NOGENT ET VITRY-LÈS-NOGENT : ENCORE 3 PROJETS PRIVÉS D' USINES AGRIVOLTAÏQUES

  Ce n’est pas un, ni deux, mais bien trois projets d’usines agrivoltaïques qui sont actuellement en cours ! 1 à Vitry-lès-Nogent et, sauf erreur de notre part, 2 à Nogent. 3 projets, deux communes voisines : une funeste réalité qu’il est essentiel de mettre en lumière.
  Les projets d' usines agrivoltaïques se multiplient comme des petits pains dans notre département, au risque de le priver progressivement de plusieurs centaines d’hectares de terres agricoles, pourtant indispensables pour produire et nourrir la France. Derrière les discours séduisants sur la transition énergétique se profile une réalité bien moins reluisante : l’industrialisation de nos campagnes au détriment de notre potentiel agricole. Ces 3 projets potentiels seraient situés à moins de 5 km les uns des autres. Plus particulièrement, à Nogent, les 2 projets seraient en visibilité directe l’un de l’autre si tous deux voyaient le jour, illustrant la très forte proximité de ces implantations. Voir la carte ci-contre
 
 

  De plus, ces projets, dont la rentabilité et donc, l'existence même, dépendent essentiellement des subventions publiques et des mécanismes de soutien à l’achat de l’électricité, font peser, comme l’éolien et la méthanisation, une charge considérable sur les contribuables et les consommateurs d’électricité. Et ce n’est pas tout ! Dans notre département, le réseau électrique est déjà saturé sur certains secteurs1. La multiplication des projets en préparation risque donc d’imposer de nouveaux investissements massifs pour adapter les infrastructures à cette production supplémentaire. Après la colonisation de nos paysages par les éoliennes, faudra-t-il désormais sacrifier nos terres au soleil, puis dépenser encore des sommes considérables pour acheminer l’électricité produite ? Qui paiera la facture, sinon, directement ou indirectement, les citoyens ?
 
 

Haute-Marne : réseau électrique saturé. Source.
 
1. En Haute-Marne, la situation du réseau électrique — géré par RTE pour le réseau de transport haute tension HTB et Enedis pour le réseau de distribution HTA/BT, présente un fort contraste géographique et structurel. Ce département rural est caractérisé par un fort taux d'injection d'énergies renouvelables — EnR, notamment éolien et photovoltaïque, couplé à une consommation locale modérée, ce qui met sous pression les réseaux régionaux.
État de saturation du réseau par grands secteurs
  • Secteur Sud → Langres, Bassigny, Montigny-le-Roi, Bourbonne-les-Bains : très élevé / Saturé. Ce secteur concentre une densité massive d' usines éoliennes et solaires. Les lignes 63 kV — axes Bassigny – Chaumont, Bassigny – Montigny-le-Roi, Montigny-le-Roi – Rolampont, atteignent régulièrement leur capacité maximale d'évacuation.
  • Secteur Centre → Chaumont, Froncles, Joinville, Nogent : élevé. La boucle HTB locale tourne à pleine capacité en période de forte production. Les postes-sources — comme Chaumont ou Froncles, ont dû faire l'objet de travaux d'extension ou d'ajouts de transformateurs pour continuer à absorber le flux d'injection. 
  • Secteur Nord — Saint-Dizier, Val-de-Blaise : moyen à modéré. Grâce à la présence d'un bassin d'activités industrielles et à la proximité d'interconnexions plus fortes vers la Marne et la Meuse, ce secteur dispose d'un meilleur équilibre entre injection EnR et soutirage — consommation, local.    
  En clair : pour raccorder une entreprise, un commerce, une habitation ou des bornes de recharge pour véhicules électriques, le réseau est globalement fonctionnel et disponible sur l'ensemble des secteurs : niveau faible à moyen. Pour la production EnR : niveau élevé à saturé ! 
  Pour s'informer, c'est ici :
  •  portail Caparéseau — RTE, permet de visualiser poste par poste la capacité d'accueil réservée restante pour les nouveaux projets.
  • Open Data Enedis : la cartographie interactive des capacités d'accueil des réseaux de distribution — CapaRéseau Enedis, indique la saturation au niveau de chaque poste-source.
  Pour faire accepter cette occupation industrielle de nos terres, les écornifleurs des énergies renouvelables savent manier l’argument financier. Aux exploitants agricoles et aux propriétaires fonciers, ils promettent des loyers annuels parfois très attractifs. Aux communes et aux collectivités territoriales qui acceptent de collaborer à cet essor, ils font miroiter des recettes fiscales et des retombées financières présentées comme une aubaine.
  Mais derrière ces promesses, que reste-t-il réellement pour le territoire ? Les loyers, les impôts et les taxes perçus localement ne représentent qu’une fraction des revenus générés par ces installations — entre 2% et 5% du CA, tandis que les sociétés qui les développent et les exploitent captent l’essentiel des bénéfices. Quant aux emplois, ils restent souvent limités une fois les usines construites, sans commune mesure avec l’ampleur des surfaces mobilisées et les transformations imposées à nos campagnes.
  Le procédé est habile : quelques propriétaires et collectivités bénéficient de retombées financières immédiates, tandis que les coûts liés aux aides publiques, au renforcement des réseaux et à l’intégration de cette production sont répartis sur l'ensemble des Français : contribuable et consommateur d'électricité ! 
  À eux, les bénéfices. À nous, les dépenses et les conséquences !
 
