MANDRES-LA-CÔTE : LA PRÉFECTURE AUTORISE L' USINE ÉOLIENNE

 
 
  Et une de plus ! Déjà dans le top 3 des préfets ayant exercé le plus longtemps en Haute-Marne, Mme la préfète PAM est désormais sur le « toit » de la Haute-Marne pour le nombre d'usines éoliennes autorisées depuis 2023. Pas moins de 8 autorisations à ce jour… et la série est loin d’être terminée ! Lire ci-devant :
   Quand Mme PAM rejoindra prochainement une nouvelle affectation, nul doute qu’elle pourra partir avec le sentiment du devoir accompli… du moins en ce qui concerne les éoliennes1 !
 
1. À à ce jour, seulement 3 refus de projets d'usines...  
 
Arrêté préfectoral n° 52-2025-09-00147, en date du 24 septembre 2026
Extraits 
 
  À la lecture de ce document, le constat est pour le moins édifiant : les critiques concernant ce projet, qu’il s’agisse de la protection de l’avifaune ou des impacts sur les populations, s’enchaînent les unes après les autres. Dès la page 2, une question vient naturellement à l’esprit : comment Mme la préfète a-t-elle pu autoriser une usine éolienne qui cumulent autant de négativité ? La réponse est finalement assez simple : en n’autorisant… qu’une seule des trois éoliennes prévues ! Une de trop, sans aucun doute !
  Et si cette usine voit finalement le jour — sous réserve d’éventuels recours — son unique éolienne, annoncée à 190 mètres en bout de pale, deviendrait alors la plus haute du département. Du moins provisoirement… car les 10 éoliennes de Percey-le-Grand, si elles sont finalement construites, devraient atteindre le niveau hors catégorie de 207 mètres en bout de pale. 
 
Bonne lecture. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Source. 

Éolien en Haute-Marne : où en est-on vraiment ?
  Combien d’éoliennes compte réellement la Haute-Marne ? Combien de nouveaux projets ont été autorisés ? Combien sont encore en cours d’instruction ? Et qu’est-ce qui a changé depuis 2023, date de la prise de poste par Mme PAM ?
  Les chiffres, eux, ne sont pas toujours faciles à suivre. Pour essayer d’y voir plus clair, voici un état des lieux à partir des documents publiés par les services de l’État en Haute-Marne.

232 éoliennes déjà installées
  Le chiffre officiel le plus solide est celui publié par la préfecture dans son bilan d’activité 2024 : la Haute-Marne comptait 232 éoliennes en activité ! D'autre part, la préfecture indique par ailleurs que 113 communes — sur 426 au total, ont défini des zones dans lesquelles de nouveaux projets d’énergies renouvelables peuvent être envisagés. Où l'on sait que l'éolien n'a pas l'exclusivité en terme d'usine — agrivoltaïque, méthanisation. 
 Aussi, atteindre la barre des 270 éoliennes en activité sur le département, courant 2030-2035, ne peut être considérée comme une hypothèse farfelue et ne peut être exclue malheureusement2 !...
 
 
 

En langage courant : 
  • Environ 232 éoliennes existent déjà.
  • 27 supplémentaires disposent d'une autorisation.
  • 10 autres sont actuellement dans la procédure administrative.
  Si toutes les autorisations et tous les projets actuellement identifiés aboutissaient, on arriverait autour de 270 éoliennes.
 
Graphique : ChatGPT.  
 
À suivre...
 
2. Heureusement, le réseau électrique de Haute-Marne est aujourd’hui fortement sollicité par le développement des énergies renouvelables. Dans certains secteurs, les capacités disponibles pour raccorder de nouveaux usines éoliennes sont limitées, voire, en l’état actuel, inexistantes. Un projet éolien ne peut donc pas être raccordé simplement parce qu’il a obtenu ses autorisations. Il faut également disposer d’une capacité suffisante sur le réseau local et les postes électriques. Lorsque cette capacité est insuffisante, des travaux importants peuvent être nécessaires : transformateurs, lignes ou nouveaux équipements. Ces travaux peuvent prendre plusieurs années et représenter des investissements importants. Le Grand Est prévoit ainsi plusieurs milliards d’euros d’investissements et d’adaptations du réseau pour accompagner les nouveaux raccordements. La capacité du réseau constitue donc un facteur important qui peut limiter ou ralentir le développement de nouvelles usines éoliennes en Haute-Marne. Et, ce n'est pas nous qui allons noue en plaindre !
 
