Programmer des milliers d'éoliennes permet-il, vraiment, de sauver le climat?

  Si le doute semble encore subsister quand à la contribution essentielle de l'éolien dans la lutte contre le réchauffement climatique, une chose est sûre : cette filière est organisée, avant tout, pour être une économie défiscalisée et spéculative bien plus qu'une filière énergétique.

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L’effet d’une puissance éolienne sur la capacité nucléaire et sur les émissions de gaz carbonique 

La contribution des éoliennes à satisfaire la demande d’électricité de pointe
Henri Prévot
Ingénieur général des mines
2005/02, révisé en 2012/03 

"... Les éoliennes produisent de l’électricité sans émettre de gaz carbonique. Pourtant, programmer des éoliennes ne signifie pas nécessairement programmer moins d’émissions de gaz carbonique puisque avec l’énergie nucléaire il existe en France une autre façon de produire de l’électricité sans émettre de
gaz carbonique.
- Pour montrer que les choses méritent examen, il suffit d’imaginer le cas d’une consommation constante. Ou bien elle est satisfaite entièrement par une production nucléaire, ou bien, partiellement, par des éoliennes. Mais comme le vent ne souffle pas toujours, il faudra dans ce cas compléter la production éolienne, ce qui ne pourra se faire qu’avec une production à partir d’énergie fossile. Alors prévoir des éoliennes dont il faut, coûte que coûte, injecter la production sur le réseau, ce serait programmer une augmentation des émissions de gaz carbonique. Certes ce cas est théorique mais il montre qu’il vaut mieux entrer dans une analyse assez fine pour voir quand les éoliennes permettent –
ou ne permettent pas – de diminuer les émissions et de combien.

  Les calculs précis sont terriblement compliqués et demandent l’usage des ordinateurs – de sorte que
l’on risque de ne pas voir quels mécanismes sont en jeu.
   Dans cette note, nous proposons un raisonnement qui permet de faire des calculs avec un crayon et du
papier quadrillé et nous avons vérifié que les résultats sont proches de ceux de calculs sophistiqués. Nous montrons dans quelles conditions les éoliennes permettent ou ne permettent pas d’éviter des émissions de gaz carbonique ; dans le premier cas, nous calculons à quel coût..."


Conclusion :
  "Les dépenses supplémentaires attachées à la production d’éoliennes sont donc de 340 € par tonne de CO2 évitée en France..."
  Rappelons que les hypothèses retenues sont en général inférieures à 100 €/tCO2 émis et redisons que ce calcul n’est ici possible qu’en supposant que la capacité nucléaire est fixée. En effet si celle-ci est choisie de façon à diminuer les coûts de production d’électricité, programmer une capacité éolienne n’a aucun effet sur les émissions de gaz carbonique; le coût implicite des émissions évitées est alors « infini »."
Sauvons Le Climat

L'étude dans son intégralité, c'est ici


L'éolien rend "impropre à la consommation" l'eau potable, seulement... en Norvège?

  Les dégradations visuelles, les agressions sonores et physiques engendrées par l'éolien sont dénoncées, depuis toujours, par les riverains de ces zones industrielles et, plus récemment, par les médias et les réseaux sociaux. Et, c'est tant mieux. Mais, curieusement, la pollution de l'eau n'est jamais évoquée.😧  Et pourtant, si les zones de captage font l'objet d'un périmètre de protection réglementé par les autorités, c'est donc que le risque de pollution existe bel et bien. Et pourtant...

