PRESSIGNY : LA COMMUNE DONNE UN AVIS FAVORABLE POUR LE REDÉMARRAGE DE L' USINE ÉOLIENNE

  Par le biais du bulletin municipal, voir en fin de billet, le maire a communiqué sur la demande déposée en préfecture par le propriétaire de l'usine éolienne. Celle-ci vise à obtenir l'autorisation de remettre en exploitation l'usine de 17 éoliennes, actuellement à l'arrêt depuis mai 2024, suite à une décision de justice. 
  On y apprend que la municipalité a émis un avis favorable à cette reprise, s'inscrivant ainsi dans la lignée de la position déjà adoptée par le conseil communautaire le 4 juin dernier.
 
L'argument financier et... c'est tout
  Pour justifier ce choix, le maire met en avant un argument exclusivement financier1. Cette position peut surprendre de la part d'un élu revendiquant son appartenance au... Parti communiste2, parti anti capitaliste notoire depuis sa création, en 1920. C’est le grand paradoxe du jour : voir un élu revendiquer fièrement son adhésion au Parti communiste — voler au secours des intérêts du propriétaire de l'usine — The Renewables Infrastructure Group Limited — TRIG, fonds d’investissement basé à Londres. Un magnifique symbole du capitalisme mondialisé qui trouve ici un avocat pour le moins inattendu. Comme quoi, « Quand on parle pognon, à partir d'un certain chiffre tout le monde écoute ! »3...

1. « les retombées fiscales de ce parc génèrent 54 000 € par an, soit 10% du budget global de la commune ». Bulletin municipal. 
2. « Encarté au Parti Communiste Français (PCF), Hugo Coeurdassier l’assure : sa liste – neuf noms au minimum – est apolitique. » Source
3. Michel AUDIARD, film « Le pacha », Georges Lautner, 1968.  

Des questions en suspens pour les administrés
  Cette situation soulève une question légitime quant à l'utilisation de cette manne financière accumulée au fil des ans : qui en a profité ? C'est le point que nous allons tenter d'élucider.
 
1. Une amélioration nette des finances communales
  Les données budgétaires récentes montrent une évolution importante des finances de Pressigny entre 2021 et 2024.
  Les revenus de fonctionnement sont passés d’environ 854 €/habitant en 2021 à plus de 1 300 €/habitant en 2024, traduisant une hausse significative des ressources disponibles.
  Dans le même temps, la commune affiche :
  • une dette quasi inexistante — inférieure à 10 €/habitant,
  • aucun coût de remboursement de dette,
  • une capacité d’autofinancement solide,
  • une trésorerie confortable.
 Notons toutefois, durant cette même période, une forte hausse des « dépenses de fonctionnement » passant de 456.90  €/ha — 2021, à 762.40  €/ha — 2024, soit une hausse de... 19%. Alors que dans le même temps, par exemple, celles de la Communauté de communes des Savoir-faire, à laquelle appartient Pressigny, augmentaient « seulement » de... 4%. 
  Sur le plan strictement comptable, la commune apparaît donc dans une situation financière très saine.

2. Pour les administré : pas de baisse des impôts !
  Les données connues suggèrent que les recettes supplémentaires ont été intégrées dans le budget global sans transformation majeure des taux fiscaux ni redistribution directe aux ménages.
  Dans ce type de configuration, plusieurs choix sont possibles pour une commune :
  • réduire les impôts locaux,
  • investir davantage dans les équipements,
  • renforcer les réserves financières.
  À Pressigny, la rente éolienne semble avoir trouvé sa destination naturelle : les réserves communales
  Il est vrai que dans un village de 200 âmes, on cherche encore ce qui justifierait une telle accumulation de ressources. À moins qu'un Zénith, un stade, un boulodrome ou une autoroute4 ne figurent déjà dans les cartons de la mairie ?
 
