ÉOLIENNES ET MICROPLASTIQUES : L' U. E. RECONNAÎT LES DÉGÂTS, ET LA FRANCE ?

  Il faut se réjouir que la Commission européenne reconnaisse désormais officiellement ce que plusieurs travaux scientifiques mettent en évidence depuis des années : les éoliennes ne sont pas totalement exemptes de pollution de l'environnement ! Sous l’effet de la pluie, de la grêle, des salissures et de l’usure, les revêtements des pales s’érodent et libèrent des particules plastiques dans l’environnement. À cela s’ajoutent les émissions générées lors des opérations de réparation et de maintenance.
  Cette reconnaissance est essentielle, car elle permet enfin d’intégrer cette réalité au bilan environnemental de l’éolien. Mais elle soulève aussi une question dérangeante : pourquoi aura-t-il fallu autant de temps pour que cette pollution soit pleinement prise en considération ? Pendant des années et encore aujourd'hui, l’éolien a été présenté par les écologistes politiques, les gouvernements, les potentats locaux → idiots utiles ! et... les écornifleurs du vent, comme une énergie « propre », synonyme d’absence d’impact environnemental. 
  Le plus regrettable est sans doute le temps perdu à défendre une image idéalisée de l’éolien plutôt qu’à mesurer précisément ses impacts, à les comparer à ceux des autres sources d’énergie et à rechercher suffisamment tôt des solutions pour les réduire. Sachant que la meilleure des solutions est : ZÉRO ÉOLIENNE ET BASTA ! La question n’est pas de prétendre que l’éolien serait aussi polluant que le charbon ou le gaz : ce serait scientifiquement réducteur. Elle est de cesser de confondre « moins polluant sur certains critères » avec « propre » ou « sans impact ».
  Donc, on résume : la vie d'une éolienne — terrestre ou offshore, s'accompagne d'un ensemble d'inconvénients et de contraintes techniques, écologiques et économiques à chaque étape de son cycle de vie : 
  • Dépendance forte aux terres rares dont l'extraction génère de lourdes pollutions acides et toxiques;
  • Nécessite d'immenses quantités d'acier, de béton — fondations, de cuivre et de résines composites issues de la pétrochimie;
  • Artificialisation des sols:
  • Impact sur la biodiversité lors des travaux:
  • Déforestation et obligation d'élargir les routes d'accès en milieu rural ou forestier pour le transport des pièces avec les convois exceptionnels;
  • Intermittence et variabilité → compensation par le gaz, le charbon ou la lignite;
  • Impact sur la faune, mortalité accélérée pour les oiseaux et chauves-souris;
  • Nuisances pour les riverains;
  • Retrait des fondations, mais la réhabilitation complète du sous-sol en profondeur reste complexe;
  • Nouvelles fondations lors de repowering;
  • Recyclage des pales et des rotors;
  • etc.
  Et maintenant, s’y ajoute cette pollution par microplastiques !
 
  L’aveu désormais formulé par la Commission européenne marque une étape positive. Mais qu'en sera-t-il de l'avenir ? Cette reconnaissance va-t-elle changer la donne et enclencher l'arrêt des projets d'usines éoliennes terrestres et en mer ? En France, à travers la PPE3, les décideurs au pouvoir refusent visiblement de changer de braquet. Quant aux prétendants à la présidentielle 2027, la ligne reste identique, voire pire…
 
 Bonne lecture
 
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Traduit de l' Allemand par ChatGPT

Des microplastiques provenant des éoliennes : la Commission européenne reconnaît pour la première fois officiellement l’abrasion des matières plastiques

 
   Bruxelles – La Commission européenne a reconnu pour la première fois officiellement que les installations éoliennes émettent des particules de plastique et que cette abrasion se disperse de manière incontrôlée dans l’environnement. Cette reconnaissance fait suite à une question posée par l’eurodéputé autrichien Gerald Hauser. Celui-ci avait fait référence à une estimation allant jusqu’à 62 kilogrammes de microplastiques par éolienne et par an.
  La Commission ne reprend certes pas cet ordre de grandeur. Elle confirme toutefois explicitement l’existence de cette abrasion des matières plastiques et renvoie à ce sujet à des études scientifiques.  Ainsi, une pollution environnementale jusqu’ici peu prise en compte fait précisément l’objet d’une confirmation officielle dans le cas d’un mode de production d’électricité considéré, sur le plan politique, comme particulièrement respectueux de l’environnement.
 
