LES COUPES RASES DÉFIGURENT IRRÉMÉDIABLEMENT LES FORÊTS DU LIMOUSIN

  Déforestation, éoliennes, agriphotovoltaïques... La ruralité, longtemps négligée par les politiques, les hommes d'affaires et la finance internationale, attire méthodiquement leur attention, grâce ou à cause des mouvements écologiques. Ces derniers, bien intentionnés pour le climat, sont auteurs de « mauvaises bonnes actions » pour la campagne et ses populations humaines et animales.
  Pas de doute : pour vivre heureux, vivons caché !  
 
En avant toutes !
 
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Colère des limousins face à 16 ha de forêt diversifiée rasés à blanc

Photographie: Canopée Forêts Vivantes 
 
 
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 « On s'est garé au-dessus de la coupe. Et là, ce paysage, c'est l'enfer. Tu passes de la vie à la mort. » 

  En Limousin, les coupes rases défigurent le paysage. Des acteurs de la filière industrielle du bois et du papier saccagent des forêts tout en revendiquant une sylviculture durable. Une forme de gestion forestière « qui détruit le vivant » contre laquelle se battent des habitants soutenus par l’association Canopée.

« La coupe rase de trop ! »

  Le samedi 15 février, sur la commune de Chamberet, dans le nord de la Corrèze, plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées à l’initiative du « collectif chambertois contre le saccage forestier ». Leur objectif : alerter la population et les élus et protester contre « la coupe rase de trop » : 16 hectares de forêt diversifiée rasés à blanc.
  « Le but était de faire une randonnée-découverte du massacre, raconte Corinne, une retraitée habituée des luttes contre les coupes rases dans la région, pour La Relève et La Peste. C’était un cortège funèbre. On était sur une route sinueuse, à travers un paysage somptueux à l’entrée du massif des Monédières. Et d’un seul coup, on voit les tas de grumes. Au diamètre des arbres coupés, ces hêtres, chênes, ou châtaigniers étaient plus que centenaires ».
  En Limousin, les coupes rases qui se multiplient suscitent de nombreuses oppositions. Début 2023, une importante mobilisation avait eu lieu à Tarnac, Corrèze, pour défendre le Bois du Chat contre une telle coupe. Début octobre 2024, plus de 2 000 personnes s’étaient mobilisées à Guéret, Creuse, pour dénoncer « l’accaparement » et le « saccage » des forêts limousines.
  Loin de vouloir mettre les forêts sous cloche, la plupart des opposants aux coupes rases défendent une gestion sylvicole respectueuse du vivant : une production de bois qui tient compte des différents rôles que jouent les forêts.
  Aujourd’hui, les propriétaires forestiers peuvent raser intégralement des parcelles présentant un grand intérêt écologique et patrimonial : « des riveraines habitent à 500 m, témoigne Corinne. Elles nous ont dit vivre un cauchemar : elles faisaient leur randonnée ici tous les jours ! »
 
Une destruction brutale de la biodiversité
  À cet impact paysagé, s’ajoutent les conséquences dramatiques de cette coupe pour la faune et la flore.
  La coupe rase d’une parcelle forestière conduit en effet à l’annihilation totale de l’habitat d’un nombre incalculable d’êtres vivants : une vision de la gestion forestière sans aucune considération pour la biodiversité.
  « Ce paysage, c’est l’enfer, décrit Corinne. Tu passes de la vie à la mort. Il n’y a pas d’autre image. »
  Bruno Doucet, chargé de campagne pour l’association Canopée, rapporte le témoignage de certains employés du Parc naturel régional de Millevaches en Limousin. Ils auraient entendu des pics noirs – une espèce protégée – poussant des cris et cherchant leurs loges : des cavités creusées dans les arbres et servant à l’installation du nid.
  Enfin, les coupes rases, en détruisant les arbres et en mettant à nu les sols forestiers chargés de matières organiques, libèrent d’importantes quantités de carbone, CO2, dans l’atmosphère. 



Le greenwashing de l’industrie forestière
  L’ampleur de cette coupe rase, met en évidence le greenwashing organisé par des acteurs de l’industrie forestière.
  La coupe est effectuée par le Comptoir des bois de Brive, une filiale du producteur de pâte à papier américain Sylvamo. Le Comptoir des bois de Brive affiche pourtant ses ambitions environnementales et assure travailler « à une gestion durable des forêts ».
  Le groupe Sylvamo se dit quant à lui « spécialistes de la certification forestière — FSC et PEFC », deux labels internationaux de gestion durable des forêts. Sylvamo est par ailleurs « partenaire du WWF France ». Sur son site internet, l’ONG prête à l’entreprise l’ambition « de renforcer ses pratiques respectueuses de l’environnement ».
  Bruno Doucet parle quant à lui de « forêt ravagée » par l’entreprise. « On a alerté l’ OFB — Office français de la Biodiversité, le CNPF — Centre National de la Propriété Forestière, la DDT — Direction Départementale des Territoires, Sylvamo, PEFC et FSC » ajoute-t-il pour La Relève et La Peste.
  Il appelle ainsi l’entreprise Sylvamo à « arrêter tout de suite cette coupe » et à « revoir fondamentalement ses pratiques ». 
 