Sources 
  Les données utilisées dans cet article proviennent principalement des publications officielles de la Préfecture de la Haute-Marne, notamment son bilan d'activité 2024, les arrêtés d'autorisation environnementale, les dossiers d'enquête publique et les rapports associés.
 
Ave l'aimable participation de ChatGPT .
 
php
 
 
 

CHAMARANDES-CHOIGNES : APRÈS L’ÉCHEC EN FORÊT, LES ÉOLIENNES REVIENNENT EN MILIEU AGRICOLE

 
  Et de trois ! Depuis mars 2026, Madame le Maire et ses adjoints, ont entamé un troisième mandat. De quoi affirmer que la majorité des exprimés leur renouvelle sa confiance… ou, à tout le moins, qu’ils ne s’y sont pas opposés.
  Car un petit bémol mérite tout de même d’être souligné : cette fois encore, une seule liste était en lice, « Bâtir ensemble un avenir qui nous rassemble ». Dans ces conditions, peut-on réellement parler d’un plébiscite ?
  On pourrait naturellement en déduire que cette supposée confiance populaire vaut également validation du projet porté par le conseil municipal d’implanter une usine éolienne… Mais ce serait peut-être aller un peu vite en besogne !
  
 
 « 𝐁𝐞𝐫𝐧𝐚𝐝𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐑𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐚𝐫𝐝, une maire engagée — 3e mandat, au quotidien pour sa commune et ses habitants, à Chamarandes-Choignes. » Source.
 

 LE PROJET DE L' USINE ÉOLIENNE 

  Après l’échec du projet éolien en forêt, la commune et son associé, l’écornifleur du vent, ne se sont manifestement pas découragés. Les voilà repartis à l’assaut du territoire avec un nouveau projet, cette fois en « milieu agricole ».
  On serait presque ému devant une telle persévérance : Mme le maire et ses élus semblent décidés à ne rien lâcher pour parvenir, coûte que coûte, à installer leurs éoliennes — 20% de participation dans le financement du projet,1, sur le territoire communal — en attendant peut-être l’usine agrivoltaïque d’ O’Pâturages2.
 
1. Prendre une participation de 20 % dans une société de projet éolien offre des recettes d'actionnaire en plus des retombées fiscales — IFER, taxe foncière, mais expose directement les finances de la commune. Dans le projet forestier, Chamarandes-Choignes était à la fois :
  - propriétaire du terrain → loyers;
  - collectivité → impôts locaux;
  - actionnaire à 20 % de la société de projet.
  Sur des parcelles agricoles privées, la commune n’est plus propriétaire. Les loyers vont aux agriculteurs ou propriétaires privés. Il reste essentiellement :
  - les retombées fiscales → part communale de l’ IFER éolien + fiscalité économique;
  - éventuellement les 20 % au capital, si ce montage est reconduit à l’identique.
   Le gros argument du premier projet — « 125 000 € de loyers + 58 000 € de taxes pour soigner la forêt » disparaît en grande partie. La forêt n’est plus financée par le loyer des éoliennes !