Les microplastiques provenant des éoliennes ne sont donc plus un problème théorique
  Le passage décisif de la réponse de la Commission est inhabituellement clair. On peut notamment y lire :
« Il ressort des études que les émissions de plastique provenant des installations éoliennes sont nettement inférieures à celles provenant d’autres sources. »
  Bruxelles ne débat donc plus de la question de savoir si les éoliennes libèrent du plastique. La Commission se contente désormais de relativiser la quantité émise en la comparant à celle provenant des pneus, des peintures ou des textiles.
 
La Commission européenne confirme l'abrasion microplastique des éoliennes: les particules se détachent des pales du rotor et pénètrent dans l'environnement de manière incontrôlable 
 La Commission européenne confirme l’abrasion de microplastiques sur les éoliennes : des particules se détachent des pales et se dispersent de manière incontrôlée dans l’environnement. Illustration : image générée par IA.

  C’est précisément ce point qui modifie l’appréciation du sujet sur le plan de la politique environnementale. Les éoliennes ne rejettent pas, en fonctionnement, de gaz d’échappement issus de la combustion comme les centrales à charbon ou à gaz. Elles ne sont donc pas pour autant des installations industrielles exemptes d’émissions.
  La pluie, la grêle et les salissures frappent à grande vitesse les pales de rotor revêtues de couches protectrices. Cela entraîne notamment une érosion des bords d’attaque, tandis que des matériaux plastiques provenant des revêtements de protection se détachent et sont perdus dans l’environnement.

Les 62 kilogrammes restent controversés – l’abrasion, en revanche, ne l’est pas
  Les 62 kilogrammes par installation avancés par Hauser proviennent d’une extrapolation norvégienne.  La Commission ne confirme pas explicitement ce chiffre. Elle ne remet toutefois pas non plus en cause le principe même du rejet de particules plastiques, mais renvoie à d’autres études faisant état de valeurs plus faibles.
  Une étude de la DTU publiée en 2026 aboutit, dans des conditions défavorables, à 340 grammes de microplastiques par pale et par an. Avec trois pales, cela représenterait mathématiquement environ un kilogramme par installation.
  D’autres calculs aboutissent cependant à des résultats différents. Une étude de la DTU publiée en 2024 a estimé, pour les installations offshore, une perte de matière plastique comprise entre 80 et 1 000 grammes par pale et par an. Le TNO, en revanche, a calculé en 2025 une perte d’environ 240 grammes par an pour une éolienne offshore moderne de 15 mégawatts.
  L’ordre de grandeur exact reste donc incertain. En revanche, ces travaux ne contestent pas le fait que du plastique est abrasé et se détache des pales de rotor.
 
Les travaux de maintenance libèrent eux aussi des particules plastiques supplémentaires
  À cela s’ajoute une deuxième voie d’émission. Lors des réparations, les techniciens poncent les surfaces endommagées et travaillent sur les matériaux composites. Une étude de l’Université technique du Danemark évalue les émissions de plastique qui en résultent entre 40 et 160 grammes par pale et par an à terre. En mer, les estimations vont même de 90 à 600 grammes. Ainsi, les microplastiques ne sont pas produits uniquement par l’érosion due aux intempéries, mais également lors des opérations de maintenance.
  Il est donc remarquable que l’UE demande désormais elle-même des études plus approfondies. Un programme Horizon Europe exige des mesures sur le terrain concernant les impacts environnementaux des parcs éoliens offshore pendant leur exploitation, leur maintenance et leur démantèlement. L’appel à projets mentionne explicitement aussi la production de particules plastiques par un grand nombre d’éoliennes. Il prévoit en outre l’étude des éventuels effets cumulatifs du développement massif de l’éolien offshore. Ce faisant, l’UE reconnaît également que des éléments importants du bilan environnemental n’ont pas encore été évalués de manière définitive.
  La conséquence à en tirer n’est pas de mettre globalement l’énergie éolienne sur le même plan que le charbon ou le gaz. Les centrales conventionnelles provoquent, du fait de leurs combustibles, d’importantes émissions supplémentaires. Cependant, présenter politiquement l’énergie éolienne comme une source d’électricité pratiquement « propre » est également réducteur.
  Dans le cas des centrales à combustibles fossiles, les émissions de polluants, les technologies de filtration et les valeurs limites font depuis des décennies l’objet d’une réglementation centrale. Pour les éoliennes, en revanche, l’examen systématique de ce type d’émissions de matières ne commence que relativement tard. La reconnaissance officielle de la Commission européenne rend désormais cette lacune visible.

