissances des énergies").
Admettons que les six parcs français égaleront ces bonnes performances. En ce cas, ils pourraient, presque, produire 10TWh/an.
"Le coût initial pour l'Etat était de 40 milliards d'euros, contre 25 milliards désormais" (Les Echos, 21/6/2018). Auquel s'ajoutera la prise en charge par RTE du raccordement au réseau : deux cent millions d'euros pour chacun des six parcs. Ce qui amène la facture totale à 26,5 milliards d'euros.
26,5 milliards d'euros pour une production annuelle maxima de l'ordre de 10TWh.

Les investissements pour les centrales thermiques ou hydrauliques conduisant à cette production annuelle sont beaucoup plus faibles. Arrêtons nous aux investissements relatifs à la centrale nucléaire EPR de Flamanville considérés comme très élevés.
Leur montant probable est de 10,5 milliards d'euros. La production escomptée est également de 10 TWh.

Comment calculer le prix de vente d'un bien immobilier ?

Commentaire : riverains de zones industrielles d'aérogénérateurs à vos calculettes et... préparez vos mouchoirs ! 

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Le prix, toujours le prix ! C’est le nerf de la guerre et pas que dans l’immobilier, c’est bien connu. 

 
Le prix moyen du mètre carré en France pour un appartement est de 3
120 euros.


Mais dans ce secteur d’activité, il prend une importance particulière pour les vendeurs comme pour les acheteurs en raison des montants élevés en jeu mais également par la valeur émotionnelle inhérente du projet. Contrairement à ce que pensent beaucoup de propriétaires, un prix de vente n’est pas qu’une somme des factures, couplée à la sueur versée lors des travaux, pondérée par les disputes et multipliée au final par tous les instants de bonheur vécu dans le logement !
La fixation du prix de vente est un sujet technique qui ne peut laisser place à l’émotion et l’improvisation. Deux paramètres fondamentaux rentrent en ligne de compte : la valeur technique du bien et la mise en comparaison avec le marché existant. Les experts réalisent une évaluation technique du bien en fonction de la valeur du foncier (parcelle de terrain sur laquelle est édifié le bien) et de la valeur de construction. Pour la valeur du foncier, une valeur moyenne du terrain à bâtir est établie par comparaison des prix, d'après les informations recueillies auprès des services cadastraux de la commune, des notaires de l'agglomération, des lotisseurs et autres professionnels du secteur.
La valeur de construction, quant à elle, est déterminée en fonction des caractéristiques du bâtiment, de la qualité des matériaux mis en œuvre, de l'état du gros œuvre, des aménagements intérieurs et de la Surface Développée Hors d'œuvre Pondérée Terrain Intégré (SDHOPTI). Les experts analysent ainsi la surface habitable disponible pondérée en fonction des espaces et de leur finalité d’utilisation (on appréciera différemment un sous-sol enterré d’un salon ouvert sur une terrasse).
Puis, en partant du postulat qu’un bien doit être en bon état, sans nuisance particulière avec une vue normalement dégagée et lumineux, les experts vont identifier les éléments de plus-value et de moins-value. Les éléments de plus-value représentent les équipements pour lesquels les acquéreurs sont prêts à payer plus cher. Souvent, les propriétaires confondent plus-value et argument de vente. Le meilleur exemple est la cuisine équipée ! Elle ne constitue pas une plus-value car il n’est pas certain que les choix de l’actuel propriétaire plaisent au futur acquéreur. Une surface de terrain nettement supérieure aux moyennes des autres terrains du quartier, des vues exceptionnelles (sur la mer, la montagne ou sur des monuments historiques), des équipements comme une piscine ou un court de tennis constituent de véritables éléments de plus-value.

mercredi 20 juin 2018

Haute-Marne : nos paysages sont notre force, halte au massacre!

Blandine Vue*
Rencontres philosophiques de Langres
4/10/2017

Commentaire : pour compléter :
« Il va bien falloir prendre parti dans la guerre en cours, entre les managers et les alliés du vivant »

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De la responsabilité des politiques et de l'ignorance dans la dégradation de la qualité de nos paysages

Les paysages haut-marnais bénéficient des atouts d'un relief vallonné, d'une grande diversité géologique qui engendre des milieux forts différents..., or depuis quelques années, nous avons tous l'impression que leur dégradation s'accélère. Nous ne les reconnaissons plus! Tous ceux que je rencontre s'en inquiètent. Et pourtant les étrangers qui s'y installent ne tarissent pas d'éloges "La Haute-Marne, c'est le plus beau pays du monde !", m'a dit un californien résidant à Clefmont. Apprenons à ouvrir les yeux.

Quels sont les points forts de nos paysages, quels sont les moteurs de leur dégradation? Comment l' écologiquement correct, l'écologie de bobos citadins et les mesures agricoles boomerang précipitent-elles la chute? Quelles sont les failles des pseudo "énergies renouvelables" qui justifient une partie des massacres actuels? Comment les les "aides" diverses contribuent depuis des décennies à la banalisation de notre cadre de vie?

Le ravage des arbres de nos berges et la coupe à blanc de nos coteaux se font sous couvert de "valorisation de la biomasse". Bien qu'on surexploite, on n'a plus le droit de parler d'"exploitation forestière". La langue de bois a pris possession de nos territoires, écrasés par des aérogénérateurs qui atteindront bientôt 207 mètres, joliment baptisés "éoliennes" pour nous faire croire qu'ils ont quelque chose à voir avec nos paisibles éoliennes à eau. Et là où nos grands-pères auraient renvoyé les promoteurs à grands coups de pied "où je pense" après les avoir menés en bateau, beaucoup de nos élus rampent ! Pour quel gain pour nos territoires? Et si ce qu'on fait avec cet argent était parfois pire que rien !

« Il va bien falloir prendre parti dans la guerre en cours, entre les managers et les alliés du vivant »

par Rachel Knaebel


 

D’un côté la biodiversité disparaît à grande vitesse, à cause des pesticides, du bétonnage et de la déforestation industrielle. De l’autre, de plus en plus de populations et territoires se soulèvent contre ces projets funestes. Dans son ouvrage Être Forêts, habiter des territoires en lutte, le philosophe et bâtisseur Jean-Baptiste Vidalou se penche sur la forêt, lieu de résistances à l’exploitation de la terre et des hommes, défendue par « ceux qui élaborent et font vivre des communs » : « Un monde pluriel, attaché à des territoires, des animaux, des plantes, un monde qui favorise l’hétérogénéité du vivant plutôt que l’homogénéisation capitaliste. » Entretien.

Basta ! : Forêt de Rohanne sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, Bois Lejuc à Bure, forêt de Bialowieza en Pologne... La forêt est-elle un nouveau terrain de luttes ? Est-ce pour cela que vous vous y intéressez ?
Jean-Baptiste Vidalou [1] : Je me suis intéressé à l’histoire des forêts d’abord parce que j’ai vécu dans l’une des plus belles forêts de France, la forêt cévenole. J’y ai passé plus de quatre ans en plein milieu d’une châtaigneraie. C’est quelque chose d’assez fort, une expérience sensible qui traverse les couches profondes de l’être. Ce qui m’a intéressé dans les forêts, dans cette réalité sensible, c’est non seulement la profusion des formes de vie qui l’habitent, mais aussi son hybridation. Il faut savoir que dans les Cévennes, la forêt de châtaignier était considérée par les anciens comme un verger. Ce n’est qu’avec la déprise agricole et les maladies de l’arbre que ces vergers se sont transformés en forêts « abandonnées ».

