NEUILLY-L' ÉVÊQUE : USINE AGRIVOLTAÏQUE : PERMIS DE CONSTRUIRE ACCORDÉ PAR LA PRÉFECTURE

 
  Cette usine agrivoltaïque autorisée par arrêté préfectoral du 12 mai 2026 constitue une première étape dans le déploiement massif des installations solaires industrielles en Haute-Marne1. Derrière le vocabulaire technocratique de la « transition énergétique », c’est en réalité une artificialisation progressive des terres agricoles et des paysages ruraux qui est enclenchée, sous l'impulsion d'un puissant trio, déjà défavorablement connu des amoureux et défenseurs du « Pays de l'eau », voir la déferlante éolienne : les acteurs agricoles, les écornifleurs du soleil et les autorités préfectorales ! Pour ce trio, peu importent les conséquences environnementales et le coût supporté par le contribuable et le consommateur — comme exposé ci-avant, l’essentiel étant que chacun y trouve son intérêt financier : profits pour l’exploitant agricole et le marchand de soleil, mission accomplie pour l’autorité préfectorale.
 
 
  L’arrêté préfectoral reconnaît lui-même, à travers une multitude de prescriptions environnementales et de recommandations techniques, les atteintes potentielles et durables que ce type d’installation peut provoquer sur la biodiversité, les sols, la faune et l’équilibre des milieux naturels. Ces précautions administratives, loin de rassurer, confirment surtout que les risques sont connus dès l’origine du projet.
  Les services de l’État appliquent ici les orientations nationales issues de la PPE3 —  Programmation pluriannuelle de l’énergie, validées par le Sénat et l’Assemblée nationale, dans une logique d’accélération du déploiement des énergies renouvelables industrielles. Mais cette politique énergétique suscite des interrogations de plus en plus fortes sur son efficacité réelle et ses conséquences territoriales.
Car les faits demeurent :
  1. Les nouvelles capacités éoliennes et solaires ne provoquent pas la baisse significative des émissions carbone qui était pourtant présentée comme l’objectif central de cette stratégie énergétique 
  2.  Elles contribuent à multiplier les épisodes de prix négatifs de l’électricité, déséquilibres finalement supportés par les contribuables et les consommateurs 
  3.  Elles entraînent la consommation croissante d’hectares de terres agricoles, transformant durablement les paysages, les écosystèmes et l’identité rurale des territoires. Voir précédemment
 À noter que
«  Les prix de l’électricité payé par les ménages dans l’UE les plus élevés fin 2025 sont observés en Irlande, en Allemagne, puis en Belgique. Il est ainsi frappant de constater que les cinq pays de l’Union où l’électricité domestique est la plus chère en euros courants appartiennent aussi au groupe des pays fortement engagés dans les renouvelables. » 
 
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 L'auteur de deux articles suivants est le site Documentaire et Vérité sur X 
 
1.  TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : AJOUTER DU RENOUVELABLE N' EST PAS UNE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE COMPLÈTE !
  « Un nouveau rapport de Montel révèle qu’en 2025, l’ EUROPE a ajouté plus de 70 GW de capacités renouvelables, mais que les ÉMISSIONS DU SECTEUR ÉLECTRIQUE n’ont reculé que de 0,5 %. Pire encore, on constate que de nombreux pays ont même vu la production de combustibles fossiles augmenter…
  La carte de l'Europe ci dessous ne montre pas les émissions totales du secteur électrique, mais l’évolution de l’intensité carbone, c’est-à-dire les ÉMISSIONS MOYENNES PAR MWh PRODUITS. Elle révèle une Europe très contrastée, où certains pays décarbonent réellement leur production, tandis que d’autres voient le GAZ ou autres MOYENS FOSSILES revenir combler les trous laissés par la météo, la demande ou les limites du réseau.
  • L’ESPAGNE offre le cas le plus célèbre. Malgré 10 GW de nouvelles connexions d' EnR en 2025, la PRODUCTION AU GAZ Y A AUGMENTÉ DE... 22,9% ! Au point de dépasser le solaire et le nucléaire pour devenir la 2e SOURCE d’électricité du pays. Le solaire fait baisser les émissions à midi, mais le gaz revient pour le dîner. L’INTENSITÉ CARBONE A PROGRESSÉ de 14,6 % sur un an. 
  • Le PORTUGAL, fait partie des pays où la PRODUCTION CARBONÉE A LE PLUS AUGMENTÉ EN 2025 : + 53,2 %.  En un an, la production carbonée est passée de 5,1 TWh à 7,92.  C’est l’exemple parfait d’un système où les renouvelables ne suffisent pas à couvrir le besoin marginal lorsque les conditions météo, la demande ou l’équilibre du réseau exigent davantage de production.
  • La GRANDE-BRETAGNE offre un autre rappel désagréable : SORTIR DU CHARBON NE SUFFIT PAS POUR SORTIR DU CARBONE ! En 2025, sa production décarbonée a PROGRESSÉ de 3,6 %, tandis que sa PRODUCTION CARBONÉE AUGMENTAIT de 5,7 %. Le GAZ reste appelé pour équilibrer le système, répondre aux pointes et compenser les limites du réseau. 
  • L’AUTRICHE, l’une des dernières NATIONS ANTI-NUCLÉAIRE, rappelle une autre évidence : une production renouvelable dépendante de la météo reste dépendante de la météo ! La chute de l’hydroélectricité y a provoqué UNE BAISSE de 18,6 % de la PRODUCTION ZÉRO CARBONE, remplacée... PAR DES ÉNERGIES FOSSILES, du GAZ, en partie russe. L’intensité carbone y a bondi de 40 %.
  • L’ALLEMAGNE, de son côté, reste LE PLUS GRAND ÉMETTEUR EUROPÉEN EN VALEUR ABSOLUE ! Et ce, malgré plus de 20 GW de nouvelles capacités renouvelables ajoutées en 2025. Les réductions d’émissions existent, mais RESTENT BIEN MODESTES. Le pays illustre ainsi cette contradiction devenue presque doctrinale : empiler des capacités renouvelables ne suffit pas à décarboner profondément un système si l’on conserve une dépendance structurelle aux fossiles pour l’équilibre du réseau.
  • La FINLANDE est un exemple en matière de décarbonation structurelle. Ses ÉMISSIONS ÉLECTRIQUES ONT CHUTÉ de plus de 40 % en un an, en partie grâce à la PROGRESSION DE L' ÉOLIEN MAIS SURTOUT GRÂCE... AU NUCLÉAIRE ! Ce dernier reste la première source de production du pays avec 38,9 % du total en 2025.
  La conclusion est donc simple, quoique fâcheuse pour les catéchismes : 
  AJOUTER DU RENOUVELABLE N' EST PAS UNE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE COMPLÈTE ! »
 
