IMMOBILIER : PROJET ÉOLIEN CACHÉ : VENTE ANNULÉE : QUAND LA JUSTICE REDONNE VOIX AUX ACHETEURS TROMPÉS

 Dans un contexte où l’achat immobilier représente souvent l’engagement d’une vie entière, certaines affaires judiciaires viennent rappeler avec force que la confiance entre vendeur et acquéreur ne peut être réduite à une simple formalité contractuelle. L’article qui suit s’inscrit précisément dans cette perspective : celle d’un droit qui ne protège pleinement l’acheteur que lorsque la transparence a été respectée jusque dans ses moindres implications, surtout quand il s'agit... d'un projet d’implantation d'une usine éolienne !...
  Ce qui devait être un projet de retraite serein s’est transformé en un long contentieux judiciaire, né de la découverte tardive d’un projet d’implantation éolienne susceptible de bouleverser profondément l’environnement du bien acquis. L’affaire met en lumière une réalité souvent sous-estimée : une information, même en cours de maturation administrative, peut avoir un impact déterminant sur la décision d’achat.
  Au-delà du conflit, ce dossier rappelle une exigence essentielle du droit immobilier : la loyauté. Vendre un bien ne consiste pas seulement à céder un prix contre une chose, mais à garantir que l’acquéreur puisse se projeter en connaissance de cause, sans omission susceptible d’altérer son jugement.
  La décision rendue en appel, annulant la vente pour réticence dolosive1, marque ainsi une étape importante. Elle reconnaît que le silence sur un projet structurant pour l’environnement immédiat d’un bien peut constituer une faute lourde, dès lors qu’il prive l’acheteur de son libre choix. 
  Pour autant, au-delà des aspects juridiques et des condamnations financières, cette affaire laisse entrevoir une forme d’espoir pour les victimes de dissimulation : celui de voir le droit reconnaître, réparer et parfois annuler ce qui a été conclu dans l’ombre. Elle rappelle qu’un contentieux n’est pas seulement une épreuve, mais aussi un espace où la vérité peut, finalement, être rétablie.

Bonne lecture
 
1. En droit civil français, la réticence dolosive désigne le fait, pour une personne — souvent le vendeur dans un contrat, de dissimuler intentionnellement une information essentielle à l’autre partie, dans le but de la tromper et de la pousser à contracter. Pour être retenue par un juge, il faut généralement :
  • Une information importante — qui aurait pu changer la décision de contracter;
  • Une intention de tromper — le silence n’est pas accidentel,
  • Un lien avec le consentement : sans cette omission, la personne n’aurait pas contracté ou l’aurait fait à d’autres conditions.
   Si elle est reconnue, le contrat peut être annulé et des dommages et intérêts peuvent être accordés à la victime. 
 
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 Ils achètent une maison pour leur retraite et découvrent un projet d'éoliennes sous leurs fenêtres : la justice tranche

 Dans l'immobilier, un projet voisin peut faire exploser une vente et coûter très cher aux vendeurs. Après l'acquisition de leur maison, des retraités ont découvert un parc éolien prévu sous leurs fenêtres. La cour d'appel a reconnu la réticence dolosive. 
 
 
 Ils achètent une maison pour leur retraite et découvrent un projet d'éoliennes sous leurs fenêtres : la justice tranche
 