Ce qui pour le touriste apparaît comme sauvage est pour le paysan une friche. C’est là que les choses deviennent intéressantes car, bien sûr, de nouvelles pratiques naissent dans ces « friches ». Des pratiques de cueillette, d’autres formes de travail en forêt, du débardage animal, ou encore une foresterie respectueuse des sols voient le jour, ainsi que tout un tas de gens qui sont prêts à y rebâtir des ruines, à reprendre des activités agricoles. Et surtout, à le faire collectivement, en recréant du lien, en politisant l’ancrage et les manières d’habiter. C’est en fait un certain retour, non pas à la terre, mais sur terre.

Il faut, je crois, en finir avec cette idée d’une forêt vierge à préserver. Les forêts primaires n’existent plus en France ! Ce qu’il faut défendre ce n’est pas un passé plus ou moins mythologique mais un rapport vivant à ce qui est là, pleinement là, entre nos mains, sous nos pieds, autour de nous, et en nous. C’est bien ce rapport indivisible au monde qui, aujourd’hui, contient une charge politique phénoménale. À la ZAD de Notre-Dame-des-Landes et partout sur les territoires en lutte, des gens se battent, parfois au risque de leur vie, non seulement contre tel ou tel « projet inutile », mais précisément pour une vision enfin située du monde. Non pas le monde un et universel du modèle occidental – économique, managérial par excellence – mais ce que les zapatistes, par exemple, appellent « un monde qui contient de multiples mondes ». C’est-à-dire un monde pluriel, attaché à des territoires, des animaux, des plantes, un monde qui favorise l’hétérogénéité du vivant plutôt que l’homogénéisation capitaliste.

Parmi les luttes du passé qui se sont déroulées dans les forêts, vous vous êtes intéressé en particulier à l’exemple des Camisards, des paysans protestants des Cévennes au tout début du 18ème siècle [2]. En quoi est-il exemplaire ?
La mise en gestion historique des forêts n’est pas propre aux Cévennes. Cela s’est produit sur tout le territoire français et européen. Le début de l’aménagement du territoire, tel qu’il a été appliqué sur les vallées considérées comme trop enclavées des Cévennes, correspond à l’époque de la guerre des Camisards. Néanmoins, dans cette guerre, on ne peut pas parler de revendications paysannes propres à la gestion forestière, comme cela sera clairement le cas pour la guerre des demoiselles en Ariège, en 1830 [3]. La guerre des Camisards, ou plutôt cette guérilla, a pris la forêt comme champ de bataille pour des raisons tactiques : la forêt ouvrait un éventail de cachettes infinies. Elle était aussi le lieu des assemblées clandestines, comme par ailleurs les grottes qui offraient des lieux de rendez vous pour se rassembler, prier, conspirer, s’organiser.

"Stop aux nouvelles éoliennes" tribune de 10 députés

https://www.ppeebp.org
Par Laure de La Raudière et neuf autres députés de tous bords politiques
20/06/2018
Tribune publiée dans le Figaro du 20 juin 2018.


Commentaire : ZERO EOLIENNE (terre, mer, ciel) ET BASTA!
 
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capture d'écran@lefigaro.fr

L’Assemblée nationale étudie actuellement l’article 34 du projet de loi dit «confiance», qui vise à permettre à l’Etat de renégocier le tarif de rachat des six centrales éoliennes côtières dont le principe avait été arrêté en 2011 et 2013, voire à annuler ces projets si les tarifs proposés restent trop élevés. En pareil cas, le projet de loi prévoit que des appels d’offre sont relancés « sur la même zone géographique ou sur une zone géographique à proximité
Nous nous réjouissons de cette renégociation en cours qui aura un impact réel sur la facture d’électricité des consommateurs et la fiscalité des contribuables. C’est du bon sens. Mais nous exprimons notre forte inquiétude concernant la possibilité, en cas d’annulation, que des projets éoliens côtiers soient situés dans les mêmes zones que celles initialement prévues alors que le ministre Nicolas Hulot avait, dans une interview dans Le Figaro du 9 mars dernier, précisé que « ces projets n’ont pas été bien « zonés » » et que « les résistances ont été peu prises en compte. »
Effectivement, la France connaît une véritable crise de saturation de l’implantation des éoliennes. En tant que représentants du peuple, nous constatons que partout la colère gronde lorsqu’il s’agit d’installation de centrales éoliennes terrestres ou plantées au bord des côtes. L’acceptabilité sociale est tellement faible qu’on arrive à un niveau de taux de recours de l’ordre de 70% sur toute la France. Lors de la récente enquête publique concernant la centrale éolienne entre Yeu et Noirmoutier, qui a suscité une forte mobilisation, 80% de la population s’est déclarée opposée à ce projet, ainsi que la presque totalité des acteurs économiques de la mer et de la pêche.
Il n’est pas concevable de mettre en place une politique de transition énergétique sans un minimum d’acceptation et de consensus de la population concernée. Deux députés, deux sénateurs et le président du conseil départemental de la Somme ont écrit à Nicolas Hulot pour demander un moratoire concernant le développement de l’éolien dans leur département. Et la tension monte dans tous les territoires.
C’est pourquoi l’actuelle discussion concernant les projets de centrales éoliennes aux bords des côtes nous semble le moment opportun pour lancer une réflexion sur la réorientation des projets d’installation d’éoliennes, en mettant la priorité absolue sur l’éolien flottant à un minimum de 50 kilomètres des côtes.

Une histoire du Paysage...

Conseil d'Architecture, d'Urbanisme et d'Environnement de la Haute-Marne (CAUE)
Rencontres philosophiques de Langres
4 /10/2017

Commentaire : à tous les hommes et les femmes de mauvaise volonté, complices du lobby éolien, prédateurs du Paysage.

"La servitude est la fille de l'ignorance."
Plutarque (46-125) 
L'éducation des enfants

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Digne d'être peint 

Vue du parc de Méréville, par Hubert Robert*, huile sur toile. / Collection particulière/Château de La Roche-Guyon

Contrairement à une idée communément répandue, le paysage n'est pas une notion également partagée à la surface du globe. S'il fait partie de la culture chinoise ou de la civilisation française, à l'inverse, pour certaines sociétés, le mot lui-même n'existe pas. C'est le cas, par exemple, pour plusieurs peuplades vivant en forêt. Si elles s'expriment  à propos de leur environnement quotidien, de leur cadre de vie, en revanche celui-ci ne forme pas pour autant un paysage. Il est vrai que leur immersion en forêt implique une absence de vue et d'horizon. Pour appréhender un paysage il est en effet indispensable de disposer d'un certain recul. Cette juste distance se situe entre l'absence d'horizon et trop d'horizon : le paysage du marin, tournant le dos  à la côte, n'existe pas plus que celui du cueilleur-chasseur dont le regard bute sur la touffeur des feuillages.

Le recul nécessaire est d'autant plus riche qu'il s'opère à l'horizontale mais aussi  à la verticale, débouchant ainsi sur l'idée de point de vue, inscrite dans les toponymes de Bellevue, Beauvoir ou Beau-site, ce dernier plus récemment apparu.
Cependant l'intérêt d'un paysage ne s'arrête pas à la capacité d'être vu. Outre sa dimension physique, le paysage possède une dimension culturelle, symbolique, poétique, fantastique, etc. à partir du moment où il fait l'objet d'une valorisation  à travers une représentation. Cette valorisation se cantonne parfois à l'humilité d'une carte postale ou d'un cliché familial mais il lui arrive de s'inscrire dans l'identité d'un territoire, comme l'explique Fernand Braudel dans "L'identité de la France".

