jeudi 16 août 2018

La politique et la langue française

Par Thierry Godefridi



Micros by Jean-François Gornet(CC BY-SA 2.0)(CC BY-SA 2.0)

L’altération du langage public amène à s’interroger sur son pendant, le « non-dit déjà-pensé », les idées toutes faites, la vérité unique, le dogme, qui en constituent le fondement et dont ce langage est la révélation.
Dans un pamphlet paru en 1945, Politics and the English Language, George Orwell (La ferme des animaux, 1984…), qui en plus d’écrivain était journaliste, écrivit :
À notre époque, il n’y a pas moyen de rester à l’écart de la politique. Les débats sont tous de nature politique, et la politique elle-même est un amas de mensonges, de dérobades, de folie, de haine et de schizophrénie. […] Le grand ennemi d’un langage clair est le manque de sincérité.



Revenons-en à l’essai d’Ingrid Riocreux, qui faisait l’objet de l’article précédent, sur l’altération de la langue française et la fabrication du consentement et, en particulier, à son chapitre sur les « Dits et non-dits du discours médiatique ».
D’après Ingrid Riocreux, les médias désignent les gens de deux manières, soit l’auto-désignation (ils les appellent comme ils se désignent eux-mêmes), soit une désignation idéologique (ils les appellent comme ils se les représentent).

mercredi 15 août 2018

Nucléaire + canicule : associer deux mots clés pour en faire une polémique stérile (tribune)

Tristan Kamin

“Nucléaire”, “canicule”, date : “moins d’un mois”. Cette recherche, sur Google Actualités, retourne six pages de résultats. Si la canicule, quand ce n’est la sécheresse, est un sujet qui passionne les grands médias chaque été (au même titre que le froid passionne chaque hiver), la juxtaposition de cette canicule à des signaux inhabituels du côté du parc électronucléaire français était immanquable… Une tribune de Tristan Kamin, ingénieur en sûreté nucléaire.
« Les centrales nucléaires sont-elles en danger ? », pouvaient demander certains, ce à quoi d’autre répondaient du tac au tac « oui, elles sont inadaptées au changement climatique », prenant comme preuve l’arrêt d’un tiers du parc cet été, en partie à cause de la canicule !
Et, en effet, le parc nucléaire tournait, ce mois de juillet 2018, entre 40 et 45 GW (pour une puissance installée de 63 GW) : jusqu’à un tiers de la capacité était indisponible… Tandis qu’en juillet 2017 et 2016, le parc tournait à seulement 36-41 GW. Meilleurs scores les années précédentes : 40 à 48 GW en juillet 2015 et 2014, deux bonnes années !
Enfin bref… La « mauvaise » disponibilité du nucléaire de cet été n’a rien d’anormal, on est même plutôt dans une année correcte. Et l’impact de la canicule est… Indécelable. Dans le graphique ci-dessous, je trace, jour après jour, le nombre de tranches en service[1], regroupées par centrale. Ce nombre change chaque jour, de manière assez conséquente. Bien malin celui qui pourra déceler, au milieu de ces fluctuations, une variation qui serait une conséquence de la canicule…







De fait, la baisse (partielle ou totale mais toujours ponctuelle) de production de quatre tranches est peu conséquente devant :

  • les variations, nombreuses chaque jour, mais faibles en amplitude, de puissance pour réguler la fréquence du réseau électrique ;
  • les variations, une ou deux fois par jour, plus conséquentes, pour suivre les variations de consommation (et éventuellement de production éolienne / solaire) ;
  • les variations hebdomadaires très conséquentes pour adapter la production à une consommation plus faible le week-end qu’en semaine.

Vosges, Liffol-le-Grand : colloque international : les allées d'arbres- de la guerre à la paix - 12 & 13 novembre 2018

https://www.allees-avenues.eu

3 millions d'arbres : c'est à peu près le nombre d'arbres qui bordaient les routes françaises au début de la 1ère guerre mondiale. Ces avenues, debout comme des soldats en parade, canalisaient des troupes fraîches vers les lignes de front. Au fur et à mesure que la distance jusqu'au front diminuait, les avenues, de plus en plus brisées et à dents dentelées, annonçaient les horreurs des grizzlys qui se profilaient à l'horizon. Les avenues étaient également des cibles facilement identifiables. Là où ils ont survécu, ils ont exhalé l'espoir et ont rappelé l'existence de l'ordre devant le chaos.

Ces avenues ont fait une forte impression particulièrement sur les soldats du Commonwealth britannique. Ils les décrivaient souvent dans leurs lettres et leurs dessins, et plus tard dans leurs histoires. En 1915, ils ont inspiré un officier britannique, le sous-lieutenant Alexander Douglas Gillespie, à souhaiter la création d'une "longue avenue (....) des Vosges à la mer". Le parlementaire français Lemire a proposé le même concept en 1919.

lundi 13 août 2018

Témoignage : médecin, en 30 ans, j’ai vu…

Par Edward Meztger

 
stéthoscope by jasleen_kaur(CC BY-SA 2.0) — jasleen_kaur, CC-BY

Quelles ont été les conséquences sur le système de santé de la politique menée ces 30 dernières années ?
Une tribune de l’Alliance des Professions de Santé

Quand les professionnels de santé vont-ils mettre un terme à la dérive administrative de la Santé et de la protection sociale ?
Quand vont-ils reconquérir le Droit de soigner et d’être soigné dans une véritable Démocratie sanitaire et sociale ?
En 30 ans, j’ai vu le nombre d’administrations, d’administratifs et de réglementations augmenter.
J’ai vu les médecins, les infirmières de moins en moins motivés.
J’ai vu les hôpitaux s’endetter de plus en plus.
J’ai vu le personnel soignant connaître de plus en plus le harcèlement administratif.
J’ai vu les burn-out, les dépressions et les suicides de soignants augmenter.
J’ai vu la médecine de ville se désertifier.
J’ai vu la dégradation de la qualité des soins.
J’ai vu la France chuter dans les classements internationaux de son système de soins.
J’ai vu avec le parcours de soins des pertes de chances, ou pire…
Et depuis 2015, j’ai vu pour la première fois l’espérance de vie baisser en France, ce qui n’était pas arrivé depuis 1945.

Grande-Bretagne : les satellites réussiront-ils à stopper l'expansion des décharges sauvages ?

par The Conversation
08 juillet 2018


Surveillance spatiale des dépôts sauvages de déchets.Google Earth

Les décharges illégales coûtent des millions au gouvernement britannique. Mais la technologie satellitaire pourrait aider à y mettre un terme.
Plus d’un millier de décharges illégales voient le jour en Angleterre chaque année. Et ce ne sont que des chiffres officiels. En 2016, James Bevan, à la tête de l’Agence pour l’environnement britannique, qualifiait les ordures de "nouveaux stupéfiants". Il déclarait ainsi à propos de la criminalité environnementale : "C’est un peu ce que furent les drogues aux années 1980 : le système ne s’était pas encore rendu compte de l’énormité de ce qui se passait et tentait de rattraper son retard."

VOIR AUSSI : L’incroyable histoire du satellite de surveillance de George Clooney

La situation actuelle dépasse de loin le problème des décharges sauvages que l’on trouve sur les chemins de campagne. Le trafic de déchets peut ainsi prendre la forme d’une véritable criminalité organisée, et le Royaume-Uni possède aujourd’hui la plus grande décharge illégale d’Europe. Cette déchetterie, située à Derry en Irlande du Nord, contient plus d’un million de tonnes de déchets entreposés illégalement : soit plus de détritus que ce que produit le pays en un an.
Le gouvernement tente d’intensifier sa lutte contre cette criminalité. Afin de répondre à la menace, le secrétaire de l’Environnement, Michael Gove, a annoncé un examen complet des mesures gouvernementales. Cette démarche arrive à point nommé car l’intervention des autorités s’avère indispensable.
Ce type de criminalité environnementale pose également de plus en plus problème au niveau international. Selon Interpol, le trafic de déchets est l’une des branches du crime organisé connaissant l’expansion la plus rapide ; il peut potentiellement rivaliser avec le trafic de stupéfiants en terme d’échelle et de profits. Il coûterait aux pays européens la somme faramineuse de 72 à 90 milliards d’euros par an et concerne notamment la fraude fiscale à l’enfouissement des déchets, des pertes pour les entreprises responsables de leur traitement ainsi que des coûts d’assainissement. Mais ce n’est pas tout. En Grande-Bretagne, les pompiers dépensent chaque année 16 millions de livres pour éteindre les incendies qui prennent dans ces déchetteries sauvages.

L’électricité si chère en France : vous êtes au courant ?

Par Michel Gay


Distribution de la fée électricité by JPC24M(CC BY-SA 2.0) — JPC24M, CC-BY


L’électricité est moins chère ailleurs. Mais parle-t-on du coût ou du prix ? Analyse.
Selon BFM TV qui se réfère à une publication d’Eurostat du 07 août 2018, l’électricité serait moins chère qu’en France dans 15 pays européens, alors que notre pays s’enorgueillit d’avoir un prix de l’électricité parmi les moins élevés d’Europe.
Dans le même temps, l’Observatoire de l’électricité indique dans sa note de conjoncture du mois de juin 2018 que « l’électricité française fait partie des moins chères d’Europe. Les ménages français ont en moyenne une facture inférieure de 20% à celle de leurs voisins européens ».

