Un projet industriel d'une démesure inédite en Haute-Marne
La SAS « Des éoliennes de Mont Jaillery », filiale de la société Ventelys SAS — Énergies Partagées, dont le siège social est basé à Rueil-Malmaison — 92, a déposé en préfecture une demande d'autorisation d'exploiter une usine d'éoliennes, d'une envergure colossale !
Le projet prévoit l'implantation de 19 aérogénérateurs aux dimensions hors normes :
- Hauteur en bout de pale : entre 200 et 230 mètres.
- Puissance unitaire : de 4,2 à 6 MW.
Cette configuration est sans précédent à l'échelle du département. Face à de telles proportions, la question de la légitimité et de la sécurité d'un tel aménagement se pose avec une gravité absolue : peut-on parler d'un acte criminel envers notre territoire ? L'affirmative s'impose.
Langres et ses riverains : un patrimoine et une santé en péril
Joyau historique et architectural de la Haute-Marne, la ville de Langres est directement menacée par ce projet, tout comme les populations locales.
Un constat visuel alarmant
Aujourd'hui, depuis les remparts de Langres — secteur parking Sous-Bie, l'horizon est déjà dégradé. Par nuit claire, les signaux lumineux rouges de deux zones industrielles situées en Haute-Saône sont visibles à des distances considérables :
- ZI de la Roche des Quatre Rivières — Fouvent-Saint-Andoche, etc. : 9 machines de 150 m, situées à 32 km.
- ZI du Pays Jusséen — Vitrey-sur-Mance, etc. : 8 machines de 183 m, situées à 36 km.
Des impacts démultipliés
Si des machines situées à plus de 30 km sont déjà perceptibles, l'impact du projet « Mont Jaillery » sera dévastateur :
- Impact sanitaire : Langres se situe sous les vents dominants d'Ouest/Sud-Ouest. La ville et ses environs seraient exposés en permanence aux nuisances sonores et aux infrasons.
- Impact visuel : à seulement 18 km de distance — soit deux fois plus près que les usines précitées, des géants de 230 mètres défigureront irrémédiablement le panorama du joyau haut-marnais
Chronique d'un territoire divisé : le bras de fer éolien
Si l’union fait la force, la division semble ici régner en maître. Le projet éolien de Mont Jaillery dessine une géographie complexe où les décisions des conseils municipaux s'entrechoquent, révélant des visions diamétralement opposées pour l'avenir de la Haute-Marne.
Chassigny : Un paradoxe territorial
La situation prend une tournure surprenante dans cette commune.
Alors que sa voisine refuse catégoriquement l'implantation des machines
sur son sol, le conseil municipal de Chassigny a, de son côté, voté « OUI » aux éoliennes de... Dommarien. Un positionnement qui interroge sur la solidarité entre communes limitrophes.
Dommarien : Un front uni pour le « NON »
Ici, le message est sans ambiguïté. Pour les 11 éoliennes prévues sur son territoire, le conseil municipal a tranché : un « NON » unanime, exprimé courageusement à main levée, sans recours au scrutin secret. Pour cette commune, l’opposition à l’éolien industriel est un acte de résistance clair.
Villegusien-le-Lac : Une décision sur le fil
Le cas de Piepape — commune associée à Villegusien-le-Lac depuis 1972, illustre parfaitement les déchirements politiques locaux. Lors du conseil municipal du 23 juin 2019, le dossier présenté ne mentionnait alors que 4éoliennes.
Le débat fut marqué par une opposition de styles et d'intérêts :
- Yves Bresson, maire délégué de Villegusien, s'est imposé comme un opposant farouche au projet.
- À l'inverse, Francis Thirion, maire délégué d' Heuilley-Cotton, s'est fait l'avocat du projet. Partisan convaincu de l'éolien, il est lui-même impliqué dans une étude similaire sur sa propre commune.
Le résultat ? Une victoire des pro-éoliens à l'arraché : 8 voix contre 7. Ce vote décisif n'a pu pencher en faveur du projet que grâce à 6 abstentions opportunes. À Piepape, l'horizon semble désormais promis aux pales d'acier.
Notre santé, notre quotidien, notre village, nos prés, nos forêts, nos animaux, valent PLUS que leurs profits !
TENIR TÊTE, FEDERER, LIBÉRER !
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