vendredi 20 juillet 2018

La planète s’éloigne des objectifs de développement durable

Par : Stéphanie Senet
19 juil. 2018

Commentaire : (...) "  La France, qui a présenté son bilan d’étape par l’intermédiaire de la secrétaire d’État Brune Poirson, a mis en avant 4 de ses stratégies visant à atteindre les ODD : la lutte contre le réchauffement n’en fait pas partie" Tout s'explique ! Et soudain, nous prenons réellement conscience :
  • que l' Enfer éolien présent, nous est promis... à jamais,
  • que M.Hulot et ses acolytes nous mènent tels des moutons, à l' abattoir,
  • que nos mots et nos comportements citoyens n'y suffiront pas, 
  • que pour sauver notre bien-être, protéger Mme Nature et sauver le Climat, il va falloir se battre,
  • que la guerre est déclarée.
" Aux armes, citoyens,
Formez vos bataillons,
Marchons, marchons !
"...


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Les ODD fixent des objectifs sur la gestion de l’eau, de l’énergie, sur l’alimentation, la qualité de l’air, la protection de la biodiversité et du climat. [Kevin Gill/Flickr]
L’urbanisation et l’essor économique mondial retardent l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) pour 2030, selon un bilan de l’ONU. Un article de notre partenaire le Journal de l’Environnement.
Focalisé sur la transformation vers des sociétés durables et résilientes, le Forum politique de haut niveau, qui se conclut ce 18 juillet à New York, a passé en revue 6 des 17 ODD.

Au programme de cet Agenda 2030 : l’accès de tous à l’eau et à l’assainissement et la gestion durable des ressources en eau (ODD n°6); l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable (ODD n°7); des villes ouvertes à tous, sûres, résilientes et durables (ODD n°11); des modes de consommation et de production durables (ODD n°12); la préservation et la restauration des écosystèmes terrestres (ODD n°15); et enfin une mise en œuvre revitalisée du Partenariat mondial pour le développement durable (ODD n°17).

Assainissement: retard prévu dans une centaine de pays
Fondamentaux, ces objectifs doivent alimenter les politiques gouvernementales touchant à la fois à l’eau, l’énergie, l’alimentation, la qualité de l’air, la protection de la biodiversité et du climat… Et il y a du pain sur la planche.
En 2015, 12% de la population mondiale n’avait toujours pas accès à une eau potable de qualité et 30% ne pouvait bénéficier d’un service de base d’assainissement, selon le bilan onusien. «Dans 12 ans, des millions de personnes continueront de boire de l’eau non assainie dans 80 pays et ne disposeront toujours pas de toilettes décentes dans 107 pays», rappelle l’ONG WaterAid qui s’est basée sur les données de l’ONU. Par exemple, les Nicaraguayens ne boiront pas d’eau potable avant 2180, les Namibiens avant 2246 et les Érythréens avant 2507 selon les prévisions de l’association britannique.

Essor de l’électricité et des gaz à effet de serre
Côté énergie, la population mondiale ayant accès à l’électricité est passée de 78% à 87% entre 2000 et 2016. La même année, 59% des Terriens disposaient de combustibles et de technologies propres pour la cuisson. La consommation d’énergies renouvelables s’est légèrement accrue pour atteindre 17,5% en 2015, grâce à l’essor de l’éolien et du solaire. Il n’en reste pas moins indispensable de réduire l’intensité énergétique pour contrebalancer la hausse des émissions de gaz à effet de serre et rendre l’énergie plus abordable. Selon l’ONU, cette baisse doit atteindre 2,7% par an en moyenne entre 2016 et 2030. Par comparaison, elle s’est réduite d’environ 1,5% par an entre 1990 et 2010.

Davantage de déchets et de pollution atmosphérique
En matière d’habitat, la population vivant dans des taudis a été divisée par deux entre 1990 et 2014 en pourcentage (de 46% à 23%) mais a augmenté en valeur absolue -à cause de la hausse rapide des migrations dans les villes et de la population mondiale- passant de 689 à 883 millions d’habitants. Or cet essor accroît les problèmes de collecte de déchets, particulièrement critiques en Afrique subsaharienne où ils ne sont pas récupérés. Il aggrave aussi l’exposition à la pollution de l’air aux particules fines, 91% de la population urbaine ne respirant toujours pas un air conforme aux lignes directrices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Les matières consommées progressent, les espèces disparaissent
Au chapitre de l’économie circulaire, les législations en faveur d’une production et d’une consommation durables gagnent du terrain et concernent désormais 109 pays. Ce qui n’empêche pas la consommation nationale moyenne de matières d’augmenter en valeur absolue. Du côté des écosystèmes, la surface forestière continue de régresser, mais à un rythme inférieur de 25% à celui des années 2000-2005. Les forêts les plus menacées se trouvent en Afrique subsaharienne, en Asie du Sud-Est et en Amérique latine à cause du développement des activités agricoles.
Autre point noir : l’indice de la Liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui évalue les risques d’extinction de 20.000 espèces animales et végétales. Il ne s’élève plus qu’à 0,74 contre 0,82 en 1993 et plus il se rapproche de zéro et plus le danger est grand.
Enfin, côté financements, seuls 5 pays, membres du comité d’aide au développement de l’OCDE, ont atteint l’objectif d’accorder 0,7% de PNB à l’aide publique au développement. Il s’agit du Danemark, du Luxembourg, de la Norvège, du Royaume-Uni et de la Suède.

Stratégie made in France
La France, qui a présenté son bilan d’étape par l’intermédiaire de la secrétaire d’État Brune Poirson, a mis en avant 4 de ses stratégies visant à atteindre les ODD : la lutte contre le réchauffement n’en fait pas partie. Elle a cité les Assises de l’eau, dont les conclusions prévues ont été reportées à la dernière minute à la fin août; la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), dont le débat s’est ouvert sans idée claire du projet énergétique hexagonal et qui ne devrait pas être connue avant l’automne; la feuille de route sur l’économie circulaire, qui mise sur les mesures volontaires à défaut de moyens conséquents; enfin le plan Biodiversité, jugé peu ambitieux par les associations. Lot de consolation, un nouveau site internet destiné au grand public détaille la mise en œuvre des objectifs de développement durable dans l’Hexagone.


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