Et de 3 !
La pression administrative s'intensifie. Après les deux arrêtés de 2023 faisant suite à la mort d'un Milan royal en 2022, un troisième acte — n° 52-2026-02-00163, vient d'être publié.
Ce nouvel arrêté sanctionne principalement :
- Le non-respect des mises en demeure précédentes : l'exploitant n'a pas satisfait aux obligations imposées en 2023;
- L'absence du suivi environnemental : le contrôle rigoureux de l'avifaune et des chiroptères pourtant obligatoire, fait défaut;
- Un bilan de mortalité alarmant : l'acte apporte des précisions sur les décès de Milans royaux et de chauves-souris recensés sur le site depuis 2022.
« Obtient l'autorisation d'exploiter, affranchi-toi des obligations et, prend le fric »
Bilan de la mortalité aviaire : une série noire en cours
L'impact des usines éoliennes sur la faune locale atteint des chiffres alarmants. Le bilan officiel1 recense désormais l'hécatombe suivante :
- Rapaces protégés : au moins 31 milans royaux, 1 balbuzard pêcheur, 1 buse variable et 1 milan noir;
- Espèces communes : de nombreux faucons crécelles;
- Hécatombe silencieuse : un nombre indéterminé — mais massif — de passereaux et de chauves-souris — chiroptères.
Toutes ces pertes sont directement attribuées aux collisions avec les turbines des usines éoliennes. Malheureusement, le décompte continue de s'alourdir.
1. Il est légitime de présumer que les chiffres officiels ne représentent que la partie émergée de l'iceberg. Le bilan réel est, selon toute vraisemblance, bien plus lourd pour plusieurs raisons :
- L'action des charognards : de nombreux cadavres sont prélevés par la faune locale avant même d'être repérés;
- La disparition des preuves : ces spécimens, ainsi soustraits au comptage, échappent par définition aux statistiques;
- Le biais du recensement : ce qui n'est pas vu ne peut être comptabilisé, rendant le bilan officieux bien plus alarmant.
Le nouvel arrêté dans le détail
p. 1.
p. 2.
p. 3.
À suivre...
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