De quoi parle-t-on et qu’en est-il vraiment ?
Coût et prix n’ont pas la même signification. Le coût de production et le prix de vente se différencient par l’ajout des taxes et du coût du transport « à la prise électrique » du consommateur.
Ainsi, si le prix de vente aux particuliers est de 17 c€/kWh en France selon Eurostat, le coût moyen de production était de 3,5 c€/kWh en 2017 grâce aux 77% de production nucléaire.
Or, certains confondent les deux (volontairement ou non…).

Les taxes en France représentent plus du tiers du prix payé par le consommateur
Elles constituent aujourd’hui l’essentiel du prix final payé par les Français après avoir augmenté de… 40% ( !) entre 2012 et 2016, alors que le COÛT de production n’augmentait que de 2%.
Bien que ce point soit mentionné dans l’article et dans la vidéo (à la fin), l’un et l’autre sont « naturellement » orientés antinucléaires pour un lecteur ou un auditeur moyen peu averti… en liant implicitement ce prix de vente « élevé » aux centrales nucléaires qui ne permettraient pas d’avoir un « prix » bas.
« L’imposant parc nucléaire de la France, qui lui fournit 77% de son courant, lui a longtemps valu la réputation de fournir l’électricité la moins chère d’Europe : est-ce toujours vrai ? Pas vraiment si l’on fie aux chiffres des tarifs 2017 compilés par Eurostat » écrit BFM TV.
Mais ce média ne différencie pas suffisamment le coût de production (faible en France) et le prix (incluant les taxes élevées de l’État), dont la Contribution au service public de l’électricité (CSPE) imposées par le gouvernement pour payer principalement… les subventions aux énergies renouvelables.

dimanche 12 août 2018

USA : les énergies renouvelables ne garderont pas les Californiens au frais pendant les vagues de chaleur

by stopthesethings
Version originale

Les énergies renouvelables sont aux abonnés absents pendant la canicule : l'obsession du vent et du soleil laisse les Californiens étouffer dans le noir.

 
Le vent a cessé de souffler....

Raccordez vos besoins en énergie sur le soleil et le vent et attendez-vous à de nombreuses déceptions, surtout quand cela est important.
Les fanatiques de l'énergie renouvelable parlent toujours du "grand soir"- ils s'extasient perpétuellement sur la façon dont ce parc éolien ou cette mer de panneaux solaires vont " alimenter " des centaines de milliers de foyers, gratuitement et pour toujours.
Puis le soleil se couche et/ou le vent se pose.

A cet instant, les rêveurs d' ENR se joignent à tout le monde, gelant ou bouillant, dans... l'obscurité.
Certains pourraient appeler cela l'égalité des chances. D'autres pourraient l'appeler la conséquence d'être séduit par un mythe mystérieux et millénaire.

Les Australiens du Sud savent ce que c'est que de suffoquer sous une chaleur de 42°C, sans lumières, sans le bénéfice de ce premier luxe mondial, la climatisation - grâce à la tentative ridicule de leur ancien gouvernement travailliste de fonctionner au soleil et à la brise : South Australia Powerless (Again) : L'effondrement soudain de la production d'énergie éolienne de 1 000 MW laisse 90 000 familles en ébullition dans l'obscurité.

La même réalité vient de frapper l'État de Californie, obsédé par le vent et le soleil, où une vague de chaleur a fait exploser la demande d'électricité. Robert Bryce nous détaille le résultat inévitable.

Les énergies renouvelables ne garderont pas les Californiens au frais pendant les vagues de chaleur
Institut Manhattan
Robert Bryce
23 juillet 2018

Haute-Marne : Langres à l'heure de la Renaissance IX

jhm.fr

Un grand merci à Angélique Roze pour cette balade langroise tout au long de l' été. et n'oubliez pas, que c'est aussi beau l' hiver...

💓👍

@jhm.fr
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Haute-Marne : c'est fou, non?

jhm.fr

Le paradis des paysages a tous les atouts pour devenir une grande destination touristique (en attendant le 11eme Parc national, premier trimestre 2019?) : le patrimoine, l'environnement, l'Histoire, la situation géographique, et ... des femmes et des hommes in love, dont un grand nombre de bénévoles, aux mille et une idées et à l'investissement sans faille. Un grand Big up à eux.

Ne laissons pas une poignée d'élus, de propriétaires terriens, d'entrepreneurs agricoles, de promoteurs éoliens, etc. ruiner tout ce travail et massacrer notre bien à tous pour de misérables intérêts personnels. Ils nous conduisent tout droit du côté obscur... à jamais!

Hauts-marnais, amoureux de notre Pays, prenons notre pouvoir en main ! Gérons nous-mêmes nos villes et nos villages !

En attendant 2020 (élections municipales),  RÉSISTANCE!

En avant toute!


Quelques exemples

L’industrie éolienne allemande pourrait imploser

Par Pierre L. Gosselin
version originale


kettering wind farm at day break by Keith Park(CC BY-NC-ND 2.0) — Keith Park, CC-BY

Maintenant que l’énergie solaire allemande s’est effondrée et carbonisée, il semblerait que l’industrie éolienne soit en bonne place pour être la suivante, selon le Handelsblatt.
Il y a environ une semaine, nous relations comment l’ancien « Temple du soleil » s’est pris en pleine figure la réalité et s’est transformé en Vallée de la mort. En effet, la grande majorité des fabricants de panneaux solaires ont fait faillite et ont laissé plusieurs dizaines de milliers de travailleurs sans emploi.
Et les médias, politiciens, militants de se demander pourquoi l’ AfD se développe aussi rapidement. Peut-être que les gens en ont marre de toutes les promesses bidon qu’on leur fait tous les jours.

L’industrie éolienne emportée par la tempête
Maintenant que l’énergie solaire allemande s’est effondrée et carbonisée, il semblerait que l’industrie éolienne soit en bonne place pour être la suivante, selon le Handelsblatt.
Le journal nous raconte que l’industrie allemande des éoliennes fait actuellement face à une sérieuse crise et où de nombreux postes sont menacés.
Pour un pays qui prétend être déterminé et dévoué à remplir les objectifs de l’Accord de Paris, il est assez surprenant qu’un des secteurs industriels, répondant aux enjeux de l’accord, soit en train de s’effondrer.

Les prix de l’électricité éolienne se sont effondrés

Une des raisons que cite Handelsblatt est la baisse des prix de l’électricité éolienne. Le journal ajoute : « L’état d’esprit dans le secteur est à son plus bas » et maintenant « le marché de l’éolien est menacé d’exploser ».

samedi 11 août 2018

Haute-Marne : les Vues imprenables tirent la sonnette d'alarme

voixdelahaute-marne.fr

La Haute-Marne perd régulièrement des habitants, voit sa population vieillir et sa jeunesse... déserter. Cette situation est-elle une fatalité?  NON! Elle n'est effective que depuis 36 ans (1982). Et pourtant, cela parait une éternité!  Et dire que le "département méridional de la champagne (ancienne appellation)  ne manque pas d'atouts pour séduire : patrimoine architectural, paysages, histoire, situation géographique, etc. Mais la politique du pire ou...du vide au choix, continue de massacrer tous ses trésors à grands coups d'artificialisation des sols et des terres agricoles, de déforestation, d' industrialisation, avec en premiers de cordée la multiplication de zones industrielles d'éoliennes, de complexes de méthanisation, de transformation de prés en champs drainés, des constructions de lotissements anarchiques, etc. Tout cela sans prendre en compte les nuisances quotidiennes occasionnées à la population et à tous les êtres vivants.
Allons-nous encore longtemps supporter de voir le Pays de l'eau disparaitre, coulé dans du béton, au nom de... de quoi d'ailleurs? Une majorité de scientifiques s'accordant à dire que les ENR intermittentes ne participent aucunement au sauvetage du climat, bien au contraire.

Aussi en 2020, saisissons l'opportunité qui nous est donnée par la pénurie annoncée de candidats aux élections municipales, pour présenter des listes dans le plus grand nombre de communes et de villes. Prenons le pouvoir pour sauver ce qui peut l'être encore ! La Haute-Marne et ses habitants le méritent bien.

En avant toute!

Lire


« La classe politique n'a pas conscience du désastre dans lequel notre patrimoine est plongé»

Par Eugénie Bastié Étienne Campion
Publié le 10/08/2018

Commentaire : n'a pas conscience ou s'en fout tout bonnement? Est-ce qu'un candidat peut vraiment perdre une élection sur ce thème? À noter, "que la partie sur les éoliennes n'a pas été reprise, sans doute pour ne pas faire doublon avec l'article sur les éoliennes où Alexandre Gady s'exprimait il y a quelques jours..." Didier Rykner
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Dans un entretien-fleuve, le fondateur du magazine La Tribune de l'Art Didier Rykner* dresse le bilan de la politique patrimoniale du gouvernement et celle du maire de Paris Anne Hidalgo, qu'il juge désastreuse. S'il salue la nomination de Stéphane Bern, il s'inquiète du manque de moyens alloués au patrimoine.

Figarovox.- Vous défendez régulièrement le patrimoine en France. Comment jugez-vous la politique menée par Emmanuel Macron à l'égard du patrimoine? Qu'en est-il de la nomination de Stéphane Bern?
Didier Rykner- Il faut distinguer Stéphane Bern, dont la sincérité du combat est hors de doute, d'Emmanuel Macron qui a une attitude très ambiguë sur ce sujet. Car au-delà des paroles, ses résultats sont pires que ceux de ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande. La situation est très grave. Même si, certes, nous ne sommes pas revenus à la période catastrophique des années 70 de Pompidou, avant que Valéry Giscard d'Estaing ne mette fin aux projets néfastes du successeur du Général de Gaulle. En 1981, il y eut aussi quelques années difficiles mais il faut admettre que Jack Lang a fait du très bon travail, notamment avec la création des Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP), auxquelles Nicolas Sarkozy a mis fin… C'est en effet depuis la présidence de ce dernier, ainsi que depuis celles de François Hollande et d'Emmanuel Macron, que le patrimoine est menacé: pour ces trois Présidents, il faut construire à tout prix, fût-ce aux dépens du patrimoine. À cet égard, la situation est inquiétante.

