lundi 30 avril 2018

Les Mirages de l’éolien

Grégoire Souchay




Les Mirages de l’éolien, de Grégoire Souchay, éditions Seuil-Reporterre, mai 2018, 128 p., 12 €.

Le nouveau livre de la collection Reporterre : une enquête-reportage pour réfléchir à cette question très contemporaine : les éoliennes sont-elles écologiques ?

Les éoliennes sont devenues un symbole de « la transition énergétique ». Elles sont partout : sur les crêtes du sud du Massif central, dans les plaines du Centre, du Nord et de la Champagne, des monts du Morvan aux littoraux occitans, et bientôt au large de la Bretagne et de la Normandie. Dans la « start-up nation » que serait la France d’aujourd’hui, l’éolien est vu par beaucoup comme une technologie fiable et très compétitive. Il faudrait donc développer les parcs éoliens, dans un calendrier qui s’impose comme une évidence. Mais d’autres, plus nombreux qu’on le pense, s’opposent à ce développement aveugle et dénoncent l’« industrialisation de la campagne ». Presque partout, des conflits opposent habitants des campagnes et ceux qui veulent y implanter des éoliennes.

Ces conflits révèlent en réalité la fracture entre deux visions de l’écologie : développement durable et acceptation du capitalisme versus sobriété et désir d’émancipation. Les uns raisonnent en entrepreneurs, les autres critiquent les effets politiques et sociaux sur une communauté de vie. Les uns se veulent spécialistes de l’énergie, les autres parlent de paysages et de protection de la nature. Alors, « pari gagnant » ou « grande arnaque » ? Une enquête hautement contemporaine.

Haute-Marne : combattants en Algérie, 1954-1962, le livre

jhm.fr

Pour compléter 
Benjamin Stora
Historien, professeur des universités
https://benjaminstora.univ-paris13.fr/index.php


capture d'écran@jhm.fr
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dimanche 29 avril 2018

Hans G. Barsczus, le Gigantesque anti-éolien mais pas que

 J.Pierre Riou

Pendant plus de 15 ans, Hans G. Barsczus a publié quotidiennement une revue de presse détaillée sur le développement éolien.
Rares ont été les jours où des difficultés informatiques en lui en interdisaient la diffusion.

Chaque fois, le retard était rapidement comblé, sans qu'aucun jour ne manque.
Sa revue de presse était le lien incontournable qui unissait les personnes révoltées par l'ineptie du développement de l'éolien industriel.
Ce lien en a fait une véritable communauté.
Il a permis de prendre conscience que nous n'étions pas seul, mais que partout en France, comme dans le monde entier, des milliers de personnes partageaient nos idées.

Son véritable travail de romain a permis à chacun de s'exprimer. Tant pour appeler à l'aide que pour partager une expérience ou une information.
Hans veillait scrupuleusement à son contenu, afin d'éviter d'induire ses lecteurs en erreur et, pire encore, de risquer de fragiliser ce lien autour de valeurs communes.
Depuis un moment déjà, Hans attendait la relève, car ce travail épuisant lui fatiguait énormément les yeux.
Jusqu'au bout, pourtant, il aura tenu son poste, demandant même qu'on lui apporte son ordinateur sur son lit d’hôpital.
Ceux qui ont eu la chance d'échanger avec lui ont pu apprécier sa droiture, sa rigueur et ses grandes qualités humaines.

Hans vient de s'éteindre. Son départ a suscité d'innombrables témoignages d'affection.
Retenons en un :
"Il n'est pas parti, il est seulement passé de l'autre côté, ne meurs que ceux qu'on oublie"

Aujourd'hui nous sommes tous orphelins.
Mais, Hans, nous ne t'oublierons pas !

Quelques ouvrages et rapports





-Palais et châteaux des archevêques de Narbonne X-XVIIIè , 2012
de Hans G. Barsczus et Dominique Baudreu
http://www.patrimoine-environnement.fr/wp-content/uploads/2012/11/dp_narbonne.pdf

-L’ abbaye de Joucou a été sauvée de l'’oubli http://www.midilibre.fr/2013/11/11/l-abbaye-de-joucou-a-ete-sauvee-de-l-oubli,781461.php

-Hans G. Barsczus et Jean-Michel Liotard, « Étude pétrographique et géochimique de roches draguées dans l'Archipel des Marquises, Polynésie Française (Océan Pacifique Sud) : Existence d'un volcanisme basanitique dans le Nord de cet archipel. », Compte rendu de l'académie des sciences de Paris, Paris, Académie des sciences de Paris, série II, vol. 299, no 2,‎ 1984, p. 61-64 (lire en ligne [PDF]) 

-Rapports
http://independent.academia.edu/Barsczus

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1er mai : son Histoire nous est contée

Mathilde Larrere
Historienne. Elle est spécialiste des mouvements révolutionnaires et du maintien de l’ordre en France au XIXe siècle

Le bouquin de référence (sur lequel je me suis appuyée)

 


Le 1er mai, Fête internationale des travailleuses et des travailleurs depuis 1889 ? Et NON! Fête du travail ! Un peu d’histoire de ce jour si emblématique pour préparer la manif de mardi !
C’est en 1889, à Paris, que le congrès de naissance de la IIe AIT (Internationale), décide de faire du 1er mai une journée de mobilisation pour l’obtention des huit heures de travail journalières ,qui étaient la principale revendication du moment (affiche de Grandjouan, magnifique)





Alors pourquoi le 1er mai ? L’origine est nord- américaine . En 1884, les syndicats avaient lancé un 1er mai, une mobilisation en faveur des huit heures. Aux USA, le 1er mai est la date du moving day (début des années comptables, rupture des contrats de travail obligeant les ouvriers à déménager)





Le 1er mai 1886, les syndicats nord-américains lancent une grève générale pour ces huit heures : elle est massivement suivie. A Chicago, elle se prolonge, se durcit et lors d’une manifestation le 3 mai, une bombe explose suivie d’une bagarre. 7 policiers sont tués. En répression et pour casser le mouvement ouvrier, 5 syndicalistes sont condamnés à mort…





Je vous conseille la lecture de cet excellent livre à ce sujet : La dernière goutte, éditions , http://www.ladernieregoutte.fr/

 

Donc pour l’ AIT en 1889,  le 1er mai doit être un jour international de manifestations et de protestations On encourage les ouvriers à cesser le travail au bout de huit heures et à déposer, pacifiquement, des pétitions pour les huit heures.

 

 

Pour les anarchistes, c’est un peu mou tout ça, des manifs, des pétitions…. Eux appellent à la révolution ! (comme on le voit dans cette magnifique affiche)
 "Il y a trop longtemps que nous dansons devant le buffet vide, nous voulons manger!!!"



Mais le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers : neuf morts

Peut-on sortir du nucléaire, et « en même temps » du réchauffement climatique ?

https://www.contrepoints.org
Par Pierre Yves Morvan

Commentaire :  "Peut-on sortir du nucléaire, et « en même temps » du réchauffement climatique ?" Poser la question, c'est déjà y répondre, non? Vraiment, la vie est plus saine sans éolienne pour le Climat et tous êtres vivants. L’HUMANITÉ FIRST!
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Stop by Frédéric BISSON(CC BY 2.0)


A quoi cela sert-il de sortir du nucléaire si c’est pour augmenter les émissions de CO2 ?

