VAL DE MEUSE / ÉPINANT : LE CONSEIL MUNICIPAL DIT NON AU PROJET DE L' USINE ÉOLIENNE

 
  À peine 81 habitants. Un petit village niché au cœur d’un vallon, discret, paisible, attachant… Épinant.
  Un de ces villages de Haute-Marne qui semblent avoir traversé les siècles sans faire de bruit, mais dont chaque pierre raconte pourtant un peu de notre histoire.
  Et voilà qu’aujourd’hui, ce petit coin de campagne se retrouve à son tour sous les feux… des projets d’usines éoliennes.
  Car les projets se multiplient dans le secteur. Le dernier en date est celui de Sarrey, commune voisine. Voir ci-dessus. Et comme si cela ne suffisait pas, voilà qu’un autre projet est venu frapper à la porte d’ Épinant.
  Avec, nécessairement, l’accord du maire, un écornifleur du vent, inconnu encore dans nos contrées, voir ci-devant, a ainsi été autorisé à venir présenter son projet aux élus : 3 éoliennes.
 
 
Source.

  Une présentation qui a été suivi d'un vote du conseil municipal.
  Le verdict est sans ambiguïté : 11 voix contre, 6 voix pour et 2 non-participations au vote pour cause d’intérêt personnel dans le projet1.
 
1. Dans une affaire aussi sensible que celle d’un projet éolien, la question des intérêts personnels de certains élus ne peut évidemment pas être passée sous silence. Lorsqu’un conseiller municipal est personnellement intéressé à une affaire soumise au conseil, il ne doit pas se contenter de ne pas prendre part au vote. L’article L. 2131-11 du Code général des collectivités territoriales  — CGCT,  prévoit que sont illégales les délibérations auxquelles a pris part un membre du conseil intéressé à l’affaire, que ce soit en son nom personnel ou comme mandataire. Et la jurisprudence du Conseil d’État va plus loin : la participation d’un élu intéressé aux travaux préparatoires ou aux débats peut également être de nature à entacher la délibération d’illégalité lorsqu’elle lui a permis d’exercer une influence sur la décision — point 6 de la délibération. Autrement dit : lorsqu’un élu a un intérêt personnel dans un projet soumis au conseil municipal, la simple abstention lors du vote ne suffit pas nécessairement. Il doit également veiller à ne pas intervenir dans les discussions ou les travaux préparatoires susceptibles d’influencer la décision. 

  Voilà donc Épinant, ses 81 habitants, son vallon, son paysage et sa quiétude, confronté à ces machines qui, sous couvert de transition énergétique, viennent désormais jusqu’aux portes des plus petits villages.

Épinant, un village qui a une histoire
« Commune du canton de Montigny, à 32 km de Chaumont, sur un ruisseau qui grossit la Traire. [...] Le territoire, où se trouve la ferme de Grandveaux, et qui est traversé par un chemin de moyenne communication, a 658 hectares d'étendue. L'église, dédiée à la Vierge en son assomption, est succursale. En 1789, c'était une cure du doyenné d' Is, et l'évêque en était un collateur. La paroisse dépendait, pour les affaires civiles, de l'élection et du bailliage de Langres, généralité de Champagne. Le comte Du Chatellet et en était le seigneur et seul décimateur. Cette seigneurie a d'abord donné son nom à une famille qui s'éteint vers 1325 dans la personne de Gauthier, fils de Garnier; puis, après avoir été possédée pendant quelque temps par les Saint-Belin, elle échue aux de La Rochette, qui la possédaient encore au XVIIe siècle. On prétend que le sol était, lors de la fondation du village, couvert de ronces et d'épines, et l'on dérive Épinant de Spina. Une voie romaine passe sur le territoire. L'église a été reconstruite en 1841. » 
Source : Émile JOLIBOIS, La Haute-Marne Ancienne et Moderne, Dictionnaire, Éditions Miot-Dadant, Chaumont, 1858

  Puis, le 2 juin 1972, l’ancienne commune d’ Épinant a été rattachée à Montigny-le-Roi dans le cadre d’une fusion-association, donnant naissance à l'ensemble communal du Val-de-Meuse.
  Une longue histoire, donc. Une histoire faite de générations, de travail, de terres, de paysages et de patrimoine.
  Et c’est précisément ce paysage qui se trouve aujourd’hui au cœur de tous les dangers ! 