“Vendre son bien, c'est aussi une affaire de loyauté”, estime Florence Iung, avocate au barreau de Quimper. N’importe quel vendeur serait dévasté d’apprendre l’existence d’un projet voisin susceptible de faire capoter la vente de son bien. Mais cette affaire rappelle l’importance d’être totalement transparent avec son acquéreur.
  En 2017, Lamia et Benoît — prénoms modifiés, achètent une maison en Charente-Maritime pour 251 912 euros. Les premières semaines, le couple se plaît dans le logement. Depuis longtemps, ils recherchaient une maison à la campagne, calme, entourée de verdure. Ils pensaient avoir trouvé l’endroit idéal pour prendre leur retraite. Mais un an après leur emménagement, les retraités déchantent. Ils découvrent dans leur boîte aux lettres un prospectus de l’association “Préservons nos villages et notre terre”, qui lutte contre la création de plusieurs parcs éoliens à proximité immédiate de leur maison.
  Déjà peu amateurs d’éoliennes, ils le sont encore moins lorsqu’elles sont susceptibles d’être implantées sous leurs fenêtres. Une réunion est organisée par l’association en septembre 2019. Benoît décide de s’y rendre, et il fait bien. Il découvre alors l’antériorité du dossier. C’est en 2012 que le conseil municipal avait donné pour la première fois un avis favorable à l’implantation d’éoliennes sur la commune. L’association s’était alors mobilisée et avait accueilli de nouveaux adhérents, dont… les vendeurs de la maison. Benoît apprend même qu’ils étaient des membres actifs de l’association, avant d’abandonner le combat et de mettre leur bien en vente.
  Les retraités assignent donc leurs vendeurs afin d'obtenir l'annulation de la vente : jamais ce projet ne leur avait été mentionné avant la signature de l’acte authentique. Or, si les éoliennes venaient à être implantées, ils subiraient une vue directe sur celles-ci, alors même qu’ils avaient choisi ce bien pour son environnement préservé. Pour se défendre, les vendeurs reconnaissent l’existence d’un projet de parc éolien sur la commune, mais affirment que celui-ci n’était pas encore autorisé au moment de la vente. Pourtant, seulement cinq jours après la signature du compromis, ils avaient reçu un courriel de l’association confirmant que le projet était toujours d’actualité. Ils sont néanmoins allés au bout de la vente, sans jamais évoquer cette information auprès des acquéreurs.
  En 2024, le tribunal judiciaire de Saintes donne raison aux vendeurs, estimant que le préjudice invoqué demeure hypothétique, puisqu’aucune éolienne n’a, à ce jour, été construite. Lamia et Benoît décident alors de faire appel.
  Auprès de la cour d’appel de Poitiers, le 27 janvier 2026, les acquéreurs obtiennent gain de cause et la vente est annulée. 
“La cour annule la vente sur le fondement de la réticence dolosive. Elle estime que les vendeurs ont volontairement caché une information importante, susceptible d'affecter l'environnement immédiat du bien vendu, analyse l’avocate en droit immobilier. Les vendeurs avaient eux-mêmes combattu le projet éolien, ce qui démontrait qu'ils avaient connaissance de l'impact potentiel de ce projet.”
  Les acquéreurs n'ont donc pas pu décider de l’achat de cette maison en pleine connaissance de cause. “Même si le projet est en cours d'instruction, cela peut quand même avoir un impact sur le consentement de l'acquéreur”, affirme Maître Iung. Les vendeurs sont donc condamnés à verser 287 435,38 euros, correspondant au prix de vente, aux travaux réalisés sur le bien par les acquéreurs, à leur préjudice moral ainsi qu'aux frais de justice.
Quand un projet d’une telle envergure se dessine, il vaut mieux être transparent, quitte à devoir négocier le prix, plutôt que de risquer un contentieux qui peut coûter cher, conclut l’avocate. Et si l'on dispose de temps et que l'on n'est pas pressé, mieux vaut attendre de voir si le projet va mourir dans l'œuf.
 

CHASSIGNY, DOMMARIEN ET VILLEGUSIEN-LE-LAC : PROJET ÉOLIEN : LA MRAE JUGE LE PROJET NON COMPATIBLE AVEC LES ENJEUX ENVIRONNEMENTAUX

 
  Revoici ce projet éolien que tout le monde croyait enterré. L'avis rendu par la MRAe est sans appel : c'est une exécution en règle. Devant la pluie d'incohérences, de fautes grossières et de contre-vérités pointées du doigt par cette autorité, il serait incompréhensible que le préfet, en fonction au moment de la décision finale, valide aujourd'hui ce qui a déjà été légitimement rejeté... en 2022.
 