La réponse le plus souvent entendue face au défi énergétique est : « il suffit de faire quelques petits gestes pour sauver la planète et yaka développer les nouvelles énergies renouvelables ».
Mais la réponse des scénarios climatiques, l’outil de base pour ces questions, est que
les énergies renouvelables ne suffisent pas.
Le GIEC, l’ IEA, etc., rapportent évidemment cette réponse et nous alertent : on ne peut éviter le réchauffement climatique sans utiliser aussi l’énergie nucléaire.
Dans la majorité des scénarios de stabilisation à faible concentration de carbone (entre 450 et 500 ppm éqCO2 environ, niveaux pour lesquels il est au moins à peu près aussi probable qu’improbable que le réchauffement se limite à 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels), la part de l’approvisionnement en électricité sobre en carbone (ce qui comprend les énergies renouvelables, l’énergie nucléaire et le CSC, y compris la BECSC) augmente par rapport à la proportion actuelle d’environ 30% à plus de 80% en 2050 et à 90% en 2100, et la production d’électricité à partir de combustibles fossiles sans CSC est presque entièrement abandonnée d’ici 2100.
(GIEC – Changements climatiques 2014 Rapport de synthèse)
L’électricité décarbonée est la clef de voûte de la transition énergétique. Le secteur électrique mondial peut parvenir à des émissions de CO2 nettes nulles d’ici 2060 dans le scénario 2DS, au moyen du déploiement à plus grande échelle d’un portefeuille de technologies propres et d’une production électrique issue à 74% des renouvelables (dont 2% de bioénergie durable avec CSC [BECSC]), à 15% du nucléaire, à 7% de centrales électriques alimentées par des combustibles fossiles et équipées de dispositifs CSC, le reste provenant de la combustion du gaz naturel.
(IEA – Energy Technology Perspectives 2017)

samedi 28 avril 2018

Haute-Marne : le moulin de la Fleuristerie fait salon

jhm.fr

La Haute-Marne véritable, c'est celle du tourisme, du bien être, de la forêt et des randonnées. Et accessoirement, celle que nous aimons à jamais.  Défendons le Pays de l'eau et des forêts contre la "pandémie "éolienne et contre toutes celles et ceux qui participent à son massacre!

 Voir
 http://leblogdelili.fr/moulin-de-fleuristerie/ 

Lire

Anatomie d’une fraude scientifique : l’« expérience de Stanford »

Thibault Le Texier



Dans Le maniement des hommes (La Découverte, 2016), Thibault Le Texier avait étudié la rationalité managériale, en la distinguant au passage de la logique économique et de la logique étatique. Son nouveau livre, intitulé sans équivoque Histoire d’un mensonge et consacré à la fameuse « expérience de Stanford » (Zones, 2018), classique de la psychologie sociale depuis près d’un demi-siècle, traite apparemment d’un sujet tout à fait différent – quoique finalement pas sans rapport… Il s’agit toujours, sous un autre angle, de s’intéresser au pouvoir. Et c’est détonnant.



Contretemps (CT) : Avant d’être l’histoire d’un mensonge, d’une fraude scientifique, le livre est l’histoire d’une déception : la tienne. Ton intention de départ n’était pas de faire un livre critique, mais un documentaire sinon bienveillant, du moins réellement intéressé par cette « expérience ». Peux-tu revenir là-dessus ? Quel est ton état d’esprit quand tu te rends à Stanford pour y dépouiller les archives ? Nourris-tu déjà quelques doutes, même vagues, ou pas encore?
Thibault Le Texier (TLT) : Oui, c’est vrai, au début j’ai pris l’expérience pour argent comptant. Elle était très crédible : elle était validée par le monde académique depuis quarante ans, elle était reprise abondamment dans les médias, Philip Zimbardo (le scientifique qui a conduit l’expérience) était prof émérite à Stanford, il avait été président de l’Association américaine de psychologie, etc. Et puis je ne me suis pas intéressé à l’expérience avec ma casquette de chercheur, mais avec ma casquette de réalisateur. Je n’étais pas dans une approche académique ou épistémologique, et mes producteurs encore moins. Ensemble on parlait financements, mise en scène, traitement des images, jeu des acteurs, vécu des spectateurs.
Il y a cette injonction permanente, dans le cinéma, à parler aux émotions des spectateurs et pas à leur cerveau. Les films sont souvent juste une succession de gros plans sur des visages. C’est le contraire de l’approche objective, rationnelle, mesurée, sourcée, référencée, où tu cherches des constantes et des généralisations intéressantes. Quand tu écris un scénario, il faut au contraire aller à fond dans le cas particulier, le ressenti, le subjectif, les sentiments. Il faut exprimer ton point de vue sans te soucier qu’il soit fondé sur autre chose que lui-même. L’expérience m’a d’abord attiré pour ça : elle me laissait la liberté d’exprimer mon point de vue. Et je pense que c’est une des raisons de son succès. C’est un support de projection à la fois très lisse et très contrasté : tu peux lui faire dire facilement ce que tu veux, et en même temps tu peux lui faire dire des choses extrêmes.
Donc j’avais ce projet de documentaire, je voulais raconter la version officielle. Mais je voulais la raconter en donnant la parole aux gardiens et aux prisonniers. À quoi ils pensaient pendant l’expérience ? De quoi ils avaient parlé ? Qu’est-ce qu’ils avaient ressenti ? La version officielle n’en disait quasiment rien. Et puis Zimbardo avait déjà tellement raconté son histoire, je ne voyais pas l’intérêt de lui tendre un micro pour la millième fois. C’est pour ça que j’ai voulu aller à Stanford, dans les archives de l’expérience.

CT : Comment et quand découvres-tu le pot-aux-roses ? Très vite, dès que tu lis les premiers documents, ou est-ce plus progressif ?
TLT : J’avais des doutes depuis que j’avais lu The Lucifer Effect [ouvrage publié en 2007 dans lequel Zimbardo relate en détail son expérience et trace de nombreux parallèles avec Abu Ghraib]. Plusieurs fois, dans ce livre, il laisse entendre qu’il ne s’est pas contenté d’observer l’expérience et qu’il y a participé gaiement. Mais je restais convaincu que l’expérience était solide. C’est en commençant à dépouiller les archives que j’ai déchanté. Elles sont tellement éloignées de la version officielle que j’ai tout de suite trouvé des récits contradictoires : des gardiens qui disaient qu’ils n’avaient fait qu’obéir aux expérimentateurs et qu’ils jouaient tout le temps la comédie, des prisonniers qui décrivaient leurs conditions de vie surréalistes. Mais je ne voulais pas y croire, c’était trop gros.
Et puis très vite je suis tombé sur l’expérience du Toyon Hall [menée dans un dortoir par des étudiants, cette expérience a servi de modèle à Zimbardo], je suis tombé sur les témoignages de David Jaffe, l’étudiant qui a dirigé cette expérience pilote, j’ai découvert les rapports des assistants de Zimbardo, qui mettaient le doigt où ça fait mal. À partir de ce moment-là, il n’y avait plus aucun doute : l’expérience était bidonnée. Et pourtant j’avais toujours du mal à le croire. Comment était-il possible que personne n’ait découvert le pot-aux-roses en quarante ans ? Pourquoi Zimbardo avait rendu publiques des archives qui montraient sans ambiguïté sa supercherie ? Pourquoi il n’a pas détruit au moins les documents les plus accablants ?

Energie et climat Les politiques européenne et française : le doute

http://geopolitique-electricite.fr/

La Lettre "Géopolitique de l’Électricité"d'avril 2018 est consacrée aux politiques "Energie-Climat" européenne et française.
L'Agence Internationale de l’Énergie vient d'annoncer que les émissions de gaz carbonique européennes liées à l'énergie avaient augmenté en 2017. La politique européenne climatique liée à l'énergie a cessé depuis trois ans d'apporter une contribution à la lutte contre le réchauffement climatique . Or elle implique de gigantesques investissements qui atteindront 1 125 milliards d'euros par an de 2020 à 2030.
La situation française est similaire.
Un récent Rapport de la Cour des Comptes européenne indique: "Nous avons constaté que la planification et la mise en oeuvre [des mesures prises ] n'avaient pas pour principe le rapport coût/efficacité".
L'UE et la France doivent maintenant ajouter à l'enthousiasme militant une démarche rationnelle dont une certaine absence provoque une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Et plus simplement l'échec des politiques menées.
Lire
http://geopolitique-electricite.fr/documents/ene-253.pdf

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Cette écologie gouvernementale si bien gérée

https://www.contrepoints.org
h16
27/04/2018


Eolienne by Jenny222(CC BY-NC-ND 2.0)

