CHATEAUVILLAIN : L' USINE ÉOLIENNE MULTIRÉCIDIVISTE EST DE NOUVEAU SANCTIONNÉE

   On nous répète à l'envi que le développement à marche forcée de l'éolien serait indispensable à la « transition écologique ». Pourtant, sur le terrain, la réalité du modèle industriel de l'éolien montre régulièrement son vrai visage : celui d'une logique financière peu soucieuse du vivant. Le dernier exemple en date nous vient de Châteauvillain et, plus spécialement de la société FE SAINT ANNE, exploitante d'une partie de l'usine  — 3 éoliennes sur 7, sur la commune associée d' Essey-les-Ponts, qui vient de se faire rappeler à l'ordre de façon cinglante par la Préfecture par le biais d'un arrêté de mise en demeure.   
  Retour sur une affaire révélatrice de l'envers du décor des « énergies propres ».
 
 Le montage juridique
  Pour des raisons d'optimisation et de structuration financière, l' usine de 7 éoliennes a été scindée en deux sociétés distinctes, sous le même giron d'actionnaires → le groupe nordiste InnoVent : 
  • FE Saint Julien, qui exploite une partie des machines, notamment les éoliennes E1, E2, E4 et E6;
  • FE Sainte Anne, qui gère l'autre tranche de l'usine → E3, E5 et E7. 
Une historique de sanctions sur près de 10 ans
  Loin d'être un incident isolé, cette dernière mise en demeure décidée par la Préfecture en 2026 s'inscrit dans la lignée de rappels à l'ordre successifs subis par les filiales de l'exploitant. Voir ci-devant.
  1. 2019 : arrêté de mise en demeure →  FE Sainte Anne, pour modification non autorisée de la hauteur/structure des mâts — injonction de stopper les travaux et d'introduire une demande de régularisation.
  2. 2020 : arrêté de mise en demeure → FE Sainte Anne, pour non-conformités constatées lors du chantier / mise en service. 
  3. 2021, et cadrage en 2022 : arrêtés d'encadrement / bridage acoustique → FE Saint Julien, pour respect des émergences sonores suite aux multiples plaintes de riverains.
   Pour arrivé à aujourd'hui : 
  • 2026 : arrêté de mise en demeure → FE Sainte Anne, pour absence de suivi environnemental — mortalité avifaune / chiroptères et, non respect des dispositions de l'article 12 de l'arrêté ministériel du 26 août 2011.
Le contrôle de la DREAL : la preuve par les faits
  Il aura fallu qu'une inspection de la DREAL Grand Est se déplace sur le terrain le 26 mars 2026 pour lever le lièvre. Le rapport rendu en juillet 2026 est formel : l'exploitant est en infraction caractérisée.
  Face à cette carence, le Préfet de la Haute-Marne a été contraint d'émettre un arrêté de mise en demeure.
  Le paradoxe de la sanction : l'État octroie désormais un délai gracieux de 12 mois supplémentaires à l'exploitant pour se conformer à la loi. Pendant toute cette année de régularisation, les éoliennes continueront de tourner, sans qu'aucun bilan environnemental réel ne soit garanti sur le court terme.

  L'affaire de Châteauvillain est le symptôme d'un mal plus profond. Sous couvert d'urgence climatique, l'industrie éolienne s'est vu accorder des passe-droits considérables, en transformant nos paysages ruraux en usines électriques.
  Quand des représentants de l'énergie s'affranchissent des règles élémentaires de protection de la biodiversité, le masque de l'« écologie » tombe. On ne protège pas la planète en détruisant sciemment les écosystèmes locaux et en ignorant l'impact mortifère des installations sur la faune sauvage.
  Il est temps d'ouvrir les yeux : la prolifération des EnR industrielles se fait au prix de l'aveuglement réglementaire et du sacrifice de notre patrimoine naturel.
 
