samedi 15 décembre 2018

Les pales des éoliennes seraient-elles construites sur du vent ?

Benoît Rittaud
Publié le 30 novembre 2018 

par Haco

En avant-propos, je tiens à préciser que je suis juriste de formation et de profession. La France est dotée d’un système de publicité foncière, qui permet à toute personne, à partir des références cadastrales d’une parcelle, d’obtenir toutes les informations juridiques sur cette parcelle (propriétaire, prix, servitudes, hypothèques) y compris la copie des divers actes qui ont pu conférer des droits à quiconque sur cette parcelle.

Curieux de voir comment étaient réalisés les montages juridiques d’installation des éoliennes, je me suis donc procuré la copie de l’un d’entre eux. Le montage que j’ai pu observer est le suivant : 


-Le propriétaire de la parcelle confère un bail emphytéotique à l’exploitant. Il s’agit d’un bail qui donne les mêmes droits à l’exploitant que s’il était propriétaire de la parcelle (droit de construire, de donner le bien en garantie, etc…), mais pour une durée limitée (50 ans en l’occurrence),
-L’exploitant négocie ensuite avec le même propriétaire, ou avec les propriétaires voisins selon le cas, le droit de passer sur leurs parcelles les câbles permettant le raccordement au réseau d’électricité, via une servitude dite de tréfonds,
-Concernant les pales de l’éolienne et à ma grande surprise, celles-ci ne sont pas incluses dans le bail emphytéotique. Sans doute pour des raisons d’économie, les pales dépassant largement la base de l’éolienne, la surface donnée à bail ne comprend pas toute la largeur des pales.

Pour remédier à ce problème, les juristes ont créé une servitude de surplomb permettant aux pales de survoler la propriété voisine.

Avec l'éolien, la transition écologique est l'escroquerie du siècle !

Louis Marin

Les engagements pris par la France pour les 20 prochaines années en matière de subvention de l'électricité d'origine éolienne et photovoltaïque se montent à 150 milliards d'euros.

Alors que la révolte des Gilets Jaunes a relevé le lien existant entre la taxe carbone et l’installation d’éoliennes dans le cadre de la transition écologique, les Français commencent à prendre conscience des détournements de fonds gigantesques voulus par le président Macron et son ministre François de Rugy.

Il suffit pour ce faire d’analyser les éléments de langage du président et de son ministre de l’Écologie. La « taxe carbone » est nécessaire pour « maintenir le cap » de la « transition écologique » afin de lutter contre le « réchauffement climatique », car nous avons « une dette climatique »… (sic)

Bref, selon les gouvernants les Français doivent continuer à payer pour financer les énergies renouvelables (éolien et photovoltaïque) qui sont très grassement subventionnées afin d’éviter les émissions de carbone et empêcher que la planète se réchauffe …

Voilà l’argumentaire de nos dirigeants qui se sont engagés, pour des raisons obscures et que l’histoire dévoilera peut-être un jour, à multiplier par trois le nombre des éoliennes en France tout en acceptant de surpayer cette énergie intermittente par l’argent des contribuables et des consommateurs et en supprimant de manière antidémocratique le premier degré de juridiction pour accélérer les installations.

L’écologie ou la nouvelle galère du contribuable !

Arnaud Casalis


 

L’écologie et la « transition » sont le nouveau prétexte pour ponctionner le contribuable. Trois fois hélas, car à l’énorme ponction fiscale s’ajoutent des contreperformances environnementales dramatiques. C’est ce que démontre le caractère insensé des récentes décisions gouvernementales en faveur de la filière gaz-éolienne.
M. Macron et le Gouvernement viennent d’annoncer 7 milliards d’euros d’investissement annuel dans les ENR (énergies renouvelables), ce, pendant 10 ans, principalement affecté à la filière gaz-éolienne.
Sachant que la Cour des comptes a récemment chiffré le gâchis éolien à 40 milliards depuis 15 ans, soit 5,7 millions d’euros par machine, le développement effréné de cette filière fait froid dans le dos. Ce sera donc, au minimum, 70 milliards perdus pour passer de 7 000 machines à 25 000.

S’il s’agit de sauver la planète, pourquoi pas. Mais qu’en est- il ?

1) Climat et émission de gaz à effet de serre
La filière gaz-éolienne est devenue l’un des principaux facteurs de croissance de l’émission de gaz à effet de serre. La France, dont les émissions de gaz à effet de serre sont cinq fois moindres par habitant qu’en Allemagne grâce au nucléaire, augmente ses émissions de CO2 de 2 % par an depuis 4 ans. L’intermittence des éoliennes rend leur couplage indispensable avec des centrales à combustible fossile (en France, le gaz).
Plus on installe d’éoliennes, plus on pollue et détériore le climat.

vendredi 14 décembre 2018

Electricité : tous les matins du monde

Tristan Kamin

Commentaire : pour que notre petit déjeuner soit bon pour le Climat, financièrement économique et toujours savoureux. Passionnant.
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Vous l'avez remarqué, ça caille. Il y aurait comme qui dirait une vague de froid. Or, vous le savez probablement, la thermosensibilité du système électrique français est élevée. Notre consommation électrique dépend beaucoup de la température. Résultat, depuis deux semaines, la consommation a une petite tendance à la hausse. Soyez observateurs, c'est pas très visible.



@eCO2mixRTE

Oh, parenthèse mesquine. Vous vous souvenez que, le week-end dernier, je saluais les records de l'éolien ? Bah, c'était en plein creux de consommation. Et pendant cette semaine, face à l'envolée de la consommation ? Dans le jargon, on dit « bah ». Fin de parenthèse mesquine. Parlons surtout d'aujourd'hui,.


@eCO2mixRTE 


L'intervalle 4h-8h du matin sera notre référence

Avec cette fichue thermosensibilité, la consommation a suivi une pente particulièrement raide. La consommation était de +18 600 MW avec un BIM* indiquant une augmentation de 30% en 4h. Comment on a géré ça ?
*
Building Information Modeling (BIM) :  échanger des données sur une plateforme et de les réutiliser sur différents progiciels applicatifs.



@eCO2mixRTE



Les bad news 
1. Le parc nucléaire envoyait déjà tout ce qu'il pouvait avant même le pic. Il a pu gratter quelques 800 MW quand même, mais c'est pas grand chose.


@eCO2mixRTE

Ce n'est pas dû à un manque de souplesse du nucléaire parce que pouvoir varier entre 50 et 100% en 10 secondes ne servirait à rien si l'on est déjà à 100% au départ. Alors, je dirais juste que c'est un manque de nucléaire, tout court...
Cette haute production nucléaire pendant la nuit a permis de remplir les réservoirs de nos STEP, et d'exporter : à 4h du matin on consommait 2300 MW pour pomper l'eau dans les barrages, et on exportait 2400 MW.