  Et, c'est comme ça que le contribuable et le consommateur d’électricité payent 2 fois : 
  • une première fois pour soutenir ces installations, 
  • une seconde pour financer les infrastructures nécessaires à leur raccordement et à l’acheminement de leur production. 
  Et pendant ce temps, des terres agricoles disparaissent, nos paysages sont bouleversés et notre souveraineté alimentaire recule.

  La transition énergétique n'est qu'un prétexte pour couvrir une ruée vers l'or industrielle enrichissant quelques-uns et, une colonisation accélérée de nos campagnes. 
 
AGIR AVANT QU'IL NE SOIT TROP TARD : 
 « Tout confort se paie. La condition d’animal domestique entraîne celle de bête de boucherie. »
Ernst Jünger, Traité du rebelle ou le recours aux forêts — Der Waldgang, 1951. 
 

LE PROJET DE VITRY-LÈS-NOGENT

  Du 26 octobre au 27 novembre 2026, une enquête publique sera organisée dans le cadre de la demande de permis de construire déposée le 17 décembre 2024 par la société SAMFI 29, porteuse d’un projet d' usine agrivoltaïque.
  Vous souhaitez participer à cette enquête publique ? Plusieurs possibilités s’offrent à vous :

 

 

 
 
 Source. 
 
Le projet
  Il s'agit d'une usine agrivoltaïque avec une activité d’élevage ovin, située sur le plateau du Chatelet. La surface clôturée du projet sera d'environ 11.5 ha sur la surface de la parcelle de 12.01 ha. 
 
 
 
 
 
 
 Source. 
 
Le loueur de parcelles et l'écornifleur du soleil  
  1. Le loueur de parcelles : l’ EARL DE LA ROCHE BREBIS, une exploitation agricole familiale dirigée par Monsieur Sylvain CORBOLIN depuis 2007.
  2. L'écornifleur du soleil : la société SAMFI 29 est une société par actions simplifiée — SAS, constituée sous la forme d’une société de projet — Special Purpose Vehicle, ou SPV. Ce type de structure est couramment utilisé pour porter juridiquement et financièrement un projet spécifique, notamment dans le secteur des énergies renouvelables. Dotée d’un capital social de 1 000 euros, SAMFI 29 s’inscrit dans l’organisation du groupe SAMFI-INVEST, un groupe familial d’investissement normand. Au sein de ce projet, SAMSOLAR est chargée de son développement. Filiale de SAMFI-INVEST, elle assure la préparation et le suivi du projet, depuis les études préalables et les démarches administratives jusqu’à sa mise en service. 
Répartition des Rôles — opérationnel vs actif
 
 
 
 Soulignons que les 3 sociétés sont domiciliées à la même adresse — Rue du Poirier à Carpiquet 14.
  En résumé, SAMSOLAR est l'opérateur / développeur et SAMFI 29 est la coquille propriétaire d'un projet piloté par SAMSOLAR pour le compte du groupe SAMFI-INVEST.
  Ce montage est totalement légal, très courant et parfaitement encadré par le droit des affaires, le droit fiscal et le droit de l'énergie en France1.  
 
1.  Chaque projet comporte des risques — météo, pannes, impayés, litiges d'urbanisme. Isoler une usine agrivoltaïque dans une société dédiée — comme dans le cas présent, SAMFI 29, protège les autres filiales du groupe et la maison mère si le projet spécifique rencontre un problème majeur. Les banques qui prêtent plusieurs millions d'euros pour construire une usine agrivoltaïque ou autres EnR, exigent la création d'un SPV. Cela leur permet de nantir — prendre en garantie, directement les actifs et les revenus issus de la vente d'électricité de ce projet précis, sans dépendre des finances globales du groupe. Si le groupe SAMFI souhaite un jour revendre 49 % de l'usine à un fonds d'investissement, il est très simple de céder des parts de la SAS SAMFI 29, sans devoir toucher au reste du groupe.
 