 
 
 
 
 
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FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : USINE ÉOLIENNE : COMMISSION D' ENQUÊTE OUVERTE ET DIVERS INFORMATIONS

 
 Depuis le 12 octobre, l'enquête publique concernant le redémarrage ou non des 17 éoliennes est officiellement lancée ! C'est le moment d'exprimer votre avis, de poser vos questions et de vous faire entendre : chaque participation compte !
  Pour vous informer et échanger en direct, plusieurs temps forts sont organisés tout au long de cette période :
  • Des permanences en mairie : le commissaire enquêteur, M. Pascal GIRAULT, sera présent dans les mairies des 3 communes concernées pour recevoir vos remarques et répondre à vos interrogations.
  • 2 réunions publiques : des temps d'échange collectif pour tout comprendre sur les enjeux du dossier.
  Retrouvez l'ensemble du calendrier et le programme détaillé ci-dessous !
 
 
 
 
 
  Pendant que l'enquête publique suit son cours, le propriétaire de l' usine, le fonds d'investissement TRIG, a adressé un courrier aux maires des communes concernées. Objectif  ? Tenter de rassurer les élus sur sa prétendue volonté d'avancer à leurs côtés.
  Un rappel s'impose : mandat après mandat, les conseils municipaux des 3 communes concernées ont toujours marché main dans la main avec l' écornifleur éolien...
  Mais l'intérêt principal de ce courrier réside dans les arguments avancés par TRIG. Voyons ce que sa communication met en avant, citations à l'appui :
«...  La remise en service du parc s’accompagnera de la mise en œuvre d’un plan de bridage acoustique renforcé, tel que présenté dans le dossier de demande d’autorisation environnementale. »
  Plus loin, il ajoute :
« ... La réglementation prévoit la réalisation d’un suivi acoustique dans un délai d’un an suivant la mise en service ou la remise en service de l’installation. TRIG (France) SAS s’engage à lancer rapidement cette campagne de suivi, et au plus tard dans un délai de six mois suivant la remise en service du parc éolien, soit dans un délai plus court que celui exigé par la réglementation. Cette campagne permettra notamment d’évaluer l’efficacité du plan de bridage acoustique renforcé mis en œuvre lors du redémarrage, au regard des conditions réelles de fonctionnement du parc et de son environnement sonore.  »
  À la lecture des 6 saisies — 5 avis, de  l'Autorité environnementale — MRAe, sur ce projet, aucune demande concernant le bruit1 — bridage acoustique, n'a été mentionné, sauf erreur de notre part. En revanche, l'Autorité a exigé à plusieurs reprises la mise en place d'un suivi environnemental rigoureux pour mesurer les impacts réels sur les oiseaux — notamment le Milan, et les chauves-souris. 
  Pour tenter de redorer son blason, le groupe TRIG vante l'organisation d'une campagne de suivi « au plus tard dans un délai de six mois suivant la remise en service du parc éolien, soit dans un délai plus court que celui exigé par la réglementation ». Bref, l' industriel se pose en élève modèle, censé devancer la loi... Or, il se trompe de cible ! Cette fameuse campagne sur-vendue par TRIG concerne uniquement le bruit — le suivi acoustique, et non le bridage écologique ou agricole pourtant réclamé pour la biodiversité ! Rappelons que l'article 12 de la réglementation ICPE — arrêté du 26 août 2011, rend obligatoire un suivi strict de l'impact sur la faune — mortalité des oiseaux et des chauves-souris. Or, cela fait des années que cet exploitant ne respecte pas cette obligation environnementale de base sur le site !
  Venir étaler sa communication sur le bruit pour masquer son non-respect prolongé du Code de l'environnement sur la faune sauvage... Quel culot !
 
1. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a aucun problème de bruit, loin de là. Mais dans le contexte actuel, là n'est pas la question ! 
 