C'est-à-dire?
Le patrimoine est actuellement très menacé. Prenons un exemple dramatique récent: en ce moment, à Perpignan, dans le quartier Saint-Jacques, un secteur sauvegardé où le bâti est très ancien, la mairie a décidé de démolir un grand nombre de maisons. Certes, elles sont en mauvais état mais rien n'empêcherait de les réhabiliter. Il est par ailleurs très facile de laisser l'habitat se dégrader et de s'en servir ensuite comme prétexte pour le démolir.
L'idée de nommer Stéphane Bern est un aveu d'impuissance: au lieu de mettre en place un vrai directeur du patrimoine, voire un ministre du patrimoine, qui aurait des moyens, on nomme un animateur populaire, qui aime sincèrement le patrimoine mais à qui on ne donne pas de pouvoir. Cela dit, Stéphane Bern a de vraies convictions: il a, par exemple, pris publiquement position contre la catastrophe qui a lieu à Perpignan, et contre la loi ELAN. Espérons qu'il soit écouté, mais j'ai peur, hélas, qu'on ne lui donne pas les moyens de ses ambitions. Par ailleurs, il est très populaire et son influence va rester: c'est une bonne chose pour le patrimoine, mais indépendante du pouvoir politique.

Ces aérogénérateurs industriels polluants...

http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com

 
En lisant le président des sites et monuments français, Alexandre Gadys, je me dis que décidément la promotion de l'éolien industriel dispose d' une communication extrêmement efficace pour arriver à ses fins. Elle capte les écologistes, les religieux, les politiciens à un point rarement atteint. Elle devient leur instrument de propagande déjà parce que le mot "éolienne" est une espèce de sésame vers les cœurs: qui n'a pas en tête ces multiples objets dont le mécanisme exposé au vent a le don de fasciner les enfants? Il nous renvoie aussi à des îles célèbres: "La terre de Daphnis et de la petite Chloé, la vieille île éolienne devant laquelle l’amiral Caillard va mettre en batterie ses monstrueux canons, Lesbos est aussi mal connue qu’elle est célèbre". Ou à d'autres récits antiques où l'éolien devient musical...
…et pour charmer encor la table hospitalière, l’aède aux chants aimés va célébrer les dieux. Le divin Amphion, Roi que l’Olympe honore, calme les bruits épars, de son sceptre incliné; et vers la voûte immense, éclatante et sonore, sur le mode éolien la lyre a résonné. — (Leconte de Lisle, Poèmes antiques, 1852, p. 180)

Le stockage d’énergie « en béton » : une utopie de plus

Par Michel Gay

Stocker l’énergie « en béton », c’est possible ? Une invention « incroyable » tourne en boucle depuis 2015 sur les réseaux sociaux (près de 900.000 vues à ce jour sur Facebook). Elle a même été citée par le Centre national de recherche scientifique (CNRS) lors la visite de la centrale solaire THEMIS dans les Pyrénées le 28 juillet 2018 !
Voir
https://youtu.be/N2u6EDwumdQ Les grands groupes l’empêcheraient d’émerger car cette révolution nuirait à la consommation de pétrole. Son promoteur serait même menacé tellement son invention dérange.

De quoi s’agit-il ?


Il s’agit simplement d’un stockage d’électricité dans un volant d’inertie en béton combiné avec des panneaux photovoltaïques pour, selon son inventeur, rendre pilotable et économiquement viable leur coûteuse production électrique intermittente.


vendredi 10 août 2018

1.000 gigawatts de solaire et d’éolien installés dans le monde

  
 
Selon Bloomberg New Energie Finance (BNEF), les capacités de production d’énergie solaire et éolienne ont passé le cap du térawatt (TW) en juin dernier. Les experts prédisent que le deuxième TW sera atteint d’ici à mi-2023, et coûtera deux fois moins que le premier.
Au 30 juin dernier, selon les calculs de Bloomberg New Energie Finance (BNEF), le monde avait installé un total de capacités de production éolienne et terrestre de 1 térawatt (TW), c'est-à-dire 1.000 gigawatts (GW) ou 1.000.000 mégawatts (MW). Si on y ajoute l'hydroélectricité, ce sont 2 TW d'énergies renouvelables qui sont déjà opérationnelles sur la planète.
Ces capacités se répartissent presque également entre l'éolien (54%) et le solaire (46%), les deux nouvelles énergies renouvelables les plus répandues. À elles deux, elles ont vu leurs capacités de production multipliées par quatre depuis 2010, et par... 65 depuis 2000 ! Mais, à en juger par leurs évolutions respectives, l'éolien devrait bientôt céder le pas au photovoltaïque. En 2007, on comptait déjà 89 GW d'éolien, pour seulement 8 GW de solaire. Mais depuis, ce dernier a connu un développement fulgurant, avec une base installée multipliée par 57 en 10 ans.
Les seuls panneaux solaires photovoltaïques ont ajouté plus de capacités de production électrique en 2017 que le charbon, le gaz et le nucléaire réunis.

Le prochain Térawatt vert deux fois moins cher que le premier
 Plus impressionnant encore que les capacités de production, l'évolution du coût correspondant. En effet, BNEF évalue à 23.000 milliards de dollars le capital investi pour financer ce premier Térawatt, mais à seulement 12.300 milliards l'investissement nécessaire entre 2018 et 2022 inclus pour y ajouter un deuxième TW, soit une baisse du coût unitaire du MW installé de 46%.
En 2017, hors gros hydraulique, le secteur des renouvelables a mobilisé 279 milliards de dollars (plus de la moitié dans le solaire) contre 103 milliards dans les nouvelles centrales électriques à gaz ou au charbon, 42 milliards dans de nouveaux réacteurs nucléaires, et 45 dans les grands barrages. D'ici 2050, BNEF anticipe des investissements de 11.500 milliards de dollars dans de nouvelles capacités de production d'électricité renouvelable (dont les 2/3 dans l'éolien et le photovoltaïque), contre seulement 1.500 milliards dans les autres sources faiblement carbonées, dont l'hydraulique et le nucléaire.

Les voitures électriques sont-elles vraiment «propres» ?

Par Margaux Lacroux
16 septembre 2017

Commentaire : pour compléter, lire et posons-nous la question : qui va payer l' addition?
-Mise en garde de Carlos Tavares sur l'électromobilité
- La voiture électrique, une impasse écologique
- Émissions de CO2 : l’impasse de la voiture électrique
-La paranoïa du DIESEL ne concerne que les automobiles ! Les Poids lourds, Autocars, Navires, sont exclus !
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Un véhicule électrique Nissan Leaf exposé à Francfort, le 16 septembre 2015 Photo DANIEL ROLAND. AFP

Constructeurs et politiques œuvrent de plus en plus au développement des véhicules électriques, qu'ils appellent «véhicules propres». Terme qui peut porter à confusion et qui occulte la pollution qu'engendrent ces bolides.

Les voitures électriques sont-elles vraiment «propres» ?
«Véhicules propres», sous-entendu n’émettant pas de CO2, donc non-polluants. L’expression est aujourd’hui utilisée pour faire référence aux voitures électriques. Mais à y regarder de plus près, ces véhicules ne sont pas si écologiques.

Après Tesla, constructeur californien qui s’est positionné sur le créneau des voitures électriques il y a dix ans, les autres fabricants (BMW, Volkswagen, General Motors, entre autres, et plus récemment Volvo) se «mettent au vert». Les taxes dissuasives sur les émissions de CO2 et les incitations financières (bonus, subventions) en faveur de l’électrique mises en place par de nombreux Etats ont aidé à cette reconversion.
La France et le Royaume-Uni ont même récemment pris la décision d’interdire la vente de véhicules essence et diesel à partir de 2040. Et histoire de concurrencer les acteurs occidentaux, la Chine, premier marché automobile mondial, envisage de suivre le mouvement. En France, les collectivités locales investissent aussi dans ce sens. Jeudi, Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, s’est targué d’avoir lancé une prime régionale «véhicule propre».





 
Nous avons mis en place 1 prime régionale « véhicule propre » pour toute acquisition de véhicules propres (élec/GNV /hydrogène)

Les démissions de maires explosent


09/08/2018

Commentaire :(...) " Longtemps arborée comme un insigne honneur, l'écharpe tricolore s'est transformée pour certains en un véritable fardeau. Et nombreux sont les maires à avoir ployé sous son poids. Pas moins de 1 021 d'entre eux ont présenté leur démission depuis les dernières élections municipales de 2014, révèle l'analyse du répertoire national des élus (RNE) |[...] Un chiffre qui a presque doublé (+90%)par rapport à la précédente mandature, à la même période."

