L' EUROPE PRÉOCCUPÉE PAR LA VULNÉRABILITÉ DES USINES AGRIVOLTAÏQUES FACE AUX CYBERATTAQUES

  Un onduleur est un appareil électronique qui permet de transformer l’électricité produite par des panneaux solaires pour qu’elle puisse être utilisée dans une maison ou injectée dans le réseau électrique.
 
Comment fonctionne-t-il ?
  Les panneaux solaires produisent de l’électricité sous forme de courant continu. Or, les appareils électriques de nos maisons et le réseau public fonctionnent en courant alternatif.
  L'onduleur sert donc à :
  1. Transformer l’électricité : il convertit le courant continu produit par les panneaux solaires en courant alternatif.
  2. Gérer la production : il adapte le fonctionnement de l'installation pour tirer le meilleur parti de l'énergie solaire.
  3. Contrôler l'installation : il surveille son fonctionnement et détecte certaines anomalies.
  4. Communiquer avec le réseau : il adapte l'injection d'électricité pour contribuer à la stabilité du réseau électrique.
Une comparaison pour mieux comprendre
  Imaginez que vos panneaux solaires sont un robinet qui produit de l'électricité. L'onduleur est comme un gestionnaire qui transforme cette énergie dans la bonne forme, contrôle son utilisation et veille à ce qu'elle arrive correctement là où elle est nécessaire. 
 
 Des panneaux solaires pour votre maison : une bonne idée? | Protégez-Vous.ca
Image générée par l'IA.
 
Pourquoi est-il si important ?
  Sans onduleur, l'électricité produite par les panneaux solaires ne pourrait pas alimenter directement les équipements électriques classiques de la maison. Mais son rôle va aujourd'hui bien au-delà de la simple conversion : il participe au pilotage des installations et à l'équilibre du réseau électrique. C'est pourquoi l'onduleur est souvent considéré comme le véritable cerveau d'une installation solaire.
 
Situation du marché 
  Le marché européen des onduleurs est aujourd’hui largement dominé par les fabricants asiatiques, principalement chinois, qui représentent entre 65 et 70 % du secteur. Leurs équipements sont souvent 15 à 40 % moins chers que ceux proposés par les industriels européens.

Mais au-delà de cette situation, la seule interrogation est la suivante : la France a-t-elle réellement besoin de développer massivement l'éolien et le solaire, compte tenu de son parc nucléaire, de sa production électrique et de son solde exportateur ?
 
Indicateur  France — 2025
  • Consommation électrique corrigée - 451 TWh
  • Production électrique - 547,5 TWh
  • Production nucléaire - 373 TWh
  • Production renouvelable - ~ 148 TWh
  • Solde exportateur net - 92,3 TWh
  • Part d'électricité bas-carbone - 95,2 %
 
 Il convient également de souligner que ces exportations contribuent, dans le même temps, à la décarbonation de nos voisins européens, et ce à moindre coût pour eux.
  Ainsi, en 2025, les exportations françaises auraient permis d'éviter 27 MtCO₂éq d'émissions, principalement en Italie — près de la moitié, puis en Allemagne et en Belgique — un peu plus d'un quart à elles deux. Autrement dit, les investissements considérables réalisés dans notre système électrique, auxquels s'ajoutent les multiples subventions financées par l'État — donc par le contribuable français — profiteraient, pour environ 75 %, à la décarbonation de nos voisins européens.
  Un point mérite toutefois d'être éclairci : en 2019, RTE distinguait explicitement les émissions de CO₂ évitées sur le territoire français de celles évitées dans les pays voisins grâce aux exportations d'électricité. Pourquoi, cette distinction ne semble pas apparaître dans le bilan 2025 ?
 
Bonne lecture
 
php 

 ***

Après la cyberattaque des réfrigérateurs, l’Europe s’inquiète de la vulnérabilité des champs photovoltaïques

   DÉCRYPTAGE - Bruxelles envisage de bloquer certains équipements chinois, notamment les onduleurs, pour protéger le secteur des énergies renouvelables des risques de piratage.

