PORT-SUR-SAÔNE : DES ÉOLIENNES, DES BÊTES ET DES HOMMES : SIOUX BERGER EN CONFÉRENCE

 
 
 Biographie avec le soutien de gemini ia, Google. 
 
  Sioux Berger est une figure marquante du paysage médiatique et militant français, connue pour son profil polyvalent : journaliste, romancière et, plus récemment, figure de proue de la contestation contre l'éolien industriel en France.
 
Un parcours entre plume et nature
  Avant de devenir une voix forte du militantisme environnemental, Sioux Berger a construit une carrière solide dans le journalisme et l'édition. Spécialisée dans les questions de bien-être, de santé naturelle et d'écologie pratique, elle a publié de nombreux ouvrages — guides pratiques, romans, prônant un retour à l'équilibre et une reconnexion avec le vivant.
  Sa sensibilité à la préservation des paysages et de la biodiversité n'est donc pas une posture de circonstance, mais le prolongement logique de son travail d'autrice. 
 
Le tournant : le combat contre les éoliennes
  L'engagement de Sioux Berger contre l'expansion de l'éolien terrestre s'est cristallisé autour d'un constat : celui d'une transition énergétique qu'elle juge mal orchestrée et destructrice pour les territoires ruraux.
 Dans ses publications récentes comme Le prix du vent — 2022, et son roman Les Pentes, elle dénonce les dérives de l'installation industrielle d'éoliennes et leurs impacts sur le monde rural et la biodiversité.
 
  Depuis plusieurs années, elle recueille des témoignages d’agriculteurs qui affirment que leurs animaux — bovins, veaux, etc., et... eux-mêmes, ont présenté des problèmes de santé, ayant même engendré  des décès, après l’installation d’éoliennes à proximité. 
 
  Sa venue sur notre territoire, à l’invitation de l’association Haute-Saône Nature Environnement — HSNE, basée à Vesoul, constitue une opportunité d’information et d’analyse pour toute personne souhaitant approfondir la compréhension des impacts environnementaux des éoliennes en milieu rural.
 Ces problématiques ont conduit la communauté scientifique et institutionnelle à se saisir de la question des continuités écologiques nocturnes. Des chercheurs du Muséum national d’Histoire naturelle — MNHN, des écologues du CNRS, ainsi que des organismes officiels tels que l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes — ANPCEN) l’ ADEME et, plus récemment, l’Office français de la biodiversité — OFB, ont contribué à formaliser et à réhabiliter le concept de trame noire.
 Cette trame noire correspond à la continuité écologique nocturne historiquement permise par la nuit naturelle, antérieure à la généralisation de l’éclairage artificiel. Elle s’inscrit dans le prolongement scientifique et opérationnel de la trame verte et bleue1, reconnue par le droit de l’environnement, et vise à garantir à la biodiversité nocturne des conditions fonctionnelles compatibles avec ses cycles biologiques  — déplacements, alimentation, reproduction.
  Face à la dégradation rapide et documentée des milieux nocturnes, cette approche a progressivement été intégrée aux politiques publiques de l’environnement et de l’aménagement du territoire, notamment à travers les documents de planification et les réglementations relatives à la pollution lumineuse2. Elle constitue aujourd’hui un référentiel scientifique et juridique, mobilisé afin d’assurer une reconnaissance institutionnelle des continuités écologiques nocturnes perdues et d’encadrer les projets susceptibles de les affecter. 
 
1. La Trame verte et bleue — TVB, est inscrite dans la loi — Grenelle II.
2. Aujourd'hui, il n’existe pas de loi spécifique intitulée « loi sur la trame noire ». Elle n’est pas juridiquement obligatoire en tant que telle. Elle n’a pas le même statut contraignant que certaines normes — zones Natura 2000, arrêtés de protection, etc.,. Mais, elle est considérée comme une extension fonctionnelle de la TVB pour la période nocturne.
 