Les loyers étaient la recette la plus prévisible — contrat de bail long, indexé. Sans foncier communal, la commune dépend surtout :
  - des impôts, qui existent seulement si l' usine est construite et produit;
  - des dividendes des 20 %, qui ne sont pas garantis.
- Risque simple : le budget communal table sur une manne qui n’arrive que si tout va bien.
Dans le montage forestier, même si les parts valaient peu, la commune touchait quand même le loyer. Sur du privé, si le projet échoue — refus d’autorisation, recours, abandon, la commune peut n’avoir ni loyer, ni plus-value, ni dividende — tout en ayant passé du temps politique et éventuellement signé un pacte d’associés. 
Comme dans d’autres projets Opale, les collectivités actionnaires peuvent devoir apporter leur quote-part de fonds propres à la construction. Sans les loyers en face, cet argent sort du budget communal « à découvert » : si l' usine produit mal ou si la société va mal, ces fonds peuvent être perdus. 
Moins de vent que prévu, pannes, prix de l’électricité bas ou négatifs, dette élevée de la société de projet, règles de soutien qui changent… Conséquence pour la commune : moins — ou pas, de dividendes, parts qui valent peu. La responsabilité est en principe limitée aux parts, pas au budget entier — mais l’argent investi, lui, peut partir.
Le premier projet se vendait comme « on sauve notre forêt avec l’argent des éoliennes ». Sur du privé, l’argent public — temps des élus, éventuel capital, sert un projet dont les loyers vont à des particuliers. C’est plus difficile à justifier si les recettes communales déçoivent. 
Conclusion : avant : la commune « louait son bois » et prenait 20 % du projet. Maintenant : elle ne loue plus rien; elle ne garde que les impôts et, éventuellement, 20 % d’une société qui peut rapporter… ou rien !
Le discours « sans risque financier » était déjà discutable en forêt. Sur des parcelles privées, il l’est davantage : le filet de sécurité des loyers communaux a disparu. 
2. Les mêmes élus ont refusé un projet de méthaniseur. Étonnant, non ? Lire l'intervention de Mme le maire, lors de la séance — 2024 04 03 :
«  Mme RETOURNARD : avis du Maire
  - La circulation : je vous suis sur les problèmes de la circulation. Ça va être compliqué au mois de mai, surtout les gens de Saint-Aignan, les Chaumontais et peut-être les gens de Choignes;
  - Les odeurs : j’ai des doutes concernant les bâches de rétention;
  - Le plus gros souci, c’est le site industriel déguisé par ce montage financier;
  - Le démantèlement : la société NECC ne parle pas de démantèlement. Contrairement à des éoliennes par exemple, où les porteurs de projets donnent des cautions qui sont, en plus, réévaluées tous les cinq ans, ce qui assure un potentiel financier pour les démanteler. Dans ce projet de méthaniseur, c’est selon leur bonne volonté. Il n’y a pas de caution derrière. 
»
Source. 
  La confiance béate accordée aux promesses des écornifleurs du vent prêterait à sourire, si elle ne venait pas de personnes ayant le pouvoir de décider à la place des autres !
 
Dans le détail
 
  - 2018 : en avril, le conseil municipal autorise Opale à étudier un projet.   
 
 
 
 
 
  - 2022 : le Plan local d'urbanisme — PLU de 2014 classe toute la forêt en zone naturelle et en espace boisé classé. Un Espace boisé classé — EBC, interdit le défrichement. Sans défrichement, pas d'éoliennes. 
  • Le conseil municipal décide d'engager la procédure de déclaration de projet emportant mise en compatibilité du PLU et définit les modalités de concertation avec la population.
   - 2023  
  • La MRAe Grand Est, l'autorité environnementale, donne son avis : «  En conclusion, l’ Ae considère qu’elle ne dispose pas des éléments suffisants pour émettre un avis éclairé et complet sur l’impact environnemental du projet de MEC-PLU présenté par la commune de Chamarandes-Choignes pour permettre l’implantation d’un projet éolien » 
  • Les personnes publiques associées — PPA :  réunion d'examen. Elles examinent le projet de modification du PLU et formulent leurs observations. 
 
 
   