  Bis repetita. Une cyberattaque contre des réfrigérateurs de magasins vient de se produire en Belgique, en Suède, en Finlande, en Estonie et en Irlande. Elle rappelle celle contre les systèmes frigorifiques de 550 supermarchés en France, début octobre. Des stocks de nourriture représentant une valeur de plusieurs dizaines de millions d’euros avaient alors dû être jetés, à cause de la hausse des températures.

https://i.f1g.fr/media/cms/1194x804/2026/11/02/36822918acda0d9e62695ff63be7cb176afecc212fc8faaebee304df40930421.jpg
Ces installations (ici, dans l’Hérault) sont moins surveillées qu’une centrale nucléaire.
Ces installations (ici, dans l’Hérault) sont moins surveillées qu’une centrale nucléaire.

Ces installations (ici, dans l’Hérault) sont moins surveillées qu’une centrale nucléaire. François BOUCHON / Le Figaro

  Dans un monde où de plus en plus d’objets sont reliés à internet, les failles potentielles sont nombreuses. Outre l’alimentation, il existe des secteurs tout aussi stratégiques qui sont également vulnérables. C’est notamment le cas de l’énergie, et notamment des énergies renouvelables. À la différence du nucléaire, où les centrales sont peu nombreuses et font l’objet d’une très grande attention de la part de leurs exploitants et des autorités, les énergies renouvelables, que cela soit le solaire ou l’éolien, sont largement réparties sur le territoire, avec de nombreux actifs qui représentent autant de points d’entrée pour une intrusion malveillante.
 Ce qui se produit. « Il y a déjà eu des attaques en Europe sur le réseau électrique, notamment en Pologne en décembre dernier, précise Vincent Mathely, directeur commercial en France de SMA Solar, le leader européen des onduleurs pour installations photovoltaïques. Le réseau n’est pas tombé, mais l’outil de supervision de l’opérateur a été déconnecté de son outil de production, ce qui l’empêchait d’avoir de la visibilité sur ce qui se passait sur le réseau. » 

L’onduleur, cerveau des installations solaires 
  L’onduleur est un élément stratégique. « Sa fonctionnalité première est électrique : il convertit le courant continu en alternatif, explique Vincent Mathely. Mais c’est aussi le cerveau d’une installation. Il va piloter l’actif, c’est-à-dire gérer les consignes de la batterie, de tension et de courant qu’il va délivrer en fonction des besoins du réseau. » Avec le développement des énergies renouvelables en Europe, le pilotage du réseau électrique doit être de plus en plus fin pour le stabiliser et éviter des black-out.
 Les développeurs regardent donc avec attention comment sécuriser leurs opérations. Les fabricants d’onduleurs également. Mais l’Europe va plus loin, en s’intéressant à la nationalité et au lieu de fabrication des onduleurs. « Sur la partie onduleur, aujourd’hui, entre 65 et 70 % du marché est détenu par des acteurs asiatiques, très largement chinois », précise encore Vincent Mathely. Pour les développeurs, recourir à ces entreprises asiatiques présente un intérêt financier indéniable, puisque l’écart de prix entre les Européens et les Chinois se situe entre 15 % et 40 %. Les Européens parviennent à résister en mettant en avant la pérennité et la proximité avec leurs clients. Et, donc, la sécurité. 

