Énergie et climat : les principales mesures du texte de loi

connaissances des énergies
AFP

Réduction des émissions de gaz à effet de serre, trajectoire de baisse de la part du nucléaire ou dispositions anti-"passoires thermiques": voici les principales mesures du projet de loi énergie et climat, en passe d'être adopté définitivement jeudi par le Parlement.

« Urgence écologique et climatique »
"L'urgence écologique et climatique" est inscrite à l'article 1er sur les objectifs de la politique énergétique.
Avant le 1er juillet 2023, puis tous les cinq ans, une loi fixera les priorités d'action de la politique énergétique nationale pour répondre à l'urgence écologique et climatique.

Gaz à effet de serre
Le texte prévoit d'atteindre la "neutralité carbone" à l'horizon 2050. Ce principe suppose de ne pas émettre plus de gaz à effet de serre que le pays ne peut en absorber via notamment les forêts ou les sols. Pour ce faire, la France va diviser ses émissions de gaz à effet de serre par un facteur supérieur à six par rapport à 1990.

Le texte prévoit ainsi une baisse de 40% de la consommation d'énergies fossiles d'ici 2030, contre 30% précédemment. Sont prévus des objectifs intermédiaires de réduction des consommations énergétiques finales "d'environ 7% en 2023", par rapport à 2012. L'objectif de réduction, fixé depuis quatre ans, est de 20% en 2030.

La production d'énergie hydroélectrique, notamment la "petite hydroélectricité" devra être encouragée, de même que l'éolien en mer. La part de l'hydrogène "décarboné" devra être développée avec l'objectif d'atteindre entre 20 à 40% de la consommation totale d'hydrogène industrielle "à l'horizon 2030".

Nucléaire

Le projet de loi entérine le report de 2025 à 2035 de l'objectif de ramener à 50%, contre plus de 70% aujourd'hui, la part du nucléaire dans la production d'électricité française. La feuille de route énergétique de la France prévoit la fermeture de 14 réacteurs nucléaires sur 58 d'ici 2035.

Centrales à charbon
Les dernières centrales à charbon fermeront en 2022. Il en reste quatre en France, à Cordemais, au Havre, Gardanne et Saint-Avold.

Un accompagnement spécifique est prévu pour les salariés des centrales et de leurs sous-traitants: environ 670 emplois directs et 740 indirects.

Haut conseil pour le climat
Le Haut conseil pour le climat, instauré en novembre dernier par le président Emmanuel Macron, sera pérennisé.
Composé de 13 scientifiques, économistes et autres experts, ce conseil est chargé d'évaluer les politiques et mesures mises en place en France et d'émettre des recommandations.

« Passoires thermiques »
Le dispositif pour lutter contre ces logements mal isolés sera "progressif" : après une première phase "incitative" qui visera notamment à "simplifier les dispositifs d'accompagnement" à la rénovation, s'ouvrira en 2023 une "phase d'obligation" de travaux jusque fin 2027. A partir de 2028, le non-respect de l'obligation sera rendu public notamment dans les annonces immobilières, et d'autres sanctions graduées seront mises en place.

Les critères de définition d'un logement décent en matière de performance énergétique sont également précisés. La révision du loyer, en cas de travaux, sera conditionnée à l'atteinte d'un certain niveau de performance, et un audit énergétique devra être réalisé pour les logements très énergivores en cas de vente ou location.

Tarifs réglementés d'électricité

Le texte relève le niveau de l'électricité nucléaire qu'EDF peut livrer à un coût réglementé aux autres fournisseurs (dispositif ARENH). Il pourra passer de 100 à 150 térawattheures (TWh) par an à compter de 2020. L'idée est de donner ainsi accès à un volume un peu plus important à cette électricité à prix stable et de réduire le recours au marché européen plus "volatil".

Le texte permet également une révision de ce dispositif ARENH par arrêté, pour prendre en compte cette évolution du plafond au regard de l'impact financier sur EDF. Il mentionne l'inflation parmi les éléments pouvant être pris en compte. 


