lundi 20 août 2018

Saint Affrique ( Aveyron) : la fête du vent, la fête de la défense de nos territoires

by douze
Posted on 2018/08/19

Commentaire : nous, associations, collectifs, personnes physiques, élus, les défenseurs de Mme nature, de l'environnement, de la biodiversité et de tous les êtres vivants, donnons-nous rendez-vous à Saint Affrique.
L' union fait la force!
En avant toute!
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Marche pour le soulèvement de nos territoires

Cela fait 9 ans que l’association Plateau Survolté et les habitants de Saint Victor ont alerté sur les dangers que RTE fait peser sur eux à travers son projet de méga transformateur électrique.
Cela fait 4 ans que nous avons commencé à bâtir ce qui est devenu le hameau de l’ Amassada, un lieu physique où se retrouver pour questionner l’avenir de nos espaces, pour penser un sens commun à nos actions et lutter ensemble.
Des années aussi que nous avons compris l’intérêt réel de ce poste : l’implantation de milliers d’éoliennes industrielles et la dépossession progressive de nos lieux de vie.
Durant toutes ces années, nous avons affiné nos perceptions des phénomènes à l’œuvre, par des témoignages, des rencontres, des lectures… pour aujourd’hui affirmer que toutes nos luttes se rejoignent contre l’industrialisation de nos territoires ruraux !

Les chauves-souris de plus en plus menacées en Champagne-Ardenne

https://france3-regions.francetvinfo.fr
Par FM avec Juliette Poirier
17/08/2018

Commentaire :  "les chauves-souris de plus en plus menacées." N'oublions pas d'y ajouter ... les populations! En conclusion, la Haute-Marne perd en même temps des habitants, depuis 1982 et une multitude de chauves-souris. En cause, des pesticides et les...éoliennes. Qu'en pensent nos élus entrepreneurs agricoles et pro-éolien?
Aux prochaines échéances électorales, faisons battre ces "fossoyeurs" de notre territoire. Prenons le pouvoir pour sauver ce qui peut l'être encore.
En avant toute!


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© Solène Gripon / France 3 Champagne-Ardenne

Alors qu'a lieu la nuit de la chauve-souris ce vendredi, le chiroptère risque de le devenir davantage. Eoliennes, pesticides... leur population ne cesse de baisser : 40% en moins en France en seulement 10 ans. Reportage au parc Argonne découverte.

 Voir
 Les chauves-souris de plus en plus menacées en Champagne-Ardenne

Canada, Québec : le fiasco de l’éolien

Bruno Landry

Avec le projet parrainé par les Innus de la Côte-Nord, le dossier de l’éolien refait surface. Il est malheureux que les Innus se retrouvent désormais en plein coeur d’une controverse. Lancée sans grande réflexion et sans véritable analyse quant à sa pertinence chez nous, la filière éolienne n’aurait jamais dû y voir le jour. Notamment dans le sud du territoire, comme c’est le cas. Allez rencontrer les citoyens qui ont des moulins à vent plantés à quelques centaines de mètres derrière leur maison, et vous verrez que l’accueil est loin d’être positif. Le dossier de l’éolien est un fiasco sur toute la ligne. Financier d’abord : il va nous coûter des milliards à terme, comme on le sait avec certitude depuis le rapport de la Vérificatrice générale. Social ensuite : on a érigé ces structures dans les régions habitées, le plus souvent au mépris des citoyens. Sauf de rares exceptions, les retombées économiques sont insignifiantes et les emplois directs rares. À l’origine de la mise en oeuvre de l’éolien, on a invoqué la nécessité de diversifier les sources d’énergie. Diversifier pourquoi ? Rien ne le justifiait. Au royaume de l’hydro-électricité, il était inutile de recourir à d’autres sources d’énergie. Dehors le nucléaire comme on l’a fait avec Gentilly, pas de centrales au gaz ni au charbon. L’éolien oui, mais pour des communautés très isolées, loin des lignes de transport, ou pour des mines du Grand Nord, par exemple. Un des endroits où des éoliennes auraient été pleinement utiles, c’est aux îles de la Madeleine : l’archipel n’est pas desservi par le réseau conventionnel et, c’est bien connu, le vent y est constant toute l’année. Or, une vieille éolienne rouille dans le décor, et ce sera, semble-t-il, le dernier endroit où on en érigera deux nouvelles sous peu. En matière d’énergie, il faut prioriser les options. D’abord, l’économie. L’énergie non produite et non consommée restera toujours la moins chère et la plus écologique. Ensuite, l’hydro-électricité si la ressource eau est disponible : sécuritaire et propre, la moins dommageable à l’environnement. C’est le cas au Québec. Ensuite, le solaire et l’éolien, ou les deux, selon le contexte climatique. Ultimement, les énergies fossiles et le nucléaire. En ayant recours à l’éolien, le Québec a fait fausse route sur toute la ligne, tant du point de vue proprement énergétique, environnemental que social.

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L’intérêt personnel de l’autoconsommateur coïncide-t-il avec l’intérêt général ?

Georges Sapy
Publié le 20 mars 2018

Commentaire : Éclairant à souhait. 
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Réponse à la consultation publique de la CRE :
CONSULTATION PUBLIQUE N°2018-003 DU 15 FÉVRIER 2018 RELATIVE A LA PRISE EN COMPTE DE L’AUTOCONSOMMATION DANS LA STRUCTURE DU TURPE HTA-BT ET DES TARIFS RÉGLEMENTES DE VENTE

Le texte de base proposé à la consultation me parait de grande qualité et intellectuellement très honnête dans la mesure où la CRE reconnait que sur certains points, elle manque de connaissances et/ou de données de retour d’expérience suffisantes, ce qui rend difficile la délibération sur ces points. On peut donc en inférer que lorsque ces données seront disponibles, une nouvelle délibération aura lieu pour adapter les règles à la réalité. De plus, les questions sont bien documentées et clairement posées, et j’aurais donc personnellement tendance à répondre positivement à toutes.
Je regrette toutefois que ces questions soient fermées et appellent par conséquent des réponses limitées, alors que des problématiques de principe pourtant fondamentales ne sont pas évoquées. Je souhaite donc les évoquer ici dans le cadre de l’autoconsommation individuelle.

1) Il est écrit : la CRE se met à l’écoute de la volonté croissante des consommateurs de « consommer local ». Pourquoi pas ? Mais s’est-on assuré que ce « consommer local » à l’échelle individuelle est également conforme à l’intérêt général ? Il me semble que cette volonté réputée exprimée par un certain nombre de consommateurs est largement sous-tendue par une idéologie d’essence individualiste qui tend à rejeter le « centralisé » et à survaloriser le « local » en y attachant une valeur quasi-morale…
Or, c’est une vision complètement erronée concernant la production d’électricité. En effet le système de production et distribution actuel est certes « centralisé », mais c’est avant tout, grâce aux réseaux publics, un système de secours mutuel et de partage des moyens de production. Ce partage résultant du phénomène de foisonnement des consommations (c’est le fait que les consommateurs n’appellent pas tous au même instant la puissance maximale dont ils sont équipés) ce qui permet de diviser par 5 environ la puissance nécessaire pour alimenter en permanence la totalité des consommateurs ! En d’autres termes, en l’absence de foisonnement, il faudrait 5 fois plus de moyens de production répartis sur tout le territoire… Les réseaux permettent donc une économie considérable de moyens physiques et d’argent, qui totalement perdue dans l’autoconsommation individuelle.

Loi pour une société de confiance : les dispositions relatives à l’éolien en mer

http://www.arnaudgossement.com
Florian Ferjoux
Avocat - Cabinet Gossement Avocats
Référent du cabinet pour le droit de l'urbanisme

La loi n° 2018-727 du 10 août 2018 pour un Etat au service d'une société de confiance a été publiée au Journal officiel du 11 août 2018. Présentation des mesures relatives au régime juridique de l'éolien en mer.