3 éoliennes de plus peuvent sembler peu de chose pour un territoire qui est devenu un « nid » éolien au fil des années et des usines en activité !2
  Mais pour un village et sa population où le bien-vivre se perpétue, niché dans un vallon où le paysage constitue justement l’une des richesses essentielles du territoire, c'est essentiel !
 
 
 https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/69/%C3%89pinant_%28_52_%29_Vue_g%C3%A9n%C3%A9rale.jpg?utm_source=commons.wikimedia.org&utm_campaign=index&utm_content=original
 
Épinant, vue générale. 2025. Photo : C DIMEY 5252. 
 
 
 
 
 
Source.

2. D’autant que les projets et les usines éoliennes prolifèrent déjà largement en Haute-Marne : selon les services de l’État, le département comptait 
  • ~232 éoliennes en activité
  • ~77 éoliennes autorisées → en attente de chantier ou en cours de construction
  • Des dizaines de mâts répartis sur une quinzaine de projets déposés auprès de la préfecture
  •  Plus de 100 éoliennes ont fait l'objet d'un refus préfectoral ou restent bloqués devant la juridiction administrative — Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne / CAA de Nancy, à la suite de recours associatifs ou d'avis municipaux défavorables.
  •  Répartition géographique & zones de saturation : sans aucun doute, le déploiement n'est pas homogène dans le département.
 
 
 Source
 
 Le conseil municipal 2026-2023 
  Saluons la décision des élus, dont beaucoup découvrent cette fonction  — 14 sur les 19 membres du conseil, — de refuser le projet de 3 éoliennes.
  Bien entendu, cette délibération n’est pas, à elle seule, décisive. On sait qu’un écornifleur du vent ou du soleil ne renonce pas si facilement : lorsque la porte lui est fermée, il cherchera toujours à passer par la fenêtre.
  Mais l’expérience nous l’a montré : ces porteurs de projets apprécient rarement de se retrouver face à des élus clairement opposés à leurs ambitions. On a une petite idée des 2 élus qui n'ont pas participé au vote, et vous ?😉 À suivre...
  • Jean-Luc VAUTHIER , maire, chef d'entreprise de 10 salariés ou plus
  • Claire CHRÉTIENTOT, maire déléguée de Récourt, 1ere adjointe, Cadres administratifs et commerciaux d'entreprise
  • Luc GENDRE, 2e adjoint, agriculteurs sur moyenne exploitation
  • Muriel ROZE,  3e adjoint, professions intermédiaires administratives et commerciales
  • Lionel GIRAULT, 4e adjoint, anciens artisans, commerçants, chefs d'entreprise
  • Céline RAGOT, adjointe spéciale de Meuse, professions intermédiaires de la santé et du travail social 
  • Dominique LAMBERT, maire délégué d' Épinant, ouvriers qualifiés de type industriel 
  • Bruno DIDIER, maire délégué de Lécourt, agriculteurs sur moyenne exploitation 
  • Jean Pierre LAFOSSE, maire délégué de Lénizeul, anciens employés et ouvriers 
  • Mélanie LAMBERT, maire déléguée de Maulain, professeurs des écoles, instituteurs et assimilés
  • Teddy BERNARD, maire délégué de Provenchères-sur-Meuse, ouvriers qualifiés de la manutention et du magasinage
  • Édith BRUTEL, maire déléguée de Ravennefontaines, anciens employés et ouvriers
  • Nadine D'ASCOLI, employés civils et agents de service de la fonction publique 
  • Luca FLAMARION, élèves, étudiants
  • Fabrice GARNIER, délégation gestion de la salle des fêtes, chômeurs ayant déjà travaillé
  • Sophie MAIGROT, employés administratifs d'entreprise
  • Jennie MORENO-LOPEZ, délégation à la communication, professions intermédiaires administratives et commerciales
  • Sébastien THOUVENOT, cadres administratifs et commerciaux d'entreprise
  • Pauline STEINER, professions libérales
En gras, les réélus en 2026Source
 
