jeudi 31 janvier 2019

Haute-Marne, agents de l' ONF : gens qui rient, gens qui pleurent

voixdelahautemarne.fr
29/01/2019


😁😰

 

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Loire-Atlantique, deux conceptions de l’agriculture s’affrontent aux élections

 Nicolas de la Casinière 

Commentaire : du rififi chez les "y a que nous" exploitants agricoles qui prennent toute leur part dans le massacre des territoires ruraux en facilitant avec l' Etat et les Collectivités l'implantation de zones industrielles d'éoliennes, en multipliant les projets de méthanisation avec le concours de l' ADEME et des Chambres d'agriculture, en arrachant des haies, en transformant des prés en champs, etc. Le tout grâce à des subventions et des revenus garantis ...payés par le contribuable et le consommateur! 😂😡
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Les élections de renouvellement des chambres d’agriculture se terminent le 31 janvier. En Loire-Atlantique, les trois syndicats agricoles ont confié à Reporterre l’étendue de leurs divergences en matière de pratiques et de gestion.

Nantes (Loire-Atlantique), correspondance
Une cinquantaine de manifestants le 14 janvier dernier devant le siège nantais de la chambre d’agriculture protégé par un cordon de CRS, un mois après une action similaire devant une antenne de la chambre dans le sud du département. Terres communes, un collectif d’agriculteurs et de citoyens, proteste contre la reprise de 340 hectares d’un seul tenant par un gros paysan normand « au détriment de petits paysans locaux porteurs de projets ». En Loire-Atlantique, ce type d’action s’inscrit dans la ligne des luttes contre les accapareurs, menées dans les années 1970 par les Paysans travailleurs, l’ancêtre de la Confédération paysanne (la « Conf’ »). L’appel à la manif s’illustre d’une ferme usine derrière des barbelés, devant un parterre de souches d’arbres ratiboisées. 




La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), majoritaire à la chambre, crie au scandale dans les colonnes de son hebdo Loire-Atlantique agricole renommé Agri44. Mickaël Trichet, président de la FDSEA et gérant de la société Inf’agri 44, qui édite cet hebdo, s’y dit « écœuré, pour ne pas dire plus », et associe ses opposants à l’action en question et, au passage, à la liste de fermes-usines publiée en novembre par Greenpeace dont l’inventaire a été âprement contesté par la FNSEA.


« Un respect de la démocratie et du fait majoritaire accordé par le vote »
Mickaël Trichet met du même coup en cause la Confédération paysanne, le groupement des agriculteurs biologiques, et le dessin — aux « références nauséabondes » — d’appel à la manif : « Greenpeace fait de la délation, et la Confédération paysanne et l’association [le GAB 44, Groupement des agriculteurs biologiques] nous comparent à travers les dessins de leurs sites au nazisme », en ajoutant : « Nous avons décidé de contester toutes les structures qui feront de l’“agribashing” et qui nous trainerons dans la boue. C’est un point essentiel de notre programme aux élections à la chambre […] Nous nous retrouvons, nous, agriculteurs qui défendons toutes les agricultures devant d’autres soi-disant agriculteurs et associations qui prônent le retour à la préhistoire, les travaux à la main dans les champs, le refus de la modernité, le tout arrêt de pesticides sans période de transition. Les agriculteurs s’en souviendront dans les urnes. »

Isoler votre maison, changer la chaudière, ces fumisteries qui confinent à l'arnaque

Charles Sannat



33 ans! Il faudra 33 ans pour rentabiliser une nouvelle chaudière vendue 6 000
euros


Mes chères impertinentes, mes chers impertinents,

Hier soir, voyant qu’une tempête de neige terrible était annoncée sur le pays, je me suis précipité pour vérifier l’état du stock de boîtes de raviolis : imaginez que l’on soit bloqué pendant 6 mois en raison d’une grande glaciation. Justement, à propos de glaciation, aux États-Unis ils annoncent du -50°, et de quoi bien sourire avec nos 5 centimètres de neige. Allez, je vous en donne 10 parce que je suis très large.

Bref, -50°, je disais perfidement à ma femme que de telles températures allaient nous valoir une sortie de Trump sur le réchauffement climatique. Évidemment, ce qui devait se passer se passa… et Trump de twitter ce matin : « Je me caille, rendez-moi mon réchauffement climatique. » Du coup, je suis encore un génie dans le regard de ma femme.

Heureusement, de vous à moi, que l’on n’a pas du -50° parce que là, ils peuvent nous bourrer le mou (nos mamamouchis) avec toutes les transitions énergétiques qu’ils veulent, on se caillera tous !

Bon, venons-en au fait, à savoir sur la manière dont on vous arnaque copieusement, et là, ma patience est à bout. Cessez d’être écolo comme on nous demande de l’être, car en fait, on se fait juste enfler jusqu’à la moelle et encore, je retiens ma vulgarité sous l’œil courroucé de ma moitié qui ne supporte pas les gros mots devant les enfants et en public… 


Charles, on m’a proposé une chaudière à condensation à 6 000 euros, c’est une bonne affaire, hein ?
Tout part de l’histoire d’un voisin à qui « on » tente de refourguer une chaudière à condensation GTI 16 soupapes avec injection intégrée et vraisemblablement au moins 16 soupapes et sans doute également « biturbo ». Pour ceux qui s’y connaissent un peu en moteur, dans les turbo, on utilise les gaz, et dans les chaudières à condensation, on récupère aussi de la chaleur, du coup, on augmente le rendement…

mercredi 30 janvier 2019

États-Unis : les émissions de CO2 liées à l'énergie ont augmenté de 2,8% en 2018

Enerdata

Commentaire : Big up à tous ceux qui voudraient nous faire croire que le gaz naturel est bon pour le climat sous prétexte qu'il est moins pire que le charbon.

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Selon l' Energy Information Administration (EIA) des États-Unis, les émissions nationales de CO2 liées à l'énergie ont augmenté de 2,8 % en 2018. Il s'agit de la plus forte augmentation des émissions de CO2 liées à l'énergie depuis 2010. Les émissions domestiques de gaz naturel, qui ont augmenté de près de 10 %, ont alimenté la croissance globale en 2018, bien que les émissions de pétrole, principalement utilisées dans le secteur des transports, représentent la plus grande part des émissions totales de CO2 liées à l'énergie.

L' EIA américaine estime également que la consommation totale d'énergie américaine en 2018 est inférieure de 0,4 % au record établi en 2007. Ce chiffre est en grande partie imputable aux changements climatiques, car les tendances de température ont conduit à des niveaux records de consommation d'électricité et de gaz naturel tout au long de l'année : les degrés-jours de refroidissement (DJC) pondérés par la population américaine ont atteint un nouveau record en 2018, tandis que les degrés-jours de chauffage (DJC) enregistrés étaient les plus élevés depuis 2014.

Les émissions de CO2 liées à l'énergie devraient diminuer en 2019 et 2020, en raison du temps plus doux en hiver (moins de DJC) et en été (moins de DJC). Ils resteraient plus élevés qu'en 2017.

Une hausse des tarifs de l’électricité de 6 % proposée par le régulateur de l'énergie

Alexandre Boero
 
Pixabay

La Commission de régulation de l'énergie (CRE) propose une forte hausse des tarifs qui pourrait concerner l'ensemble des consommateurs résidentiels liés au tarif bleu d'EDF, ainsi que les professionnels, soit près de 30 millions d'abonnés.

Voilà une nouvelle qui, par les temps qui courent, ne devrait pas atténuer le pessimisme ambiant dans lequel la France est plongé depuis plusieurs mois, et dont l'une des conséquences a été la naissance du mouvement des Gilets Jaunes en 2018. Mercredi, la Commission de régulation de l'énergie (CRE) a annoncé son intention de proposer une hausse très importante des tarifs de l'électricité le 31 janvier aux acteurs du secteur, avant une délibération le 7 février 2019.