Les projets de NOGENT
 À Nogent, la situation est plus complexe qu'il n'y paraît : ce sont en réalité 2 projets distincts qui apparemment, se partagent les terres de la famille Simon au lieu-dit La Perrière. D'un côté, la société SAMFI 29 — idem Vitry-lès-Nogent, propose un aménagement d'envergure de 45 hectares, pour lequel l'étude préalable a déjà été réalisée, avec la société partenaire SAMSOLAR. De l'autre, le groupe Qair avance un projet plus restreint de 25 hectares, qui n'en est encore qu'au stade de la présentation initiale devant le Conseil municipal. Éclairage sur ce choc de projets agrivoltaïques.
 
1. Projet porté par SAMFI 29 et SAMSOLAR et son loueur de parcelles : 
« ...  Les parcelles ZC 28 et 10 sont la propriété du beau-père de l’exploitant (M. Gillot), M. Simon. Les parcelles A 77 et 928 appartiennent à l’exploitation concernée par le projet (EARL des Haies), tandis que la parcelle A 916 est la propriété de M. Gillot, le chef d’exploitation de l’ EARL des Haies. Par conséquent, bien que le projet concerne plusieurs propriétaires, il n'y a qu'un seul exploitant, l' EARL des Haies, dirigée et exploitée par Jérôme Gillot uniquement. [...] » 

  Ce projet qui accueillera des bovins a déjà fait l'objet d'un avis favorable préfectoral à la création d'une étude préalable, dont sont extraits les informations et carte, en provenance du site de la préfecture. 

 
 
 
«  ... Le projet se situe au nord du hameau de la Perrière, une partie de la zone clôturée au sud est localisée le long du chemin de Sarcey. Ce chemin appartient à l'association foncière de Nogent. Un accord de principe a été signé pour l'ensemble des servitudes qui seront nécessaires lors des différentes phases (construction/exploitation/démantèlement)... »  
 
2. Projet porté par QAIR
 Ce projet en est encore aux balbutiements. Il est précisé dans l'excellent jhmQuotidien que :
« ... Un projet agrivoltaïque devrait voir le jour au hameau de la Perrière, chez Paul et Roland Simon ... »
  À la manœuvre le fils du père — Paul, 19 ans, qui souhaiterait « ... créer un atelier ovin d'environ 200 brebis.. », dixit le journal. Après la présentation au CM, Qair organisait hier — mercredi 14 octobre, une permanence afin d'échanger avec la population. 
 
 Peut être une image de texte
 
 Qui est le groupe Qair international ? 
   Ce groupe, c'est :
  • plus de 222 millions d'euros de chiffre d'affaires et près de 58,7 millions d'euros de bénéfice net.
  • implanté dans plus de 20 pays — Europe, Brésil, Afrique, nombreuses usines en service — solaire, éolien, hydrogène vert, et membre du label French Tech Next402.
  • soutenu par la banque publique Bpifrance et des fonds d'investissement spécialisés dans la transition écologique — RGreen Invest, DIF Capital Partners. 
 2.Le French Tech Next40 est un index et un programme d'accompagnement de l'État français géré par la Mission French Tech — rattachée au ministère de l'Économie et de l'Industrie. Il sélectionne chaque année les 40 entreprises technologiques et industrielles françaises les plus performantes et à plus forte croissance — souvent appelées des scale-ups ou des licornes.
  
 
À suivre...
 
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ENERGIEWENDE : LA FIN DU « CHÈQUE EN BLANC » POUR LES ÉNERGIES RENOUVELABLES

  L’analyse de la réforme du soutien aux énergies renouvelables en Allemagne met en évidence les limites d’une politique énergétique principalement fondée sur des aides publiques garanties. Si ce modèle a permis un développement important des capacités éoliennes et photovoltaïques, il doit désormais répondre à trois défis structurels : la soutenabilité financière du dispositif, l’adaptation des réseaux électriques et le maintien de conditions suffisamment prévisibles pour encourager les investissements.
  L’étude de l’Institut d’économie de l’énergie de l’Université de Cologne, qui chiffre à 732 milliards d’euros les besoins de développement des réseaux d’ici 2045, souligne que la transition énergétique ne dépend pas uniquement de l’augmentation des capacités de production renouvelable. Elle nécessite également des infrastructures adaptées, des moyens de flexibilité et une meilleure coordination entre la production, la consommation et les capacités de raccordement.
  Dans ce contexte, le projet EEG 2027 traduit une évolution de la stratégie allemande vers un soutien davantage conditionné par les coûts, les mécanismes du marché et les contraintes du système électrique.      Cette orientation pourrait améliorer l’efficacité économique du dispositif, mais elle comporte également « des risques pour la rentabilité de certains projets et la continuité des investissements ». L'inquiétude serait pourtant bien malvenue : voici près de deux décennies que les écornifleurs de vent et du soleil nous certifient sur tous les tons que ces filières sont parfaitement compétitives. L'Agence Internationale de l'Énergie — AIE, ne proclamait-elle pas avec une assurance inébranlable dans son rapport de 2020 que « le solaire est désormais l'électricité la moins chère de l'histoire » ? Et les partisans des tarifs d'achat garantis ne nous assuraient-ils pas, dès le début des années 2000, que « les subventions ne sont qu'un coup de pouce temporaire pour amorcer la pompe » ? Avec de telles certitudes répétées en boucle, comment pourrait-on seulement imaginer le moindre problème ?
  En définitive, l’Allemagne ne remet pas nécessairement en cause son objectif de transition énergétique mais, le principal enjeu pour elle aujourd'hui, consiste à trouver un équilibre entre discipline budgétaire et ambition climatique. 
 
