LOUVIÈRES & POULANGY : DE NOUVEAU UN ARRÊTÉ PRÉFECTORAL SANCTIONNANT L' USINE ÉOLIENNE

 
ET DE 4 !
 
  Dans l’article précédent — voir ci-dessus, nous nous interrogions sur la durée pendant laquelle la préfecture continuerait à tolérer la multiplication des mortalités de Milans royaux et de chiroptères, malgré le manque de réactivité de l’exploitant face aux différentes sommations préfectorales, avant d’envisager la fermeture définitive de l’usine ? Manifestement, ce nouvel arrêté apporte désormais un élément de réponse : ce ne sera pas pour tout de suite. La préfecture semble encore vouloir laisser une « chance au produit » éolien, quitte à prendre le risque de voir s’alourdir le bilan des victimes au sein de l’avifaune et des chiroptères. 
 
Dans le détail...
  En préambule, vous noterez que l'exploitant du site a obtenu, en 2016, par arrêté préfectoral, une dérogation à l'interdiction de destruction du Milan royal. C'est-à-dire qu'il est autorisé, sous certaines conditions strictes, à poursuivre son activité même si celle-ci est susceptible d'entraîner la mortalité d'individus de cette espèce protégée.
  La dérogation repose généralement sur trois conditions cumulatives :
  1. Absence de solution alternative satisfaisante : il doit être démontré qu'il n'existe pas d'autre solution permettant d'atteindre les mêmes objectifs avec un impact moindre sur l'espèce.
  2. Raison impérative d'intérêt public majeur : le projet doit répondre à un intérêt considéré comme suffisamment important — par exemple...  la production d'énergie renouvelable !
  3. Maintien de l'état de conservation favorable de l'espèce : l'autorité administrative doit estimer que les mortalités prévisibles ne compromettent pas la viabilité de la population concernée.
Concrètement, pour l'exploitant, cette dérogation :
  • sécurise juridiquement l'exploitation de l'usine vis-à-vis du risque de destruction d'individus protégés;
  • reconnaît implicitement que des mortalités peuvent survenir malgré les mesures d'évitement et de réduction mises en œuvre;
  • s'accompagne généralement d'obligations : bridage des éoliennes, suivi ornithologique, dispositifs de détection, mesures compensatoires, etc.
 En revanche, la dérogation n'est pas un « permis de tuer » sans limite. Si les mortalités constatées dépassent celles qui avaient été évaluées lors de l'autorisation, ou si l'exploitant ne respecte pas les prescriptions imposées, le préfet peut prendre des mesures complémentaires, mettre en demeure l'exploitant, voire suspendre certaines installations
  En droit français, il peut également, tout comme un juge administratif aller jusqu'à retirée, suspendue ou modifiée dans certaines circonstances la dérogation. Les principaux cas sont les suivants :
  • Non-respect des prescriptions : si l'exploitant ne respecte pas les mesures imposées par l'arrêté de dérogation — bridage des éoliennes, suivi environnemental, dispositifs de détection, etc., l'administration peut intervenir.
  • Évolution des connaissances : si de nouvelles données montrent que l'impact sur le Milan royal ou les chiroptères est plus important que prévu lors de l'instruction du dossier.
  • Modification des circonstances de fait : par exemple si les mortalités constatées dépassent significativement les prévisions ou si l'état de conservation de l'espèce se dégrade.
  • Illégalité de la dérogation : un juge administratif peut annuler la dérogation s'il estime que les conditions légales n'étaient pas réunies lors de sa délivrance.
  Dans le cas d’une usine éolienne déjà en exploitation, le retrait pur et simple d’une dérogation constitue une mesure d’une extrême sévérité qui ne s’est, à notre connaissance, jamais produite.
 Pour les défenseurs de l'environnement, de l'avifaune et des chiroptères, ces mesures de « protection » ont un goût amer. Elles donnent surtout l'impression que l'on protège davantage les apparences que les espèces concernées. L'éolien doit passer et ce, quel qu’en soit le prix à payer ! Les voix citoyennes pour la protection des oiseaux continueront sans doute à s'en émouvoir; quant aux professionnels de la profession, eux, ils ont mis la sourdine à leurs protestations. 
  Un bon point toutefois pour Mme la préfète : les contrôles des usines du vent semblent s’être accélérés ces derniers mois. C’est une avancée. Il ne manquerait plus désormais que les sanctions suivent pour les exploitants multirécidivistes. À moins que l’accumulation des infractions ne soit pas encore considérée comme un motif suffisant...
 