Sur le Web https://blackout-news.de/politik/mikroplastik-aus-windraedern-eu-kommission-raeumt-erstmals-offiziell-kunststoffabrieb-ein/







ÉLECTRICITÉ : PRODUIRE PLUS SANS SAVOIR QUOI EN FAIRE, LE PARADOXE FRANÇAIS

  La situation révélée par les chiffres de 2025 interroge profondément la cohérence des choix opérés par les pouvoirs publics en matière de politique énergétique. Alors que la France cherche à renforcer ses capacités de production d’électricité décarbonée, notamment à travers le nucléaire, elle se retrouve paradoxalement contrainte de réduire une partie de cette production faute de débouchés suffisants. Près de 36 TWh d’électricité décarbonée n’auraient ainsi pas été produits en 2025, dont 33 TWh correspondant à de la modulation nucléaire.
  Cette situation révèle moins un problème de capacité de production qu’un défaut d’anticipation et d’organisation du système électrique. Les autorités ont longtemps concentré le débat sur la construction et le maintien des moyens de production, sans développer au même rythme les capacités de stockage, les interconnexions, la flexibilité de la demande et surtout les usages capables d’absorber cette électricité. Le paradoxe est particulièrement frappant : au moment même où l’électrification de l’industrie, des transports et du chauffage est présentée comme indispensable à la décarbonation de l’économie, la France ne parvient pas toujours à valoriser une électricité abondante et bas-carbone lorsqu’elle est disponible.
  Cette situation conduit donc à questionner les choix des autorités : à quoi bon augmenter les capacités de production si le système n’est pas en mesure d’utiliser cette énergie au moment où elle est disponible ? Le véritable enjeu n’est plus seulement de produire davantage d’électricité décarbonée, mais de construire une politique énergétique cohérente permettant de la consommer, de la stocker ou de l’exporter efficacement. À défaut, la France risque de financer des capacités de production dont une partie restera inutilisée et, dont le montant annuel payé par le consommateur — facture et par... le contribuable — subventions directes et indirectes, s’avérera de plus en plus élevé, tout en passant à côté d’une occasion majeure de décarboner son économie et de renforcer sa souveraineté énergétique.
  STOP À LA PPE3 !...
 
  Bonne lecture ! 
 
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Surplus d’électricité : pourquoi la France a renoncé à produire de quoi alimenter 8 millions de foyers

  En 2025, la France a renoncé à produire près de 36 TWh d’électricité décarbonée pourtant disponible, faute de preneur au moment où elle arrivait. De quoi couvrir la consommation annuelle de plus de huit millions de foyers, chauffage exclu. 
  La Commission de régulation de l’énergie vient de chiffrer cette année filière par filière, et le résultat déplace le débat. Ce que la France a le plus renoncé à produire n’est pas du renouvelable, c’est du nucléaire, et dans un rapport de un à onze.
 
Ce que la France a renoncé à produire en 2025 
  Dans son rapport sur l’économie du système électrique français, publié en septembre, le régulateur additionne l’électricité disponible qui n’a pas été produite, faute de débouchés économiques. Trois lignes, très inégales.
  • La première pèse 33 TWh de modulation nucléaire, soit 8 % de la production potentielle annuelle du parc. 
  • Les deux autres tiennent en trois térawattheures : 1,6 TWh de solaire écrêté, soit 5 % de son potentiel, et 1,3 TWh d’éolien, soit 3 %.
Production potentielle et production réalisée en 2025, par filière. Source : Commission de régulation de l’énergie, rapport « Économie du système électrique français hexagonal », septembre 2026, graphique établi à partir de données RTE.
 
