jeudi 28 février 2019

Loi privatisant les HLM : pourquoi il sera bientôt encore plus galère de trouver un logement décent

Nolwenn Weiler, Rachel Knaebel
26 juin 2018





Privatiser progressivement le logement social : tel est l’un des objectifs du projet de loi « Elan », en cours d’examen parlementaire. Les conséquences de ce texte sont potentiellement désastreuses pour les locataires de HLM, en particulier les moins aisés. Après avoir fragilisé la situation de bailleurs sociaux, le gouvernement propose sa solution miracle : vendre 1% du parc chaque année, soit 40 000 logements par an basculés sur le marché privé. Les exemples de privatisation du logement social en Angleterre et en Allemagne laissent pourtant présager le pire : baisse du nombre des logements, dégradation des résidences, augmentation drastique des loyers, et explosion du mal-logement.
1,5 milliard d’euros : c’est la brutale coupe budgétaire réalisée par le gouvernement à l’encontre du logement social. 800 millions en moins sur les allocations logement versées aux locataires du parc social, et 700 autres millions via une augmentation de la TVA sur les HLM, qui passera de 5,5 à 10 %. « 1,5 milliard, cela représente les deux-tiers des fonds propres des organismes HLM, décrit Manuel Domergue, directeur des études à la fondation Abbé Pierre (FAP). Cet argent sert à la rénovation et la construction. » Le fait que les organismes HLM, pour le moment en bonne santé économique, se retrouvent sur la corde raide rendra certaines négociations difficiles. Celles permettant de faire baisser les loyers pour les personnes en grande difficultés, par exemple. « L’annonce de ce budget en baisse a eu des conséquences immédiates : le nombre de projets de constructions a diminué dès le mois de décembre 2017 », remarque Manuel Domergue.
La France compte 4,8 millions de logements sociaux, qui abritent 10 millions de personnes. Un Français sur deux loge ou a logé dans un logement social [1]. Outre le soutien de l’État (subventions directes, exonération d’impôts, accès facilité au foncier), le secteur du logement social reçoit l’aide des collectivités territoriales. La Caisse des dépôts et consignations, institution financière publique, lui octroie des prêts à très long terme, sur 30 ou 70 ans. Ces prêts constituent près de 75% du financement total du secteur, adossés sur les dépôts de l’épargne populaire du livret A. Entreprises et salariés participent également au financement des HLM, à travers le 1% logement. Les bailleurs peuvent, enfin, compter sur les locataires, qui reversent chaque année plusieurs milliards d’euros de loyers. 


Bientôt 40 000 logements sociaux en moins chaque année
La mise sous tension financière du secteur, qui inquiète nombre d’acteurs, va en fait permettre au gouvernement d’imposer son agenda. La loi Elan – pour « Évolution du logement, de l’aménagement et du numérique » – qui vient d’être adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale et passe actuellement au Sénat, en donne l’illustration. « [Cette loi] est pour une large part la conséquence de la loi de finances 2018 », analyse l’Union sociale pour l’habitat. Pour compenser cette coupe budgétaire, le gouvernement avance une solution miracle : la vente accrue de logements sociaux avec un objectif à terme de 1% du parc cédé chaque année, soit 40 000 logements – contre 8000 actuellement. « Nous aurons donc 40 000 logements sociaux en moins chaque année », confirme Manuel Domergue. Or, ce qu’il faudrait, c’est au contraire augmenter leur nombre. En 2017, selon la fondation Abbé Pierre, deux millions de ménages sont en attente d’un logement à loyer modéré ; 3,8 millions de personnes sont mal logées, et 12 millions éprouvent des difficultés locatives.
« La vente d’un logement permet le financement de deux ou trois logements (40 000 logements vendus pour 100 000 à 120 000 logements construits) », affirment Christophe Denormandie et Jacque Mézard, secrétaire d’État et ministre de la Cohésion des territoires. Problème : « On ne sait pas d’où vient ce chiffre, annonce Clément Allègre, chargé de mission logement social pour l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV). Il n’apparaît pas dans l’étude d’impact du projet de loi Elan, ni dans aucune autre étude publique. Mais il est impossible qu’un logement vendu à Paris, par exemple, soit équivalent à trois logements construits au même endroit, étant donné le prix du foncier. »

Etats-Unis, Californie : le plus grand comté de l' Etat pourrait sévèrement restreindre les projets d'énergie solaire

Sammy Roth
27/02/2019


Sammy Roth couvre l'énergie pour le Los Angeles Times. Auparavant, il a travaillé pour le Desert Sun et USA Today, où il s'est concentré sur les énergies renouvelables, le changement climatique, les services publics d'électricité et les terres publiques. Il a grandi à Westwood et aimerait beaucoup voir les Dodgers remporter les World Series. 

 
Commentaire :
"C'est effroyable de penser que tant de sang, de sueur et de larmes ont été versés dans cette maison, et qu'ils pourraient être emportés comme ça par le "chaos" solaire.", a dit Hammer, debout dans la cour derrière sa maison, essayant d'imaginer comment un champ de panneaux solaires pourrait affecter la vue à 360 degrés d'une vallée entourée par des montagnes.

Toute la détresse d'une vie résumée en une seule phrase. Rien à rajouter.😟
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Parc solaire à petite échelle dans Lucerne Valley, Californie, le 25 février 2019. (Allen J. Schaben / Los Angeles Times)

Brian Hammer pensait que sa femme et lui prendraient leur retraite dans la ferme abandonnée de Lucerne Valley qu'ils ont achetée il y a près d'une décennie dans le haut désert rural au nord-est de Los Angeles. Ils ont payé la totalité du prix demandé, soit 49 000€, puis ils ont réaménagé eux-mêmes la maison, l'ont modernisé, refait l'installation électrique, la plomberie et installés de nouveaux appareils électroménagers.
Maintenant Hammer s'inquiète de tout ce temps et de tout cet argent gaspillés.


Un promoteur énergétique prévoit de construire un parc solaire de 195 hectares, 4631.664m², qui, selon M. Hammer, se situerait à moins de 30 mètres de sa maison. Il ne veut pas vivre à côté d'un projet énergétique industriel qui, selon lui, détruirait le caractère rural de la région, alimenterait les tempêtes de poussière et endommagerait l'écologie du désert de Mojave. Ce sont là des préoccupations communes aux habitants du comté rural de San Bernardino, qui luttent depuis des années pour bloquer les grandes fermes solaires alors même que la Californie augmente ses objectifs en matière d'énergie renouvelable.


"C'est effroyable de penser que tant de sang, de sueur et de larmes ont été versés dans cette maison, et qu'ils peuvent être emportés comme ça par le "chaos" solaire.", a dit Hammer, debout dans la cour derrière sa maison, essayant d'imaginer comment un champ de panneaux solaires  pourrait affecter la vue à 360 degrés d'une vallée entourée par des montagnes.


Brian Hammer a sa propriété de 5 hectares, 6655.990m², dans Lucerne Valley où lui et son épouse espèrent toujours prendre leur retraite. Selon M. Hammer, le projet du parc solaire Ord Mountain, proposé par NextEra Energy Resources, serait situé à moins de 10 mètres en la limite de sa propriété. (Allen J. Schaben / Los Angeles Times)

San Bernardino est le plus grand comté de Californie par sa superficie et un foyer pour l'industrie solaire de l'État. Mais les autorités locales pourraient mettre un frein à cette situation cette semaine, ce qui, selon les développeurs, pourrait perturber les politiques ambitieuses en matière de changement climatique adoptées par les législateurs des États.
Le conseil des superviseurs du comté doit voter jeudi sur une politique qui interdirait les grands projets d'énergie renouvelable sur une grande partie des terres privées non constituées en société régies par le comté. Les nouvelles restrictions s'ajouteraient aux règlements existants qui, selon les promoteurs des secteurs de l'énergie solaire et de l'énergie éolienne, ont rendu difficile la construction sur les terres fédérales, qui représentent la grande majorité des 5179976 hectares de la circonscription.
Comme les résidents locaux l'ont dit aux superviseurs dans leurs commentaires publics, les restrictions protégeraient leur qualité de vie. De nombreuses Californiennes et Californiens disent que la Californie devrait se concentrer davantage sur les petites installations sur les toits et les parcs de stationnement plutôt que sur les fermes solaires à forte consommation de terres. Le National Renewable Energy Laboratory estime que l'énergie solaire sur les toits pourrait répondre à 74 % des besoins énergétiques de la Californie.