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Le capitalisme vert utilise Greta Thunberg

Isabelle Attard
9/02/2019




 

Notre chroniqueuse a vécu plusieurs années en Laponie suédoise et a présidé le groupe d’amitiés France-Suède à l’Assemblée nationale. C’est donc avec un regard attendri qu’elle s’est penchée sur l’histoire de la jeune militante écologiste Greta Thunberg...

Isabelle Attard a été députée écologiste du Calvados. Elle se présente comme « écoanarchiste ».



Isabelle Attard


Depuis environ cinq mois, une jeune Suédoise de 16 ans, autiste Asperger, se retrouve sous les projecteurs médiatiques du monde entier. Elle fait la « grève de l’école » pour se faire entendre et son combat est juste. Il s’agit pour elle de passer un message aux milliardaires, aux décideurs politiques, que ce soit à la COP24 en Pologne ou dernièrement à Davos afin qu’ils respectent leurs engagements sur le climat. Son dernier discours a ému quasiment tous les militants écologistes de la planète :

"Je ne veux pas que vous soyez désespérés, je veux que vous paniquiez. Je veux que vous ressentiez la peur qui m’habite chaque jour et que vous agissiez, comme s’il y avait le feu, parce que c’est le cas. […] Il y a encore une petite chance de stopper les émissions de gaz à effet de serre afin d’éviter des souffrances pour une grande partie de la population de la planète."

Derrière ces moments forts, on trouve un petit génie suédois des « public-relations », Ingmar Rentzhog. L’envers du conte de fées est moins joli, mais plus intéressant.

Le journaliste d’investigation suédois Andreas Henriksson est, d’après mes recherches, le premier à avoir enquêté sur ce sujet et son article a été publié sur le blog de Rebecca Weidmo Uvell, le 11 décembre 2018


Tout a été finement programmé pour transformer la jeune Suédoise en héroïne internationale


Greta Thunberg en grève devant le Parlement suédois


La belle histoire de Greta Thunberg commence le 20 août 2018. Ingmar Rentzhog cofondateur de la start-up We Don’t Have Time, Nous n’avons pas le temps, croise Greta Thunberg devant le Parlement suédois et publie un post émouvant sur sa page Facebook. Nous sommes le 1er jour de la grève commencée par Greta. Le 24 août, sort en librairie une autobiographie mêlant crise familiale et crise climatique, Scener ur hjärtat, corédigée par Malena Ernman la mère de Greta, Svante Thunberg son père, Beata, sa sœur, et Greta. Les parents artistes - chanteuse lyrique et acteur - sont très connus en Suède ; Greta, pas encore.

En fait Ingmar Rentzhog et la famille de Greta se connaissent déjà et ont participé ensemble à une conférence sur le climat le 4 mai 2018. Peu de place au hasard donc, dans la rencontre à Stockholm, sur le trottoir devant le Parlement entre Ingmar et Greta.

Tout a été finement programmé pour transformer la jeune Suédoise en héroïne internationale, et ce, dès le 1er article paru dans le quotidien le plus lu dans le pays, Aftonbladet, quelques heures seulement après le post Facebook de Rentzhog.

We Don’t Have Time, la start-up qu’il a cofondée en 2016, a l’ambition de créer un réseau social de plus de 100 millions de membres, qui influencera les hommes et femmes politiques et les chefs d’entreprise pour qu’ils agissent davantage contre le réchauffement climatique. C’est ce qui apparaît en tout cas dans leur plaquette web.

C’est la que ça se complique. Parmi les actionnaires de la start-up, on trouve les membres de deux familles interconnectées

  • les Persson, enfants du milliardaire Sven Olof Persson, qui a fait fortune, entre autres, dans la vente de voitures, Bilbolaget Nord AB, et 
  • les Rentzhog. 
  • Les deux familles d’investisseurs, qui se sont rencontrées dans la région du Jämtland, n’ont aucun lien avec l’écologie, ce sont des spécialistes de la finance.
Sauver la planète tout en maintenant la croissance économique et en réclamant encore plus de mondialisation

Ingmar Rentzhog, ou comment utiliser Greta Thunberg pour promouvoir la croissance verte