Si l’énergie nucléaire est si sûre, pourquoi en avons-nous si peur ?

https://www.contrepoints.org/
Par Michael Shellenberger
Article paru initialement dans Forbes. Traduction de Michel Gay


Voir (langue : américain)
How Humans Save Nature
Michael Shellenberger

Comment le glamour de l’énergie nucléaire dans les années 1950 s’est-il transformé en craintes aujourd’hui ?
De nombreuses études dans des revues scientifiques de haut niveau révèlent que les réacteurs nucléaires sont de loin le moyen le plus sûr de produire de l’électricité fiable.

Pourquoi alors suscitent-ils une telle peur ?
L’association historique des centrales nucléaires avec les armes nucléaires n’y est pour rien. Pendant les deux premières décennies après le bombardement de Fukushima et Nagasaki au Japon, l’énergie nucléaire pour la production d’électricité a reçu un accueil plus enthousiaste qu’effrayé.
Comment le glamour de l’énergie nucléaire dans les années 1950 s’est-il transformé en craintes aujourd’hui ?

Serait-ce à cause de Three Mile Island, Tchernobyl et Fukushima ?

Pourtant, ces accidents ont prouvé le danger relatif de l’énergie nucléaire. Personne n’est mort des radiations à Three Mile Island ni à Fukushima, et moins de 50 personnes sont mortes à cause des radiations à Tchernobyl au cours des 30 années qui se sont écoulées depuis l’accident.

Pourquoi alors ces accidents nucléaires sont-ils considérés comme si catastrophiques ?

La réponse est à rechercher dans la manière dont les gouvernements ont réagi. Au lieu d’encourager le public à rester calme, les gouvernements ont paniqué. Ils ont fait évacuer des centaines de milliers de personnes… pour rien.
Le graphique ci-dessous montre que le nucléaire est le moyen le plus sûr pour produire de l’électricité. Le nombre de décès pour une production identique d’électricité, ici par exemple le térawattheure (TWh = un milliard de kilowattheure) est notablement inférieur à celui des autres grands moyens de production de masse de l’électricité que sont le charbon, le pétrole, la biomasse et le gaz naturel.



« Entre 1986 et 1990, entre cinq et dix fois trop de personnes ont été éloignées de la région de Tchernobyl« , a écrit début juin 2018 une équipe de scientifiques de haut niveau dans la revue à comité de lecture, « Process Safety and Environmental Protection ».
Quant à l’accident nucléaire de 2011 au Japon, les scientifiques ont déclaré qu’il leur était difficile de justifier le déplacement d’une seule personne de Fukushima Daiichi pour des raisons de protection radiologique.

L’effondrement des sociétés humaines est-il inévitable ?

Daniel Tanuro
19/06/2018



Suite à l’entretien avec Pablo Servigne paru dans Contretemps, nous publions deux contributions sur la « collapsologie », autrement dit les théories écologistes fondées sur l’idée d’un effondrement des sociétés humaines. Cette « science de la catastrophe » a des implications politiques qu’il s’agit de discuter, en particulier d’un point de vue écosocialiste. La première de ces contributions a été initialement publiée sur le site de la Gauche Anticapitaliste en Belgique.

La « collapsologie » et l’écosocialisme présentent certains points communs mais aussi de sérieuses différences. Il faut souhaiter que le débat permette de les aplanir, ou à défaut de les clarifier. C’est dans cet esprit que cette contribution est écrite. Nous sommes d’accord sur un point important : il ne s’agit pas d’une crise, au sens où on parle d’une crise économique ou d’une crise de foie, c’est-à-dire de phénomènes passagers. Ce à quoi nous sommes confrontés est infiniment plus grave. Mais l’avenir reste ouvert, malgré tout. C’est la lutte qui est à l’ordre du jour, pas la résignation endeuillée.

Selon le programme international géosphère-biosphère, la soutenabilité de la civilisation humaine dépend de neuf paramètres écologiques. On définit pour chacun une frontière de dangerosité à ne pas franchir. La reconstitution en cours de la couche d’ozone est le seul point positif. La frontière est inconnue pour deux paramètres. Elle est franchie pour trois des six autres : le déclin de la biodiversité, la perturbation du cycle de l’azote et la concentration atmosphérique en gaz à effet de serre.
Contentons-nous d’une indication concernant le changement climatique : les scientifiques situent entre +1°C et +4°C (par rapport à l’ère préindustrielle) le point de basculement au-delà duquel la calotte glaciaire du Groenland se disloquera, entraînant in fine une hausse de sept mètre du niveau des océans. Depuis 2016, le réchauffement est supérieur à 1°C ; nous sommes donc dans la zone dangereuse. De toute manière, sans mesures drastiques, une hausse de 60 à 80cm du niveau des océans est fort probable dans les prochaines décennies. Plusieurs centaines de millions de personnes seront alors contraintes de déménager.
Nous ne serions pas dans cette situation tragique si de sérieuses réductions des émissions de gaz à effet de serre avaient été décidées dans le sillage de la Conférence de Rio, en 1992. Mais les émissions ont augmenté plus vite que jamais. Un record a même été battu en 2017 : 3,7% de hausse ! Au rythme actuel, le budget carbone donnant deux chances sur trois de ne pas dépasser 1,5°C de réchauffement sera épuisé en 2030 ; celui de 2°C le sera en 2050.

L'Office national de la biodiversité dresse un bilan alarmant de l'état de la faune française

https://www.actu-environnement.com
Fanny Rousset

Commentaire : et pas un mot sur le principal prédateur de la chauve-souris : l'éolien! Pourquoi?
Qu'est-ce que l' ONB :
(...) "L' ONB est piloté depuis le 1er septembre 2017 par l'Agence française de la biodiversité* (AFB) avec l'appui du Service de la donnée et des études statistiques (SDES) du Ministère de la transition écologique et solidaire"

*L'Agence française pour la biodiversité est un établissement public du ministère de la Transition écologique et solidaire.
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 alouette des champs

L' Office national de la biodiversité (ONB) vient de publier, à partir de ses indicateurs, son bilan annuel de l'état de la biodiversité en France. Et il n'est pas joyeux puisque "le scénario catastrophe de la disparition des oiseaux des paysages ruraux français pourrait à court terme ne plus relever de la science-fiction", indique-t-il en introduction.
Les populations d'oiseaux sont particulièrement en déclin, et pas seulement dans les milieux agricoles et bâtis. En effet, les populations d'oiseaux généralistes, qui avaient connu une hausse au début des années 2000, "n'augmentent plus depuis 2006". Le nombre d'oiseaux des milieux agricoles a, quant à lui, chuté d'un tiers depuis 1989.
Autre espèce qui subit un déclin : les chauves-souris. Elles ont connu près de 40% de baisse entre 2006 et 2016. En outre, d'après la liste rouge nationale des espèces menacées, sur le territoire français, métropole et Outre-mer confondus, l' ONB rapporte que "près d'une espèce vivante sur trois est en danger de disparition".

mardi 19 juin 2018

La Commission reste réticente face aux mécanismes de capacité d’électricité

Par : Claire Guyot



A well-designed electricity market is the only way in which the 2050 target of decarbonising the sector will be met. [Oran Viriyincy/Flickr}]

La Commission tente de limiter le développement de tels dispositifs, prônés par certains États comme moyen d’assurer leur sécurité d’approvisionnement en électricité.

L’Union de l’énergie progresse à petits pas. Alors que les institutions européennes sont arrivées le 13 juin à un compromis sur les énergies renouvelables, fixant à 32 % la part de ces dernières d’ici à 2030, les négociations se poursuivent sur le reste du paquet énergie propre. Parmi ce dernier, la révision de la directive sur le marché de l’électricité fait l’objet de débats houleux avec comme sujet de tension la problématique des mécanismes de capacités.