  • Inscrits : 1222 / 1402 en 2020
  • Abstentions : 475 / 517
  • Votants : 747 / 885
  • Blancs et nuls : 158 / 48
  • Exprimés : 589 / 837
Source
 
 
 
 
Source : jhmQuotidien 2026 03 23. 
 
 
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FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : NOUVELLE ENQUÊTE PUBLIQUE POUR L' USINE ÉOLIENNE

 
  Nouvel épisode dans le combat de David contre Goliath : les « gueux » haut-marnais des trois communes concernées face à : 
  • Un fonds de pension international — The Renewables Infrastructure Group Limited — TRIG, une société d’investissement basée à... Guernesey et cotée à Londres;
  • Une filiale française du groupe chinois Envision Energy Velocita Energies, développement, construction et exploitation des 17 éoliennes;
  • Un ensemble de partenaires locaux — maires, élus, administration préfectorale, loueurs de parcelles…;
  La commission d’enquête se déroulera du lundi 12 octobre 2026 au mardi 12 janvier 2027
   
  Pascal GIRAULT est le commissaire enquêteur désigné pour l'enquête publique. Son parcours professionnel antérieur est particulièrement documenté dans les archives administratives : administrateur civil au ministère de l'Intérieur, il a notamment exercé les fonctions de sous-directeur des élus locaux et de la fonction publique territoriale à la Direction générale des collectivités locales — DGC. À ce titre, il disposait d'une délégation de signature au nom du ministre dans son domaine de compétence. Les archives du Journal officiel montrent également qu'il avait auparavant exercé comme conseiller de tribunal administratif avant d'intégrer le corps des administrateurs civils. Il est présenté sur la liste d'aptitude comme : retraité de la fonction publique territoriale.
 
  Nul besoin de rappeler à celles et ceux qui refusent le redémarrage de cette usine, pour des raisons notamment de santé et de protection de l’environnement, que la mobilisation devra être générale.
  Aucun « avis défavorable » ne doit manquer pour dire STOP, définitivement, à ces 17 éoliennes chinoises, détenues par un fonds de pension anglais et exploitées par une filiale chinoise.
 
  Pour étayer votre argumentaire et préparer votre participation à cette nouvelle étape, voici quelques éléments à consulter :
 