"Nous aimons le solaire. En fait, je vais probablement essayer d'obtenir des panneaux chez moi ", a déclaré Chuck Bell, un agriculteur qui est président de la Lucerne Valley Economic Development Ass. alors qu'il passait devant une ferme solaire avec sa camionnette Ford cette semaine. "Déterminons combien de mégawatts nous pouvons produire[sur les toits et les parkings], puis ce que nous devons vraiment faire dans le désert de Californie."

Réchauffement climatique : vers la disparition des nuages et 13 °C de plus ?

Laurent Sacco
27/02/2019





Trois climatologues californiens ont découvert une instabilité du climat de la Terre passée jusqu'ici inaperçue. Si l'humanité continue ses émissions de gaz carbonique sans frein, à l'horizon 2100, une brusque disparition de la couverture nuageuse au-dessus des océans fera bondir les températures. Celle de la Terre en moyenne gagnerait alors 13 °C de plus. Ce qui sera dévastateur.

Les membres du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) ont étudié quatre scénarios RCP (Representative Concentration Pathway), quatre hypothèses de trajectoire des émissions de gaz carbonique, et leur conséquence sur la valeur qu'aura ce que l'on appelle le forçage radiatif en 2100, et cela, avec des simulations sur superordinateurs. Ce forçage influe fortement sur le climat car il correspond, globalement, à l'énergie absorbée par unité de surface par l'atmosphère terrestre du fait du rayonnement du Soleil et, bien sûr, en relation avec l'effet de serre causé par le taux de gaz carbonique dans l'atmosphère.
Ainsi, le premier, le scénario RCP2.6 correspond à un forçage de +2,6 W/m2 ; puis le scénario RCP4.5, à +4,5 W/m2 ; et les scénarios RCP6 et RCP8.53 avec des valeurs encore plus élevées. Compte tenu des incertitudes sur les modèles climatiques, ces scénarios donnent respectivement des températures moyennes globales pour la Terre qui seront, en 2100, quelque part entre 1,4 et 3,1 °C pour RCP6, et entre 2,6 et 4,8 °C pour RCP8.5, celui-ci étant le scénario « business-as-usual », c'est-à-dire, celui où rien n'est fait, ou presque, pour stopper le réchauffement climatique.
Nous aimerions, idéalement, que cette température ne dépasse pas les 2 °C : le climat serait encore relativement stable. Mais il aurait déjà des conséquences dramatiques pour l'humanité. Dans le cadre du scénario RCP8.5, nous serions confrontés à une catastrophe humanitaire jamais vue encore dans l'Histoire avec, peut-être, une disparition d'Homo sapiens.


Voir
Les conséquences du réchauffement climatique
D'ici à 2100, tous les continents seront impactés par le réchauffement climatique. Suivez en animation les principales conséquences région par région, avec un focus sur deux phénomènes : El Niño et le Gulf Stream. © CEA Recherche

mercredi 27 février 2019

Allemagne : les agriculteurs mécontents de l’expansion du réseau électrique

Florence Schulz

 Commentaire : faut-il qu'en majorité nos femmes et hommes politiques soient ignares et irresponsables concernant le domaine de l' électricité pour s’obstiner comme il le font. En effet, notre voisin allemand nous fait chaque jour la démonstration que sortir du nucléaire et en même temps, favoriser les énergies dit "renouvelables", éolien, photovoltaïque, méthanisation, etc. est une utopie, une gabegie et une menace pour la santé des citoyens. Mais rien n'y fait! 

À moins que la réalité soit plus "tordue" et bien plus... sombre encore : ils ont conscience que la Loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV) mène le pays et les concitoyens droit dans le mur et dans la misère mais, pour des raisons de basse politique et d'intérêts privés?, ils continuent sciemment dans cette impasse, sacrifiant au passage une partie du peuple ; La population rurale, la plus pauvre et la plus âgée ; L'indépendance de la France et le Climat.

"Arrive donc, épaisse nuit,
Enveloppe-toi des fumées les plus sinistres de l’enfer
"
William Shakespeare ; Macbeth

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IMG_8490 [German Farmers' Association (DBV)]

Le parlement allemand se penche actuellement sur un projet de loi visant à accroître l’expansion du réseau électrique. Une idée qui chiffonne les agriculteurs allemands. Un article d’ Euractiv Allemagne. 

Une délégation d’agriculteurs s’est rassemblée devant le Bundestag pour manifester contre la proposition de loi du ministre allemand de l’Économie, Peter Altmaier (CDU), pour l’expansion du réseau électrique allemand. « Les agriculteurs appellent à la justice intergénérationnelle », était-il écrit sur certaines pancartes.
Le temps presse. Les projets d’abandon du charbon et le nucléaire supposent d’étendre le réseau aux renouvelables, dont la répartition est forcément plus émiettée. Seule l’expansion du réseau permettra le transport rapide d’énergie verte vers le sud du pays, plus industriel.

Les agriculteurs inquiets des effets sur les sols

Or, ce projet a suscité un certain mécontentement, notamment chez les agriculteurs qui s’inquiètent que ces infrastructures n’empiètent sur leurs terres arables, et qui ne se sentent pas écoutés par les politiques.
« Les personnes les plus concernées n’ont pas été invitées à l’audition parlementaire organisée avec l’expert. L’agriculture n’a été représenté à aucune phase du processus, et c’est très frustrant », regrette Holgar Hennies, copropriétaire de 600 hectares dans la municipalité d’ Uetze en Basse-Saxe. En tant que vice-président de l’association des agriculteurs de Basse-Saxe, il s’est rendu à Berlin pour soumettre une résolution contre le projet à certains membres du Bundestag.
Le parlementaire de gauche Klaus Ernst a répondu aux accusations des agriculteurs en avançant que les groupes parlementaires n’étaient pas obligés de les inviter à l’audition de la commission parlementaire. « Contrairement aux consultations relatives à l’aménagement du territoire, les personnes concernées ne disposent pas d’un droit particulier à être entendues », a-t-il expliqué.
Selon Holgar Hennies, les câbles électriques détruisent la structure des sols. Les connexions souterraines comportent huit câbles enterrés dans le sol à seulement quelques mètres les uns des autres. Selon Holgar Hennies, il faudrait au moins un terrain de 50 mètres pour accueillir une telle infrastructure.
« Le problème, c’est que les sols ne peuvent pas être réparés tout de suite, la terre a une bonne mémoire. En évaluant les zones concernées, nous découvrons parfois 30 % de pertes de récolte », a-t-il déclaré.
Toujours selon lui, la chaleur émanant des câbles est un autre problème puisqu’elle empêche le gel des sols, indispensable à leur régénération. De plus une autorisation est nécessaire pour planter certains légumes, tels que les asperges, sur les lignes électriques.

Nucléaire : le rose et le noir

bertrandbarre

Les perspectives de l’énergie nucléaire varient beaucoup de pays à pays. Le noir concerne surtout l’Europe de l’Ouest.  