L'Europe s'accorde sur un objectif de 32% de renouvelables d’ici 2030

Accord surprise sur les renouvelables entre le Parlement et le Conseil après une nuit de négociations : l’objectif sera de 32 % et l’utilisation d’huile de palme sera interdite dans le transport d’ici 2030.

Ces mécanismes consistent à rémunérer des producteurs d’électricité pour leur « disponibilité » à produire. A l’instar d’une assurance, ces derniers s’engagent à produire une certaine quantité d’électricité et obtiennent en échange une rémunération. Celle-ci représente une ressource financière supplémentaire et permet de maintenir certaines centrales non rentables autrement, pour faire face à de futurs pics de consommation. Certains opérateurs peuvent également être rémunérés pour leur « capacité d’effacement », c’est-à-dire leur habilité à économiser de l’électricité en période de forte demande.

Énergie : la guerre asymétrique entre le dogme et la raison

Par Michel Gay et Michel de Rougemont


 
By: Réseau Sortir du nucléaire - CC BY 2.0

Chaque fois qu’un argument spécifique est présenté en faveur du nucléaire, ou contre un aspect de la transition énergétique, il lui est opposé une plus grande aspiration moraliste visionnaire et altruiste, par exemple celle du sauvetage de la planète.

Pour l’avenir de la production énergétique en Europe, il existe une guerre asymétrique entre des opinions de militants convaincus par leurs dogmes et des avis formés sur des bases rationnelles.

Une opinion se forme sur un a priori idéologique alors qu’un avis (de l’Académie des sciences par exemple) devrait être fondé sur la connaissance et des considérations bien pesées.

L’opinion anti-nucléaire l’a emporté en Suisse en mai 2017. En agglomérant une clause du non-renouvellement du nucléaire à une série de mesures dans une loi générale sur l’énergie, c’est une loi d’interdiction qui a été votée. L’analyse post-scrutin montre que, paradoxalement, le fatras nommé transition énergétique a été avalisé non pas tant par enthousiasme écologique mais avant tout grâce au sentiment anti-nucléaire, sans trop se soucier de la validité de la stratégie énergétique proposée. Grâce à ce « succès », le nucléaire en Suisse se trouve dès lors en soins palliatifs et mourra sans possibilité de reconstruire de nouvelles centrales.

Les pro-nucléaires ont échoué, même en présentant cette technologie comme étant rationnellement la meilleure pour faire de l’électricité sans utiliser de carburants fossiles.

La Suisse a ainsi non seulement programmé l’abandon du nucléaire, mais elle a aussi mis en place une stratégie énergétique qui ne tiendra pas la route. En effet, 35 à 40% de son approvisionnement en électricité ne se remplacera pas par un coup de baguette magique. L’hydraulique plafonne à 55% de la production (les principales vallées exploitables sont déjà utilisées), tandis que le vent et le soleil ne participent que pour moins de… 3%, et de manière irrégulière !

La fermeture de tout réacteur nucléaire jugé sûr serait irresponsable

https://www.latribune.fr
Par Jean-Pierre Riou


La centrale nucléaire de Golfech. (Crédits : Reuters) 

Les tensions annoncées sur les hydrocarbures, leurs émissions de CO2, la sécurité et l'indépendance énergétique, ainsi que le rôle stratégique qui s'offre à l'électricité sont autant d'éléments qui plaident pour s'interdire toute fermeture de réacteur jugé sûr par l' ASN. Par Jean-Pierre Riou, président du bureau Energie du Collectif STA (Science Technologie Action).

Les efforts concernant l'efficacité énergétique peinent à compenser des besoins en progression constante. La consommation finale d'énergie de 2017 marque encore une augmentation de 0,9% sur celle de 2016. Depuis la « chasse au Gaspi » des années 1970 la consommation nationale d'électricité a triplé.

L'électricité ne représente cependant que 23 % de la consommation finale d'énergie en France. Mais elle offre une alternative sérieuse aux énergies fossiles, notamment aux hydrocarbures, dont l'épuisement annoncé et les besoins exponentiels des pays émergents évoquent l'imminence d'une crise géostratégique majeure. Le parc électrique français, déjà décarboné pour plus de 90 % de sa production, permettrait du même coup une réduction des émissions de CO2 (eq).

Par ailleurs, toutes les études concluent que l'économie digitale pèsera plus de 20 % de la consommation mondiale d'électricité en 2020. Selon France Stratégie, c'est même à une explosion de cette consommation, liée aux technologies disruptives que nous devons nous attendre à court terme.

Imaginer que la consommation d'électricité pourrait décroitre est peu crédible. Prendre d'ores et déjà cette décroissance pour un fait acquis dans le dimensionnement de notre parc électrique est irresponsable.

lundi 18 juin 2018

Du nucléaire au renouvelable, critique du système énergétique

par Arnaud Michon & J.-B. Fressoz
18/05/2013


Pour dresser ce tableau critique sur le nucléaire et le renouvelable, je vais m’appuyer sur Le Sens du vent, le livre que j’ai publié il y a trois ans, qui portait précisément sur ce sujet. Je crois utile de commencer par quelques remarques élémentaires. D’emblée, il faut dire que quelles que soient les sources d’énergie renouvelable auxquelles je me suis intéressé (à savoir l’eau, le soleil et surtout le vent), je me suis avant tout attaché à leurs applications électriques, c’est-à-dire à leur capacité à produire, à l’aide de matériaux et de mécanismes divers, de l’électricité. Cette précision est nécessaire car l’énergie ne se résume pas, loin s’en faut, à l’électricité. Le soleil, comme on le sait, produit naturellement de la chaleur ; l’éolien lui-même a longtemps servi à produire de l’énergie mécanique (pour pomper de l’eau, par exemple).

Précisons par la même occasion qu’en France comme dans la plupart des pays industrialisés, l’électricité ne représente qu’à peu près un quart de l’énergie consommée (surtout constituée de pétrole, comme on s’en doute). C’est une distinction à bien garder en tête quand on se propose de critiquer le système énergétique. Une fois faite cette distinction énergie/électricité, je dois préciser que je ne vois aucun mal, sur le principe, à produire de l’électricité avec du soleil de l’eau ou du vent. J’irai même jusqu’à dire, si l’on me permet cette parenthèse « idéaliste », qu’au sein d’une organisation sociale qui serait parvenue à se libérer des conditions présentes et à considérer tout autrement la question de ses besoins d’énergie, il y aurait tout lieu de faire un usage abondant des énergies renouvelables (pas seulement pour produire de l’électricité). Mais nous n’en sommes pas là.

Ce qui m’intéressera ici, ce n’est ni l’autonomie limitée que peut apporter la débrouille individuelle, ni le business auxquels se livrent des « particuliers » grâce aux éoliennes individuelles et, panneaux solaires mis sur le marché. C’est bien plutôt l’électricité d’origine renouvelable produite par les grands énergéticiens mondiaux, seuls à même de prendre en charge les contraintes technologiques et les investissements gigantesques que suppose l’exploitation de masse de ces énergies ; exploitation qui a été en partie planifiée et reste largement subventionnée par les États ou regroupements d’États, et acclamée par nombre d’associations écologistes, notamment antinucléaires. On aura donc compris que mon propos n’est pas de critiquer les énergies renouvelables en tant que telles, mais les énergies renouvelables industrielles et leurs divers promoteurs.