 4. Liste non-exhaustive.
 
   Ainsi, une commune plus riche n'engendre pas automatiquement des administrés plus riches, qu'on se le dise !
   Au contraire, sur la période observée, la tendance est franchement... à la hausse. 2021 → 2024 :
  - Impôts locaux particuliers : 293.60  €/ha - 300.30  €/ha - 691.30  €/ha - 407.60  €/ha   
  Mais, avec le nouveau maire, adhérent d'un parti qui soutient la classe ouvrière contre les capitalistes, la redistribution est sans aucun doute en marche...
«  Pour la première fois, une génération se voit condamnée à vivre plus mal que ses parents, malgré une production de richesses inégalée. Cherchez l’erreur !
  Cette erreur, elle a un nom : le système capitaliste, qui produit des inégalités sans nom, et que nous combattons. Je pense à ces ouvriers, ingénieurs, chercheurs, paysans, enseignants, cadres, qui ont fait la fierté de la France en produisant les TGV, le Concorde, les centrales nucléaires, les productions agricoles les plus foisonnantes, les barrages hydroélectriques, les vaccins. Ces hommes et ces femmes sont sacrifiés sur l’autel de la rentabilité, sacrifiés par les traités de libre-échange et des années de délocalisations au nom de la concurrence libre et non faussée, des traités de Maastricht et consorts.... »
Parti communiste, meeting de Marseille - Extrait du Discours de Fabien Roussel, 26 novembre 2025

3. La surprise du chef
  Dans ce même bulletin municipal, le maire précise que ce soutien est sous réserve :
« d'une prise en compte des problèmes acoustiques ressentis, notamment par les habitants de Pressigny;
- de l'ouverture d'une discussion sur la mise en œuvre d'un dispositif d'autoconsommation permettant aux habitants et aux entreprises du secteur de bénéficier directement de l'énergie produite, à un tarif potentiellement réduit,... » 

Bulletin communal

 Il se confirme donc que les 17 éoliennes génèrent des nuisances sonores et autres, ayant des répercussions sur la santé et la qualité de vie des occupants. Mais, qui pouvait en douter ? Pour rappel : le Conseil d'État a annulé les dispositions ministérielles approuvant le protocole national de mesure acoustique des usines éoliennes pour des motifs procéduraux. Cette décision a alimenté de nombreux recours contestant la validité des études acoustiques réalisées selon ce protocole. Conseil d'État, 8 mars 2024, n° 465036
 Cette problématique n'est pas ignorée des tribunaux, qui ont déjà consacré, dans de nombreuses décisions, les droits des riverains affectés par les nuisances engendrées par les installations concernées.
  • Cour d'appel de Toulouse, 8 juillet 2021, n° 20/01384. Un ensemble d'éléments techniques et médicaux, dont un dépassement acoustique, établissant un trouble anormal de voisinage ayant conduit à une indemnisation importante des riverains.
  • CAA Nantes, 7 janvier 2022, n° 20NT03390. Si la cour a finalement rejeté les critiques, l'arrêt est très intéressant car il expose précisément les critères retenus par le juge administratif pour apprécier la qualité d'une étude acoustique : les conditions des relevés acoustique; la localisation des points de mesure; la prise en compte des incertitudes de mesure; la pertinence méthodologique du bureau d'études.
  •  CAA Douai, 27 avril 2023, n° 19DA02567. La cour a considéré que l'étude acoustique était insuffisante et a choisi de surseoir à statuer afin de permettre une régularisation. 
  • Tribunal judiciaire de Strasbourg, RG n° 17/029432025, un rapport acoustique — GAMBA Acoustique, a constaté des dépassements nocturnes ; le préfet a imposé un plan de bridage pour revenir à la conformité.
  • etc.
4. Qu'entend le maire par « dispositif d'autoconsommation » ?  
  C'est une pratique très récente en France, réservée auparavant aux seuls panneaux solaires. Aujourd'hui, le cadre légal s'est assoupli pour permettre ce que l'on appelle l'Autoconsommation Collective — ACC, à l'échelle d'un territoire. Dans une opération d'autoconsommation collective, l'électricité produite localement par l'éolienne ne part pas directement sur le réseau national pour être vendue à un grand fournisseur. Elle est attribuée en priorité aux consommateurs de la commune — bâtiments municipaux, commerces, habitants volontaires, situés dans un rayon maximum autorisé de 10 à 20 kilomètres.  Toutefois, cette pratique demeure très majoritairement associée au photovoltaïque, dont la production est plus stable et mieux prévisible sur le plan technique. Aussi, faire de l' ACC avec une grande usine de 17 éoliennes, serait à ce jour exceptionnel, peut-on dire...théorique ? 
 