BIESLES : LANCEMENT DES TRAVAUX DE RACCORDEMENT ÉLECTRIQUE DE LA FUTURE USINE ÉOLIENNE

 
  Les travaux en cours sur le réseau électrique, actuellement réalisés sur la D1 à la sortie de Nogent, sont dirigés par la société ENEDIS. Ils concernent la future usine dite « Haut perron » — anciennement  Haut chemin 2, qui comprendra 7 éoliennes supplémentaires sur la commune de Biesles.



Photos : S. PH.






 Photos : S. PH. 
 
Les conditions de raccordement des usines éoliennes
  «  M. Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué auprès de la ministre de la transition écologique, chargé des transports. Monsieur le sénateur, vous interrogez Mme la ministre de la cohésion des territoires et Mme la ministre de la transition écologique sur les conditions de raccordement électrique des parcs éoliens.
  Il est important de le rappeler, le développement des énergies renouvelables, dont l'énergie éolienne, est indispensable pour atteindre nos objectifs climatiques.
  Les conditions de raccordement électrique des parcs éoliens sont très encadrées.
  Depuis 2011, les éoliennes terrestres sont soumises à la réglementation exigeante des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE) et à une procédure d'autorisation permettant de s'assurer que les risques et inconvénients pour les riverains et l'environnement peuvent être efficacement prévenus.
  Leur raccordement fait l'objet d'une consultation des maires et des services. Les modalités sont adaptées selon que l'installation est raccordée au réseau de distribution, au réseau de transport ou à un réseau de distribution de plus de 50 000 volts.
  Par ailleurs, les adaptations à venir du réseau de transport de l'électricité sont identifiées par Réseau de transport d'électricité (RTE) dans le cadre des schémas régionaux de raccordement au réseau des énergies renouvelables. En application du code de l'environnement, ces schémas sont soumis à évaluation environnementale et font l'objet d'une consultation du public.
  Pour l'éolien en mer, les possibilités de raccordement sont présentées en même temps que le projet de parc lors de la procédure de participation du public, qui a lieu très en amont de la réalisation du projet. Le raccordement fait de plus l'objet d'une autorisation environnementale, qui donne lieu à une enquête publique et permet aux élus de s'exprimer une nouvelle fois.
  Il faut le noter, l'arrêté du 17 mai 2001 précise les contraintes techniques qui s'imposent aux gestionnaires de réseau pour tenir compte des risques sur la santé des personnes et des animaux.
  Enfin, l'occupation du domaine public communal, notamment de la voirie, par les ouvrages électriques fait l'objet de redevances, dont la fixation relève, dans la majorité des cas, de la compétence du conseil municipal. »

 
   La quantité de cuivre nécessaire est impressionnante, rien que pour 7 machines !... Chaque bobine représente 500m de câble.
 
Photos : S. PH.
 
 Le matériel a été livré chez Enedis qui sera en charge de l'installation. En d'autres termes, c'est nous, consommateurs et contribuables, qui finirons par payer la facture, d'une manière ou d'une autre.

Photos : S. PH. 
 
Biographie d' Enedis
1. Enedis a été créée le Ier janvier 2008 sous le nom d' ERDF : Électricité Réseau Distribution France. Elle est issue de la séparation des activités de distribution et de fourniture d'électricité d'EDF, Électricité de France, conformément aux directives européennes visant à libéraliser le marché de l'énergie.
2.  En 2016, ERDF a changé de nom pour devenir Enedis. Ce changement visait à clarifier son rôle distinct de celui d'EDF, qui reste un fournisseur d'électricité, alors qu' Enedis se concentre sur la gestion du réseau de distribution.
3. Enedis est une filiale à 100 % d'EDF, ce denier étant 100% État ! Mais elle fonctionne de manière indépendante pour garantir une gestion neutre et équitable du réseau de distribution.
4. Enedis est financée par le biais du Tarif d’Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité : TURPE. Le TURPE est intégré au coût de l’électricité payé par le consommateur. Son montant est fixé par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) sous réserve de l'approbation ministérielle.
4. Enedis est responsable de la gestion de 95 % du réseau de distribution d'électricité en France. Cela inclut l'entretien, la modernisation et l'extension du réseau pour répondre aux besoins des consommateurs et des producteurs d'énergie.
5. L'entreprise assure le raccordement des nouveaux clients au réseau électrique, qu'il s'agisse de particuliers, d'entreprises ou de producteurs d'énergie renouvelable.
6. Enedis déploie les compteurs intelligents Linky, qui permettent une gestion plus efficace de la consommation d'électricité et facilitent les opérations à distance.
 
 
  Mais ce n'est pas tout : on découvre que, depuis au moins octobre 2023, des travaux ont été engagés sur le poste source, présenté comme un élément clé du réseau électrique inter-éolien. Ce poste, relié aux deux PDL, est situé rue Mandres, voir photos ci-devant.
  Quels sont les véritables motifs de ces interventions ?
 
 Le poste de transformation entre juillet 2022 et octobre 2023.

2022/07.
 
 
 
 
 
2023/10
 
  En conclusion, voici les emplacements définitifs pour la construction de l'usine, qui comprendra 7 éoliennes d'une hauteur de 180 mètres en bout de pale, ainsi que 3 postes de livraison.
 
 
 Source.
 
 




Photos : S. PH.

 
 
 Merci à S. PH pour nous avoir autorisé à utiliser ses photos pour informer le plus grand nombre. Merci à Vue Blandine pour son aide précieuse.
 
À suivre...
 
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