Il faut en outre rappeler à ce stade que le renouvelable industriel n’est pas une nouveauté. L’hydroélectricité existe ainsi en France depuis les années 1960 et continue de représenter l’essentiel de l’électricité renouvelable produite : en 2012, l’énergie hydraulique a produit 6 fois plus d’électricité que l’éolien et 12 fois plus que le solaire.

J’ai évoqué au passage les antinucléaires, ou supposés tels. Ce n’est pas fortuit : comme l’illustre le sous-titre du livre Le sens du vent, notes sur la nucléarisation de la France au temps des illusions renouvelables, la critique des énergies renouvelables ne vaut selon moi que si elle est articulée avec la critique du nucléaire. Pour autant, articuler nucléarisation et illusions renouvelables ne revient pas à renvoyer dos à dos nucléaire et renouvelable. Ni par leur dangerosité, ni par les pollutions qu’elles impliquent, ni encore par leurs implications sociales, les productions d’énergie renouvelable ne sont comparables à la production d’énergie nucléaire. Le problème principal en matière d’énergie et d’électricité en particulier reste, et pour longtemps, l’industrie nucléaire. Ne serait-ce que du fait des déchets radioactifs qu’elle engendre, qui sont pour ainsi dire éternels, et qu’elle lègue aux bons soins des « générations futures », comme on dit. C’est à bon droit que la plateforme du Comité « Irradiés de tous les pays, unissons-nous ! » avait énoncé, en 1987, à propos du déchet nucléaire le plus connu (le plutonium) :

La France est prête à surveiller chaque citoyen grâce à un système de vidéosurveillance

https://lareleveetlapeste.fr
15/06/2018

Jusqu’où le contrôle doit-il aller ? Tout cela semble en tout cas s’effectuer avec le moins de bruit possible. Peut-être pour éviter que quelques questions soient posées…





Réalité dystopique
« Tant que Winston demeurait dans le champ de vision de la plaque de métal, il pouvait être vu aussi bien qu’entendu. Naturellement, il n’y avait pas moyen de savoir si, à un moment donné, on était surveillé. Combien de fois, et suivant quel plan, la Police de la Pensée se branchait-elle sur une ligne individuelle quelconque, personne ne pouvait le savoir. On pouvait même imaginer qu’elle surveillait tout le monde, constamment. Mais de toute façon, elle pouvait mettre une prise sur votre ligne chaque fois qu’elle le désirait. On devait vivre, on vivait, car l’habitude devient instinct, en admettant que tout son émis était entendu et que, sauf dans l’obscurité, tout mouvement était perçu. »

Le parallèle avec 1984, le roman dystopique de George Orwell fut immédiatement établi lorsqu’en 2017 le monde pris connaissance du système de surveillance déployé en Chine. 176 millions de caméras, soit une caméra pour 8 habitants. Une partie de celles-ci désormais équipées d’un système de reconnaissance faciale plus performant que l’œil humain. Leurs images alimentant une gigantesque base de données contrôlée par le ministère de la Sécurité publique. Et étrangement, un nombre d’appareils particulièrement important dans la province autonome du Xinjiang, peuplée à 45 % par la communauté musulmane ouïghoure, contre laquelle Pékin mène une politique répressive. 




Résultat ? Des situations devenues quotidiennes, comme celle racontée par Simon Leplâtre, dans Le Monde : 
« Shanghai, un après-midi d’automne. Alors que l’agent qui fait la circulation a le dos tourné, un homme entre deux âges traverse au rouge. Quelques secondes plus tard, son visage apparaît sur les écrans installés dans les arrêts de bus du quartier. Il y restera, en alternance avec celui d’autres contrevenants, jusqu’à ce qu’il aille s’acquitter d’une amende de 20 yuans (2,60 euros) au commissariat du quartier. »
C’est sur un écran géant qu’apparait la photo des passants n’ayant pas traversé au niveau des passages piétons.

Le mur murant Paris rend Paris murmurant

https://www.latribunedelart.com
Didier Rykner
jeudi 9 février 2017

Commentaire : et pourtant, ils l'on fait...

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La question mérite d’être posée : nos dirigeants perdent-ils la tête ? Le dernier projet sécuritaire en date, souhaité par la Société d’exploitation de la tour Eiffel, soutenu aussitôt, évidemment, par la Mairie de Paris et demain sans aucun doute approuvé par le ministère de la Culture et le gouvernement, est totalement délirant, sur tous les plans.

Il s’agit donc, sous prétexte de protection contre les attentats, d’entourer la tour Eiffel et les jardins qui la bordent d’un mur de verre pare-balle de 2,50 de hauteur. Le tout pour la somme exorbitante de vingt millions d’euros. Cette décision n’est pas seulement ruineuse, inefficace et inesthétique. Elle est stupide.

En admettant que ce mur protège les visiteurs qui se trouvent à l’intérieur d’une éventuelle attaque terroriste, comment va-t-on protéger les files d’attente forcément très longues qui vont se former à l’entrée du périmètre ? Faudra-t-il construire un nouveau mur autour de ces foules ?

dimanche 17 juin 2018

Haute-Marne : Langres à l'heure de la Renaissance IV

jhm.fr

"Ce siècle avait Satan pour nourrice"
Agrippa d' Aubigné * (1552-1630)

(...)
"Un bilan affligeant mais des signes de vitalité et d'espoir

Les guerres civiles ont laissé un pays dévasté dans lequel les inégalités sociales s'accroissent. Les campagnes, longtemps sillonnées de gens de guerre, d'armées partisanes, ont vécu dans l'insécurité. Le très net rafraîchissement climatique de la seconde moitié du siècle a ajouté ses désastreux effets à la diminution de la production agricole, ramenant le temps des disettes... Du Nord au Sud, un spectacle désolant, celui des ruines accumulées : villes et bourgs épuisés (Wassy, Châteauvillain), villages incendiés (Doulaincourt 1563, Marcilly 1568, Le Pailly 1576, Montigny-le-Roi 1592, Trémilly 1594...), abbayes ravagées (Montier-en-Der 1563, Auberive 1568, Belmont 1569, Morimond 1591, Saint-Urbain, Septfontaines), châteaux éventrés (Choiseul 1573, Coiffy 1592, Montsaugeon 1595). Les principales cités, Langres, Chaumont, Saint-Dizier, ont dû pour résister, fournir un effort de guerre considérable ; mais elles sont désormais dotées d'une ceinture fortifiée moderne à la hauteur des menaces étrangères à venir... D'autre part, la peste n'a jamais complètement disparu. Elle a frappé à Chaumont en 1577, 1586, 1597, Saint-Dizier en 1575, 1583, 1592,1596, Langres en 1586... L'épidémie s'est propagée dans les moments difficiles, en relation avec le manque d'hygiène et de nourriture, les mouvements de population, les déplacements incessants des troupes,. Le fléau inspirant la terreur, les villes ont fermé leurs portes aux étrangers, les ont parfois murées(Langres 1587), ont construit à l'extérieur un "sanitat" (Chaumont 1577) ou des loges (Gigny, La Noue à Saint-Dizier 1596) pour éloigner les malades.

samedi 16 juin 2018

Canada, Ontario : annuler la Loi sur l'énergie verte

mum4kids

Version originale en langue anglaise : Cancel the Green Energy Act
https://mothersagainstturbines.com/2018/06/16/cancel-the-green-energy-act/


Commentaire : M Doug Ford, est le nouveau leader du Parti progressiste-conservateur de l'Ontario. Il devient ainsi le chef de l'opposition. Dans toutes les démocraties, partout  à travers le monde, l'éolien est contesté et dénoncé par les défenseurs de la Nature, de l'Environnement, de la Biodiversité, des êtres vivants.