  Mis bout à bout, ces volumes approchent 36 TWh. La comparaison avec huit millions de foyers est notre calcul, à partir d’une consommation moyenne de 4 200 kWh par an et par ménage, chauffage exclu. Un logement chauffé à l’électricité en consomme deux à quatre fois plus : le même volume n’y couvrirait qu’environ quatre millions de foyers.
  Une précision s’impose avant d’aller plus loin, et le régulateur la donne lui-même : la modulation nucléaire ne répond pas qu’au prix. Elle inclut la modulation pour économie de combustible et des contraintes industrielles propres au parc. Le chiffre retenu est celui publié par EDF pour 2025.
 
Pourquoi arrêter des centrales qui ne polluent pas
  L’explication tient en une phrase du rapport. Lors des épisodes de prix très faibles, nuls ou négatifs, la demande passe sous la production décarbonée disponible à bas coût, et les interconnexions avec les pays voisins ne suffisent pas à absorber l’excédent. Il n’existe alors, écrit la Commission, aucun débouché économique pour cette électricité.
  Ces épisodes ne sont plus marginaux. L’année 2025 a compté 513 heures de prix négatifs, et notre suivi quotidien des prix montre que le rythme s’est encore accéléré depuis. La France dispose pourtant de 20 GW de capacités d’interconnexion à ses frontières : aux heures où tout le monde produit en même temps, les voisins sont dans la même situation.
  C’est le même engorgement qui conduit à payer des éoliennes pour qu’elles s’arrêtent et qui remplit la carte des zones où le réseau sature.
 
Le débat public regarde la mauvaise filière
  En volume, l’écart est sans appel : 33 TWh contre 2,9, soit onze fois plus de nucléaire modulé que de renouvelable écrêté. Les arrêts d’éoliennes et de panneaux occupent pourtant l’essentiel de la discussion publique, et l’essentiel des textes réglementaires récents.
  L’honnêteté commande une nuance, et elle compte. Rapportés à la taille de chaque parc, les pourcentages se rapprochent : le solaire perd 5 % de sa production potentielle, le nucléaire 8 %. Si le nucléaire domine autant en térawattheures, c’est d’abord parce qu’il produit dix fois plus. L’écart de volume dit la taille du parc autant que l’intensité du problème.
  Le même exercice livre au passage une bonne nouvelle, rarement citée : 117 TWh de production thermique fossile évitée, soit 86 % de moins que ce que les centrales auraient pu produire. Le calcul suppose une disponibilité technique théorique, il donne donc un maximum plutôt qu’une mesure, mais l’ordre de grandeur est là.
 
Ce qui pourrait absorber ce surplus, et ce que vous y gagnez
  Le problème n’est pas la quantité produite, c’est le moment où elle arrive. Deux leviers existent, et les deux avancent.
  • Le premier est le stockage. Les stations de pompage françaises absorbent déjà l’électricité dont personne ne veut pour la restituer aux heures de pointe, et la loi oblige désormais EDF à vendre l’accès à ces batteries géantes à ses concurrents. 
  • Le second est le déplacement de la demande : c’est la raison d’être de la réforme des heures creuses, qui bascule une partie des plages vers l’après-midi, et des offres dont le prix change selon l’heure.
  Pour un foyer, la conséquence est directe et plutôt agréable : l’électricité que vous consommez en milieu de journée est précisément celle dont le système ne sait que faire. Décaler un lave-linge ou une recharge de voiture sur ces heures-là ne relève plus du geste militant, c’est le moment où le kilowattheure vaut le moins cher. Encore faut-il que votre contrat le reflète : comparez les offres disponibles ou appelez un conseiller Selectra au 01 88 24 13 65.
  Reste une question que le rapport pose sans la trancher. Un système capable de produire 36 TWh de plus qu’il n’en écoule est un système en surcapacité, ce que la Commission reconnaît pour 2025. Mais l’électrification des transports et du chauffage doit inverser la tendance dans les prochaines années. L’électricité qu’on ne sait pas placer aujourd’hui pourrait manquer demain.
 