  La décision de la cour administrative d’appel de Nancy du 30 décembre 2025 — lire en fin de billet, confirme que la MRAe a été saisie à 3 reprises dans le cadre de la procédure de régularisation : 
  • le 7 octobre 2024, 
  • le 16 juin 2025 
  • le 4 septembre 2025.  
  • Elle indique que l’avis définitif du 4 novembre 2025 conclut que le dossier demeure incomplet.
 Confirmation dans ces avis que les demandes de la MRAe ne concernent nulle le bruit des éoliennes ! 
1. avis délibéré n° 2021APGE80, en date du 20 septembre 2021 
 
 
 
 2. Avis délibéré n° 2024APGE132 du 7 septembre 2024 
 
 

 
 
 
 
 
 3. Avis délibéré n° 004815/A P du 4 novembre 2025
  
    Pour conclure sa « lettre aux maires », TRIG insiste :
« Par ces engagements, TRIG (France) SAS souhaite accompagner la remise en service du parc éolien du Haut-Vannier par une démarche de suivi et de dialogue dans la durée, permettant à la fois d’apprécier l’efficacité des nouvelles modalités de bridage acoustique et de conserver la capacité d’examiner les éventuelles difficultés qui pourraient être signalées par les riverains ou les acteurs locaux. »
  Comme vu plus haut, dans aucun de ses avis officiels, la MRAe, n'a soulevé de problème d'ordre acoustique pour ces 17 éoliennes. Et pourtant... c'est exclusivement sur la question du bruit que le groupe TRIG choisit aujourd'hui de communiquer !
  Une véritable stratégie d'esquive : le propriétaire de l'usine tente de rassurer sur un point qui n'est même pas remis en cause par la MRAe, tout en fermant les yeux sur les vrais manquements pointés par l'Autorité. 
 
Comprendre le bridage acoustique et le bridage écologique
  Le fonctionnement d’une usine éolienne peut être adapté afin de limiter ses effets sur l’environnement et les riverains. Cette adaptation est appelée bridage. Elle consiste à réduire la puissance d’une éolienne, à limiter la vitesse de rotation de ses pales ou, si nécessaire, à l’arrêter temporairement. Il existe différents types de bridage, dont deux principaux : le bridage acoustique et le bridage écologique.
  1. Le bridage acoustique → Protéger la tranquillité des riverains : il sert à limiter le bruit généré par les éoliennes pour respecter les seuils de décibels autorisés par la loi près des habitations, de jour comme de nuit. Le bruit d’une éolienne provient notamment du mouvement de ses pales dans l’air. Pour le réduire, son fonctionnement peut être adapté selon la vitesse et la direction du vent, l’heure de la journée et les conditions acoustiques prévues. Cela peut se traduire par une réduction de la puissance, l’utilisation d’un mode de fonctionnement moins bruyant ou, dans certains cas, un arrêt temporaire.
  2.  Le bridage écologique ou agricole  → Protéger les oiseaux et les chauves-souris. Il a pour objectif de réduire les risques de collision et de mortalité des animaux, notamment des oiseaux et des chauves-souris, appelées aussi chiroptères. Il peut être déclenché pendant des périodes particulières, en fonction de l’activité des espèces, de la saison, de l’heure ou des conditions météorologiques.
 Ainsi, nous sommes bien en présence de deux dispositifs aux objectifs distincts, qui peuvent à la rigueur se compléter mais pas se remplacer ! 
 
  En conclusion, le courrier aux maires passe sous silence les raisons pour lesquelles la MRAe et la CAA de Nancy ont sanctionné l’usine de 17 éoliennes : la mortalité des oiseaux et des chiroptères ! 
   
Pour compléter le dossier, vous trouverez ci joint, le délibéré de la Cour administrative d'appel de Nancy, qui récapitule tout l'histoire de cette usine de 17 éoliennes
 
  
 
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NOGENT ET VITRY-LÈS-NOGENT : ENCORE 3 PROJETS PRIVÉS D' USINES AGRIVOLTAÏQUES

  Ce n’est pas un, ni deux, mais bien trois projets d’usines agrivoltaïques qui sont actuellement en cours ! 1 à Vitry-lès-Nogent et, sauf erreur de notre part, 2 à Nogent. 3 projets, deux communes voisines : une funeste réalité qu’il est essentiel de mettre en lumière.
  Les projets d' usines agrivoltaïques se multiplient comme des petits pains dans notre département, au risque de le priver progressivement de plusieurs centaines d’hectares de terres agricoles, pourtant indispensables pour produire et nourrir la France. Derrière les discours séduisants sur la transition énergétique se profile une réalité bien moins reluisante : l’industrialisation de nos campagnes au détriment de notre potentiel agricole. Ces 3 projets potentiels seraient situés à moins de 5 km les uns des autres. Plus particulièrement, à Nogent, les 2 projets seraient en visibilité directe l’un de l’autre si tous deux voyaient le jour, illustrant la très forte proximité de ces implantations. Voir la carte ci-contre
 