Doug Ford accompagné de sa femme Karla.
Photo Fred Thornhill, REUTERS
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Cher M. Ford,

Je vous écris, ainsi qu'à vos estimés collègues, pour demander que le nouveau gouvernement majoritaire PC abroge la Loi sur l'énergie verte le plus rapidement possible. Je sais que vous avez dénoncé cette mesure législative malavisée. En effet, votre estimation de son faible calibre est reprise par Pierre-Olivier Pineau, professeur agrégé et expert du marché de l'électricité, Université de Montréal HEC Business School, qui estime que " l'Ontario est probablement le pire marché de l'électricité au monde ". (https://www.forbes.com/sites/judeclemente/2016/03/30/ontarios-high-electricity-prices-crush-business/#2a8c5ab44587)

Comme vous le savez, cette loi a été un désastre sur plusieurs fronts - son incapacité de réduire les émissions de CO2 souhaitées, ses effets néfastes sur l'environnement, son impact négatif sur l'économie et nos tarifs d'électricité, sa suppression des droits de planification et de zonage municipaux et, surtout, ses effets délétères sur les résidents ruraux qui ne veulent qu'un endroit sûr et tranquille pour profiter de leur maison et de leurs propriétés.

1. Tweaking the GEA est une folie, car l'Acte même est basé sur des fondations défectueuses - que le vent est libre, propre et qu'il souffle toujours quelque part. Ce mythe ne tient pas compte du fait que le vent est imprévisible, non répartissable, non fiable et intrinsèquement intermittent. Lorsqu'elle est ajoutée à un réseau électrique conçu entièrement autour de sources répartissables, elle entraîne une grave instabilité du système. mesure que les sources d'énergie renouvelable sont ajoutées au mélange, leur impact est exacerbé par l'incapacité de faire correspondre les charges (demande) et l'offre, car l'offre serait de plus en plus souvent et de façon peu pratique dictée par des phénomènes comme le temps (et le coucher du soleil). Le mantra vert ne reconnaît pas non plus l'utilisation concomitante nécessaire des combustibles fossiles (en particulier, le gaz) qui fonctionnent en cycle ouvert, en mode stop and go, inefficace comme la vallée de Don à l'heure de pointe. Et il ne tient pas compte des vastes étendues de systèmes météorologiques et des besoins de transmission nécessaires pour se connecter avec Dorothy dans le Kansas balayé par le vent.



https://www.masterresource.org/droz-john-awed/21-bad-things-wind-power-3-reasons-why/

2. De plus, la simple application des règlements de la GEA est une approche insipide. Les règlements ne comprennent pas les infrasons, les basses fréquences, les hautes fréquences, la modulation d'amplitude, la tension parasite, les vibrations, l'intrusion de l'ombre scintillante, la destruction des terres agricoles, la perturbation des puits d'eau, l'impact sur le bétail et la faune, le harcèlement, l'abattage et le déplacement, entre autres caractéristiques gagnantes des TNI. Elle ne traite pas non plus de la légalité d'empêcher les titulaires de bail de discuter des répercussions sur la santé, ce qui empêche la mise en place de mesures de protection du public. De plus, les règlements existants en matière d'essais et de surveillance acoustique, lorsqu'ils sont mis en œuvre, sont lourds de par leur conception, rarement réalisables et statistiquement malhonnêtes.

À lire un extrait de L’envers de Flins de F. Lauret

Fabienne Lauret
 8 juin 2018


Fabienne Lauret, L’envers de Flins. Une féministe révolutionnaire à l’atelier, Paris, Syllepse, 2018.

Usine cosmopolite 

Vous avez dit intégration ?
La direction de Renault, soucieuse, pour un bon fonctionnement, d’un minimum d’insertion de ses employés étrangers, et aussi sur injonction de l’État, avait tout de même mis en place des cours d’alphabétisation. Mais en dehors des heures de travail et donc peu propices à l’assiduité.

Les niveaux d’apprentissage me semblaient très variables selon la nationalité (le français est aussi la langue de la colonisation), le niveau de scolarisation de départ ou même le caractère personnel sociable ou pas. J’ai connu des Maghrébins et des Africains apprenant très vite le français et d’autres, souvent isolés, ne sachant pas suivre une simple conversation au bout de vingt ans de présence en France. Je ne connais pas vraiment d’étude précise à ce sujet.

Il est certain que la participation à la vie syndicale, aux grèves, au cours desquelles les relations et les amitiés se nouent aussi avec les Français et les autres nationalités, a permis une insertion naturelle et solide. Nous avons vite été invités chez des copains délégués, surtout marocains mais aussi portugais, qui avaient déjà fait venir leur famille en France. Certains sont devenus des amis.

Un accueil toujours très chaleureux, généreux et simple, les petits plats dans les grands à chaque fois, les gâteaux faits maison, même pour un simple thé à la menthe ou un café. Découverte de la fameuse hospitalité orientale. Et pas question de refuser quoi que ce soit, même la tête de mouton grillée qui me dégoûtait ! Au début, surprise et gêne parfois de voir l’épouse et les filles manger à la cuisine, lorsque les invités sont dans le salon. Situation qui changera assez vite lorsque les femmes apprendront le français et qu’elles aussi auront des copines françaises. Ces coutumes de séparation des sexes, qui n’ont pas d’origine religieuse, ont pris du plomb dans l’aile avec le temps et le développement d’une plus grande autonomie des femmes. Je l’ai vérifié en allant au Maroc dans la famille de mon compagnon. Lui-même dit que ces traditions sont d’ailleurs moins fortes au pays.

Débat Public Programmation Pluriannuelle d' énergie (PPE): Cahier d'acteur n°93 - FEDEREC

https://ppe.debatpublic.fr

Les perspectives de développement de la production des énergies renouvelables proposées dans le cadre de la révision de la Programme Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) doivent être étudiées à la lumière à la fois du bilan carbone complet et des conséquences au-delà des frontières nationales. La fabrication des équipements nécessaires à cette production (panneaux photovoltaïques, pâles d'éoliennes, batteries de stockage, etc.), va impliquer une hausse de la demande de certains minerais et métaux.

A titre d'exemple, la quantité cumulée d'acier, de cuivre et d'aluminium nécessaire en 2050 pour générer les infrastructures de production électrique à partir d'énergies renouvelables atteindrait 6 à 11 fois la production mondiale totale de 2010.

Or, les processus d'extraction et d'exploitation de ces minerais et métaux ont des impacts environnementaux préoccupants. Les enjeux sont également d'ordre géopolitique et économique avec une production resserrée autour de quelques pôles producteurs (Chine, Amérique latine, Australie, Congo principalement). Sauf à relancer une exploration minière ambitieuse, la France et l'Union européenne doivent investir dans des matériaux alternatifs et dans le développement de filières de recyclage performantes. Sur ce dernier point, il est nécessaire d'étudier la recyclabilité des infrastructures de production des énergies renouvelables et la disponibilité des ressources recyclées. Le MENE regrette que ces considérations ne soient pas suffisamment prises en compte dans les projets actuels de révision de la PPE.