Cette loi, majeure pour le gouvernement, qui a d’abord pris le nom de loi relative au droit à l’erreur – du nom de sa mesure phare – a évolué au cours de son élaboration.
L’objet premier était de voir les relations entre l’administration et le public être renforcées par une confiance réciproque.
Par la suite, son objet a été étendu en vue de rechercher à simplifier le droit en vigueur dans de nombreux domaines du droit, et notamment en matière d’environnement, d’énergie et d’urbanisme.
Parmi ces mesures, il importe de relever la réforme du droit applicable aux parcs éoliens en mer.
L’article 58 de la loi pour une société de confiance crée de nouveaux articles importants au sein du code de l’environnement et du code de l’énergie.
La réforme porte sur la simplification du droit pour la réalisation et l’exploitation des éoliennes en mer, la renégociation des tarifs d’achat résultant des appels d’offres de 2011 et 2013, et sur l’instauration d’une nouvelle sanction pécuniaire dans le code de l’énergie.
Sur la simplification du droit pour la réalisation et l’exploitation des projets éoliens en mer
La loi publiée le 11 août 2018 prévoit une refonte globale des procédures permettant la réalisation et l’exploitation des projets éoliens en mer.
En premier lieu, sur la participation du public, il est prévu que, lorsque le ministre chargé de l’énergie souhaite organiser une procédure de mise en concurrence en application de l’article L. 311-10 du code de l’énergie pour la réalisation et l’exploitation d’un parc éolien marin, ce dernier doit saisir, préalablement, la Commission nationale du débat public.
Celle-ci détermine alors les modalités de participation du public au processus de décision du lancement de la procédure de mise en concurrence.
La Commission nationale du débat public décidera, dossier par dossier, s’il convient d’organiser un débat public ou une concertation préalable à la procédure de mise en concurrence, ou si cela n’est pas nécessaire.
Le nouvel article L. 121-8-1 du code de l’environnement créée par la loi précise que "le public est notamment consulté sur le choix de la localisation de la ou des zones potentielles d'implantation des installations envisagées".
La participation du public concernant les projets éoliens en mer a pu être jugée trop tardive dans les précédentes procédures, n’intervenant à un stade où, en particulier, l’emplacement du parc état souvent déjà arrêté. L’objet de la mesure est de placer la participation du public au niveau le plus adéquat.
Cette participation cherche aussi à améliorer l’acceptabilité et le dialogue avec le public.
La loi prévoit enfin que :
« Après la désignation du lauréat de la procédure de mise en concurrence et compte tenu des suites données à la saisine mentionnée au premier alinéa du présent article, le ou les maîtres d'ouvrages du projet d'une installation de production d'énergie renouvelable en mer et de ses ouvrages de raccordement sont dispensés des obligations prévues à la présente section. » ;
Le débat public est donc voué à être organisé avant la désignation du lauréat de la procédure de mise en concurrence. Une fois le lauréat désigné, il ne peut plus y avoir de procédure liée à la Commission nationale du débat public, dès lors qu’elle aura nécessairement eu lieu ou que la Commission aura décidé qu’elle n’était pas nécessaire.
En deuxième lieu, le nouvel article L. 181-28-1 du code de l’environnement, créé par la loi, établit des dispositions particulières pour les autorisations nécessaires à la réalisation et l’exploitation des parcs éoliens marins.
Il dispose que :

Comment l’État a handicapé EDF

Par Gérard Petit 

Commentaire : clair, net et précis. Passionnant en somme.
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IMG_4647 by Mathieu Charreyre(CC BY-NC-ND 2.0) — Mathieu Charreyre, CC-BY

La chute des performances d’EDF est tangible, et c’est le résultat de la multiplication des embûches et des servitudes crées par l’État.
Dans le monde des courses hippiques, afin de rééquilibrer les chances des compétiteurs (et donc celles des parieurs !) on a recours au handicap, poids supplémentaire que doit porter un cheval, voire distance supplémentaire qu’il doit parcourir.
L’intérêt commun n’est pourtant pas une compétition et encore moins un support pour les paris, mais qu’importe, les pouvoirs publics agissent désormais comme si, doté d’un champion performant pour son système électrique, le pays se devait à tout prix de l’entraver, outrant les avantages faits à une concurrence tout aussi artificielle que dommageable.
Aux temps singuliers que nous vivons en France on s’ingénie en effet à transposer, en la dévoyant grossièrement, cette pratique du handicap au système électrique en l’appliquant électivement à son contributeur principal EDF et à son outil nucléaire.
Le procédé s’est révélé d’une redoutable efficacité, la chute des performances d’EDF est tangible, largement le résultat de la multiplication des embûches et des servitudes, présentées ci-après, non exhaustivement d’ailleurs, qu’on en juge :

Accès Régulé à l’Énergie Nucléaire Historique

Accusée par ses concurrents de posséder les avantages insignes conférés par sa flotte de réacteurs, payée par les usagers (vrai !) et les contribuables (faux !) EDF est tenue par une loi de 2010 dite NOME (pour Nouvelle Organisation du Marché de l’Electricité) de proposer à prix coûtant à ses concurrents, jusqu’à 100TWh de sa production nucléaire, soit le quart environ, ce qui est considérable.
Ce dispositif ARENH (pour Accès Régulé à L’Energie Nucléaire Historique) était destiné à faciliter la montée en puissance de nouveaux compétiteurs en attendant qu’ils se dotent de leurs propres moyens de production… ce qui n’est advenu que très marginalement faute d’incitation à le faire, l’ARENH se révélant en fait contre productif.
Au passage, l’ARENH profite désormais à TOTAL qui vient de racheter Direct Energie afin de se lancer de plain pied sur le marché de la commercialisation d’électricité !
Dans l’intervalle, les nouveaux compétiteurs ont su habilement jouer des écarts entre le prix fixé de l’ARENH et les prix de marché, pour toujours et logiquement se positionner en modulant les quantités achetées, au détriment d’EDF.

Obligation d’achat
La loi NOME fait obligation aux « acteurs historiques », EDF et les ELD (pour Entreprises Locales de Distribution), de racheter les productions des EnR électriques (essentiellement éoliennes et solaires) sans considération de leurs besoins propres. Les conditions sont avantageuses pour ces producteurs, prix fixes élevés sans référence au marché et contrats longs permettant d’assurer, en toutes circonstances, une rémunération substantielle du capital investi.
Plus récemment, un nouveau mécanisme, dit « de complément de rémunération » par rapport au prix de marché se met en place et concerne en principe les lauréats d’appels d’offres. Ainsi, les producteurs EnR affrontent-ils plus directement le marché, mais le schéma reste protecteur et très avantageux. Cependant si la rémunération de marché excède le niveau fixé par contrat (et base du calcul de l’écart), le producteur EnR est tenu de reverser la différence, une situation aujourd’hui largement théorique.
S’agissant des mécanismes d’obligation d’achat, une compensation vers EDF et les ELD (via EDF) est assurée par l’État, mais elle a été versée avec retard et à un niveau insuffisant. Ainsi, les comptes d’EDF ont-ils été lourdement plombés (5,6 Md€ étaient dus fin 2015 !), un schéma de résorption (intérêt et principal) s’est laborieusement mis en place, mais l’apurement ne sera réalisé qu’en 2020, sauf aléa, les compensations à verser ne faisant qu’augmenter.

EDF et la fiscalité irrationnelle
De manière surprenante, c’est une taxe sur les consommations d’électricité, la CSPE (pour Contribution au Service Public de l’Électricité) qui a historiquement servi de réservoir pour cette compensation et pour d’autres besoins dits de service public (péréquation tarifaire, tarifs sociaux,…). Elle s’est alourdie au fur et à mesure de la progression des productions renouvelables, pour représenter à peu près 20% du montant des factures des consommateurs d’électricité, ladite taxe étant elle-même soumise à une TVA de 20%… une audace qui force le respect !
Toutes les Compagnies distributrices ont donc joué le rôle de fermiers généraux et leurs factures, artificiellement gonflées par rapport aux coûts réels des services fournis (production, transport, commercialisation) n’ont ni bonifié leur image de marque, ni favorisé la pénétration de l’électricité décarbonée dans l’économie.
Cependant, malgré le niveau atteint, cette CSPE n’était plus suffisante compte tenu de l’accroissement des besoins provoqués par l’essor des EnR impulsé par l’État, sauf à faire littéralement exploser les factures d’électricité. Le mécanisme de soutien a donc très récemment changé de nature et d’assiette.
C’est désormais le budget de l’État au travers d’un CAS-TE (pour Compte d’Affectation Spéciale-Transition Energétique) qui fournit les subsides spécifiques au soutien du développement des EnR. Avantage insigne par rapport à une CSPE restée extra budgétaire malgré les montants prélevés, le Parlement qui vote la loi de finance est remis dans la boucle et pourra s’émouvoir des dérives déjà annoncées, vœu pieux ?
Ce CAS-TE est alimenté par des taxes sur les produits énergétiques carbonés, environ 50% de la TICPE (pour Taxe Intérieur sur la Consommation des Produits Energétiques) et une fraction de la TICC (pour Taxe Intérieure sur les houilles Charbons et Cokes) y sont dévolus. À noter que cette TICPE va mécaniquement augmenter car portant la « contribution énergie-climat » affectant un prix à la tonne de carbone émis, qui de 30 € en 2017, devrait atteindre 100 € en 2030. Cette croissance permettra d’accompagner l’augmentation prévisible des besoins de compensation.
Il était temps, car pénaliser les consommations électriques non carbonées (quasiment toutes en France) en les surtaxant pour financer des productions électriques non carbonées (les EnR) avait un côté ubuesque, mais bien réel, hélas, pour les consommateurs d’électricité.
Par ailleurs cette CSPE, outre qu’elle devait être bien peu lisible pour la Commission Européenne, n’en suivait pas l’esprit. En effet, Bruxelles demandait logiquement que, pour être conformes à ses yeux, les dispositifs de soutien aux EnR devaient d’abord mettre à contribution (au sens premier du mot) les utilisateurs d’énergies carbonées.
À noter que c’est le CAS-TE qui assurera in fine le remboursement d’EDF mais que c’est le budget de l’État qui paiera les intérêts de cette dette…

Taxe phénix
Mais, d’une singularité l’autre, sans surprise dans un pays ayant la propension d’imposer tous azimuts, une taxe sur les consommations d’électricité a été maintenue. Elle garde curieusement le nom de CSPE alors que toutes ses finalités précédentes ont disparu, son montant restant le même (22,5 €/MWh). Elle est versée directement au budget de l’État, sans usage pré-affecté, le système reperdant en partie une lisibilité que la réforme lui avait fait gagner.