Ce dimanche passé, c’était le Jour de la Terre, une excellente occasion de rappeler à ceux qui en douteraient encore qu’une fois récupérée par les institutions, les politiciens et l’État en général, l’écologie devient une belle fumisterie dont la facture, aussi lourde que handicapante, est constamment adressée au contribuable.
Ce dernier pourra toujours se consoler en se disant qu’ainsi, entre deux ponctions fiscales particulièrement vigoureuses, la morale est sauve et qu’il participe à protéger des petits pingouins, de gros ours mignons et les coraux du Pacifique avec ces tombereaux d’argent déversés dans des mécanismes de plus en plus subtils.
Malheureusement, certaines institutions ne jouent pas vraiment le jeu citoyen, festif et enfumatoire puisqu’elles prennent quasiment un malin plaisir à rappeler, une fois de temps en temps, à quel point tout ceci est fort mal géré et qu’il n’y a pas plus d’écologie dans ces actes fiscaux que de beurre en branche. Si l’on n’est pas complètement de mauvaise foi ou en pleine succion des tétons publics distributeurs de subventions, c’est en tout cas la conclusion qu’on se doit de tirer en lisant le dernier rapport de la Cour des comptes : poussée sous le nez du public à grands renforts d’idées écologiques et de préservation de l’énergie et du climat, la gestion des énergies renouvelables serait en pratique catastrophique.
Oui, catastrophique, le mot n’est pas trop fort puisque le rapport des sages de la rue Cambon ne peut s’empêcher de fustiger les choix politiques réalisés cette dernière décennie, en dépit du bon sens. Pour eux, les objectifs choisis en matière d’énergies renouvelables sont « difficilement atteignable » et ce rapport vient en pratique s’ajouter au précédent d’il y a cinq ans qu’ils avaient déjà pondu, entre deux autres productions bien vite coincées sous une armoire républicaine.

vendredi 27 avril 2018

Bretagne : énergies nouvelles, un objectif inatteignable

http://www.letelegramme.fr
Propos recueillis par Rémy Quéméner
Publié le 26 avril 2018

Commentaire : De 1978 à 1981, une majorité d'habitants, se sont farouchement opposés au projet de la centrale nucléaire de Plogoff. https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_de_Plogoff 
D’où cette forte dépendance en terme d'énergie évoquée dans l'article.
Pour compléter
Energie en Bretagne
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_en_Bretagne

 (...) " La loi Littoral nous oblige, par exemple, à nous rapprocher des zones urbaines. Or, c’est dans ces lieux de vie qu’il est le plus difficile à faire accepter."
Confirmation s'il en était besoin, qu'en Bretagne, comme sur tout le territoire français, si l' "urbain", en général, soutien l'éolien, en revanche, il dit non à son implantation sous ses fenêtres. Et, en même temps, il ne comprend pas que le "rural", en majorité, s'oppose à ce "progrès" écolo. Et, c'est nous qui serions les seuls,« Not In My BackYard », qui signifie « pas dans mon arrière-cour »?
En vérité, l'urbain et le rural sont d'accord mais le disent différemment et ne le savent pas encore : "la vie est plus saine sans éolienne!"  Tous ensemble!
 En avant toute!

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(Photo d'illustration François Destoc)

La Bretagne est ultra-dépendante en termes d’énergie. Le constat est implacable, d’autant que le développement d’énergies nouvelles y est très compliqué. Une situation qui pourrait avoir un impact sur les prix. Explications avec Christophe Laly, directeur de Morbihan Énergies.

La loi de transition énergétique pour la croissance verte, promulguée en 2015, a fixé des objectifs très ambitieux. Est-ce réalisable ?
En Bretagne, non. Ce sont des objectifs inatteignables. On s’y est peut-être pris avec un peu de retard mais augmenter la part de production d’énergie renouvelable en moins de deux ans, c’est quasi impossible.



D’autant qu’en Bretagne, la situation est particulière…
Dans le jargon, on parle de péninsule électrique. 90 % de l’énergie consommée en Bretagne est importée de l’extérieur. De Normandie, des Pyrénées, des Alpes Mais aussi plus largement de l’Espagne, du Portugal, de l’Angleterre. Environ 70 % de l’électricité consommée en Bretagne est d’origine thermonucléaire. Le problème, c’est que cela peut avoir des répercussions importantes sur le prix. D’où l’intérêt de développer, chez nous, des systèmes de production d’énergies nouvelles.

Les dangers du charbon (autres que l’effet de serre)

https://www.sauvonsleclimat.org
Bernard DURAND
2012
Publié le 16 novembre 2011

«Nous ne voulons pas faire entendre par-là qu’on exagère l’importance des grands sinistres. Non, au contraire, mais aux nombreux petits accidents, qui, chaque année, font des centaines de victimes parmi les mineurs, on ne fait presque pas attention ou, en tout cas, on attache beaucoup trop peu d’importance. L’esprit public est ainsi fait, qu’il s’apitoie aisément sur cent hommes frappés ensemble par un cataclysme sensationnel et pas du tout sur le même nombre atteint en détail ». Georges de Launay (1)

Le document complet 
http://www.sauvonsleclimat.org/images/articles/pdf_files/etudes/lesdangersducharbon.pdf

Résumé
Les dangers entraînés par l’usage du charbon comme source d’énergie sont très importants, multiformes, et présents à toutes les étapes de la filière, de l’extraction à l’utilisation.
Mais faute d’études à l’échelle mondiale bien plus détaillées que les études actuelles, on ne peut pour l’instant donner que des ordres de grandeurs des ravages ainsi provoqués.
Ces ravages commencent par les graves atteintes à l’environnement que provoque son extraction dans les grands pays producteurs, en particulier quand les exploitations se font à ciel ouvert. Les surfaces concernées sont considérables: pour ne parler que des pays européens, rien qu’en Allemagne 1500 km2 environ ont déjà été bouleversés pour y exploiter le lignite, et 10 000 km2 seront menacés dans l’avenir. Plus de 100 000 personnes ont été déplacées et leurs habitations détruites.
Les déchets, tant des exploitations, sous forme de stériles et de boues de lavage, que de la combustion du charbon, sous forme de cendres en provenance plus particulièrement des centrales électriques, se comptent à l’échelle mondiale en milliards de m3 par an. Leur stockage se fait dans des conditions trop souvent précaires.
Il est impossible pour l’instant d’évaluer la mortalité et la morbidité qui résultent dans les populations riveraines de ces atteintes à l’environnement, parce qu’il n’y a que très peu d’études épidémiologiques approfondies à ce sujet. Mais il existe dans certains cas des évidences de maladies qui y sont liées.
Les accidents dans les mines provoquent chaque année dans le monde la mort de 10 000 à 20 000 mineurs, ce qui est énorme par rapport à la mortalité provoquée par l’exploitation des autres sources d’énergie.
Cependant, contrairement à une idée fort répandue, la mortalité la plus importante dans les mines n’est pas celle due à ces accidents, mais celle due aux maladies professionnelles : à l’échelle mondiale, elle est de l’ordre de 500 000 morts chaque année, principalement à cause de la prévalence d’une très grave maladie pulmonaire, la silicose, due aux très fines poussières de silice en suspension dans l’atmosphère des mines.

jeudi 26 avril 2018

68 au Japon : sortir de l’enchantement

CONTRETEMPS
Nanako Inaba
Nanako Inaba est Maître de conférences à Université d’ Ibaraki.
25 avril 2018



Si le Japon n’a pas échappé à la vague contestataire internationale de 1968, la révolte y a pris des traits singuliers du fait de son statut de pays impérialiste sorti défait de la Seconde Guerre mondiale, et de sa proximité géographique avec ces territoires emblématiques de la guerre froide que sont la Corée et le Viêt-Nam. L’article opère une généalogie de la contestation au Japon, et dresse un bilan contrasté des suites et conséquences de la révolte de 68 pour toute une génération militante.