Arrêté n°  52-2026-06-00039, en date du 4 juin 2026
Extraits 
 
 
 
 
 
p. 1.
 
 
 
 
 
 
 
 
 p. 2. 
 
 
 
 p. 3.
 
 
 
 p. 4.
 
  Vous pouvez consulter l’arrêté dans son intégralité ici.  
 
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VOISEY : LE CONSEIL MUNICIPAL DONNE UN AVIS DÉFAVORABLE AU PROJET ÉOLIEN... D' ENFONVELLE

Quel retournement de situation !
  Après avoir soutenu le projet d'usine éolienne sur son territoire1, le nouveau conseil municipal élu en 2026 — dont 5 membres siégeaient déjà dans le précédent conseil parmi les 11 élus actuels — a finalement rendu un avis défavorable au projet Enfonvelle2, qui prévoit l'implantation de 4 éoliennes.
  Cet avis a été sollicité dans le cadre de l'enquête publique. En effet, le Code de l'environnement prévoit que, pour les installations classées pour la protection de l'environnement — ICPE, catégorie à laquelle appartiennent les usines éoliennes, les conseils municipaux des communes concernées situées dans un rayon de 6 kilomètres autour du projet sont invités, sans y être obligés, à se prononcer.
  L'objectif de cette consultation est de recueillir l'avis des collectivités susceptibles d'être affectées par les incidences du projet, notamment en matière de paysage, de bruit, de biodiversité, de circulation ou encore de patrimoine. Lire ci-devant.

 

Source.  
 
 
 

  La situation de Voisey par rapport au projet des 4 éoliennes d' Enfonvelle. Source.
 
 
1. L’association « À contre vent » de Melay, qui s'est fortement investie dans la lutte contre le projet éolien de Voisey a communiqué, en début d’année, sur l’évolution de ce dossier. Comme on pouvait s’y attendre, l'écornifleur du vent a formé un recours contre la décision de refus d’autorisation.
«  Une information pour vous faire savoir que le promoteur éolien ERG  a fait connaître son intention de faire un recours en justice face à la décision préfectorale de refus de leur projet des Grandes Bornes.
  Nous sommes donc partis pour un round en Justice.
  La préfecture fera valoir le bien-fondé de sa décision et l'association A Contre Vent se portera partie civile en partenariat avec les autorités préfectorales.
  Nous vous tiendrons au courant du développement de ce qui devient maintenant " une affaire "
  Amicalement,
  Le bureau d'A Contre Vent »
2
«  Le conseil municipal de Voisey s’est réuni le 5 juin, autour du maire, Nelly Elsan. Les élus ont été consultés sur la demande d’autorisation environnementale, présentée par la société Enfonvelle énergie, d’implantation d’éoliennes sur le territoire de la commune d’ Enfonvelle. Le vote a donné le résultat suivant : une voix favorable, six abstentions et trois votes contre. »
Source : jhmQuotidien, 2026 06 11, p. 22.  
 
 Cet avis défavorable si il est une excellent nouvelle pour les opposants à ce projet, ne s'avère nullement décisif dans la décision finale du préfet, qui sera en place au moment de la décision. Mais, cet un coin enfoncé dans la machine du porteur de projet. Et si d'autres conseils municipaux venaient à suivre le même exemple, nul doute que la décision finale du préfet en place ne serait que plus délicate. 
  Le vote des élus de Voisey ne donne pas non plus matière à s’enthousiasmer : une seule voix favorable, six abstentions et trois votes contre.
  On est davantage face à un avis rendu par défaut qu’à une adhésion clairement assumée. Six abstentions, ce n’est pas exactement un plébiscite ! Mais au final, peu importe l’ampleur de l’opposition : il n’existe ni petit ni grand avis défavorable. L’avis est défavorable, un point c’est tout.
  Qui sont donc ces nouveaux « héros » de l'anti-éolien ?
  Notons d’emblée que l’ancien maire, directement concerné par ce projet et particulièrement influent au sein du conseil municipal, ne figure plus parmi les élus actuels. Cette évolution n’est peut-être pas étrangère à la situation présente. Va savoir... Autre fait marquant : le nombre de votes blancs ou nuls a explosé, passant de 5 en 2020 à 56 en 2026. Faut-il y voir l'effet de la nouvelle loi électorale applicable aux communes de moins de 1 000 habitants ? Avec la suppression du panachage, les électeurs n'ont plus le droit de rayer ou d'ajouter des noms sur les listes. Un simple coup de crayon suffit désormais à rendre le bulletin nul. Voilà peut-être une piste d'explication à cette soudaine inflation des votes non comptabilisés.
 