Cette nouvelle politique outre-Rhin ne pourrait-elle pas inspirer la France ?  
  La comparaison entre l’Allemagne et la France montre que la réussite de la transition énergétique ne dépend pas uniquement de la vitesse de déploiement des énergies renouvelables, mais de la cohérence économique de l’ensemble du système électrique.
 Cette réforme allemande mérite d’inspirer les dirigeants français, mais il faudrait en retenir les principes économiques plutôt que copier intégralement le modèle allemand. 
  La France devrait s’inspirer de 3 principes allemands :  
  • la discipline économique,  
  • la coordination entre production et réseaux, 
  • et une responsabilisation accrue des producteurs face aux signaux du marché.
  Mais elle devrait les appliquer à sa propre situation, en préservant la valeur stratégique de son parc nucléaire et en développant les renouvelables... lorsqu’ils apportent un bénéfice démontrable.
  La bonne question pour les dirigeants français n’est donc pas : « Faut-il davantage de nucléaire ou davantage de renouvelables ? » Elle est plutôt : « Quelle combinaison d’investissements garantit une électricité décarbonée, fiable et compétitive, au coût complet le plus faible pour la collectivité ? 1»
 
1. La Commission de Régulation de l' Énergie — CRE,  prévoit des charges de service public de l’énergie à compenser de 12,3 milliards d’euros en 2026 et de 14,2 milliards en 2027. La hausse prévisionnelle est notamment liée à l’augmentation des volumes soutenus. 
 
À suivre...

Bonne lecture.
 
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Allemagne : le soutien aux énergies renouvelables mis à l’épreuve

  Le développement des énergies renouvelables dans le secteur électrique est un aspect emblématique du tournant énergétique allemand.
  La Loi sur la promotion des énergies renouvelables (EEG – Erneuerbare Energien Gesetz), entrée en vigueur en 2000, est considérée comme le moteur du développement de ces énergies.

  Les conditions très avantageuses des tarifs de rachat garantis ont attiré des investissements considérables, conduisant au développement massif des énergies renouvelables et à des coûts importants.
  La Loi a été adaptée au fur et à mesure, sans pour autant réduire sensiblement ces coûts. Résultat : le prix du kWh payé par le ménage allemand a été en 2025 le plus élevé d’Europe (Allemagne Energies 3).
  La nouvelle coalition gouvernementale au pouvoir depuis mai 2025, composée de l’Union chrétienne démocrate (CDU), de l’Union chrétienne-sociale en Bavière (CSU) et des Sociaux-démocrates (SPD), veut exploiter les potentiels des énergies renouvelables, mais l’objectif est maintenant d’obtenir des coûts énergétiques durablement bas et prévisibles, compétitifs au niveau international (Allemagne Energies 2025 ; Allemagne Energies 1).
  À cela s’ajoute que la validité du régime d’aides d’état de la loi en vigueur (EEG 2023) est officiellement approuvée par la Commission européenne jusqu’au 31 décembre 2026 (CE 2022).
  Un amendement à la loi (EEG 2027) est actuellement en préparation (BMWE 2026). Cet amendement devrait donc entrer en vigueur dès 2027. Outre la Commission européenne, le Parlement allemand et le Conseil fédéral représentant les 16 Länder (les États fédérés de l’Allemagne) doivent également donner leur feu vert.
  L’ EEG 2027 marque un changement important de la politique énergétique allemande et du soutien à l’électricité verte. Le gouvernement défend une approche davantage fondée sur le marché, la maîtrise des coûts et l’intégration au réseau électrique, tout en maintenant l’objectif de développement des énergies renouvelables.
  D’un point de vue critique, l’ EEG 2027 peut être présenté comme une réforme qui privilégie l’efficacité économique, la stabilité du réseau et la réduction des coûts publics, mais qui risque d’affaiblir le dynamisme de la transition énergétique, la participation citoyenne et la sécurité des investissements dans les énergies renouvelables.
  Des désaccords persistants, notamment avec le Conseil fédéral, menacent l’adoption rapide du texte, faisant planer un risque d’incertitude juridique à l’approche de 2027.