Quel héritage des mouvements de 68 au Japon ?
Les mouvements des années 1968 ont largement transformé les sociétés occidentales. La contestation de l’autorité, la libération des mœurs, par exemple, ont exprimé le refus de « la colonisation du monde de la vie par l’État »[1]. Les mouvements de 68 ont pris une ampleur internationale et le Japon en a, lui aussi, subi l’influence. Nous voudrions montrer dans cet article quelles transformations de la société japonaise ont été impulsées par les mouvements qui se sont développés dans ce pays autour de 1968, et quel est leur impact sur les mouvements d’aujourd’hui. Il s’agit de situer les mouvements d’aujourd’hui dans la continuité historique de ceux qui les ont précédés.
Des années 1980 à aujourd’hui, le Japon n’a pas connu de véritable mouvement social. Certes, il y a au Japon des mouvements institutionnalisés et inscrits dans la société comme, par exemple, les mouvements féministes ou écologistes qui sont nés des mouvements de 68. Certes, depuis les années 1990, le mouvement associatif est florissant ; selon les statistiques officielles, on compte environ 33 000 associations à but non lucratif au Japon, et les animateurs de ces associations sont souvent d’anciens soixante-huitards. Pour autant, il n’y a pas eu pendant les années 1980 de mouvement social comparable aux mouvements de contestation des années 1960. Dans les pays occidentaux qui ont eux aussi connu un affaiblissement des mouvements contestataires sur la même période, les mouvements opposés au néolibéralisme ont pris un essor depuis la fin des années 1990. Tel n’est pas le cas au Japon où, pourtant, le néolibéralisme a produit les mêmes effets d’exclusion sociale qu’en Europe. Il convient de se demander pourquoi ce mouvement contre le néolibéralisme ne se développe pas au Japon.

Haute-Saône, éolien : Vitrey-sur-Mance, Rosières-sur-Mance et Saint-Marcel, RIP!

Photos : Paracelsicart

"L’État est notre serviteur et nous n'avons pas à en être les esclaves"
Albert Einstein (1879-1955)👊





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Grand-Est : l'avancée de la "pandémie" éolienne

http://cartelie.application.developpement-durable.gouv.fr

Légendes
 

1. Situation de l'éolien dans la région Grand-Est (avril 2018)

capture d'écran@http://cartelie.application.developpement-durable.gouv.fr


-Puissance installée : 3 145 Mw
Source :https://opendata.rte-france.com/explore/dataset/parc_region_annuel_prod_solaire_eolien/table/?disjunctive.regions_nouvelles&sort=-annee&disjunctive.libelle_region&refine.libelle_region=Grand+Est

-Répartition par départements, puissance installée (Mw) et nombre de machines en service 

Opale Energies Naturelles se développe de l’éolien à l’hydrogène

http://www.tracesecritesnews.fr
Publié par Monique Clémens
le 27 janvier 2016

Commentaire : Mettons un nom et un visage sur nos bourreaux... pour ne pas les oublier le temps venu.
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Ingénierie, Doubs. Créée par quatre experts en énergies renouvelables, Opale Energies Naturelles entame un virage en devenant opérateur de projets éoliens, parallèlement à ceux menés pour le compte de tiers.

La société d'ingénierie implantée près de Besançon se lance aussi dans la méthanisation collective agricole.
Avant de se pencher sur une troisième voie, le stockage de l’hydrogène…

L'équipe d'Opale Energies Naturelles : des bac+4 ou 5, ingénieurs, centraliens, avocats, urbanistes…

Témoin et acteur de l’histoire de la filière éolienne française depuis ses débuts, en 1996, Jean-Pierre Laurent a des arguments solides à opposer aux détracteurs de cette énergie renouvelable.
« Qu’ils aillent par exemple dans les villages du Lomont (sur les plateaux du Haut-Doubs, NDLR), où la population, sept ans après la première tranche, a très bien accepté le parc, et où il y a des retombées locales : une super école maternelle, une population et une qualité de vie qui augmentent grâce aux loyers. Quant à l’acoustique et à l’impact sur les flux migratoires des oiseaux, tout cela est très maîtrisé. L’inconvénient principal, c’est qu’on change le paysage, mais c’est une nécessité, d’ailleurs nos paysages sont les témoins de nos évolutions », explique le président fondateur d’Opale Energies Naturelles, à Fontain, près de Besançon.
La mauvaise réputation de l’éolien dans l’opinion agace le chef d’entreprise : « C’est l’énergie numéro 1 dans le monde, il n’y a qu’en France qu’on se pose tant de questions. Nous sommes obligés de développer un discours qui devrait être tenu par les élus et les politiques, c’est fou. »
Opale est une pépite franc-comtoise née en 2008 qui emploie aujourd’hui 25 personnes, pour l’essentiel à Fontain, un village à un quart d’heure de Besançon, et dans une moindre mesure dans le Gard, où elle dispose d’une antenne. Des bac+4 ou 5, ingénieurs, centraliens, avocats, urbanistes…

Les magiciens de l’éolien

https://www.contrepoints.org
Par Michel Gay


By: Dick Thomas Johnson - CC BY 2.0

Les magiciens de l’éolien excellent à donner l’illusion de l’urgente nécessité du développement des éoliennes au détriment des populations et de l’harmonie des paysages.
Les principales techniques des magiciens telles que le détournement d’attention, la réduction du champ visuel, la mise en condition mentale (subjectivité), et l’escamotage sont utilisées par les promoteurs des éoliennes. Ils excellent à donner l’illusion de l’urgente nécessité du développement des éoliennes au détriment des populations et de l’harmonie des paysages.

Le détournement d’attention
Il est impossible de contester les dimensions gigantesques des machines éoliennes de plus de 180 mètres de haut. Les promoteurs ont renoncé à prétendre dissimuler leurs constructions dans les sites où elles sont installées. Mais ils proposent de créer un nouveau paysage « hybride », mi-industriel, mi-naturel… Le détournement d’attention est, par exemple, le suivant : « Une éolienne n’est pas plus laide qu’un pylône électrique ou, surtout, qu’une centrale nucléaire« . L’affirmation détourne l’observation hors du sujet. Ce n’est pas parce qu’un pylône est laid qu’une éolienne ne l’est pas. De plus, « comparaison ne vaut pas raison » : une centrale nucléaire produit en continu et à la demande beaucoup plus qu’une éolienne, et même que 10.000 éoliennes soumises aux caprices du vent. L’attention doit porter sur les éoliennes, et non sur un autre « objet » rapproché artificiellement.

Haute-Marne : 122 communes réintègrent les Zones de Revitalisation Rurale (ZRR)

jhm.fr

Réjouissons-nous de cette bonne fortune pour ces 122 communes et leur population. Cette nouvelle donne porte à 385 le nombre de villages qui peuvent prétendent au dispositif d'aides fiscales pour devenir ou redevenir attractifs auprès des entreprises. 😀

Mais ne nous voilons pas la face. Avec un total de 385 communes aptes en ZRR sur 435 que compte notre département, cela souligne, oh combien, la situation sur "le fil du rasoir" dans laquelle celui ci se trouve actuellement, tant au point de vue économique que démographique. Et apparemment, l'amélioration n'est pas à l'ordre du jour...😨



capture d'écran@jhm.fr
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Comment l’assurance chômage a été transformée en machine à cash pour les marchés financiers

par Rachel Knaebel

Commentaire : comme pour la SNCF, nous avons encore le droit et le devoir de réfléchir. Alors, réfléchissons!
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Le gouvernement présente ce 27 avril son projet de réforme de l’assurance chômage. Il prévoit notamment d’augmenter les contrôles aux dépens des demandeurs d’emploi. But affiché : réduire le chômage et améliorer la situation financière du système, qui accuse une dette dépassant les 33 milliards. Pourtant, les recettes de l’assurance-chômage sont suffisantes pour couvrir en l’état les indemnités versées aux chômeurs. Alors d’où vient cette dette, qui la détient, empochant des centaines de millions d’euros d’intérêts ? Quel rôle jouent les marchés financiers ? Pour répondre à ces questions, un collectif de citoyens a réalisé un audit de la dette de l’ Unédic. Explications.