Rappel des faits
 
 
 
 
 
Mission régionale d' autorité environnementale — MRAe, 2026,  p. 4. 
 
Précision : le préfet de l'époque était CORNET ANNE — 16 février 2022-20 août 2023.
 
1. État des lieux éoliens sur le secteur 
 
 
 
 
 
 DREAL Grand Est — Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement Grand Est, 13 avril 2026
 
 
Caractéristiques des éoliennes
 
 
 
MRAe, p. 5. 
 
  Les hauteurs annoncées donnent littéralement le vertige. À titre de comparaison, le sinistre record actuel est déjà détenu par les 17 éoliennes de l'usine dite « Haut vannier », implanté sur les communes de Fayl-Billot, Pierremont-sur-Amance et Pressigny, dont les mâts culminent à 183 mètres en bout de pale. Or, le projet évoqué ici franchit un nouveau seuil d’effroi : il s’agirait de machines encore 50 mètres plus hautes. Des géants d’acier aux 230 mètres, une perspective proprement vertigineuse qui bouleverse l’échelle même du paysage. 
 
Impact annuel en émissions de gaz à effet de serre évitées ?
 
 
 
 MRAe, p. 5. 
 
  L’ AE met en évidence une information inexacte communiquée par le porteur du projet, de nature à fausser la compréhension du public. Comme nous le verrons, cette « fake new » n’est pas la seule relevée dans ce dossier.
 
Détermination de la région de raccordement de l’usine : Grand Est ou Bourgogne-Franche-Comté ?
 
 
 MRAe, p. 6.
 
Une fois encore, l' AE met en avant les approximations du dossier.  
 
Le contexte environnement 
 
 
 
 MRAe, p. 6. 
 
 
 
Figure 1: Situation de la ZIP par rapport aux grandes continuités écologiques et aux réservoirs de biodiversité. MRAe, p. 7. 
 
 Dans le détail :
 
 
 
 MRAe, p. 7.
 
 
 
«  Sur d’autres documents d’illustration, le pétitionnaire présente l’implantation des éoliennes en figurant le point d’implantation du mât et non la projection de la zone de balayage du rotor au sol. L’absence de présentation conjointe des enjeux de biodiversité et du projet nuit à la bonne information du public. » 
 
 
 
 MRAe, p. 8. 
 
Quand est-il des couloirs de migrations1
 
 
 
 MRAe, p. 8.
 
1. Le terme « couloir de migration » — ou corridor de migration, désigne, en écologie, un espace terrestre, aquatique ou aérien emprunté de manière régulière par des espèces animales lors de leurs déplacements saisonniers ou de leurs migrations. Ces couloirs permettent de relier les zones de reproduction, d’alimentation, d’hivernage ou de repos et sont essentiels au maintien des populations migratrices.
 
Espèces protégées : focus sur la Cigogne noire et le Milan royal 
 
 
MRAe, p. 9. 
 
  Une nouvelle fois, la MRAe relève les insuffisances du dossier présenté par le porteur de projet, lequel s’appuie sur des études datant ... d’au moins 6 ans.
 
 
 MRAe, p. 9.
 