Conseil municipal 2026-2032/2037? 

  • Nelly ELSAN, maire, ouvrier qualifié de type industriel 
  • Michel MARTIN, 1er adjoint, ancienne profession intermédiaire
  • Florence ROPERS, 2eme adjoint, ancien ouvrier
  • Béatrice CARDEUR, employé civil et agent de service de la fonction publique
  • Dominique GOUGNOT, ancien cadre
  • Christian LORRAIN, employé civil et agent de service de la fonction publique 
  • Éric CHEVRIER, ouvrier qualifié de type industriel
  • Johnny PETITCOLIN, agriculteur sur petite exploitation
  • Gwladys MARTELLE CORNET, profession intermédiaire de la santé et du travail social
  • Jean-François FLAGET, ancien ouvrier 
  • Charles RUYSSEN, agriculteur sur moyenne exploitation
  • En gras, les réélus en 2026.
     
    - Inscrits : 242 / 264 en 2020
    - Abstentions : 83 / 70
    - Votants : 159 / 194
    - Blancs ou nuls : 56 / 5
    - Exprimés : 103 / 189 
     
    Source.  
     
     
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    BRETAGNE, TAXE ÉOLIENNE : VERTIGE DES MILLIARDS D' EUROS !

      « Quand on parle pognon, à partir d'un certain chiffre, tout le monde écoute. »
    Michel Audiard,  Le Pacha — 1968, réalisé par Georges Lautner.
     
      L'article ci-devant est une analyse critique de la fiscalité liée aux projets d'éolien en mer en Bretagne. Son auteur nous informe sur les retombées financières promises aux collectivités locales et sur les conséquences réelles de ces projets pour les territoires concernés.
      Il est ici question plus spécifiquement des recettes issues de la « taxe éolienne »1 mise en place. L'auteur rappelle surtout que cette fiscalité ne constitue pas un cadeau des écornifleurs du vent, mais qu'elle est financée indirectement par les consommateurs d'électricité à travers les mécanismes de soutien public. Sans oublier que, tout ce pognon ne pourra jamais compenser les pertes paysagères, patrimoniales, environnementales et économiques causées par le développement des usines éoliennes offshore.
      L'article met également en lumière les tensions entre collectivités autour du partage de cette manne financière :
    • Répartition jugée inéquitable des recettes entre communes;
    • Conflits entre élus pour capter ces ressources;
    • Dépendance financière que cette taxe pourrait créer pour certaines collectivités;
    • Investissements publics supplémentaires nécessaires pour adapter les infrastructures portuaires à l'éolien flottant;
    • etc. 
     Ainsi, l'auteur y voit le symptôme d'une dépendance croissante à des ressources fiscales liées à des projets pourtant contestés localement.
      Enfin, il estime que cette taxe est utilisée comme un moyen de rendre les projets plus acceptables localement — « acheter la paix sociale », mais que, malgré tout, l'opposition demeure forte, parmi les élus et les citoyens
     
      La contestation actuelle contre l'éolien en Bretagne saura-t-elle égaler le soulèvement populaire de Plogoff qui, à la fin des années 1970, avait rassemblé jusqu'à 100 000 personnes pour faire reculer l'État et EDF sur le nucléaire ?2
     
    Va savoir, Charles !... 
     