Bruxelles ne finance plus les onduleurs chinois 
  De premières mesures ont été prises par Bruxelles cette année. Depuis le 1er avril dernier, la Commission a décidé d’exclure les onduleurs provenant de pays « à haut risque » de tout projet bénéficiant d’un financement européen, quel que soit le mode d’intervention (direct ou via des établissements financiers comme la Banque européenne d’investissement). L’effet de cette décision n’est toutefois pas majeur puisque, selon le cabinet de consultants Wood Mackenzie, seule 14 % de la demande européenne est concernée à l’horizon 2030. 
 Les autorités européennes pourraient aller plus loin. Début octobre, un comité d’experts auprès de la Commission a recommandé de restreindre l’accès au marché des onduleurs et des logiciels pour les fournisseurs jugés à risque. Il s’agit d’une recommandation que la Commission n’est pas tenue de suivre. Mais les experts sont très clairs. Ils constatent que nombre de fabricants d’onduleurs extra-européens hébergent les tableaux de bord de leurs appareils en Europe mais que les mises à jour des logiciels et les commandes à distance se font hors des frontières du Vieux Continent. En conséquence, ils recommandent à la Commission de « restreindre l’usage des fournisseurs à haut risque » par la révision du règlement européen sur la cybersécurité (Cybersecurity Act) et par l’ Industrial Accelerator Act. Ce dernier texte a été présenté en mars dernier par la Commission. Comme toujours avec le processus de décision de l’Union européenne, il est ensuite entré dans une phase de négociation entre toutes les parties prenantes. L’objectif de Bruxelles est d’aller vite. Mais le point d’arrivée se compte sans doute encore en mois. 
  La mise en œuvre de telles mesures pour le secteur des onduleurs est d’autant plus facile que les fabricants européens, comme SMA, Fronius (Autriche), Victron Energy (Pays-Bas) ou Imeon Energy (France), et les capacités de production, existent. L’allemand SMA a inauguré en septembre dernier sa nouvelle unité de Cassel, dans le Land de Hesse, qui lui permet de largement augmenter sa production. C’est une situation différente de celle des cellules photovoltaïques, où les Européens ont disparu. La volonté de Bruxelles de moins dépendre des fournisseurs chinois apparaît, dans ce dernier domaine, quelque peu illusoire. 
 



USINES AGRIVOLTAÏQUES : NOS TERRES NOURRICIÈRES EN RÉEL DANGER

  Contrairement au discours des industriels affirmant que les usines agrivoltaïques — panneaux au sol, sont inoffensives pour l'environnement, une étude publiée en mars 2026 dans le Journal of Environmental Management — menée par des chercheurs publics du Centre National de la Recherche Scientifique — CNRS, de l'Institut de Recherche pour le Développement — IRD, et de plusieurs universités, prouve le contraire. Elle révèle que les panneaux solaires étouffent et appauvrissent les sols : la respiration du sol y chute de 62 % et l'abondance de la mésofaune de 38 % sous les structures. Des institutions scientifiques de référence — le CNRS et le Conseil national de protection de la nature - CNPN, affirment que les objectifs ambitieux de développement du photovoltaïque peuvent largement être atteints en utilisant les surfaces déjà artificialisées — toitures de bâtiments publics et privés, parkings, hangars, friches, sans détruire les sols nourriciers. 
 Malgré, la politique menée par l' État est totalement à l'inverse. 
  • Le Fonds Vert¹ destiné aux collectivités pour équiper les bâtiments publics a été drastiquement réduit — divisé par près de quatre en deux ans, puis amputé de 163 millions d'euros supplémentaires. 
  • L'obligation d'équiper les grands parkings extérieurs — supérieurs à 10 000 m², a vu son échéance repoussée de par décret en décembre 2024, laissant le champ libre à l'installation plus économique et lucrative de panneaux dans les champs. 
  À l'inverse, la loi Aper de mars 2023¹, facilitant les projets d'usines agrivoltaïques, ainsi que la discrétion de nombreux maires et élus locaux qui informent tardivement les populations, privilégiant les intérêts des écornifleurs du soleil au détriment des riverains et de la préservation de la biodiversité.
   Le développement effréné des usines agrivoltaïques illustre une dérive systémique profonde où les intérêts économiques d'une minorité priment sur l'intérêt général, l'écologie réelle et la préservation des terres nourricières.
  • Une manne financière captée par les industriels aux frais du public : ce déploiement massif n'est pas guidé par une urgence climatique ou environnementale absolue — puisque les toitures et les zones déjà artificialisées suffisent amplement —, mais bien par la recherche de la rentabilité maximale. Les écornifleurs et les grands groupes énergétiques profitent de coûts d'installation au sol bien plus faibles que sur les toits, tout en captant des subventions publiques massives. 
  • La double peine du contribuable et du consommateur : le Français est OBLIGÉ de payer 2 fois. D'une part, il finance directement ces projets par l'impôt — via les aides publiques et les subventions d'État à l'énergie; d'autre part, il subit la hausse des coûts de l'énergie et la dégradation de son cadre de vie et de son environnement local. 
  • La compromission des sphères du pouvoir : du plus haut sommet de l'État jusqu’aux échelons locaux, les décisions politiques — reports de décrets pour les supermarchés, réductions des budgets pour les toitures publiques, facilitation législative, agissent comme un tapis rouge déroulé pour les lobbies du soleil. Sous couvert de transition écologique, ce système organise en réalité le saccage des terres agricoles pour alimenter une industrie spéculative, loin des aspirations des Français et des impératifs écologiques sincères. 
  En conclusion : les intérêts financiers d'une minorité d'opportunistes — lobby du soleil, élus locaux complaisants, services de l'État et autres loueurs de parcelles — exploitants agricoles et propriétaires terriens — se font au détriment direct de l'intérêt général et de la biodiversité. Face à cette razzia industrielle, la majorité, trop souvent silencieuse, doit faire place à la mobilisation : ces dérives doivent cesser ! 
 