C'est le moment pour tous les citoyens qui luttent pour la sauvegarde de Mme Nature, du monde rural et du bien être de tous les êtres vivants de se mettre en marche en présentant des collectifs aux prochaines échéances électorales de 2020 (municipales). Quand on connait le pouvoir décisif d'un maire et de son conseil municipal dans le cas d'un projet éolien et autres, cette prise de pouvoir ne pourra être qu'un plus pour faire barrage à l'urbanisation et l'industrialisation exponentielles de nos territoires, chronique d'une mort annoncée, voulues par les gouvernements successifs, des élus locaux, des propriétaires, au profit de quelques "affameurs" financiers.

Prenons notre pouvoir en main ! Gérons nous-mêmes nos villes et nos villages !
La démocratie ? Fais-la toi-même !

En avant toute!
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Lire

La noctule chauve-souris slalomeuse d'éoliennes

Par Nathaniel Herzberg

Commentaire : (...)" « Éviter les routes de migrations, celles empruntées par les mâles pour aller chasser, avance Manuel Roeleke. Mais, pour les femelles, c’est plus compliqué. » L’article suggère d’éviter les installations basses (50 mètres d’altitude). Ce qui n’offre en réalité aucune garantie, les mammifères volants évoluant parfois à 200 mètres du sol. « Limiter la vitesse de rotation des turbines pendant l’été », imaginent alors les scientifiques, en conclusion de leur article."

Les vues imprenables ont une solution toute trouvée pour que tous êtres vivants vivent en paix : ZERO ÉOLIENNE ET BASTA!

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Taille : de 11 à 14 cm
Poids : de 19 à 42 g
Espérance de vie : 12 ans
Gestation : 72 jours
Alimentation : Papillons de nuit, hannetons et moustiques
Vitesse de vol : Jusqu’à 50 km/h

La noctule, chauve-souris slalomeuse
Chaque année, des centaines de milliers de noctules communes meurent, victimes du souffle des éoliennes. Pour comprendre le phénomène, des chercheurs allemands ont équipé les chauves-souris de balises. La surprise était au rendez-vous.
Dans la région d’ Uckermark, au nord-est de l’Allemagne, une équipe de chercheurs a équipé vingt chauves-souris de minuscules balises GPS afin de suivre leurs parcours.



Départ 16 juin 2014 à 21 h 51
A cette période de l’année, les mâles se rendent quotidiennement à un même point d’eau pour chasser, empruntant, entre leur abri forestier et leur lieu de destination, un trajet similaire.

22 h 12
Après avoir parcouru 8 km en 21 min, ce mâle chasse pendant une demi-heure au-dessus du lac des insectes, à la tombée du jour.
20,6 km parcourus
Pour ce type de trajet quotidien, il semblerait que les mâles contournent les champs d’éoliennes.

Départ 19 juillet 2014 à 21 h 36
A partir de juillet, les femelles arrêtent d’allaiter et laissent leurs petits. Elles se mettent alors à la recherche d’un lieu d’accouplement lors de leurs sorties. Les trajectoires empruntées décrivent de larges boucles, sans destinations quotidiennes récurrentes. Elles se nourrissent d’insectes en vol.
Au cours de ces sorties, il semblerait qu’elles soient attirées de loin par les éoliennes (et par leurs feux lumineux rouges), se dirigeant en ligne droite dans leur direction.

Cette femelle a parcouru 14,4 km en 48 minutes avant de prendre le chemin du retour en traversant ce champ d’éoliennes. 
31,8 km parcourus

L’attraction pour les éoliennes pourrait ressembler au comportement d’inspection de grandes structures arborées dans la recherche d’un lieu d’accouplement. Les mâles pourraient avoir un comportement similaire à la même période.

Les animaux peuvent désormais être suivis grâce à des appareils sophistiqués. Les données recueillies dévoilent les secrets des espèces les plus diverses. Aujourd’hui, un chiroptère attiré par les éoliennes.
Posons d’abord quelques balises, juste de quoi sortir des fantasmes. Non, les chauves-souris ne se nourrissent pas de sang : les unes consomment fleurs et pollens, les autres insectes et moucherons, autrement dit tout ce qui vole au-dessus de nos têtes. Non, les chauves-souris ne sont pas toutes pareilles : on compte un bon millier d’espèces, ce qui fait de l’ordre des chiroptères le deuxième le plus varié parmi les mammifères (près de 20 % d’entre eux), juste après les rongeurs. Car, oui, la chauve-souris est un mammifère, le seul mammifère volant, ou plus exactement le seul à disposer d’un vol actif (les écureuils volants ne font que planer).

Le bris et le recyclage des pales d'éoliennes créent une montagne de déchets... problématique

John O'Sullivan
06/12/2011
Version originale

Commentaire : (...) "Les propriétaires de parcs éoliens espèrent envoyer leurs débris d'éoliennes abandonnées à des acheteurs du tiers monde, l'Afrique par exemple. |...] Le problème ici sont les grandes lames, qui sont faites de matériaux composites de fibre de verre et dont les composants ne peuvent pas être séparés les uns des autres. La combustion des lames est extrêmement difficile, toxique et énergivore. Donc, naturellement, les exploitants de parcs éoliens allemands sont très motivés à décharger les vielles machines dans les pays du tiers monde et à les laisser traiter plus tard les ordures."
Allemagne : l'héritage vénéneux de l'énergie «verte». Des millions de pales d'éoliennes toxiques destinées aux décharges africaines

La France n'échappe pas à la règle puisque l’exportation de notre "pollution" dans des pays moins développés n'est pas prise en compte. De plus, nous sommes les "rois" du monde avec plus de la moitié de notre empreinte carbone qui est importée. On ne peut pas tout avoir, la croissance et la survie de l'Humanité, non?
Une vérité qui dérange
php
Voir
https://youtu.be/QL-cRuYAxg0

Ultra-vert, le Danemark admet qu'il n'a aucune idée de ce qu'il faut faire avec une montagne inquiétante de vieilles pales d'éoliennes brisées. Le matériau composite ne peut pas être recyclé.

Dans un article du principal journal économique danois Dagbladet Børsen (10 juin 2011), les experts mettent en garde : "Comme le vent devient un élément central de l'approvisionnement énergétique, un énorme problème de déchets se développe à la même vitesse."

Windy Scandinavia a rencontré cet obstacle inattendu parce qu'un matériau clé dans la construction d'éoliennes, le composite de fibre de carbone, ne peut pas être recyclé et remplit rapidement les sites d'enfouissement ou bien est brûlé, créant ainsi des émissions toxiques. Le rapport admet qu'une gigantesque montagne de lames de ferraille est en train de s'accumuler.

Route solaire : le désastre annoncé est consommé

Par Michel Gay



By: Jean-Marc Ayrault - CC BY 2.0


Les experts se sont trompés, la route solaire est un désastre financier

Le désastre financier prévisible, et annoncé, de la « route solaire » inaugurée en grande pompe par Ségolène Royal en Normandie le 22 décembre 2016, est consommé.
Et il est même pire qu’anticipé car les « experts » se sont trompés sur la production prévue d’électricité. Elle n’est pas de 767 kWh par jour en moyenne mais de seulement 409 kWh (soit tout de même presque deux fois moins…).
Cette surface a donc produit 150 mégawattheures (MWh) d’électricité sur un an (uniquement en milieu de journée).
Les 2800 m2 constituant le kilomètre de « route solaire » normande ont coûté 5 M€ hors taxes au contribuable français, soit près de 1800 € / m2 (contre 5 € / m2 pour l’asphalte).
Pour information, la même route solaire chinoise coûte presque quatre fois moins cher (environ 420 € / m2). Dans ces conditions, espérer exporter cette technologie relève du rêve.
Le coût d’achat sur le marché de l’électricité étant d’environ 40 € / MWh, la valeur de cette production ressort à 6000 € par an soit environ 0,01% de rendement sur investissement…
Si la durée de vie de cette portion de route solaire est de 10 ans, elle délivrera au total 1500 MWh ce qui correspond à 3400 €/MWh (85 fois le prix du marché !).
Et il est probable que des frais supplémentaires d’entretien viendront s’ajouter, compte-tenu des contraintes physiques que la route solaire doit subir (notamment le passage des véhicules). Il a déjà fallu remplacer 5% de la surface (gratuitement ?).
De plus, qui va payer pour nettoyer la route de « l’encrassement » qui voile la lumière des panneaux ?

Pompe à fric


Ce genre de pompe à fric permet à quelques industriels malins de se gaver de subventions publiques (peut-on leur reprocher de répondre à une demande officielle et de se servir si la loi le permet ?) et d’offrir de belles inaugurations à des élus fiers de leur réalisation.
Par l’intermédiaire de décisions hasardeuses, voire stupides, de certains de ses représentants, le contribuable peut-il se permettre longtemps de telles gabegies financières ?

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jeudi 9 août 2018

Sauvons nos centres-villes !

Gaël Brustier
politologue et essayiste
Publié le 07/08/2018


© Anthony SEJOURNE / iStock

Un coup d’œil au centre de nos villes moyennes, le plus souvent vidées de leurs commerces, donne une sinistre impression de déclin. Les pouvoirs publics se sont saisis de ce problème. Devenu endémique, le mal rongeait le centre de nos cités, moyennes ou plus petites : leur désertification inexorable, implacable se développait depuis de longues années à mesure que se constituaient à leurs marges de ces monumentaux centres commerciaux. Le plan national Action cœur de ville cible précisément ces centres dévastés par la disparition des commerces. Reste à savoir s’il est à la hauteur de l’enjeu, s’il peut enrayer et inverser le phénomène.