Norvège, l' île Kvaløya

Situation
- locale

"67 éoliennes, 85 mètres de haut, avec une envergure de 130 mètres chacune, sont dispersées dans le paysage montagneux." Source : @nordlysvind.no/project-information/overview/?lang=en


- générale



Source : @norgeskart.no/#!?project=seeiendom&layers=1004,1015&zoom=3&lat=7149458.50&lon=198043.66

1. Kvaløya
Difficile à prononcer au premier abord, elle est la cinquième île du pays et située à 30km de Tromsø. Et pourtant, hormis la route principale, le sentiment d’isolement est réellement palpable. Sans voiture, point de salut. Littéralement île (øya) des baleines (kval), elle n’abrite que 10 000 habitants dont la moitié à proximité du pont menant à Tromsø. Les sommets régnant au dessus des fjords plongent d’un coup sec dans la mer, une des balades classiques, d’une montée franche mais aux vues spectaculaires est le Vasstinden à 950m depuis Lauklines tandis que munie de votre précieuse voiture vous pourrez vous aventurer dans Ersfjordbotn, Grøtfjord parmi d’autres fjords.
Vraiment, venir à Kvaløya, c’est la tranquillité assurée.




Source : @pretpourlaventure.com/norvege-le-comte-du-troms-en-5-etapes




Source : @pulkayak.fr/soroya-arnoya-et-les-autres/

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L'énergie éolienne a empoisonné l'eau

Jo Røed Skårderud (texte), Trondheim et Christopher Olssøn (photo), Kvaløya


Un fardeau : le cultivateur de fraises à la retraite porte deux bouteilles d'eau pleines qui viennent d'être livrées par les exploitants éoliens.

   Suite de l'implantation de zones industrielles d'éoliennes, l'eau du robinet de Jan Ryeng est devenue imbuvable. "Ainsi, peu de temps après le début des travaux de construction, la rivière est devenue complètement grise", explique Jan Ryeng. Pourtant, historiquement, à la ferme de l'île de Kvaløya [l' île des baleines], située près de Tromsø, ses habitants on toujours bu de l'eau potable, provenant des deux petites rivières, la Vollelva et la Gårdselva, toutes deux originaires de Kvitfjellet au-dessus de la ferme.



L'eau du robinet à la ferme de Ryeng a des traces claires du développement éolien dans les montagnes. Ici, avec sa femme, Jorunn Reibo Ryeng.

   Néanmoins, Ryeng et plusieurs voisins du hameau de Buvik boivent de l'eau en bouteille depuis plus de deux ans. L'énergie éolienne garantissait une énergie propre, mais pour Ryeng et sa femme, cela signifiait surtout de l'eau potable devenue "impropre à la consommation".
   Depuis 2018, Tromsø Vind, de la société d'investissement allemande Prime Capital,* a construit une ZI d' éoliennes à Kvitfjellet. Si vous montez au-dessus des marais, à quelques minutes à pied de la ferme de la famille Ryeng, vous pouvez voir le résultat.
* Prime Capital,  extrait
"... Présence
  Actuellement, nous avons une centaine d'employés sur deux sites : Francfort, notre siège social, et Luxembourg
- Expertise
  Une expertise et des ressources complètes dans la gestion des actifs à rendement absolu, des actifs réels et de la dette privée, ainsi que dans la mise en place de structures d'investissement, solutions d'accès, et la gestion des risques
- Mise en place institutionnelle
Gamme complète de services, axée sur les compagnies d'assurance, les fonds de pension, les régimes de retraite professionnelle, les entreprises, ainsi que les gestionnaires d'investissement, les family offices et les banques ; nous sommes réglementés par la BaFin et détenons une licence KWG, et par les autorités de surveillance luxembourgeoises (CSSF), où nous détenons une licence AIFMD
- Focus géographique
  Allemagne, Suisse, France, Belgique et autres pays d'Europe occidentale, Scandinavie et autres pays sélectionnés
- Indépendance
  Notre société est la propriété exclusive de la direction, ce qui garantit une indépendance absolue
- Croissance
  Actuellement, les actifs sous gestion s'élèvent à plus de 17,9 milliards d'euros et ne cessent de croître...
"