Allemagne,Oberzent: une large majorité s'oppose au plan régional d'énergie éolien

Thomas Wilken
12/12/2018




L'énergie éolienne à Oberzent est actuellement toujours propice à une une vive discussion. Lors de la dernière réunion du conseil municipal, la salle bondée de la caserne de pompiers a bénéficié d'une bouffée d'air frais. L'objectif actuel de (presque) tout le monde est net : il va à l'encontre du plan régional pour les énergies renouvelables (Odenwaldkreis-Windkraft-Flächennutzungsplan (FNP)), qui doit être discuté et adopté par l'assemblée régionale de Hesse du Sud vendredi. Cependant, le fort vent contraire de l' Odenwald et la nécessité d'apporter des améliorations ont généré des retards pour le vote en 2018.



@Wikipédia.fr

L’Europe sous tension

Jean-Pierre Riou

Commentaire : merci, monsieur le professeur pour vos explications. 

L'Union Européenne et son électricité "c'est comme l’histoire de ce type qui s’est jeté d’un immeuble de dix étages. À chaque étage, les gens l’entendaient dire : « jusqu’ici, ça va. Jusqu’ici, ça va. Jusqu’ici, ça va. "
Steve McQueen, Les Sept Mercenaires (1961), écrit par William Roberts


Les français vont-ils enfin prendre conscience, nos élus n'ayant pas la science infuse, qu'il est urgent, en dehors des urnes, de se mobiliser et d'exiger leur consultation (référendum?) sur ces choix décisifs pour l'avenir de la France et des générations futures?

En même temps, préparons-nous à payer l'enterrement et les frais annexes pour de très longues années...😱
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Cet article est la suite du Focus sur l’énergie de Jean-Pierre Riou. Il fait partie d’un triptyque sur la globalité du contexte énergétique. Ce dossier comprend deux autres parties :


L’alarme
Le 10 octobre 2018 les dix principales associations de professionnels du secteur électrique, réunis à Berlin, ont tiré la sonnette d’alarme dans un communiqué commun.
Ce communiqué appelle à trouver d’urgence des solutions de stockage pour gérer la production croissante d’énergies intermittentes et alerte sur le risque de rupture d’approvisionnement qui menace l’Europe.
Il anticipe, le cas échéant, la fin de la solidarité européenne si des pays comme l’Allemagne ne parviennent plus à assurer leurs propres pointes de consommation.
Or les derniers bilans prévisionnels des gestionnaires de réseaux allemands redoutent précisément de ne plus être en mesure d’assurer l’adéquation offre demande d’ici 2 ans.

C’est dans ce contexte que la Belgique, qui se trouve confrontée à des impératifs de maintenance sur son parc de production, craint une rupture d’approvisionnement en raison de la diminution de sa capacité d’importation provoquée par les flux intermittents et non planifiés des éoliennes d’Allemagne du nord qui traversent son territoire en congestionnant son réseau pour être acheminés vers l’Allemagne du sud.

Et, en tout état de cause, ce n’est pas la France qui serait susceptible de l’aider en cas de grand froid anticyclonique puisque le gestionnaire du réseau européen (Entsoe) prévoit en tel cas des épisodes d’approvisionnement non assurés en France (Lost of load expected, ou LOLE), capacités d’importations comprises.

Éoliennes ou changement climatique ? Le Président doit enfin choisir

Jean-Louis Butré et Arnaud Casalis

Commentaire : le Président de la République, le Ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, le Ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé des Collectivités territoriales, nombre de députés et de sénateurs, une majorité de nos élus locaux partagent un point commun au sujet de l'éolien : ils croient plus volontiers les dires mensongers des promoteurs de passage sur leur territoire, avec la certitude qu'ils ne les reverront jamais une fois la zone industrielle implantée, que les mises en garde sur les réels dangers (les infrasons, le bruit, la pollution visuelle, la déforestation, l'artificialisation et pollution des sols, la chute de la valeur des biens immobiliers, la privatisation de l'espace rural, etc.) faites par les membres des associations locales qui partagent leur quotidien jour après jour, année après année, décennie après décennie.

Moralité : si l'amour rend aveugle, l'argent rend aveugle, sourd et...muet!



@lesvuesimprenables

ZERO EOLIENNE ET BASTA!

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La Fédération Environnement Durable demande au Président et au Gouvernement de prendre des mesures indispensables en matière d’éoliennes terrestres. OPINION

La Fédération Environnement Durable, ONG apolitique représentant plus de 1.000 associations et centaines de milliers de membres et sympathisants, s’étonne ne pas avoir entendu Mr le Président de la république Emmanuel Macron reconnaître les erreurs d’une politique utilisant constamment l’écologie comme prétexte à une augmentation des impôts.

Le cas de la filière éolienne-gaz pour fabriquer de l’électricité est flagrant : 7 milliards d’euros d’investissements annuels sont prévus pendant 10 ans à la charge du contribuable et du consommateur ou 70 milliards en dix ans, dont le bilan désastreux, dénoncé par la Cour des comptes, conduit notamment à :

– la hausse des émissions de gaz à effet de serre avec l’accroissement de la production électrique gazière associée aux éoliennes dont il faut réguler l’intermittence.

– l’augmentation de 10 % par an du prix de l’électricité des ménages entraînant la baisse du pouvoir d’achat dissimulée sous le thème de la transition énergétique.

– l’importation de 17 000 éoliennes industrielles représentant 51 milliards d’euros subventionnant l’emploi étranger et pesant sur la balance commerciale de la France.

– la destruction de la biodiversité. Pour fixer ces machines, 2 millions de camions toupies, qui mis bout à bout feraient le tour de la Terre, déverseront dans le sol français 42 millions de tonnes de béton.

– le massacre du patrimoine paysager, monumental et touristique du pays.

– l’atteinte aux conditions de vie des populations rurales déjà menacées.

jeudi 13 décembre 2018

Irlande : le travail des autorités de planification n'est-il pas de faciliter le développement d'un parc éolien ?

Michael Clifford

Commentaire : ici et comme partout ailleurs, nous voyons que la même cause (éolien) produit 
-les mêmes abus de la part de promoteurs éoliens peu scrupuleux vis à vis des réglementations en vigueur, 
-la même connivence des autorités au détriment de la santé et de la vie des riverains,
-le même désarroi de ces femmes et de ces hommes vivant sous les éoliennes.
Si tous les anti-éoliens du Monde s'unissaient?
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Les résidents qui ont fait part de leurs préoccupations légitimes au sujet d'un parc éolien à une autorité locale auraient dû être traités avec respect, affirme le correspondant spécial Michael Clifford.
Est-ce aux autorités de planification qu'il incombe de faciliter le développement des parcs éoliens ? Ou devrait-on se concentrer sur le contrôle de leur conformité à la loi ?