MAREILLES / USINE AGRIVOLTAÏQUE : DÉROULEMENT DE LA COMMISSION D' ENQUÊTE

 
  Depuis 2022, un projet d’ agrivoltaïsme privé — autrement dit une usine photovoltaïque au sol implantée sur des terres agricoles — est envisagé sur le territoire de la commune. 
« Les terrains sollicités par le présent projet appartiennent à l’ EARL des ROCHES, une
exploitation de polyculture-élevage engagée dans la production d’Emmental Grand Cru Label Rouge (IGP). »
 
  
  Ce projet s’inscrit dans un contexte plus large de développement de projets énergétiques sur le territoire, notamment celui de l' usine de 7 éoliennes, 230m en bout de pale ! dit Bois des Charmes, approuvée par les conseils municipaux successifs. Avec mention particulière pour le conseil municipal actuel, élu en 2026, qui affiche la volonté d' aller plus loin, en engageant la commune d'en une participation au capital de la société porteuse du projet éolien, comme cela a été rapporté publiquement.
 
Et concernant le projet agrivoltaïque ?
  En l’état actuel de nos recherches et sous réserve d’éléments complémentaires, aucune délibération officielle du conseil municipal relative au projet agrivoltaïque n’a été identifiée. Si cette absence d’acte formel interdit d’imputer une position officielle à la municipalité, l’historique constant de soutien apporté par l’instance aux projets d’énergies renouvelables locaux — éoliens, combiné à l'implication directe de plusieurs élus dans le dossier — suggère une orientation a priori favorable.

L’enquête publique 
  Cette dernière se déroulera du 23 septembre au 22 octobre 2026
  Monsieur Jean-Jacques FRANC, est désigné en qualité de commissaire-enquêteur titulaire. Ce dernier est un ancien ingénieur de la Direction départementale des territoires — DDT, de Haute-Marne, aujourd'hui retraité. 
  À noter que jusqu'à présent il n'a traité que des projets d'usines solaires — Rimaucourt / Vignes-la-Côte → avis favorable, Montreuil-sur-Thonnance / Thonnance-lès-Joinville → avis favorable. Pour l'éolien, aucune enquête trouvée.
  Dans le détail :
 
 
 
 
 
 
 
   
  Le projet porté par MANA ML prévoit notamment 73 010 panneaux, une puissance de 50 MWc, une production annoncée de 55,763 GWh/an et une durée d’exploitation de 35 ans sur un site agricole d'environ 61 hectares.  
  Cette société a été créée en 2021 uniquement pour ce projet. Elle est une des nombreuses filiales de la holding MANA ÉNERGIES1, créée en juillet 2019 par Fabien Lepetit — ex-cadre chez EDF et Langa, qui en est le président, aux côtés de David Chaudeurge — directeur général. Son siège social est à  Grézieu-la-Varenne — métropole de Lyon, 69. C'est un développeur, producteur et investisseur indépendant dans les énergies renouvelables, spécialisé dans le solaire photovoltaïque au sol, l'agrivoltaïsme, les ombrières et les toitures solaires. Ainsi, pour chaque projet photovoltaïque ou agrivoltaïque identifié sur un territoire, MANA ÉNERGIES crée une sous-société dédiée, comme MANA ML. Cette pratique courante dans le secteur des énergies renouvelables permet d'isoler juridiquement et financièrement chaque projet foncier et son financement bancaire. En clair, la création de la société fille — MANA ML, permet d'isoler le projet. Si ce chantier échoue ou rencontre des problèmes financiers, les pertes restent bloquées au niveau de cette filiale, ce qui protège les finances de la maison mère. Ce modèle est classique dans le secteur renouvelable, mais il implique que le risque repose surtout sur la filiale locale. Si la filiale fait faillite, les contrats de loyer conclus avec les propriétaires ou agriculteurs tombent, sans que la maison mère ne soit légalement forcée de payer à sa place — sauf si une garantie spécifique a été signée. 
 

