Une nouvelle fois, l’État, par l’intermédiaire de la préfecture, sanctionne une usine éolienne en raison de la mortalité constatée parmi l’avifaune et les chiroptères1. Dans le cas présent, les 10 éoliennes de l'usine dit « Les Limodores » sont DE NOUVEAU ÉPINGLÉES — 2025, voir extraits ci-devant, pour leur « impact significatif sur les populations de chiroptères ».
Cette « boucherie » industrielle n’a malheureusement rien de surprenant pour celles et ceux qui s’opposent à l' implantation de ces infrastructures. Les conséquences aujourd’hui constatées avaient déjà été dénoncées lors des commissions d’enquête, au cours de la procédure, par des citoyens engagés. Mais comme le dit le proverbe, il n’y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre : cette maxime semble s’appliquer parfaitement aux autorités publiques, aux commissaires enquêteurs, à nombre d’élus et... aux loueurs de parcelles indispensables !
Face à cette mortalité recensée, la préfecture se doit de prendre des mesures2. Pourtant, elle ne va pas jusqu’à envisager la cessation de l’exploitation du site, qui constituerait sans aucun doute la solution la plus efficace pour protéger ces espèces. La prise de conscience, si tant est qu’elle existe, montre ici ses limites. On préfère de nouveau aménager les conditions d’exploitation afin de les rendre « moins destructrices », notamment par le biais du bridage des machines, en espérant que ces nouvelles dispositions permettront — cette fois ci, enfin, de réduire la mortalité au point zéro !
1. BAUDRECOURT, DOMMARTIN-LE-SAINT-PÈRE ET DOULEVANT-LE-CHÂTEAU
2. Par cette décision, il se confirme une fois de plus que lorsque l’État daigne faire son travail, les exploitants du vent sont systématiquement sanctionnés. De plus, la préfecture a donné son feu vert à cette usine... puis, quelque temps plus tard, elle revient pour la sanctionner. On autorise, puis on punit. On appelle ça comment déjà ? De l’ auto-sanction ? Étonnant, non ?
Il convient de préciser que le nombre de décès mentionné dans cet APC ne prend pas en compte l’ensemble des chauves-souris mortes à proximité de l’usine et emportées par des charognards. Le bilan réel de mortalité est donc assurément nettement plus élevé.
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