 

  De plus, ces projets, dont la rentabilité et donc, l'existence même, dépendent essentiellement des subventions publiques et des mécanismes de soutien à l’achat de l’électricité, font peser, comme l’éolien et la méthanisation, une charge considérable sur les contribuables et les consommateurs d’électricité. Et ce n’est pas tout ! Dans notre département, le réseau électrique est déjà saturé sur certains secteurs1. La multiplication des projets en préparation risque donc d’imposer de nouveaux investissements massifs pour adapter les infrastructures à cette production supplémentaire. Après la colonisation de nos paysages par les éoliennes, faudra-t-il désormais sacrifier nos terres au soleil, puis dépenser encore des sommes considérables pour acheminer l’électricité produite ? Qui paiera la facture, sinon, directement ou indirectement, les citoyens ?
 
 

Haute-Marne : réseau électrique saturé. Source.
 
1. En Haute-Marne, la situation du réseau électrique — géré par RTE pour le réseau de transport haute tension HTB et Enedis pour le réseau de distribution HTA/BT, présente un fort contraste géographique et structurel. Ce département rural est caractérisé par un fort taux d'injection d'énergies renouvelables — EnR, notamment éolien et photovoltaïque, couplé à une consommation locale modérée, ce qui met sous pression les réseaux régionaux.
État de saturation du réseau par grands secteurs
  • Secteur Sud → Langres, Bassigny, Montigny-le-Roi, Bourbonne-les-Bains : très élevé / Saturé. Ce secteur concentre une densité massive d' usines éoliennes et solaires. Les lignes 63 kV — axes Bassigny – Chaumont, Bassigny – Montigny-le-Roi, Montigny-le-Roi – Rolampont, atteignent régulièrement leur capacité maximale d'évacuation.
  • Secteur Centre → Chaumont, Froncles, Joinville, Nogent : élevé. La boucle HTB locale tourne à pleine capacité en période de forte production. Les postes-sources — comme Chaumont ou Froncles, ont dû faire l'objet de travaux d'extension ou d'ajouts de transformateurs pour continuer à absorber le flux d'injection. 
  • Secteur Nord — Saint-Dizier, Val-de-Blaise : moyen à modéré. Grâce à la présence d'un bassin d'activités industrielles et à la proximité d'interconnexions plus fortes vers la Marne et la Meuse, ce secteur dispose d'un meilleur équilibre entre injection EnR et soutirage — consommation, local.    
  En clair : pour raccorder une entreprise, un commerce, une habitation ou des bornes de recharge pour véhicules électriques, le réseau est globalement fonctionnel et disponible sur l'ensemble des secteurs : niveau faible à moyen. Pour la production EnR : niveau élevé à saturé ! 
  Pour s'informer, c'est ici :
  •  portail Caparéseau — RTE, permet de visualiser poste par poste la capacité d'accueil réservée restante pour les nouveaux projets.
  • Open Data Enedis : la cartographie interactive des capacités d'accueil des réseaux de distribution — CapaRéseau Enedis, indique la saturation au niveau de chaque poste-source.
  Pour faire accepter cette occupation industrielle de nos terres, les écornifleurs des énergies renouvelables savent manier l’argument financier. Aux exploitants agricoles et aux propriétaires fonciers, ils promettent des loyers annuels parfois très attractifs. Aux communes et aux collectivités territoriales qui acceptent de collaborer à cet essor, ils font miroiter des recettes fiscales et des retombées financières présentées comme une aubaine.
  Mais derrière ces promesses, que reste-t-il réellement pour le territoire ? Les loyers, les impôts et les taxes perçus localement ne représentent qu’une fraction des revenus générés par ces installations — entre 2% et 5% du CA, tandis que les sociétés qui les développent et les exploitent captent l’essentiel des bénéfices. Quant aux emplois, ils restent souvent limités une fois les usines construites, sans commune mesure avec l’ampleur des surfaces mobilisées et les transformations imposées à nos campagnes.
  Le procédé est habile : quelques propriétaires et collectivités bénéficient de retombées financières immédiates, tandis que les coûts liés aux aides publiques, au renforcement des réseaux et à l’intégration de cette production sont répartis sur l'ensemble des Français : contribuable et consommateur d'électricité ! 
  À eux, les bénéfices. À nous, les dépenses et les conséquences !
 