BONNE SOIRÉE À VENIR.  
 
php 
 
 
 
 
 
 
 

FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : L' USINE ÉOLIENNE DÉFINITIVEMENT ARRÊTÉE


 
  Quel plus beau des cadeaux la Justice1 pouvait-elle offrir aux opposants à cette usine que l’interdiction définitive, en l'état, de l'exploitation des 17 éoliennes ? Aucun autre. C’est, sans conteste, le plus beau des cadeaux !
  À noter que Mme le préfet a tout fait pour bloquer cette décision en soutien de l'exploitant du site :
 
 
p. 2. Source
 
  En parlant de soutien à l'implantation de ces 17 éoliennes — alors que le projet initial en prévoyait 29 — on ne saurait oublier le rôle indispensable de certains exploitants agricoles, les mêmes qui défilent, et autres propriétaires terriens qui ont loué leurs parcelles et, la suffisance et la prétention de nombre d'élus locaux, dans les diverses collectivités, de la Communauté de communes des Savoir-faire aux conseils municipaux successifs de Pressigny, Pierremont-sur-Amance, Charmoy, Fayl-Billot, Genevrières, Savigny et de la commune voisine de La Rochelle — Haute-Saône. Mais, au sommet de cette hiérarchie, la responsabilité incombe au premier d'entre eux : l'ancien préfet Celet, qui a officiellement autorisé le projet le 9 mars 2015.
 
   On n'oubliera pas non plus, la distribution, en fin d'année, dans les boîtes à lettres des communes concernées, de la lettre d’information où l’exploitant du site n'hésitait pas à garantir une issue favorable, présentant la procédure comme un simple passage obligé avant la relance des 17 éoliennes. Son assurance confinant à... l’arrogance, l'exploitant semblait avoir décrété que l'avenir de l'usine était déjà scellé, faisant fi de la procédure en cours. Mal lui en prit !
 
  Concrètement que deviennent les 17 éoliennes immobilisées ? L'écornifleur du vent exploitant peut recommencer une nouvelle procédure qui est synonyme d'un retour en arrière de... 11 années ! Cette option prendra à son tour plusieurs années avant de déboucher sur... une enquête publique et des décisions administratives et judiciaires qui, pourraient aboutir... au même résultat. 
  En attendant, félicitations à toutes celles et ceux qui depuis toutes ces années n'ont rien lâché et, aux premiers d'entre eux : l' association Van d'osier de Pressigny, à leur avocat Me Monamy qui ont mené le combat judiciaire jusqu'à la victoire. 
 
1. Le jugement de la CAA de Nancy, 30 décembre 2025 . 
 
  Après les victoires récentes obtenues contre les projets éoliens sur les communes de Dammartin-sur-Meuse, Damrémont et Le Châtelet-sur-Meuse ainsi que sur la commune de Voisey, nos voisins haut-saônois de Champlitte, et dans l’attente des décisions définitives à venir concernant les communes de Cemboing, Charmes-Saint-Valbert, La Rochelle, La Quarte et Molay, et d'autres encore, le constat est frappant : la Justice semble avoir changé son fusil d'épaule !
  Alors qu’il y a une décennie, les recours devant le Tribunal Administratif — TA, de Châlons-sur-Saône se soldaient quasi systématiquement par des échecs, la Justice s'impose désormais comme un véritable contre-pouvoir et un arbitre de dernier recours. Ce changement de paradigme suggère que les juridictions administratives intègrent aujourd'hui de nouveaux critères de vigilance, mettant fin à l'ère des décisions autrefois unilatérales. Un tournant jurisprudentiel semble s'opérer... À suivre de près.
   La Justice, en devenant plus attentive aux réalités locales, légitime l'action collective et redonne tout son sens à la résistance citoyenne. Cette nouvelle donne ne peut qu'encourager tout à chacun et chacune, dans son village, dans son bourg, à s'opposer quand la connaissance d'un projet d'usine lui parvient à ses oreilles et à croire à son succès !
 
« L'indignation est un commencement. Une manière de se lever et de se mettre en route. On s'indigne, on s'insurge, et puis on voit. »
BENSAÏD Daniel 
👊 

Chronologie des faits, fournie par l'association Van d'osier
  • 21 novembre 2025
    Maître Monamy informe son client de la tenue d’une nouvelle audience devant la Cour, fixée au 18 décembre. Cette audience concerne la procédure de régularisation faisant suite à l’arrêt rendu en mai 2024 par la cour d’appel de Nancy, arrêt ayant entraîné la mise à l’arrêt des éoliennes.
  • 26 novembre 2025
    Maître Monamy lui transmet un courrier de la préfète précisant un calendrier prévisionnel pour l’instruction de la mesure de régularisation. Il y est indiqué que cette procédure ne pourrait aboutir, au plus tôt, qu’au 15 avril 2026. Une enquête publique est annoncée à compter du 26 janvier 2026, pour une durée d’un mois.