 https://sebastientertrais.com/wp-content/uploads/2026/09/Un-avenir-plus-vert-reduc.png
« Les filières renouvelables électriques, en France, c’est de l’ordre de 40 milliards d’euros d’activité par an.
- Le soutien public, 12 à 14 milliards par an. Presque 20 milliards sur deux ans, selon le régulateur.
- Les réseaux ? Près de 200 milliards d’ici à 2040.
- En Europe, solaire et éolien, c’est autour de 100 milliards d’investissements par an. »
NE RIGOLEZ PAS, C' EST AVEC NOTRE POGNON !»
  •  PRIX DE L' ÉLECTRICITÉ : QUOI DE NEUF PENDANT CE TEMPS-LÀ ? Émeric le Vigan
« Prix de l'électricité pour septembre en France sur les marchés de gros
  +30% en un mois
  +105% en deux mois
  Et pourquoi cette hausse ?
  - Le gaz, surtout.
  - La sécheresse aussi. »
Peut être une image de texte qui dit ’140,00EUR/MW 120,00EUT/MW Prix de r'électricité pour livraison en enS Septembre en France 100,00EUR/MWh #0.D0BUR/MWh 60,00EUR/MWh 40.00EURU/MW 20,00EUR/MWI 0,00em 2026-01- 2028-01-29 2026-62-12 2026-0226 026-03-06 2008-63-12 026-83-19 2026-63-26 2006-6 2026-04-22 409 1026G 2026-04-16 16 2026-04-30 06-07 2026-06-14 2026-05-21 2026-06-04 1020-0 06-11 2026-06-18 2026-07-62 026-87-09 2026-67-16 2026-67-33 026-6 2026-08-06 08-13 2026-07-30 2026-08-1 2026-6 2026-08-20 20 2026-08-27’
  • Allemagne : reine européenne, en nombre, des EnR, reine européenne des émissions de CO2 et reine du prix de l'électricité pour le consommateur
«... Les énergies fossiles (pétrole, gaz naturel, houille et lignite) continuent de représenter plus de trois quarts de la consommation énergétique ; [...]  La part des énergies renouvelables dans la consommation brute atteint environ 56% ; [...] Le fort développement des énergies renouvelables variables et la lente modernisation des réseaux ont fait exploser les coûts des services système. Ils ont quadruplé en 10 ans et dépassent les cinq milliards d’Euros par an. Le principal facteur de hausse des coûts est la gestion des congestions de réseaux ; [...] En 2025, l’Allemagne a été, pour la troisième année consécutive, importatrice nette d’électricité. Le solde importateur s’élève à 19,5 TWh. La France a été le plus grand fournisseur d’électricité... [...] Malgré l’augmentation de presque 14% des prix sur le marché de gros d’électricité, les prix pour le consommateur résidentiel ont baissé de 3,7% par rapport à 2024. Mais ils se situent toujours parmi les prix les plus élevés d’Europe ; les émissions de gaz à effet de serre atteignent, hors puits de carbone, 649 Mt CO2éq en 2025... » Pour rappel, sur l'année 2025, La FRANCE a émis environ 359 MtCO₂e de gaz à effet de serre hors puits de carbone ! 

Source.
« Le nucléaire français ne produit pas seulement une électricité bas carbone : il contribue aussi à maintenir la fréquence du réseau électrique européen à 50 Hz, une condition essentielle à sa stabilité et à la sécurité d’approvisionnement.... » 
«  1/ la CRE oublie de dire que le modèle économique et de marché actuel des ENR n'est possible que parce que la couverture de leurs coûts fixes, ultra majoritaires, est "assurée" (au sens, assurance : garantie de revenu) par le budget de l'État, donc le contribuable au travers d'une garantie de prix. Rappelons qu'avant, c'était la CSPE payée par le consommateur et que, historiquement, les énergies renouvelables (EnR) ont été la cause principale de la multiplication par 7 de la CSPE, entre 2003 et 2016, faisant grimper cette taxe de 3 €/MWh à 22,50 €/MWh : beau rendu de pouvoir d'achat ! ... » 
« La réponse de la Direction générale de l’énergie et du climat. — DGEC confirme le problème : face à la SURPRODUCTION DES ENRI, il faut soit :
  - RÉMUNÉRER LA NON PRODUCTION d’électricité avec de l’argent public,
OU
  - OBLIGER LES MÉNAGES à déplacer leur consommation.
  Pouvoir arrêter certaines installations EnRi sous obligation d’achat va dans le bon sens, mais ne règle pas le problème de fond : tant que l’électrification des usages ne progresse pas réellement, la France restera exposée à des épisodes récurrents de surproduction et de prix négatifs de l’électricité. Ce que la DGEC propose, ce n’est pas une solution structurelle, mais des demi-mesures. » 
  