  Et, c'est comme ça que le contribuable et le consommateur d’électricité payent 2 fois : 
  • une première fois pour soutenir ces installations, 
  • une seconde pour financer les infrastructures nécessaires à leur raccordement et à l’acheminement de leur production. 
  Et pendant ce temps, des terres agricoles disparaissent, nos paysages sont bouleversés et notre souveraineté alimentaire recule.

  La transition énergétique n'est qu'un prétexte pour couvrir une ruée vers l'or industrielle enrichissant quelques-uns et, une colonisation accélérée de nos campagnes. 
 
AGIR AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD : 
 « Tout confort se paie. La condition d’animal domestique entraîne celle de bête de boucherie. »
Ernst Jünger, Traité du rebelle ou le recours aux forêts — Der Waldgang, 1951. 
 

LE PROJET DE VITRY-LÈS-NOGENT

  Du 26 octobre au 27 novembre 2026, une enquête publique sera organisée dans le cadre de la demande de permis de construire déposée le 17 décembre 2024 par la société SAMFI 29, porteuse d’un projet d' usine agrivoltaïque.
  Vous souhaitez participer à cette enquête publique ? Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

 

 

 
 
 Source. 
 
Le projet
  Il s'agit d'une usine agrivoltaïque avec une activité d’élevage ovin, située sur le plateau du Chatelet. La surface clôturée du projet sera d'environ 11.5 ha sur la surface de la parcelle de 12.01 ha. 
 
 
 
 
 
 
 Source. 
 
Le loueur de parcelles et l'écornifleur du soleil  
  1. Le loueur de parcelles : l’ EARL DE LA ROCHE BREBIS, une exploitation agricole familiale dirigée par Monsieur Sylvain CORBOLIN depuis 2007.
  2. L'écornifleur du soleil : la société SAMFI 29 est une société par actions simplifiée — SAS, constituée sous la forme d’une société de projet — Special Purpose Vehicle, ou SPV. Ce type de structure est couramment utilisé pour porter juridiquement et financièrement un projet spécifique, notamment dans le secteur des énergies renouvelables. Dotée d’un capital social de 1 000 euros, SAMFI 29 s’inscrit dans l’organisation du groupe SAMFI-INVEST, un groupe familial d’investissement normand. Au sein de ce projet, SAMSOLAR est chargée de son développement. Filiale de SAMFI-INVEST, elle assure la préparation et le suivi du projet, depuis les études préalables et les démarches administratives jusqu’à sa mise en service. 
Répartition des Rôles — opérationnel vs actif
 
 
 
 Soulignons que les 3 sociétés sont domiciliées à la même adresse — Rue du Poirier à Carpiquet 14.
  En résumé, SAMSOLAR est l'opérateur / développeur et SAMFI 29 est la coquille propriétaire d'un projet piloté par SAMSOLAR pour le compte du groupe SAMFI-INVEST.
  Ce montage est totalement légal, très courant et parfaitement encadré par le droit des affaires, le droit fiscal et le droit de l'énergie en France1.  
 