1. La situation financière de MANA ÉNERGIES expliquée de manière simple :
  • Un trou dans la caisse sur le dernier bilan : L'entreprise affiche une perte d'environ 660 000 €. C'est une dégradation importante par rapport à l'année précédente où elle était tout juste à l'équilibre — +15 000 €;
  • Il lui reste 1,7 million € en caisse, alors qu'elle en avait plus de 4,2 millions l'année précédente. L'argent fond au rythme des investissements;
  • Plus de dettes que de fonds propres : ses dettes bancaires et financières s'élèvent à 4 millions €, ce qui dépasse son capital et ses réserves — fonds propres à 2,15 millions €.
Ce que cela veut dire en pratique
  1. L'entreprise est en « phase de tension » classique : c'est le profil typique d'un jeune développeur d'énergies renouvelables qui dépense beaucoup d'argent pour lancer des dizaines de projets en France, mais qui n'a pas encore encaissé les bénéfices de leur exploitation ou de leur revente;
  2. Un risque pour les projets locaux : si les banques coupent les crédits ou si les projets prennent du retard, la holding peut se retrouver rapidement à sec;
  3. Le rôle de la filiale locale : c'est exactement pour cette raison qu'ils ont créé la société MANA ML pour le projet de Mareilles : si la holding vient à aller mal — ou inversement, si ce projet précis est rejeté, le problème est cantonné et ne fait pas s'écrouler tout le reste d'un coup.
Source.
 
 
 L'avis de la Mission Régionale d'Autorité environnemental — MRAe
   Son avis est plutôt nuancé, mais elle identifie plusieurs insuffisances importantes du dossier.
  Elle reconnaît notamment :
  • que le projet permettrait de maintenir une activité d'élevage bovin;
  • que le passage de cultures à des prairies pourrait réduire l'utilisation d'engrais et de pesticides;
  • que les impacts directs sur les espèces protégées peuvent être limités grâce aux mesures prévues;
  • que la nappe phréatique est suffisamment profonde — environ 50 m — pour que les pieux de 1,5 à 2 m ne la touchent normalement pas.
 
 
Source
 
Mais elle demande un certain nombre de compléments et de garanties.
  Les principales questions posées par la MRAe

1. L'agriculture sera-t-elle réellement maintenue ?
  C'est l'un des points centraux.
  La MRAe demande que MANA ML indique quelle surface minimale d'herbe réellement productive doit être maintenue entre les panneaux pour garantir une production agricole significative. Elle demande également un suivi des performances herbagères, puisque le pâturage des bovins sous panneaux est présenté comme une expérimentation.
  Autrement dit : il faut démontrer que l'activité agricole reste réellement productive !

2. Comment les câbles seront-ils protégés ?
  Le dossier ne précisait pas suffisamment comment les câbles électriques entre les panneaux seraient installés, notamment leur profondeur et leur protection face au passage des bovins, particulièrement lorsque le sol est boueux. La MRAe demande donc des précisions sur ce point.

3. Le bilan carbone annoncé par MANA ML est-il correct ?
  C'est probablement la critique la plus forte de l'avis. La MRAe considère que le gain de CO₂ annoncé par MANA ML est largement surestimé, quelle que soit l'origine des panneaux. Elle demande donc de :
  • préciser l'origine des panneaux;
  • recalculer le gain réel de CO₂;
  • intégrer le changement d'utilisation des sols;
  • prendre en compte l'ensemble du cycle de vie;
  • calculer le temps de retour énergétique;
  • calculer également le temps de retour en termes d'émissions de GES.
  À titre indicatif, la MRAe estime le gain annuel à environ 619 tonnes de CO₂ avec des panneaux chinois et 1 662 tonnes avec des panneaux français, très loin du chiffre de 53 165 tonnes/an annoncé par le pétitionnaire.

4. Pourquoi avoir choisi ce terrain ?
  La MRAe reproche au dossier de ne pas présenter suffisamment de sites alternatifs ni de comparaison environnementale entre les sites écartés. Elle demande une véritable analyse multicritère permettant de démontrer que le site de Mareilles est celui qui présente le moindre impact environnemental. C'est une question particulièrement intéressante pour l'enquête publique.