Passe-droits pour les productions EnR
La loi donnant priorité absolue à l’injection sur le réseau électrique des productions renouvelables, EDF l’acteur majeur est contraint d’ajuster en permanence son plan de production en miroir de contributions ou d’effacements aléatoires et intermittents avec plusieurs conséquences majeures :

-Sur le plan économique, un manque à gagner basique et la sous utilisation d’un outil nucléaire très capitalistique, les productions EnR venant la plupart du temps se substituer à une production nucléaire existante.
-Sur le plan technique, les nouvelles conditions crées pour l’exploitation de réacteurs devant ajuster leur production en permanence, parfois très rapidement. Contrairement à ce qui a été trop souvent dit, les réacteurs sont capables d’importantes et rapides variations, mais il est indéniable que la sollicitation des composants est alors plus grande conduisant à davantage de suivi et de maintenance, particulièrement sur la partie « classique » de l’installation.
À propos, réaliser le back-up des productions EnR avec des réacteurs nucléaires est un luxe technico-économique inouï qui devrait faire lever plus d’un sourcil.
Le fait que ce schéma assure la neutralité CO2 doit être regardé comme un moindre mal (par comparaison avec l’Allemagne), mais lorsque qu’on aura réduit la capacité nucléaire, conformément à la LTE, ce back-up devra alors être assuré, au moins pour partie, par des sources carbonées (CCGaz probablement).
Cela aggravera encore un bilan carbone national déjà structurellement pénalisé par le fait qu’on ne fait pas porter les efforts aux bons endroits (isolation des bâtiments, fret routier sur le train, mobilité électrique,… et non débauche d’ EnR financièrement attractives qui captent des flux qui seraient tellement utiles ailleurs et pas seulement pour lutter contre le changement climatique.

Un marché faussé
À nouveau, on retrouve sur un même terrain des acteurs ne jouant pas à armes égales, la règle d’appel des producteurs par le gestionnaire du réseau suivant le merit order (c’est-à-dire suivant l’ordre croissant des prix proposés), est bousculée par la priorité donnée aux productions renouvelables subventionnées.
L’intermittence des EnR obligeant à conserver en back-up une puissance installée capable de couvrir les besoins en leur absence, toute production EnR effective crée de facto une surabondance de l’offre et donc, mécaniquement, la chute des prix de marché.
EDF (et les autres opérateurs historiques en Europe) subit donc le triple préjudice, de vendre à moindre prix, moins de kWh, tout en devant conserver opérationnel l’ensemble de son parc de production. Les producteurs EnR certains de vendre leur kWh à un prix fixe qui rémunère généreusement leurs investissements profitent donc pleinement de ce système.
Par ailleurs, ils n’assurent aucun service réseau (réglage de la fréquence, tenue du plan de tension,..) charges qui continue à incomber à EDF, seule d’ailleurs en mesure de le faire, panneaux solaires et éoliennes en étant physiquement incapables.
Les conséquences cumulées de tous ces handicaps, vendues à l’opinion comme des contre performances intrinsèques, font qu’effectivement le champion EDF-nucléaire est montré du doigt et ce d’autant plus facilement qu’il lui arrive de trébucher (cf la désespérante martingale de l’EPR de Flamanville).
Conséquence logique, il apparaît rationnel de vouloir réduire le périmètre du nucléaire et d’EDF, seuls moyens affirme-t-on par ailleurs, de faire une place aux nouveaux venus EnR qui piaffent et dont on ne reconnaîtrait pas assez les qualités insignes.
Ces derniers, à l’évidence moins talentueux, moins complets et surtout moins constants se sont vus appliquer des règles, comme développé en amont, les favorisant afin d’être toujours qualifiés lorsqu’ils s’alignent, le champion devant s’effacer, ou à l’inverse garantir la continuité lorsqu’ils sont défaillants.
Des conditions telles que d’autres intermittents du spectacle signeraient certainement des deux mains des contrats conférant des avantages si extravagants.

Haute-Marne : les chasseurs sur le terrain de... la restauration

jhm.fr

Bravo à toutes celles et ceux qui participent à la mise en valeur et à la protection de notre pays. Petite question quand même :
Parmi ces chasseurs restaurateurs le jour, ne se cache-t-il pas, un entrepreneur agricole la nuit, arracheur de haie et transformateur de pré en champ?😏

@jhm.fr
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Haute-Marne : quand notre territoire gagne... grâce à ses atouts et à ses bénévoles!

jhm.fr

Big up à l'association "La Tour des Villains" et à tous les bénévoles.
Encore une fois, démonstration est faite que le "Paradis des paysages" et le "Pays de l'Eau" et leurs charmes, histoire, patrimoine, environnement, sont attractifs et séduisent bien au-delà de leurs frontières. Et que leur avenir sera touristique ou ne sera pas!
  • Opposons-nous à la grande menace d'urbanisation et d'artificialisation de leur terre qui plane sur eux, à tout jamais. 
  • Sanctionnons les élus (es) locaux, régionaux et nationaux qui participent à cette petite "mort" annoncée.

DEBOUT HAUTS-MARNAIS ! SOYONS FIERS! SAUVONS NOTRE PAYS!

@jhm.fr

Pour compléter
Montsaugeon
Association La Tour des Villains 

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Énergie éolienne et sécurité aérienne, nombre de décès

Lisa Linowes
April 4, 2017

Plus tôt cette année, un avion monomoteur est entré en collision avec une éolienne en Allemagne, tuant le pilote et détruisant l'avion. Cette tragédie épouvantable a été signalée comme un événement rare, mais peu de gens se rendent compte qu'aux États-Unis seulement, au moins dix personnes ont perdu la vie dans des accidents d'aviation mortels impliquant des collisions avec des éoliennes situées aux États-Unis et des tours météorologiques (MET).

Le tableau ci-dessous énumère ces accidents, six au total.
-Dec 15, 2003 Vansycle, OR Yes, 2 Transport (MET) NTSB Accident ID SEA04LA027
-May 19, 2005 Ralls, TX Yes, 1 Ag Spray (MET) NTSB Accident ID DFW05LA126
-Jan 10, 2011 Oakley, CA Yes, 1 Ag Spray (MET) NTSB Accident ID WPR11LA094
-Aug 5, 2013 Balko, OK Yes, 1 Ag Spray (MET) NTSB Accident ID CEN13FA465
-Apr 27, 2014 Highmore, SD Yes, 4 Transport (Turbine) NTSB Accident ID CEN14FA224
-Aug 19, 2016 Ruthton, MN Yes, 1 Ag Spray (MET) NTSB Accident ID CEN16LA326 [1]

Vent et collisions
L'incident le plus souvent signalé s'est produit dans la nuit du 27 avril 2014, à seulement dix milles au sud de l'aéroport de Highmore, dans le Dakota du Sud. Les quatre passagers, y compris le pilote, ont été tués lorsque leur avion a heurté une éolienne en service appartenant à NextEra. Selon le rapport du National Transportation Safety Board (NTSB), l'installation n'était pas indiquée sur les cartes en coupe couvrant le lieu de l'accident.
Le NTSB a également signalé que le voyant de la tour de turbine n'était pas opérationnel au moment de l'accident et que la panne n'était pas documentée dans un avis aux aviateurs (NOTAM)[2]. Selon les enquêteurs du NTSB, " si le pilote a observé les lumières des éoliennes environnantes, il est possible qu'il ait perçu une rupture dans le cordon lumineux entre les éoliennes comme une zone libre d'obstacles ".
Les cinq autres incidents impliquaient des collisions avec des tours météorologiques du projet éolien (MET). Des tours MET sont érigées sur les sites éoliens proposés pour évaluer la vitesse et la direction du vent. Les tours, faites de tubes galvanisés de 6 à 8 pouces de diamètre et fixées avec des haubans, peuvent être érigées en quelques heures et, dans de nombreux cas, sans préavis à la communauté aéronautique locale. Leur déploiement rapide signifie que l'espace aérien navigable d'une zone pourrait rapidement devenir dangereux pour les aéronefs volant à basse altitude. En général, les tours se situent en dessous de 200 pieds, donc en dessous du seuil de notification de la FAA, ne sont pas éclairées et habituellement dépourvues de tout marquage, de sorte qu'elles sont difficiles à voir.
Dans les trois accidents mortels survenus en 2003, 2005 et 2011, les rapports finaux du NTSB ont cité les tours non marquées et l'incapacité du pilote de voir les tours comme étant les causes probables des accidents. Dans l'accident mortel de 2013, la tour MET était marquée, mais l'éblouissement causé par le soleil a empêché le pilote d'éviter la tour.

dimanche 19 août 2018

Le déclin des renouvelables en 14 graphiques


1808/2018

La transition énergétique aura-t-elle lieu? Bien malin qui pourrait le dire, Chose certaine, elle n’a pas lieu en ce moment. Les investissements dans le solaire, l’éolien et la biomasse stagnent partout dans le monde, quand ils ne sont pas carrément en déclin. Un récent rapport de Bloomberg compile les données trimestrielles du 1er janvier 2005 au 30 juin 2018. On trouvera ici un aperçu des principales tendances mondiales et nationales.

