Démagogie énergétique


Jean-Marc Jancovici
Tribune parue dans Les Echos 
22 mai 2018

La démocratie aime les sondages. Aimez vous le ministre en place, la grève des trains en cours, votre patron, le montant de votre loyer, ou les voitures dans le centre ville ? Selon le résultat, le ministre restera ou pas, le gouvernement lâchera ou pas du lest, le patron d’entreprise publique restera ou pas, le propriétaire devra ou non plafonner ses revenus locatifs, et le maire interdira ou pas la circulation des engins à moteur.
Pourquoi ne pas faire pareil pour l’énergie ? Vous êtes tièdes sur le nucléaire, conclut le sondage ? On en fera de manière tiède, à 50%. Vous plébiscitez les renouvelables ? On financera largement éoliennes et panneaux solaires (121 milliards déjà engagés selon la Cour des comptes, pour aucun gain sur le CO2 soit dit en passant), et tout le monde aura à la bouche l’autonomie énergétique et un avenir 100% ENR.

C’est évident : chaque village ouvrira sa mine de charbon renouvelable et celle de fer renouvelable pour faire son acier renouvelable, son puits de pétrole renouvelable pour faire son plastique renouvelable, et sa mine de lithium renouvelable pour faire ses batteries renouvelables, et tout çà en préservant le pouvoir d’achat !
Vous ne demandez rien de particulier sur le pétrole (65% des émissions de CO2 françaises, 20 à 60 milliards d’importations par an selon le cours du baril) ou le gaz (25% de notre CO2, 10 à 15 milliards d’importations par an) ? On ne s’en occupera pas ou presque, sauf à l’occasion quand le prix du baril monte un peu trop, en se disant à ce moment – mais à ce moment seulement – qu’il aurait fallu faire quelque chose avant.

74% des français croient – à tort – que le nucléaire contribue significativement aux émissions de gaz à effet de serre, ou que Fukushima a fait 20.000 morts ? Il faut en faire le premier ennemi à abattre. Mes concitoyens oublient que le pétrole est la première énergie finale consommée en France ? Quel ministre – ou président – souhaite rappeler que c’est pourtant le cas ?
Le projet de programmation pluriannuelle de l’énergie actuellement en discussion est hélas le résultat logique de cette démagogie énergétique, et accumule en conséquence les angles morts et les incohérences. Comme l’énergie n’est pas un secteur ordinaire de l’économie, mais le sang « physique » de nos sociétés modernes, la désillusion sera cruelle.

Haute-Marne, Langres : de la Renaissance à aujourd'hui

jhm.fr

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 @tourisme-langres.com
En 2018, la Ville de Langres oriente sa programmation culturelle autour du thème « Langres à la Renaissance ». Le coeur de la manifestation est une exposition bilan sur les arts à Langres au XVIe siècle.
Une partie de sa programmation de spectacles a également pour thématique la Renaissance, sous un angle historique (musique et danses du XVIe siècle…) ou sous un angle plus indirect et décalé.

Tout le programme
https://www.tourisme-langres.com/fr/langres-renaissance-2018_1327.html

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Éolien : l'honneur perdu des commissaires enquêteurs !

Louis Marin
23/05/2018 



C’est une affaire grave, très grave, qui vient de se dérouler en particulier à Noirmoutier et qui jette un véritable discrédit sur l’ensemble de la fonction de commissaire enquêteur en France et en particulier dans le domaine éolien terrestre et maritime.

Nous avions déjà dans ces lignes dévoilé le scandale du commissaire enquêteur chargé de donner un avis sur un projet de parc éolien porté par une filiale d’ ENGIE en Côte-d’Or et qui était également gérant et associé d’une société spécialisée dans l’électronique prestataire d’ ENGIE …
À l’époque nous avions dévoilé que certains commissaires enquêteurs étaient formés par les promoteurs éoliens eux-mêmes. Des documents de journées de formation de commissaires enquêteurs siglés de promoteurs éoliens avaient été découverts et l’information avait d’ailleurs été diffusée sur France Inter.
Encore tout récemment, nous avons évoqué le fait que l’enquête publique entre Yeu et Noirmoutier était totalement discréditée en raison de l’attitude de certains commissaires enquêteurs. Ces derniers n’hésitaient pas à distribuer les flyers du consortium industriel tout en « décorant » les permanences de posters avec le logo du promoteur éolien. Le registre dématérialisé comportait également le logo du promoteur éolien, ce qui est une atteinte grave au devoir de neutralité des commissaires enquêteurs.
Mais là, le scandale est devenu incroyable et apporte la preuve confondante d’un manque total de neutralité et d’impartialité de la part des commissaires enquêteurs dans l’exercice de leurs fonctions, en particulier dans le domaine éolien.
Jusqu’à présent les résistants à la pollution éolienne industrielle pouvaient constater dans le cadre des permanences concernant les projets de centrales éoliennes l’attitude désagréable, méprisante, voire hautaine des commissaires enquêteurs, et d’ailleurs une grande partie des dossiers éoliens faisaient l’objet d’un avis favorable de ces derniers.
Jamais les anti-éolien n’avait eu la preuve tangible et indiscutable de leur défaut de neutralité, d’impartialité et de dignité. C’est à Noirmoutier qu’un commissaire enquêteur du nom de Jacques TURPIN a commis une erreur incroyable en envoyant un email aux opposants qu’il croyait n’envoyer qu’aux autres commissaires enquêteurs. Il y écrit :
« Bonjour à tous, aucune trêve pour le clan x qui continue à distiller médisance et accusations grossières : voir l'observation n° 406 du registre. On est face à des personnes sans scrupules et au QI qui n’est pas celui du géranium. De quoi alimenter notre rencontre avec ce clan si la rencontre a lieu... »
Cet incroyable courriel envoyé aux opposants a eu l’effet d’une véritable bombe tant les propos de cet auxiliaire de l’État sont méprisants et injurieux. Le plus grave dans l’affaire, c’est que Jacques TURPIN, qui porte ainsi atteinte à toutes les règles du code de déontologiques des commissaires enquêteurs, n’a pas daigné présenter sa démission immédiatement au tribunal administratif ou au préfet.

ÉOLIENNES ET MICROPLASTIQUES : L' U. E. RECONNAÎT LES DÉGÂTS, LA FRANCE REGARDE AILLEURS

  Il faut se réjouir que la Commission européenne reconnaisse désormais officiellement ce que plusieurs travaux scientifiques mettent en évi...