Une hausse de 7,7 % hors taxes En se basant sur « une méthodologie de construction des tarifs réglementés de vente d'électricité » et à la suite de différentes consultations publiques (2016 et 2017), le régulateur du marché de l'énergie compte proposer une augmentation de 7,7 % HT, soit 5,9 % TTC, du tarif réglementé de l'électricité, ce qui représenterait une hausse de plusieurs dizaines d'euros de la facture annuelle, qui passerait alors de 1 400 euros en moyenne à 1 484 euros.

La hausse souhaitée concernerait à la fois les abonnés résidentiel (25,6 millions de foyers) et non résidentiel au tarif bleu (3,2 millions). Celle-ci est motivée par la croissance des prix de l'énergie sur les marchés de gros (+4,6 % TTC), causée par la hausse des cours du carbone l'an passé, et le doublement des prix moyens des garanties de capacité (+1,3 % TTC).


L'augmentation pourrait intervenir dès le 1er mars 2019L'autorité administrative indépendante note aussi, depuis le début de l'année, une hausse des prix des énergies sur le plan international. Elle se justifie ainsi d'une augmentation des tarifs de l'électricité en Espagne et en Allemagne, mais aussi en Italie, au Royaume-Uni et en Belgique. La plupart de ses pays proposent des tarifs plus élevés qu'en France, où l'on reste encore en-deçà de la moyenne européenne, mesurée à 200 €/MWh TTC par la Commission européenne.

Réponse de l'Académie à l'étude de l'Ademe sur le mix énergétique futur

l’Académie des technologies

Trajectoires d’évolution du mix électrique 2020-2060 : la réponse de l'Académie à l'étude de l' ADEME sur le mix énergétique futur".
Commentaires d’une étude ADEME publiée le 10 décembre 2018 


Synthèse de l’avis de l’Académie des technologies
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) a largement médiatisé en décembre 2018 son évaluation de l’évolution du Mix électrique jusqu’en 2060. Elle recommande en substance d’arrêter les centrales existantes avant leur fin de vie, les remplacer massivement par des installations solaires et éoliennes (multiplication par plus de dix des puissances installées actuelles), et développer une économie de l’hydrogène avec les surplus d’électricité des périodes favorablement ventées et ensoleillées.

L’Académie des technologies, comme elle l’a déjà écrit, s’inscrit pleinement dans la politique de développement des énergies renouvelables. Elle considère que la réussite de cette politique suppose des hypothèses réalistes. C’est pourquoi elle estime que les conclusions de l’étude de l’ ADEME doivent être prises avec une très grande prudence. Elles ne devraient en aucun cas servir de base à des décisions de politique publique et leur médiatisation est prématurée. L’avis de l’Académie, justifié dans la note jointe, est notamment fondé sur les éléments ci-après.

mardi 29 janvier 2019

Allemagne : le nombre d'implantations d'éoliennes terrestres s'effondre en 2018

Beatrix Fontius

Energie éolienne : chiffres d'expansion pour l'ensemble de l'Allemagne en 2018


L'énergie éolienne à terre - l'expansion s'effondre brutalement, les perspectives à moyen et long terme doivent maintenant être fixées par la loi

L'expansion des éoliennes terrestres étaient de 2 402 mégawatts (MW) ou 743 éoliennes en 2018. Ce résultat est inférieur aux attentes déjà peu ambitieuses.
Les perspectives d'expansion à court terme pour 2019-2020 restent faibles ; des appels d'offres spéciaux donnent confiance pour une reprise à partir de 2021.
Le compromis sur le charbon confirme la nécessité d'établir juridiquement un cadre temporel et quantitatif à moyen et long terme pour atteindre les objectifs de protection du climat d'ici 2030.
La rationalisation des procédures d'autorisation et l'élimination des obstacles administratifs sont essentielles

Selon les chiffres calculés par Deutsche WindGuard, L'expansion des éoliennes terrestres est inférieure aux attentes déjà peu ambitieuses. Avec seulement 2 402 mégawatts (MW) ou 743 turbines, les nouvelles constructions sont encore en deçà du niveau de 2013, bien que la demande d'électricité renouvelable augmentera considérablement dans le futur. Il s'agit d'une baisse de 55 % par rapport à 2017, bien en deçà du chiffre de 3 300 MW estimé par la Fédération allemande de l'énergie éolienne (BWE) et VDMA Power Systems à la mi-2018.

"Aujourd'hui, il est plus important que jamais de définir rapidement l'expansion des énergies renouvelables pour l'objectif 2030 et de définir les orientations à adopter. Le Stop-and-Go doit être arrêté. Le niveau élevé et stable des nouvelles constructions entre 2013 et 2017 a conforté les objectifs du gouvernement fédéral en matière de protection du climat et les objectifs de développement des énergies renouvelables dans les Länder. Si une augmentation soutenue du développement des énergies renouvelables - justifiée par les réductions de coûts réalisées et la décision désormais annoncée de ne pas produire d'électricité à partir de lignite et de houille - est une évidence, un déclin massif pour 2018 et 2019 en serait la contrepartie : la position dominante du secteur éolien allemand dans le monde serait ainsi mise en péril et le secteur serait en concurrence Nous ne pouvons pas non plus cacher le fait que l'Allemagne reste le plus grand marché européen pour l'énergie éolienne", commente Matthias Zelinger, directeur général de VDMA Power Systems, à propos des chiffres, ajoutant : " Il est évident que l'objectif de 65% du gouvernement fédéral ne peut être atteint en 2030 si l'expansion annuelle actuellement prévisible se poursuit."

lundi 28 janvier 2019

Les associations attaquent les décrets Lecornu/de Rugy


" Les besoins d'un être humain sont sacrés. Leur satisfaction ne peut être subordonnée ni à la Raison d’État, ni à aucune considération soit d'argent, soit de nationalité, soit de race, soit de couleur, ni à la valeur morale ou autre attribuée à la personne considérée, ni à aucune condition quelle qu'elle soit."

Simone Weil (1909-1943)


conception : lesvuesimprenables


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Le gouvernement dévoile la programmation pluriannuelle de l’énergie

Valéry Laramée de Tannenberg


Commentaire : voyage au bout de la nuit et jusqu'en enfer!

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La France devra réduire de 14% sa consommation d’énergie finale entre 2012 et 2028. [Shutterstock]

Après bien des retards, le gouvernement français a rendu public son projet de programmation pluriannuelle de l’énergie. Relativement audacieuse, cette politique décennale souffre pourtant de nombreux défauts. Un article de notre partenaire, le Journal de l’environnement.
La France rentre dans le dur. Près de deux mois après en avoir dévoilé les grandes lignes, le gouvernement a publié le vendredi 25 janvier, le projet programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). Institué par la loi sur la transition énergétique, cet exercice de planification énergétique porte sur les périodes 2019-2023 et 2024-2028. Il est la déclinaison opérationnelle de la stratégie nationale bas carbone (SNBC).
Le nouveau paquet Énergie Climat 2030 européen demande d’ailleurs aux 27 membres de l’Union européenne de fondre ces deux documents en un plan national intégré Energie Climat (Pniec). À charge ensuite pour les services de la Commission européenne de vérifier que les orientations des Pniec soient conformes aux objectifs Energie Climat assignés à chaque pays membre.
La PPE fixe avant tout un grand objectif, qui détermine le reste. Dans dix ans, la France ne devra pas émettre plus de 227 millions de tonnes de CO2 issues de la combustion de fossiles: 43% de moins qu’en 1990 (année de référence pour la comptabilité carbone de l’ONU).