Rappel : le projet, au nom bucolique d' « En beauté », comprenait 10 éoliennes et se situait sur la commune de Villegusien-le-Lac et la commune associée, Heuilley-Cotton. Dans le détail :
  «... Le projet se situe sur le territoire des communes d’ Heuilley-Cotton et Villegusien-le-Lac, aujourd’hui fusionnées, Villegusien-le-Lac est désormais commune déléguée d’ Heuilley-Cotton, et rassemble également les communes de Piépape, Prangey et Saint Michel.[...] Le projet final est composé de 10 éoliennes d’une puissance unitaire minimale de 4MW et d’une taille maximale de 200 m en bout de pales. Les 5 premières éoliennes seront situées sur la partie nord en deux alignements parallèles à la D67, tandis que les 5 autres seront réparties sur deux alignements au sud, également parallèles à la route départementale. [...] Le projet éolien a été initié par la prise de contact d’ ENGIE Green avec les élus locaux en 2016,[...] Les élus ont alors fait part de leur souhait qu’ ENGIE Green développe un projet sur une zone plus vaste. [...] La signature d’accords fonciers s’est ensuite poursuivie durant l’hiver 2017 et le début de l’année 2018, avec de nombreuses rencontres individuelles provoquées par ENGIE Green. »
  Il a été rejeté par arrêté préfectoral du 13 mai 2022, à l'issue de plus de deux années d'instruction administrative et n'a pas fait l'objet de recours. Le préfet de l'époque était CORNET ANNE — 16 février 2022-20 août 2023.
 
 
 
 
 Et quid des chauves-souris ?
 
 
 MRAe, p. 10.
 
 
MRAe, p. 11. 
 
  La garde au sol d'une éolienne désigne la distance verticale entre le point le plus bas de la pale — lorsqu'elle est à la verticale, pointée vers le sol, et le niveau du sol ou de la mer. Une garde au sol surélevée permet souvent de réduire les risques de collision avec la faune aviaire — oiseaux, et les chauves-souris, qui volent majoritairement à des hauteurs plus basses. Elle doit être assez haute pour éviter tout risque d'accident avec des engins agricoles, des véhicules, des animaux ou des personnes.
 
 Des villages surplombés et directement impactés par les éoliennes
 
 
 
MRAe, p. 11. 
 
  Notons au passage que ce paragraphe comporte, lui aussi, une affirmation erronée, que l’on pourrait assimiler à une contrevérité.
 
 
 MRAe, p. 12. 
 
  La MRAe s'oppose clairement à l'implantation de cette usine éolienne ! 
 
Les nuisances sonores
 
 
 
 MRAe, p. 12. 
 
 
 
MRAe, p. 13. 
 
  Quel scandale ! Les méthodes employées par le porteur de projet et ses équipes suscitent l'indignation et s'apparentent, pour beaucoup, à une véritable tromperie.
 
 
Les dangers engendrés ?
 
 
 MRAe, p. 14.
 
 Conclusion de la MRAe
 
 
 
 MRAe, p. 3. 
 
  Pour prendre connaissance de l'avis de la MRAe en totalité, c'est ICI.
 
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LOUVIÈRES & POULANGY : AVIFAUNE : DE NOUVEAU UN ARRÊTÉ PRÉFECTORAL SANCTIONNANT L' USINE ÉOLIENNE

 
ET DE 4 !
 
  Dans l’article précédent — voir ci-dessus, nous nous interrogions sur la durée pendant laquelle la préfecture continuerait à tolérer la multiplication des mortalités de Milans royaux et de chiroptères, malgré le manque de réactivité de l’exploitant face aux différentes sommations préfectorales, avant d’envisager la fermeture définitive de l’usine ? Manifestement, ce nouvel arrêté apporte désormais un élément de réponse : ce ne sera pas pour tout de suite. La préfecture semble encore vouloir laisser une « chance au produit » éolien, quitte à prendre le risque de voir s’alourdir le bilan des victimes au sein de l’avifaune et des chiroptères. 
 