 À cette liste, déjà pas mal fournie, il convient d’ajouter quelques arguments tout récents, qui constituent une bonne synthèse des raisons de STOPPER l’essor des énergies renouvelables — EnR, en général, et de l’éolien en particulier :
  Le prix de gros de l’électricité allemande pour livraison en janvier dépasse désormais 180 €/MWh, soit une hausse de plus de 60 % sur un an. Au Royaume-Uni, les prix du gaz pourraient, eux aussi, retrouver cet hiver des niveaux proches de ceux de 2022.
  Partout en Europe, la guerre en Iran rappelle une réalité que l’on aurait aimé oublier : le gaz reste indispensable à l’équilibre du système électrique et fixe encore très souvent le prix marginal de l’électricité.
  L’Europe a certes fortement réduit sa dépendance aux gazoducs russes. Mais elle l’a en partie remplacée par une exposition accrue au marché mondial du GNL, donc à ses tensions et à ses fluctuations.
  Et ce nouveau choc intervient au pire moment. Les stocks européens ne sont remplis qu’à environ 67 à 70 %, alors que l’objectif est d’atteindre 80 % avant l’hiver. Le gaz européen, qui évoluait autour de 30 €/MWh avant la guerre, a déjà dépassé 80 €/MWh en septembre. Et en cas d’hiver particulièrement froid, certains scénarios envisagent même un retour vers 200 €/MWh.
  Les renouvelables permettent d’amortir une partie du choc, mais leur production hivernale demeure variable — et peut l’être davantage lors des périodes froides et peu venteuses.
  Dans l’hypothèse d’un hiver froid combiné à des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient fortement contraints, certains experts estiment que les prix de gros de l’électricité pourraient encore augmenter jusqu’à 50 %.
  Le constat est donc difficile à ignorer : l’Europe reste dépendante du gaz pour sécuriser son approvisionnement électrique, alors même que la grande électrification censée justifier l’expansion massive du système électrique n’a toujours pas eu lieu.
En 2026, la consommation d’électricité européenne n’a toujours pas retrouvé son niveau de 2021.
Source.  
 
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Avec ces quelques informations en main, vous n’avez plus qu’à vous saisir de vos claviers, stylos, porte-plumes… et à faire entendre votre voix ! La commission d’enquête n’attend plus que vos avis.
 
EN AVANT TOUTES !
 
 « L'indignation est un commencement. Une manière de se lever et de se mettre en route. On s'indigne, on s'insurge, et puis on voit. »
BENSAÏD Daniel
 
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ÉOLIENNES ET MICROPLASTIQUES : L' U. E. RECONNAÎT LES DÉGÂTS, LA FRANCE REGARDE AILLEURS