   67 éoliennes - 85 mètres de haut, avec une envergure de 130 mètres chacune sont dispersées dans le paysage montagneux. Pour construire l'installation, environ 600 000 mètres3 de roche ont été dynamités. Cela équivaut à un million de tonnes de pierre. C'est comme ça que tout a commencé.  Bousculant l'équilibre millénaire et fragile de la Nature, les travaux de construction ont généré de la poussière, remué la terre, déposé du gravier et libéré des métaux dans le sol ameubli qui se sont
mélangés à l'eau potable. Parfois, ce qui sort du robinet ressemble à de l'eau boueuse.
  La pollution n'est pas d'un niveau constant. Comme l'évolution d'une maladie, avec ses hauts et ses bas," parfois, l'eau à l'air d'être plus"claire". Mais, malgré tout, cela fait bien longtemps que nous n'avons pas bu de l'eau du robinet" dit Ryeng. De plus, lui et sa femme Jorunn Reibo Ryeng, ainsi que plusieurs voisins de Buvik, regrettent que leurs plaintes ne soient jamais prises en considération.

Eau propre promise
   La Direction norvégienne des ressources en eau et de l'énergie (NVE) consciente de la menace qui pèse sur l'eau potable avait mis, comme condition sine qua non à la construction de la ZI, que le porteur du projet s'engage à ce que les habitants concernés puissent toujours boire l'eau du robinet. Prime Capital avait promis de le faire. Dans une déclaration écrite du 7 février 2018, l'entreprise promettait " d'étudier et de mettre en place une solution pour un système commun d'approvisionnement en eau".   NVE ayant pris note de la déclaration, avait donné son feu vert. Près de trois ans plus tard, personne n'a rien vu de l'installation.
  "Le promoteur éoliens a fait preuve d'une arrogance sans égal. Il n'assumera pas la responsabilité des conséquences de sa construction", dit Ryeng. Ces dernières années, lui et 15 autres voisins ont envoyé un flot de plaintes au promoteur et à NVE, exigeant la mise en place du système d'eau. Même si les travaux de construction sont maintenant terminés, ils craignent que le ruissellement des nombreuses routes de construction dans la roche et les fuites éventuelles des turbines ne fassent de l'eau sale un problème permanent. Prime Capital a justifié son retard par la rencontre de difficultés exceptionnelles
" Nous avons commencé à planifier une nouvelle usine de traitement des eaux, mais avons relevé un certain nombre de défis", déclare Stephan Klepsland, chef de projet de la société d'investissement allemande. Il énumère certains des obstacles qu'ils ont rencontrés : l'installation nécessitait un plan de zonage municipal, les monuments culturels samis pourraient être touchés, un pipeline maritime devait être posée, etc.

  Vous êtes accusé de fuir vos obligations?
  "C'est un peu provocateur, car nous avons travaillé dur pour mettre en place des solutions alternatives. Nous avons installé des filtres dans les maisons et avons fourni de l'eau à six ménages touchés comme solution d'urgence pendant une période, lorsque du gravier s'était écoulé dans l'eau. Même lorsque nous n'étions pas obligés de le faire", dit Klepsland. Le chef de projet estime qu'il n'est pas vrai de dire que le promoteur soit obligé de construire une nouvelle usine d'aqueduc, mais, qu'effectivement, 'il n'est responsable que d'assurer une nouvelle prise d'eau dans une rivière. Cette exigence concernait également une route d'accès qui n'était toujours pas construite. La déclaration selon laquelle ils "étudieront et établiront une solution pour un système commun d'approvisionnement en eau" ne peut pas non plus être considérée comme un accord contraignant selon lequel un système commun d'approvisionnement en eau sera construit", estime Klepsland. Maintenant que la période de construction est terminée, La direction de Prime Capital est d'avis qu'il lui reste formellement peu d'obligations.  Puisque la "promesse"contenue dans la déclaration d'organiser l'approvisionnement en eau est en place. Elle reste, néanmoins, concentrée sur le fait de mettre en place une solution pérenne.
" Nous voulons offrir aux habitants de Buvika une solution individuelle. Celle-ci serait en fonction toute la durée de notre engagement, qui est de 30 ans", dit Klepsland. Il estime que la solution qui consistera à équiper chaque maison avec cinq filtres à eau, serait une aussi bonne solution qu'une installation commune, pour assurer une eau potable.
  Pressée par NVE, Prime Capital peut déjà chercher une autre solution car les habitants de Buvika l'ont, d'or et déjà, catégoriquement rejetée, avec le soutien de NVE, car, comme elle aime à le rappeler, une des conditions pour obtenir le sésame, était que le promoteur s'engagea à assurer l'accès des résidents à l'eau potable et ce, dès le début de l'exploitation.
  "L'exploitant ne s'est pas encore occupé de ce point essentiel", déclare Øyvind Leirset, responsable de la section  des conditions environnementales dans les installations énergétiques de NVE. Aussi, hier matin, de nouvelles décisions sont venues de la Direction norvégienne des ressources en eau et de l'énergie. Au-delà du fait, qu'elle confirme son refus de la solution unifamiliale proposée, avec pour motifs que cette réponse manquait de simplicité en terme de gestion, débouchant sur de nombreuses incertitudes et que, de plus, elle serait exigeante en temps et en main-d'œuvre pour sa surveillance. Elle souligne également que l'Autorité norvégienne de sécurité des aliments, qui est l'autorité compétente en matière d'eau potable, a également, rejeté la solution. Et, pour finir, elle donne instruction au promoteur de s'assurer qu'un nouveau réseau d'eau commun sera bien prêt d'ici le 1er avril 2022. Si tel n'était pas le cas, elle envisagerait une amende coercitive.
  "Nous avons travaillé dur pour mettre en place des solutions alternatives" Stephan Klepsland         
   Les nouvelles dispositions de NVE redonnent à Jan Ryeng et à ses voisins l' espoir que leur vie redeviendra comme avant les évènements et que cette bataille, qui dure depuis plusieurs années, prendra fin.
   "Que cela serve de leçon à NVE. Elle doit imposer des engagements fermes de la part des promoteurs" dit l'agriculteur.