Les questions pourraient bien être posées à la lumière d'une décision rendue par An Bord Pleanála 1 la semaine dernière. La Commission a statué qu'un parc éolien de Co Waterford était exploité avec des pales de rotor plus longues que celles qui étaient spécifiées dans le permis de construire.
En conséquence, le parc éolien constitue un développement qui n'a pas reçu de permis de construire. Ce serait en soi une évolution inquiétante, suggérant une attitude laxiste à l'égard de l'exploitation des parcs éoliens. Pire encore, il est prouvé que l'autorité locale a permis au promoteur de contourner la loi et qu'elle a par la suite donné aux résidents concernés la possibilité de contourner la loi lorsqu'ils ont soulevé la question.

Le parc éolien de Barnafaddock est situé dans les montagnes au-dessus de Ballyduff Upper, un village pittoresque qui se niche au pied des Knockmealdowns à l'ouest de Waterford. Il se compose de 11 turbines, dont trois sur les terres de Coillte, et les autres sont situées sur des propriétés privées.
Le permis de construire de la ferme a été accordé au promoteur irlandais Element Power en 2013. Il stipulait notamment que le diamètre des pales des rotors des turbines sur les terrains privés ne devait pas dépasser 90 mètres.
En 2014, la ferme a été vendue au géant industriel américain GE Electric. L'exploitation des turbines a débuté en 2015. L'année suivante, il a de nouveau été "revendu", cette fois à la société d'investissement internationale Blackrock Assets
La ferme est entrée en exploitation en 2015. Plus tard dans l'année, les résidents locaux Ronald Krikke et Sean et Catherine Harris ont remarqué que la pollution sonore de la ferme était pire que ce qu'ils avaient imaginé. Après un certain temps, ils ont entrepris leur propre étude de bruit.

Il a écrit au Waterford City & Country Council (WCCC) et a reçu une réponse le 20 septembre 2016.
"Il n'y a pas eu d'accords entre le parc éolien et le conseil qui constituent une aberration par rapport aux critères de planification d'An Bord Pleanála", a confirmé le courrier du bureau de planification du conseil.

Eolien : la caisse est vide, l'essence paie le vent en 2019

Ludovic Grangeon
 


L'automobiliste devrait financer encore 7 milliards en plus par an pour les éoliennes en 2019 sur la TICPE
Dès 2019, le vent ne sera plus gratuit : c’est l'automobiliste qui va payer le trou du trou des éoliennes... car il y a un trou dans le trou ! Et il pèse 7 milliards... par an ! Un trou pareil, ça finit par se voir très vite, même si on le cache.

Il est vraiment temps de crier stop. On dirait en plus que le gouvernement ne lit pas les rapports de la Cour des Comptes, qui n’a pas pourtant pas spécialement le style gilets jaunes … ! Les mesures prévues pour 2019, si la population ne se révolte pas non plus sur ce point très lourd, vont à l’inverse des solutions préconisées. Après le Crédit Lyonnais, le trou des Halles, les portiques Écotaxe, les éoliennes entrent avec fracas au hitparade des plus grands désastres technico financiers des 40 dernières années.

Comme ça ne suffit plus, tellement le trou des éoliennes est grand, une astuce provisoire arrive « discrètement » jusqu’à ce que tout le monde s’en aperçoive comme sans doute les gilets jaunes vont le faire. Un « compte d’affectation spéciale » vient d’être mis en place en douce très discrètement et va pomper (c’est le cas de le dire) 7 milliards supplémentaires sur la fameuse TICPE sur les carburants. C’est le double de ce qui a provoqué le mouvement des Gilets Jaunes, et le Gouvernement pense qu’on ne va rien voir … à la pompe… Pas certain du tout…

La taxe éolienne serait doublée par cet artifice et toujours sans résultat. N’oublions pas la CSPE appelée aussi TICFE qui va quand même continuer à augmenter sur les factures d’électricité mais uniquement pour financer les trous creusés depuis dix ans dans un tonneau de plus en plus percé. La taxe sur l’électricité CSPE explose. Il n’est plus possible de l’augmenter et son produit va juste servir à combler les trous de l’éolien masqués depuis dix ans, pour dix ans encore… Comme la vignette auto, la fonction sociale est en train de disparaitre complètement alors qu’elle a été créée pour cela, aider les ménages démunis à payer leur facture d'énergie, et ils sont pourtant de plus en plus nombreux ; 15 millions de Français sont dans ce cas !... Malgré ce premier trou, l’automobiliste devrait financer encore 7 milliards en plus par an pour les éoliennes en 2019 sur la TICPE. On est en pleins Shadoks...

Les récents évènements ont fait surgir l’évidence. Malgré ce coût faramineux, elles ne produisent toujours que 4 à 5 % de notre électricité, seulement un jour sur cinq dans l’année. Dans le meilleur des cas, des premiers résultats ne seraient pas attendus avant… 2035 ! Et en plus ça ne sera jamais plus d'un jour sur cinq puisque le vent a ce rythme en France. Avec la suppression de la taxe essence, mais cette augmentation qui pèse deux fois plus, l’impasse est devenue évidente. Il est impossible de continuer à subventionner à perte une filière qui demanderait encore 30 ans avant de produire des résultats incertains.

Haute-Marne, Mandres-la-Côte : c'est NON au projet éolien

jhm.fr

Pas d’ambiguïté, au contraire du titre de l'article : c'est bien une majorité de voix (5) qui a dit non au projet éolien des communes de Biesles* et de Bourdons-sur-Rognon.

C'est une première étape encourageante dans la longue marche qui mènera à l'annulation définitive de ce projet.

*Depuis 2012, une zone industrielle d'éoliennes est en service. Elle comprend 6 machines, de la marque Vestas (Danemark), le propriétaire est TTR Energy/ (Belgique), via le développeur Ailenergie domiciliée à Rethel (Ardennes).
@jhm.fr

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Gilets Jaunes, ne vous laissez pas voler votre révolte !

Benoît Rittaud
 

 
Violent Riots in France 2018 Yellow Vests By: Laurent Bourrelly - CC BY 2.0


L’abandon de la transition énergétique et des « politiques climatiques » qui vont avec est la seule issue raisonnable en ligne avec les aspirations des Gilets Jaunes. OPINION

Gilets jaunes, votre mobilisation a été deux fois grande.

Elle a été grande lorsque vous vous êtes dressés avec succès contre la taxe « écologique » sur le carburant. Vous vous êtes ainsi faits les auteurs de la première révolte d’ampleur contre l’ordre « écologique » qui progresse à pas de moins en moins petits et de moins en moins démocratiques.

Il faut condamner la violence, bien sûr, et sans aucune équivoque. Votre mouvement mérite néanmoins l’admiration car vous avez montré à la face du monde ce que peut notre pays lorsqu’il se met en colère. Nous perdrons bien un dixième ou deux de PIB, mais si c’est là le prix pour retrouver un peu de fierté, alors on peut penser que cela en valait la peine. À l’étranger, un peu partout l’on se demande si, après 1789, la France se fera à nouveau éclaireuse du chemin de la liberté.