Pourquoi et comment nos centres-villes se vident-ils de leurs activités commerciales ? Journaliste ayant enquêté sur la question, Olivier Razemon a dressé le portrait d’une France vivant une véritable crise urbaine. La désindustrialisation avait déjà fait muter à la fois l’économie locale et la structuration de l’emploi. Cette fois, la crise ronge le cœur de ces villes qui se situent en marge des grandes métropoles. Le maintien du commerce est devenu un enjeu majeur dans nombre de ces communes moyennes.

Derrière les fermetures en série des commerces, c’est également une mutation profonde de l’organisation urbaine qui se dessine. Cette question a un lien avec l’aménagement de notre territoire. Il serait erroné de penser que les maires ne disposent pas des outils juridiques pour enrayer la gloutonnerie des grandes surfaces. Au contraire, cet arsenal n’est tout simplement pas utilisé ou alors massivement sous-employé. Les élus locaux disposent bien des outils qui auraient permis d’enrayer leur offensive. Il y a donc une part de déficit de volonté politique dans le laisser-faire menant au foisonnement de centres commerciaux extra-urbains, accessibles en voiture, et dans la capitulation devant la désertification des centres-villes. C’est, in fine, un profond changement des comportements sociaux qui découle de cette mutation de l’aménagement -commercial.

L’extension des aires urbaines, l’allongement des trajets travail-domicile-lieu de chalandise et éventuellement lieu de loisir a un impact sur le lien social, sur la façon dont on conçoit la vie sociale, les rapports sociaux. Le concept de drive parachève cette mutation. La « drivisation » de l’espace social est le vecteur d’un repli sur soi toujours plus grand. Le corollaire du mall à l’américaine est le modèle des gated communities, ces ensembles fermés, contribuant à désarticuler la société. L’aménagement commercial est bien un champ de bataille.

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Éoliennes: un champ de mines à retardement

par Ludovic Grangeon
Le coût de démantèlement des éoliennes est officiellement chiffré à 50000 euros alors que tous les devis de professionnels atteignent au moins 450 000 euros, socle de béton en plus.

Les Français vivent désormais sans le savoir au milieu d’un champ de 8000 mines à retardement. L'opinion publique a basculé cet été 2018 vers le rejet franc et massif de ce procédé. Les sondages encore cette semaine dans Le Figaro virent de bord vers une majorité de sceptiques sur le caractère pseudo « écologique » de la filière des promoteurs éoliens, financiers repeints en vert.

Ils ont raison. On ne peut tromper la population éternellement. Les conséquences d’une installation anarchique sur l’ensemble du territoire se font palpables et très négatives, voire menaçantes pour l’avenir. Désormais, l’insupportable est atteint après des années de propagande médiatique très intéressée. Plusieurs conseils régionaux et départementaux et non des moindres, comme les Hauts de France ou l’Allier, viennent de voter des motions d’arrêt d’un éolien inefficace, très pénalisant pour les territoires et super spéculatif.
Des milieux de pression très bien financés, des maires isolés dociles ou cyniques, des réseaux de financement pas toujours très clairs, comme l’a démontré l’enquête de la Commission de régulation de l’énergie, ont contribué à miner le territoire français. Ces éoliennes n’ont pas été implantées là où existait le besoin, près des villes ou des concentrations industrielles. Elles ont été placées là où c’était facile de le faire, du moment qu’on trouve un endroit isolé, avec peu d’opposants et des propriétaires complaisants, et beaucoup d’amis dans les cabinets ministériels. 50 milliards d’efforts, sur dix ans, payés par le contribuable, un tiers du territoire français concerné, pour à peine 4 à 5% de l’électricité nationale, et seulement un jour sur cinq d’assuré en production. Quel désastre... sauf pour quelques fortunés, y compris les quelques fondateurs d’EDF Énergies Nouvelles, dont les centaines (oui ! centaines…!) de millions d’euros sont bien au chaud au Luxembourg, même pas en France.

mercredi 8 août 2018

Publier une photo libre d'accès sur le net sans autorisation est maintenant interdit

 (Crédits : DR)
 
[Droit d'auteur sur internet] La Cour de justice de l'Union européenne a jugé mardi que la reproduction sur un site internet d'une photographie librement accessible sur un autre site nécessitait une nouvelle autorisation préalable de son auteur. Cet arrêt pourrait marquer le début d'une vaste série de recours.
Les juges européens étaient saisis par la justice allemande d'un contentieux entre un photographe et les autorités régionales du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie.

Le photographe et la lycéenne
 Le photographe, Dirk Renckhoff, avait autorisé un site consacré aux voyages à publier une de ses photos de la ville de Cordoue. Une lycéenne l'a téléchargée à partir de ce site (où il était librement accessible) pour illustrer un exposé. La photo a ensuite été reproduite sur le site internet de son établissement scolaire sans autorisation de son auteur.
Le photographe a alors saisi la justice allemande, faisant valoir qu'il n'avait autorisé que le site de voyages, et non le lycée, à utiliser son image. Dénonçant une atteinte à son droit d'auteur, il a réclamé le retrait de sa photo du site de l'école et 400 euros de dommages et intérêts.

L'examen du gouvernement britannique soutient les subventions pour les mini-centrales nucléaires

Susanna Twidale
7/08/2018
Version originale

Commentaire : n'est-ce pas toute la différence entre un pays qui lutte vraiment contre les émissions de CO2 pour sauver le climat et qui s'en donne les moyens, et certains autres qui font semblant : France, Allemagne, Espagne, Danemark, etc.?
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LONDRES (Reuters) - La Grande-Bretagne devrait offrir aux développeurs de mini-centrales nucléaires des subventions similaires à celles mises à la disposition de l'industrie éolienne offshore, selon une étude indépendante commandée par le gouvernement mardi.


La centrale nucléaire de Sizewell est vue comme le soleil se couche sur Sizewell, Suffolk en Grande-Bretagne, le 16 décembre 2017. REUTERS/Dylan Martinez


La Grande-Bretagne doit investir dans de nouvelles capacités de production d'électricité pour remplacer le charbon vieillissant et les centrales nucléaires qui doivent fermer dans les années 2020, et cherche d'autres options à faible teneur en carbone pour l'aider à atteindre ses objectifs de réduction des émissions.

Le gouvernement a cherché à savoir si les mini-réacteurs nucléaires - appelés petits réacteurs modulaires (SMR) - pourraient offrir une solution et si l'industrie pourrait contribuer à stimuler les exportations dont la Grande-Bretagne a tant besoin à mesure qu'elle quitte l'Union européenne.

Le gouvernement " devrait établir une initiative de chaîne d'approvisionnement de fabrication avancée (comme il l'a fait avec l'éolien offshore) pour mettre en avant les capacités de fabrication existantes et nouvelles ", selon le rapport du Groupe de travail d'experts financiers sur les petits réacteurs nucléaires.

L'appui du gouvernement à l'éolien en mer a permis à cette industrie de réduire les coûts et les subventions.

 Le rapport indique également que l'industrie naissante de l' ERMG pourrait donner un coup de pouce à l'industrie manufacturière et aux exportations britanniques.

"Il y a une réelle opportunité à court terme pour le Royaume-Uni, car les chaînes d'approvisionnement doivent encore être établies pour les petits projets nucléaires (contrairement aux grands projets nucléaires avec des chaînes d'approvisionnement établies en grande partie en dehors du Royaume-Uni)", indique le rapport.

Rolls Royce (RR.L) qui espère construire des SMR en Grande-Bretagne dans le cadre d'un consortium, a déclaré que le marché d'exportation pourrait valoir jusqu'à 400 milliards de livres.

Les ERMG utilisent la technologie nucléaire existante ou nouvelle réduite à une fraction de la taille des grandes centrales et seraient en mesure de produire environ un dixième de l'électricité créée par les projets à grande échelle.

Les mini-usines, qui pourraient être déployées d'ici 2030 selon l'examen, seraient fabriquées dans des usines, avec des pièces suffisamment petites pour être transportées sur des camions et des barges où elles pourraient être assemblées beaucoup plus rapidement que leurs homologues à grande échelle.

Le ministre britannique de l'énergie nucléaire, Richard Harrington, a déclaré que le gouvernement tiendrait compte des conclusions de l'examen.

La revue " reconnaît les possibilités offertes par les petits réacteurs nucléaires et montre comment les investisseurs, l'industrie et le gouvernement peuvent travailler ensemble pour faire des petits réacteurs nucléaires une réalité ", a-t-il déclaré dans une déclaration.

Rolls-Royce a lancé un appel d'offres pour la construction de SMR dans le cadre d'un consortium britannique avec Amec Foster Wheeler AMFW.L, Nuvia, Arup et Laing O'Rourke, avec le Nuclear Advanced Manufacturing Research Centre.

Rolls-Royce Holdings PLC1090.5
RR.LLondon Stock Exchange
+7.00(+0.65%)



RR.L FLR.N

Un autre groupe intéressé est NuScale, détenu majoritairement par le groupe américain Fluor Corp (FLR.N).






« La sûreté nucléaire, un principe fragile et menacé » ? Réponse aux détracteurs

https://ideesrecuessurlenergie.wordpress.com
Publié le 7 août 2018

Réponse de Gérard Petit à l’article de Guillaume Blavette, paru dans Mediapart
La sûreté nucléaire, un principe fragile et menacé 

La critique est souvent aisée, mais l’art est toujours difficile et votre article, Monsieur Blavette, illustre parfaitement les deux dimensions antagoniques de cet adage.
En effet, rares sont ceux qui contribuent ou ont contribué à l’activité électronucléaire nationale, dans ses différentes disciplines, qui considéreront leur métier comme quelque chose de trivial et n’auront pas ressenti peser en permanence le « sur-moi » de la sûreté nucléaire dans l’exercice de leurs fonctions.