  • Noir de charbon pour l’Allemagne
  • Gris très foncé pour la Belgique, la Suisse et l’Espagne qui n’ont ni construction ni projet et 
  • Gris un peu moins sombre pour la Suède et la France. 
Chez nous, le gouvernement n’a pas le courage de modifier ou d’abolir la désastreuse loi de Transition Énergétique de 2015. Comme on le voit ci-dessous, à cause de l’intermittence du solaire et de l’éolien, l’abandon partiel du nucléaire ne pourra être compensé que par le gaz importé et émetteur de gaz à effet de serre.


Cette loi vient d’être traduite dans la PPE, Programmation Pluriannuelle de l’Énergie dont je reproduis ci-dessous la critique par mon ancien collège Jean Yves Guézennec.

Le seul objectif de la transition écologique est d’étatiser la société

 
25/02/2019

 

 


La folie écologique n’a pas de limites. Secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson estime qu’il faudrait mobiliser 55 à 85 milliards d’euros par an en France pour lutter contre le réchauffement climatique, soit environ le produit de l’impôt sur le revenu (plus de 70Md€ en 2018). « Or, en 2018, constate-t-elle dans Le Monde du 20 février, on en a investi 41 milliards, venant des particuliers, des entreprises, des collectivités, de l’Etat ». Une semaine auparavant, dans une tribune publiée dans Le Figaro du 13 février, 86 députés entrainés par un ex-LREM ont réclamé le retour d’une « fiscalité carbone juste socialement ».

Certes, le président de la République a voulu mettre un holà à l’impôt pour éviter toute provocation à l’égard de quelconques gilets jaunes. Mais la foire aux idées est ouverte pour taxer sans augmenter les prélèvements, une façon en quelque sorte de suivre, de manière plus moderne, le conseil de Colbert consistant à « plumer l’oie sans qu’elle criaille ». Ainsi, François Bourguignon, professeur à PSE, propose dans Les Echos du 21 février 2019 de taxer encore pour augmenter « le prix relatif des biens et services les plus intensifs en émission de carbone pour en réduire la consommation ». En contrepartie, il souhaite que la taxe soit restituée aux contribuables sous forme de transferts ou de biens publics, parce que « l’objectif de la fiscalité carbone est d’amener les consommateurs à dépenser leur revenu de façon plus écologique ». Il va même jusqu’à envisager des rétrocessions en espèces pour constituer « l’embryon d’un revenu universel », cette machine à généraliser la redistribution sociale à toute la société pour la mettre toute entière dans la main de l’Etat.

mardi 26 février 2019

Canada, Ontario : Gerald Butts nie toujours sa responsabilité dans la catastrophe de l'" énergie verte "

Peter Shawn Taylor
Peter Shawn Taylor est journaliste, analyste des politiques et rédacteur pour Canadians for Affordable Energy.

Opinion : M. Butts voulait autrefois s'attribuer le mérite de " toutes les initiatives environnementales importantes de la province " - avant que ces initiatives ne deviennent politiquement toxiques.

Qui est Gerry Butts ?

Dans la lettre de démission de Gerald Butts, dont on a beaucoup parlé la semaine dernière, l'ancien secrétaire principal du premier ministre Justin Trudeau a assumé - en quelque sorte - la responsabilité de la crise sans cesse croissante qui touche le gouvernement libéral fédéral.

Bien qu'il ait nié avoir exercé des pressions sur l'ancien procureur général Jody Wilson-Raybould pour qu'il abandonne les accusations de corruption et de fraude contre SNC-Lavalin, M.Butts a néanmoins reconnu que l'histoire s'était cristallisée autour de lui, et qu'il était au cœur de l'imbroglio.  "Le fait est que cette accusation existe... Ma renommée est de ma responsabilité et c'est à moi de la défendre. C'est dans l'intérêt du bureau et de son activité importante que je m'éloigne."
Ce qui est drôle, c'est que, bien que M. Butts ait accepté sans hésiter la responsabilité de son rôle dans l'affaire SNC-Lavalin et qu'il ait tenté de remédier à la situation en démissionnant, il semble déterminé à éviter toute responsabilité personnelle pour les erreurs passées qui ont laissé les Canadiens avec des préoccupations beaucoup plus grandes et plus durables.

Lire aussi
Philip Cross : statistique Canada vient de montrer à quel point les industries " vertes " sont sans valeur pour l'économie canadienne
Peter Foster : un autre rapport admet à contrecœur que l'énergie "verte" est un échec désastreux
Jack Mintz : Les libéraux n'ont pas tenu compte de mon plan de taxe sur le carbone. C'est bien pire pour eux.

La révolte des scientifiques français, un an plus tard



 

 

Il y a un an, nous parlions de révolte des scientifiques français à propos de deux tribunes collectives signées par des groupes de scientifiques parues dans la presse à quelques jours d’intervalle. Les deux textes se référaient à la « Résolution sur les sciences et le progrès dans la République » déposée en 2017 par les députés Bernard Accoyer (LR) et Jean-Yves Le Déaut (PS), texte dans lequel on pouvait lire : « la France, héritière d’une longue tradition scientifique, rationaliste et de la philosophie des Lumières, a toujours incarné le progrès et la science au service de l’humanité » et que conformément à un rapport de l’Unesco déposé en 2016, « Les sciences, la technologie et l’innovation ont la capacité de changer la donne pour relever pratiquement tous les défis mondiaux les plus urgents. » Qu’en est-il aujourd’hui ?

Choix technologiques
Récemment, le collectif Science Technologie Actions, un groupe de scientifiques engagés politiquement s’interrogeait sur les mauvais choix technologiques de la France : « Dans une société imprégnée de technologie, les scientifiques sont peu consultés, voire marginalisés par les décideurs politiques et les influenceurs d’opinion formés le plus souvent aux sciences humaines et réfractaires à la pensée scientifique. Le champ est libre pour les gourous, marchands de peurs et autres oracles médiatiques en délicatesse avec la réalité factuelle. Les fausses informations martelées par des groupes militants et reprises par des médias deviennent vite vérités, contribuant à manipuler l’opinion. Il en résulte des choix de société aberrants et incohérents rarement dénoncés par les esprits les plus éclairés. » Les auteurs évoquent le cas de trois sujets polémiques : « la génétique suspecte », « la chimie mal aimée » et « l’énergie nucléaire redoutée » !
Pour ces trois thématiques, selon eux, à chaque fois l’idéologie l’a emporté sur toute forme d’argumentation scientifique. La France a interdit les OGM contre les avis des agences sanitaires, les intrants chimiques sont systématiquement dénigrés et le savoir-faire nucléaire est de plus en plus sacrifié sur l’hôtel de la transition énergétique. Selon les auteurs « des décisions majeures sont prises de façon irrationnelle, sous la pression de l’écologisme politique, sans véritable analyse bénéfices/risques, sans s’appuyer sur l’indispensable expertise scientifique, beaucoup trop absente des grands débats citoyens. Pour une grande part, elles aboutissent à l’inverse du but annoncé et à une régression inquiétante, préjudiciable à la France.» Une année après, la révolte des scientifiques français est toujours aussi bien motivée.

lundi 25 février 2019

Aveyron : le Parc des Grands Causses arnaque au carbone

douze
20/02/2019





Lettre ouverte à Florent Tarisse son directeur,

Monsieur,

Votre petit spectacle, le mercredi 30 janvier au caveau de Saint-Affrique, commençait pourtant bien. Vous annonciez qu’en 30 ans le climat du Sud-Aveyron avait pris +1° et que les 3 mois de sécheresse estivaux allaient se généraliser, quand dans un second volet, les causes des gaz à effet de serre étaient plus ou moins identifiées. Sur ce constat local gravissime puisque le « + 1,5 ° à ne pas dépasser d’ici 2100 » se trouve déjà invalidé, on aurait pu s’attendre à une réponse rationnelle et efficace. Mais la présentation qui a suivie relevait d’un domaine de la pensée que j’ai eu du mal à qualifier : irrationnel n’était pas assez fort, obscurantiste convenait pour son côté religieux, mais aucun des deux ne me satisfaisait. À Belmont le 7 février pour la réunion finale de ce Plan Climat Air Energie Territorial, je me suis rendu compte que cette transition énergétique que vous défendez est tout simplement qualifiable d’escroquerie intellectuelle, mais une escroquerie « légale » m’a glissé un de vos employés puisqu’elle a son Décret n°2017-725 du 3 mai 2017 – art. 1. J’y reviendrai.