Après le droit du travail, la SNCF, l’entrée à l’université, ou encore le droit d’asile, le gouvernement présente ce 27 avril en conseil des ministres son projet de réforme de l’assurance chômage. Celui-ci prévoit de donner la possibilité, sous certaines conditions, aux démissionnaires et aux travailleurs indépendants de recevoir des indemnités chômage. Il prépare aussi, et surtout, un renforcement des contrôles et des sanctions à l’encontre des demandeurs d’emploi, toujours soupçonnés de ne pas chercher assez activement du travail [1].
Le financement du système est aussi un enjeu central de la réforme. Aujourd’hui l’ Unédic [2], la caisse de l’assurance chômage, accuse un déficit de plus de 3 milliards d’euros. En 2016, le Conseil européen, cité dans un rapport de la Cour des comptes, estimait qu’en France la « dégradation persistante de la situation sur le marché du travail » remettait en cause la viabilité du système, et appelait à des « mesures structurelles » visant « les conditions d’éligibilité, la dégressivité des allocations et les taux de remplacement pour les salaires les plus élevés ». Le Conseil européen, toujours d’après la Cour des comptes, invitait la France à « encourager davantage le retour au travail ».
Dans un renversement des responsabilités devenu un grand classique, le raisonnement sous-entend que le système actuel dissuade les individus de reprendre un emploi, au lieu de questionner les politiques économiques qui produisent des chômeurs par millions. Dans le projet du gouvernement actuel, « encourager le retour au travail » se traduit donc par le renforcement des contrôles sur les chômeurs. 

Allemagne : ambiance de démolition dans l'éolien

https://bazonline.ch/
Alex Reichmuth
05.04.2018

Version originale en langue allemande :
https://bazonline.ch/ausland/europa/abbruchstimmung-in-deutschland/story/18862585

De nombreux parcs éoliens menacent la fin. Le démantèlement pourrait entraîner des problèmes inattendus.




Dépend des fonds de l'État. À partir de 2020, les subventions annuelles pour des milliers d'éoliennes expireront en République fédérale d'Allemagne. Les opérateurs doivent alors offrir leur électricité sur le marché libre - mais il y a des prix au sous-sol. Image: Keystone 

Il y a maintenant près de 29 000 éoliennes en Allemagne. L'année dernière, ils représentaient environ 16% de la production d'électricité. Cependant, après des décennies d'énergie éolienne, la fermeture de nombreuses installations pourrait bientôt entraîner une baisse de la production. La raison n'est pas que les installations ne fonctionnent plus - mais que leur soutien financier est sur le point d'expirer.
La loi allemande sur les énergies renouvelables, entrée en vigueur en 2000, garantit aux exploitants de parcs éoliens 20 ans de tarifs couvrant l'électricité qu'ils injectent dans le réseau. À partir de 2020, ce financement sera épuisé pour des milliers d'éoliennes chaque année. Les opérateurs doivent alors proposer leur électricité sur le marché libre, où les prix sont très bas. Dans de nombreux cas, il est peu probable que les retours couvrent le fonctionnement continu des installations, dont beaucoup, après vingt ans de fonctionnement, demandent plus d'entretien et nécessitent des réparations coûteuses dans certains endroits.

mercredi 25 avril 2018

Si le solaire et le vent sont si bon marché, pourquoi rendent-ils l'électricité si chère?

https://www.forbes.com
Michael Shellenberger, collaborateur J'écris sur l'énergie et l'environnement Les opinions exprimées par Forbes Contributions sont les siennes.
23/04/2018
 

Version originale en langue anglaise :   
https://www.forbes.com/sites/michaelshellenberger/2018/04/23/if-solar-and-wind-are-so-cheap-why-are-they-making-electricity-more-expensive/#efcbd921dc66



14 août 2017, un yacht passe devant le parc éolien de Burbo Bank, au large de Liverpool, en Angleterre. (Photo par Christopher Furlong / Getty Images)

Au cours de la dernière année, les médias ont publié massivement sur la baisse du prix des panneaux solaires et des éoliennes. Les gens qui lisent ces articles ont naturellement l'impression que plus nous produisons d'énergie solaire et éolienne, plus les prix de l'électricité baisseront. Et pourtant ce n'est pas ce qui se passe. En fait, c'est le contraire. Entre 2009 et 2017, le prix des panneaux solaires par watt a diminué de 75% alors que le prix des éoliennes par watt a diminué de 50%. Et pourtant - pendant la même période - le prix de l'électricité dans les endroits qui ont déployé des quantités importantes d'énergies renouvelables a augmenté de façon spectaculaire. 

Les prix de l'électricité ont augmenté de:
-51% en Allemagne lors de son expansion de l'énergie solaire et éolienne de 2006 à 2016; -24% en Californie pendant la construction de son énergie solaire de 2011 à 2017;
-plus de 100% au Danemark depuis 1995, date à laquelle il a commencé à déployer des énergies renouvelables (principalement du vent).
Si le coût des panneaux solaires et des éoliennes est devenu beaucoup moins cher, pourquoi le prix de l'électricité a-t-il augmenté au lieu de diminuer?

mardi 24 avril 2018

Le scandale de l’électricité verte : 134 milliards extorqués aux Français

Christian de Moliner
Professeur agrégé et écrivain

La Cour des comptes vient de dévoiler un vol honteux, une escroquerie qui a impacté tous les Français, notamment les plus modestes
 
La Cour des comptes vient de dévoiler un vol honteux, une escroquerie qui a impacté tous les Français, notamment les plus modestes. Pourtant, les médias n’en parlent pas ou peu, alors qu’il devrait faire les grands titres des journaux. Une telle mansuétude s’explique par l’escroquerie écologique, car ce qui est en cause est la gestion de l’électricité dite verte, une fumisterie qui ruine nos compatriotes au nom de la lutte contre un réchauffement climatique dont les effets sont surévalués.
Ceux qui installent des éoliennes ou des panneaux solaires sont assurés d’un prix de revente supérieur au prix du marché et EDF est tenu d’acheter toute l’électricité produite, même si elle n’en a pas besoin. Quiconque veut mettre des panneaux solaires sur son toit doit déposer une déclaration de travaux à la mairie, qui accepte presque toujours (?) sauf si les bâtiments se trouvent dans des zones classées. Les éoliennes sont simplement tenues d’obtenir un permis de construire. Selon la Cour des comptes, EDF s’est engagée à acheter pour 134 milliards d’euros de cette prétendue électricité verte sur vingt ans, soit près de sept milliards par an. Et ce sont les Français qui financent cette dispendieuse folie par l’intermédiaire d’une taxe sur la consommation d’électricité qui ne cesse – et pour cause – de s’alourdir. Tout le monde paye, y compris nos compatriotes les plus modestes, une centaine d’euros par ménage et par an. Effrayant ! Et cette manne n’a pas servi à créer des emplois en France, car les panneaux solaires proviennent, dans leur grande majorité, de Chine et les éoliennes sont souvent allemandes. Nous enrichissons l’étranger, alors que notre commerce extérieur est gravement déficitaire.

lundi 23 avril 2018

Non-cumul, inéligibilité… Premier bilan présidentiel « mitigé » pour Transparency

Par Marie-Pierre Bourgeois

Commentaire : (...) " Certains élus condamnés récemment pour fait de corruption pourront ainsi se représenter aux élections et ce malgré leur casier judiciaire." No comment!

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Un an après son élection, Transparency international dresse un premier bilan mitigé de l’action d’Emmanuel Macron en faveur de l’intégrité dans la vie politique française. Elle regrette que le non-cumul dans le temps, qu’elle juge facteur de corruption, ne s’applique pas aux maires des petites communes.
« Parent pauvre » des réformes sur la transparence, « chantier au point mort », « risque d’échouer à rétablir la confiance des Français en leurs représentants »… 12 mois après une campagne présidentielle marquée par l’affaire Fillon, Transparency international juge sévèrement les premières actions d’Emmanuel Macron en faveur de la lutte contre la corruption.