 

 Il montre une bouteille d'eau qu'il a tirée du robinet il y a quelques jours. Cela ressemble à une soupe jaune brunâtre.



Le "triomphe" de la voiture électrique engendra le temps "béni" des taxes

   Puis viendra le temps des taxes pour compenser l'énorme perte de recettes générée par la baisse de la consommation de carburants.
  "... Mais, si les moteurs thermiques sont de moins en moins nombreux, la consommation de carburants devrait baisser et amoindrir les recettes tirées de leur taxation. Or celle-ci a rapporté plus de 31 milliards d’euros en 2019, dont une vingtaine de milliards pour l’État, le reste allant principalement aux régions et aux départements. Et ce sans compter la TVA. C’est dire si l’État ne peut se passer de cette rente..."
  Or, tout cela est déjà en marche :
  "... En 2011, conscients des conséquences de la politique anti-pétrole, ils ont transformé la taxe intérieure de consommation sur les produits pétroliers (TICPP) en taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) qui s’applique désormais aussi sur des sources d’énergie qui ne sont pas d’origine pétrolière, comme les biocarburants. Il serait aisé d’étendre la taxe au kWh électrique destiné à un usage routier. Les nouveaux compteurs Linky permettent facilement de tracer les sources de consommation de l’électricité. Le gouvernement a, par ailleurs, choisi d’augmenter la taxe sur la consommation finale d’électricité (TCFE) en 2021, prétendument pour harmoniser les taux qui diffèrent selon les communes et les départements. Une harmonisation qui se fait, bien évidemment, à la hausse. Ce n’est sans doute qu’un début et l’électricité laisse, en ce domaine, le choix puisqu’elle subit, outre la TCFE et la TVA, la CSPE (contribution au service public de l’électricité) et la CTA (contribution tarifaire d’acheminement)..."
Source : https://fr.irefeurope.org/Publications/Articles/article/Voitures-electriques-attention-a-la-taxe-qui-se-profile
  Les b....s, comptez-vous!

Photo : AP

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Le Canard enchaîné 2020 10 14


 

USINES AGRIVOLTAÏQUES : NOS TERRES NOURRICIÈRES EN RÉEL DANGER

  Contrairement au discours des industriels affirmant que les usines agrivoltaïques — panneaux au sol, sont inoffensives pour l'environn...