En mai 2018, Ingmar Rentzhog est recruté comme président-directeur du think tank Global Utmaning, faisant la promotion du développement durable et se déclarant politiquement indépendant. Sa fondatrice n’est autre que Kristina Persson, fille du milliardaire et ex-ministre social-démocrate chargée du développement stratégique et de la coopération nordique entre 2014 et 2016. Via l’analyse des tweets du think tank, on observe un engagement politique fort, à l’aube des élections européennes, envers une alliance qui irait des sociaux-démocrates à la droite suédoise. L’ennemi étant « les nationalismes » émergeant partout en Europe et dans le monde. Des idées qui ne déplairaient pas à notre cher président Macron.

Le 16 janvier 2019, Global Utmaning était fière d’annoncer sur les réseaux sociaux sa nouvelle collaboration avec Global Shapers, une communauté de jeunes dirigeants de 20 à 30 ans « dotés d’un grand potentiel pour jouer un rôle dans l’avenir de la société et qui travaillent à améliorer la situation des populations autour d’eux ». Ce réseau a été créé de toutes pièces par le Forum économique mondial en 2011. Ses leaders entendent bien sauver la planète tout en maintenant la croissance économique et en réclamant encore plus de mondialisation. Tout un programme.

Je résume. Nous avons d’un côté une plateforme numérique en construction, We Don’t Have Time, qui a pris un réel essor il y a quelques mois grâce à Greta Thunberg, « jeune conseillère » de la fondation dirigeant cette plateforme. J’ai oublié de préciser au passage que les centaines de milliers d’adresses mail collectées par Rentzhog valent de l’or. Et de l’autre, nous avons une famille de milliardaires comptant une ex-ministre qui investit dans cette start-up, puis qui embauche Ingmar Rentzhog dans un think tank développant les thèmes de la croissance verte, de l’économie circulaire, bref, de greenwashing.

Ce greenwashing qui permet au capitalisme de perdurer. Greta Thunberg se retrouve à conseiller ceux qu’elle fustige. Comme disait l’auteur du Guépard, « si nous voulons que tout reste tel que c’est, il faut que tout change » (Giuseppe Tomasi Di Lampedusa). 


Post-scriptum : que les choses soient claires : le combat de cette adolescente et de tous les jeunes qui lui emboitent le pas, partout dans le monde, est sain et une formidable source d’espoir pour la prise de conscience écologiste.
Par contre, je pense qu’il ne faut pas être dupe du rôle de certains adultes autour d’elle, spindoctor, mentor, spécialistes du greenwashing, de la croissance verte et du capitalisme. Pour lutter efficacement, ne pas être dupe est une nécessité.
Cette chronique d’Isabelle Attard a été traduite en italien par Osservatorio inernazional Per i Diritti. Elle a aussi donné lieu à une analyse par Checknews, sur Libération.
Dans un post publié sur sa page Facebook le 2 février 2019 et traduit par Reporterre, Greta Thunberg a répondu à ses détracteurs.
Reporterre a été le premier média français à interviewer Greta Thunberg et à relayer son appel de décembre 2018 devant les Nations Unies : lire ici.

Source : Isabelle Attard pour Reporterre

Photo :
. chapô : Greta Thunberg lors de la COP24 en Pologne, en décembre 2018. © Sadak Souici/Reporterre
. en grève : Aftonbladet
. Ingmar Rentzhog : Nordic Business


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Haute-Marne, département : premier de "cordée" en dotation globale de fonctionnement (DGF)

Ministère de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales
07/2019

   Commentaire :  " Les départements ruraux sont les mieux lotis. En moyenne, 270 euros par habitant ont été versés à la Lozère en 2018. Ce département du Languedoc occupe la première place du classement, devant la Creuse (143 euros), l'Ariège (113 euros), le Cantal (108 euros) et la Haute-Marne (104 euros). Viennent ensuite, les Hautes-Alpes, la Meuse et le Gers. [...] Les dotations publiques d'investissement sont généralement versées pour de petits projets d'aménagement, comme la rénovation d'un centre du village, la salle des fêtes ou encore le parvis de l'église. 27.300 projets au total ont été financés par l'État, dont 44,04% sont dédiés à l'aménagement, l'urbanisme et les transports."
   Source : Ce que l'État donne aux départements 
 