« Le bilan du président de la République est mitigé et contrasté. Si les premières pierres ont bien été posées grâce à la loi de confiance dans la vie politique, il ne faudrait pas que le chantier s’arrête brusquement » juge ainsi Marc-André Feffer, le président de Transparency international France, dans un rapport publié le 22 avril dernier.
L’ONG relève bien plusieurs avancées très positives. A commencer par les changements intervenus au Parlement : interdiction des emplois familiaux, fin de la réserve parlementaire, réforme encadrant les frais de mandat actuellement en cours…

L’escroquerie éolienne

http://www.bvoltaire.fr/
Par Claude Brasseur, mathématicien astronome, chercheur et fondateur d’un centre de recherche sur les énergies renouvelables — brasseurvossen@skynet.be


Claude Brasseur 


Le CO2 gaz à effet de serre est une pure escroquerie et est pourtant la seule justification de la multiplication des éoliennes. 

Beaucoup d’associations anti-éoliennes partent encore de l’idée que, si les éoliennes peuvent être « bonnes pour le climat », elles ne devraient pas être installées à l’endroit concerné : elles enlaidissent la nature, un site touristique ou ancien, elles tuent oiseaux et chauves-souris, sont placées trop près des habitations… On ose rarement mettre en cause les affirmations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Le GIEC veut sauver le climat ! Le gaz carbonique (CO2) réchauffe l’atmosphère, l’homme en produit trop, il est temps de mettre fin à cette production si on ne veut pas « cuire » dans peu de temps, il est temps d’installer des éoliennes partout et d’accepter qu’elles tuent insidieusement comme la nicotine ou l’amiante (Eric Y. Zou) !
Depuis le XIXe siècle — où la théorie des effets climatiques du CO2 a été développée, par exemple, par Svante August Arrhenius, et éliminée par James Clerk Maxwell, notamment —, aucun physicien n’a jamais attribué de rôle climatique au CO2.
Le GIEC a été créé en 1988 pour responsabiliser l’Occident en matière climatique et lui extraire un maximum d’argent en transposant la terreur exploitée par la guerre froide.
Dès 2009, André Legendre (1), acceptant le modèle adopté par le GIEC, prouve — par des éléments fournis par le GIEC ! — que le CO2 n’a, par lui-même, que ridiculement peu d’effet sur le climat et que le GIEC invente des mécanismes amplificateurs liés à la vapeur d’eau et aux nuages pour que l’effet du CO2 nous impressionne. L’auteur montre que cet effet amplificateur peut aussi bien diminuer la température que l’augmenter… L’effet est imprévisible mais on nous abreuve de « calculs » démontrant que nous allons bientôt avoir beaucoup trop chaud.

Haute-Marne : haies, on rase toujours gratis!

Étienne Clément
23/04/2018

Commentaire : le massacre éolien en cours ne suffisant pas, vient s'y ajouter celui de l'arrachage des haies. Mais au fond, nous sommes dans la même logique : le sacrifice de la Nature, de la biodiversité et des Humains, au nom de la finance (éolien) et du pognon-roi (entrepreneur agricole).
La vie est plus saine avec des haies et sans éolienne.
Haut-marnais, c'est pour quand le réveil?

 Rappel  
 -Is en Bassigny, 6 éoliennes en service,
-Poinson-lès-Nogent et Dampierre (Vitrey-lès-Nogent), 14  éoliennes en service,
-Dammartin-sur-Meuse, Le Châtelet-sur-Meuse, Damrémont : 12 éoliennes, Autorisation d'exploiter obtenue - recours en cours,
-Sarrey,projet à 'étude,
-Frécourt, projet à l'étude,
-Chauffourt, projet en étude,
-etc.

capture d'écran@Google Earth Pr
Il faut savoir
Les nouvelles dispositions favorisent le mitage d'un territoire en avantageant les zones industrielles de petite taille (moins de 6 aérogénérateurs).
(...) À partir de 2017 : Mise en place d’appels d’offres pluriannuels pour les grandes installations et refonte du dispositif de soutien pour les installations de plus petite taille.
[...] À partir de 2017, un nouveau dispositif de soutien sera mis en place sous la forme d’un complément de rémunération révisé pour les installations de moins de 6 éoliennes. La durée des contrats sera allongée à 20 ans afin de tenir compte les durées de vie des éoliennes. Le niveau de tarif sera fixé afin d’assurer une rentabilité normale des projets sur leur durée de vie. L’arrêté fixant les conditions et les modalités de ces contrats a été notifié à la Commission européenne."

Lire :
Éolien terrestre
https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/eolien-terrestre


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Le Japon est assis sur une montagne de métaux rares capables d'approvisionner le monde pendant des siècles

https://fr.express.live/
Arnaud Lefebvre
21 avril 2018

Commentaire : Quand on connait les ravages sur la Nature et tous êtres vivants que génèrent l'exploitation des terres rares en Chine, au Brésil, etc., peut-on vraiment se réjouir de cette nouvelle découverte? Dans le cas, bien sur, où l'avenir de la planète reste la priorité...


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Le Japon est assis sur une montagne de métaux rares capables d'approvisionner le monde pendant d
es siècles
© EPA-EFE/Franck Robichon 

Des chercheurs ont découvert un énorme dépôt de minéraux de terres rares au large des côtes du Japon, indique une étude de l'Unversité de Waseda et de l'Université de Tokyo publiée dans la revue Nature.
Selon les scientifiques, le gisement, situé dans le fond de l'Océan Pacifique près de l'île japonaise de Minamitori-shima, contiendrait environ 16 millions de tonnes de métaux précieux.
Les minéraux de terres rares sont utilisés dans presque tout : des batteries de smartphones aux véhicules électriques. Par définition, ces minéraux contiennent un ou plusieurs éléments de terres rares métalliques.
Ce gisement pourrait approvisionner le monde pendant plusieurs siècles,400 ans précisément, ont expliqué les chercheurs.

L'écologie des gentils

http://www.voisinedeoliennesindustrielles.com
22/04/2018


Des chemins du 17ème au parc naturel: la longue agonie d'un espace occupé

"Je suis une optimiste, je refuse de voir les choses sous cet angle".
D'habitude je respecte ces gentils qui préfèrent croire que les nuages ne font que passer et que "l'homme soleil" vaincra "l'homme obscur"... Mais là j'avoue que je n'étais pas d'humeur. Je luis ai répondu que les gens comme elle se font marcher dessus, que la passivité confiante n'est plus de mise et j'ai tourné les talons.
Le capitalisme pur et dur s'est emparé de la transition énergétique, une évidence que je n'ai plus envie de démontrer. Celui qui veut comprendre a aujourd'hui tous les moyens à sa disposition pour y parvenir. Penser que l'illumination universelle va inverser les choses et se contenter d'attendre que cela arrive grâce à des héros comme véhiculent le film "Demain" m'agace. L'écologie des gentils a fait son temps et prouvé son impuissance. Je ne dis pas qu'il faut prendre les armes, mais qu'ils les ont prises depuis longtemps et que bon sang il est temps de comprendre que soit ils ont gagné soit on se réveille. Même les films bourrés de bonnes intentions font marcher leurs affaires!

Eoliennes off-shore : 16 acteurs économiques de Vendée interpellent le Président Macron

21/04/2018

Dans une lettre ouverte au Président de la République, au Premier Ministre et au Ministre de l’Écologie, 16 personnalités socio-économiques du monde de la pêche, de la gastronomie, du tourisme et du commerce alertent sur les dangers du projet d’implantation de 62 éoliennes entre Yeu et Noirmoutier.

Ce texte devait initialement être dévoilé dans le quotidien Ouest-France dans le cadre d’un encart publicitaire. Le quotidien de la presse régional habitué à diffuser des publicités des promoteurs éoliens et en particulier du promoteur chargé du projet entre Yeu et Noirmoutier a refusé à la dernière minute de diffuser ce texte le jugeant « polémique ».