1. Comment (ne pas) éteindre un feu
Le PCAET revêt tout d’abord un énorme problème de logique. Tarisse admet sans difficulté que le réchauffement climatique est un immense incendie alimenté mondialement. Or que fait-il face à cet incendie ? Il réalise un bilan des émissions de Gaz à Effet de Serre sur le territoire du Parc et il cherche à l’équilibrer ! Pour bien comprendre, une métaphore s’impose, histoire de mettre à distance la propagande dans laquelle nous baignons. Devant un feu de cheminée, imaginons deux pompiers, le premier a pour fonction de jeter dans le brasier autant de seaux d’eau que de bûches, le second a en main un cahier sur lequel il fait des croix dans les colonnes EAU et BÛCHE. Dans la logique technocratique de la transition, c’est comme ça qu’on prétend éteindre un feu. On continue à émettre des gaz nocifs puisqu’on entend ne rien changer à l’expansion capitaliste tout en prétendant créer des activités non émettrices de co2. On en fait ensuite la balance dans une logique bien comptable.

2. Noyer le poison
Tout l’art de Tarisse va consister à masquer les causes des émissions en procédant par l’exposé de pistes qui visent à créer de l’enthousiasme. Il va chercher dans l’agroécologie, les circuits courts ou l’autopartage une « cinquantaine d’anecdotes pour faire une belle histoire ». Le Parc a fait dessiner un banc en châtaigner local libre de droits pour tous les menuisiers… Le Parc réfléchit à comment acheminer des œufs ou des légumes depuis les fermes jusqu’aux cantines… Quand le capitalisme a fini par vider et industrialiser nos campagnes avec l’aide de générations de technocrates, il faut bien que la nouvelle prétende remettre la vie locale en place ! Pendant ce temps-là, on ne s’appesantit pas trop sur les projets industriels en cours.

3. Arnaque au carbone
Arnaque n°1 : il n’existe pas d’activité industrielle non émettrice de CO2. Une éolienne, un mégatransfo, un méthaniseur ou un parc photovoltaïque ont dès avant leur fabrication, dans la phase d’extraction des minerais nécessaires provoqué entre autres pollutions, une dépense de CO2 énorme. Il n’y a pas plus climaticide que l’industrie minière. C’est à ce moment-là de l’argumentation qu’un employé du Parc sort son joker : le décret du 3 mai 2017. Selon son interprétation (qu’il faudrait discuter), ce décret stipule que les émissions de GES liées à la construction des infrastructures sont prises en compte sur le territoire où elles sont produites. Comme il n’y a pas d’industries minières et métallurgiques en Sud Aveyron, le technocrate devient magicien, la machine foncièrement polluante devient sur notre territoire créditrice de carbone.

Eolien : et si on arrêtait d'enfouir les pales ?

Laurent Rousselle
20/02/2019

Commentaire : "Suite au communiqué de presse de la FED du 5 février 2019 annonçant une plainte de la FED en cours de constitution contre l’état, puis à notre intervention avec Bernadette Kaars administratrice de la FED , devant la commission de l'assemblée nationale, à l'émission de FranceTVinfo du 12 février 2019, le pot aux rose vient d’être dévoilé:
Le démantèlement et le traitement des déchets des éoliennes est un vaste problème majeur qui a été soigneusement caché par les promoteurs, l' ADEME et les ministère de l'environnement

Voici l'article publié à l'instant par l'usine nouvelle qui montre l'acuité du problème des déchets des éoliennes , les industriels essaient de trouver des solutions
Il est en effet possible de traiter complètement ces matériaux composites mécaniquement et chimiquement , de les recycler ou de les incinérer . Mais pour le faire sans polluer la planète, c’est une autre affaire et c’est une question d’argent
Qui qui va payer ????
On peut se demander pourquoi l’ ADEME cache depuis des années cette question ?

A titre de simple remarque concernant les époxys. Ce sont des plastiques fabriqués à partir de bisphénol dont la réputation est de plus en plus mise en cause…et pour incinérer les centaines de milliers de tonnes ces plastiques, proprement et sans produire de dioxines, de composés toxiques divers voir des nano particules il faut des installations particulièrement fiables, ce qui veut dire probablement la construction de nouveaux incinérateurs sur notre territoire.


Jean-Louis Butré, président de la FED

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Et si on arrêtait d'enfouir les pales d'éoliennes? 

Laurent Rouselle
20/02/2019

Énergie : non à la dictature écologiste !

 Michel Gay
 

 
Katowice by Greenpeace Polska(CC BY-ND 2.0) — Greenpeace , CC-BY

Abusée par une propagande écologiste, une population de plus en plus jeune et éduquée vit dans le déni des réalités physiques dans le domaine de la production d’énergie, et notamment d’électricité.
Ignorant délibérément la relation étroite entre l’énergie et les progrès sociaux-économiques, certains écologistes « catastrophistes » préconisent, sans le dire clairement, un retour à la pauvreté et à la misère sociale par la culpabilisation et par… la force. 


Un nouvel endoctrinement
Leur credo repose sur la décroissance qui passe par la réduction de la consommation d’énergie. Leur idéal obscurantiste vise à l’organisation autoritaire de privations et de contraintes réglementaires sévères touchant l’habitat, les transports et, au final, les libertés individuelles.
Abusée par une propagande écologiste qui les berce d’illusions, une population de plus en plus jeune et éduquée vit dans le déni des réalités physiques dans le domaine de la production d’énergie, et notamment d’électricité.

Des membres de divers instituts européens ont annoncé mi-février leur intention de faire une « grève climatique » le 15 mars. Leur tribune, qui ne propose rien de sérieux, est un étalage d’accusations gratuites et une suite de lamentations. Elle s’ajoute à la longue liste des « catastrophes globales » maintes fois annoncées mais qui, heureusement, se sont toujours révélées purement imaginaires.
Ils y écrivent que la jeunesse « s’angoisse et se mobilise » contre « la civilisation thermo-industrielle et le néolibéralisme débridé qui les emporterait vers le cauchemar climatique et l’effondrement du vivant ». Rien que ça !
Le nouveau cheval de bataille de certaines ONG, comme Greenpeace et les Amis de la Terre, est d’enrôler la jeunesse (lycéens et étudiants) dans leur combat, notamment à partir de « l’exemple » de Greta Thunberg. Même des gamins de maternelle défilent maintenant avec leurs institutrices et leurs parents en brandissant des pancartes sur la menace du capitalisme pour la santé de la planète !
Cet endoctrinement, qui rappelle d’effroyables souvenirs avec l’embrigadement des jeunesses hitlériennes, devient inquiétant. Ce travail d’influence insidieux a pour objectif de culpabiliser les adultes « irresponsables ». 