5. Quel sera l'impact du raccordement électrique ?
  Le raccordement envisagé devait se faire sur le poste source de Chaumont, à environ 14 km. Or, en 2023, les possibilités précises de raccordement n'étaient pas encore connues : une étude détaillée d' ENEDIS devait le déterminer. La MRAe rappelle que le raccordement fait partie intégrante du projet et que ses impacts doivent donc eux aussi être étudiés.
 Produire de l'électricité est une chose mais... pouvoir l'injecter dans le réseau électrique en est une autre. Les documents publiés par RTE montrent que le réseau électrique de la Haute-Marne fait déjà l'objet de contraintes importantes et que des travaux spécifiques sont nécessaires pour permettre le développement de nouvelles énergies renouvelables — le Schéma régional de raccordement au réseau des énergies renouvelables- S3REnR. 
  Pour le poste de Chaumont envisagé, le document indique : 18 MW de capacité réservée et 18 MW affectés, soit 0 MW de capacité réservée résiduelle. Cela ne signifie pas que plus aucun projet ne pourra jamais être raccordé dans le secteur. Cela signifie en revanche que les capacités actuellement réservées à ces postes sont déjà entièrement utilisées ou dépassées, et que le développement de nouvelles capacités dépend notamment des évolutions et renforcements du réseau prévus par le S3REnR. Dans ces conditions, il serait erroné de considérer que le raccordement est automatiquement garanti.

6. Quel impact sur les forêts et la biodiversité ?
  Le projet est bordé par des boisements constituant des zones de transition importantes pour la faune. Des espèces protégées ont été recensées, notamment plusieurs oiseaux, l'écureuil roux et quatre espèces de chauves-souris. La MRAe estime que les mesures de réduction sont globalement pertinentes, mais elle demande impérativement un recul d'au moins 10 mètres entre les panneaux/la piste périphérique et les lisières forestières. Elle souligne également un point intéressant : MANA ML estimait qu'il n'était pas possible d'éviter certaines zones sensibles puisque la totalité du terrain devait être utilisée. La MRAe n'est pas d'accord avec ce raisonnement : elle considère qu'il est toujours possible de rechercher un meilleur évitement des secteurs écologiquement sensibles.

7. Le paysage est-il suffisamment protégé ?
  La MRAe considère la sensibilité paysagère comme relativement faible, notamment grâce aux boisements. Mais elle demande que la haie prévue soit constituée de plants :
  • suffisamment hauts;
  • d'essences locales adaptées;
  • dont la reprise soit effectivement surveillée.
  Elle demande également que les citernes incendie soient enterrées ou intégrées visuellement.

8. Qui garantira le démantèlement dans 35 ans ?
  Le projet prévoit le démantèlement complet à la fin de l'exploitation. Mais la MRAe demande que soient précisées les modalités juridiques et financières garantissant réellement ce démantèlement. C'est une question particulièrement pertinente compte tenu de la durée du projet.

En résumé, l'avis de la MRAe en 5 phrases :
  1. La MRAe ne condamne pas le projet, mais elle ne valide pas non plus ses affirmations sans réserve.
  2. Elle demande surtout de démontrer que l'activité agricole restera réellement productive, et pas seulement que des bovins pourront pâturer sous les panneaux.
  3. Elle considère que le bilan carbone présenté par MANA ML est largement surestimé et demande un nouveau calcul complet.
  4. Elle demande également de justifier le choix de Mareilles par rapport à des sites alternatifs, de mieux prendre en compte certains enjeux de biodiversité et de raccordement.
  5. Enfin, elle demande des garanties juridiques et financières précises pour le démantèlement de la centrale
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  Cette enquête est l’occasion pour chacun de s’informer, de poser des questions et de faire entendre son point de vue. Même une contribution courte est utile.
 
  Ne laissons pas quelques personnes décider à la place de tous !
 
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ÉOLIENNES ET MICROPLASTIQUES : L' U. E. RECONNAÎT LES DÉGÂTS, ET LA FRANCE ?

  Il faut se réjouir que la Commission européenne reconnaisse désormais officiellement ce que plusieurs travaux scientifiques mettent en évi...