Vous pouvez être nos nouveaux bonnets phrygiens, nos nouveaux sans-culottes, mais pour cela il faut un vrai projet. Pas une accumulation hétéroclite de revendications. C’est malheureusement ce à quoi les légitimes demandes initiales sont en train de faire place : des exigences revanchardes dictées par le ressentiment, la jalousie ou l’envie. 


Un projet économiquement crédible
Un vrai projet, c’est d’abord un projet économiquement crédible, c’est-à-dire qui ne fasse pas que distribuer des milliards à tout le monde sans dire où l’on prend cet argent — point que s’est bien gardé d’aborder le président de la République lors de son allocution-distribution de lundi soir. (Sur le sujet, voir cet article de Nathalie MP, et bien sûr celui de Rémy Prud’homme.) Dès le lendemain de cette intervention, d’ailleurs, les explications du Gouvernement ont été une succession de tours de passe-passe comptables destinés notamment à nous faire croire que « les grandes entreprises paieront », sans bien entendu s’intéresser à la manière dont ces dernières répercuteront inévitablement ces coûts (réponses plus que probables : sur leurs clients, sur leurs salariés, sur la qualité du service, sur leurs investissements…).

mercredi 12 décembre 2018

Mobilités : le monde rural peut-il se désintoxiquer du tout-voiture ?

Nabil Bourassi  
11/12/2018


D'après l'Union routière de France (URF), plus de 90% des ménages vivant dans des communes de moins de 5.000 habitants (moyenne des trois dernières années) sont motorisés. (Crédits : Régis Duvignau)

Alors que sévit la colère des "Gilets jaunes", la question des mobilités en zone rurale a jusqu'ici été largement sous-traitée par les pouvoirs publics. Pourtant, la loi d'orientation des mobilités espère apporter des solutions alternatives au tout-voiture. Mais le problème semble être bien plus profond.
"Qu'ils roulent à l'électricité" va-t-il devenir le "qu'ils mangent de la brioche" de 1789, pour reprendre la phrase attribuée à Marie-Antoinette (même si cela est contesté par les historiens) alors que le peuple, révolté, réclamait du pain. Avec les "Gilets jaunes", c'est le prix du carburant qui semble avoir cristallisé la colère du peuple, comme si le gouvernement avait sous-estimé la dépendance d'une partie d'entre eux aux motorisations thermiques. Pourtant, beaucoup de Français s'étaient déjà émus de la décision de limiter à 80 km/h certaines nationales, assimilé à la vision d'un "président des villes", et premier symptôme d'une fracture territoriale. 


Des chiffres implacables
Et cette fracture se retrouve de manière implacable dans les chiffres. D'après l'Union routière de France (URF), plus de 90% des ménages vivant dans des communes de moins de 5.000 habitants (moyenne des trois dernières années) sont motorisés. 50% de ces mêmes ménages sont même équipés d'un deuxième véhicule. 70% des ménages de l'agglomération parisienne est équipé d'un véhicule d'après l' URF. D'après la ville de Paris, ce chiffre tombe à 37% des ménages parisiens intra-muros.
Le constat est clair : les zones rurales sont totalement dépendantes de la voiture, avec tous les inconvénients que cela comporte pour le budget, l'environnement, mais également pour les populations fragilisées. D'après Wimoov, un organisme qui promeut les mobilités auprès des populations fragilisées, les seniors sont moins mobiles en zone rurale qu'en agglomération. Ils sont ainsi 49% à se déplacer quotidiennement, contre 65% pour ceux installés dans les grandes villes.
Pour tous les observateurs, la question de la mobilité motorisée est quasiment consubstantielle à la vie en zone rurale. Pour Marie Huyghe, chercheur associé au CNRS, « la voiture c'est satisfaisant, facile, rapide et encore peu chère pour de nombreux ménages. En zone rurale, il y a une culture automobile qui se traduit par un usage automatique de la voiture ».
D'après la chercheuse, il y a une fatalité pour ces ménages à être équipé d'une voiture même s'il faut relativiser leur usage :
« Il est difficile d'envisager la disparition de la voiture aujourd'hui, mais il est possible d'en limiter son usage en développant des solutions multimodales comme le vélo ou la marche à pied, pourvu que les collectivités locales sécurisent des voies spécifiques comme des pistes cyclables ou tout simplement des trottoirs, et accompagnent leur usage ».

Suisse: les investisseurs helvètes attirés par les centrales éoliennes nuisibles ... en Norvège

plch

L’émission « Kassensturz » de la chaîne de télévision alémanique SRF a dévoilé le 11 décembre les investissements importants réalisés par BKW SA et le Crédit Suisse dans des parcs éoliens norvégiens. Le reportage montre de manière impressionnante que ces éoliennes qualifiées de « vertes » non seulement en Suisse mais aussi à l’étranger causent généralement des dommages considérables à la biodiversité. Les investissements éoliens à l’étranger servent souvent aux opérateurs helvétiques sur le marché de l’électricité à se donner une image propre et écologique. Mais à quel prix !



(c) Einar Storsul

BKW SA et Crédit Suisse sont toutes deux financièrement impliquées dans un parc éolien en Norvège qui, selon le reportage d’hier de la SRF, entraînera de graves conséquences culturelles et écologiques. Les populations indigènes, qui pratiquent l’élevage traditionnel des rennes en Norvège, sont tout simplement expropriées et déplacées.
Même si les éoliennes y sont de taille relativement modeste, elles produisent des émissions massives (bruit, projection d’ombre, abondant éclairage intermittent rouge de nuit) et impliquent la construction de larges routes, de lignes électriques et de postes de transformation. Les gigantesques éoliennes transforment donc des zones naturelles entières en zones industrielles. C’est le cas non seulement en Norvège, mais en Suisse aussi. 

Chambord ne sera pas doré

Didier Rykner


 

État des toits de Chambord tel qu’il était prévu à l’occasion des 500 ans du château...

La Tribune de l’Art, qui ne s’est jamais cachée de faire du journalisme engagé au service du patrimoine, a déjà connu beaucoup de succès dans ses combat, mais celui-ci fut incontestablement le plus rapide.


Vendredi dernier, le 7 décembre, nous publiions un article pour raconter comment un projet absurde et coûteux du Président de l’établissement public de Chambord, repoussé à l’unanimité par la Commission nationale des monuments historiques, était pourtant soutenu par le Président de la République qui avait été sollicité directement par Jean d’ Haussonville. Ceci nous valait un droit de réponse flamboyant de ce dernier que nous avons publié lundi, non sans lui donner à notre tour une réponse.