1. « Créé en 2023, le Fonds d’accélération de la transition écologique dans les territoires, dit Fonds vert, soutient les collectivités locales et leurs partenaires dans leurs investissements au service de la transition écologique à l’échelle locale.[...] Structuré autour de trois axes stratégiques – performance environnementale, adaptation au changement climatique, et amélioration du cadre de vie – le Fonds vert est reconduit en 2026 avec une enveloppe initiale de 837 millions d’euros. » Source. 
2. « Face à la crise énergétique et au dérèglement climatique, la loi du 10 mars 2023 entend accélérer la production d’énergies renouvelables (EnR). Elle s’articule autour de quatre axes : planifier les énergies renouvelables, simplifier les procédures, mobiliser le foncier déjà artificialisé et mieux partager la valeur générée par ces énergies. Elle comprend 116 articles qui modifient 4 codes : énergie, urbanisme, environnement et propriété de la personne publique. (...) » Source. 
 
php 
 
***

 Les panneaux solaires étouffent les sols

  Le principal argument des promoteurs de l’agrivoltaïsme s’effondre : alors qu’ils présentent depuis les centrales photovoltaïques dans les champs et les forêts comme inoffensifs, une étude publiée dans le Journal of Environmental Management démontre qu’au contraire, ils étouffent et appauvrissent la biodiversité des sols. 
  Les jolis moutons tout blancs au milieu des panneaux solaires sur les photos de communication des industriels ont du souci à se faire. Les agriculteurs qui les élèvent aussi. On leur a présenté l’installation de centrales dans leurs prés comme la poule aux œufs d’or. La multiplication des pains, plutôt. Sur une même surface, il allait pouvoir maintenir son revenu issu de l’élevage, et en plus gagner des sous en vendant de l’énergie. Pourquoi refuser quand en plus une loi est votée pour faciliter la réalisation du projet ? Même le parti qui se proclame écologiste n’est pas contre. Ses député·es se sont abstenu·es lors du vote de la loi Aper, promulguée en mars 2023, avant que puissent être vraiment évalués les dégâts occasionnés par la conversion accélérée des prés, des champs, des forêts en usines énergétiques. 
  La plus élémentaire des prudences aurait pourtant dû conduire à interdire ces centrales, d’autant qu’il n’y avait aucune urgence à mobiliser des espaces au sol pour cette industrie : la France dispose de bien assez de toitures pour satisfaire les besoins. Ce ne sont pas seulement les écolos radicaux insoumis et des dizaines de collectifs réunis dans la Coordination photorévoltée qui le disent. C’est aussi le CNRS ou le Conseil national de protection de la nature (CNPN). 
« Les objectifs des scénarios les plus ambitieux pour le développement du solaire PV peuvent être atteints avec les technologies actuelles, à un coût mesuré, en utilisant les surfaces déjà disponibles (toitures, parkings, friches,…) et sans artificialisation supplémentaire. »
CNRS, 2023.
« plusieurs études suggèrent que l’objectif de 100 GW peut être atteint en mobilisant uniquement des espaces artificiels (toitures, hangars agricoles existants, parkings, routes, etc. »
Conseil national de protection de la nature, avis du 19 juin 2024
 