Débat national et énergie
Les orientations qui seront adoptées à l’issue du grand débat national, notamment en matière de transition énergétique, engageront durablement notre société et son économie… pour le meilleur et pour le pire.
Mais, avant même les conclusions, le gouvernement a déjà décidé d’imposer une réduction de 75 % à 50 % de la part de la production électronucléaire en 2035 dans le mix électrique, et l’arrêt de la centrale nucléaire de Fessenheim en 2020 pour amorcer ce processus.
Par la suite, 18 à 24 réacteurs nucléaires en parfait état de fonctionnement seront arrêtés afin d’atteindre cet objectif, avec de lourdes conséquences sociales et économiques non seulement pour les régions concernées, mais aussi pour la France entière.
La décision du gouvernement repose pourtant uniquement sur un choix politique et idéologique sans aucun fondement technico-économique
Il reste à souhaiter que la raison revienne vite dans ce débat national. Les questions environnementales sont suffisamment sérieuses pour éviter de les polluer avec des peurs irrationnelles.
« Le pire ennemi de la vérité n’est pas le mensonge, ce sont les croyances. » (Friedrich Nietzsche)

Haute-Marne, Saints-Geosmes : l' "effet papillon" du projet photovoltaïque

jhm.fr
23/02/2019

Avant d'engager leur commune sur des projets d'énergie dit "renouvelable", il serait bien que nos maires mesurent les conséquences écologique et économique que leurs décisions vont avoir, bien au-delà de leur "nombril" territorial, pour le Climat, pour la France et pour le contribuable. C'est ce que l'on appelle "l'effet papillon".



Parc de centrales photovoltaïques de la Colle des Mées, Alpes-de-Haute-Provence


L'augmentation de capacité de production des panneaux photovoltaïques s'inscrit dans la lutte contre le réchauffement climatique selon l'Accord de Paris (COP21/ 2015) dont le but principal est de " contenir d'ici à 2100 le réchauffement climatique « bien en dessous de 2 °C par rapport aux niveaux préindustriels » et si possible de viser à « poursuivre les efforts pour limiter la hausse des températures à 1,5 °C " et ce, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre mondiales dans les meilleurs délais. Or, du point de vue écologique, il apparait nettement que le solaire ne répond pas vraiment à cette demande.

Une centrale photovoltaïque, c'est :


-Une importante consommation de terres agricoles : en moyenne, il faut compter 3 hectares pour 1 MW installé ;

-Des panneaux photovoltaïques produits principalement en Chine. Ceux-ci ont besoin d'électricité pour leur fabrication. Celle-ci est produite principalement par du charbon, fort émetteur de CO2 ;


-Une pollution géante, extraction de matières premières, fabrication, assemblage, transport et pose des panneaux et les batteries associées (plomb et acide) : "40 kilos de charbon étaient nécessaires en Chine pour produire un panneau de 1 m sur 1,5 m, dont la durée de vie est estimée à 20 ans [...] le raffinage du silicium, préalablement fondu en four [...] ce sont les bains d’acide qui permettent cette purification. L’opération chimique rejette du tétrachlorure de silicium et du chlore. [...] Mais de l’autre côté de la palissade, un terrain vague sert de décharge sauvage pour les déchets de l’usine. Au milieu des gravats, des combinaisons, des masques usagés en pagaille et des kilomètres de câble fin ayant servi à ciseler les cellules solaires. [...] Des milliers de fûts en plastique sont empilés les uns sur les autres. Ils sont remplis des eaux boueuses rejetées par les machines de découpage. Un liquide nocif gorgé de particules de fer, de cuivre, de silicium, mais aussi d’éthylène glycol." Le côté sombre du solaire ;

 -Une grande consommatrice d'eau douce "Il faut jusqu'à 2 litres d'eau de bonne qualité pour garder ses 25 modules solaires propres chaque jour." ;

-Une production cyclique qui varie en fonction de l'intensité solaire, donc de la saison, de l'heure du jour, et de... la nuit, qu'il faut compenser, surtout en hiver aux heures où notre consommation est à son maximum entre 18 h 00 et 22 h 00, par une production... thermique, émettrice de CO2. En France, essentiellement le gaz ;

-Une contribution à la production d'électricité se faisant au détriment du nucléaire et de l' hydraulique. Deux productions qui n'émettent pas de CO2 ;

Où est le gain pour le Climat?

Du point de vue économique, c'est aussi une catastrophe. 
-Importation exclusive de Chine donc accroissement du défit commercial français* ;

-Comme toutes les autres productions dites "vertes", éolien, méthanisation, biomasse, voiture électrique, etc. , le solaire n'est viable que grâce aux subventions et l'obligation de rachat prodiguées par l' Etat donc payées en réalité par... le consommateur / contribuable : Eolien, Photovoltaïque, financement : les taxes changent mais... les payeurs sont toujours les mêmes

À la vérité pour le Climat et l'économie de la France, l'idéal serait de construire les panneaux photovoltaïques chez nous et de les vendre en Chine ; production d'électricité décarbonée à 95%, création d'emplois, bon pour la balance commerciale, etc.

* Le déficit annuel de notre pays est due en grande partie à l’importation d’énergie fossile, gaz pétrole… : " Le déficit énergétique passe de 39,3 milliards en 2017 à 46,0 milliards en 2018 (données CAF/FAB)". Faut-il y ajouter des panneaux solaires ? Solde du commerce extérieur de marchandises de la France en 2018 : déficit de 59,9 milliards d'euros

 
Grand Est , les résultats 2018 (Panorama de l' électricité renouvelable 2018) :
-Puissance nominale raccordée : 486 MW
-Production : 552 GWh
-Taux de facteur de charge** moyen : 13.2%
-Couverture de la consommation nationale : 1.2%

** C'est le rapport entre l'énergie électrique effectivement produite sur une période donnée et l'énergie qu'elle aurait produite si elle avait fonctionné à sa puissance nominale durant la même période
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dimanche 24 février 2019

Haute-Marne, Chalindrey : la déconstruction de wagons... sur les rails

jhm.fr
23/02/2019

Cette réussite industrielle en devenir fait la démonstration

-qu'il existe bel et bien la possibilité de créer une économie locale ambitieuse avec de vrais emplois à la clef et ce, sur du long terme ; 
-Sans mettre en danger la santé des habitants, sans dévaloriser les biens immobiliers, sans détruire la biodiversité ;
-Dans le respect du patrimoine bâti en conservant l'attractivité du "Pays de l'eau".  
-que lorsque que nos élus réfléchissent avec clairvoyance et travaillent avec persévérance, le territoire a encore un avenir? ;

Pas mal, non?

À suivre... 

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samedi 23 février 2019

Les préjugés anti-nucléaires de l'ONU et du GIEC sont enracinés dans les craintes de la bombe atomique et de l'augmentation de la population

 
 Oct 9, 2018


 
Robert Oppenheimer, Gro Brundtland et John Holdren ont fait craindre pendant la guerre froide, la bombe et la surpopulation Wikipedia

Les défenseurs de l'énergie nucléaire ont été surpris hier lorsqu'un nouveau rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a qualifié cette source d'énergie propre de sale et dangereuse.
Ils n'auraient pas dû l'être. En vérité, le GIEC a été fortement biaisé contre le nucléaire et en faveur des énergies renouvelables tout au long de ses 20 ans d'existence.

Réfléchissez :

Aujourd'hui, le nouveau rapport du GIEC ne tient pas compte des recherches publiées dans Science par le climatologue James Hansen, qui montre que le déploiement du nucléaire a été 12 fois plus rapide que le solaire et le vent et cite plutôt une étude de l'auteur antinucléaire Amory Lovins qui attaque Hansen et prétend démentir son étude dans une revue ayant un facteur de répercussions dix fois plus grand que celui de Science.

vendredi 22 février 2019

Voiture électrique : 2h30 de charge et 23 euros pour faire 300 km …

admin 
21/02/2019

 
© Automobile Propre
 
Le très pro-électrique magazine Automobile Propre vient de réaliser un test grandeur nature du Kia e-Niro 64 kWh sur un trajet Paris Lille (220km) et en dresse le bilan …
Au delà des conditions du voyage que nous vous laissons découvrir à la lecture de l’article d’Automobile Propre, faisons un focus sur l’autonomie et les aléas rencontrés pour recharger le Kia….