Quant à la critique, elle peut en effet trouver mille accroches dans un ensemble si pluriel et si conséquent, d’abord parce que ce sont des créations humaines, des activités humaines régies par des règlements humains, donc par essence, forcément imparfaits.
Pour un pays, mettre en œuvre un programme électronucléaire à vocation de contribuer notablement à son indépendance énergétique et à la sauvegarde du climat est un acte politique significatif et courageux. C’est en effet, si on veut atteindre ces buts, devoir s’engager sur le long terme et savoir bâtir un système complexe et complet, couvrant tous les compartiments du jeu du minerai aux déchets ultimes, vaste programme aurait dit De Gaulle et en effet, c’en est un.

Concernant cet ensemble industriel et de ses servants, votre article ne veut dire qu’une chose : le nucléaire même civil, est bien trop dangereux pour être confié à des hommes, à supposer même qu’ils possèdent une haute conscience de ce qu’ils font et que leurs gestes professionnels soient strictement encadrés par des procédures pertinentes, ce qui dans votre l’esprit est loin d’être le cas.
En résumé, le mieux à faire est de les aider à prendre pleinement conscience de l’impasse dans laquelle on les a fourvoyés afin qu’ils puissent conduire au plus vite leurs installations vers l’arrêt définitif, pour leur sécurité et la sécurité de tous.
Restera la question des déchets, mais en l’occurrence, il paraît sage de ne traiter qu’une impasse après l’autre et de garder de la matière radioactive pour d’autres articles à paraître dans Mediapart.

« Beethoven était tellement sourd, que toute sa vie, il a cru qu’il faisait de la peinture », cette boutade de potache en a fait rire plus d’un. Si même les plus immodestes ne se voient pas en Beethoven, mutatis mutandis, cette fiction cocasse se transpose aisément à d’autres disciplines, à d’autres circonstances, et à d’autres insuffisances.
Ainsi, nombreux pourraient être les lecteurs de votre article, qui exerçant ou ayant exercé les métiers de l’électronucléaire sont heureux qu’enfin on les décille et nul doute qu’ils vous en sauront gré, eux qui croyaient ingénument concevoir et exploiter avec rigueur des installations utiles et sûres.

En lieu et place, comme le carrosse qui se transforme en citrouille, ils découvrent que ce sont de vieilles marmites construites rapidement en s’accommodant vaguement d’un à peu près règlementaire et qui se révèlent difficiles à moderniser et à renormer. Des remplaçants plus conformes existent sur le papier, mais se révèlent impossibles à construire.
C’est vrai et vous le montrez bien, rien ne vaut un regard extérieur et l’appui de quelques spécialistes, pour jauger vraiment un système et voir ce que, le nez dans le guidon productiviste, les acteurs ne peuvent pas distinguer.

Pourtant, faute d’ouverture car conditionnés qu’ils sont depuis si longtemps, sans doute peineront-ils à reconnaître sous votre plume leur métier, leurs installations, leur savoir-faire, leur contraintes, leur légalisme, en particulier leur respect permanent et atavique du strict cadre que représente pour eux la sûreté nucléaire dans une acception française à laquelle beaucoup d’autres pays se réfèrent.

Pour en savoir plus :
https://www.lesechos.fr/amp/43/2192743.php
https://www.sauvonsleclimat.org/fr/base-documentaire/rapport-plus-partisan-que-factuel
https://amp.lepoint.fr/2233435
http://aepn.blogspot.com/2018/04/securite-des-piscines-de-stockage-du.html
https://ideesrecuessurlenergie.wordpress.com/2018/07/06/un-attentat-terroriste-sur-une-centrale-nucleaire-serait-pire-que-le-11-septembre/

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Y a-t-il vraiment un risque d’épuisement des ressources ?

SPS n° 305, juillet 2013
 
La question des matières premières suscite aujourd’hui un intérêt croissant auprès du public, preuve en est la vigueur du débat sur les gaz de schiste (voir Science et pseudo-sciences n° 301, juillet 2012) récemment relancé par le rapport Gallois de novembre 2012. En fait, ce débat est biaisé, en France notamment, par la confusion régnant aujourd’hui sur l’information scientifique et technique dans ce domaine particulier des ressources naturelles. La raison en est l’abandon progressif par notre industrie du secteur amont (approvisionnement en matières premières) et la perte des compétences techniques, économiques et politiques qui en résulte, notamment au niveau de la haute administration centrale. Dans notre pays, seules quelques industries spécialisées couvrant l’ensemble des étapes du cycle industriel sont restées actives dans le domaine des matières premières 1.
Bénéficiant du statut protecteur de la fonction publique, les Écoles d’ingénieurs et l’Université ont conservé une partie de leur savoir-faire scientifique et technique dans ce domaine, et forment également une quantité non-négligeable de cadres et techniciens (entre 600 et 1000 diplômés par an avant le regain d’intérêt des dernières années).
Le boom économique mondial dû à l’arrivée sur le marché des pays émergents (BRICs notamment – Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud), facilité par la libéralisation totale des échanges, provoque aujourd’hui un certain nombre de tensions sur les fondamentaux économiques des matières premières minérales (prix et disponibilité notamment). Cela facilite l’intervention des spéculateurs pour qui déstabilisations et rumeurs de pénurie ont toujours rimé avec profits. Ces évènements ne doivent pas nous empêcher de tenter d’éclaircir ce débat à l’heure où notre pays et, plus généralement le monde occidental, s’interrogent sur leur avenir industriel.

Les ressources minérales : des réserves naturelles illimitées en pratique


Devant l’accroissement prodigieux de la demande en matières premières résultant de l’émergence des nouveaux acteurs continentaux que sont les BRICs, une première idée à laquelle il faut définitivement tordre le cou est celle de la limite supposée des ressources minérales à la disposition de l’humanité. Cette idée fausse s’est propagée par mimétisme avec l’annonce, justifiée, de la fin de l’ère du pétrole, du fait de l’épuisement des réserves disponibles dans un délai relativement court (quelques dizaines d’années environ). La méprise tient en fait à la nature géologique distincte de ces deux types de ressources. La formation du pétrole, du gaz et du charbon résulte de la transformation de la matière vivante dans le sous-sol spécifique à l’enveloppe très superficielle de notre globe (quelques kilomètres) dans laquelle interagissent les systèmes vivants, liquides, solides et gazeux. Ainsi le volume des réserves disponibles est limité et arrive à épuisement.
À l’inverse, les ressources minérales, qui concernent l’ensemble des éléments du tableau de Mendeleïev, sont présentes dès l’origine de la Terre et sont distribuées inégalement au sein de celle-ci, en enveloppes concentriques dont les deux plus externes - le manteau (épaisseur 2800 km) et la croûte (épaisseur entre 10 et 35 km) - échangent depuis l’origine une partie de leurs constituants sous l’effet de la tectonique des plaques [1]. Ainsi, pour le cuivre, et pour la seule région des cordillères ouest-américaines, on peut estimer les ressources disponibles dans une tranche de 3,3 km de profondeur suffisantes pour alimenter les besoins de l’humanité pendant plus de 5 millénaires (voir encadré).

Merci Monsieur Hulot

Par menane
Blog : Le blog de menane
7 août 2018

Commentaire : M.Hulot ne nous fait plus rire du tout! RIP
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  Voici ce que cachent réellement les actions du ministre en carton-pâte? Contre ses dires antérieurs, N. Hulot soutient l'installation d'aérogénérateurs dans des régions peu ventées où leur efficacité sera pratiquement nulle, pour le seul profit des promoteurs.
Alors que la recherche sur le solaire avance à grands pas (fours solaires, panneaux et route solaire...), alors que le soleil nous montre actuellement sa toute puissance, le gouvernement, en la personne des soumis messieurs Hulot et Lecornu, sous couvert d'écologie, décident de favoriser une industrie plus bénéfique pour les promoteurs que pour les habitants et la biodiversité. En Périgord Vert, région refuge, le dossier suivant vient d'être accepté, engageant le massacre de nombreuses espèces animales dont particulièrement l'avifaune et les chiroptères.

Des espèces protégées
Voici la copie d'une partie du dossier:
Dossier de demande de dérogation pour la destruction d’espèces protégées et d’habitat d’espèces protégées.
Projet éolien de la Queue d’Âne
Département : Dordogne

Demande de dérogation pour destruction d’espèces et d’habitat d’espèces protégés dans le cadre du projet éolien de la Queue d’Âne (24) 2017

Les 8 idées reçues sur le mix électrique chinois

https://www.lemondedelenergie.com
Thibault Laconde
Publié le 20.07.2018



La Chine publie chaque mois des chiffres détaillés sur l’état de son industrie et en particulier sur sa production d’électricité.
Vous pouvez les trouver ici pour le mois de juin et ici un récapitulatif de l’année 2017.
Votre mandarin est un peu rouillé ? Pas grave, je les ai lu pour vous… attendez-vous à être surpris.
Pour aller plus dans le détail, vous pouvez également consulter la note sur l’évolution du mix électrique chinois publiée en janvier.