    1. Source
     « La taxe éolienne en mer sur le domaine public maritime — jusqu'à 12 milles des côtes, soit environ 22 km. Cette taxe annuelle est acquittée par l’exploitant du parc éolien. Elle dépend du nombre de mégawatts installés dans chaque unité de production d’électricité c'est-à-dire dans chaque éolienne. En 2025, la taxe est de 20 248 € par an par mégawatt installé, soit près de 20,25 millions d’euros pour un parc de 1 000 MW.
      La répartition de la taxe est prévue par l'article 1519 C du code général des impôts :
        50 % sont affectés aux communes littorales d’où les installations sont visibles ;
        35 % sont affectés aux comités des pêches maritimes et des élevages marins ;
        10 % sont affectés, à l’échelle de la façade maritime, à l’Office français de la biodiversité ;
        5 % sont affectés aux organismes de secours et de sauvetage en mer. »
     
    2. Rappel des faits historiques — 1974 - 1981
    • 1974 : suite au choc pétrolier, l'État valide un plan nucléaire massif. La commune de Plogoff — près de la Pointe du Raz, est retenue pour accueillir une centrale;
    • 1980 : pendant 6 semaines d'enquête publique, le village se transforme en zone d'affrontements quotidiens entre les habitants — notamment les femmes du village en première ligne, et les gardes mobiles. En mai, le mouvement prend une dimension régionale et identitaire. Il culmine avec un rassemblement gigantesque de 100 000 personnes à la baie des Trépassés. 
    • 1981 : tout juste élu président, François Mitterrand tient sa promesse de campagne et officialise l'abandon total du projet. 
     Forte mobilisation des manifestants anti- nucléaire à Plogoff, en 1980.
    Forte mobilisation des manifestants anti- nucléaire à Plogoff, en 1980. Photo Archives Le Télégramme/Eugène Le Droff. 
     
    Bonne lecture.
      
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    *** 
     

    Taxe éolienne : la valse indécente des milliards



      PIEBÎEM publie sur le sujet de la taxe éolienne une version un peu plus longue d' un texte qui a fait l'objet d'une tribune dans Ouest-France du 4 juin 2026 : Taxe éolienne : la valse indécente des milliards
    1. Une manne qui ne compensera jamais ce qui a été perdu; 
    2. Une taxe éolienne qui n'est pas un cadeau des promoteurs mais des contribuables et à la répartition très problématique; 
    3. Une taxe qui « sert à acheter la paix » ? : c'est pas gagné ! - L'argent de la honte éolienne !

    1) Une manne qui ne compensera jamais ce qui a été perdu
      Les éoliennes géantes de l'AO10 n'ont pas encore transformé nos paysages littoraux et îliens de Bretagne en zone industrielle que déjà certains élus locaux se battent de manière indécente pour récupérer une manne qui ne compensera jamais ce qui a été perdu. Une série d'articles de la presse locale consacrée à la taxe éolienne et à sa répartition résume un spectacle peu édifiant.

    2) Une taxe éolienne qui n'est pas un cadeau des promoteurs mais des contribuables et à la répartition très problématique 
      Nous rappelons tout abord que la taxe éolienne n'est pas un acte de générosité des promoteurs éoliens, mais qu'elle trouve son origine…dans la poche des consommateurs d'électricité, particuliers, artisans, industriels ; et qu'accordée par décret, elle peut aussi être supprimée par décret.
      La taxe éolienne peut représenter jusqu'à 10% du budget de certaines communes – actuellement celles en vue des éoliennes de façon si stricte que, par exemple, pour Bretagne sud, elle ne sera versée qu'aux communes de Bangor et de Sauzon : même l'île de Groix, même mes communes de Quiberon, en très forte visibilité n'en profiteraient pas. Pour l'ensemble des parcs bretons, elle pourrait générer 3 milliards d'euros sur 25 ans, une somme bien inférieure aux 6 milliards d'aides publiques accordées au seul parc éolien de Bretagne sud.
     
     
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      Alors, les esprits s'échauffent. Certains édiles se voient traités de princes monégasques et refusent toute modification de la taxe éolienne ; certains de leurs collègues les menacent alors de les priver de subventions régionales; pour Saint-Nazaire, on avait vu d'homériques bagarres entre édiles locaux sur la prise en considération -ou pas- des résidences secondaires… Et, par la voix de Loïg Chesney-Girard, la Région réclame sa part du « gâteau » : les finances sont exsangues — merci de cet aveu !, et il va falloir investir massivement dans les ports pour qu'ils puissent accueillir les installations nécessaires à l'éolien flottant
     