« Les représentants d’ OPALE ainsi que Mme RETOURNARD font observer que dans le
contexte climatique actuel et au vu de la politique énergétique du pays et des objectifs de
développement des EnR, il est attendu des services de l’Etat une approche plus constructive
que celle adoptée par la DDT
. Il est attendu une collaboration au moins pour justifier les
raisons qui incitent la DDT à conclure que la compatibilité aux orientations du PADD du SCOT n’est pas démontrée.... » 
  • Le conseil municipal tire le bilan de la concertation préalable  : « Après en avoir délibéré, le Conseil Municipal, à l’unanimité, estime le bilan de la concertation favorable et décide de poursuivre la procédure de déclaration de projet emportant mise en compatibilité du plan local d’urbanisme de la commune de Chamarandes-Choignes pour l’implantation d’un parc éolien. »
  •  La préfecture prend l'arrêté prescrivant l'enquête publique.
  - 2024  
  • 22 janvier→ 21 février : l'enquête publique
  • Le commissaire enquêteur rend son rapport et ses conclusions : « En conséquence de ce qui précède, j’émets un avis FAVORABLE au projet d’intérêt général emportant mise en compatibilité du PLU de la Commune de Chamarandes-Choignes où il s’agira de déclasser une partie de forêt classée EBC pour y opérer un défrichement partiel. »
  • Le conseil municipal déclare le projet éolien d'intérêt général et adopte la déclaration de projet emportant mise en compatibilité du PLU. Il demande ensuite à la Communauté d'agglomération de Chaumont d'approuver cette mise en compatibilité. 
  •  La Communauté d’agglomération de Chaumont n’a pas approuvé la mise en compatibilité du PLU de Chamarandes-Choignes. Lors du conseil communautaire du 28 mai, elle a voté pour exprimer son désaccord avec cette mise en compatibilité. Les motifs principaux avancés sont notamment la cohérence avec le futur PLUiH et la protection des grands massifs forestiers, ainsi que les réserves formulées par la MRAe et les personnes publiques associées concernant les impacts environnementaux du projet.
« ...  À travers les travaux réalisés avec Étienne pour essayer d’élaborer une doctrine sur le développement en particulier de l’éolien, nous avions au moins un point sur lequel nous étions fermes c’était pas d’éolienne en forêt. Nous l’avons écrit de la façon la plus claire dans le PADD puisque nous disons que « les grands massifs forestiers seront protégés en tant qu’entité naturelle majeure, impact paysager naturel potentiellement significatif notamment ceux destinés à renouvelables ne seront pas admis, donc très clairement, nous disons que nous ne voulons pas de ce type d’installation en forêt. ». 
[...] 
 

 
 


  À noter que le désaccord de l’Agglomération ne suffisait pas, à lui seul, à mettre un terme à la procédure. La délibération rappelait en effet que, même en cas d’avis défavorable de l’Agglomération, la partie n’était pas pour autant terminée : il revenait alors au préfet de trancher et de décider, dans un délai de deux mois, s’il approuvait ou non la mise en compatibilité du PLU. 
 
2025
  •  La préfecture aurait rejeté la demande de la commune. Malheureusement, pas de documents officiels ou de source à vous présenter, d'où le conditionnel. 
  • Pour autant, le procès-verbal du conseil municipal du 20 mars 2025 — pas de source officielle à vous présenter, semble le confirmer :
« la préfecture a rejeté la mise en compatibilité du PLU qui devait permettre le projet en forêt communale ; la commune a alors analysé les contraintes « hors forêt »; elle a identifié « la seule zone favorable en milieu ouvert de la commune au nord de la RD 470; cette nouvelle zone a été présentée par OPALE au conseil municipal le 26 février 2025 ; le conseil municipal a ensuite validé le périmètre de cette nouvelle zone ; il a accepté le principe d'un projet éolien « en milieu ouvert agricole » ... » 
2026
  • Le nouveau projet adopté — à la majorité, avec trois abstentions : en milieu agricole, au nord de la RD 470, autour de la ferme du Froideau.
  •  Une déclaration préalable DP0521252600015 a été déposée par le prestataire de service le 8 juin, au lieu-dit Froideau, pour l'installation temporaire d'un mât de mesure anémométrique. Elle a été accordée avec prescriptions le 7 juillet.
  • Le nouveau projet envisagé engendrait une proximité géographique au niveau du secteur de Froideau, avec le projet de l'usine agrivoltaïque dit O' Pâturages. La parcelle concernée serait celle de la « ferme photovoltaïque de Froideau » de 6 hectares. 
 
 Projet usine agrivoltaïque : Figure 3: Habitats de l'aire d'étude immédiate. Source.
 