Nous apprenons aujourd’hui dans un long article du Canard Enchaîné intitulé « Grand Chambordement d’Emmanuel Macron » que celui-ci avait finalement renoncé, et que « L’Élysée a décidé qu’il n’était plus question de refaire des lanternons en bon état et qu’il fallait réduire la dorure. Comme proposé par les Monuments historiques, celle-ci devrait se limiter à quelques discrètes girouettes ».
Si nous avons gagné si rapidement, c’est bien entendu en grande partie grâce à la conjoncture qui ne se prête pas vraiment à des dépenses somptuaires et inutiles. Les quatre millions qui, comme le disait Jean d’ Haussonville - ce que nous n’avions jamais contesté -, ne représentaient pas un euro supplémentaire pour le budget de Chambord, pourront donc être employés, nous l’espérons en tout cas (et nous le suivrons de près) à des travaux vraiment utiles. Notons toutefois que d’autres dépenses superflues sont prévues, comme l’intervention de l’inévitable Jacques Garcia qui intervient - comme à Versailles où l’on essaye déjà de se débarrasser des traces de son passage ou au Louvre - au titre d’un « mécénat de compétence »…

Chambord ne retrouvera donc pas complètement son « enchantement poétique [1] » et ne pourra pas « exprimer [sa] dimension onirique et merveilleuse […], celle des romans de chevalerie [2] ». Et le pire, c’est que nous nous en réjouissons.
 
Notes
[1] Voir le droit de réponse de Jean d’ Haussonville.

[2] Comme l’expliquait le dossier de presse des 500 ans de Chambord


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Haute-Marne : les 8e Rencontres philosophiques de Langres : un succès FOU!

jhm.fr

9 465 visiteurs! Les compteurs ont explosé!

Ce remarquable succès populaire est dû à l’association " Le Forum Diderot-Langres" et à tous les bénévoles qui conduisent depuis 2011 les RPL, avec la ville de Langres en tant que co-organisateur.

C''est une de ces réussites qui fait que chaque haut-marnaise et haut-marnais peut continuer à se tenir "bien dro su ène chaire" (bien droit sur sa chaise) malgré les difficultés du quotidien.

Bienvenue aux 9e Rencontres philosophiques de Langres 



@jhm.fr
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Automobile : les dessous de la prime à la conversion


jhm.fr
11/12/2018

Une fine analyse de terrain de ce "gérant d'un centre agréé de destruction automobile dit "casse"" de la prime à la conversion. Les "khmers verts " ont encore sévi...pour notre plus grand malheur.



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@jhm.fr

Albert Frère, l’homme qui valait 5 milliards, gagnés de la sidérurgie belge à la guerre en Syrie

Olivier Petitjean

Commentaire

"Les affaires, c'est bien simple: c'est l'argent des autres. "
Alexandre Dumas fils (1824-1895)


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Albert Frère, l’homme le plus riche de Belgique, est décédé le 3 décembre. Il avait 92 ans. Après avoir engrangé de larges profits sur fond de déclin de la sidérurgie wallonne au tournant des années 1970 et 1980, il s’est taillé un rôle international en nouant des liens étroits avec les entreprises du CAC40 et en revendant les fleurons belges à des multinationales françaises. Avec de nombreux scandales au passage. Portrait d’un milliardaire et de sa principale société, le Groupe Bruxelles Lambert.

Albert Frère, l’homme le plus riche de Belgique, est décédé le 3 décembre à l’âge de 92 ans. Celui qui a été l’un des principaux actionnaires de Total, Engie, Lafarge ou encore Pernod Ricard était aussi étroitement lié au gratin des grandes entreprises et des dirigeants politiques français comme Nicolas Sarkozy. Les profits d’Albert Frère ont été engrangés depuis la crise de la sidérurgie wallonne dans les années 1970 et 1980 jusqu’aux compromissions de Lafarge avec Daech en Syrie, en passant par la revente des fleurons industriels belges aux multinationales françaises. Bref, la carrière du milliardaire belge est un condensé de l’histoire économique récente. Celle d’entreprises de plus en plus assujetties à la voracité illimitée des actionnaires, d’États sans politique industrielle, d’hommes d’affaires sans scrupules, d’un monde où les droits humains et l’environnement ne pèsent pas lourd face aux impératifs du business.

Publiée en partenariat avec l’Observatoire des multinationales, une note de l’organisation belge Groupe de recherche pour une stratégie économique alternative (Gresea) met en lumière la réalité peu reluisante qui se cache derrière le masque du « capitaine d’industrie » célébré par de nombreux médias français et belges. Au centre de la constellation Albert Frère, il y a le Groupe Bruxelles Lambert (GBL), société holding détenue par Albert Frère et la famille québecoise Desmarais. Celle-ci aura été l’un des principaux véhicules de la fortune de l’homme d’affaires belge, estimée à environ cinq milliards d’euros en 2017 par le magazine Forbes.


Une holding forte de 19 milliards de capital cachée derrière les géants du CAC40

Le Groupe Bruxelles Lambert ? Bien qu’elle brasse un portefeuille financier évalué à 19 milliards d’euros, la société reste inconnue du grand public. Pourtant, lorsque l’on parle de suppressions d’emploi, de distribution généreuse de dividendes, de crimes environnementaux ou de scandales de corruption à l’autre bout du monde, à propos de multinationales comme Total, Lafarge, Pernod Ricard ou Adidas, c’est aussi un peu de GBL dont il est question. Car GBL est l’une de ces holdings à travers lesquelles grandes familles et fortunes plus récentes contrôlent une bonne partie du capital des multinationales, influençant leur stratégie et leurs décisions.

Ce contrôle, et l’enrichissement qui l’accompagne, s’exerce souvent, comme dans le cas de GBL, à travers un empilement de sociétés localisées en Belgique, en Suisse, au Luxembourg et aux Pays-Bas. Ce qui présente un double avantage : réduire leur ardoise fiscale d’une part, mais aussi permettre de démultiplier la capacité d’investissement en ouvrant le capital de chacune de ces sociétés à des actionnaires minoritaires, tout en en gardant le contrôle effectif. C’est ainsi qu’en plaçant une partie de son patrimoine dans GBL, Albert Frère et sa famille se sont retrouvés à contrôler avec les Desmarais un portefeuille d’actifs de 19 milliards d’euros.

Gilets jaunes et transition énergétique

Philippe Charlez*
Publié le 11 décembre 2018  




Le mouvement des gilets jaunes semble exprimer une rupture consommée entre la France provinciale et ses élites parisiennes, excepté sur un point : celui de l’urgence de la transition écologique. Personne n’ose remettre en cause ce qui semble être devenu un objectif politique à poursuivre.