Haute-Marne : quand l' Etat déserte, les souris éoliennes dansent...

jhm.fr

(...) "Nous venons d'être informés par la DGFIP (Ndlr : Direction générale des finances publiques) du projet de fusion entre les trésoreries de Bourbonne-les-bains et de celle de Chalindrey [...] Dans un contexte de crise économique et sociales profonde et durable, le maintien de ce service constitue un enjeu important pour le soutien aux économies locales et à la cohésion sociale" [...] Pertes sèches car aucune compensation n'est envisagée bien au contraire. La DGIFP nous invite à créer une maison de services, au public, avec quel argent? Celui des contribuables et des collectivités alors que ce sont eux qui supportent le préjudice"


capture d'écran@jhm.fr

Et dans le même temps, l'Etat, par l'intermédiaire de M.Lecornu, Secrétaire d'État auprès du ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, invite les communes rurales et leurs Communautés de communes à compenser ce manque de financement, en investissant dans les ENR, type éolien. Afin d'encourager et de rassurer les maires, il proposera, lors du projet de loi de finances 2019, de modifier la répartition de l'Impôt Forfaitaire sur les Entreprises de réseaux (IFER), en garantissant aux communes concernées, à minima 20% des ressources fiscales.
LireÉoliennes : les communes vont enfin avoir leur part du gâteau fiscal

Attendons-nous, si ces conditions étaient validées par la représentation nationale, à subir un tsunami éolien sans précédent sur toute la France.

Suisse : ADEV pose des peignes sur les éoliennes de Saint-Brais

http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com
15 06 2018

Pour qu'elles puissent tourner nuit et jour à plein régime.


Ils ont enterré définitivement le respect des autres.

Lorsque l'on prend le projet de Saint-Brais en exemple dans une soirée d'information pour un autre parc éolien on nous cloue le bec en nous disant : "on ne va pas parler de Saint-Brais c'est un mauvais exemple". Tout le monde est d'accord là-dessus, promoteurs, politiques et autres adorateurs de pales.

Plus jamais "ça" disent-ils devant ceux qui peuvent encore les croire... Et les riverains qui critiquent sont priés de se taire (À Sonvilier au printemps la dernière fois). Les critiques sont fondées, mais on ne veut plus en parler, elles dérangent la suite.

Mais quand ADEV pose des peignes sur les pales des éoliennes de Saint-Brais et dit la bouche en coeur que c'est pour le bien être des habitants, que Suisse Eole se gargarise de cette avancée technologique dont nous bénéficions ici, tous les journaux relaient leur fichue publicité débile, parfois sans même prendre la peine d'entendre ceux qui sont aux premières loges pour en parler comme je l'ai constaté dans le Journal du Jura! Pensez-voir, ces industriels étiquetés écolos ne peuvent qu'être honnêtes!

Mais rien n'a changé, la distance aux habitations est toujours la même, on a gommé avec la SE 2050 un grande partie de ce qui pouvait gêner la prolifération de ces turbines pollueuses et anti-sociales. On dit publiquement que le parc de Saint-Brais c'est de la merde et l'on s'imagine faire oublier l'erreur avec des peignes?

Nous on ne l'oublie pas. On n'oublie pas non plus que ADEV qui s'inquiète de la population locale dans ses communiqués de presse vengeurs n'a pas jugé nécessaire de le faire avant la construction de ce "mauvais parc". C'est facile après de brandir des lois désuètes pour justifier le pire et de se mettre au passage l'auréole du bon type.

Tiens, il y a quelques semaines, le bruit était terrible (où était les preneurs de son?) Je l'ai signalé à ADEV, voici sa réponse:

"Merci pour votre mail. Nous avions contrôlé la situation sur site. Un petit boue sur une pâle est un petit plus audible que les autres pâles. Nous supposons que cela ce nettoie pendant des pluies fortes ce semaine".

Une petite boue, et hop! Potin d'enfer. Et ils attendent des fortes pluies qu'elles sauvent notre bien-être...
Des Saints, je vous le disais.

Des Saints qui ne jugent même pas nécessaire d' écrire correctement en français aux mécréants qu'ils colonisent. Cela en dit long sur le respect qu'ils ont de ceux qu'ils vont désormais pouvoir arroser de leurs nuisances nuit et jour!

Les résultats des votations dans le Valais dernièrement et la faible participation des jurassiens au scrutin de dimanche dernier en dit long sur la relation de confiance entre citoyens et autorités. Mais ces dernières peinent à comprendre qui elles défendent et ce qu'elles ont à préserver. Celles de Saint-Brais maintiennent publiquement leur confiance dans une société qui a ruiné l'aura du village. Saint-Brais, l'exemple à ne pas suivre... Voilà ce que l'on retient de leur fameux parc en Suisse!

Dans les séances des promoteurs on dira bientôt: "le village dont on ne doit pas prononcer le nom "

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vendredi 15 juin 2018

Haute-Marne : pas d'ENR sans agriculteurs

jhm.fr

Quelle belle assemblée de "chasseurs à la subvention." En effet, aucune ENR (solaire, éolien, biomasse, etc.) n'est à ce jour viable, sans l'argent du contribuable. 

capture d'écran@jhm.fr

Le drame est que ces entrepreneurs agricoles, fervents d' ENR, auxquels nous ajoutons sans hésiter la grande majorité d'élus locaux (souvent les mêmes en ruralité), non seulement courent à leur perte financière, mais que par leurs actions dites "durables", ils industrialisent en profondeur (à jamais?) les paysages qui sont les AMBASSADEURS de notre département, avec les conséquences néfastes que l'on peut facilement imaginer, sur le quotidien de ses habitants. Ceux-ci se retrouvent ainsi devant le fait accompli, comme pris en otage, et n'ont bien souvent qu'à "fermer leur gueule".

À quel titre, quelques individus* peuvent-ils bouleverser l’existence d'un seul d'entre nous?

Quelques exemples de dégradations (liste non exhaustive)
  • l’artificialisation des terres agricoles,
  • la déforestation,
  • l'arrachage de haies, 
  • la transformation de prés en champs drainés,
  • la destruction de la Biodiversité,
  • Risque de pollution des ressources en eau,
  • etc.
Département de la Haute-Marne (52)

Lire
Principes généraux d’aides de l’ ADEME à la Méthanisation
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Haute-Marne : quand les éoliennes perturbent les téléviseurs

jhm.fr

Les différents problèmes et nuisances engendrés par l'implantation de centrales éoliennes sur un territoire, sont généralement abordés par les médias par le petit bout de la lorgnette. Comme d'habitude serait-on tenté de dire?

L'essentiel est ailleurs

Lire
Haute-Marne : les interférences éoliennes brouillent la TV et... le coeur

capture d'écran@jhm.fr

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Eolien : « La nuisance sonore est énorme quand même... »


france2.fr

"Le propriétaire du terrain a beau toucher 2500 € par an grâce aux éoliennes, il regrette de les avoir laissé s’installer. (Extrait du JT de 20 heures de France 2 du 12 juin 2018)"

Voir
« La nuisance sonore est énorme quand même... »
Et, il n'est pas au bout de son chemin de croix. Donnons lui rendez-vous dans quelques années, quand viendra le moment du démantèlement et de la "remise en état primitif" de son terrain.

L’éolien en France en 2018

http://www.ventdecolere.org
19 mars 2018

Commentaire : l'étude ne portant que sur l'aspect "production", aussi, il nous faut se rappeler que chaque éolienne :
  • est dangereuse pour la santé des riverains (bruit et infrasons), 
  • détruit l'Environnement, la biodiversité, 
  • génère des pollutions, en amont (extraction de terres rares), pendant (construction, socle en béton hautement ferraillé, des déchets : batteries, huile, équipements électriques et électroniques (DEEE), etc.) et en aval (démantèlement, recyclage),
  • participe à l' artificialisation des terres agricoles et à la déforestation,
  • nuit au sauvetage du Climat (Accords de Paris 2015), 
  • coûte à chaque contribuable / abonné électrique des centaines d'euros par an; montant augmentant d'année en année,
  • impacte et complique plus ou moins fortement, la vente des biens immobiliers dans un rayon de 10 à 15 km,
  • etc.
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Lire
(...) "Etat des lieux
Analyse statistique des données fournies par RTE en 2017: la production électrique de la
seule France continentale par moyen de production demi-heure par demi-heure du 1/1/2017 00:00 au 31/12/2017 à 23:30 soit 17520 points observés.