P. S. : pour pouvoir installer l'usine dans la forêt, il fallait notamment modifier le PLU → refusé, et cela remettait en cause la protection d'une partie de l'espace boisé et, contrevenait aux recommandations du Schéma régional éolien, SRE, Champagne-Ardenne :
«  ... Sensibilité environnementale, p. 57
   - La fragilité des milieux, qu’ils soient agricoles ou forestiers, doit être prise en compte dans l’implantation des parcs éoliens en région. En particulier, la grande sensibilité environnementale des forêts est incompatible avec l’implantation de projets éoliens.
  - L’implantation d’éoliennes en forêt a des impacts sur l’environnement qui se cumulent avec des impacts sur le paysage :
  - elle implique des éoliennes plus hautes afin de limiter les effets induits de la forêt sur le régime des vents, ralentissement, perturbations, ...,
  - elle nécessite l’ouverture de pistes d’accès pour les porte-chars, largeur 4-5 m, et des girations très amples et la création de plateformes techniques d’environ 1000 m2par éoliennes,
  - un retrait minimal de 200 mètres par rapport aux boisements et aux haies devrait être respectée, cette distance de précaution permet de protéger les secteurs boisés et les lisières,
  - elle contribue à artificialiser les milieux naturels et à dénaturer l’image de la forêt, à partir de l’extérieur de la forêt où la grande échelle des éoliennes écrase les arbres, et à partir de l’intérieur de la forêt où l’échelle intimiste du sous-bois est perturbée par la création des pistes d’accès, plate-forme technique et ouvrages connexes : transformateur, ...,.
  - Le principe d’évitement de l’implantation d’éoliennes en forêt doit être préconisé auprès des porteurs de projet ou des collectivités. Ce principe permet de concentrer les recherches d’implantation dans des secteurs à plus faibles enjeux, où les études à mener seront plus faciles à mener et où l’issue de l’instruction du permis de construire est plus probable.»
 Source. « Note de doctrine régionale sur le développement de l’éolien et l’environnement » -DREAL Champagne-Ardenne-2007
 
 Pour retrouver toutes les sources de cet article → https://www.haute-marne.gouv.fr/Publications/Enquetes-publiques/Declaration-projet-d-interet-general-emportant-mise-en-compatibilite-PLU-Chamarandes-Choignes
 
Le conseil municipal 2026-2032
 Mme le maire et sa « garde rapprochée » d'adjoints ont retrouvé sans difficulté leurs marques dans une mairie qu’ils connaissent manifestement sur le bout des doigts, à la tête d’un conseil municipal qu’ils dirigent depuis au moins douze ans — et même davantage pour deux d’entre eux¹. À part les 5 petits nouveaux venus rejoindre l’équipe, rien, ou presque, n’a véritablement changé. Même casting, même décor, mêmes habitudes : on aurait presque pu se dispenser d’une nouvelle élection...
 
1. Élus depuis... 2008 : Bernard VIALLETEL, à l'époque sous la « section Chamarandes » et Véronique KOLB, « section Choignes ». 
  • Bernadette RETOURNARD, maire, professeurs, professions scientifiques
  • Bernard VIALLETEL, 1er adjoint, anciens employés et ouvriers
  • Véronique KOLB, 2e adjoint, anciens employés et ouvriers
  • Yannick THOMAS, 3e adjoint, techniciens
  • Marie-Dominique CAUNOIS, 4e adjoint, anciens employés et ouvriers
  • Frédéric BERHAUT, ingénieurs et cadres techniques d'entreprise
  • Florence PARDOËNS, employés civils et agents de service de la fonction publique
  • Mickaël PAPIN, technicien
  • Sophie MERGER, professions intermédiaires administratives de la fonction publique 
  • Sébastien MATHIEU, artisans
  • Julie LUDWIG, cadres de la fonction publique
  • Jacques ROUSSELIN, anciens artisans, commerçants, chefs d'entreprise 
  • Magali LESEUR, employés administratifs d'entreprise
  • Christophe GIBRAT, employés de commerce 
  • Florence BROUSSEAU, employés civils et agents de service de la fonction publique
  • Moyenne d'âge : 56 ans 
En gras, les réélus en 2026.  
  • Inscrits : 839 / 805 en 2020
  • Abstentions : 382 / 433
  • Votants : 457 / 372
  • Blancs et nuls : 57 / 39
  • Exprimés : 400 / 333
 
 À suivre...  
 
php 

VAL DE MEUSE / ÉPINANT : LE CONSEIL MUNICIPAL DIT NON AU PROJET DE L' USINE ÉOLIENNE

 
  À peine 81 habitants. Un petit village niché au cœur d’un vallon, discret, paisible, attachant… Épinant.
  Un de ces villages de Haute-Marne qui semblent avoir traversé les siècles sans faire de bruit, mais dont chaque pierre raconte pourtant un peu de notre histoire.
  Et voilà qu’aujourd’hui, ce petit coin de campagne se retrouve à son tour sous les feux… des projets d’usines éoliennes.
  Car les projets se multiplient dans le secteur. Le dernier en date est celui de Sarrey, commune voisine. Voir ci-dessus. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’un autre projet est venu frapper à la porte d’ Épinant.
  Avec, nécessairement, l’accord du maire, un écornifleur du vent, inconnu encore dans nos contrées, voir ci-devant, a ainsi été autorisé à venir présenter son projet aux élus : 3 éoliennes.
 