Données mondiales



D’abord, les données pour le monde entier. On observe un déclin des investissements, depuis 2015. Ils atteignent difficilement 70 milliards $ par trimestre en ce moment. Le solaire (en jaune) domine largement, avec une bonne part d’éolien. La part des biocarburants (en vert) est pratiquement inexistante et les autres formes d’énergie renouvelable ne font guère mieux.



Voici les mêmes données, mais ventilées par région cette fois. On voit que la région Asie-Pacifique effectue la part du lion des investissements. Chose étonnante, la part de l’Europe est sensiblement inférieure à celle des Amériques en dépit de l’hostilité du président Trump à cette forme d’énergie.

Haute-Marne : Langres à l'heure de la Renaissance X


jhm.fr

Un grand merci à Angélique Roze pour cette balade langroise tout au long de l' été. et n'oubliez pas, que c'est aussi beau l' hiver...

👍😀


@jhm.fr

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Le tournant énergétique allemand

Hartmut Lauer
Ingénieur diplômé et Docteur – Ingénieur (Université technique de Hanovre). A travaillé plus de 35 ans dans le secteur de l´électricité en France et en Allemagne. Ex-dirigent d´un grand énergéticien, membre des comités consultatifs et techniques dans plusieurs entreprises spécialisées dans l´énergie. A enseigné à l´université de Darmstadt et est l’auteur de nombreuses publications sur la transition énergétique en Allemagne
17/08/2018

Commentaire : (...) " les coûts sont estimés à 520 milliards d´Euros pour 2000 à 2025, financés en grande partie par le consommateur. Et les coûts ne s’arrêteront pas pour autant en 2025» ...hors investissements pour les énergies renouvelables. " Pour quels résultats pour sauver le climat ?
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Introduction
Le concept de transition énergétique allemande, nommé « Energiewende » en allemand, publié en 2010 et modifié en 2011 pour une sortie accélérée du nucléaire, se caractérise par une focalisation sur l’électricité. Les principaux objectifs sont :
–           Sortie du nucléaire d´ici 2022
–           Développement des énergies renouvelables, notamment éolien et solaire
–           Économies d´énergie
–           Réduction des émissions de gaz à effet de serre
Au niveau des objectifs, on peut observer certaines ressemblances avec la loi française relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) publiée au Journal Officiel en 2015. Il est donc intéressant de regarder l´avancement de l´Energiewende de plus près.
Les idées reçues sur la transition énergétique allemande sont légion en France. Pour les uns c´est un modèle à suivre, pour les autres c´est un véritable fiasco.
Ce site parlera des progrès – réels – mais aussi de la complexité de ce projet de transformation socio-économique et d´investissement, vus par un allemand ayant travaillé dans le secteur de l´électricité dans les deux pays.
Sur la base des informations données les lecteurs pourront se former une opinion propre sur l´Energiewende et en déduire d´éventuelles pistes pour la France.

vendredi 17 août 2018

Allemagne : les éoliennes détruisent les communautés rurales

Version originale

Commentaire : Les pro-éoliens sont comme les croyants : prouvez-leur scientifiquement, techniquement, etc. que l' aérogénérateur est une utopie, ils ne vous croiront pas. Pire, donnez-leur rien qu' une once de pouvoir et, ils imposeront leur dogme à tous! Nous en sommes là avec l'éolien!
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L'expérience allemande sur l'énergie éolienne et solaire a échoué : la " transition énergétique " (Energiewende) s'est transformée en une débâcle follement coûteuse. Les prix de l'électricité en Allemagne ont grimpé en flèche ; les pannes d'électricité et les délestages sont la norme ; et les communautés rurales idylliques sont maintenant des friches industrielles (voir ci-dessus). Des centaines de milliards d'euros ont été gaspillés en subventions à l'éolien et au solaire, le tout dans le but de réduire les émissions de dioxyde de carbone. Cependant, cet objectif a également échoué : Les émissions de CO2 continuent d'augmenter.
Mais vous ne le sauriez pas d'après ce qui apparaît dans les médias grand public. Sa réticence à rendre compte de ce qui se passe réellement en Allemagne découle probablement de l'adage selon lequel le succès est dû au fait d'avoir de nombreux pères et à l'échec d'être orphelin. Après avoir promu l'Allemagne comme l'exemple de la façon dont nous pourrions tous' transiter' vers un avenir tout ER, il est assez difficile pour eux d'aspirer et de reconnaître qu'ils ont été pris pour des imbéciles.

jeudi 16 août 2018

La politique et la langue française

Par Thierry Godefridi



Micros by Jean-François Gornet(CC BY-SA 2.0)(CC BY-SA 2.0)

L’altération du langage public amène à s’interroger sur son pendant, le « non-dit déjà-pensé », les idées toutes faites, la vérité unique, le dogme, qui en constituent le fondement et dont ce langage est la révélation.
Dans un pamphlet paru en 1945, Politics and the English Language, George Orwell (La ferme des animaux, 1984…), qui en plus d’écrivain était journaliste, écrivit :
À notre époque, il n’y a pas moyen de rester à l’écart de la politique. Les débats sont tous de nature politique, et la politique elle-même est un amas de mensonges, de dérobades, de folie, de haine et de schizophrénie. […] Le grand ennemi d’un langage clair est le manque de sincérité.



Revenons-en à l’essai d’Ingrid Riocreux, qui faisait l’objet de l’article précédent, sur l’altération de la langue française et la fabrication du consentement et, en particulier, à son chapitre sur les « Dits et non-dits du discours médiatique ».
D’après Ingrid Riocreux, les médias désignent les gens de deux manières, soit l’auto-désignation (ils les appellent comme ils se désignent eux-mêmes), soit une désignation idéologique (ils les appellent comme ils se les représentent).

mercredi 15 août 2018

Nucléaire + canicule : associer deux mots clés pour en faire une polémique stérile (tribune)

Tristan Kamin

“Nucléaire”, “canicule”, date : “moins d’un mois”. Cette recherche, sur Google Actualités, retourne six pages de résultats. Si la canicule, quand ce n’est la sécheresse, est un sujet qui passionne les grands médias chaque été (au même titre que le froid passionne chaque hiver), la juxtaposition de cette canicule à des signaux inhabituels du côté du parc électronucléaire français était immanquable… Une tribune de Tristan Kamin, ingénieur en sûreté nucléaire.
« Les centrales nucléaires sont-elles en danger ? », pouvaient demander certains, ce à quoi d’autre répondaient du tac au tac « oui, elles sont inadaptées au changement climatique », prenant comme preuve l’arrêt d’un tiers du parc cet été, en partie à cause de la canicule !
Et, en effet, le parc nucléaire tournait, ce mois de juillet 2018, entre 40 et 45 GW (pour une puissance installée de 63 GW) : jusqu’à un tiers de la capacité était indisponible… Tandis qu’en juillet 2017 et 2016, le parc tournait à seulement 36-41 GW. Meilleurs scores les années précédentes : 40 à 48 GW en juillet 2015 et 2014, deux bonnes années !
Enfin bref… La « mauvaise » disponibilité du nucléaire de cet été n’a rien d’anormal, on est même plutôt dans une année correcte. Et l’impact de la canicule est… Indécelable. Dans le graphique ci-dessous, je trace, jour après jour, le nombre de tranches en service[1], regroupées par centrale. Ce nombre change chaque jour, de manière assez conséquente. Bien malin celui qui pourra déceler, au milieu de ces fluctuations, une variation qui serait une conséquence de la canicule…







De fait, la baisse (partielle ou totale mais toujours ponctuelle) de production de quatre tranches est peu conséquente devant :

  • les variations, nombreuses chaque jour, mais faibles en amplitude, de puissance pour réguler la fréquence du réseau électrique ;
  • les variations, une ou deux fois par jour, plus conséquentes, pour suivre les variations de consommation (et éventuellement de production éolienne / solaire) ;
  • les variations hebdomadaires très conséquentes pour adapter la production à une consommation plus faible le week-end qu’en semaine.