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      Sur ce sujet des ports, les élus feraient bien de lire soigneusement le rapport de la Cour des Comptes de 2025 sur Eole, le projet d'aménagement du port de Saint-Nazaire pour l'éolien flottant : elle y parle d'un pari français sur l'éolien flottant qui parait particulièrement ambitieux pour une filière avec de fortes incertitudes techniques, de rentabilité qui ne saurait reposer que sur les subventions publiques et de de forts risques de coûts échoués.   
      Là-dessus vient se greffer le débat sur l'attribution de la taxe éolienne au-delà des 12 milles, pour l'instant attribué à l'État. Le Préfet de Bretagne M. Robine s'est dit favorable à une réforme rapide. M. Jimmy Pahun, désormais acquis sans réserve au projet éolien de Bretagne sud s'y est essayé et s'est attiré cette réponse du ministre Lescure, guère pressé d'ouvrir cette boite de Pandore : 
    « Monsieur Pahun, il faut faire attention, parce que ces taxes sont des vases communicants et qu'il y aura donc, si vous voulez en modifier la répartition, des négociations compliquées entre ceux qui les touchent et ceux qui ne les touchent pas. Cette question se posera et sera négociée au-delà de 2030 ». 
    Bon courage !

    3) Une taxe qui « sert à acheter la paix » ? : c'est pas gagné !
      Ces élus drogués à la taxe éolienne sont -ils sourds, n'entendent-t-ils pas monter la protestation de tous ceux qui veulent protéger ce patrimoine qui nous avons reçu et que nous voulons léguer, ce patrimoine qui parfois est le seul patrimoine de ceux qui n'en ont pas d'autres : « Nos paysages ne sont pas à vendre ! » 
      Ils n'entendent pas leurs collègues de la Communauté de Commune de Belle-Île : 
    « L'œil nu peut facilement imaginer l'impact de ces parcs d'éoliennes. Nous n'accepterons jamais l'inimaginable » ; les élus de la majorité du Conseil Départemental : « le projet transformerait durablement des panoramas parmi les plus remarquables de France. L'atteinte à l'image du territoire, fondée sur la qualité exceptionnelle de ses paysages littoraux, serait considérable. Le tourisme, compétence de droit du département, ne manquerait pas d'être impacté »; 
      Philippe Le Ray, Président d'AQTA Auray Quiberon Terre Atlantiquecommunauté de communes située dans le département du Morbihan ] 
    « On est attaché à la beauté de notre territoire : on leur parle de ça, et ils nous répondent indemnisation et mètre carré. Aujourd'hui, on dit clairement, les éoliennes, on n'en veut pas » ?
      Ils n'entendent pas plus :
    • Le Comité Energie de l'Académie des Sciences qui affirment que nous n'avons pas besoin d'ici 2035 de productions électriques supplémentaires, surtout ENR;
    • L'Académie des Technologies et de la CRE — Commission de Régulation de l Énergie, qui appellent à déprioriser l'éolien en mer, particulièrement flottant; 
    • RTE qui chiffre à au moins 47 milliards le raccordement électrique de l'éolien en mer et propose un scenario réaliste de décarbonation avec une forte réduction des objectifs éolien en mer — jusqu'à 7GW en 2035 au lieu de 18 dans le plan éolien en mer ?
      Une taxe avouent certains qui « sert à acheter la paix face à l'impopularité des projets ». C' est pas gagné !
      Les élus gagneront l'impopularité que mérite l'indécence de leurs luttes pour se disputer l'argent de la honte éolienne, l'argent des paysages dévastés, du patrimoine défiguré — les mégalithes classés Unesco !, des oiseaux et des cétacés massacrés, des fonds rocheux, avec leurs coraux, leurs bancs de maërl, leurs herbiers de zostère, leurs zones de nourriceries uniques massacrés, de la pêche artisanale disparue. 

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    LOUVIÈRES & POULANGY : DE NOUVEAU UN ARRÊTÉ PRÉFECTORAL SANCTIONNANT L' USINE ÉOLIENNE

    Épisode précédent :  LOUVIÈRES & POULANGY : NOUVEL ARRÊTÉ PRÉFECTORAL SANCTIONNANT LA SOCIÉTÉ EXPLOITANT L' USINE ÉOLIENNE     ET ...