 
Source.

  Une présentation qui a été suivi d'un vote du conseil municipal.
  Le verdict est sans ambiguïté : 11 voix contre, 6 voix pour et 2 non-participations au vote pour cause d’intérêt personnel dans le projet1.
 
1. Dans une affaire aussi sensible que celle d’un projet éolien, la question des intérêts personnels de certains élus ne peut évidemment pas être passée sous silence. Lorsqu’un conseiller municipal est personnellement intéressé à une affaire soumise au conseil, il ne doit pas se contenter de ne pas prendre part au vote. L’article L. 2131-11 du Code général des collectivités territoriales  — CGCT,  prévoit que sont illégales les délibérations auxquelles a pris part un membre du conseil intéressé à l’affaire, que ce soit en son nom personnel ou comme mandataire. Et la jurisprudence du Conseil d’État va plus loin : la participation d’un élu intéressé aux travaux préparatoires ou aux débats peut également être de nature à entacher la délibération d’illégalité lorsqu’elle lui a permis d’exercer une influence sur la décision — point 6 de la délibération. Autrement dit : lorsqu’un élu a un intérêt personnel dans un projet soumis au conseil municipal, la simple abstention lors du vote ne suffit pas nécessairement. Il doit également veiller à ne pas intervenir dans les discussions ou les travaux préparatoires susceptibles d’influencer la décision. 

  Voilà donc Épinant, ses 81 habitants, son vallon, son paysage et sa quiétude, confronté à ces machines qui, sous couvert de transition énergétique, viennent désormais jusqu’aux portes des plus petits villages.

Épinant, un village qui a une histoire
« Commune du canton de Montigny, à 32 km de Chaumont, sur un ruisseau qui grossit la Traire. [...] Le territoire, où se trouve la ferme de Grandveaux, et qui est traversé par un chemin de moyenne communication, a 658 hectares d'étendue. L'église, dédiée à la Vierge en son assomption, est succursale. En 1789, c'était une cure du doyenné d' Is, et l'évêque en était un collateur. La paroisse dépendait, pour les affaires civiles, de l'élection et du bailliage de Langres, généralité de Champagne. Le comte Du Chatellet et en était le seigneur et seul décimateur. Cette seigneurie a d'abord donné son nom à une famille qui s'éteint vers 1325 dans la personne de Gauthier, fils de Garnier; puis, après avoir été possédée pendant quelque temps par les Saint-Belin, elle échue aux de La Rochette, qui la possédaient encore au XVIIe siècle. On prétend que le sol était, lors de la fondation du village, couvert de ronces et d'épines, et l'on dérive Épinant de Spina. Une voie romaine passe sur le territoire. L'église a été reconstruite en 1841. » 
Source : Émile JOLIBOIS, La Haute-Marne Ancienne et Moderne, Dictionnaire, Éditions Miot-Dadant, Chaumont, 1858. 

  Puis, le 2 juin 1972, l’ancienne commune d’ Épinant a été rattachée à Montigny-le-Roi dans le cadre d’une fusion-association, donnant naissance à l'ensemble communal du Val-de-Meuse.
  Une longue histoire, donc. Une histoire faite de générations, de travail, de terres, de paysages et de patrimoine.
  Et c’est précisément ce paysage qui se trouve aujourd’hui au cœur de tous les dangers ! 

3 éoliennes de plus peuvent sembler peu de chose pour un territoire qui est devenu un « nid » éolien au fil des années et des usines en activité !2
  Mais pour un village et sa population où le bien-vivre se perpétue, niché dans un vallon où le paysage constitue justement l’une des richesses essentielles du territoire, c'est essentiel !
 
 
 https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/69/%C3%89pinant_%28_52_%29_Vue_g%C3%A9n%C3%A9rale.jpg?utm_source=commons.wikimedia.org&utm_campaign=index&utm_content=original
 
Épinant, vue générale. 2025. Photo : C DIMEY 5252. 
 