  Non seulement le choix a été fait de mépriser ces avertissements, mais cela ne suffisait encore pas. Il fallait saboter les alternatives. Les collectivités, capables d’investir sur le long terme, pouvaient donner une réelle impulsion au développement du solaire en équipant les toitures des bâtiments publics : mairies, infrastructures scolaires, sportives, routières, hôpitaux… Un « Fonds Vert » existait même pour le financement. Il a été réduit comme peau de chagrin : divisé par près de quatre en deux ans et encore coupé dans son enveloppe à hauteur de 163 millions d’euros fin mai par le gouvernement, en pleine vague de chaleur. 
  Pour ce qui est du privé, les entrées de ville sont recouvertes de zones commerciales (il y en a 1500 en France pour une surface de 500 millions de mètres carrés !) et industrielles avec d’immenses parkings. Mais non. Nous vous alertions en août 2024 (v. notre article) sur un report de l’échéance de l’obligation faite aux parcs de stationnement extérieurs d’une superficie égale ou supérieure à 10 000 mètres carrés. Le décret a été publié en décembre 2024 et les supermarchés ont gagné 18 mois. Autant de temps pour installer des panneaux dans les champs, au seul profit des industriels : les coûts d’installation y sont moindres. 
 
Sous les panneaux, 62 % de respiration du sol en moins
 
 
  Les méthodes déjà éprouvées de certains industriels pour « démontrer » l’innocuité de leurs produits sur le vivant complètent le dispositif : « études » réalisées par les entreprises qui vendent le produit ou leur sont liées, financièrement liées, dissimulation à la population de projets jusqu’à la limite légale, alors qu’ils sont négociés depuis des mois, campagne institutionnelles¹.
  Voilà pourquoi, quand une étude laisse peu de place au doute sur l’indépendance des chercheuses et chercheurs qui l’ont réalisée, il faut en parler ! Si ENGIE Green figure dans la liste des références de celle publiée² le 3 mars 2026 dans le Journal of Environmental Management, elle a essentiellement été menée par des universitaires et des chercheurs d’organismes publics. Iels viennent des universités d’Aix Marseille, d’Avignon, de Montpellier, de Tours, de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), du CNRS, de l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE), du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (CEFE)… 
  Leur conclusion : 
« les panneaux solaires ont eu un impact négatif sur les paramètres physico-chimiques et biologiques du sol ainsi que sur la végétation ». « Nous avons constaté, indiquent-ils, que la respiration du sol et l’abondance de la mésofaune étaient respectivement inférieures de 62 % et 38 % sous les panneaux par rapport aux zones situées hors de ces derniers. »
  Les pratiques agricoles sous les panneaux et la situation géographique de la centrale changent-elles quelque chose ? « L’abondance de la mésofaune du sol était particulièrement réduite sous les panneaux des parcs solaires fauchés », rapporte l’étude, mais l’analyse « montre que les effets des panneaux sur la respiration du sol étaient indépendants de ces deux facteurs ».
 
 Maintenir les questions écologiques à la « Une » des médias 
  Les riverains n’en veulent pas. Les associations écologistes n’en veulent pas. Des chercheurs et des institutions indépendantes montrent, rapport après rapport, qu’on peut faire ailleurs et autrement, à une seule condition : refuser que la recherche du plus grand profit financier pour un tout petit nombre de personnes soit le critère. 
  Pour EnR, qui a réalisé le site Stop Agrivoltaïsme, « transparence, équilibre territorial et préservation des terres nourricières doivent être au cœur du débat ». Les canicules qui s’empilent ont forcé la porte : les questions écologiques sont un peu moins ensevelies sous le sport et les faits divers dans les médias. À mesure que l’échéance de l’élection présidentielle approchera, tout sera fait par les lobbies de l’énergie et leurs porte-paroles dans le monde politique pour remettre le couvercle sécuritaire sur la marmite écologique. À nous de ne pas les laisser faire.  
 
 
 
 
Notes 
1. Ainsi par exemple la communauté de communes du Sud Nivernais mentionne sur sa page Facebook une réunion « dédiée aux enjeux environnementaux » tenue le 2 juin, « avec la visite du chantier agrivoltaïque de Champvert, en présence du directeur de WPD, gestionnaire du projet ».
 