Source : Bundesnetzagentur/SMARD
 
Introduction 
  Dans le passé, les charges liées au soutien aux énergies renouvelables électriques étaient financées par le consommateur d’électricité. Depuis mi-2022, ces charges ne sont plus visibles sur la facture d’électricité car elles sont entièrement financées par l´État, c’est-à-dire par les contribuables. 
  Selon une estimation de l‘Institut de l’énergie de Leipzig, le contribuable sera ainsi soumis entre 2026 et 2030 à une charge totale de plus de 88 Md€, dont environ 60% uniquement pour le soutien du photovoltaïque (IE Leipzig 2025). 
  À cela s’ajoutent les coûts de gestion des congestions des réseaux (redispatching, countertrading) et le coûts du développement des réseaux électriques (Allemagne Energies 2). 
  Non seulement le réseau de transport, mais aussi les réseaux de distribution doivent être adaptés à la transition énergétique. La mise en place de millions de petites unités de production décentralisées, notamment à base d’énergies renouvelables intermittentes, injectant majoritairement dans le réseau de distribution, entraîne un changement radical dans le fonctionnement du système électrique.
  Les gestionnaires de réseau ne sont plus en mesure d’intégrer au réseau électrique toutes les installations d’électricité verte et les systèmes de stockage par batterie qui se multiplient actuellement. L’une des raisons : en l’espace de quelques années, les demandes de raccordement au réseau ont quadruplé.
 
Projet d’amendement de loi sur la promotion des énergies renouvelables, appelée EEG 2027 
  Un amendement à la loi (EEG 2027) est actuellement en préparation (BMWE 2026). Selon le gouvernement, la loi sur la promotion des énergies renouvelables nécessite une refonte en profondeur pour plusieurs raisons. Il convient d’orienter systématiquement la loi vers l’accessibilité financière, la rentabilité et la sécurité d’approvisionnement. Il s’agit d’un changement fondamental du soutien à l’électricité verte. 
  Les installations existantes mises en service jusqu’à fin 2026 sont exemptées et conserveront leurs conditions de la loi EEG 2023. 
  Si le gouvernement fédéral entend bien maintenir son objectif de porter à 80% la part de l’électricité produite à partir d’énergies renouvelables d’ici 2030, il estime toutefois que le développement doit être organisé de manière « plus efficace sur le plan du système électrique et des coûts ».
  Afin d’atteindre ces objectifs de développement du photovoltaïque, la répartition actuelle des nouvelles installations entre les installations sur toiture et les installations au sol doit être modifiée au profit des installations au sol, plus économiques.

Suppression du tarif d’achat garanti pour les nouvelles installations photovoltaïques de moins de 25 kWc 
  Les principales mesures prévues par le projet de loi EEG 2027 sont la suppression du tarif d’achat garanti pendant une durée de 20 ans (Obligation d’Achat) pour des nouvelles installations, l’obligation de commercialisation directe de l’électricité non auto-consommée, l’ajustement des volumes mis en adjudication et la simplification des procédures administratives en matière de subventions et de justificatifs. 
  Concrètement, pour les nouvelles installations photovoltaïques sur toiture (moins de 25 kWc) le tarif fixe de rachat d’électricité sur 20 ans sera supprimé avec une période transitoire prévue jusqu’à fin 2028 avec un tarif d’achat considérablement réduit. Ensuite, les producteurs doivent passer obligatoirement à la commercialisation directe.
  Toutefois, les installations existantes mises en service jusqu’à fin 2026 conserveront leur tarif d’achat garanti pendant 20 ans.
 
Mise en place des contrats pour différence pour les nouvelles installations photovoltaïques à partir de 100 kWc 
  Les installations photovoltaïques de plus grande taille (à partir de 100 KWc) seront désormais soumises à des contrats pour différence (CPD). 
  Ce mécanisme est de plus en plus utilisé pour soutenir le développement des énergies renouvelables tout en limitant les surprofits lorsque les prix de marché sont élevés.
  Les exploitants continuent de bénéficier d’un prix d’exercice (strike price), mais s’ils réalisent des bénéfices nettement plus élevés sur le marché, par exemple en période de prix élevés de l’électricité, ils doivent reverser une partie de ces recettes supplémentaires.
 
Un volume supplémentaire d’appels d’offres pour l’éolien terrestre 
  Le parc éolien terrestre s’est élevé à 68,1 GW fin 2025. La prochaine étape fixée par la loi EEG 2023 prévoit une puissance installée de 84 GW fin 2026. L’atteinte de l’objectif 2026 semble plutôt irréaliste (Allemagne Energies 2).
  Afin d’atteindre l’objectif de 115 GW d’éolien terrestre d’ici 2030, le gouvernement fédéral prévoit un volume d’appel d’offres supplémentaire de 12 GW.
 