Vosges, Liffol-le-Grand : colloque international : les allées d'arbres- de la guerre à la paix - 12 & 13 novembre 2018

https://www.allees-avenues.eu

3 millions d'arbres : c'est à peu près le nombre d'arbres qui bordaient les routes françaises au début de la 1ère guerre mondiale. Ces avenues, debout comme des soldats en parade, canalisaient des troupes fraîches vers les lignes de front. Au fur et à mesure que la distance jusqu'au front diminuait, les avenues, de plus en plus brisées et à dents dentelées, annonçaient les horreurs des grizzlys qui se profilaient à l'horizon. Les avenues étaient également des cibles facilement identifiables. Là où ils ont survécu, ils ont exhalé l'espoir et ont rappelé l'existence de l'ordre devant le chaos.

Ces avenues ont fait une forte impression particulièrement sur les soldats du Commonwealth britannique. Ils les décrivaient souvent dans leurs lettres et leurs dessins, et plus tard dans leurs histoires. En 1915, ils ont inspiré un officier britannique, le sous-lieutenant Alexander Douglas Gillespie, à souhaiter la création d'une "longue avenue (....) des Vosges à la mer". Le parlementaire français Lemire a proposé le même concept en 1919.

lundi 13 août 2018

Témoignage : médecin, en 30 ans, j’ai vu…

Par Edward Meztger

 
stéthoscope by jasleen_kaur(CC BY-SA 2.0) — jasleen_kaur, CC-BY

Quelles ont été les conséquences sur le système de santé de la politique menée ces 30 dernières années ?
Une tribune de l’Alliance des Professions de Santé

Quand les professionnels de santé vont-ils mettre un terme à la dérive administrative de la Santé et de la protection sociale ?
Quand vont-ils reconquérir le Droit de soigner et d’être soigné dans une véritable Démocratie sanitaire et sociale ?
En 30 ans, j’ai vu le nombre d’administrations, d’administratifs et de réglementations augmenter.
J’ai vu les médecins, les infirmières de moins en moins motivés.
J’ai vu les hôpitaux s’endetter de plus en plus.
J’ai vu le personnel soignant connaître de plus en plus le harcèlement administratif.
J’ai vu les burn-out, les dépressions et les suicides de soignants augmenter.
J’ai vu la médecine de ville se désertifier.
J’ai vu la dégradation de la qualité des soins.
J’ai vu la France chuter dans les classements internationaux de son système de soins.
J’ai vu avec le parcours de soins des pertes de chances, ou pire…
Et depuis 2015, j’ai vu pour la première fois l’espérance de vie baisser en France, ce qui n’était pas arrivé depuis 1945.

Grande-Bretagne : les satellites réussiront-ils à stopper l'expansion des décharges sauvages ?

par The Conversation
08 juillet 2018


Surveillance spatiale des dépôts sauvages de déchets.Google Earth

Les décharges illégales coûtent des millions au gouvernement britannique. Mais la technologie satellitaire pourrait aider à y mettre un terme.
Plus d’un millier de décharges illégales voient le jour en Angleterre chaque année. Et ce ne sont que des chiffres officiels. En 2016, James Bevan, à la tête de l’Agence pour l’environnement britannique, qualifiait les ordures de "nouveaux stupéfiants". Il déclarait ainsi à propos de la criminalité environnementale : "C’est un peu ce que furent les drogues aux années 1980 : le système ne s’était pas encore rendu compte de l’énormité de ce qui se passait et tentait de rattraper son retard."

VOIR AUSSI : L’incroyable histoire du satellite de surveillance de George Clooney

La situation actuelle dépasse de loin le problème des décharges sauvages que l’on trouve sur les chemins de campagne. Le trafic de déchets peut ainsi prendre la forme d’une véritable criminalité organisée, et le Royaume-Uni possède aujourd’hui la plus grande décharge illégale d’Europe. Cette déchetterie, située à Derry en Irlande du Nord, contient plus d’un million de tonnes de déchets entreposés illégalement : soit plus de détritus que ce que produit le pays en un an.
Le gouvernement tente d’intensifier sa lutte contre cette criminalité. Afin de répondre à la menace, le secrétaire de l’Environnement, Michael Gove, a annoncé un examen complet des mesures gouvernementales. Cette démarche arrive à point nommé car l’intervention des autorités s’avère indispensable.
Ce type de criminalité environnementale pose également de plus en plus problème au niveau international. Selon Interpol, le trafic de déchets est l’une des branches du crime organisé connaissant l’expansion la plus rapide ; il peut potentiellement rivaliser avec le trafic de stupéfiants en terme d’échelle et de profits. Il coûterait aux pays européens la somme faramineuse de 72 à 90 milliards d’euros par an et concerne notamment la fraude fiscale à l’enfouissement des déchets, des pertes pour les entreprises responsables de leur traitement ainsi que des coûts d’assainissement. Mais ce n’est pas tout. En Grande-Bretagne, les pompiers dépensent chaque année 16 millions de livres pour éteindre les incendies qui prennent dans ces déchetteries sauvages.

L’électricité si chère en France : vous êtes au courant ?

Par Michel Gay


Distribution de la fée électricité by JPC24M(CC BY-SA 2.0) — JPC24M, CC-BY


L’électricité est moins chère ailleurs. Mais parle-t-on du coût ou du prix ? Analyse.
Selon BFM TV qui se réfère à une publication d’Eurostat du 07 août 2018, l’électricité serait moins chère qu’en France dans 15 pays européens, alors que notre pays s’enorgueillit d’avoir un prix de l’électricité parmi les moins élevés d’Europe.
Dans le même temps, l’Observatoire de l’électricité indique dans sa note de conjoncture du mois de juin 2018 que « l’électricité française fait partie des moins chères d’Europe. Les ménages français ont en moyenne une facture inférieure de 20% à celle de leurs voisins européens ».

De quoi parle-t-on et qu’en est-il vraiment ?
Coût et prix n’ont pas la même signification. Le coût de production et le prix de vente se différencient par l’ajout des taxes et du coût du transport « à la prise électrique » du consommateur.
Ainsi, si le prix de vente aux particuliers est de 17 c€/kWh en France selon Eurostat, le coût moyen de production était de 3,5 c€/kWh en 2017 grâce aux 77% de production nucléaire.
Or, certains confondent les deux (volontairement ou non…).

Les taxes en France représentent plus du tiers du prix payé par le consommateur
Elles constituent aujourd’hui l’essentiel du prix final payé par les Français après avoir augmenté de… 40% ( !) entre 2012 et 2016, alors que le COÛT de production n’augmentait que de 2%.
Bien que ce point soit mentionné dans l’article et dans la vidéo (à la fin), l’un et l’autre sont « naturellement » orientés antinucléaires pour un lecteur ou un auditeur moyen peu averti… en liant implicitement ce prix de vente « élevé » aux centrales nucléaires qui ne permettraient pas d’avoir un « prix » bas.
« L’imposant parc nucléaire de la France, qui lui fournit 77% de son courant, lui a longtemps valu la réputation de fournir l’électricité la moins chère d’Europe : est-ce toujours vrai ? Pas vraiment si l’on fie aux chiffres des tarifs 2017 compilés par Eurostat » écrit BFM TV.
Mais ce média ne différencie pas suffisamment le coût de production (faible en France) et le prix (incluant les taxes élevées de l’État), dont la Contribution au service public de l’électricité (CSPE) imposées par le gouvernement pour payer principalement… les subventions aux énergies renouvelables.

dimanche 12 août 2018

USA : les énergies renouvelables ne garderont pas les Californiens au frais pendant les vagues de chaleur

by stopthesethings
Version originale

Les énergies renouvelables sont aux abonnés absents pendant la canicule : l'obsession du vent et du soleil laisse les Californiens étouffer dans le noir.

 
Le vent a cessé de souffler....

Raccordez vos besoins en énergie sur le soleil et le vent et attendez-vous à de nombreuses déceptions, surtout quand cela est important.
Les fanatiques de l'énergie renouvelable parlent toujours du "grand soir"- ils s'extasient perpétuellement sur la façon dont ce parc éolien ou cette mer de panneaux solaires vont " alimenter " des centaines de milliers de foyers, gratuitement et pour toujours.
Puis le soleil se couche et/ou le vent se pose.

A cet instant, les rêveurs d' ENR se joignent à tout le monde, gelant ou bouillant, dans... l'obscurité.
Certains pourraient appeler cela l'égalité des chances. D'autres pourraient l'appeler la conséquence d'être séduit par un mythe mystérieux et millénaire.

Les Australiens du Sud savent ce que c'est que de suffoquer sous une chaleur de 42°C, sans lumières, sans le bénéfice de ce premier luxe mondial, la climatisation - grâce à la tentative ridicule de leur ancien gouvernement travailliste de fonctionner au soleil et à la brise : South Australia Powerless (Again) : L'effondrement soudain de la production d'énergie éolienne de 1 000 MW laisse 90 000 familles en ébullition dans l'obscurité.

La même réalité vient de frapper l'État de Californie, obsédé par le vent et le soleil, où une vague de chaleur a fait exploser la demande d'électricité. Robert Bryce nous détaille le résultat inévitable.