 
Sur le Web

CHATEAUVILLAIN, USINE ÉOLIENNE : APRÈS FE SAINTE-ANNE, C' EST AU TOUR DE FE SAINT-JULIEN D' ÊTRE À NOUVEAU SANCTIONNÉE

 
  Non, il ne s'agit pas d'une erreur de votre porte-voix. Après un premier arrêté préfectoral de mise en demeure visant la société FE Sainte-Anne — 3 éoliennes, voir ci-dessus, c'est désormais la seconde partie de l'usine, FE Saint-Julien — 4 éoliennes, qui fait à son tour l'objet d'une mise en demeure par arrêté préfectoral. Ce site de 7 éoliennes se retrouve ainsi une nouvelle fois sanctionné.
 
L'arrêté n° 52-2026-10-00153 dans le détail  
 
    
p. 1. 

 

 p. 2.
 
 
 
 
p. 3. 
 
  Mais à quelle référence la préfecture fait-elle allusion ? Pourquoi convoquer à nouveau l'arrêté n° 52-2024-12-00064 du 10 décembre 2024 ?
 
 Dans son arrêté de 2024, la préfecture faisait le reproche en substance à l'exploitant d' un défaut d'encadrement ou d'application des mesures de bridage préventives obligatoires pour préserver les chauves-souris — chiroptères, et l'obligeait par cet arrêté à se conformer à un calendrier et à des conditions de bridage strictes sous peine de sanctions administratives.
  Le constat est sans appel : depuis 2020 — soit 6 longues années —, l’administration savait pertinemment que cette usine de 7 éoliennes violait la législation sur la protection des chiroptères et causait une hécatombe parmi les espèces locales. En 2024, elle finit par sanctionner l'exploitant pour ces motifs. Et après ? Plus rien. Faute de suivi, les contrôles menés en 2026 révèlent l'impensable : en deux ans, la situation n'a pas bougé d'un iota !
  Si la culpabilité de l' écornifleur du vent, responsable de la mort de centaines de chauves-souris, ne fait aucun doute, que penser de l'attitude de la préfecture ? Elle distribue des sanctions pour la forme, mais abandonne tout contrôle sur le long terme. 
 
 
 
 
 
 
 
     En conclusion, les industriels de l'éolien agissent en toute impunité, n'ayant que faire des sanctions préfectorales. Et pour cause : par manque de moyens ou par pure démission politique, l'État ne formule que de vaines menaces... de papier ! Pendant que l'administration brille par son inaction, le massacre continue : chiroptères et oiseaux paient un tribut catastrophique, avec en première ligne des espèces menacées comme les Milans royaux et noirs.
 
 Pour être complet, vous trouverez ci-dessous les fiches Géorisques des deux entités formant cette usine de 7 éoliennes — FE Sainte-Anne et FE Saint-Julien, ainsi que le rapport de visite de l'Inspection des installations classées en date du 26 mars 2026.
  Ce document révèle notamment deux manquements graves :
  • Un abandon du suivi environnemental : l'exploitant n'a jamais mené ce suivi pour Sainte-Anne. Quant à Saint-Julien, s'il a bien eu lieu en 2020, il a totalement cessé dès l'entrée en service des trois éoliennes supplémentaires de Sainte-Anne.
  • Un défaut de garanties financières : l'exploitant a été incapable de présenter les garanties requises pour l'ensemble du site de 7 éoliennes, et ce, malgré un ultime délai d'une semaine octroyé par l'Inspection.
  Ce sont ces deux infractions majeures qui ont directement motivé l'arrêté de mise en demeure prononcé ce 26 octobre 2026.
  
 
 
 
 
 
 
 

 
À suivre... 
 
php 

 

L' EUROPE PRÉOCCUPÉE PAR LA VULNÉRABILITÉ DES USINES AGRIVOLTAÏQUES FACE AUX CYBERATTAQUES

  Un onduleur est un appareil électronique qui permet de transformer l’électricité produite par des panneaux solaires pour qu’elle puisse êt...