 
 
 
 
Source.

2. D’autant que les projets et les usines éoliennes prolifèrent déjà largement en Haute-Marne : selon les services de l’État, le département comptait 
  • ~232 éoliennes en activité
  • ~77 éoliennes autorisées → en attente de chantier ou en cours de construction
  • Des dizaines de mâts répartis sur une quinzaine de projets déposés auprès de la préfecture
  •  Plus de 100 éoliennes ont fait l'objet d'un refus préfectoral ou restent bloqués devant la juridiction administrative — Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne / CAA de Nancy, à la suite de recours associatifs ou d'avis municipaux défavorables.
  •  Répartition géographique & zones de saturation : sans aucun doute, le déploiement n'est pas homogène dans le département.
 
 
 Source. 
 
 Le conseil municipal 2026-2023 
  Saluons la décision des élus, dont beaucoup découvrent cette fonction  — 14 sur les 19 membres du conseil, — de refuser le projet de 3 éoliennes.
  Bien entendu, cette délibération n’est pas, à elle seule, décisive. On sait qu’un écornifleur du vent ou du soleil ne renonce pas si facilement : lorsque la porte lui est fermée, il cherchera toujours à passer par la fenêtre.
  Mais l’expérience nous l’a montré : ces porteurs de projets apprécient rarement de se retrouver face à des élus clairement opposés à leurs ambitions. On a une petite idée des 2 élus qui n'ont pas participé au vote, et vous ?😉 À suivre...
  • Jean-Luc VAUTHIER , maire, chef d'entreprise de 10 salariés ou plus
  • Claire CHRÉTIENTOT, maire déléguée de Récourt, 1ere adjointe, Cadres administratifs et commerciaux d'entreprise
  • Luc GENDRE, 2e adjoint, agriculteurs sur moyenne exploitation
  • Muriel ROZE,  3e adjoint, professions intermédiaires administratives et commerciales
  • Lionel GIRAULT, 4e adjoint, anciens artisans, commerçants, chefs d'entreprise
  • Céline RAGOT, adjointe spéciale de Meuse, professions intermédiaires de la santé et du travail social 
  • Dominique LAMBERT, maire délégué d' Épinant, ouvriers qualifiés de type industriel 
  • Bruno DIDIER, maire délégué de Lécourt, agriculteurs sur moyenne exploitation 
  • Jean Pierre LAFOSSE, maire délégué de Lénizeul, anciens employés et ouvriers 
  • Mélanie LAMBERT, maire déléguée de Maulain, professeurs des écoles, instituteurs et assimilés
  • Teddy BERNARD, maire délégué de Provenchères-sur-Meuse, ouvriers qualifiés de la manutention et du magasinage
  • Édith BRUTEL, maire déléguée de Ravennefontaines, anciens employés et ouvriers
  • Nadine D'ASCOLI, employés civils et agents de service de la fonction publique 
  • Luca FLAMARION, élèves, étudiants
  • Fabrice GARNIER, délégation gestion de la salle des fêtes, chômeurs ayant déjà travaillé
  • Sophie MAIGROT, employés administratifs d'entreprise
  • Jennie MORENO-LOPEZ, délégation à la communication, professions intermédiaires administratives et commerciales
  • Sébastien THOUVENOT, cadres administratifs et commerciaux d'entreprise
  • Pauline STEINER, professions libérales
En gras, les réélus en 2026. Source. 
 
  • Inscrits : 1222 / 1402 en 2020
  • Abstentions : 475 / 517
  • Votants : 747 / 885
  • Blancs et nuls : 158 / 48
  • Exprimés : 589 / 837
Source. 
 
 
 
 
Source : jhmQuotidien 2026 03 23. 
 
 
 php
 

MANDRES-LA-CÔTE : LA PRÉFECTURE AUTORISE L' USINE ÉOLIENNE

 Épisode précédent : MANDRES-LA-CÔTE : PROJET ÉOLIEN : AVIS FAVORABLE DU COMMISSAIRE ENQUÊTEUR         Et une de plus !  Déjà dans le top ...