En termes de transition énergétique, la France peut être qualifiée de « meilleur élève mondial ». Sa croissance démographique est faible et sa croissance économique ne dépassera pas en moyenne 1,5 % au cours des 30 prochaines années.Elle possède l’une des plus faibles intensités énergétiques[1] mondiales bien en dessous de la moyenne européenne. Et surtout, grâce à son parc nucléaire, elle est championne du monde de la dé-carbonisation. Avec seulement 100kgCO2/MWh la France surclasse tous ses concurrents qu’ils soient européens (200 kgCO2/MWh en Allemagne), américain (200 kgCO2/MWh) ou chinois (260 kgCO2/MWh). En conséquence, le Français n’émet que 4,7 tCO2/an contre 9,5 pour l’allemand et 15,5 pour l’américain.

Une pensée unique instrumentalisée par les « khmers verts »
Au vu de ces chiffres on comprend donc mal les raisons qui poussent le gouvernement français à se lancer dans l’urgence dans une transition écologique d’autant plus coûteuse socialement qu’elle touche douloureusement les plus démunis. Car ce sont généralement eux qui, de par leur difficile mobilité géographique, leur voiture mal entretenue et leur habitat mal isolé, payeront la plus grosse part de la facture.

Échappant à toute démarche rationnelle, la pensée unique de cette transition est clairement encouragée par l’idéologie des « khmers verts » au mépris de tout équilibre économique et social. La loi sur la transition énergétique promulguée en 2014 est la traduction dans les faits de la caution politique que François Hollande a voulu donner aux Verts. Elle n’a été construite sur aucun réalisme économique et social.

Si elle est nécessaire à terme, la transition énergétique française est à comparer à la motivation des autres grandes nations traînant souvent les pieds lorsqu’il s’agit de s’y engager. Bien sûr le meilleur élève de la classe se doit de montrer l’exemple. Mais, est-ce à lui de se pénaliser de ses bons résultats? Il n’y a aucune urgence aujourd’hui à réduire le nucléaire au profit des énergies renouvelables intermittentes. L’échec cuisant de l’Energiewende allemande qui a voulu mettre en œuvre des renouvelables à l’échelle nationale tout en sortant du nucléaire démontre de façon éclatante ce qu’il ne faut pas faire. En Allemagne, (dans le silence et sans violence il faut le reconnaître!) le coût du kWh est de 0,32€ soit le double du français. Au vu de l’augmentation exponentielle de la TICPE, la poursuite de la transition énergétique française telle qu’elle a été engagée conduira au même résultat excepté qu’elle augure dans l’Hexagone de nombreux samedis de violence.

mardi 11 décembre 2018

Qui va payer la fermeture de Fessenheim ? En attendant les autres …

Loïk Le Floch Prigent
Conseil en énergie, chez Llfp
10 décembre 2018

Point-de-vue. “Fermer pour des raisons idéologiques des installations (parmi les 58 réacteurs nucléaires) qui marchent et qui sont amorties est stupide” affirme Loïk le Floch-Prigent en rappelant que ” les énergies renouvelables nous coutent 8 milliards d’Euro par an.


 
Loïk Le Floch-Prigent  (Photo Linkedin)

On chiffre généralement le cout de la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, prématurée et injustifiée techniquement, à 4 milliards d’Euro. Compte -t-on là-dedans les souffrances des salariés et de l’ensemble de la cité ? On peut en douter, mais retenons néanmoins cet ordre de grandeur . Ce chiffre de 4 milliards on le retrouve aussi dans les hausses de taxes, sur la baisse de l’ ISF…c’est devenu une unité de compte.
« Où passe notre argent, celui de nos impôts », scandent les manifestants tous les jours, et l’on jette de l’huile sur le feu en travestissant la réalité car on oublie systématiquement le cout d’une politique énergétique absurde et décidée depuis une dizaine d’années sous la pression de militants antinucléaires se disant écologistes.
Moi je regarde le secteur de l’énergie, car depuis le Grenelle de l’Environnement nous payons très cher une politique suicidaire et comme l’Etat est impécunieux, il est allé chercher l’argent d’abord chez les producteurs d’électricité (EDF et ENGIE avec des ventes d’actifs) puis chez les consommateurs d’électricité (15% de CSP+15% de TVA) ) et enfin chez les automobilistes (la TIPP devenue la TICPE 60% des pleins de carburants) . 


Énergies renouvelables
Fermer pour des raisons idéologiques des installations (parmi les 58 réacteurs nucléaires) qui marchent et qui sont amorties est stupide et supposeraient que nous soyons riches , très riches et que nous ayons envie de gaspiller l’argent des français. Certains irresponsables ont commencé par Fessenheim et veulent continuer les prochaines années , il me semble que les Français s’expriment en disant qu’ils ne veulent plus payer …on ne peut que les approuver. Si les centrales nucléaires, après carénage, sont aptes à poursuivre leur fonctionnement, il est scandaleux de vouloir les arrêter en oubliant de dire que les consommateurs vont devoir payer le double ou le triple leur électricité, accepter des ruptures de courant, et des augmentations des dépenses de carburants.
Ensuite on a orienté le pays vers les énergies renouvelables en déclarant « le soleil et le vent nous donnent de l’énergie gratuite ». Où est la gratuité ? Les énergies renouvelables nous coutent 8 milliards d’Euro par an, en attendant beaucoup plus si les éoliennes en mer voient le jour ! Et ce sont désormais les automobilistes qui paient l’addition en plus de toutes les autres. On peut décider d’une politique , encore faut-il avoir le courage de la présenter au peuple. Qui sait aujourd’hui en faisant son plein d’essence qu’il paie les éoliennes réalisées avec du matériel importé ?

Eolien, Photovoltaïque, financement : les taxes changent mais... les payeurs sont toujours les mêmes

Michel Bernard


Depuis le 1er janvier 2017, le soutien aux énergies renouvelables électriques, essentiellement l'éolien et le photovoltaïque, n'est plus financé par la
contribution au service public de l'électricité (CSPE) mais par le Compte d'affectation spéciale (CAS). Qu'est que cela change? Sur le fonds... RIEN!
  • Un projet  éolien ou photovoltaïque n'est rentable que grâce aux subventions accordées par l' Etat,
  • Ses bénéfices "écologiques" sont captés uniquement par le monde de la finance internationale : les industries allemandes et chinoises (fournisseurs des éoliennes et de Pv), les producteurs de gaz (Etats-Unis, Russie), les assurances et autres banques, sociétés de bourse, fonds d’investissements, holdings (français, américains, canadiens, chinois,etc.)
  • Et c'est toujours les consommateurs (contribuables) qui règlent l'addition.
À notez que même si la CSPE est affectée dorénavant au Budget général de l' Etat, nous continuons de la payer. Son coût est loin d'être négligeable pour les foyers.