Nous le produisons in extenso ainsi que les signataires.

Noirmoutier, le 21 avril 2018

NON AUX ÉOLIENNES ENTRE YEU ET NOIRMOUTIER !

LETTRE OUVERTE  À…
Monsieur le Président de la République,
Monsieur le Premier Ministre,
Monsieur le Ministre de la Transition écologique et solidaire,

Les précédents gouvernements ont envisagé la construction d’une centrale de 62 éoliennes  de plus de 200 mètres de haut, sur une superficie de 89 km2 à proximité des îles d’Yeu et Noirmoutier, îles classées Natura 2000.
Ce projet, porté par un consortium Chinois et Européen, suscite une très vive inquiétude des acteurs économiques du littoral, professionnels de la mer et du tourisme, ainsi que des populations locales. Et ce, d’autant plus que les études d’impact sur l’environnement et l’économie locale ont été financées par le consortium lui-même.
C’est pourquoi les habitants des îles et du littoral vous demandent d’annuler ce projet qui constitue un scandale écologique et financier incontestable.

dimanche 22 avril 2018

Haute-Marne, Fayl-Billot : en parlant de déchets


jhm.fr


capture d'écran@jhm.fr

Et si les auteurs de cette "oeuvre", défenseurs de la Nature et de l'Environnement, nous disaient ce qu'ils pensent de ces déchets ci-dessous? Est-ce-qu'ils envisagent également une action symbolique pour les dénoncer?

Pour rappel, la liste des projets, connus à ce jour, de zones industrielles d'aérogénérateurs aux alentours de Fayl-Billot :
  • Chauvirey-le-Châtel (mât de mesures en place),
  • Fayl-Billot, Pierremont et Pressigny,
  • La Quarte, La Rochelle, Molay et Charmes-Saint-Valbert,
  • Fouvent-Saint-Andoche, Bourguignon-lès-Morey et La Roche-Morey,
  • Argillières.
Tous ces projets, nous faisant un total de 56 éoliennes de 183m en bout de pale chacune.

Voir

samedi 21 avril 2018

L’injonction au courage

https://www.revue-ballast.fr
Par Julien Chanet
17/04/2018

Né en 1985. Il vit à Bruxelles. Assume les paradoxes et dissonances entre un anticapitalisme réformateur et une révolte social-démocrate.

Texte — légèrement modifié — paru dans le n°4 de la revue papier Ballast (printemps 2016)

Le refrain est connu : nos pays, baignés dans l’illusion des Trente Glorieuses, doivent faire un retour « douloureux mais nécessaire » à la réalité. Ce discours de la nécessité est très répandu : respect des 3 % de déficit, remboursement de la dette, ouverture à la concurrence, équilibre financier, etc. Mais qu’en est-il de la douleur ? Comment la justifier ? Toute la perversité d’un pouvoir, aligné en outre sur l’agenda du capital, se loge là — et elle est sans limite : elle donne au caractère vertueux du courage le sens de l’abattement et de l’inaction. En somme, plus les réformes sont dures socialement, plus nous serions courageux d’accepter leur nécessité. Cette équation est une ritournelle médiatique d’autant plus redoutable qu’elle se base sur un certain bon sens populaire. À l’heure des mobilisations contre les réformes du gouvernement Philippe et forts de l’expérience de ces dernières années (grecque, notamment), levons à nouveau le voile sur ces faux appels au courage. ☰



Fait 1. À la suite de la crise financière de 2008, on aurait pu croire les rois de l’économie définitivement nus, leurs équations et graphiques s’effondrant comme châteaux de cartes. Il n’en fut rien : dirigeants politiques, experts médiatiques et économistes parlèrent d’une même voix pour imposer et justifier « efforts » et « sacrifices » au nom du « rétablissement des comptes publics », du respect des traités ou du « réalisme » économique. Le courage devint alors moteur des « politiques du capital 1 » — celles-là mêmes qui nous avaient conduits au bord du précipice. Le courage de réformer fut partout psalmodié.

Fait 2. Les actes terroristes sur le territoire européen ont généré un ensemble de discours sur le courage. On a salué le courage des forces de l’ordre intervenant sur le terrain et celui des populations sous le choc, des familles et des proches des victimes. S’y sont mêlés la sécurité et son lot de décisions à prendre. Décisions difficiles. Courageuses. Pêle-mêle : interdiction de manifester, lockdown de Bruxelles, perquisitions, assignations à résidence, état d’urgence. À la sécurité s’est joint le sécuritaire, la face la plus sombre du courage politique institutionnel 2.

Fait 3. Le courage s’inscrit aussi au long cours dans notre quotidien. Face aux épreuves administratives, bureaucratiques, interpersonnelles, nous devons montrer notre capacité à faire front ; pour accéder à la reconnaissance, nous devons nous dépasser : le mérite fait loi. Dans un contexte de crise, la souffrance peut devenir une échelle de mérite. La politique d’accueil des réfugiés divise ; sans cesse, les rumeurs sur leur confort ou sur les allocations qu’ils percevraient doivent être démontées. Une pensée égalitaire dévoyée apparaît, où un lit et un toit temporaire ressemblent à des courts-circuits au regard des épreuves à devoir endurer. Les critères de justice et d’injustice sont relus à l’aune des efforts méritoires, et non plus en termes d’analyse systémique à même de garantir, par le recul, une vision claire des rapports de force et des intérêts des uns et des autres, à hauteur de la société. Bref, c’est une guerre intraclassiste : la guerre des dominés entre eux. La précarité, ou même la crainte qu’elle suscite — puissant dopant des intérêts égoïstes —, alimente cet état d’esprit délétère.

Haute-Marne : l'ONF en mode "défense de la forêt"

jhm.fr

Défense de la Nature et du monde rural!


capture d'écran@jhm.fr
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vendredi 20 avril 2018

ENRi : lettre ouverte du collectif STA à Monsieur le Président de la République

https://sciencetechaction.tumblr.com
 Philippe Charlez, Jean-Pierre Riou, Michel Simon pour le Collectif Science-Technologies-Actions

La Science face à l’utopie en politique
Il y a un an, l’Académie des Sciences publiait le « Libre point de vue d’académiciens »(1) rédigé par son Comité de prospective en énergie : « La question de la transition énergétique est-elle bien posée dans les débats actuels ? »
Les académiciens attiraient l’attention sur la difficulté à équilibrer un réseau électrique avec des énergies renouvelables mais intermittentes et mettaient en évidence la distance qui sépare le rêve de la réalité en rappelant que « les nuits sont partout longues à la même période en Europe et les anticyclones souvent simultanés chez nous et nos voisins. »



Ces scientifiques rappelaient la véritable rupture technologique nécessaire pour parvenir à stocker l’énergie pour un coût acceptable par la collectivité et faisaient comprendre le caractère utopique d’une telle politique à court ou moyen terme.
Les ruptures technologiques ne se décrètent pas. Pourtant nous assistons aujourd’hui à une fuite en avant du système électrique européen qui doit renforcer des interconnexions toujours plus lointaines afin de répondre à des déséquilibres en progression rapide.
La même année, l’Académie des Sciences publiait un rapport (2) dénonçant les difficiles questions posées par l’intermittence des énergies renouvelables sans que cette position fondée et argumentée ne vienne troubler la tranquillité d’élus qui, enfermés dans leur idéologie, adoptèrent in fine la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV).
Loi considérée dès à présent comme inapplicable sur plusieurs points.