Haute-Marne, les chiffres
- Montant de la dotation globale de fonctionnement en 2019 : 43 611 172 € dont dotation de   péréquation : 13 498 640 € ;
- Montant de la DGF par habitant en 2019 : 235 € ;
- Variation de la DGF entre 2018 et 2019 : 1.00 % ;
- Part de la DGF 2019 dans les recettes réelles de fonctionnement 2017 : 22.51 % ;
- Variation de la DGF entre 2018 et 2019 par rapport aux recettes réelles de fonctionnement 2017 (en %) : 0.22 %
L'augmentation de DGF représente 0.22% des RRF ;
  - Part de la péréquation dans la DGF 2019 (en %) :
30.95 %
Conclusion 
   " Le montant global de la DGF est préservé depuis 2017, 26,96 en 2018, après de fortes baisses entre 2014 et 2017. [...] En 2019, les dotations de solidarité rurale et urbaine qui représentent désormais 39% de la DGF des communes contre 16% il y a dix ans, ont augmenté de 190 millions d’euros pour atteindre 7,7 milliards d’euros. En conséquence, les quartiers urbains fragiles et les zones rurales voient leur DGF en hausse."

   Tout l'argumentaire des élus locaux consistant à justifier auprès de la population la "colonisation" industrielle EnR, éolien, photovoltaïque, par la baisse des dotations de l' Etat, tombe à l'eau. C'est de plus, une politique irresponsable d'un point de vue économique (endettement), sanitaire, et écologique. 
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Budget et dotations des collectivités locales
  L’État est le premier contributeur au budget des collectivités. Chaque année, il attribue aux communes, aux intercommunalités, aux départements et aux régions un ensemble de concours financiers composés notamment de dotations financières. Il existe une vingtaine de dotations, tant en fonctionnement qu’en investissement, dont la dotation globale de fonctionnement (DGF). Elles représentent près d’un tiers des ressources des collectivités.

Le budget des collectivités, comment ça marche ?

  D’un point de vue budgétaire et comptable, un budget se présente en deux parties :

  • une section de fonctionnement, 
  • une section d’investissement.
   Chacune de ces sections doit être présentée en équilibre, les recettes devant équilibrer les dépenses. L’équilibre de la section de fonctionnement doit se traduire également par un excédent des recettes par rapport aux dépenses, afin que ce surplus, ainsi dégagé, et qui constitue l’autofinancement (ou épargne brute), abonde le financement des investissements prévus par la collectivité et le remboursement du capital emprunté.

On distingue deux catégories de dépense
:

  • les dépenses de fonctionnement : il s’agit principalement de postes de dépenses nécessaires à la gestion courante des services et de l’activité de la collectivité : charges de personnel et de gestion courante, achat de fournitures, prestations de services, indemnités des élus, participation aux charges d’organismes extérieurs (aide sociale, syndicats intercommunaux…), subventions aux organismes publics et privés (associations etc...) mais aussi certaines dépenses exceptionnelles comme les intérêts moratoires, les amendes fiscales etc. ; 
  • les dépenses d’investissement : il s’agit principalement de l’achat de biens et de matériels durables, de la construction ou l’aménagement de bâtiments, de travaux d’infrastructure, d’acquisition de titres de participation ou d’autres titres immobilisés, du remboursement en capital des emprunts, etc.
   Les recettes des collectivités, quant à elles, proviennent notamment :
  • des impôts locaux : directs (taxe d’habitation, taxes foncières) ou indirects (droits de mutation DMTO, taxe d’enlèvement des ordures ménagères, etc.) et fiscalité économique (contribution économique territoriale, etc,), 
  • des dotations de l’État ainsi que des subventions de l’État et d’autres organismes publics ;
  •  des produits des services et du domaine des collectivités ; 
  • des produits des emprunts.
  En moyenne, les dotations de l’État et de l’ensemble des organismes publics représentent environ 30 % des ressources globales d’une collectivité.