Idée reçue n°1 : les énergies fossiles reculent en Chine


En apparence, c’est vrai : la part des énergies fossiles dans la production d’électricité chinoise est passée de 83.3% en 2007 à 71.8% en 2016 et 70.9% en 2017.
Cette baisse est plutôt impressionnante !
Mais voilà : dans le même temps la consommation d’électricité a augmenté de 7.6% par an en moyenne, les énergies fossiles ont donc une part plus petite d’un gâteau beaucoup plus grand…
A l’arrivée, la production d’électricité à partir de gaz et surtout de charbon progresse 200TWh par an environ depuis une décennie.
En 2017, elle a progressé de 220TWh, c’est-à-dire que la production fossile est celle qui a le plus augmenté, en fait elle a plus augmenté que celle de toutes les autres énergies réunies.
Au-delà de la production, la puissance installée a, elle aussi, augmenté.
Les investissements dans les énergies fossiles, par contre, ont reculé d’un tiers en 2017 mais un Renminbi investi dans la production d’électricité chinoise sur 4 va encore aux énergies fossiles.

Idée reçue n°2 : la Chine est dernière de la classe


En sens inverse, on qualifie parfois un peu vite la Chine de cancre en matière d’énergie. C’est vrai qu’elle est depuis 2007 la première émettrice de gaz à effet de serre de la planète mais cela tient évidemment beaucoup à l’immensité de sa population…
Avec à peu près trois-quarts d’énergies fossiles dans son mix électrique, la Chine est en réalité en milieu de tableau. Au sein du G20, elle se classe 8e et fait mieux que l’Inde ou que des pays développés comme le Japon et l’Australie.
Évidemment, les statistiques chinoises tentent d’embellir la situation en ne distinguant pas au sein des énergies fossiles le charbon, très polluant, et le gaz, qui l’est environ 3 fois moins : le problème de la Chine, si on la compare à d’autres pays, ce n’est pas la part des énergies fossiles, c’est la part du charbon au sein des énergies fossiles – environ 95%.
En prenant ce critère, la Chine se place effectivement parmi les 10 pays avec le mix électrique le plus sale mais elle reste nettement meilleure que l’Afrique du Sud ou la Pologne.

Les belles histoires de l’oncle Nicolas


Alors que le monde politique s’agitait tout seul et que la France partait en vacances, l’oncle Nicolas , comme le célèbre oncle Paul du magazine Spirou, se met à nous conter des histoires. Mais alors que son prédécesseur nous faisait rêver avec des héros édifiants, il est en colère à cause de notre inconséquence face au réchauffement climatique, il nous fait la leçon, nous morigène et appelle à un électrochoc.
« Nous venons de vivre une semaine d’extrêmes climatiques : incendies en Grèce et en Suède, record de température en France, inondation puis canicule au Japon. Les scientifiques nous préviennent « ce n’est qu’une bande annonce » …c’est la conséquence de nos inconséquences ». Et de nous prédire des malheurs encore plus grands : « montée des eaux, perte de productivité agricole, développement de pathologies et de virus. Hélas nous y sommes. »

mardi 7 août 2018

Appel d’offres solaire : 103 lauréats supplémentaires pour les centrales au sol

https://lenergeek.com/

Commentaire : M. Hulot et ses adeptes continuent la saignée de l'argent du contribuable.
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Crédits photo : Blickpixel

Si le volume des raccordements photovoltaïques a légèrement ralenti en 2017, le gouvernement ne s’en laisse pas conter et poursuit ses efforts pour encourager les projets solaires dans l’Hexagone. Le ministère de la Transition écologique et solidaire a dévoilé lundi 6 août 2018, une liste de 103 lauréats supplémentaires dans le cadre de la quatrième tranche d’un appel d’offres national concernant le développement de centrales photovoltaïques au sol.

En accord avec l’objectif fixé dans son Plan climat d’atteindre 32% d’énergies renouvelables en 2030, le ministère de la Transition écologique continue d’encourager le développement de la filière solaire française via l’attribution de nombreux appels d’offres. Le ministre d’État Nicolas Hulot a notamment annoncé lundi 6 août avoir sélectionné 103 nouveaux lauréats pour une capacité totale de 720 mégawatts, correspondant à la quatrième tranche sur six d’un appel d’offres de 3.000 MW lancé en 2016.

Climat : quand Nicolas Hulot joue à vous faire peur

Par Samuel Furfari

Commentaire : Dégageons ce sinistre personnage et fermons le robinet de l'argent du contribuable à toutes ces ONGe complices!

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À part les Européens nourris aux organisations non-gouvernementales environnementales, qui croit encore au jour de dépassement promis par Nicolas Hulot ?
quand Nicolas Hulot joue à vous faire peur

Quelle aubaine pour les doctrinaires du développement durable ! Au moment de leur jour du dépassement il fait chaud, très chaud. Évidement ni l’écologiste Hulot, ni France 2, ni France 24, ni la RTBF ni la ribambelle de médias impréparés ne pouvaient rater pareille occasion pour lier les deux évènements et nous culpabiliser pour introduire le contrôle de tous les détails de nos vies.
Ce premier août était donc le jour où, d’après Global Footprint Network (GFN), qui possède l’argent pour employer des dizaines de chercheurs souvent financés par les deniers publics, nous vivons désormais à crédit. À sa suite, toutes les ONG environnementales (ONGE) et nombre de politiciens se font les mégaphones de cette supercherie qui ne repose sur aucune base scientifique. Le jour du dépassement global (earth overshooting day) prétend être un indicateur dont l’objectif est de conscientiser et responsabiliser les pays développés à la notion d’empreinte écologique. Bien entendu, à part les Européens endoctrinés par les ONGE, cette théorie n’a guère d’écho dans le reste du monde.

Un indice dépassé


Le Global Footprint Network divise la capacité de production du milieu naturel par l’empreinte écologique, multiplié par 365 pour obtenir un nombre de jours de consommation que la Terre peut supporter. Beaucoup d’auteurs ont démontré l’inanité de cette théorie. Le comble est que la radio belge financée par les taxes des contribuables va jusqu’à déclarer (7:30) « depuis ce matin nous avons OFFICIELLEMENT épuisé les ressources que la nature met un an à produire et renouveler ». Selon elle, nous aurions consommé tout ce que la nature produit, et nous vivons à crédit. Mais à crédit de quoi ?
Si depuis des années nous vivons à crédit, où est le stock qui nous permet de continuer à vivre ? Je produis des légumes dans mon potager. Habituellement, je remplis mes deux congélateurs de légumes bios ; cette année ce ne sera pas le cas car la canicule empêche un bon rendement de mes nombreux efforts. Mais une fois que j’ai épuisé mes ressources n’aurai-je plus rien à manger ? Non, je vais puiser dans le stock qui ne m’appartient pas. Or s’il était vrai que nous avons épuisé ce que la planète produit, notre stock, de quoi le monde va-t-il vivre jusqu’au 31 décembre ? Cette simple considération suffit à démolir cette théorie fumeuse.

lundi 6 août 2018

La fronde anti-éoliennes prend de l'ampleur

Marie-Estelle Pech



Les Tours de Saint-Jean-d'Angély (Charente-Maritime) sont à quelques mètres de deux éoliennes. VLC Environnement

 Le gouvernement souhaite doubler le nombre d'éoliennes sur le territoire dans les cinq prochaines années. Mais la contestation s'intensifie et réunit des opposants de tous bords
 Après les McDonald's et les champs d'OGM, la prochaine cible des écologistes ou des zadistes sera-t-elle l'éolien? En juin, un feu criminel détruisait une éolienne et en endommageait une autre à Marsanne, dans la Drôme. L'attaque a été revendiquée mi-juin par un site libertaire précisant «s'attaquer aux dominations». Du bourgeois au militant mélanchoniste en passant par l'anarchiste, le pêcheur et le châtelain, l'opposition à l'éolien est «de plus en plus composite», affirme Fabien Bouglé, porte-parole du collectif d'opposants Touche pas à nos îles! en guerre contre le projet de parc éolien au large de l'île de Noirmoutier, en Vendée.
Certes, cette opposition a historiquement débuté chez des pronucléaires situés bien à droite, «mais ça change», souligne cet élu versaillais, spécialiste du marché de l'art, qui témoigne avoir assisté à une lecture sur le sujet dans une «librairie anar de gauche» à Paris, et qui prophétise «une grande révolte populaire anti-éoliennes». D'autant que semble s'opérer une mutation: la contestation, jusque-là cantonnée aux citoyens et aux associations anti-éoliennes, trouve désormais des voix et des relais dans le monde politique pour porter le combat.