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1 - Le Compte d’Affectation Spéciale - Transition Énergétique, d’un montant de 7 279,40 millions d’euros dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2019, sert au financement de deux programmes budgétaires : le programme 764 (soutien à la transition énergétique = surcoût des EnRi) et le programme 765 (engagements financiers liés à la transition énergétique servant, entre autres postes, au remboursement à EDF d'une dette passée).

Une histoire des banqueroutes d'Etat

Tiphaine de Rocquigny

Guerres, grands travaux: les caisses publiques ont dû alimenter les frais d'un Etat qui se modernise au long des XVIIIe et XIXe siècles. Face à de telles sommes, le recours à l'emprunt est massif, justifié par la pérennité de l'Etat. Jusqu'à ce que les systèmes s'écroulent et la banqueroute advienne.


Un Conseil des Ministres en 1715 - Louis XV hérite aussi des dépenses de son prédécesseur et remplir les caisses de l'Etat revient souvent à emprunter• Crédits : DeAgostini - Getty

[ ...] "Sous l’Ancien Régime, les emprunts servent avant tout à financer la guerre et les dépenses somptuaires. La faillite et l’inflation sont alors autant de stratégies qui permettent à l’Etat d’échapper à ses créanciers… le 30 septembre 1797, a lieu la dernière grande banqueroute de l’histoire de France : plus des deux tiers de la dette publique sont rayés d'un trait de plume. Comment la relation moderne de l’Etat à la dette s’est-elle progressivement construite en France?"

Lire
Une histoire de la dette publique en France


@classiques-Garnier

Michel Lutfalla
ancien maître de conférences à Sciences Po Paris, chercheur rattaché au bureau Institutions et dynamiques historiques de l'économie et de la société (IDHES) Paris 1 Sorbonne.


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Haute-Marne, Bourbonne-Amance : les travaux d'effacement de réseaux, éoliennes, le duo "comique"

jhm.fr

C'est Albert Einstein qui disait que " Seules deux choses sont infinies. L'univers et la stupidité de l'homme. Et encore, je ne suis pas certain de l'infinité de l'univers."

Démonstration

Travaux d'effacement de réseaux
Définition
"Les travaux d'effacement de réseaux consistent à enfouir les lignes électriques des réseaux électriques, d’éclairage public et téléphoniques."

Pourquoi procéder à l'enfouissement des réseaux électriques, d’éclairage public et téléphoniques? 


-Pour apporter une sécurisation des réseaux,

-Pour une meilleure protection de l'environnement,

-Pour une amélioration du cadre de vie,

-Pour participer à l'embellissement des centres ville.

Nobles causes et nobles projets s'il en est!

Sauf qu'en même temps, les mêmes élus des communes adhérentes au Syndicat départemental de l'énergie et des déchets (Sded 52) ou à peu de chose prêt, autorisent l'implantation de dizaines d'éoliennes sur le territoire avec les nuisances que l'on sait :

-Défiguration des paysages, avec une hauteur en bout de pale de 183m à 240m et une envergure de 150m,

-Pollution visuelle,

-Artificialisation et pollution des sols,

-Déforestation,

-Santé des êtres vivants en danger avec émissions d'infrasons et du bruit,

-etc.

Il n'y a rien rajouter...Excepté que le "Pays de l'eau et des paysages" et la population sont définitivement dirigés par une belle brochette d'hommes et de femmes qui ont atteint leur seuil d'incompétence.😂😦




Merci M.Einstein


@jhm



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La tentation humanicide de l’écologisme

Drieu Godefridi

 
Climate justice now By: Fibonacci Blue - CC BY 2.0

Il faut prendre l’écologisme au sérieux car cette idéologie porte des revendications totalitaires et humanicides plus radicales que n’importe laquelle de ses devancières. OPINION


Fascinante fécondité de l’esprit humain qui, au fil des siècles, ne cesse d’engendrer des théories et de nouvelles idéologies, plus fantaisistes les unes que les autres.
Fantaisistes, et souvent dangereuses ; l’histoire du XXe siècle d’abondance en témoigne. On l’oublie, mais le marxisme s’offrait à l’origine comme une théorie scientifique ; Marx prétendait décrire le fonctionnement de l’histoire et prédire —non préconiser — la révolution, la dictature du prolétariat puis l’avènement de la société sans classe, et finalement sans État.
Le marxisme en tant que science, cent fois réfuté depuis les travaux du socialiste critique Eduard Bernstein, mille fois réfuté par les faits, n’est plus revendiqué comme tel que par de petites sectes très locales.
La grande idéologie de notre temps est l’écologisme (au sens de l’écologie politique). Oh, rien de bien neuf. Le national-socialisme, également étayé de prétentions scientifiques, se revendiquait de sa proximité avec la nature ; ainsi la « brute aryenne » était-elle réputée plus « naturelle » et plus « saine » que sa Némésis, le marchand, le bourgeois, le Juif. Cette pseudo-science de pacotille fut rapidement balayée par le vent de l’Histoire, grand désinfectant de la raison. 


L’écologie antihumaniste
Dans sa version contemporaine, l’écologisme naît d’une improbable matrice théorique, dans laquelle se mêlent l’hostilité à la technique (Jünger, Heidegger, Habermas), le malthusianisme (Thomas Malthus, auteur anti-humaniste à la charnière des XVIII et XIXe siècles) et ce que l’on appelle la deep ecology, ou écologie profonde (Hans Jonas, Paul Ehrlich), soit la conviction que l’homme est non seulement un danger pour l’homme, mais qu’il s’inscrit dans une relation foncièrement antagoniste avec la nature.
L’écologie contemporaine est un antihumanisme au sens strict. Au mieux, l’homme est perçu comme un danger et une nuisance à contenir ; au pire, comme un virus proliférant qu’il convient d’éradiquer. Ainsi l’écologisme rompt-il de façon radicale avec la tradition judéo-chrétienne, qui fait de l’homme le siège du sens et de la morale. La Torah — le Pentateuque de l’Ancien Testament — enjoignait les hommes à cesser de vénérer des arbres, tels des païens, pour comprendre qu’il n’y a de raison et de sens qu’en l’homme et dans la transcendance. Dès les années 60, s’imposait dans les cercles écologistes américains l’idée que nous ne sortirons de la « crise écologique » qu’en renonçant au postulat judéo-chrétien de la maîtrise de la nature par l’homme (Samuele Furfari retrace la généalogie de cette polémique dans son remarquable ouvrage Dieu, l’homme et la nature.)
Inutile de multiplier les considérations théoriques. Car notre thèse se laisse démontrer, très simplement, par les revendications des écologistes contemporains. Prenons-en deux exemples.