 Peut être une image de carte et texte
 
 
2. ÉLECTRICITÉ : ET QUI SAIT QUI PAYE À LA FIN ?
  « Au premier trimestre 2026, les marchés de l’UE ont enregistré 1 223 heures À DES PRIX NÉGATIFS ! Soit, en 1 AN, le phénomène a plus que doublé. La transition avance, mais avec cette élégance particulière des systèmes qui produisent trop quand personne n’en veut, puis pas assez quand tout le monde en a besoin...
  Le tableau n’est pas uniforme.
  • L’ESPAGNE concentre à elle seule 347 heures négatives au premier trimestre 2026, soit environ 16 % de toutes les heures. Pourtant avant 2023, elle n’en avait jamais connu une seule.
  • Le PORTUGAL suit la même trajectoire.
  • La GRÈCE, elle, passe de zéro heure négative au premier trimestre 2025 à 138 heures un an plus tard.
  Mais le plus instructif est ailleurs. Le Trimestre1 est encore la période la plus clémente pour les déséquilibres solaires. L’ENSOLEILLEMENT culmine surtout au T2. Lorsque l’Espagne ou la Grèce affichent déjà de tels volumes d’heures négatives en début d’année, ce n’est pas une anomalie saisonnière mais bien l’avant-goût statistique de ce qui se produit lorsque la capacité renouvelable croît plus vite que les moyens capables d’absorber ses excès.
  Il faut toutefois distinguer deux choses :
  • La fréquence des prix négatifs
  • Leur profondeur.
  Une heure à -2 €/MWh n’a évidemment pas le même effet économique qu’une heure à -250 €/MWh.
 
 Sur l’année 2025 :
  • L’ ALLEMAGNE a enregistré 576 heures négatives, avec un prix moyen de -10,89 €/MWh et un minimum à -250 €/MWh.
  • L’ESPAGNE, elle, a connu 556 heures négatives, presque autant que l’Allemagne, mais avec une moyenne de seulement -2,10 €/MWh. Même nombre d’heures, dégâts économiques très différents.
  L’ALLEMAGNE d’avril 2026 mérite un examen particulier.
  Le pays a connu 123 heures négatives sur 720, soit 17 % du mois. Parmi elles, 105 heures, soit 85 %, se concentrent entre 10 h 00 et 16 h 00, PRÉCISÉMENT DANS LA FENÊTRE DE PRODUCTION SOLAIRE MAXIMALE ! Le prix moyen de ces heures négatives atteint -36 €/MWh. Presque la moitié de l’électricité solaire mensuelle allemande a donc été injectée au moment où le marché disait explicitement : « merci, mais non merci »…
 
  La conclusion est simple, mais elle a le mauvais goût d’être contraire au récit dominant.
  L’EUROPE ne subit pas seulement quelques épisodes passagers de prix négatifs, elle ENTRE DANS UNE PHASE OÙ L' ABONDANCE INTERMITTENTE DEVIENT UN PROBLÈME STRUCTUREL !
 
  Plus on ajoute de capacités variables sans ajouter au même rythme les moyens de flexibilité, de stockage, de pilotage de la demande et de renforcement du réseau, plus on fabrique des heures où l’électricité vaut moins que rien. 
 
  Le CONTRIBUABLE ET LE CONSOMMATEUR paient en définitive 2 fois :
  • Pour soutenir l’investissement et garantir les revenus,
  • Pour corriger les déséquilibres que cette production intermittente !
  Les prix négatifs donnent ainsi la VAGUE ILLUSION d’une électricité abondante et gratuite, alors qu’ils signalent surtout que la valeur économique s’est déplacée vers les coûts de flexibilité, de réseau et de compensation publique.
  Les PRIX NÉGATIFS démontrent qu’une production variable, ajoutée massivement dans un système insuffisamment flexible, finit par DÉTRUIRE SA PROPRE VALEUR au moment même où elle produit le plus. C’est la fameuse cannibalisation des prix, cette manière très moderne de célébrer une énergie « compétitive » tout en découvrant qu’elle ruine son prix de marché dès qu’elle devient abondante... » 
  
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NEUILLY-L' ÉVÊQUE : USINE AGRIVOLTAÏQUE : PERMIS DE CONSTRUIRE ACCORDÉ PAR LA PRÉFECTURE

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