Nos braves essayeurs sont partis de Paris avec un véhicule chargé à bloc et affichant une autonomie prévisionnelle de 477 km, permettant donc (théoriquement) de faire l’aller-retour. Ils rejoignent Lille à une vitesse moyenne de 96 km/h pour constater que vitesse et chauffage ont drastiquement réduit l’autonomie et qu’il ne reste que 90 km d’autonomie.
Il faut donc « faire le plein » pour pouvoir rentrer. Ils décident de repartir en direction de Paris afin de charger sur l’aire de Saint-Léger, à 57 km au sud de Lille, cette aire étant équipée d’une borne rapide Corri-Door censée délivrer jusqu’à 50 kW en courant continu. Arrivés sur place, il leur reste seulement 5% de batterie pour 15 km d’autonomie restante affichée. Mais la charge plafonne à 40 kW, elle va s’interrompre soudainement après avoir fourni seulement 1,9 kWh à la batterie de la Kia. Une seconde session de charge leur permet de récupérer 1,7 kWh de plus. Les appels auprès du gestionnaire de la borne ne parviennent pas à résoudre le problème.
Après 4 sessions et seulement 7,3 kWh récupérés en plus d’une heure de manipulations, ils repartent pour terminer la charge sur une autre station.

Agriculture: entre promesse de décarbonation et frondes locales, la méthanisation divise

AFP

Commentaire : la méthanisation, les mêmes nuisances et les mêmes dangers pour la santé des riverains... l'odeur en plus!

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"Méthaniseur, ailleurs !" Portée par l'État et en plein essor, la méthanisation, qui permet de produire du biogaz à partir de déchets organiques, se heurte à de nombreuses frondes locales, élus et riverains craignant des "nuisances" et de potentielles "dérives" de la filière.
"Un an et demi qu'on bataille, mais bientôt, j'aurai une usine à gaz devant chez moi ! Et avec elle la puanteur, le ballet des camions, les risques de fuite et pollution", lâche, exaspéré, José Anceau, pointant depuis sa terrasse le large champ qui lui fait face. Comme beaucoup de villages, Gouy-sous-Bellonne (Pas-de-Calais) verra bientôt sortir de terre trois hautes cuves, surmontées de dômes blancs: une "unité de méthanisation", traitant 30 tonnes de déchets par jour.
"Ici, ça nous pourrit la vie depuis dix ans !", témoigne à Somain (Nord) Michèle Droulez face au méthaniseur "posé au bout de son jardin", à une centaine de mètres. Ses voisines Yvette Gouy et Habiba Marir se plaignent aussi "d'odeurs épouvantables de pourriture", "qui réveillent la nuit et donnent la migraine".
Le principe est simple. Dans une grande cuve, appelée "digesteur", sont introduits les "intrants": effluents d'élevage, lisiers, fumiers, parfois boues de stations d'épuration, apportant les bactéries nécessaires à la fermentation, mélangés à des résidus de culture, déchets verts ou agroalimentaires.
Chauffé à près de 40 degrés et privé d'oxygène, ce mélange se dégrade lentement, dégageant du méthane qui, selon le type d'installation, est injecté dans le réseau de gaz ou transformé sur place en chaleur et électricité. Les boues restantes, appelées "digestat", sont épandues sur les champs comme fertilisant. De toutes tailles, ces structures sont gérées par des industriels, des collectivités ou installées "à la ferme" par un ou plusieurs exploitants.

Ukraine, Tchernobyl : la fin d'une expérience de trois décennies

Victoria Gill
14 February 2019
Correspondante scientifique de la BBC
Photographies de Jemma Cox.
Graphisme : Lilly Huynh et Sana Jasemi.

Commentaire : passionnant reportage sur la vie d'après. Mais attention futur, les idées reçues ont la vie dure...


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Depuis l'explosion de la centrale nucléaire de Tchernobyl en 1986, une zone de plus de 4 000 kilomètres carrés a été abandonnée. Cela pourrait être sur le point de changer, comme Victoria Gill l'a découvert au cours d'un voyage d'une semaine dans la zone d'exclusion.




"Cet endroit représente plus de la moitié de ma vie", dit Gennady Laptev. Le scientifique ukrainien aux épaules larges sourit d'un air nostalgique alors que nous nous trouvons sur le sol désormais sec de ce qui était l'étang de refroidissement de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
"Je n'avais que 25 ans quand j'ai commencé à travailler ici comme liquidateur. Maintenant, j'ai presque 60 ans."
Il y avait des milliers de liquidateurs - des travailleurs qui sont venus ici dans le cadre de l'opération de nettoyage gigantesque et dangereuse qui a suivi l'explosion de 1986. Le pire accident nucléaire de l'histoire.
Gennady me montre une plate-forme de la taille d'une table basse, installée ici pour recueillir la poussière. Le lit de ce réservoir s'est asséché lorsque les pompes prélevant l'eau de la rivière voisine ont finalement été arrêtées en 2014 ; 14 ans après l'arrêt des trois réacteurs restants, il y a eu fermeture.
L'analyse de la poussière à la recherche d'une contamination radioactive n'est qu'une petite partie de l'étude de cette vaste zone abandonnée, qui dure depuis des décennies. L'accident a transformé ce paysage en un laboratoire géant et contaminé, où des centaines de scientifiques ont travaillé pour découvrir comment un environnement se remet d'une catastrophe nucléaire.

L'expérience qui s'est transformée en catastrophe mondiale



Le réacteur endommagé est maintenant enseveli par une "structure de confinement" en acier, les grues démantelant les restes radioactifs à l'intérieur de l'enceinte de confinement

Le 26 avril 1986, à 1h23 du matin, des ingénieurs ont coupé l'alimentation de certains systèmes du réacteur numéro 4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl. C'était un point critique dans un test pour comprendre ce qui se passerait pendant une panne de courant. Ce que les ingénieurs ne savaient pas, c'est que le réacteur était déjà instable.
La coupure a ralenti les turbines qui acheminaient l'eau de refroidissement vers le réacteur. Moins l'eau se transformait en vapeur, plus la pression à l'intérieur s'accumulait. Lorsque les opérateurs se sont rendus compte de ce qui se passait et ont essayé d'arrêter le réacteur, il était trop tard.
Une explosion de vapeur a fait sauter le couvercle du réacteur, exposant le cœur à l'atmosphère. Deux personnes ont été tuées dans l'usine et, alors que l'air alimentait un incendie qui a brûlé pendant 10 jours, un nuage de fumée et de poussière radioactives a traversé le vent en Europe.
Le paysage post-humain de Tchernobyl
BBC News Our World : Dans l'ombre de Tchernobyl
Regardez le reportage complet de Victoria Gill depuis la zone d'exclusion les samedi et dimanche 16 et 17 février à 21h30 GMT sur la BBC News Channel, et ensuite sur BBC iPlayer.

Australie : les déclarations de rendement de l'industrie éolienne ne se vérifient tout simplement pas

 



L'idée qu'un jour bientôt nous serons tous alimentés par le soleil et la brise est un non-sens infantile. Aucune économie moderne ne s'est jamais alimentée entièrement à l'énergie éolienne et solaire. Pourtant, nous sommes continuellement matraqués par l'idée que notre " transition " vers un avenir entièrement alimenté par l'énergie éolienne et solaire est " inévitable ".

En réalité, les seules choses qui sont " inévitables " sont la routine, les effondrements soudains de la production d'énergie éolienne et le coucher du soleil. En ce qui concerne la première, voir ci-dessus la production totale des 1 929 MW d'énergie éolienne de l'Australie-Méridionale le 24 janvier, jour où les prix de l'électricité ont grimpé en flèche (14 500 dollars par MWh - au lieu des 50 dollars qu'une centrale au charbon peut fournir avec un bénéfice) et où 30 000 foyers sont restés dans le noir.