  • 11 décembre 2025
    La préfète dépose un mémoire en défense sollicitant le report de l’audience. Elle fait valoir que les éoliennes ayant déjà été construites, l’annulation de l’arrêté préfectoral du 9 mars 2015 entraînerait l’abandon de la procédure de régularisation engagée depuis mai 2024, ainsi que la destruction des éoliennes.

  • 16 décembre 2025
    Maître Monamy adresse à la Cour de Nancy une série d’observations en réponse.

  • 17 décembre 2025
    Maître Monamy informe son client que le rapporteur public conclura, lors de l’audience du 18 décembre 2025, à l’annulation du jugement n° 1501817 du tribunal administratif de Châlons-en-Champagne du 12 décembre 2019, ainsi que de l’arrêté du préfet de la Haute-Marne du 9 mars 2015, en raison de l’absence de régularisation du vice constaté par l’arrêt avant dire droit, après expiration du délai imparti au pétitionnaire.

   La Cour administrative d'appel — CAA, de Nancy — décide :
 
 
 
 
 À travers ces photographies signées PHP, on prend la pleine mesure de l'omniprésence de ces 17 éoliennes. Leur influence marque profondément le paysage, bien au-delà des frontières administratives de notre département.
 
 PRESSIGNY
  
 
 Salle des fêtes.

Château d'eau.

 BRONCOURT
 
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 Église. 
 
 OUGE — Haute-Saône
 
 
https://lh3.googleusercontent.com/gps-cs/AHvCnQxTnW4uB9jXGfYe0z9JAT5eclR8tpagAsgkoJ-HjxYaP79RJdWrb9NkJkp9-ZXyj2EJqUIk8oxOmNNf5m2qfi_i8IbXQB_UxbvAFARGKRHN1n3gsR51_tVULXh5svLDCvSPLeKSTA=w750-h401-p-k-no 
Sortie du village, vers RN19.  
 
PIERREMONT-SUR-AMANCE
 
 
 
 
 
 
  CHARMOY
 
  
 
LAFERTÉ-SUR-AMANCE  
 
 
 
 
LA QUARTE — Haute-Saône
 
 
 
 
 
 
 
À droite, l'on devine le Chêne de la Vierge ou Chêne Henri IV, site classé 1937, situé près du hameau de la Quarte. 
 
 
 FAYL-BILLOT
   
 
Carrefour de la Folie, dit la Rose des vents. 
 
 
 
Centre-ville.
 
 
 https://lh3.googleusercontent.com/gps-cs/AHvCnQzdPiggZ4kU5XZQkGcaTU-Mx_JDnCohnH2AdJ49ZLEEI3C8FAwnCPVSc0VA8a3Y5uZAXc558MApicGukWK7jzK3aja3hwBHaPRZ0XRRD1w1aRokKGhKTlii5GmfXdoYod_gVi2Gxw=w750-h606-p-k-no
 
 
 https://lh3.googleusercontent.com/gps-cs/AHvCnQwhUF1NgRuzd3a-jJf_s15fo27mdFZWLEcxMPgOmLeOR0P7vKIFWv2H_hzYYMMfcQ87Qe1imQe2U67kJr0k31Bj1ov7-pOExMd80LWc0MUabUfdDEHqKMdVfVtzZL0CL0oflmS8=w750-h401-p-k-no
 Église Notre-Dame-de-la-Nativité. 
 
 
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LE PHOTOVOLTAÏQUE « MADE IN FRANCE » ENTRE ILLUSION POPULAIRE ET IMPASSE STRATÉGIQUE

   Le solaire photovoltaïque bénéficie aujourd'hui d'une aura exceptionnelle : 79 % des Français lui font confiance pour garantir l'indépendance énergétique du pays. Pourtant, derrière ce plébiscite se cache ce que l'Institut Thomas More1  appelle une « illusion collective ». Entre coûts exorbitants, dépendance étrangère et inefficacité technique, le rapport de Laetitia Puyfaucher déconstruit le mythe d'une énergie qui serait, à tort, perçue comme gratuite et souveraine.
 
1. Créé en 2004 sous l'impulsion de personnalités comme Charles Millon — ancien ministre français de la Défense, 1995-1997, il est aujourd'hui basé à Paris et Bruxelles. L'institut se définit comme un laboratoire d'idées libre et indépendant. Il tire son nom de Saint Thomas More — l'auteur d' Utopia, figure de l'humanisme chrétien, symbolisant la conscience face au pouvoir politique. La liberté et la responsabilité individuelle, l'économie de marché, la subsidiarité, et la défense des racines culturelles de l'Europe — civilisation occidentale, sont ses valeurs. 
 
