Il faut se réjouir que la Commission européenne reconnaisse désormais officiellement ce que plusieurs travaux scientifiques mettent en évidence depuis des années : les éoliennes ne sont pas totalement exemptes de pollution de l'environnement ! Sous l’effet de la pluie, de la grêle, des salissures et de l’usure, les revêtements des pales s’érodent et libèrent des particules plastiques dans l’environnement. À cela s’ajoutent les émissions générées lors des opérations de réparation et de maintenance.
Cette reconnaissance est essentielle, car elle permet enfin d’intégrer cette réalité au bilan environnemental de l’éolien. Mais elle soulève aussi une question dérangeante : pourquoi aura-t-il fallu autant de temps pour que cette pollution soit pleinement prise en considération ? Pendant des années et encore aujourd'hui, l’éolien a été présenté par les écologistes politiques, les gouvernements, les potentats locaux → idiots utiles ! et... les écornifleurs du vent, comme une énergie « propre », synonyme d’absence d’impact environnemental.
Le plus regrettable est sans doute le temps perdu à défendre une image idéalisée de l’éolien plutôt qu’à mesurer précisément ses impacts, à les comparer à ceux des autres sources d’énergie et à rechercher suffisamment tôt des solutions pour les réduire. Sachant que la meilleure des solutions est : ZÉRO ÉOLIENNE ET BASTA ! La question n’est pas de prétendre que l’éolien serait aussi polluant que le charbon ou le gaz : ce serait scientifiquement réducteur. Elle est de cesser de confondre « moins polluant sur certains critères » avec « propre » ou « sans impact ».
Donc, on résume : la vie d'une éolienne — terrestre ou offshore, s'accompagne d'un ensemble d'inconvénients et de contraintes techniques, écologiques et économiques à chaque étape de son cycle de vie :
- Dépendance forte aux terres rares dont l'extraction génère de lourdes pollutions acides et toxiques;
- Nécessite d'immenses quantités d'acier, de béton — fondations, de cuivre et de résines composites issues de la pétrochimie;
- Artificialisation des sols:
- Impact sur la biodiversité lors des travaux:
- Déforestation et obligation d'élargir les routes d'accès en milieu rural ou forestier pour le transport des pièces avec les convois exceptionnels;
- Intermittence et variabilité → compensation par le gaz, le charbon ou la lignite;
- Impact sur la faune, mortalité accélérée pour les oiseaux et chauves-souris;
- Nuisances pour les riverains;
- Retrait des fondations, mais la réhabilitation complète du sous-sol en profondeur reste complexe;
- Nouvelles fondations lors de repowering;
- Recyclage des pales et des rotors;
- etc.
L’aveu désormais formulé par la Commission européenne marque une étape positive. Mais qu'en sera-t-il de l'avenir ? Cette reconnaissance va-t-elle changer la donne et enclencher l'arrêt des projets d'usines éoliennes terrestres et en mer ? En France, à travers la PPE3, les décideurs au pouvoir refusent visiblement de changer de braquet. Quant aux prétendants à la présidentielle 2027, la ligne reste identique, voire pire…
Bonne lecture
php
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Traduit de l' Allemand par ChatGPT
Des microplastiques provenant des éoliennes : la Commission européenne reconnaît pour la première fois officiellement l’abrasion des matières plastiques
Bruxelles – La Commission européenne a reconnu pour la première fois officiellement que les installations éoliennes émettent des particules de plastique et que cette abrasion se disperse de manière incontrôlée dans l’environnement. Cette reconnaissance fait suite à une question posée par l’eurodéputé autrichien Gerald Hauser. Celui-ci avait fait référence à une estimation allant jusqu’à 62 kilogrammes de microplastiques par éolienne et par an.
La Commission ne reprend certes pas cet ordre de grandeur. Elle confirme toutefois explicitement l’existence de cette abrasion des matières plastiques et renvoie à ce sujet à des études scientifiques. Ainsi, une pollution environnementale jusqu’ici peu prise en compte fait précisément l’objet d’une confirmation officielle dans le cas d’un mode de production d’électricité considéré, sur le plan politique, comme particulièrement respectueux de l’environnement.
La Commission ne reprend certes pas cet ordre de grandeur. Elle confirme toutefois explicitement l’existence de cette abrasion des matières plastiques et renvoie à ce sujet à des études scientifiques. Ainsi, une pollution environnementale jusqu’ici peu prise en compte fait précisément l’objet d’une confirmation officielle dans le cas d’un mode de production d’électricité considéré, sur le plan politique, comme particulièrement respectueux de l’environnement.
