Australie : les déclarations de rendement de l'industrie éolienne ne se vérifient tout simplement pas

 



L'idée qu'un jour bientôt nous serons tous alimentés par le soleil et la brise est un non-sens infantile. Aucune économie moderne ne s'est jamais alimentée entièrement à l'énergie éolienne et solaire. Pourtant, nous sommes continuellement matraqués par l'idée que notre " transition " vers un avenir entièrement alimenté par l'énergie éolienne et solaire est " inévitable ".

En réalité, les seules choses qui sont " inévitables " sont la routine, les effondrements soudains de la production d'énergie éolienne et le coucher du soleil. En ce qui concerne la première, voir ci-dessus la production totale des 1 929 MW d'énergie éolienne de l'Australie-Méridionale le 24 janvier, jour où les prix de l'électricité ont grimpé en flèche (14 500 dollars par MWh - au lieu des 50 dollars qu'une centrale au charbon peut fournir avec un bénéfice) et où 30 000 foyers sont restés dans le noir.


Revenons un instant en arrière et considérant que les industries éolienne et solaire ont reçu des centaines de milliards de dollars en subventions au cours des 30 dernières années, et pourtant leur production combinée ne représente guère plus qu'une erreur d 'arrondit comptable.
Alors que la production éolienne et solaire à l'échelle mondiale est négligeable, le coût de soutien de cette paire pathétique est loin d'être négligeable.

En Australie seulement, les subventions à l'énergie éolienne et solaire dans le cadre de la TER à grande échelle du gouvernement fédéral dépasseront les 60 milliards de dollars d'ici l'expiration de cette arnaque en 2030. Les subventions à l'énergie solaire domestique sur les toits ajouteront environ 20 milliards de dollars à ce chiffre.


Mais mesurer la production éolienne et solaire en termes de %  risque d'induire en erreur. Un jour d'été à couper le souffle, le soleil couché, ni lui ni le vent ne produiront de l'électricité. Vanter le stockage des batteries sur le réseau électrique? C'est... blablater. Ainsi, aussi vertueux que soit la famille, ses occupants consommeront de l'électricité produite à partir du charbon, tout comme nous tous.

Sus aux anglais !

Jean-Marc Jancovici
04/02/2014


300 milliards d’euros, c’est le cout de reconstruction à neuf du parc nucléaire français. C’est aussi ce que les allemands ont investi en 10 ans pour porter les renouvelables de 4% à 22% de leur électricité (20% en France).
Qu’ont-ils gagné à ce prix là ? L’arrêt d’une petite moitié de leurs réacteurs, et c’est tout. Charbon, gaz et pétrole représentent toujours 60% de la production électrique en 2013, comme en 2003. Un allemand importe toujours 1100 dollars de pétrole par an, contre 1000 en France. De 1995 à 2012, les kWh électriques par allemand ont augmenté de 15%, contre 3% par Français.

Leur pays importe plus en panneaux solaires que leur industrie n’exporte [NDR : je voulais dire « plus que leur industrie n’exporte dans le secteur des renouvelables », évidemment]. Les cultures énergétiques mobilisent 1 million d’hectares, soustraits à la production alimentaire. Les mines de lignite continuent de dévorer le paysage et de détruire l’environnement. Et surtout, un allemand émet toujours 10 tonnes de CO2 par an, contre 6 en France. Si leurs 300 milliards avaient servi à remplacer charbon et gaz par du nucléaire, les allemands seraient aussi à 6 tonnes…

Alors, que cherche Hollande en voulant un « Airbus de l’énergie » avec un partenaire aussi peu aligné sur nos intérêts ? A bref délai il vaudrait bien mieux regarder du côté… des anglais. Ces derniers veulent diminuer le CO2 et augmenter le nucléaire, et notre industrie y a intérêt. Après avoir poussé à la « libéralisation » partout pendant 20 ans, ils veulent désormais sortir l’électricité du marché, et notre pays planificateur y a intérêt.
Ils vont investir d’abord là où le capital est le plus efficace pour régler le problème, alors que l’Allemagne a fait l’exact inverse, dépensant ainsi un argent que nous n’aurons pas. Un axe franco-britannique fort sur l’énergie décarbonée aiderait assurément la Grande Bretagne à s’arrimer au continent, alors que son électorat a quelques états d’âme. Et cette initiative révèlerait sûrement que nombre de pays de l’Union – scandinaves ou à l’Est – préfèrent le pragmatisme anglais à l’aventure allemande.

Evidemment, à la fin de l’histoire, le destin de l’Allemagne et celui de la France devront se rejoindre. Mais, parfois, pour convaincre son ami qu’il se trompe, rallier d’abord le reste de son entourage est la meilleure tactique.


Cadeau bonus : quelques graphiques à l’appui de l’article
Vous trouverez ci-dessous quelques graphiques non publiés avec l’article, mais qui sont utiles pour éclairer les propos !

Sept millions de Français pâtissent de la précarité énergétique

Samuel Reffé (Reporterre)
21/02/2019


Selon des études récentes, 7 millions de Français et 26 millions d’Européens sont incapables de maintenir une température convenable dans leur logement. En cause, la facture énergétique due bien souvent à une mauvaise isolation thermique


Le fléau de la précarité énergétique touche 7 millions de personnes en France, selon l’Observatoire national de la précarité énergétique (ONPE). L’ ONPE définit la précarité énergétique comme l’incapacité pour un ménage de satisfaire ses besoins en énergie de chauffage à cause de faibles revenus ou de conditions d’habitat précaires. Cela est principalement dû à une mauvaise isolation thermique, qui ne permet pas de maintenir la chaleur ou la fraîcheur entre les murs. La précarité énergétique domestique peut se doubler de la précarité énergétique liée aux transports.

L’Observatoire a publié en novembre 2018 un indicateur concernant les ménages pauvres et modestes qui consacrent plus de 8 % de leurs revenus pour payer la facture énergétique du logement. Ils représentent près de 12 % de l’ensemble des ménages, soit 3,3 millions de ménages ou 6,7 millions de personnes en France. Au regard de ce seul indicateur, le phénomène de précarité énergétique a très légèrement diminué depuis 2013. Le principal facteur de ce recul est lié à la météo (si l’hiver 2013 a été particulièrement rigoureux, celui de 2017 a été plus doux que la moyenne observée depuis 30 ans). 


La France dans la moyenne européenne
Mercredi 20 février, le think tank Open Exp — un réseau d’experts indépendants attentifs à la réalisation des objectifs onusiens de développement durable — a publié pour la première fois un classement européen de la précarité énergétique domestique (page 10) dans lequel plus l’indice sur 100 est élevé, plus la précarité énergétique est faible. Près de 26 millions d’Européens sont incapables de maintenir une température convenable dans leurs foyers en hiver. La précarité énergétique sévit également en été, en particulier dans les pays du sud et

 de l’est de l’Europe.

USINES AGRIVOLTAÏQUES : NOS TERRES NOURRICIÈRES EN RÉEL DANGER

  Contrairement au discours des industriels affirmant que les usines agrivoltaïques — panneaux au sol, sont inoffensives pour l'environn...