 
 
Source
 
Une économie sous perfusion
  La réalité financière du solaire est celle d'un gouffre budgétaire. En moins de vingt ans, le secteur a capté 32 milliards d’euros de subventions publiques, donc l'argent des Français, avec une accélération récente atteignant 4 milliards d’euros pour la seule année en cours. Ce soutien massif est jugé disproportionné par rapport aux bénéfices réels :
  • Faible performance carbone : dans un pays dont le mix électrique est déjà décarboné par le nucléaire, l'apport du solaire est marginal.
  • Coûts de réseau masqués : l 'intégration de cette énergie intermittente impose des investissements massifs sur le réseau — pilotés par RTE et Enedis, qui ne sont pas répercutés dans le prix affiché de l'énergie solaire.
  • Le risque de la dépendance et de l'inutilité technique.
  Le rapport souligne un paradoxe géopolitique majeur : en voulant financer notre « indépendance », nous finançons la « déferlante chinoise ». Faute de filière industrielle européenne mature, les subventions françaises enrichissent directement l'industrie de Pékin, donc le gouvernement chinois.
  Sur le plan technique, l'installation massive de panneaux est jugée prématurée, voire « inutile avant 10 ans au plus tôt ». Sans solutions de stockage à grande échelle et sans une modernisation profonde du réseau pour gérer l'intermittence, l'électricité produite en surplus durant les pics de mi-journée est souvent gaspillée ou déstabilise le système électrique.

Pour une « Écologie de Raison »
  Pour sortir de ce que l'Institut qualifie de « biais cognitif », ou erreur de jugement, politique, le rapport préconise un basculement radical de stratégie :
  • Réinvestir dans le socle nucléaire : prioriser la prolongation du parc existant et la construction des EPR2 pour garantir une production pilotable et stable.
  • Imposer une préférence européenne : conditionner les aides publiques à des technologies « Made in Europe » et investir massivement dans la R&D — cellules de nouvelle génération, pour briser l'hégémonie chinoise.
  • Prioriser le stockage et l'efficacité : rediriger les fonds du solaire vers les technologies de stockage — batteries, STEP, et l'isolation thermique des bâtiments, dont l'impact sur la facture et le climat est bien plus certain.
  Le diagnostic de l'Institut Thomas More semble lucide, mais où les solutions proposées arrivent sur un marché déjà largement verrouillé par Pékin. Voyez :
  En 2026, la situation est la suivante :
  • Capacité de production : la Chine est désormais capable de produire seule plus de 1 000 GW de panneaux par an, soit assez pour couvrir deux fois la demande mondiale totale;
  • Les fabricants chinois — Longi, Jinko, Trina, ne se contentent plus de produire moins cher; ils dominent aussi l'innovation sur les cellules à haut rendement — Type-N, TOPCon. L'écart de coût avec un panneau « Made in Europe » est de l'ordre de 30 % à 50 %;
  • En France, 95 % des panneaux installés sont d'origine chinoise. Le rapport Thomas More rappelle que même si nous arrêtions les subventions demain, nous resterions dépendants des onduleurs et des composants chinois pour maintenir l'existant;
  • La France s'est engagée sur des objectifs de décarbonation stricts pour 2030 et 2050. Ralentir le solaire maintenant pour attendre une filière française — qui n'existe pas encore à l'échelle, reviendrait à rater ses objectifs climatiques. C'est le piège : choisir entre la souveraineté — nucléaire/filière locale, et la rapidité — solaire chinois;
  • Stopper les subventions comme le suggère l'Institut pourrait tuer les installateurs français — PME, artisans, avant même que la filière de fabrication ne soit née. 
  En conclusion, les préconisations ou... vœux pieu ? de l'Institut Thomas More arrivent alors que l'Europe tente de corriger 15 ans de moralisme et de naïveté industrielle. S'il n'est, peut-être, pas trop tard  pour sauver une souveraineté technologique future — nucléaire de nouvelle génération et... batteries ?, il semble bien que les carottes soient cuites pour un photovoltaïque français et européen, tué, en partie, par la classe politique qui, par opportunisme électoral, en a fait un de ses arguments  « chouchou ». 

Pour lire le rapport, c'est ICI
 
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PORT-SUR-SAÔNE : DES ÉOLIENNES, DES BÊTES ET DES HOMMES : SIOUX BERGER EN CONFÉRENCE

      Biographie avec le soutien de gemini ia, Google.      Sioux Berger est une figure marquante du paysage médiatique et militant français...