Les énergies renouvelables ne garderont pas les Californiens au frais pendant les vagues de chaleur
Institut Manhattan
Robert Bryce
23 juillet 2018

Haute-Marne : Langres à l'heure de la Renaissance IX

jhm.fr

Un grand merci à Angélique Roze pour cette balade langroise tout au long de l' été. et n'oubliez pas, que c'est aussi beau l' hiver...

💓👍

@jhm.fr
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Haute-Marne : c'est fou, non?

jhm.fr

Le paradis des paysages a tous les atouts pour devenir une grande destination touristique (en attendant le 11eme Parc national, premier trimestre 2019?) : le patrimoine, l'environnement, l'Histoire, la situation géographique, et ... des femmes et des hommes in love, dont un grand nombre de bénévoles, aux mille et une idées et à l'investissement sans faille. Un grand Big up à eux.

Ne laissons pas une poignée d'élus, de propriétaires terriens, d'entrepreneurs agricoles, de promoteurs éoliens, etc. ruiner tout ce travail et massacrer notre bien à tous pour de misérables intérêts personnels. Ils nous conduisent tout droit du côté obscur... à jamais!

Hauts-marnais, amoureux de notre Pays, prenons notre pouvoir en main ! Gérons nous-mêmes nos villes et nos villages !

En attendant 2020 (élections municipales),  RÉSISTANCE!

En avant toute!


Quelques exemples

L’industrie éolienne allemande pourrait imploser

Par Pierre L. Gosselin
version originale


kettering wind farm at day break by Keith Park(CC BY-NC-ND 2.0) — Keith Park, CC-BY

Maintenant que l’énergie solaire allemande s’est effondrée et carbonisée, il semblerait que l’industrie éolienne soit en bonne place pour être la suivante, selon le Handelsblatt.
Il y a environ une semaine, nous relations comment l’ancien « Temple du soleil » s’est pris en pleine figure la réalité et s’est transformé en Vallée de la mort. En effet, la grande majorité des fabricants de panneaux solaires ont fait faillite et ont laissé plusieurs dizaines de milliers de travailleurs sans emploi.
Et les médias, politiciens, militants de se demander pourquoi l’ AfD se développe aussi rapidement. Peut-être que les gens en ont marre de toutes les promesses bidon qu’on leur fait tous les jours.

L’industrie éolienne emportée par la tempête
Maintenant que l’énergie solaire allemande s’est effondrée et carbonisée, il semblerait que l’industrie éolienne soit en bonne place pour être la suivante, selon le Handelsblatt.
Le journal nous raconte que l’industrie allemande des éoliennes fait actuellement face à une sérieuse crise et où de nombreux postes sont menacés.
Pour un pays qui prétend être déterminé et dévoué à remplir les objectifs de l’Accord de Paris, il est assez surprenant qu’un des secteurs industriels, répondant aux enjeux de l’accord, soit en train de s’effondrer.

Les prix de l’électricité éolienne se sont effondrés

Une des raisons que cite Handelsblatt est la baisse des prix de l’électricité éolienne. Le journal ajoute : « L’état d’esprit dans le secteur est à son plus bas » et maintenant « le marché de l’éolien est menacé d’exploser ».

samedi 11 août 2018

Haute-Marne : les Vues imprenables tirent la sonnette d'alarme

voixdelahaute-marne.fr

La Haute-Marne perd régulièrement des habitants, voit sa population vieillir et sa jeunesse... déserter. Cette situation est-elle une fatalité?  NON! Elle n'est effective que depuis 36 ans (1982). Et pourtant, cela parait une éternité!  Et dire que le "département méridional de la champagne (ancienne appellation)  ne manque pas d'atouts pour séduire : patrimoine architectural, paysages, histoire, situation géographique, etc. Mais la politique du pire ou...du vide au choix, continue de massacrer tous ses trésors à grands coups d'artificialisation des sols et des terres agricoles, de déforestation, d' industrialisation, avec en premiers de cordée la multiplication de zones industrielles d'éoliennes, de complexes de méthanisation, de transformation de prés en champs drainés, des constructions de lotissements anarchiques, etc. Tout cela sans prendre en compte les nuisances quotidiennes occasionnées à la population et à tous les êtres vivants.
Allons-nous encore longtemps supporter de voir le Pays de l'eau disparaitre, coulé dans du béton, au nom de... de quoi d'ailleurs? Une majorité de scientifiques s'accordant à dire que les ENR intermittentes ne participent aucunement au sauvetage du climat, bien au contraire.

Aussi en 2020, saisissons l'opportunité qui nous est donnée par la pénurie annoncée de candidats aux élections municipales, pour présenter des listes dans le plus grand nombre de communes et de villes. Prenons le pouvoir pour sauver ce qui peut l'être encore ! La Haute-Marne et ses habitants le méritent bien.

En avant toute!

Lire


« La classe politique n'a pas conscience du désastre dans lequel notre patrimoine est plongé»

Par Eugénie Bastié Étienne Campion
Publié le 10/08/2018

Commentaire : n'a pas conscience ou s'en fout tout bonnement? Est-ce qu'un candidat peut vraiment perdre une élection sur ce thème? À noter, "que la partie sur les éoliennes n'a pas été reprise, sans doute pour ne pas faire doublon avec l'article sur les éoliennes où Alexandre Gady s'exprimait il y a quelques jours..." Didier Rykner
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Dans un entretien-fleuve, le fondateur du magazine La Tribune de l'Art Didier Rykner* dresse le bilan de la politique patrimoniale du gouvernement et celle du maire de Paris Anne Hidalgo, qu'il juge désastreuse. S'il salue la nomination de Stéphane Bern, il s'inquiète du manque de moyens alloués au patrimoine.

Figarovox.- Vous défendez régulièrement le patrimoine en France. Comment jugez-vous la politique menée par Emmanuel Macron à l'égard du patrimoine? Qu'en est-il de la nomination de Stéphane Bern?
Didier Rykner- Il faut distinguer Stéphane Bern, dont la sincérité du combat est hors de doute, d'Emmanuel Macron qui a une attitude très ambiguë sur ce sujet. Car au-delà des paroles, ses résultats sont pires que ceux de ses prédécesseurs, Nicolas Sarkozy et François Hollande. La situation est très grave. Même si, certes, nous ne sommes pas revenus à la période catastrophique des années 70 de Pompidou, avant que Valéry Giscard d'Estaing ne mette fin aux projets néfastes du successeur du Général de Gaulle. En 1981, il y eut aussi quelques années difficiles mais il faut admettre que Jack Lang a fait du très bon travail, notamment avec la création des Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager (ZPPAUP), auxquelles Nicolas Sarkozy a mis fin… C'est en effet depuis la présidence de ce dernier, ainsi que depuis celles de François Hollande et d'Emmanuel Macron, que le patrimoine est menacé: pour ces trois Présidents, il faut construire à tout prix, fût-ce aux dépens du patrimoine. À cet égard, la situation est inquiétante.

C'est-à-dire?
Le patrimoine est actuellement très menacé. Prenons un exemple dramatique récent: en ce moment, à Perpignan, dans le quartier Saint-Jacques, un secteur sauvegardé où le bâti est très ancien, la mairie a décidé de démolir un grand nombre de maisons. Certes, elles sont en mauvais état mais rien n'empêcherait de les réhabiliter. Il est par ailleurs très facile de laisser l'habitat se dégrader et de s'en servir ensuite comme prétexte pour le démolir.
L'idée de nommer Stéphane Bern est un aveu d'impuissance: au lieu de mettre en place un vrai directeur du patrimoine, voire un ministre du patrimoine, qui aurait des moyens, on nomme un animateur populaire, qui aime sincèrement le patrimoine mais à qui on ne donne pas de pouvoir. Cela dit, Stéphane Bern a de vraies convictions: il a, par exemple, pris publiquement position contre la catastrophe qui a lieu à Perpignan, et contre la loi ELAN. Espérons qu'il soit écouté, mais j'ai peur, hélas, qu'on ne lui donne pas les moyens de ses ambitions. Par ailleurs, il est très populaire et son influence va rester: c'est une bonne chose pour le patrimoine, mais indépendante du pouvoir politique.