Revenons un instant en arrière et considérant que les industries éolienne et solaire ont reçu des centaines de milliards de dollars en subventions au cours des 30 dernières années, et pourtant leur production combinée ne représente guère plus qu'une erreur d 'arrondit comptable.
Alors que la production éolienne et solaire à l'échelle mondiale est négligeable, le coût de soutien de cette paire pathétique est loin d'être négligeable.

En Australie seulement, les subventions à l'énergie éolienne et solaire dans le cadre de la TER à grande échelle du gouvernement fédéral dépasseront les 60 milliards de dollars d'ici l'expiration de cette arnaque en 2030. Les subventions à l'énergie solaire domestique sur les toits ajouteront environ 20 milliards de dollars à ce chiffre.


Mais mesurer la production éolienne et solaire en termes de %  risque d'induire en erreur. Un jour d'été à couper le souffle, le soleil couché, ni lui ni le vent ne produiront de l'électricité. Vanter le stockage des batteries sur le réseau électrique? C'est... blablater. Ainsi, aussi vertueux que soit la famille, ses occupants consommeront de l'électricité produite à partir du charbon, tout comme nous tous.

Sus aux anglais !

Jean-Marc Jancovici
04/02/2014


300 milliards d’euros, c’est le cout de reconstruction à neuf du parc nucléaire français. C’est aussi ce que les allemands ont investi en 10 ans pour porter les renouvelables de 4% à 22% de leur électricité (20% en France).
Qu’ont-ils gagné à ce prix là ? L’arrêt d’une petite moitié de leurs réacteurs, et c’est tout. Charbon, gaz et pétrole représentent toujours 60% de la production électrique en 2013, comme en 2003. Un allemand importe toujours 1100 dollars de pétrole par an, contre 1000 en France. De 1995 à 2012, les kWh électriques par allemand ont augmenté de 15%, contre 3% par Français.

Leur pays importe plus en panneaux solaires que leur industrie n’exporte [NDR : je voulais dire « plus que leur industrie n’exporte dans le secteur des renouvelables », évidemment]. Les cultures énergétiques mobilisent 1 million d’hectares, soustraits à la production alimentaire. Les mines de lignite continuent de dévorer le paysage et de détruire l’environnement. Et surtout, un allemand émet toujours 10 tonnes de CO2 par an, contre 6 en France. Si leurs 300 milliards avaient servi à remplacer charbon et gaz par du nucléaire, les allemands seraient aussi à 6 tonnes…

Alors, que cherche Hollande en voulant un « Airbus de l’énergie » avec un partenaire aussi peu aligné sur nos intérêts ? A bref délai il vaudrait bien mieux regarder du côté… des anglais. Ces derniers veulent diminuer le CO2 et augmenter le nucléaire, et notre industrie y a intérêt. Après avoir poussé à la « libéralisation » partout pendant 20 ans, ils veulent désormais sortir l’électricité du marché, et notre pays planificateur y a intérêt.
Ils vont investir d’abord là où le capital est le plus efficace pour régler le problème, alors que l’Allemagne a fait l’exact inverse, dépensant ainsi un argent que nous n’aurons pas. Un axe franco-britannique fort sur l’énergie décarbonée aiderait assurément la Grande Bretagne à s’arrimer au continent, alors que son électorat a quelques états d’âme. Et cette initiative révèlerait sûrement que nombre de pays de l’Union – scandinaves ou à l’Est – préfèrent le pragmatisme anglais à l’aventure allemande.

Evidemment, à la fin de l’histoire, le destin de l’Allemagne et celui de la France devront se rejoindre. Mais, parfois, pour convaincre son ami qu’il se trompe, rallier d’abord le reste de son entourage est la meilleure tactique.


Cadeau bonus : quelques graphiques à l’appui de l’article
Vous trouverez ci-dessous quelques graphiques non publiés avec l’article, mais qui sont utiles pour éclairer les propos !

Sept millions de Français pâtissent de la précarité énergétique

Samuel Reffé (Reporterre)
21/02/2019


Selon des études récentes, 7 millions de Français et 26 millions d’Européens sont incapables de maintenir une température convenable dans leur logement. En cause, la facture énergétique due bien souvent à une mauvaise isolation thermique


Le fléau de la précarité énergétique touche 7 millions de personnes en France, selon l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE). L’ ONPE définit la précarité énergétique comme l’incapacité pour un ménage de satisfaire ses besoins en énergie de chauffage à cause de faibles revenus ou de conditions d’habitat précaires. Cela est principalement dû à une mauvaise isolation thermique, qui ne permet pas de maintenir la chaleur ou la fraîcheur entre les murs. La précarité énergétique domestique peut se doubler de la précarité énergétique liée aux transports.

L’Observatoire a publié en novembre 2018 un indicateur concernant les ménages pauvres et modestes qui consacrent plus de 8 % de leurs revenus pour payer la facture énergétique du logement. Ils représentent près de 12 % de l’ensemble des ménages, soit 3,3 millions de ménages ou 6,7 millions de personnes en France. Au regard de ce seul indicateur, le phénomène de précarité énergétique a très légèrement diminué depuis 2013. Le principal facteur de ce recul est lié à la météo (si l’hiver 2013 a été particulièrement rigoureux, celui de 2017 a été plus doux que la moyenne observée depuis 30 ans). 


La France dans la moyenne européenne
Mercredi 20 février, le think tank Open Exp — un réseau d’experts indépendants attentifs à la réalisation des objectifs onusiens de développement durable — a publié pour la première fois un classement européen de la précarité énergétique domestique (page 10) dans lequel plus l’indice sur 100 est élevé, plus la précarité énergétique est faible. Près de 26 millions d’Européens sont incapables de maintenir une température convenable dans leurs foyers en hiver. La précarité énergétique sévit également en été, en particulier dans les pays du sud et

 de l’est de l’Europe.

jeudi 21 février 2019

Les emplois « verts » ne sont qu’un rêve

Loïk Le Floch-Prigent

 


Économie verte et éléphants roses :les emplois « verts » ne sont qu’un rêve

Les postures et les slogans qualifient souvent les objectifs de l’écologie politique comme créateurs de centaines de milliers d’emplois, chaque jour nous montre le contraire dans notre pays, et pour les promoteurs de cette idéologie , le réveil sera difficile car leur aveuglement est total.

L’industrie éolienne devait sortir des initiatives de l’Etat avec Areva et Alstom , il ne reste plus rien de cette ambition , ce n’est pas de cette façon que l’industrie fonctionne, l’Union Soviétique nous a montré comment on peut périr avec de bonnes intentions .

L’usine d’hydroliennes de Cherbourg , ou du moins son matériel, a été mise en vente le 14 février, fin de l’histoire de ces mastodontes imaginés par des bureaux d’études éloignés des réalités marines.

Tous les petits industriels de panneaux solaires ont été balayés par l’importation massive de matériel Chinois, imbattable au niveau des prix

Le contribuable est chargé de promouvoir le véhicule électrique tandis que les batteries viennent toutes d’Asie alors que c’est l’essentiel du cout . On annonce donc une initiative « étatique » européenne pour construire « deux usines », une en France et l’autre en Allemagne…sur quelles techniques, on ne sait pas, l’essentiel est la posture, pas la réalité, et pendant ce temps on fait la promotion des importations .

Lorsque l’on veut implanter des éoliennes en mer , on vante les emplois créés, mais ceux-ci ne sont pas dans l’industrie, pas plus dans la maintenance et on finit par ne les espérer que dans la phase de construction et de transport maritime entre les installations et la terre ferme. La seule consolation viendra des royalties que toucheront les municipalités du littoral pour …soigner les ambitions locales.