Énergie électrique : l’Europe a décidé de se suicider

jacqueshenry
25 janvier 2019




Il aura fallu un peu moins de 9 années pour que les deux EPR chinois à Taishan soient successivement connectés au réseau électrique à quelques mois d’intervalle, le résultat d’une longue coopération de 35 années dans le domaine du nucléaire civil entre la France et la Chine datant du premier balbutiement du pays dans ce domaine pour la construction du réacteur nucléaire de Daya Bay de type 900 MWe par Framatome et EDF. Le 29 juin 2018 restera donc une date symbolique tant pour la France que pour la Chine quand le premier EPR du monde a été connecté au réseau suivie du 13 décembre de la même année quand le statut commercial a été finalement accordé à cette installation industrielle après de multiples vérifications ultimes. Pour ceux qui se posent des questions au sujet de cette coopération en profondeur entre EDF et le groupe China General Nuclear Power (CGN) il faut rappeler que plus de 200 ingénieurs français ont travaillé sur le site de Taishan et que 40 compagnies françaises ont été directement impliquées dans la construction de cette usine. Qu’en est-il des accords de transfert de technologie ? Il ne faut pas attendre de réponse de la part d’EDF ni du gouvernement français à ce sujet.

Toujours est-il que cette réalisation qui a nécessité plus de 15000 personnes sur le site est surtout le résultat de la préoccupation de la Chine de disposer d’une source d’énergie propre et disponible à bon marché 24/24 heures tout en évitant l’émission de carbone dans l’atmosphère à hauteur de 21 millions de tonnes par an et par réacteur ainsi qu’à l’acharnement au travail admirable du peuple chinois. Il y a actuellement deux autres réacteurs EPR en cours de finalisation : Olkiluoto-3 en Finlande et Flamanville-3 en France, et sur le site d’ Hinkley Point C le tout début de la construction de deux EPR. Pour ce qui concerne l’ EPR d’ Olkiluoto il se pourrait qu’en cette année 2019 on assiste à la conclusion de la plus longue saga de construction d’une centrale nucléaire en Europe. C’est en 2002 que le gouvernement finlandais manifesta le désir de construire un nouvel équipement électro-nucléaire. Cette décision représentait un changement de politique puisque en 1993 les autorités avaient décidé de ne plus développer l’énergie nucléaire dans le pays. Aujourd’hui avec plus de 7 ans de retard sur le programme initié en 2002 – cet EPR devait être raccordé au réseau en 2012 – le chargement en combustible devrait débuter dans quelques semaines et l’installation être opérationnelle au cours de l’année 2020. Le budget global de la construction de cette usine aura triplé par rapport aux estimations initiales. Quant au réacteur EPR de Flamanville, bien que l’autorisation de fonctionnement ait été accordée par l’agence de sécurité nucléaire française (ASN), il est probable que le couvercle du réacteur soit changé au cours du premier arrêt pour rechargement de combustible puisqu’il présente des anomalies !

Haute-Marne : chauve-souris, y es-tu encore?

jhm.fr

Ainsi, le Conservatoire des espèces naturels de Champagne Ardenne, organisme agréé par l' Etat et la région Grand Est, qui a pour un de ses objectifs "la préservation des milieux naturels et notamment les chiroptères et leurs habitats" a mandaté l' association spéléologique de Haute-Marne pour faire l'inventaire "des populations cavernicoles hibernantes." Quelle belle initiative!

Et en même temps, l' Etat et la région Grand Est on fait du territoire la deuxième région éolienne de France, derrière les Hauts-de-France*, en terme de puissance nominale installée: 3 197 MW répartis sur 335 sites
Or, l'éolienne est le pire prédateur pour les chauves-souris!

Chauves-souris : le Monde perdu où Massacre à éolien park
Et tous ces amoureux et protecteurs de la nature et de la vie ne sont ni choqués ni révoltés?



Mazette, ma bonne dame, faut bien vivre...

* ancienne région Nord-Pas-de-Calais-Picardie


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dimanche 27 janvier 2019

40 millions de tonnes de déchets toxiques

stopthesethings
10/08/2017



Les écologistes du genre de ceux que l'on appelle affectueusement les " écolos " (plutôt que les adeptes des aérogénérateurs) finissent par comprendre que l'industrie éolienne est tout sauf la source d'énergie " propre et verte " que ses partisans prétendent.


Dans cet article, Emily Wade rend son indignation palpable ; elle a l'impression d'avoir été roulée dans la farine..
À cet égard, Emily peut être pardonnée. L'industrie éolienne a fait des heures supplémentaires pour démontrer son respect de l'environnement et enterrer toute preuve du contraire.
Les vrais éco-guerriers, comme Emily, ne sont pas si préoccupés par l'oubli de faits gênants de la part de l'industrie éolienne, ils sont enragés de constater que l'industrie éolienne fait enfouir des dizaines de millions de tonnes de déchets toxiques, parmi une série d'autres nuisances écologiques.

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Des études révèlent que les éoliennes ne sont pas durables et qu'elles sont nuisibles pour la faune
Pensez-y maintenant
Emily Wade
6 juillet 2017

De nouvelles études estiment que les éoliennes produiront 43 millions de tonnes de déchets d'ici 2050. Les scientifiques disent que l'énergie éolienne est une catastrophe environnementale non durable qui remplit les sites d'enfouissement et nuit à la faune. Toutefois, le département de l'Énergie des États-Unis se vante que l'énergie éolienne est la principale source d'énergie renouvelable aux États-Unis, avec une capacité suffisante pour alimenter plus de 20 millions de foyers.
"L'Office des technologies éoliennes du ministère de l'Énergie affirme qu'il " dirige les efforts du pays en matière de recherche et de développement de technologies novatrices, de réduction des coûts et d'accélération du déploiement de l'énergie éolienne dans tout le pays. Le bureau a un portefeuille complet et investit par le biais d'accords de coopération avec une variété d'entreprises, d'universités, de laboratoires et d'autres organisations." Le scénario d'étude de la vision du vent du Ministère vise à accroître l'approvisionnement en énergie éolienne du pays de 35 % d'ici 2050, et il a recours à des incitatifs comme des subventions gouvernementales et des crédits d'impôt pour atteindre cet objectif.
Le gouvernement prétend que l'énergie éolienne est durable, mais la publication de 2017 du Journal of Waste Management intitulée  "Déchets de pales d'éoliennes in 2050" indique que les pales des éoliennes remplissent les décharges.
En plus des pales, l'étude indique qu'il y a jusqu'à 45 % de déchets supplémentaires provenant de la fabrication, des essais et des étapes en service de l'utilisation des éoliennes. Les scientifiques estiment qu'il y aura 43 millions de tonnes de déchets de lames dans le monde d'ici 2050. Les chiffres estimatifs étaient fondés sur les données actuelles des ventes et de la production et ne tenaient pas compte du plan du gouvernement visant à augmenter considérablement l'utilisation des turbines d'ici 2050.