Dans le détail...
  En préambule, vous noterez que l'exploitant du site a obtenu, en 2016, par arrêté préfectoral, une dérogation à l'interdiction de destruction du Milan royal. C'est-à-dire qu'il est autorisé, sous certaines conditions strictes, à poursuivre son activité même si celle-ci est susceptible d'entraîner la mortalité d'individus de cette espèce protégée.
  La dérogation repose généralement sur trois conditions cumulatives :
  1. Absence de solution alternative satisfaisante : il doit être démontré qu'il n'existe pas d'autre solution permettant d'atteindre les mêmes objectifs avec un impact moindre sur l'espèce.
  2. Raison impérative d'intérêt public majeur : le projet doit répondre à un intérêt considéré comme suffisamment important — par exemple...  la production d'énergie renouvelable !
  3. Maintien de l'état de conservation favorable de l'espèce : l'autorité administrative doit estimer que les mortalités prévisibles ne compromettent pas la viabilité de la population concernée.
Concrètement, pour l'exploitant, cette dérogation :
  • sécurise juridiquement l'exploitation de l'usine vis-à-vis du risque de destruction d'individus protégés;
  • reconnaît implicitement que des mortalités peuvent survenir malgré les mesures d'évitement et de réduction mises en œuvre;
  • s'accompagne généralement d'obligations : bridage des éoliennes, suivi ornithologique, dispositifs de détection, mesures compensatoires, etc.
 En revanche, la dérogation n'est pas un « permis de tuer » sans limite. Si les mortalités constatées dépassent celles qui avaient été évaluées lors de l'autorisation, ou si l'exploitant ne respecte pas les prescriptions imposées, le préfet peut prendre des mesures complémentaires, mettre en demeure l'exploitant, voire suspendre certaines installations
  En droit français, il peut également, tout comme un juge administratif aller jusqu'à retirée, suspendue ou modifiée dans certaines circonstances la dérogation. Les principaux cas sont les suivants :
  • Non-respect des prescriptions : si l'exploitant ne respecte pas les mesures imposées par l'arrêté de dérogation — bridage des éoliennes, suivi environnemental, dispositifs de détection, etc., l'administration peut intervenir.
  • Évolution des connaissances : si de nouvelles données montrent que l'impact sur le Milan royal ou les chiroptères est plus important que prévu lors de l'instruction du dossier.
  • Modification des circonstances de fait : par exemple si les mortalités constatées dépassent significativement les prévisions ou si l'état de conservation de l'espèce se dégrade.
  • Illégalité de la dérogation : un juge administratif peut annuler la dérogation s'il estime que les conditions légales n'étaient pas réunies lors de sa délivrance.
  Dans le cas d’une usine éolienne déjà en exploitation, le retrait pur et simple d’une dérogation constitue une mesure d’une extrême sévérité qui ne s’est, à notre connaissance, jamais produite.
 Pour les défenseurs de l'environnement, de l'avifaune et des chiroptères, ces mesures de « protection » ont un goût amer. Elles donnent surtout l'impression que l'on protège davantage les apparences que les espèces concernées. L'éolien doit passer et ce, quel qu’en soit le prix à payer ! Les voix citoyennes pour la protection des oiseaux continueront sans doute à s'en émouvoir; quant aux professionnels de la profession, eux, ils ont mis la sourdine à leurs protestations. 
  Un bon point toutefois pour Mme la préfète : les contrôles des usines du vent semblent s’être accélérés ces derniers mois. C’est une avancée. Il ne manquerait plus désormais que les sanctions suivent pour les exploitants multirécidivistes. À moins que l’accumulation des infractions ne soit pas encore considérée comme un motif suffisant...
 
Arrêté n°  52-2026-06-00039, en date du 4 juin 2026
Extraits 
 
 
 
 
 
p. 1.
 
 
 
 
 
 
 
 
 p. 2. 
 
 
 
 p. 3.
 
 
 
 p. 4.
 
  Vous pouvez consulter l’arrêté dans son intégralité ici.  
 
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IMMOBILIER : PROJET ÉOLIEN CACHÉ : VENTE ANNULÉE : QUAND LA JUSTICE REDONNE VOIX AUX ACHETEURS TROMPÉS

  Dans un contexte où l’achat immobilier représente souvent l’engagement d’une vie entière, certaines affaires judiciaires viennent rappeler...