Plafonnement des redevances foncières pour les terrains de l’éolien terrestre 
  Aujourd’hui, les baux conclus pour les terrains sur lesquels sont implantées des éoliennes prévoient souvent des redevances comprises entre 7% et 12% du rendement d’une éolienne. Pour les installations modernes d’une puissance de 5 à 7 MW, les revenus annuels peuvent atteindre, pour le propriétaire du terrain, entre 50 000 et plus de 100 000 € par éolienne, en particulier sur les sites très bien exposés. Ces coûts sont finalement répercutés sur les contribuables. Selon le projet de loi EEG 2027, il est prévu de plafonner les redevances foncières à 3,5% du rendement annuel du site de l’éolienne. Cela permettrait de réaliser des économies de l’ordre de plusieurs milliards d’Euros.

Restriction de la mise en service de nouvelles installations dans les zones de réseaux électriques surchargées 
  Selon une étude de l’Institut d’économie de l’énergie de l’Université de Cologne (EWI Köln) les coûts liés au développement des réseaux s’élèveront à 732 Md€ d’ici 2045, dont 302 Md€ pour le réseau de transport et 430 Md€ pour les réseaux de distribution (EWI 2024). 
  Outre le risque de congestion des réseaux, le fait que la modernisation des réseaux électriques ne suive pas le rythme de développement des énergies renouvelables conduit à des effets indésirables tels qu’un management accru du réseau et un retard dans le raccordement des nouveaux producteurs renouvelables. 
  En effet, les gestionnaires de réseau ne sont plus en mesure d’intégrer au réseau électrique toutes les installations d’électricité verte et les systèmes de stockage par batterie qui se multiplient actuellement. L’une des raisons : en l’espace de quelques années, les demandes de raccordement au réseau ont quadruplé. C’est pour cela que la nouvelle loi prévoit plusieurs mesures. 
  Le développement des parcs éoliens et solaires doit être davantage aligné sur les capacités de réseau existantes afin de réduire les coûts de gestion des congestions des réseaux et des volumes de redispatching (Allemagne Energies 2). 
  Lorsque les capacités de réseaux sont limitées, l’ordre d’arrivée des demandes de raccordement n’est plus déterminant. À l’avenir, les gestionnaires de réseau pourront hiérarchiser les projets de raccordement en fonction, entre autres, de leur maturité de planification et de leur utilité pour l’équilibrage du réseau. 
  Dans les zones où les réseaux sont fortement sollicités, l’indemnisation en cas d’écrêtement de la production renouvelable sera partiellement supprimée. Est considérée comme « réseaux fortement sollicités » toute partie du réseau dans laquelle au moins 3% de la production a été écrêtée au cours de l’année précédente. Jusqu’à présent, les exploitants des énergies renouvelables percevaient une compensation financière même lorsque leurs installations étaient soumises à un écrêtage forcé.
  De plus, les installations photovoltaïques < 100 kWc (à l’exception des panneaux solaires enfichables jusqu’à 2 kWc) doivent limiter leur puissance d’injection à 50% de la puissance installée afin d’éviter toute surcharge du réseau. Cette réglementation s’applique indépendamment de la présence ou non d’un compteur intelligent et du mode de commercialisation de l’électricité. Cette mesure vise à inciter les propriétaires de panneaux photovoltaïques à augmenter leur autoconsommation et à recourir davantage aux batteries de stockage.

Utilisation accrue de la biomasse dans le secteur électrique 
  La flexibilité fait de la biomasse une énergie complémentaire des énergies renouvelables intermittentes dans le secteur de l’électricité. À cette fin, l’objectif de développement pour 2030 sera modérément relevé, passant de 8,4 GW actuellement à 9,5 GW. 
  Le « Maisdeckel » (plafond de maïs) limite la quantité de maïs et de céréales pouvant être utilisée dans les installations de méthanisation bénéficiant du régime de soutien public. L’objectif est de réduire la dépendance au maïs énergétique et d’encourager l’utilisation d’autres substrats, comme les résidus agricoles, les effluents d’élevage ou des cultures alternatives.
  Ce plafond sera relevé à 30%, soit une augmentation de 5% par rapport à la loi actuelle, afin de permettre aux installations de bénéficier d’une plus grande flexibilité quant aux matières premières.

Critiques au sujet de la loi EEG 2027 
  D’un point de vue critique, l’ EEG 2027 peut être présentée comme une réforme qui privilégie l’efficacité économique, la stabilité du réseau et la réduction des coûts publics, mais qui risque d’affaiblir le dynamisme de la transition énergétique, la participation citoyenne et la sécurité des investissements dans les énergies renouvelables. 
  Cette critique est principalement portée par une partie du secteur des renouvelables, comme la Fédération allemande de l’industrie solaire et la Fédération allemande des énergies renouvelables, des organisations environnementales et certaines forces politiques favorables à un soutien public plus fort des énergies renouvelables.
  Le secteur de la bioénergie réclame la suppression du plafond de maïs. Le maïs destiné à la production d’énergie ne représente aujourd’hui qu’environ 5% de la superficie agricole.
 