1.  Chaque projet comporte des risques — météo, pannes, impayés, litiges d'urbanisme. Isoler une usine agrivoltaïque dans une société dédiée — comme dans le cas présent, SAMFI 29, protège les autres filiales du groupe et la maison mère si le projet spécifique rencontre un problème majeur. Les banques qui prêtent plusieurs millions d'euros pour construire une usine agrivoltaïque ou autres EnR, exigent la création d'un SPV. Cela leur permet de nantir — prendre en garantie, directement les actifs et les revenus issus de la vente d'électricité de ce projet précis, sans dépendre des finances globales du groupe. Si le groupe SAMFI souhaite un jour revendre 49 % de l'usine à un fonds d'investissement, il est très simple de céder des parts de la SAS SAMFI 29, sans devoir toucher au reste du groupe.
 
Les projets de NOGENT
 À Nogent, la situation est plus complexe qu'il n'y paraît : ce sont en réalité 2 projets distincts qui apparemment, se partagent les terres de la famille Simon au lieu-dit La Perrière. D'un côté, la société SAMFI 29 — idem Vitry-lès-Nogent, propose un aménagement d'envergure de 45 hectares, pour lequel l'étude préalable a déjà été réalisée, avec la société partenaire SAMSOLAR. De l'autre, le groupe Qair avance un projet plus restreint de 25 hectares, qui n'en est encore qu'au stade de la présentation initiale devant le Conseil municipal. Éclairage sur ce choc de projets agrivoltaïques.
 
1. Projet porté par SAMFI 29 et SAMSOLAR et son loueur de parcelles : 
« ...  Les parcelles ZC 28 et 10 sont la propriété du beau-père de l’exploitant (M. Gillot), M. Simon. Les parcelles A 77 et 928 appartiennent à l’exploitation concernée par le projet (EARL des Haies), tandis que la parcelle A 916 est la propriété de M. Gillot, le chef d’exploitation de l’ EARL des Haies. Par conséquent, bien que le projet concerne plusieurs propriétaires, il n'y a qu'un seul exploitant, l' EARL des Haies, dirigée et exploitée par Jérôme Gillot uniquement. [...] » 

  Ce projet qui accueillera des bovins a déjà fait l'objet d'un avis favorable préfectoral à la création d'une étude préalable, dont sont extraits les informations et carte, en provenance du site de la préfecture. 

 
 
 
«  ... Le projet se situe au nord du hameau de la Perrière, une partie de la zone clôturée au sud est localisée le long du chemin de Sarcey. Ce chemin appartient à l'association foncière de Nogent. Un accord de principe a été signé pour l'ensemble des servitudes qui seront nécessaires lors des différentes phases (construction/exploitation/démantèlement)... »  
 
2. Projet porté par QAIR
 Ce projet en est encore aux balbutiements. Il est précisé dans l'excellent jhmQuotidien que :
« ... Un projet agrivoltaïque devrait voir le jour au hameau de la Perrière, chez Paul et Roland Simon ... »
  À la manœuvre le fils du père — Paul, 19 ans, qui souhaiterait « ... créer un atelier ovin d'environ 200 brebis.. », dixit le journal. Après la présentation au CM, Qair organisait hier — mercredi 14 octobre, une permanence afin d'échanger avec la population. 
 
 Peut être une image de texte
 
 Qui est le groupe Qair international ? 
   Ce groupe, c'est :
  • plus de 222 millions d'euros de chiffre d'affaires et près de 58,7 millions d'euros de bénéfice net.
  • implanté dans plus de 20 pays — Europe, Brésil, Afrique, nombreuses usines en service — solaire, éolien, hydrogène vert, et membre du label French Tech Next402.
  • soutenu par la banque publique Bpifrance et des fonds d'investissement spécialisés dans la transition écologique — RGreen Invest, DIF Capital Partners. 
 2.Le French Tech Next40 est un index et un programme d'accompagnement de l'État français géré par la Mission French Tech — rattachée au ministère de l'Économie et de l'Industrie. Il sélectionne chaque année les 40 entreprises technologiques et industrielles françaises les plus performantes et à plus forte croissance — souvent appelées des scale-ups ou des licornes.
  
 
À suivre...
 
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CHATEAUVILLAIN : L' USINE ÉOLIENNE MULTIRÉCIDIVISTE EST DE NOUVEAU SANCTIONNÉE

   On nous répète à l'envi que le développement à marche forcée de l'éolien serait indispensable à la « transition écologique ». P...