Allemagne : Rosa Luxemburg par-delà l’icône : auto-administration, autonomie, autogestion

Claudie Weill
15 janvier 2019



Au printemps 2009 éclata un scoop : on aurait retrouvé le cadavre de Rosa Luxemburg au laboratoire de médecine légale de l’hôpital de la Charité à Berlin. Le directeur du laboratoire, Michael Tsokos, affirmait être à peu près sûr de son fait. Le torse d’une noyée repêché en 1919 présenterait des similitudes frappantes avec Rosa Luxemburg : même âge, même taille, possible claudication. Tsokos déclara être parvenu à isoler l’ADN et chercher à le confronter avec des traces qu’on aurait pu déceler sur son herbier ou encore en procédant à l’exhumation de ses parents, ce que la petite-nièce de Rosa Luxemburg aurait refusé. Parmi les historiens susceptibles d’infirmer ou de confirmer la thèse, convoqués par Michel Tsokos, ne figurait pas la principale éditrice de ses œuvres et de sa correspondance en allemand (soit douze volumes), Annelies Laschitza. Et pour cause. Sollicitée deux ans et demi plus tôt en tant qu’experte par les archivistes de Berlin-Lichterfelde où sont réunis les fonds de l’ancien Institut du marxisme-léninisme de Berlin, elle a scrupuleusement observé son devoir de réserve. Le recueil de contributions et de documents qu’elle publie avec Klaus Gietinger après que Michael Tsokos eut rompu unilatéralement le silence[1], s’il n’apporte pas la preuve formelle que le cadavre enterré en 1919 était bien celui de Rosa Luxemburg, fournit à tout le moins un faisceau de probabilités convergentes.
Interrogé sur ses motivations, Michael Tsokos s’est déclaré peu intéressé par l’aspect politique du personnage, voire être apolitique, mais « Rosa Luxemburg était une femme extrêmement forte à une époque où il n’était nullement habituel que les femmes s’affirment ainsi […] Elle a énormément souffert mais sa volonté n’a pas été brisée pour autant »[2].

Un autre événement médiatique de moindre retentissement fut le spectacle de la comédienne Anouk Grinberg lisant des lettres de prison, accompagné d’un choix de textes au titre éloquent : Rosa la vie[3] ; elle aussi tente d’esquiver l’aspect politique ou du moins de louvoyer. Car si les qualités littéraires de Rosa Luxemburg épistolière sont indéniables, elle est surtout l’une des rares figures politiques de première grandeur pour laquelle on dispose d’un tel ensemble d’ego-documents que constitue sa correspondance.
Enfin c’est presque sans bruit que, le 8 mars 2010, à l’occasion d’une ex position intitulée « Place aux femmes » et consacrée par la mairie du 18e arrondissement de Paris aux femmes   illustres qui y ont résidé, était inaugurée au 21 rue Feutrier une plaque signalant l’un des domiciles parisiens de Rosa Luxemburg, en 1894.
Là aussi, son activité politique est estompée : il n’est question que d’exil et d’études et non de la publication de l’organe de son parti, la SDKP (Social- démocratie du Royaume de Pologne).
Apparemment, c’est cette tentative d’édulcoration consistant à privilégier la femme par rapport à la militante que dénonçaient déjà les critiques du film de Margarete von Trotta en 1985. Ils reprochaient à la cinéaste d’avoir renvoyé l’image « d’une petite bonne femme qui écrit de belles lettres dans des circonstances difficiles »[4]. Mais en fait, leur démarche était tout autre : il s’agissait, à travers un parti pris antiféministe à peine masqué qu’avait épinglé auparavant Christel Neusüss[5], d’ignorer la femme pour mieux attaquer la personnalité politique, à l’instar de Daniel Bensaïd, lorsqu’il affirmait dans une confrontation classique entre Lénine et Rosa Luxemburg : « Pourtant, on ne saurait trouver chez Rosa Luxemburg qu’un contrepoint fragmentaire à la démarche léniniste : les soubresauts affectifs et les trivialités s’y mêlent, il en résulte une arlequinade bariolée, séduisante de fantaisie, peut-être, mais qui ne saurait être prise pour une théorie de l’organisation »[6]. Lorsque je l’ai interrogé bien des années plus tard, après avoir relu cet article, il a reconnu l’antiféminisme de ses propos d’alors et affirmé avoir fait depuis amende honorable.

Australie, Melbourne : panne d'électricité, samedi noir

Charis Chang
25/01/ 2019


Commentaire : l'Australie, le pays pionnier en black-out électrique et grand pollueur de la planète grâce à :

  • une production d'électricité fournie à 85,4 % par des combustibles fossiles (2016) dont ~64% charbon (centrales vieillissantes) et ~20% gaz. Le charbon est la principale ressource énergétique de l'Australie. 
  • un développement extraordinaire des éoliennes, 88 zones industrielles totalisant 9.7 GW de puissance nominale (mars 2018), 
  • un parc de panneaux photovoltaïques d'une puissance nominale de 7,2 GWc, 
  • aucun réacteur nucléaire, excepté le réacteur OPAL (2007), un réacteur de recherche. En 2008, le premier ministre de l'époque, Kevin Rudd (2007-2010) ayant déclaré que l'Australie pouvait se passer de l'énergie nucléaire Going nuclear not essential : Rudd ; les Verts  sont également opposés à cette source d'énergie. Mais depuis quelques années (2013), plusieurs personnalités et entreprises contestent cette position dont le climatologue Tom Wigley.
Ainsi, au Pays des kangourous, tout va bien!😇 Mais qu'on se rassure, nous français et européens, nous allons nous aussi pouvoir gouter au black-out à l'australienne grâce aux politiques irresponsables menées par des élus incompétents dans le domaine de la production électrique.

À suivre...


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@routard.com

En raison d'une panne d'électricité, les Victoriens s'apprêtent à vivre la journée la plus chaude depuis le samedi noir.


Plus de 200 000 foyers de Victoria ont été privés d'électricité aujourd'hui après que les températures aient grimpé au-dessus de 40°C et que les groupes électrogènes soient tombés en panne.
Aujourd'hui, plus de 200 000 propriétés ont été privés d'électricité à Victoria en raison du délestage causé par le temps chaud.

 
L' Australian Energy Market Operator (AEMO) a confirmé qu'en période de pointe, il lui fallait trouver 250 MW d'énergie en coupant l'électricité à environ 60 000 clients et plus en rotation.
Les pannes ont eu lieu entre 12h  et15h et étaient rendues obligatoires pour " protéger le système électrique lors de températures record, d'une forte demande et d'une disponibilité réduite de la production ", selon un communiqué.

L' AEMO a indiqué que certains résidents et entreprises peuvent encore ne pas être alimentés en électricité en raison de défaillances non liées sur le réseau.
"Nous encourageons les consommateurs à surveiller les cartes des pannes de leur réseau de distribution local au moyen d'appareils mobiles ou en ligne ", a-t-il ajouté.
"L' AEMO reconnaît les inconvénients et les difficultés de la panne d'électricité dans des conditions extrêmes, et remercie tous les Victoriens de leur patience.
"L' AEMO aimerait également féliciter les consommateurs et les entreprises victoriens qui ont délibérément économisé leur consommation d'énergie au cours des 48 dernières heures.

 
Pendant les pannes de courant, une centaine de feux de circulation ne fonctionnaient pas à Melbourne et à Geelong


Des jeunes sautent du Lagoon Pier à Port Melbourne Beach le 25 janvier. Photo : Robert Cianflone/Getty Images Source : Getty Images

Pétition : pour économiser et redistribuer 121 milliards d'€ en pouvoir d'achat

Kelly, Gérard, Jean-Luc ...

Pour économiser et redistribuer 121 milliards d'€ en pouvoir d'achat, C'EST ICI




ÉNERGIE DURABLE a lancé cette pétition adressée à Monsieur le Président de la République


Monsieur le Président de la République, dans votre lettre aux français du 14 janvier 2019 vous appelez à «transformer les colères en solutions». Sur la fiscalité et la transition écologique vous nous posez deux questions : «quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier»? «Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale»? Cette pétition répond à ces deux questions.
Pour réussir notre transition écologique comme pour améliorer notre pouvoir d’achat il faut stopper certaines subventions, excessives et devenues inutiles, aux éoliennes et au solaire photovoltaïque (PV):
  1. ces deux sources d’énergies sont inefficaces pour dé-carboner notre économie (nos émissions de CO2 remontent même depuis 3 ans, voir réf.1),
  2. leurs promoteurs vantent désormais leur compétitivité,
  3. et les caisses de l’Etat sont vides. Trois bonnes raisons pour remettre en cause la partie inefficace et coûteuse en pouvoir d'achat de notre politique de soutien à l’éolien et au PV.
Selon la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) 68% des aides et subventions (plus de 5 milliards d’€/an) vont aux énergies renouvelables électriques (réf.2). Or, l'électricité en France ne représente que 23% de notre consommation d’énergie finale (contre 68% pour les carburants, le gaz et le charbon) ; de plus, déjà dé-carbonée à plus de 90%, notre électricité est hors sujet dans notre lutte contre le dérèglement climatique.