L’étrange logique derrière la quête d’énergies « renouvelables »

Nicolas Casaux
03/07/2017






Pour commencer, quelques questions, trop rarement posées :

La destruction en cours des différents biomes de la planète, leur contamination par d’innombrables substances et produits toxiques, et les pollutions massives des milieux naturels sont-elles les conséquences de la production d’énergie ou de son utilisation (ou les deux) ? Et en quelles proportions ?
Autrement dit, la planète est-elle en train d’être détruite par les conséquences directes de la production énergétique industrielle mondiale ou l’est-elle davantage par ses conséquences indirectes ?
Le déversement annuel de millions de tonnes de plastique qui asphyxient les océans dépend-il du type d’énergie utilisée par les usines et les zones industrielles ?
Les millions de tonnes de déchets toxiques annuellement générées par les différentes industries (cosmétique, électronique, chimique, agricole, forestière, de la construction navale, de la construction automobile, etc.) sont-elles les conséquences de la manière dont est produite l’énergie qu’elles utilisent ?
La destruction d’écosystèmes, leur pollution, et l’extirpation de millions de tonnes de ressources non-renouvelables (métaux, minerais en tous genres) des entrailles de la planète par l’industrie des extractions minières sont-elles liées à la manière dont est produite l’énergie qu’elle utilise ?
L’abattage des dernières forêts d’Afrique (et d’ailleurs) afin de fournir du bois d’œuvre (ou l’abattage des forêts d’Amérique du Sud afin de dégager de l’espace pour l’élevage et d’autres activités industrielles) est-il lié à la manière dont est produite l’énergie utilisée par les usines de traitement du bois ?
Le monde est-il en train d’être détruit par manque d’une production industrielle d’énergie « verte » ou « propre » ou « renouvelable » ?
Inversement, si toute la production d’énergie industrielle était, ou plutôt, pouvait être, « verte » ou « propre » ou « renouvelable », l’humanité industrielle cesserait-elle de détruire, polluer, contaminer, et épuiser la planète ?
En l’état des choses, les différentes industries qui constituent nos sociétés industrialisées surexploitent et épuisent déjà largement les ressources naturelles (renouvelables et non-renouvelables) de la planète. Qu’en sera-t-il lorsque l’industrialisation (électrification, modernisation, urbanisation, etc.) de tous les pays dits en développement sera achevée ? Lorsque tous les habitants de la planète consommeront autant qu’un européen ?
Étant donné que les pays du monde produisent actuellement environ 50 millions de tonnes de déchets électroniques (ou e-déchets) par an, dont l’immense majorité (90%) ne sont pas recyclées.
Étant donné qu’ils produisent également plus de 3,5 millions de tonnes de déchets solides par jour (d’après un rapport de la Banque mondiale).
Étant donné que cela suffit à parler de désastre.
Étant donné que c’est loin d’être le seul problème (et que c’est d’ailleurs un problème dont l’ampleur va augmenter exponentiellement au cours des prochaines décennies, comme nous allons le voir).
Étant donné que les extractions mondiales de ressources en métaux et minerais destinés aux différentes industries s’élèvent actuellement à plus de 40 milliards de tonnes par an.
Étant donné qu’en 1970, d’après un rapport de l’ONU, la quantité totale des matières premières extraites à travers la planète par l’humanité industrielle avoisinait les 22 milliards de tonnes, et qu’en 2010, elle dépassait les 70 milliards de tonnes (et qu’il s’agit donc d’un triplement en 40 ans).
Étant donné qu’il nous faudra en extraire 180 milliards de tonnes en 2050 si nous continuons à consommer comme nous consommons aujourd’hui et si la course au « développement » se poursuit.
Étant donné que notre consommation globale d’eau douce actuelle (imaginez donc ce qu’il en sera demain !), pour prendre un exemple, est elle aussi d’ores et déjà largement insoutenable (c’est-à-dire que nous consommons l’eau des nappes phréatiques et des aquifères plus rapidement qu’ils ne se remplissent, ainsi qu’un rapport de la NASA le soulignait en 2015 : 21 des 37 aquifères les plus importants sont passés en-dessous du seuil de durabilité — ils perdent plus d’eau qu’ils n’en accumulent).
Étant donné qu’en raison de la course au « développement » (électrification, industrialisation, modernisation, « progrès ») des continents qui ne l’étaient pas encore entièrement (Afrique, Asie, Amérique du Sud, notamment), il est prévu que la production annuelle globale déjà faramineuse (50 millions de tonnes) de déchets électroniques (ou e-déchets) croisse de 500%, environ, au cours des décennies à venir (en raison d’explosions des ventes de téléphones portables, d’ordinateurs, de télévisions, de tablettes, etc.). Et étant donné qu’il est aussi prévu que la quantité totale des déchets solides produits chaque jour dans le monde triple d’ici 2100, pour atteindre plus de 11 millions de tonnes par jour.
Étant donné que la majorité des déchets électroniques des pays dits « développés » (ces 90% qui ne sont pas recyclés, mais qui sont chargés en métaux lourds et autres substances plus toxiques les unes que les autres) sont envoyés dans ces pays dits « en développement », où ils s’entassent dans des « cimetières électroniques » et autres « e-décharges », où ils polluent gravement les sols, l’air et les cours d’eaux (comme à Agbogbloshie au Ghana, ce que vous pouvez constater dans le documentaire ToxiCité, ci-après, ou comme à Guiyu en Chine, à Shershah au Pakistan, à Dhaka au Bangladesh, et en Inde, et en Thaïlande, et aux Philippines, et ailleurs), où ils détruisent la santé des humains qui travaillent à les trier (c’est-à-dire qui les brûlent n’importe où et n’importe comment, sans protection, à l’air libre afin d’en sortir du cuivre et d’autres métaux qu’ils revendent ensuite pour une bouchée de pain), et la santé des animaux non-humains qui vivent sur place.
Étant donné que l’utilisation massive de ressources non-renouvelables nécessaire à la fabrication de ces produits high-tech est d’ores et déjà largement insoutenable et qu’elle le sera d’autant plus lorsque tous les habitants du monde consommeront autant de produits high-tech que les habitants des pays riches, ce qui entrainera une multiplication par 5 ou plus de la consommation d’appareils électroniques.
Étant donné que l’utilisation de ces produits électroniques est souvent nocive pour le « consommateur » (écrans qui abîment les yeux, qui altèrent les capacités cognitives, qui nuisent au sommeil, téléphones portables qui génèrent des cancers, des tumeurs, etc.) et qu’elle nuit bien plus aux relations sociales qu’elle ne les enrichit.
Étant donné que pour subvenir à ces besoins croissants en minerais, métaux et autres « ressources naturelles », la civilisation industrielle (l’ensemble de nos sociétés industrielles) va continuer à s’étendre (comme elle le fait depuis son avènement, par définition, puisque c’est ce qu’impliquent les concepts de « croissance » et de « développement »).
Étant donné que cette expansion se fera comme toujours au détriment du monde naturel, des biomes, des derniers peuples tribaux et des espèces non-humaines de la planète.
Étant donné que l’expansion de la civilisation industrielle se fait également au nom de ces technologies soi-disant « vertes », comme au Groenland, où des terres rares et autres minerais (comme l’uranium), récemment rendus accessibles (quelle chance !), grâce au réchauffement climatique, vont être extraits du sous-sol afin de pourvoir aux besoins de « la nouvelle économie verte mondiale ».
Étant donné, en effet, que toutes les technologies de production d’électricité dite « verte » ou « propre » ou « renouvelable », les barrages, les éoliennes, les panneaux solaires, etc., requièrent également des extractions minières massives de matériaux parfois hautement toxiques, et qu’elles impliquent donc également des déchets miniers en grande quantité :
L’industrie des panneaux solaires, pour prendre l’industrie perçue comme la plus « propre », requiert, entre autres, les matériaux suivants, listés en avril 2016 par le site Resource Investor : l’arsenic (semi-conducteur), l’aluminium, le bore (semi-conducteur), le cadmium (utilisé dans certains types de cellules photovoltaïques), le cuivre (câblage et certains types de cellules photovoltaïques), le gallium, l’indium (utilisé dans les cellules photovoltaïques), le minerai de fer (acier), le molybdène (utilisé dans les cellules photovoltaïques), le phosphore, le sélénium, le silicium, l’argent, le tellure et le titane.
Étant donné que le déploiement des technologies productrices d’énergie dite « verte » ou « propre » ou « renouvelable » implique une forte croissance de ces extractions minières ; pour prendre un seul exemple, souligné par Olivier Vidal (le directeur de recherches CNRS au laboratoire de l’Institut des sciences de la terre de Grenoble dont les travaux ont fait l’objet d’un article dans la revue Nature Geoscience), dans une interview parue sur le site de l’Université Joseph-Fourier : « D’ici 2050, il faudra six ou sept fois la production mondiale d’acier actuelle pour les seuls secteurs des énergies renouvelables ».
Étant donné qu‘il s’agit d’une évidence soulignée par la Banque mondiale, elle-même, dans un récent communiqué de presse (18 juillet 2017), intitulé « La transition vers les énergies propres fera augmenter la demande de minéraux », dont voici un extrait :
Il faut s’attendre à une augmentation de la demande d’acier, d’aluminium, d’argent, de cuivre, de plomb, de lithium, de manganèse, de nickel et de zinc, ainsi que de certaines terres rares, telles que l’indium, le molybdène et le néodyme. Cette hausse pourrait être particulièrement marquée sur le segment des accumulateurs électriques, où l’augmentation de la demande de métaux (aluminium, cobalt, fer, plomb, lithium, manganèse et nickel) pourrait être multipliée par plus de 1 000 % si les pays prennent les mesures nécessaires pour maintenir les températures à ou en deçà de 2° C.
(Sauf que la Banque mondiale y voit des « opportunités » pour les « pays riches en minéraux » qui auront alors la chance et l’honneur de pouvoir et de devoir extraire toujours plus de ressources de leurs sols et de leurs sous-sols — et donc de toujours plus détruire le monde naturel, ce que la Banque mondiale ne dit pas, au contraire, puisqu’elle continue, comme elle l’a toujours fait, à prétendre que les extractions minières peuvent êtres respectueuses de l’environnement.)
Étant donné que de toutes manières, une étude menée par l’ingénieur Philippe Bihouix évoque trente à soixante ans de réserve pour la plupart des grands métaux industriels que sont le zinc, le cuivre, le nickel ou le plomb, et que les réserves accessibles d’indium, notamment utilisé dans les cellules photovoltaïques, se limiteraient, elles, à vingt ans, et celles de cuivre à trente ans. Cf., la vidéo suivante :