Ces aérogénérateurs industriels polluants...

http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com

 
En lisant le président des sites et monuments français, Alexandre Gadys, je me dis que décidément la promotion de l'éolien industriel dispose d' une communication extrêmement efficace pour arriver à ses fins. Elle capte les écologistes, les religieux, les politiciens à un point rarement atteint. Elle devient leur instrument de propagande déjà parce que le mot "éolienne" est une espèce de sésame vers les cœurs: qui n'a pas en tête ces multiples objets dont le mécanisme exposé au vent a le don de fasciner les enfants? Il nous renvoie aussi à des îles célèbres: "La terre de Daphnis et de la petite Chloé, la vieille île éolienne devant laquelle l’amiral Caillard va mettre en batterie ses monstrueux canons, Lesbos est aussi mal connue qu’elle est célèbre". Ou à d'autres récits antiques où l'éolien devient musical...
…et pour charmer encor la table hospitalière, l’aède aux chants aimés va célébrer les dieux. Le divin Amphion, Roi que l’Olympe honore, calme les bruits épars, de son sceptre incliné; et vers la voûte immense, éclatante et sonore, sur le mode éolien la lyre a résonné. — (Leconte de Lisle, Poèmes antiques, 1852, p. 180)

Le stockage d’énergie « en béton » : une utopie de plus

Par Michel Gay

Stocker l’énergie « en béton », c’est possible ? Une invention « incroyable » tourne en boucle depuis 2015 sur les réseaux sociaux (près de 900.000 vues à ce jour sur Facebook). Elle a même été citée par le Centre national de recherche scientifique (CNRS) lors la visite de la centrale solaire THEMIS dans les Pyrénées le 28 juillet 2018 !
Voir
https://youtu.be/N2u6EDwumdQ Les grands groupes l’empêcheraient d’émerger car cette révolution nuirait à la consommation de pétrole. Son promoteur serait même menacé tellement son invention dérange.

De quoi s’agit-il ?


Il s’agit simplement d’un stockage d’électricité dans un volant d’inertie en béton combiné avec des panneaux photovoltaïques pour, selon son inventeur, rendre pilotable et économiquement viable leur coûteuse production électrique intermittente.


vendredi 10 août 2018

1.000 gigawatts de solaire et d’éolien installés dans le monde

  
 
Selon Bloomberg New Energie Finance (BNEF), les capacités de production d’énergie solaire et éolienne ont passé le cap du térawatt (TW) en juin dernier. Les experts prédisent que le deuxième TW sera atteint d’ici à mi-2023, et coûtera deux fois moins que le premier.
Au 30 juin dernier, selon les calculs de Bloomberg New Energie Finance (BNEF), le monde avait installé un total de capacités de production éolienne et terrestre de 1 térawatt (TW), c'est-à-dire 1.000 gigawatts (GW) ou 1.000.000 mégawatts (MW). Si on y ajoute l'hydroélectricité, ce sont 2 TW d'énergies renouvelables qui sont déjà opérationnelles sur la planète.
Ces capacités se répartissent presque également entre l'éolien (54%) et le solaire (46%), les deux nouvelles énergies renouvelables les plus répandues. À elles deux, elles ont vu leurs capacités de production multipliées par quatre depuis 2010, et par... 65 depuis 2000 ! Mais, à en juger par leurs évolutions respectives, l'éolien devrait bientôt céder le pas au photovoltaïque. En 2007, on comptait déjà 89 GW d'éolien, pour seulement 8 GW de solaire. Mais depuis, ce dernier a connu un développement fulgurant, avec une base installée multipliée par 57 en 10 ans.
Les seuls panneaux solaires photovoltaïques ont ajouté plus de capacités de production électrique en 2017 que le charbon, le gaz et le nucléaire réunis.

Le prochain Térawatt vert deux fois moins cher que le premier
 Plus impressionnant encore que les capacités de production, l'évolution du coût correspondant. En effet, BNEF évalue à 23.000 milliards de dollars le capital investi pour financer ce premier Térawatt, mais à seulement 12.300 milliards l'investissement nécessaire entre 2018 et 2022 inclus pour y ajouter un deuxième TW, soit une baisse du coût unitaire du MW installé de 46%.
En 2017, hors gros hydraulique, le secteur des renouvelables a mobilisé 279 milliards de dollars (plus de la moitié dans le solaire) contre 103 milliards dans les nouvelles centrales électriques à gaz ou au charbon, 42 milliards dans de nouveaux réacteurs nucléaires, et 45 dans les grands barrages. D'ici 2050, BNEF anticipe des investissements de 11.500 milliards de dollars dans de nouvelles capacités de production d'électricité renouvelable (dont les 2/3 dans l'éolien et le photovoltaïque), contre seulement 1.500 milliards dans les autres sources faiblement carbonées, dont l'hydraulique et le nucléaire.

Les voitures électriques sont-elles vraiment «propres» ?

Par Margaux Lacroux
16 septembre 2017

Commentaire : pour compléter, lire et posons-nous la question : qui va payer l' addition?
-Mise en garde de Carlos Tavares sur l'électromobilité
- La voiture électrique, une impasse écologique
- Émissions de CO2 : l’impasse de la voiture électrique
-La paranoïa du DIESEL ne concerne que les automobiles ! Les Poids lourds, Autocars, Navires, sont exclus !
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Un véhicule électrique Nissan Leaf exposé à Francfort, le 16 septembre 2015 Photo DANIEL ROLAND. AFP

Constructeurs et politiques œuvrent de plus en plus au développement des véhicules électriques, qu'ils appellent «véhicules propres». Terme qui peut porter à confusion et qui occulte la pollution qu'engendrent ces bolides.

Les voitures électriques sont-elles vraiment «propres» ?
«Véhicules propres», sous-entendu n’émettant pas de CO2, donc non-polluants. L’expression est aujourd’hui utilisée pour faire référence aux voitures électriques. Mais à y regarder de plus près, ces véhicules ne sont pas si écologiques.

Après Tesla, constructeur californien qui s’est positionné sur le créneau des voitures électriques il y a dix ans, les autres fabricants (BMW, Volkswagen, General Motors, entre autres, et plus récemment Volvo) se «mettent au vert». Les taxes dissuasives sur les émissions de CO2 et les incitations financières (bonus, subventions) en faveur de l’électrique mises en place par de nombreux Etats ont aidé à cette reconversion.
La France et le Royaume-Uni ont même récemment pris la décision d’interdire la vente de véhicules essence et diesel à partir de 2040. Et histoire de concurrencer les acteurs occidentaux, la Chine, premier marché automobile mondial, envisage de suivre le mouvement. En France, les collectivités locales investissent aussi dans ce sens. Jeudi, Laurent Wauquiez, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, s’est targué d’avoir lancé une prime régionale «véhicule propre».





 
Nous avons mis en place 1 prime régionale « véhicule propre » pour toute acquisition de véhicules propres (élec/GNV /hydrogène)

Les démissions de maires explosent


09/08/2018

Commentaire :(...) " Longtemps arborée comme un insigne honneur, l'écharpe tricolore s'est transformée pour certains en un véritable fardeau. Et nombreux sont les maires à avoir ployé sous son poids. Pas moins de 1 021 d'entre eux ont présenté leur démission depuis les dernières élections municipales de 2014, révèle l'analyse du répertoire national des élus (RNE) |[...] Un chiffre qui a presque doublé (+90%)par rapport à la précédente mandature, à la même période."

C'est le moment pour tous les citoyens qui luttent pour la sauvegarde de Mme Nature, du monde rural et du bien être de tous les êtres vivants de se mettre en marche en présentant des collectifs aux prochaines échéances électorales de 2020 (municipales). Quand on connait le pouvoir décisif d'un maire et de son conseil municipal dans le cas d'un projet éolien et autres, cette prise de pouvoir ne pourra être qu'un plus pour faire barrage à l'urbanisation et l'industrialisation exponentielles de nos territoires, chronique d'une mort annoncée, voulues par les gouvernements successifs, des élus locaux, des propriétaires, au profit de quelques "affameurs" financiers.

Prenons notre pouvoir en main ! Gérons nous-mêmes nos villes et nos villages !
La démocratie ? Fais-la toi-même !

En avant toute!
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Lire

La noctule chauve-souris slalomeuse d'éoliennes

Par Nathaniel Herzberg

Commentaire : (...)" « Éviter les routes de migrations, celles empruntées par les mâles pour aller chasser, avance Manuel Roeleke. Mais, pour les femelles, c’est plus compliqué. » L’article suggère d’éviter les installations basses (50 mètres d’altitude). Ce qui n’offre en réalité aucune garantie, les mammifères volants évoluant parfois à 200 mètres du sol. « Limiter la vitesse de rotation des turbines pendant l’été », imaginent alors les scientifiques, en conclusion de leur article."

Les vues imprenables ont une solution toute trouvée pour que tous êtres vivants vivent en paix : ZERO ÉOLIENNE ET BASTA!

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Taille : de 11 à 14 cm
Poids : de 19 à 42 g
Espérance de vie : 12 ans
Gestation : 72 jours
Alimentation : Papillons de nuit, hannetons et moustiques
Vitesse de vol : Jusqu’à 50 km/h

La noctule, chauve-souris slalomeuse
Chaque année, des centaines de milliers de noctules communes meurent, victimes du souffle des éoliennes. Pour comprendre le phénomène, des chercheurs allemands ont équipé les chauves-souris de balises. La surprise était au rendez-vous.
Dans la région d’ Uckermark, au nord-est de l’Allemagne, une équipe de chercheurs a équipé vingt chauves-souris de minuscules balises GPS afin de suivre leurs parcours.



Départ 16 juin 2014 à 21 h 51
A cette période de l’année, les mâles se rendent quotidiennement à un même point d’eau pour chasser, empruntant, entre leur abri forestier et leur lieu de destination, un trajet similaire.