  Il faut se réjouir que la Commission européenne reconnaisse désormais officiellement ce que plusieurs travaux scientifiques mettent en évidence depuis des années : les éoliennes ne sont pas totalement exemptes de pollution de l'environnement ! Sous l’effet de la pluie, de la grêle, des salissures et de l’usure, les revêtements des pales s’érodent et libèrent des particules plastiques dans l’environnement. À cela s’ajoutent les émissions générées lors des opérations d'implantation des usines, de maintenance et de réparation.
  Cette reconnaissance est essentielle, car elle permet enfin d’intégrer cette réalité au bilan environnemental de l’éolien. Mais elle soulève aussi une question dérangeante : pourquoi aura-t-il fallu autant de temps pour que cette pollution soit pleinement prise en considération ? Pendant des années et encore aujourd'hui, l’éolien a été présenté par les écologistes politiques, les gouvernements européens, les potentats locaux → idiots utiles ! et... les écornifleurs du vent, comme une énergie « propre », synonyme d’absence d’impact environnemental. 
  Le plus regrettable est sans doute le temps perdu à défendre une image idéalisée de l’éolien, plutôt qu’à mesurer lucidement ses impacts et à s’interroger sur leur acceptabilité. Car si la prise en compte de ces pollutions constitue une avancée, elle devrait surtout conduire à tirer les conséquences qui s’imposent : la meilleure solution pour éviter les nuisances liées aux éoliennes reste encore de ne pas en construire — ZÉRO ÉOLIENNE, ET BASTA !
  Donc, on résume la vie d'une éolienne — terrestre ou offshore : cette dernière s'accompagne d'un ensemble d'inconvénients et de contraintes techniques, écologiques et économiques à chaque étape de son cycle de vie : 
  • Dépendance forte aux terres rares dont l'extraction génère de lourdes pollutions acides et toxiques;
  • Nécessite d'immenses quantités d'acier, de béton — fondations, de cuivre et de résines composites issues de la pétrochimie;
  • Artificialisation des sols:
  • Impact sur la biodiversité lors des travaux:
  • Déforestation et obligation d'élargir les routes d'accès en milieu rural ou forestier pour le transport des pièces avec les convois exceptionnels;
  • Intermittence et variabilité → compensation par le gaz, le charbon ou la lignite;
  • Impact sur la faune, mortalité accélérée pour les oiseaux et chauves-souris;
  • Nuisances pour les riverains;
  • Retrait des fondations, mais la réhabilitation complète du sous-sol en profondeur reste complexe;
  • Nouvelles fondations lors de repowering;
  • Recyclage des pales et des rotors;
  • Subventions directes et indirectes avec l'argent du contribuable et du... consommateur d'électricité; 
  • Durée de vie annoncée : 20 ans minimum → durée de vie effective : 15 ans maximum;
  • etc.
  Et maintenant, s’y ajoute cette pollution par microplastiques ! En attendant d'autres pollutions à venir ?... 
 
  L’aveu désormais formulé par la Commission européenne marque une étape positive. Mais qu'en sera-t-il de l'avenir ? Cette reconnaissance va-t-elle changer la donne et enclencher l'arrêt des projets d'usines éoliennes terrestres et en mer ? En France, à travers la PPE3, les décideurs au pouvoir refusent visiblement de changer de braquet. Quant aux prétendants à la présidentielle 2027, la ligne reste identique, voire pire…
 
 Bonne lecture
 
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Traduit de l' Allemand par ChatGPT

Des microplastiques provenant des éoliennes : la Commission européenne reconnaît pour la première fois officiellement l’abrasion des matières plastiques

 
   Bruxelles – La Commission européenne a reconnu pour la première fois officiellement que les installations éoliennes émettent des particules de plastique et que cette abrasion se disperse de manière incontrôlée dans l’environnement. Cette reconnaissance fait suite à une question posée par l’eurodéputé autrichien Gerald Hauser. Celui-ci avait fait référence à une estimation allant jusqu’à 62 kilogrammes de microplastiques par éolienne et par an.
  La Commission ne reprend certes pas cet ordre de grandeur. Elle confirme toutefois explicitement l’existence de cette abrasion des matières plastiques et renvoie à ce sujet à des études scientifiques.  Ainsi, une pollution environnementale jusqu’ici peu prise en compte fait précisément l’objet d’une confirmation officielle dans le cas d’un mode de production d’électricité considéré, sur le plan politique, comme particulièrement respectueux de l’environnement.
 
Les microplastiques provenant des éoliennes ne sont donc plus un problème théorique
  Le passage décisif de la réponse de la Commission est inhabituellement clair. On peut notamment y lire :
« Il ressort des études que les émissions de plastique provenant des installations éoliennes sont nettement inférieures à celles provenant d’autres sources. »
  Bruxelles ne débat donc plus de la question de savoir si les éoliennes libèrent du plastique. La Commission se contente désormais de relativiser la quantité émise en la comparant à celle provenant des pneus, des peintures ou des textiles.
 
La Commission européenne confirme l'abrasion microplastique des éoliennes: les particules se détachent des pales du rotor et pénètrent dans l'environnement de manière incontrôlable 
 La Commission européenne confirme l’abrasion de microplastiques sur les éoliennes : des particules se détachent des pales et se dispersent de manière incontrôlée dans l’environnement. Illustration : image générée par IA.