Prise de position du Conseil fédéral 
  Le Conseil fédéral représentant les 16 Länder (les États fédérés de l’Allemagne) ne rejette pas fondamentalement la loi EEG 2027 mais a formulé de nombreuses objections et proposé des modifications. Dans son rapport de 48 pages (BT 2026), il critique notamment le fait que les conséquences de nombreuses dispositions n’aient pas été suffisamment évaluées et que les Länder et les associations n’aient pas été suffisamment associés au processus. 
  Tout ce qui n’est pas directement lié au droit européen et qui ne revêt pas un caractère d’urgence devrait donc être reporté et n’être mis en œuvre qu’après une analyse approfondie. 
  Parmi les principaux points critiqués, on peut citer : 
  • La suppression du tarif d’achat garanti des petites installations photovoltaïques devrait dans un premier temps être reportée et faire l’objet d’une évaluation plus approfondie ; 
  • Le Conseil fédéral critique la limitation permanente à 50% de la puissance injectée prévue pour les petites installations photovoltaïques et demandent sa suppression. Par ailleurs, le Conseil fédéral s’oppose au projet visant à transférer davantage le développement du photovoltaïque des toitures vers le photovoltaïque au sol ; 
  • En ce qui concerne le passage des petites installations photovoltaïques à la commercialisation directe, le Conseil fédéral exige des améliorations et des dispositions transitoires plus longues ;
  • Le plafonnement des redevances foncières ainsi que les dispositions relatives aux contrats pour différence (CPD) font également l’objet de critiques ;
  • Le Conseil fédéral estime également qu’il est nécessaire de procéder à des ajustements supplémentaires en matière de planification et d’exploitation des réseaux électriques surchargés.
  Au total, le Conseil fédéral a présenté 70 propositions d’amendement au projet de loi EEG 2027. Le gouvernement fédéral a toutefois rejeté toutes ces propositions dans sa réponse (BT 2026).

Un calendrier serré 
  La loi actuelle (EEG 2023) sur la promotion des énergies renouvelables, sur la base de laquelle l’État fédéral distribue chaque année des milliards d’Euros de subventions, perdra sa validité au regard du droit européen à la fin de l’année 2026. 
  Sans autorisation de la Commission européenne, aucune nouvelle aide d’Etat au titre de la loi EEG ne pourra alors être accordée. En revanche, les droits à aide déjà existants resteront valables. 
  L’amendement à la loi sur la promotion des énergies renouvelables (EEG 2027) devrait donc entrer en vigueur dès 2027.
  Des désaccords persistants, entre autres avec le Conseil fédéral, menacent l’adoption rapide du texte, faisant planer un risque d’incertitude juridique à l’approche de 2027.

Références
Allemagne Energies (1) Le tournant énergétique allemand. En ligne : https://allemagne-energies.com/tournant-energetique.

Allemagne Energies (2) Énergies renouvelables : de nombreux défis. En ligne : https://allemagne-energies.com/energies-renouvelables/.

Allemagne Energies (3) Bilans énergétiques : Comparaison Allemagne et France. En ligne : https://allemagne-energies.com/bilans-energetiques/.

Allemagne Energies (2025) La politique « énergie-climat » de la nouvelle coalition gouvernementale allemande : pas de changement fondamental de la politique énergétique du gouvernement sortant. En ligne : https://allemagne-energies.com/2025/04/12/la-politique-energie-climat-de-la-nouvelle-coalition-gouvernementale-allemande-pas-de-changement-fondamental-de-la-politique-energetique-du-gouvernement-sortant/.

BMWE (2026a) Die Bundesregierung schlägt das nächste Kapitel der Energiewende auf – EEG-Novelle und Netzanschlusspaket im Bundeskabinett beschlossen. Communiqué de presse du 29.07.2026. Bundesministerium für Wirtschaft und Energie. En ligne : https://www.bundeswirtschaftsministerium.de/Redaktion/DE/Pressemitteilungen/2026/07/20260729-eeg-novelle-und-netzanschlusspaket.html.

BT (2026) Entwurf eines Gesetzes für einen planbaren, kosteneffizienten, netzverträglichen und marktorientierten Ausbau der erneuerbaren Energien im Stromsektor – Drucksache 21/7867 –Stellungnahme des Bundesrates und Gegenäußerung der Bundesregierung, Drucksache 21/8298 du 30.09.2026, en ligne : https://dserver.bundestag.de/btd/21/082/2108298.pdf

CE (2022) Aides d’État : la Commission autorise la modification d’un régime allemand visant à soutenir la production d’électricité à partir de sources d’énergie renouvelables, en ligne : https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/fr/ip_22_7794

EWI (2024) Abschätzung der Netzausbaukosten und die resultierenden Netzentgelte für Baden-Württemberg und Deutschland zum Jahr 2045. ef.Ruhr et Energiewirtschaftliches Institut an der Universität zu Köln gGmbH (EWI). En ligne : https://www.ewi.uni-koeln.de/cms/wp-content/uploads/2024/04/2024_04_Abschlussbericht_Netzentgelte_BW_DE.pdf#:~:text=Kapitel%200)%20zur%20Absch%C3%A4t%2D%20zung%20des%20Netzausbaubedarfs,2045.%20Die%20Kostenbasis%20entspricht%20dem%20Jahr%202024.