22 h 12
Après avoir parcouru 8 km en 21 min, ce mâle chasse pendant une demi-heure au-dessus du lac des insectes, à la tombée du jour.
20,6 km parcourus
Pour ce type de trajet quotidien, il semblerait que les mâles contournent les champs d’éoliennes.

Départ 19 juillet 2014 à 21 h 36
A partir de juillet, les femelles arrêtent d’allaiter et laissent leurs petits. Elles se mettent alors à la recherche d’un lieu d’accouplement lors de leurs sorties. Les trajectoires empruntées décrivent de larges boucles, sans destinations quotidiennes récurrentes. Elles se nourrissent d’insectes en vol.
Au cours de ces sorties, il semblerait qu’elles soient attirées de loin par les éoliennes (et par leurs feux lumineux rouges), se dirigeant en ligne droite dans leur direction.

Cette femelle a parcouru 14,4 km en 48 minutes avant de prendre le chemin du retour en traversant ce champ d’éoliennes. 
31,8 km parcourus

L’attraction pour les éoliennes pourrait ressembler au comportement d’inspection de grandes structures arborées dans la recherche d’un lieu d’accouplement. Les mâles pourraient avoir un comportement similaire à la même période.

Les animaux peuvent désormais être suivis grâce à des appareils sophistiqués. Les données recueillies dévoilent les secrets des espèces les plus diverses. Aujourd’hui, un chiroptère attiré par les éoliennes.
Posons d’abord quelques balises, juste de quoi sortir des fantasmes. Non, les chauves-souris ne se nourrissent pas de sang : les unes consomment fleurs et pollens, les autres insectes et moucherons, autrement dit tout ce qui vole au-dessus de nos têtes. Non, les chauves-souris ne sont pas toutes pareilles : on compte un bon millier d’espèces, ce qui fait de l’ordre des chiroptères le deuxième le plus varié parmi les mammifères (près de 20 % d’entre eux), juste après les rongeurs. Car, oui, la chauve-souris est un mammifère, le seul mammifère volant, ou plus exactement le seul à disposer d’un vol actif (les écureuils volants ne font que planer).

Le bris et le recyclage des pales d'éoliennes créent une montagne de déchets... problématique

John O'Sullivan
06/12/2011
Version originale

Commentaire : (...) "Les propriétaires de parcs éoliens espèrent envoyer leurs débris d'éoliennes abandonnées à des acheteurs du tiers monde, l'Afrique par exemple. |...] Le problème ici sont les grandes lames, qui sont faites de matériaux composites de fibre de verre et dont les composants ne peuvent pas être séparés les uns des autres. La combustion des lames est extrêmement difficile, toxique et énergivore. Donc, naturellement, les exploitants de parcs éoliens allemands sont très motivés à décharger les vielles machines dans les pays du tiers monde et à les laisser traiter plus tard les ordures."
Allemagne : l'héritage vénéneux de l'énergie «verte». Des millions de pales d'éoliennes toxiques destinées aux décharges africaines

La France n'échappe pas à la règle puisque l’exportation de notre "pollution" dans des pays moins développés n'est pas prise en compte. De plus, nous sommes les "rois" du monde avec plus de la moitié de notre empreinte carbone qui est importée. On ne peut pas tout avoir, la croissance et la survie de l'Humanité, non?
Une vérité qui dérange
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Voir
https://youtu.be/QL-cRuYAxg0

Ultra-vert, le Danemark admet qu'il n'a aucune idée de ce qu'il faut faire avec une montagne inquiétante de vieilles pales d'éoliennes brisées. Le matériau composite ne peut pas être recyclé.

Dans un article du principal journal économique danois Dagbladet Børsen (10 juin 2011), les experts mettent en garde : "Comme le vent devient un élément central de l'approvisionnement énergétique, un énorme problème de déchets se développe à la même vitesse."

Windy Scandinavia a rencontré cet obstacle inattendu parce qu'un matériau clé dans la construction d'éoliennes, le composite de fibre de carbone, ne peut pas être recyclé et remplit rapidement les sites d'enfouissement ou bien est brûlé, créant ainsi des émissions toxiques. Le rapport admet qu'une gigantesque montagne de lames de ferraille est en train de s'accumuler.

Route solaire : le désastre annoncé est consommé

Par Michel Gay



By: Jean-Marc Ayrault - CC BY 2.0


Les experts se sont trompés, la route solaire est un désastre financier

Le désastre financier prévisible, et annoncé, de la « route solaire » inaugurée en grande pompe par Ségolène Royal en Normandie le 22 décembre 2016, est consommé.
Et il est même pire qu’anticipé car les « experts » se sont trompés sur la production prévue d’électricité. Elle n’est pas de 767 kWh par jour en moyenne mais de seulement 409 kWh (soit tout de même presque deux fois moins…).
Cette surface a donc produit 150 mégawattheures (MWh) d’électricité sur un an (uniquement en milieu de journée).
Les 2800 m2 constituant le kilomètre de « route solaire » normande ont coûté 5 M€ hors taxes au contribuable français, soit près de 1800 € / m2 (contre 5 € / m2 pour l’asphalte).
Pour information, la même route solaire chinoise coûte presque quatre fois moins cher (environ 420 € / m2). Dans ces conditions, espérer exporter cette technologie relève du rêve.
Le coût d’achat sur le marché de l’électricité étant d’environ 40 € / MWh, la valeur de cette production ressort à 6000 € par an soit environ 0,01% de rendement sur investissement…
Si la durée de vie de cette portion de route solaire est de 10 ans, elle délivrera au total 1500 MWh ce qui correspond à 3400 €/MWh (85 fois le prix du marché !).
Et il est probable que des frais supplémentaires d’entretien viendront s’ajouter, compte-tenu des contraintes physiques que la route solaire doit subir (notamment le passage des véhicules). Il a déjà fallu remplacer 5% de la surface (gratuitement ?).
De plus, qui va payer pour nettoyer la route de « l’encrassement » qui voile la lumière des panneaux ?

Pompe à fric


Ce genre de pompe à fric permet à quelques industriels malins de se gaver de subventions publiques (peut-on leur reprocher de répondre à une demande officielle et de se servir si la loi le permet ?) et d’offrir de belles inaugurations à des élus fiers de leur réalisation.
Par l’intermédiaire de décisions hasardeuses, voire stupides, de certains de ses représentants, le contribuable peut-il se permettre longtemps de telles gabegies financières ?

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jeudi 9 août 2018

Sauvons nos centres-villes !

Gaël Brustier
politologue et essayiste
Publié le 07/08/2018


© Anthony SEJOURNE / iStock

Un coup d’œil au centre de nos villes moyennes, le plus souvent vidées de leurs commerces, donne une sinistre impression de déclin. Les pouvoirs publics se sont saisis de ce problème. Devenu endémique, le mal rongeait le centre de nos cités, moyennes ou plus petites : leur désertification inexorable, implacable se développait depuis de longues années à mesure que se constituaient à leurs marges de ces monumentaux centres commerciaux. Le plan national Action cœur de ville cible précisément ces centres dévastés par la disparition des commerces. Reste à savoir s’il est à la hauteur de l’enjeu, s’il peut enrayer et inverser le phénomène.

Pourquoi et comment nos centres-villes se vident-ils de leurs activités commerciales ? Journaliste ayant enquêté sur la question, Olivier Razemon a dressé le portrait d’une France vivant une véritable crise urbaine. La désindustrialisation avait déjà fait muter à la fois l’économie locale et la structuration de l’emploi. Cette fois, la crise ronge le cœur de ces villes qui se situent en marge des grandes métropoles. Le maintien du commerce est devenu un enjeu majeur dans nombre de ces communes moyennes.

Derrière les fermetures en série des commerces, c’est également une mutation profonde de l’organisation urbaine qui se dessine. Cette question a un lien avec l’aménagement de notre territoire. Il serait erroné de penser que les maires ne disposent pas des outils juridiques pour enrayer la gloutonnerie des grandes surfaces. Au contraire, cet arsenal n’est tout simplement pas utilisé ou alors massivement sous-employé. Les élus locaux disposent bien des outils qui auraient permis d’enrayer leur offensive. Il y a donc une part de déficit de volonté politique dans le laisser-faire menant au foisonnement de centres commerciaux extra-urbains, accessibles en voiture, et dans la capitulation devant la désertification des centres-villes. C’est, in fine, un profond changement des comportements sociaux qui découle de cette mutation de l’aménagement -commercial.

L’extension des aires urbaines, l’allongement des trajets travail-domicile-lieu de chalandise et éventuellement lieu de loisir a un impact sur le lien social, sur la façon dont on conçoit la vie sociale, les rapports sociaux. Le concept de drive parachève cette mutation. La « drivisation » de l’espace social est le vecteur d’un repli sur soi toujours plus grand. Le corollaire du mall à l’américaine est le modèle des gated communities, ces ensembles fermés, contribuant à désarticuler la société. L’aménagement commercial est bien un champ de bataille.

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