Les principales dotations de l'État aux collectivités 

 
   Voir et entendre
  les principales dotations de l' Etat

  Chaque année, l’État attribue des dotations aux communes, aux établissements de coopération intercommunale (EPCI) aux départements et aux régions. L’ensemble de ces aides financières appartiennent au périmètre des concours financiers de l’État. En 2019, cette enveloppe représente 48,6 milliards d’euros. Les dotations répondent à trois finalités : compensation, péréquation et investissement. 


Les dotations de compensation, pour stabiliser les budgets locaux

  La plupart des dotations versées par l’État s’inscrivent dans une logique de compensation. Le plus souvent, elles ont été créées en contrepartie d’une mesure nouvelle (par exemple : suppression d’un impôt local ou transfert de compétence). Il peut s’agir de :

  • contribuer à la compensation des charges générales des collectivités. C’est notamment l’objet des parts forfaitaires de la DGF ; 
  • compenser le coût des transferts de compétences. C’est le cas de la dotation générale de décentralisation (DGD), de la dotation régionale d’équipement scolaire (DRES) et de la dotation départementale d’équipement des collèges (DDEC), créées à l’occasion des Actes I et II de la décentralisation ; 
  • compenser les allègements d’impôts locaux et les pertes dues à la suppression de la taxe professionnelle (DCRTP) ; 
  • compenser la charge de TVA que les collectivités et leurs groupements supportent sur leurs dépenses d’investissement et sur certaines dépenses de fonctionnement, notamment en matière d’entretien des bâtiments publics et de la voirie. Ce fonds de compensation pour la TVA (FCTVA), prélevé sur les recettes de l’État, est forfaitaire , il constitue la principale aide de l’État aux collectivités locales en matière d’investissement (5,5 Mds € en 2018).
Les dotations de péréquation, pour réduire les inégalités entre les collectivités
  Les dotations de péréquation sont versées aux collectivités les plus défavorisées ; elles ont pour but de réduire les inégalités de ressources des collectivités par rapport à leurs charges. La plupart sont intégrées dans la dotation générale de fonctionnement (DGF) :

  • Pour les communes, il s’agit de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale (DSU), de la dotation de solidarité rurale (DSR) et de la dotation nationale de péréquation (DNP) ; 
  • Pour les groupements de communes, il s’agit de la dotation d’intercommunalité ; 
  • Les départements bénéficient de deux dotations : l’une à vocation urbaine – la dotation de péréquation urbaine (DPU), et l’autre à vocation plutôt rurale – la dotation de fonctionnement minimale (DFM) ; 
  • Les régions bénéficient depuis 2018 d’une fraction de la TVA.
Les dotations et subventions d’investissement
  L’État attribue des subventions aux collectivités qui portent des projets d’investissement. C’est notamment l’objet de la dotation d’équipement des territoires ruraux (DETR), de la dotation de soutien à l’investissement local (DSIL), de la dotation de soutien à l’investissement des départements (DSID) ou encore de la dotation « politique de la ville » (DPV). 


Comment sont calculées les dotations ?

  Le montant de la dotation globale de fonctionnement (DGF), la principale des dotations, est fixé chaque année par la loi de finances.
  La répartition des dotations aux collectivités dépend de nombreux critères dont le nombre d’habitants de la collectivité, sa situation géographique, sa superficie, le revenu de ses habitants, sa richesse fiscale, sa longueur de voirie, etc.
  Les dotations peuvent varier à la hausse ou à la baisse en cas de variation démographique importante ou lorsque deux collectivités fusionnent par exemple. 


Les dotations 2019 en chiffres
  En 2019, le montant de la dotation globale de fonctionnement (DGF) s’élève à environ 26,94 milliards d’euros, soit un montant stable par rapport à 2017 et 2018. Cela correspond à une moyenne de 392 euros par habitant, tous niveaux de collectivités confondus.

Carte active

   Cliquer sur un territoire pour voir le montant de la DGF, le montant de la DGF par habitant, la part de la DGF dans les recettes réelles de fonctionnement, la part de la péréquation dans la DGF.



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