Selon la Cour des Comptes (voir réf.3) qui dénonce ce gaspillage de fonds publics les taxes qui vont être prélevées dans les poches de nos concitoyens pour financer uniquement les contrats d’aides aux renouvelables électrogènes déjà signés avant 2017 représentent à elles seules 121 milliards d’€.

NOUS DEMANDONS UN MORATOIRE SUR CES AIDES, qui proviennent pour l’essentiel de taxes prélevées à la pompe à essence : 121 Mds d'€ C'EST UNE ÉCONOMIE POTENTIELLE DE 4000 € PAR MÉNAGE FRANÇAIS !

samedi 26 janvier 2019

France : les abandonnés; Histoire des "cités de banlieue"

Xavier de Jarcy


Les Abandonnés
Pourquoi la France, qui se voulait la nation de l’art de vivre, de la mesure et de la démocratie, a-t-elle été le pays développé qui a le plus mal logé ses habitants, et pourquoi s’est-elle enfoncée dans une perpétuelle crise du logement, cause d’un malaise urbain dont elle peine encore à s’extraire ?
Nous avons aujourd’hui une vision faussée des problèmes des banlieues : la dérive des quartiers commencerait après la crise économique de 1974 et serait liée à l’immigration. Or Xavier de Jarcy, en reconstituant la genèse des quartiers de banlieue étape par étape et en donnant à entendre la parole de tous les intervenants – ministres, élus locaux, architectes, constructeurs, promoteurs, démographes, géographes et, bien entendu, habitants –, nous montre que les erreurs d’urbanisme et la ségrégation sociale ont commencé bien plus tôt.
Nés des théories prônant un urbanisme autoritaire formulées dans l’entre-deux-guerres, les grands ensembles devaient mettre fin aux taudis, mais aussi façonner une population saine, morale et productive dans un pays mis en ordre – les cités sont l’aboutissement inachevé de ce projet d’hygiénisme social. C’est dans le cadre d’une permanente économie de guerre et sous l’empire d’un « dirigisme sans argent » que les nouveaux quartiers seront érigés. On construit mal, n’importe où, n’importe comment. Au tournant des années 1970, le libéralisme s’impose brutalement, avec pour conséquence que les derniers grands ensembles, déréglementés, accumuleront des problèmes à ce jour irrésolus.



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vendredi 25 janvier 2019

Finlande : une étude a été réalisée sur les infrasons générés par les éoliennes

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Nos remerciements vont à Peter Vorsmann, Lothar Fischer et Werner Halbe pour  avoir trouvé l'étude, l'avoir traduite du finnois et corrigé les erreurs de traduction.
Par souci d'exhaustivité, après la traduction, nous avons joint la traduction anglaise et les liens vers l'original.

L'étude pilote montre une réduction significative des émissions d'infrasons seulement à des distances de plus de 15 kilomètres des éoliennes.
L'étude pilote à Satakunta et à Nordösterbotten montre que les phénomènes causés par les émissions d'infrasons des parcs éoliens ne diminuent significativement qu'à une distance de plus de 15 kilomètres des centrales électriques. L'étude a été menée au printemps 2016 par l'Association finlandaise de santé environnementale (SYTe).

- L'expérience a montré que les gens autour des éoliennes présentent généralement une variété de symptômes quelques mois après leur construction, explique Markku Mehtätalo, président de l'Association finlandaise pour la santé environnementale.

- Il est possible de le prouver assez facilement, et THL, par exemple, l'a essayé, poursuit Mehtätalo.

Dans l'étude THL de 2016, on supposait encore que les symptômes ne diminueraient significativement qu'après une distance de 10 kilomètres. L'étude n'a pas tenu compte des effets des centrales électriques situées à d'autres endroits dans le voisinage.
Cependant, l'expérience a montré que les symptômes ne s'atténuent généralement pas à cette distance chez les personnes atteintes, dit Mehtätalo. Les mesures ont également montré que les infrasons pulsés des éoliennes actuellement en construction ne sont pas réduits de manière significative à cette distance. Le bruit et les champs électromagnétiques, qui sont d'autres facteurs de risque, sont très proches des centrales électriques.

Le matériel d'étude a été recueilli à Satakunta et en Ostrobotnie du Nord
L'étude pilote répond aux exigences méthodologiques des statistiques de l'échantillon. Les données ont été recueillies à Satakunta et Nordösterbotten, principalement dans les régions où des éoliennes ont été construites de 0,5 à 1,5 an avant l'interview (voir figure 1 dans Nordösterbotten). Environ 50 familles présentant des symptômes dans chaque membre de la famille ont été analysées. Au total, environ 200 personnes ont participé à l'étude.

Figure 1 : dans la plage jaune, l'infrarouge de l'éolienne est presque continu. La région se trouve au sud de la province d' Oulu.

Renouvelables: la France vise un rythme soutenu d'appels d'offres

Benjamin Mallet, édité par Benoît Van Overstraeten

Commentaire : voyage au bout de l' enfer!
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La France prévoit un rythme soutenu d'appels d'offres dans l'éolien terrestre et le solaire photovoltaïque afin de doubler ses capacités de production d'électricité renouvelable en dix ans. /Photo prise le 15 novembre 2018/REUTERS/Mohamed Abd El Ghany Thomson Reuters

PARIS (Reuters) - La France prévoit un rythme soutenu d'appels d'offres dans l'éolien terrestre et le solaire photovoltaïque afin de doubler ses capacités de production d'électricité renouvelable en dix ans, selon le projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) publié vendredi.

Le texte, qui décline les objectifs du pays par filières énergétiques pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028 et va être soumis à consultation, confirme en outre que quatre à six réacteurs nucléaires du parc actuel d'EDF seront fermés d'ici à 2028, y compris les deux unités de Fessenheim (Haut-Rhin) au printemps 2020.

Selon le calendrier prévu de développement des renouvelables, des appels d'offres représentant près de deux gigawatts (GW) de capacités d'éoliennes terrestres et trois GW dans le solaire seront lancés chaque année sur la période 2019-2024.

Pour multiplier par environ 2,5 les capacités installées d'éoliennes terrestres et par 5 à 6 le parc solaire français en dix ans, environ 14.500 mâts seraient installés sur le territoire métropolitain à horizon 2028, contre 8.000 à fin 2018, et le développement des parcs photovoltaïques nécessiterait d'exploiter 365 km2 au sol et 175 km2 de toitures.

Dans l'éolien en mer posé, au-delà des 500 mégawatts (MW) du projet de Dunkerque prévus cette année, la PPE vise l'attribution de 1.000 MW en 2020 et de 1.000 à 1.500 MW en 2023-2024, le gouvernement demandant aux industriels de réduire leurs coûts avec des prix cibles inférieurs à 70 euros par mégawatt-heure (MWh) pour Dunkerque et de 60 euros en 2023-2024.

Les bandits et la révolution

Eric J. Hobsbawn
18 janvier 2019




 

Extrait du livre d’Eric J. Hobsbawn 
Eric J. Hobsbawn, Les bandits, Paris, La Découverte, 2018, 240 p., 11 euros.

Des « Haïdoucs », bandits des Balkans, en passant par Jesse James ou Billy the Kid, les bandits sociaux sont des figures peu familières de l’histoire sociale. Groupes marginaux, l’histoire officielle n’a retenu d’eux que leur violence et leurs illégalismes. C’est à une toute autre histoire que se livre l’historien marxiste Eric J. Hobsbawn, en les resituant dans une histoire populaire des révoltes politiques, dans un livre paru initialement aux éditions Maspero en 1972 et récemment réédité par les éditions La Découverte.