IE Leipzig (2025) Mittelfristprognose zur deutschlandweiten Stromerzeugung aus EEG-Anlagen und der zu leistenden Zahlungen für die Kalenderjahre 2026 bis 2030. Leipziger Institut für Energie GmbH. En ligne : https://www.netztransparenz.de/xspproxy/api/staticfiles/ntp-relaunch/dokumente/erneuerbare%20energien%20und%20umlagen/eeg/eeg%20finanzierung/mittelfristprognose/2026-2030/20251015_endbericht%20ie%20leipzig.pdf.


BRENNES, ORCEVAUX ET VERSEILLES-LE-HAUT : L' USINE ÉOLIENNE À NOUVEAU DANS LE VISEUR DE LA PRÉFECTURE

 
  Et de deux ! Déjà verbalisée par la préfecture en 2025, pour un impact mortel sur les chauves-souris et pour des nuisances sonores nocives pour le voisinage, lire ci-dessus, cette usine de 6 éoliennes se fait à nouveau sanctionnée.
 La préfecture annonce de nouvelles mesures pour sauver les chauves-souris ? C'est ce qu'elle veut nous faire croire. En réalité, une phrase bien précise de cet arrêté révèle le double jeu des autorités :
 


Que révèle précisément cette phrase ?
 
1. Le sens littéral que l'on appellera l'intention officielle
  L'arrêté cherche à concilier deux impératifs opposés :
  • Rentabilité : maximiser la production d'électricité quand le vent souffle.
  • Environnement : ajuster le bridage — l'arrêt temporaire des pales d'une année sur l'autre selon l'évolution de la population de chauves-souris, pour éviter des séries de mortalité massives pendant leurs pics d'activité.
2. L'ambiguïté et la contradiction avérée
  Cette phrase cumule plusieurs niveaux d'incohérence :
  1. Incompatibilité physique : produire plus implique de faire tourner les turbines; protéger les chauves-souris, et la faune en général, implique de les arrêter. Présenter ces deux objectifs comme simultanés dans une même phrase relève de la contradiction pure.
  2. Flou sémantique de « lisser » : en économie ou en gestion, « lisser » signifie étaler une courbe. Appliqué à l'activité des chiroptères, le terme est impropre : veut-on lisser la mortalité — accepter de tuer un quota constant de chauves-souris chaque année ? ou, veut-on lisser les arrêts d'éoliennes pour ne pas trop impacter la production ?
  3. Rupture grammaticale : le passage de « destinée à optimiser » à « et de lisser » trahit un assemblage artificiel de morceaux de phrases administratifs.
  En voulant satisfaire à la fois l'exploitant et le code de l'environnement, le rédacteur a produit une formule typique de la langue de bois, dont le sens réel devient contradictoire dès qu'on le confronte à la réalité du terrain. C'est ce qu'on appelle du point de vue des opposants le « en même temps » administratif :
  • Sur le papier : la préfecture affirme agir pour préserver la faune tout en permettant l'exploitation des éoliennes. Voir la photo précédente;
  • Dans la réalité : vouloir « optimiser la production » tout en prétendant protéger les espèces montre où se situent les priorités économiques. Si la priorité absolue était la sauvegarde stricte des chiroptères, les éoliennes seraient purement et simplement arrêtées durant toutes leurs périodes de vol — nuit, températures douces, vent faible, ce qui ferait chuter la rentabilité du business éolien, sans aucun doute !
  La rédaction même de cet attendu montre la recherche d'un compromis financier et politique : 
on adapte les plages de bridage pour éviter les pires hécatombes tout en s'assurant que l'exploitant continue de produire suffisamment. Pour beaucoup d' opposants et d'observateurs, l'usage de ce jargon technocratique sert surtout à masquer le fait que la destruction d'une partie de la faune reste tolérée et intégrée au modèle économique. 
R. I. P. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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NOGENT ET VITRY-LÈS-NOGENT : ENCORE 3 PROJETS PRIVÉS D' USINES AGRIVOLTAÏQUES

  Ce n’est pas un, ni deux, mais bien trois projets d’usines agrivoltaïques qui sont actuellement en cours !  1 à Vitry-lès-Nogent et, sauf ...