Revitalisation des centres-villes : le Sénat fait valoir un "Pacte" plus ambitieux que le plan du Gouvernement

http://www.senat.fr
Jeudi 19 avril 2018

Commentaire : s'opposer à l'"invasion" éolienne de notre ruralité, c'est aussi participer, en quelque sorte, au sauvetage et à la revitalisation de nos centres-villes comme... Langres. C'est laisser une chance au projet de réussir.
Où les éoliennes passent, les communes trépassent!
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Les rapporteurs du groupe de travail sur la revitalisation des centres-villes et des centres-bourgs, Rémy Pointereau (Les Républicains - Cher) et Martial Bourquin (Socialiste et républicain - Doubs), ont rendu publique leur proposition de loi portant Pacte national pour la revitalisation des centres-villes et des centres-bourgs. Fruit d’un travail transpartisan associant la délégation aux collectivités territoriales présidée par Jean-Marie Bockel (Union centriste - Haut-Rhin), la délégation aux entreprises présidée par Élisabeth Lamure (Les Républicains - Rhône) et six commissions permanentes, ce Pacte doit lutter contre le fléau de la dévitalisation qui meurtrit de nombreuses villes moyennes en France.

jeudi 19 avril 2018

Suisse : Toujours plus de cigognes, mais certaines ne migrent plus

http://www.journaldujura.ch

Commentaire : Quoi, les pales d'éoliennes sont dangereuses pour les cigognes? On nous aurait menti? Ah non, c'est en Suisse! Ouf!

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Plus d'un millier de cigognes vivent en Suisse, un record, de mémoire d'homme, d'autant plus remarquable qu'il y a 70 ans, l'espèce y était considérée comme quasi éteinte. Il faut d'abord voir dans cette évolution les efforts des passionnés de cet oiseau emblématique.
(ats) Dès l'après-guerre sous la houlette de Max Bloesch, des cigognes algériennes ont été réintroduites en Suisse. Peu à peu, d'autres amateurs du migrateur ont créé les conditions propices à son installation. Mais cela n'explique pas une telle croissance de leur population.
Leur mortalité a également diminué, ce que certains spécialistes expliquent par un changement dans le comportement migratoire de l'oiseau, devenu plus flexible. Certains n'entreprennent carrément plus leur grand voyage vers le sud à l'approche de l'hiver, tandis que d'autres en réduisent la distance.
Il est aujourd'hui très rare qu'une cigogne passant l'été en Suisse migre jusque dans le Sahel africain, sa zone de villégiature originelle. Celles qui partent ne volent pas plus loin que dans le sud de l'Espagne ou au Portugal.

La Cour des comptes alerte sur le coût des EnR

http://huet.blog.lemonde.fr
Sylvestre Huet

Commentaire : un nouveau scandale financier d’État? Et en même temps, MM.Hulot et Lecornu persistent et signent.

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Voulez vous frémir ? Devant une somme d’argent faramineuse. D’argent public. Dont la finalité est fortement controversée ? En voici une, piochée dans le dernier rapport de la Cour des comptes. Un rapport sur «le soutien aux énergies renouvelables». Ce chiffre ? 121 milliards d’euros. Il est inéluctable. Il représente en effet uniquement le montant du soutien public auquel s’est engagé l’Etat par les contrats signés avant 2017 au bénéfice des producteurs d’électricité d’origine éolienne et photovoltaïque (plus un chouïa de biométhane).



Les dépenses publiques inéluctables de soutien aux EnR dues aux contrats signés avant 2017 : 121 milliards d’euros (valeur 2018).

Ces 121 milliards seront distribués à un rythme annuel qui va passer par un pic à 7,179 milliards en 2025. Ils proviennent, selon les magistrats de la Cour des comptes dont le vocabulaire est fort poli, de «mécanismes de soutien dont les conséquences financières ont été mal appréciées». Une autre de leurs formules en réalité assassines : «Des charges importantes, durables et mal évaluées». C’est un titre de chapitre, en gros caractères et en gras, histoire de bien enfoncer le clou.

Haute-Marne : les orientations 2018-2021 de la politique départementale

http://haute-marne.fr
mars 2018

L'association Les Vues imprenables adhère dans son ensemble aux propositions avancées par le Conseil départemental lors du séminaire du 29 mars 2018, afin de rendre plus attractif le département. Et de fait, escompter stopper la perte d'habitants, la fuite des jeunes cerveaux, le vieillissement de la population.

En revanche, elle s'insurge que la question majeur de l'éolien n'ait apparemment pas été le thème principal d'une des neuf tables rondes organisées.

La Haute-Marne fait parti, comme d'autres départements, de ce que les géographes nomment : "La diagonale du vide ou diagonale de faible densité" allant de la Meuse aux Landes https://fr.wikipedia.org/wiki/Diagonale_du_vide . Or, il est avéré que si l'invasion* éolienne se perpétuerait, voire s'amplifierait, cela aurait des répercussions dramatiques sur le quotidien de la population (déjà le cas actuellement), sur l' Environnement et sur l'avenir de ce territoire. En même temps, nous assisterions alors à un véritable  "tsunami" paysager et environnemental sans précédent, qui redessinerait à jamais l'horizon du département.

Aussi, l'association affirme que l'heure est grave et que cela mériterait bien plus d'attention de la part de celles et ceux qui, élus, sont en charge de l'avenir de nos enfants.
Mais, ont-il bien pris la mesure de l'ampleur du "phénomène" éolien? Ont-ils  bien conscience que demain, se joue aujourd'hui? Veulent-ils lire un jour futur, sur un mur : "L'éolien m'a tué"?
*Pour rappel, 151 machines sont en service actuellement et plus de 250 sont dans les "starting-blocks".

La création de cette gigantesque zone industrielle serait synonyme de :
- probables problèmes de Santé publique sur le long terme pour la population locale, dus essentiellement au bruit et aux infrasons engendrés par ces machines,
-probables problèmes financiers pour les communes et les privés, à la fin des baux (~15 ans), pour honorer l'obligation de remettre dans son état primitif, débarrassé de tous déchets, les terrains utilisés. Cette mesure concerne, normalement, que le socle de béton. Actuellement, le coût de l'opération est facturé aux alentours de 250 000€HT / socle,
-transformation de centaines d'hectares de terres agricoles en terres industrielles, 
-de pollution potentielle des nappes phréatiques avec les m3 de béton enfouis dans les sols, avec la perte d'huile des machines (600 litres / éolienne), les kilomètres de câbles (220 000 volts) enterrés, etc.  
-fin de l'"unité territoriale" du Sud haut-marnais, schématiquement coupé en deux, dans le sens de la longueur, avec pour ville "frontière" Langres :
  • à l'ouest : le Parc national, zone protégée, sans éoliennes ou très peu, 
  • À l'est :  le territoire sacrifié ou s'effectuera l'essentiel des implantations, jusqu'au nord du département de la Côte d'Or. 
-territoire [Sud haut-marnais] à deux vitesses
  • à l'ouest : bon vivre, nouveaux arrivants, dynamisme touristique, reprise d'activités, création d'emplois, attractivité immobilière, etc.
  • à l'est : le désert avance... Qui voudrait vivre ou s'installer, sans y être obligé, avec une ou plusieurs éoliennes comme proches voisines (rayon de 3 km**)? Quel touriste, amoureux de la Nature, du Patrimoine architectural et culturel, souhaiterait séjourner dans de telles conditions? Quel touriste, pour préparer sa retraite, se projetterait à acheter une maison dans nos villages cernés, sous le joug du bruit et des infrasons?


modification : Les Vues imprenables / capture d'écran@.forets-champagne-bourgogne.fr
**Au vu du nombre d'éoliennes envisagées rapporté à la superficie totale concernée.

Aussi, nous pouvons légitimement nous poser deux questions qui n'en font qu'une :  
-Dans ces conditions, à quoi bon définir des orientations pour inverser la courbe de la désertification et pour rendre notre Haute-Marne plus attractive? 
-N'est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs?


Et si, Monsieur le Président et Mesdames et Messieurs les Conseillers départementaux, vous commenciez par le début? En votant, un moratoire pour STOPPER immédiatement toutes implantations d'éoliennes sur l'ensemble du département!

Sinon, il est fort probable que vos désidérata et vos efforts pour sauver le soldat Haute-Marne, resteront vains.

La vie est plus saine sans éolienne!
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