 

Chapitre 8. Les bandits et la révolution
« Flagellum Dei et commissarius missus a Deo contra usurarios et detinentes pecunias otiosas » (Fléau de Dieu, envoyé par Dieu pour lutter contre les usuriers et les possesseurs de richesses improductives).
Autoportrait de Marco Sciarra, chef de brigands napolitain dans les années 1590[1].

À ce stade, le bandit doit choisir entre l’état de criminel et l’état de révolutionnaire. Comme nous l’avons vu, le banditisme social constitue un défi de principe pour l’ordre établi de la société de classes et pour son fonctionnement politique, quels que soient les arrangements qu’il trouve en pratique avec les deux. Dans la mesure où il s’agit d’un phénomène de contestation sociale, on peut y voir le précurseur ou l’incubateur potentiel de la révolte.

En ce sens, il diffère radicalement du monde criminel des bas-fonds, auquel nous avons déjà eu l’occasion de l’opposer. Les bas-fonds constituent une antisociété, dont l’existence passe par le renversement des valeurs du monde « respectable », qu’elle qualifie de « pourri », mais dont elle est un parasite. Le monde révolutionnaire est lui aussi un monde « respectable », sauf peut-être à certaines périodes particulièrement apocalyptiques où même les criminels antisociaux peuvent avoir un accès de patriotisme ou d’exaltation révolutionnaire. Aussi les révolutions ne représentent-elles pas grand- chose pour le monde des bas-fonds, sinon des moments privilégiés en ce qui concerne l’action criminelle. Rien ne montre que la pègre parisienne, considérable à l’époque, ait fourni des militants ou des sympathisants aux révolutions françaises des XVIIIe et XIXe siècles ; certes les prostituées, en 1871, étaient d’ardentes communardes, mais, en tant que classe, c’étaient moins des criminelles que des victimes de l’exploitation. Les bandes de criminels qui se multiplièrent dans les campagnes française et rhénane dans les années 1790 n’étaient pas des phénomènes révolutionnaires, mais les symptômes d’un désordre social. Les bas-fonds n’entrent dans l’histoire des révolutions que dans la mesure où les « classes dangereuses » sont mêlées aux « classes laborieuses[2] », en général dans certains quartiers des villes, et parce que les rebelles et les insurgés sont souvent traités en criminels et en hors-la-loi par les autorités. Mais, en principe, la distinction est claire.

Les bandits, en revanche, partagent les valeurs et les aspirations du monde paysan et, en tant que hors-la-loi et rebelles, sont généralement sensibles à ses poussées révolutionnaires. En temps normal, ils méprisent, en hommes qui ont déjà acquis leur liberté, l’inertie et la passivité des masses, mais, en période révolutionnaire, cette passivité disparaît. De nombreux paysans deviennent des bandits. Lors des soulèvements en Ukraine aux XVIe et XVIIe siècles, ils se baptisaient cosaques. Dans l’Italie, en 1860-1861, les unités de guérilleros paysans se constituaient en prenant les bandes de brigands comme noyau et comme modèle. Les chefs locaux se voyaient devenir un pôle d’attraction pour une foule de soldats dispersés de l’armée des Bourbons, de déserteurs, d’hommes qui avaient fui le service militaire, de prisonniers échappés, de gens qui craignaient d’être persécutés pour leur participation à la protestation sociale lors de la libération garibaldienne et de paysans et de montagnards assoiffés de liberté, de vengeance ou de pillage, parfois des trois réunis. Tout comme les bandes de hors-la-loi traditionnelles, ces unités avaient tendance à se former dans le voisinage des agglomérations où elles trouvaient des recrues, puis à établir une base dans les montagnes ou les forêts avoisinantes, et à entamer leurs opérations par des activités difficiles à distinguer de celles de bandits ordinaires. Seul le cadre social était différent. Ce n’était plus une minorité, mais la majorité des insoumis qui prenait maintenant les armes. En somme, comme le dit un historien hollandais qui a étudié l’Indonésie, il s’agit d’époques où « la bande de brigands s’associe à d’autres groupes qui lui servent de façade, tandis que les groupes qui sont nés avec un idéal plus noble acquièrent tous les traits du banditisme[3] ».

Un fonctionnaire autrichien au service des Turcs a donné une excellente description des premiers stades d’une mobilisation paysanne de ce genre en Bosnie. À l’origine, tout au moins en apparence, une simple histoire de dîme, avec une opposition plus farouche que d’habitude. Puis les paysans chrétiens de Lukovac et d’autres villages se rassemblèrent, abandonnant leurs maisons pour gagner la montagne de Trusina Planina, tandis que ceux de Gabela et de Ravno arrêtaient le travail et organisaient des réunions. Alors que les négociations se poursuivaient, une bande de chrétiens attaqua, près de Nevesinye, une caravane venant de Mostar, et tua sept conducteurs musulmans. Les Turcs suspendirent alors les négociations, ce sur quoi tous les paysans de Nevesinye prirent les armes et gagnèrent la montagne où ils allumèrent des feux pour donner l’alarme. Ceux de Ravno et de Gabela prirent également les armes. De toute évidence, un grand soulèvement se préparait, soulèvement qui devait en fait être à l’origine de la guerre des Balkans dans les années 1870 et séparer la Bosnie Herzégovine de l’Empire ottoman, sans compter diverses conséquences internationales importantes, qui n’entrent pas dans le cadre de cette étude[4]. Ce qui nous intéresse ici, c’est la façon caractéristique dont se combinent, dans une révolution paysanne de ce genre, la mobilisation des masses et l’accroissement des activités de banditisme.

Les lobbies : ces professionnels de la désinformation

Laurie Debove 
23 janvier 2019

Commentaire : (...) "Un lobby est un groupe d’individus qui représente des institutions ou des entreprises aux intérêts communs et qui va exercer une pression sur un responsable politique par exemple pour faire valoir ces intérêts de façon principale ou régulière"
Conclusion : l'éolien est bien un lobby!

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« Depuis des décennies, Monsanto, Philip Morris, Exxon, Coca-Cola et des centaines d’autres firmes usent de stratégies pernicieuses afin de continuer à diffuser leurs produits nocifs, parfois mortels, et de bloquer toute réglementation. »




Derrière un terme souvent usité, les lobbies restent méconnus du fait de leur opacité et du manque de données précises que l’on peut obtenir sur leur impact. Pourtant, à l’échelle nationale et européenne, ces groupes d’influence exercent une pression continue pour que les législations mises en place aillent dans le sens d’intérêts le plus souvent privés. La pratique est devenue tellement banalisée qu’elle va jusqu’à mettre en danger nos démocraties, à cause du rapport de force inégal dans lequel s’affrontent sociétés civiles et représentants d’intérêts privés. 


Qui sont les lobbies
Un lobby est un groupe d’individus qui représente des institutions ou des entreprises aux intérêts communs et qui va exercer une pression sur un responsable politique par exemple pour faire valoir ces intérêts de façon principale ou régulière. Un représentant d’intérêt peut être une personne morale, c’est à dire une entreprise (publique ou privée), un cabinet d’avocats ou une société de conseils, un syndicat. Ils peuvent ainsi se répartir selon un secteur d’activité économique (pharmacie, tabac, énergie, numérique, etc.) ou selon le statut social qu’ils représentent comme BusinessEurope, le lobby des patrons de grands groupes en Europe. Une même entreprise peut ainsi faire partie de différents lobbies.