[...] Le tableau montre bien l’intermittence de la production éolienne même au niveau national. Les 10% du temps les moins ventés n’assurent que 0,89% de la production électrique nationale, les 10% les plus ventés 12,5%, soit un rapport de 1 à 15. Le tableau montre bien le peu d’influence de la production d’électricité éolienne sur la production électrique à base charbon ou fioul et sur les émissions de gaz à effet de serre. Seuls les 10% du temps ou la production éolienne est maximum voient une certaine baisse.

Linky n’est pas un ami - la grande enquête de Reporterre

Moran Kerinec et Violette Bonnebas (Reporterre)
 14 juin 2018 




35 millions de compteurs Linky sont censés être installés en France d’ici à 2021. Présenté par Enedis, filiale d’EDF, comme outil de la transition écologique, Linky suscite méfiance et révolte. Des méthodes peu scrupuleuses des installateurs à la question des données personnelles en passant par les risques éventuels pour la santé et un détour en Allemagne et en Autriche, Reporterre a mené l’enquête. Voici ses cinq volets.

1 - Le passage en force de Linky suscite la révolte


Lire ici

2 - Linky, le compteur qui observe la vie privée des gens



Lire ici

3 - Linky dangereux pour la santé ? Ce n’est pas démontré


Lire ici

4 - En Allemagne et en Autriche, le Linky est sévèrement bridé


Lire ici

5 - Le compteur Linky n’est vraiment pas écolo


Lire ici


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jeudi 14 juin 2018

Masao Tamada, le chimiste qui a rendu le nucléaire ordinaire renouvelable

par PH
dimanche 12 septembre 2010

Commentaire : À force de médiatiser les progrès technologiques du solaire et de l'éolien, on en aurait presque oublié ceux du nucléaire. Petite piqure de rappel.
php


Masao Tamada* est directeur de recherche à l’agence japonaise pour la recherche sur l’énergie atomique (JAERI), qui est l’équivalent au Japon du Commissariat à l’énergie atomique.



Il a travaillé sur de nombreuses résines échanges d’ions qui pourraient extraire les métaux de l’océan. Il a en particulier réalisé deux séries d’expériences importantes pour récupérer de l’uranium de l’eau de mer. À cette date, seul notre site énergie-gouv.fr fait connaître Masao Tamada en France. En effet : suite à son lâchage par le pouvoir politique en 1997, le CEA concentre ses faibles ressources dans la mise au point d’un surgénérateur compétitif avec les réacteurs de troisième génération [1] , le CNRS quant à lui progresse dans l’indifférence générale sur les fabuleux réacteurs au thorium. L’extraction de l’uranium de l’eau mer a néanmoins été remarquée par l’Agence internationale pour l’énergie atomique.

Après les piètres performances des adsorbants au dioxyde de titane testés dans les années 60, l’équipe de Tamada a mis au point par une synthèse originale une résine en polyéthylène greffée par des ligands amidoximes. Deux expériences ont été menées, d’une part avec des paniers, d’autre par avec des filins garnis de membrane.

Les expériences ont été réalisées dans le Courant noir qui longe Japon, sa vitesse est d’environ 3 m/s un peu plus rapide que celle du Gulf Stream, mais il existe dans la Manche des zones de courant jusqu’à 5m/s. Il n’y a pas de pompage à fournir pour que l’adsorbant récupère les ions métalliques à l’état de traces dans la mer comme l’uranium dont la concentration est de l’ordre de 3,3 mg/m3. Il y a plusieurs manières de disposer le système fixe, on peut tirer des câbles entre les éoliennes marines et y accrocher des paniers ou placer des filins au fond de la mer pour ne pas gêner la navigation :

PPE : le simulacre de la démocratie participative dans le domaine énergétique

https://www.contrepoints.org
Par Michel Quatrevalet

Commentaire : (...) " une réalité bête et méchante : les éoliennes ne produisent rien sans vent, le solaire ne produit que quelques heures par jour, et nous ne savons pas stocker l’électricité à hauteur des enjeux." Ajoutons que sans subventions et sans l'argent du contribuable, aucune ENR n'est rentable, excepté le nucléaire et l' hydraulique.
Mais ne réveillons pas le mougeon qui dort...

 
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Little Red Riding Hood & The Wolf, credits Helena perez garcia via Flickr ((CC BY-NC-ND 2.0))

Mme Jouanneau a tiré au sort 400 participants pour un séminaire d’une journée sur la Programmation pluriannuelle de l’Énergie. Les conditions sont-elles réunies pour que cette expérience de démocratie participative marche ?

Le débat sur la PPE a été « enrichi » par une expérience de démocratie participative. Mme Jouanneau a tiré au sort 400 participants pour un séminaire d’une journée sur la Programmation pluriannuelle de l’Énergie.

Nous ne savons pas grand-chose sur le déroulement des opérations, nous ne savons pas le nom des 10 animateurs, ni quels documents ont été fournis aux participants, alors que lors des débats écrits sur le site de la Commission du débat public, de nombreux intervenants ont déploré que ne figurent pas dans la bibliothèque du débat des points de vue essentiels, ou des études comme les conclusions de la mission Percebois‑Grandil de 2012, ou les avis de nos Académies des sciences et des technologies.

Les conclusions seront fournies le 29 juin, c’est-à-dire en fin de consultation, alors qu’il ne sera plus possible de les contester factuellement. 

Le contribuable, vache à lait des éoliennes


http://www.economiematin.fr/
par Ludovic Grangeon

Si on annonçait à un ménage français qu’on augmente ses impôts de 10% sans contrepartie, et même d’une somme fixe de 200 euros, quels que soient ses revenus, même pour les ménages non imposables, ce serait une très mauvaise nouvelle. C’est pourtant ce qui se passe avec l’éolien.

Un ménage moyen français paie environ 2 200 euros d’impôt sur le revenu par an. Ce même ménage consomme environ 4700 kwh d’électricité par an. Chaque opération d’éolienne bénéficie depuis dix ans d’un prix subventionné au double du prix moyen du marché de l’électricité. Chaque opération éolienne prive les ménages français d’environ un million d'euros de pouvoir d’achat via la facture obligatoire de cette énergie, incorporée à la CSPE, taxe sur les factures d’électricité. Et en plus cette taxe est payée par les ménages non imposables !...les 20% de ménages les plus pauvres consacrent à l’énergie une part de budget 2,5 fois plus élevée que les 20 % les plus riches (source ADEME).
Alors que l’époque est à la concurrence, les promoteurs privés éoliens jouissent depuis dix ans de l’achat obligatoire de leur énergie, fait unique et désormais incompréhensible. Imaginez que quelqu’un vienne creuser un puits devant chez vous, que vous soyez obligé d’acheter son eau à prix d’or, même si elle ne vous sert à rien et que vous avez déjà l’eau potable.
Pour comprendre cette mécanique, il suffit d’en connaitre les termes. Une opération moyenne d’éoliennes fait environ 15 Mwh installés . Elle ne tourne qu’un jour  équivalent sur cinq sur l’année en raison du vent faible en France. Sa production est donc de cette puissance multipliée par 365 jours, par 24 heures, puis divisée par cinq (un jour sur cinq) soit en moyenne 26 000 Mwh/an.