  C’est précisément ce point qui modifie l’appréciation du sujet sur le plan de la politique environnementale. Les éoliennes ne rejettent pas, en fonctionnement, de gaz d’échappement issus de la combustion comme les centrales à charbon ou à gaz. Elles ne sont donc pas pour autant des installations industrielles exemptes d’émissions.
  La pluie, la grêle et les salissures frappent à grande vitesse les pales de rotor revêtues de couches protectrices. Cela entraîne notamment une érosion des bords d’attaque, tandis que des matériaux plastiques provenant des revêtements de protection se détachent et sont perdus dans l’environnement.

Les 62 kilogrammes restent controversés – l’abrasion, en revanche, ne l’est pas
  Les 62 kilogrammes par installation avancés par Hauser proviennent d’une extrapolation norvégienne.  La Commission ne confirme pas explicitement ce chiffre. Elle ne remet toutefois pas non plus en cause le principe même du rejet de particules plastiques, mais renvoie à d’autres études faisant état de valeurs plus faibles.
  Une étude de la DTU publiée en 2026 aboutit, dans des conditions défavorables, à 340 grammes de microplastiques par pale et par an. Avec trois pales, cela représenterait mathématiquement environ un kilogramme par installation.
  D’autres calculs aboutissent cependant à des résultats différents. Une étude de la DTU publiée en 2024 a estimé, pour les installations offshore, une perte de matière plastique comprise entre 80 et 1 000 grammes par pale et par an. Le TNO, en revanche, a calculé en 2025 une perte d’environ 240 grammes par an pour une éolienne offshore moderne de 15 mégawatts.
  L’ordre de grandeur exact reste donc incertain. En revanche, ces travaux ne contestent pas le fait que du plastique est abrasé et se détache des pales de rotor.
 
Les travaux de maintenance libèrent eux aussi des particules plastiques supplémentaires
  À cela s’ajoute une deuxième voie d’émission. Lors des réparations, les techniciens poncent les surfaces endommagées et travaillent sur les matériaux composites. Une étude de l’Université technique du Danemark évalue les émissions de plastique qui en résultent entre 40 et 160 grammes par pale et par an à terre. En mer, les estimations vont même de 90 à 600 grammes. Ainsi, les microplastiques ne sont pas produits uniquement par l’érosion due aux intempéries, mais également lors des opérations de maintenance.
  Il est donc remarquable que l’UE demande désormais elle-même des études plus approfondies. Un programme Horizon Europe exige des mesures sur le terrain concernant les impacts environnementaux des parcs éoliens offshore pendant leur exploitation, leur maintenance et leur démantèlement. L’appel à projets mentionne explicitement aussi la production de particules plastiques par un grand nombre d’éoliennes. Il prévoit en outre l’étude des éventuels effets cumulatifs du développement massif de l’éolien offshore. Ce faisant, l’UE reconnaît également que des éléments importants du bilan environnemental n’ont pas encore été évalués de manière définitive.
  La conséquence à en tirer n’est pas de mettre globalement l’énergie éolienne sur le même plan que le charbon ou le gaz. Les centrales conventionnelles provoquent, du fait de leurs combustibles, d’importantes émissions supplémentaires. Cependant, présenter politiquement l’énergie éolienne comme une source d’électricité pratiquement « propre » est également réducteur.
  Dans le cas des centrales à combustibles fossiles, les émissions de polluants, les technologies de filtration et les valeurs limites font depuis des décennies l’objet d’une réglementation centrale. Pour les éoliennes, en revanche, l’examen systématique de ce type d’émissions de matières ne commence que relativement tard. La reconnaissance officielle de la Commission européenne rend désormais cette lacune visible.

VAL DE MEUSE / ÉPINANT : LE CONSEIL MUNICIPAL DIT NON AU PROJET DE L' USINE ÉOLIENNE

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