La méthanisation, mal maîtrisée, risque d’accélérer la concentration des fermes

Julie Lallouët-Geffroy (Reporterre)

 


Produire du gaz à partir de l’agriculture offre une nouvelle source de revenus pour les éleveurs, mais rebat aussi les cartes du monde agricole. Le développement des méthaniseurs bouscule le marché des déchets, intensifie la concurrence entre les cultures, pousse à la concentration des exploitations…

Cet article est le troisième et dernier de l’enquête de Reporterre sur la méthanisation. Il suit « La méthanisation, l’usine à gaz qui séduit les gros agriculteurs » et « Un digestat bien indigeste ».
Rennes (Ille-et-Vilaine), correspondance

La méthanisation permet de produire du méthane à partir des effluents agricoles. Elle constitue ainsi une nouvelle source d’énergie et dégage de nouveaux revenus pour les éleveurs. Elle ne présente donc a priori que des avantages. Sauf que le digestat, la substance produite une fois le méthane extrait, peut contenir des pathogènes et permettre à des micro-organismes de devenir plus résistants. Et le digestat est épandu sur les champs comme engrais. Voilà un hic. Au contact de l’air, le digestat libère également des molécules qui vont se transformer en gaz à effet de serre, mais aussi des polluants responsables de la pollution de l’air. Deuxième problème.
Les difficultés de ce mode de production d’énergie se révèlent dans l’air et le sol, comme on l’a vu dans le deuxième volet de notre enquête, mais aussi dans le paysage agricole. Stéphane Bodiguel, comme François Trubert, les deux agriculteurs que nous avons rencontrés, et une petite centaine d’éleveurs bretons, ont décidé de se lancer dans la méthanisation. « Entre un prix du lait non garanti qui, depuis un moment, est passé en dessous du prix de revient et un prix du gaz stable et garanti, il n’y a pas photo », dit Stéphane Bodiguel. 


« L’équivalent de trois départements seront consacrés à 100 % aux cultures intermédiaires (avoine, orge, etc.) pour alimenter les méthaniseurs »
Comme lui, ils sont de plus en plus nombreux à choisir la méthanisation au détriment de l’élevage. Aux vues des faibles revenus des éleveurs, des problèmes de surendettement, de la surcharge de travail, le choix est bien compréhensible. Mais, si on sort de l’échelle individuelle pour se placer à l’échelle régionale et nationale, les conséquences actuelles et à venir du développement de la méthanisation font froid dans le dos.
Le méthaniseur, aussi appelé digesteur, se nourrit de plusieurs tonnes de substrat par jour. Le substrat se compose généralement d’une bonne part de déjections animales, suivies de cultures intermédiaires (avoine, orge, etc.), de déchets de l’agroalimentaire, de déchets verts (coupes de pelouse, de bords de route) et, parfois, de boues de station d’épuration. C’est le savant mélange de ces ingrédients qui permet de produire un maximum de méthane à réinjecter dans le réseau, mais aussi un digestat qui servira d’engrais.

jeudi 24 janvier 2019

Méthanisation : un digestat bien indigeste pour les sols et les eaux

Julie Lallouët-Geffroy (Reporterre)

Commentaire : pollueurs des sols, pollueurs de l'air,pollueurs des eaux, bombe à retardement*, la méthanisation et l'éolien sont des dangers publics. Et pourtant, pour les deux, la réglementation autorisant leur implantation a été... assouplie. 

Ruraux, sonnons la révolte, notre vie n'a pas de prix! 

Lire
Des accidents chaque semaine en Allemagne, de grands risques en France
Dans le Lot, les résidus de la méthanisation polluent les sols

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Côté pile, la méthanisation permet de produire du gaz renouvelable et d’assurer aux éleveurs d’importants compléments de revenus. Côté face, elle présente une vraie menace de pollution des sols et d’émission de gaz à très grand effet de serre. Voici le deuxième volet de notre enquête sur ce mode de production d’énergie.

Cet article est le deuxième des trois de l’enquête de Reporterre sur la méthanisation. Il suit « La méthanisation, l’usine à gaz qui séduit les gros agriculteurs ».
Rennes (Ille-et-Vilaine), correspondance

En 2014, lorsque son méthaniseur est entré en fonctionnement, l’éleveur Stéphane Bodiguel a révolutionné sa pratique. Il élève des vaches laitières, des allaitantes, il fait aussi de l’engraissement et des céréales à Sixt-sur-Aff, dans le sud de l’Ille-et-Vilaine. « J’ai repris la ferme de mes parents avec mon frère, mais je n’ai jamais eu la passion pour les animaux, encore moins du lait. À 300 euros la tonne, on est en dessous du prix de revient, c’était intenable. » C’est un reportage sur la méthanisation en Allemagne qui lui a donné l’envie de se lancer. Après cinq ans de réflexion, il a installé un méthaniseur sur sa ferme, et récemment un nouveau moteur pour atteindre une puissance de 610 kW. Autant dire un gros méthaniseur, qui ingurgite pas moins de 30 tonnes de matières par jour. La moyenne des méthaniseurs à la ferme en Bretagne tourne autour des 100, 150 kW.
Comme dans toute exploitation équipée de ce système de production de gaz, le décor change. La première chose qui saute aux yeux est le stockage des matières à injecter dans le méthaniseur, aussi appelé « digesteur ». À droite, une montagne de fumier, à gauche un tas de marc de pommes, ici des graisses issues de l’agroalimentaire. Étonnamment, ces tas de déchets ne dégagent pas d’odeur gênante. Vient ensuite le dôme, le couvercle de cette marmite géante qu’est le digesteur. Stéphane Bodiguel n’en a qu’un ; mais, au nord de Rennes, l’éleveur François Trubert en a deux. « J’ai un digesteur et un post-digesteur. Cela permet d’avoir une fermentation plus longue et d’obtenir un digestat de meilleure qualité », explique ce dernier.

La méthanisation, l’usine à gaz qui séduit les gros agriculteurs

Julie Lallouët-Geffroy (Reporterre)
 23 janvier 2019 


Commentaire : méthanisation et éolien, les deux faces de la destruction, de la pollution, de la privatisation des territoires ruraux. Et avec toujours la même poignée de fossoyeurs à la manoeuvre : exploitants agricoles, élus (souvent les mêmes) et l' Etat!
Que les payeurs (consommateurs et contribuables) sonnent la révolte!
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Séduits par la perspective de garantir leurs revenus, les éleveurs se lancent dans la production de biogaz et installent des méthaniseurs. Reporterre a enquêté sur cette pratique subventionnée, qui suscite aussi plusieurs inquiétudes.

Cet article est le premier des trois de l’enquête de Reporterre sur la méthanisation. Deuxième volet : Un digestat bien indigeste pour les sols et les eaux.
Rennes (Ille-et-Vilaine), correspondance

Éleveur depuis vingt ans, François Trubert fait partie de la première génération à avoir investi dans la méthanisation. C’était en 2011, après cinq ans de réflexion. « Je suis d’abord producteur de lait, c’est ma passion, mais financièrement ça n’allait pas, raconte-t-il. Je voulais augmenter mes revenus et gagner en qualité de vie, avoir des week-ends. » Sept ans plus tard, le pari est tenu.
D’abord producteur de lait, de céréales et éleveur de poules, il génère désormais du gaz, en l’occurrence du méthane. Son système de méthanisation lui a coûté un million d’euros d’investissement. Sa ferme, située à 15 km au nord de Rennes, à Gévezé, a bien changé et son rythme de vie aussi. « Grâce à la méthanisation, j’ai embauché deux personnes, acheté un robot de traite et j’ai trois week-ends de libres par mois. Sans elle, la ferme n’existerait plus, raconte celui qui était menuisier avant d’être éleveur. Je n’aurais pas pu continuer à cause de la charge de travail et du prix du lait trop faible. » Pourtant, selon Hervé Gorius, conseiller technique au sein de la chambre d’agriculture de Bretagne, « la méthanisation n’est pas une solution miracle. Elle s’adresse d’abord aux éleveurs dont l’exploitation est en assez bonne santé financière pour pouvoir investir ». 