Les énergies renouvelables et la politique climatique : la collision

Dr John Constable
Rédacteur en chef de GWPF Energy
09/12/18

Les partisans d'une politique d'atténuation du changement climatique ont jusqu'à présent tout misé sur le succès des technologies des énergies renouvelables. L'accumulation constante de données sur l'énergie et les émissions au cours de la période d'engagement politique intense suggère que ce pari n'a pas été gagné. Les environnementalistes pragmatiques se demanderont si l'attachement sentimental à l'éolien et au solaire a fait obstacle à une trajectoire efficace de réduction des émissions.
Depuis presque aussi longtemps qu'il existe une politique climatique, la réduction des émissions est considérée comme tributaire du remplacement des combustibles fossiles par des sources d'énergie renouvelables. Les politiques à l'appui de ce résultat sont omniprésentes dans les pays développés et en développement ; les marchés ont été contraints à l'échelle mondiale, avec plus ou moins de sévérité, c'est vrai, mais avec une force extraordinaire dans les pays de l'OCDE, et en particulier dans l'Union européenne. Le résultat net de plusieurs décennies de telles mesures a été négligeable. Prenons, par exemple, le bouquet énergétique primaire total mondial depuis 1971, tel qu'il figure dans les ensembles de données de l'Agence internationale de l'énergie, dont l'analyse la plus récente vient d'être publiée dans le World Energy Outlook (2018) :



Figure 1 : Approvisionnement mondial total en énergie primaire : 1971–2015. Source : Redessiné par l'auteur, Agence internationale de l'énergie, Key World Energy Statistics 2017 and 2018. Notes de l' AIE : 1. Le monde comprend l'aviation internationale et les soutes maritimes internationales. 2. La tourbe et le schiste bitumineux sont regroupés avec le charbon. 3. "Autres " Comprend la géothermie, l'énergie solaire, l'énergie éolienne, l'énergie marémotrice, l'énergie marémotrice, l'énergie des vagues, l'énergie océanique, l'énergie thermique et autres.

Il est parfaitement vrai que l'augmentation proportionnelle des énergies renouvelables modernes, la catégorie "Autres" représentée par la fine ligne rouge en haut du graphique est un multiple significatif de la base de départ, mais même cette augmentation est décevante compte tenu des subventions en jeu, et en tout cas presque complètement submergée par l'augmentation de la consommation énergétique globale, et celle des combustibles fossiles en particulier. Au total, les énergies renouvelables, les énergies renouvelables modernes plus les biocarburants, les déchets et l'hydroélectricité, représentaient environ 13 % de l'énergie primaire totale en 1971 et, en 2016, elles sont presque inchangées à un peu moins de 14 %. Trente années de déploiement, soit près de la moitié de ce temps dans le cadre de politiques post-Kyoto de plus en plus fortes, ont vu la part des énergies renouvelables dans l'approvisionnement mondial en énergie primaire augmenter d'environ un point de pourcentage.

En outre, ce qui est vrai au niveau mondial l'est également dans toutes les juridictions nationales importantes, à l'exception du fait que dans les régions les moins dynamiques économiquement du monde développé, y compris l'UE et le Royaume-Uni, la consommation d'énergie diminue en fait, en grande partie en raison du transfert d'une grande partie de la fabrication vers d'autres parties du monde, principalement la Chine.

Il n'est donc surprenant pour personne que non seulement les émissions continuent d'augmenter, mais qu'elles ont récemment commencé à augmenter au rythme le plus élevé depuis plusieurs années, un point qui est révélé dans la dernière publication du Global Carbon Budget, 2018, et qui peut être illustré de manière pratique dans le graphique dérivé des données de ce document et publié dans la couverture du Financial Times :

lundi 10 décembre 2018

Allemagne : l'industrie solaire s'écrase et brûle

James Delingpole
24/04/2018



L'industrie solaire allemande s'est effondrée et a brûlé après que le gouvernement a drastiquement réduit ses subventions.

Ce graphique raconte l'histoire de l'effondrement catastrophique de l'industrie :



Comme le rapporte Pierre Gosselin à No Tricks Zone :

"En 2012, plus de 7000 mégawatts de nouvelle puissance solaire ont été ajoutés. Mais en 2012, le boom s'est brusquement interrompu avec l'entrée en vigueur de nouvelles lois sur les tarifs d'alimentation afin d'éviter que l'approvisionnement en énergie solaire ne devienne incontrôlable. En 2017, on s'attendait à ce que seulement 600 mégawatts de nouvelle capacité soient ajoutés. C'est une baisse de 90% !"

Et la raison n'est pas un mystère, comme le montre le tableau suivant :



En 2007, les exploitants de centrales solaires en Allemagne se sont vus garantir des tarifs de rachat de 49,2 centimes d'euro par KWh (kilowattheure) ; aujourd'hui, ils ne sont que de 12,7 centimes d'euro par KWh.

Comme Warren Buffett l'a dit un jour au sujet de ses investissements dans l'énergie éolienne : "Ils n'ont pas de sens sans le crédit d'impôt." C'est la même chose avec le solaire, surtout dans un pays comme l'Allemagne qui voit si peu de soleil.

En décembre 2017, par exemple, l'Allemagne n'a connu au total que dix heures d'ensoleillement sur l'ensemble du mois. Ainsi, alors que théoriquement sa capacité solaire installée - 40 gigawatts - est presque suffisante pour alimenter la moitié du pays à l'heure du déjeuner par une journée ensoleillée, la plupart du temps, elle est presque inutile.

La grande transition de l'Allemagne de l'énergie fossile aux énergies renouvelables - Energiewende - coûtera à l'économie environ 520 milliards d'euros (635 milliards de dollars) d'ici 2020. Cela équivaut à peu près à 25 000 euros (30 500 $) par famille de quatre personnes.

L'effondrement de l'industrie solaire en Allemagne met en perspective les commentaires récents du chef de l' EPA* Scott Pruitt sur les énergies renouvelables.
"Ce n'est pas le travail de cette agence, ni d'aucun poste au gouvernement fédéral, d'utiliser le pouvoir réglementaire pour favoriser un secteur de l'économie plutôt qu'un autre. Et ce que vous avez vu avec l'administration précédente, c'est juste que - une attitude qui dit que les combustibles fossiles... est quelque chose qui devrait être diminué en faveur de, quoi, des énergies renouvelables. Cela ne veut pas dire que les énergies renouvelables ne devraient pas faire partie de notre parc de production d'électricité. Ça devrait l'être. Mais utiliser le pouvoir réglementaire pour favoriser les énergies renouvelables au détriment du gaz naturel, du pétrole et du charbon n'est pas du ressort de cette agence. Et donc on répare ça."

M. Pruitt pourrait bien vouloir se prononcer pour la première fois en faveur de l'idée que les énergies renouvelables "devraient" faire partie du "mix électricité-production" des États-Unis. En réalité, cependant, il sait que cela ne se produira qu'avec des subventions gouvernementales.

Dès que ces subventions solaires sont supprimées, voici ce qui arrive aux emplois solaires.



C'est le coût réel de l'énergie "propre".


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* EPA : Agence américaine de protection de l’environnement