On ferme la centrale nucléaire de Fessenheim par idéologie et non par nécessité technique, et l’on étudie des programmes de reconversion très hypothétiques qui ne réussiront qu’avec un argent massif du contribuable. Pour lui c’est double peine, on se sépare d’une installation payée et rentable pour payer encore les conséquences de cette mauvaise décision en créant artificiellement des emplois sauvant la face des décideurs.

On est frappés de constater que toutes ces orientations ont pour conséquences la disparition d’emplois en proférant le contraire .

Grande-Bretagne : les parcs éoliens payés 100 millions de livres sterling pour couper l'électricité

Robert Mendick
Chief Reporter
8/01/2018 



Commentaire : au début, il y a la création artificielle d'
un problème (nucléaire) puis est venue la rupture de l'équilibre existant pour soit disant le résoudre... à coups d' ENR intermittentes et à coups de millions € ou autres. Aussi, pour les société éoliennes c'est "100% des gagnants ont tenté leur chance." En revanche pour le consommateur, c'est "il faut toujours un perdant" Et qu'en est-il en France?😡
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Parc éolien de Whitelee en Écosse Crédit : Danny Lawson/PA

Les parcs éoliens ont reçu plus de 100 millions de livres sterling l'an dernier pour arrêter leurs éoliennes et NE PAS produire d'électricité, peut révéler le Telegraph.


Les paiements - équivalant à 2 millions de livres sterling par semaine - ont été versés aux grandes sociétés d'énergie qui possèdent les parcs éoliens géants.
Chose incroyable, les parcs éoliens perçoivent en moyenne 40 % de revenus en plus lorsqu’ils sont arrêtés que lorsqu'ils produisent de l'électricité, d'après une analyse des chiffres officiels.
Le groupe de réflexion qui a réalisé l'étude a déclaré qu'il était "scandaleux" que les grandes entreprises énergétiques soient plus rentables lorsqu'elles sont fermées.

Les turbines doivent être arrêtées à certains moments parce que le réseau électrique britannique n'est pas en mesure de faire face à l'électricité qu'elles produisent. Les propriétaires de parcs éoliens reçoivent alors des compensations - appelées " paiements de contrainte " - pour ne pas produire d'électricité.
L'argent est versé par le réseau national, mais il est finalement facturé aux consommateurs et ajouté aux factures d'électricité.
Selon la Fondation pour les énergies renouvelables (REF), qui a effectué la recherche, l'ampleur des paiements de contrainte a explosé au cours des cinq dernières années.

Biométhane: des dizaines d'acteurs demandent à Emmanuel Macron de soutenir la filière

AFP
parue le 19 févr. 



Commentaire :  un appel à toujours plus de subventions payées par l'argent du contribuable  / consommateur pour une production au bord du rien : " La filière bioénergies électriques atteint une puissance installée de 2 026 MW avec 74 MW de nouvelles capacités, dont 16 MW raccordés sur le dernier trimestre 2018. Sa production s’est élevée à 7,5 TWh sur l’année 2018 (9,7 TWh en incluant la part non renouvelable), en hausse de 3,2 % par rapport à 2017. La filière couvre ainsi 1,6 % de l’électricité consommée en 2018."
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Des dizaines d'acteurs (régions, syndicats professionnels, associations environnementales...) interpellent Emmanuel Macron pour lui demander de soutenir la filière du biométhane, dans un texte rendu public mardi, alors que les ambitions ont été revues à la baisse.
"Nous, acteurs engagés dans la transition énergétique et climatique, croyons au développement du biométhane en France, en complément des actions de sobriété et d'efficacité énergétique", écrivent-ils dans une lettre adressée au président de la République et qui doit être publiée dans la presse.

Elle est signée par 42 acteurs allant de l'Association française du gaz (AFG) au syndicat agricole FNSEA, en passant par l'ONG de défense de l'environnement WWF et plusieurs grandes régions françaises. "Nous ne pouvons nous passer d'une filière qui crée des revenus pour les agriculteurs, des emplois non délocalisables et contribue efficacement à la préservation des ressources et à la lutte contre le changement climatique", estiment les signataires.

Afrique du Sud : le gouvernement renfloue le géant public de l'électricité en déroute

AFP
parue le 20 févr.


Commentaire : la société Eskom  est "la première compagnie de production et de distribution d'électricité en Afrique du Sud et l'une des dix premières dans le monde. "
Eskom
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L'Afrique du Sud renfloue le géant public de l'électricité en dérouteLe gouvernement sud-africain a annoncé mercredi un plan de sauvetage de 1,4 milliard d'euros par an pour le géant public de l'électricité Eskom, dont les difficultés menacent l'économie du pays à moins de trois mois des élections. Les agences de notation financière ont menacé la première puissance industrielle du continent africain d'une nouvelle dégradation en cas de faillite du groupe, qui affiche une dette abyssale de 420 milliards de rands (27 milliards d'euros).

Symbole de la dégringolade d' Eskom, l'Afrique du Sud a renoué la semaine dernière, pour la première fois depuis cinq ans, avec les délestages massifs. En présentant mercredi son budget 2019-2020 devant le Parlement au Cap (sud), le ministre des Finances, Tito Mboweni, a confirmé que son gouvernement allait voler au secours de l'entreprise, qui fournit 90% de l'électricité du pays. "Nous allons mettre de côté 23 milliards de rands (1,4 milliard d'euros) par an pour aider financièrement Eskom" le temps de sa restructuration, a-t-il annoncé.
Le président Cyril Ramaphosa avait annoncé au début du mois que l'entreprise serait divisée en trois entités distinctes (production, transport, distribution) et promis de ne pas tailler dans ses 50.000 emplois. "Je veux que ce soit clair, le gouvernement ne prendra pas en charge la dette d' Eskom", s'est-il toutefois empressé d'ajouter. "Verser de l'argent directement dans Eskom dans sa forme actuelle, c'est comme verser de l'eau dans une passoire".
Le ministre s'est également interrogé sur la pertinence de conserver toutes les entreprises publiques, profondément endettées et gangrénées par la corruption pendant les années de la présidence de Jacob Zuma (2009-2018).

mercredi 20 février 2019

La France fait de mauvais choix technologiques

Gérard Kafadaroff et Jean-Pierre Riou

 

Vue de la centrale nucléaire de Golfech. le nucléaire est avec l'hydraulique la source d'énergie sans carbone la plus abondante et la mieux pilotable au monde alors que l'intermittence du photovoltaïque et de l'éolien impose des moyens de production complémentaires et des coûts importants de restructuration du réseau. (Crédits : Reuters)


OPINION. La défiance, les préjugés, le relativisme, souvent aggravés par de fausses informations, prennent aujourd'hui une ampleur alarmante et alimentent des croyances collectives hermétiques à toute réalité scientifique, tout véritable débat et toute réflexion critique. Par Gérard Kafadaroff, ingénieur agronome, et Jean-Pierre Riou, chroniqueur indépendant sur l'énergie, membres du collectif Science-Technologies-Actions (*).
L'accès sans précédent au savoir et à l'information, semble paradoxalement impuissant à impulser un comportement rationnel promu par les philosophes des Lumières. Dans une société imprégnée de technologie, les scientifiques sont peu consultés, voire marginalisés par les décideurs politiques et les influenceurs d'opinion formés le plus souvent aux sciences humaines et réfractaires à la pensée scientifique. Le champ est libre pour les gourous, marchands de peurs et autres oracles médiatiques en délicatesse avec la réalité factuelle. Les fausses informations martelées par des groupes militants et reprises par des médias deviennent vite vérités, contribuant à manipuler l'opinion. Il en résulte des choix de société aberrants et incohérents rarement dénoncés par les esprits les plus éclairés. L'actualité nous fournit d'affligeants exemples, notamment dans les secteurs de l'agriculture et de l'énergie.