Les microplastiques provenant des éoliennes ne sont donc plus un problème théorique
Le passage décisif de la réponse de la Commission est inhabituellement clair. On peut notamment y lire :
« Il ressort des études que les émissions de plastique provenant des installations éoliennes sont nettement inférieures à celles provenant d’autres sources. »
Bruxelles ne débat donc plus de la question de savoir si les éoliennes libèrent du plastique. La Commission se contente désormais de relativiser la quantité émise en la comparant à celle provenant des pneus, des peintures ou des textiles.
La Commission européenne confirme l’abrasion de microplastiques sur les éoliennes : des particules se détachent des pales et se dispersent de manière incontrôlée dans l’environnement. Illustration : image générée par IA.
C’est précisément ce point qui modifie l’appréciation du sujet sur le plan de la politique environnementale. Les éoliennes ne rejettent pas, en fonctionnement, de gaz d’échappement issus de la combustion comme les centrales à charbon ou à gaz. Elles ne sont donc pas pour autant des installations industrielles exemptes d’émissions.
La pluie, la grêle et les salissures frappent à grande vitesse les pales de rotor revêtues de couches protectrices. Cela entraîne notamment une érosion des bords d’attaque, tandis que des matériaux plastiques provenant des revêtements de protection se détachent et sont perdus dans l’environnement.
Les 62 kilogrammes restent controversés – l’abrasion, en revanche, ne l’est pas
Les 62 kilogrammes par installation avancés par Hauser proviennent d’une extrapolation norvégienne. La Commission ne confirme pas explicitement ce chiffre. Elle ne remet toutefois pas non plus en cause le principe même du rejet de particules plastiques, mais renvoie à d’autres études faisant état de valeurs plus faibles.
Une étude de la DTU publiée en 2026 aboutit, dans des conditions défavorables, à 340 grammes de microplastiques par pale et par an. Avec trois pales, cela représenterait mathématiquement environ un kilogramme par installation.
D’autres calculs aboutissent cependant à des résultats différents. Une étude de la DTU publiée en 2024 a estimé, pour les installations offshore, une perte de matière plastique comprise entre 80 et 1 000 grammes par pale et par an. Le TNO, en revanche, a calculé en 2025 une perte d’environ 240 grammes par an pour une éolienne offshore moderne de 15 mégawatts.
L’ordre de grandeur exact reste donc incertain. En revanche, ces travaux ne contestent pas le fait que du plastique est abrasé et se détache des pales de rotor.
Les travaux de maintenance libèrent eux aussi des particules plastiques supplémentaires
À cela s’ajoute une deuxième voie d’émission. Lors des réparations, les techniciens poncent les surfaces endommagées et travaillent sur les matériaux composites. Une étude de l’Université technique du Danemark évalue les émissions de plastique qui en résultent entre 40 et 160 grammes par pale et par an à terre. En mer, les estimations vont même de 90 à 600 grammes. Ainsi, les microplastiques ne sont pas produits uniquement par l’érosion due aux intempéries, mais également lors des opérations de maintenance.
Il est donc remarquable que l’UE demande désormais elle-même des études plus approfondies. Un programme Horizon Europe exige des mesures sur le terrain concernant les impacts environnementaux des parcs éoliens offshore pendant leur exploitation, leur maintenance et leur démantèlement. L’appel à projets mentionne explicitement aussi la production de particules plastiques par un grand nombre d’éoliennes. Il prévoit en outre l’étude des éventuels effets cumulatifs du développement massif de l’éolien offshore. Ce faisant, l’UE reconnaît également que des éléments importants du bilan environnemental n’ont pas encore été évalués de manière définitive.
La conséquence à en tirer n’est pas de mettre globalement l’énergie éolienne sur le même plan que le charbon ou le gaz. Les centrales conventionnelles provoquent, du fait de leurs combustibles, d’importantes émissions supplémentaires. Cependant, présenter politiquement l’énergie éolienne comme une source d’électricité pratiquement « propre » est également réducteur.
Dans le cas des centrales à combustibles fossiles, les émissions de polluants, les technologies de filtration et les valeurs limites font depuis des décennies l’objet d’une réglementation centrale. Pour les éoliennes, en revanche, l’examen systématique de ce type d’émissions de matières ne commence que relativement tard. La reconnaissance officielle de la Commission européenne rend désormais cette lacune visible.
Sur le Web https://blackout-news.de/politik/mikroplastik-aus-windraedern-eu-kommission-raeumt-erstmals-offiziell-kunststoffabrieb-ein/