« Je valorise les déchets de la ferme, ils deviennent une ressource »
La méthanisation consiste à utiliser les déjections animales mêlées à des cultures intermédiaires (avoine, orge, etc.), des résidus céréaliers et à les mélanger dans un digesteur, aussi appelé « méthaniseur ». Cette grosse marmite chauffe la mixture à 38 °C pendant au moins 40 jours, voire, selon les installations, jusqu’à 200 jours. Du méthane se dégage de cette marmite. Il est ensuite converti en électricité et envoyé dans le réseau. La chaleur dégagée par le dispositif sert quant à elle à chauffer l’exploitation. Ce qui sort du digesteur est appelé « digestat » : un concentré d’azote, de phosphore et de micro-organismes qui seront ensuite épandus sur les terres en guise d’engrais. Ainsi la boucle est bouclée. « Je valorise les déchets de la ferme, ils deviennent une ressource, s’enthousiasme l’éleveur François Trubert. Je n’achète presque plus d’engrais vu que je le fabrique, je suis plus autonome sur ma ferme. »

Loi de transition énergétique pour une croissance verte (LTECV) : participons au grand débat pour qu'elle soit amendée!

Bertrand Barre

Participons au grand Débat !
Le Président de la République vient de lancer un grand débat national, dont l’une des rubriques concerne la transition écologique. Comme il fallait s’y attendre, ce débat a été critiqué de toute part avant même son lancement et il est impossible de prévoir quelles conséquences il aura. Mais ce serait stupide de rater cette occasion de nous exprimer. Comme disait Guillaume d’Orange : “Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre...

La principale revendication devrait être d’amender la loi de transition énergétique pour une croissance verte, LTECV, votée en 2015 suite aux tractations de l’ancien Président François Hollande avec les Verts pendant la campagne 2012. Même si Nicolas Hulot en a repoussé l’échéance, l’objectif de réduire à cinquante pour cent la part du nucléaire dans le mix électrique en y substituant un mélange d’éolien, de solaire et de gaz est à la fois ruineux et mauvais pour l’environnement. Vous pourrez trouver tous les arguments en ce sens dans deux publications très récentes. D’abord le dernier numéro des Annales des Mines, dont je vous cite un extrait de l’introduction :

Va-t-on défigurer la France pour rien ?

Bernard Durand 
23/01/2019

Géochimiste des combustibles fossiles, ex-directeur de la division Géologie-Géochimie de l' IFPEN et ex-directeur de l' ENS de Géologie, membre du Collectif STA.


L'éolienne offshore dans le port de Saint-Nazaire. (Crédits : Reuters) 
 
OPINION. Le choix économique de développer ces installations n'est pas justifié. Pire, comme elles doivent être fortement subventionnées, elles réduisent le pouvoir d'achat des Français.
Partout en France, les éoliennes géantes polluent maintenant nos paysages et notre patrimoine historique. Des pays entiers sont déjà défigurés, comme la Somme ou le Nord-Est de la Charente-Maritime. Rien ne semble pouvoir arrêter ce massacre, malgré le nombre rapidement croissant de citoyens qui se révoltent. Bientôt, ce déferlement, cantonné jusqu'ici à terre, polluera aussi notre littoral et nos îles côtières. Dans dix ans, au rythme effréné de construction imposé par notre gouvernement et notre Parlement alliés des promoteurs, combien restera-t-il encore de Français hors des grandes villes qui auront encore la chance de ne pas vivre jour et nuit dans une cage d'éoliennes géantes ?


Complicité des élus locaux
Tout cela a lieu avec la complicité active ou passive de beaucoup d'élus locaux mais aussi de militants d'organisations se prétendant écologistes, autoproclamées défenseurs du climat. Celles-ci prétendent que l'éolien (et le solaire photovoltaïque), nous sont indispensables pour faire face à l'urgence climatique, mais aussi pour sortir du nucléaire. Nous aurions donc l'ardente obligation de les développer dans notre pays.
Eolien (et solaire photovoltaïque) ne peuvent pourtant rien pour le climat : les émissions de CO2 de notre électricité sont déjà très faibles, les plus faibles de tous les grands pays industrialisés, parce que nous utilisons pour la produire essentiellement du nucléaire et de l'hydroélectricité. Pour répondre à l'urgence climatique, c'est sur l'habitat et les transports, très émetteurs, qu'il aurait fallu faire porter l'effort. Cela n'a pas été fait, car les énormes sommes gaspillées pour l'éolien et le solaire ont tari les financements pour agir dans ces secteurs. Le choix de l'éolien et du solaire n'a donc fait qu'empêcher des actions réellement efficaces pour le climat, et très créatrices d'emploi, contrairement à l'éolien et au solaire. Ceux qui ont fait ce choix ont donc une lourde responsabilité dans ce retard !

Haute-Marne, Verseilles-le-Bas : la vie et la Biodiversité en danger : la résistance s'organise!

jhm.fr

Ce charmant village dont l'existence remonte au Moyen Âge et ses 104 habitants n'en auront-ils donc jamais fini avec les nuisances extérieures? 


@verseilles-le-bas.fr

Situation


réalisation : les vues imprenables

En activité
5. zone industrielle d'éoliennes Langres sud / Baissey, Leuchey, Vesvres-sous-Chalencey et Vaillant, 26 machines (décembre 2010), distance : entre 3 et 5 km.
6. zone industrielle d'éoliennes Plateau de Langres / Brennes, Orcevaux et Verseilles-le-Haut, 6 machines (septembre 2009), distance : entre 1 et 3 km.

Projets
1. une zone industrielle d'éoliennes / Bourg*, 6 machines (mât de mesures visible le long de la D974), distance : entre 3 et 4 km
2. une zone industrielle d'éoliennes / Heuilley-Cotton, 6 machines, distance :  ~~ 5 km.
3. un méthanisateur / Verseilles-le-Bas, sur la ferme de Losnes.
4. une zone industrielle de panneaux photovoltaïques : Saints-Geosmes.


Et tous ceux qui sont encore inconnus du grand public mais... pas des élus concernés.

Tous ces projets ont en commun :

  • d'être portés par des sociétés ou des personnes privées.
  • d'être viables financièrement que grâce aux subventions, aides et accompagnements de l' État, payés par le consommateur et le contribuable.
  • d'être motivés que par les profits supposés.
Lire
Eolien : la caisse est vide, l'essence paie le vent en 2019
Le développement de la méthanisation doit s'accélérer dans l'agriculture

Verseilles-le-Bas et les communes voisines

@verseilles-le-bas.fr

* Nota : le maire de Bourg à l'origine du projet, est également le président du Pôle d'équilibre territorial et rural (PETR) du Pays de Langres. Or, une des missions de cet organisme est justement le développement du tourisme :
(...) "L’ambition portée en 2014 et confirmée en 2018 : conforter le Pays de Langres comme un lieu d’étape incontournable, levier du développement des séjours, et proposer à l’échelle du pays de Langres une offre patrimoniale génératrice de séjours."
Comité Syndical du Lundi 19 mars 2018


C'est comme si le président élu de La Ligue contre le cancer était un fumeur, un buveur.😉 Nul doute qu'avec de tels "protecteurs", l'avenir du "Pays de l'eau" et de la population a un goût de "chronique de mort annoncée."

Face à cette artificialisation et cette privatisation galopantes du territoire, synonyme 
  • de destruction de la "variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes" (définition de la Biodiversité),
  • par  « l’homme qui la menace, l'homme qui la convoite, l'homme qui en dépend pour un développement durable de ses sociétés ». Robert Barbault
la résistance s'organise. Et, c'est bien.
À suivre...

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