5. Les barrières majeures qui expliquent pourquoi l'éolien est historiquement tenu à l'écart de ce modèle.
  • les fonds d'investissement comme TRIG ne font pas de philanthropie. Le « pognon » et le rendement de leurs actionnaires restent leur boussole5
  • le verrou réglementaire des « 3 Mégawatts ».  C'est le frein numéro un. La loi française encadre très strictement la taille des installations de production d'électricité autorisées à participer à une boucle d'autoconsommation collective. Pour protéger l'équilibre du réseau d' Enedis, la puissance cumulée des installations de production d'une ACC est limitée à 3 MW — mégawatt, par opération. Dans le cas présent, une seule éolienne développe 3,5 MW à elle seule. 
  • la conséquence : il est légalement impossible de faire entrer la totalité de l'usine dans une boucle d' ACC. Pour y parvenir, il faudrait « isoler » virtuellement une seule éolienne — voire brider sa puissance, pour l'attribuer à la collectivité et aux habitants, tandis que les 16 autres continueraient à vendre leur électricité de manière classique.
5Et pour acheter la paix sociale ? Ici, même pas besoin de lâcher des miettes de production et de pognon — l'équivalent d'une demi-éolienne ? en circuit court à bas coût à la population, car tous les conseils municipaux ou presque, soutiennent les écornifleurs du vent et, la grande majorité des administrés font de même. Voir la participation famélique aux enquêtes publiques. « La condition d’animal domestique entraîne celle de bête de boucherie ». Ernst JÜNGER, Traité du rebelleDer Waldgang.
 
6. Le défi de l'intermittence — le vent ne souffle pas sur commande
  Une éolienne ne tourne pas en permanence. Pour rappel le facteur de charge national— FC, 2025, était de 21,4%7, en baisse.
 
6. Il s’agit du rapport entre la puissance maximale théorique d’une éolienne — c’est-à-dire sa production si le vent soufflait 100 % du temps à la vitesse nominale, et la production qui a effectivement lieu, au cours d’une année.  
7. Pour comparer avec les années précédentes, avec moins d'éoliennes en activité2020 : 26,6 % - 2021 : ~24–25 % - 2022 : ~22–23 % - 2023 : 26,2 % - 2024 : 21,7 %. Source. https://assets.rte-france.com/prod/public/2026-03/Bilan-electrique-2025-rapport-complet.pdf
  • Quand il y a du vent : vous consommez l'électricité de l'usine locale — généralement facturée moins cher. Quand on prend toutes les dépenses en compte, frais de gestion de la PMO — Personne morale organisatrice, de facturation, etc., l'électron produit localement reste intrinsèquement moins cher. Cependant, l'obligation de payer l'acheminement — TURPE, et la gestion des données Linky fait que l'économie nette sur le kWh local est plutôt de l'ordre de 20% à 30%. Et comme cette réduction ne s'applique que lorsque le vent souffle, cela se traduit par une baisse de 15% à 20% sur votre facture globale annuelle.
  • Quand le vent tombe : c'est votre fournisseur d'électricité classique qui prend automatiquement et instantanément le relais. Les habitants conservent donc un double système contractuel sans risque de coupure.
7. Des zones de friction pour chaque acteur
1. TRIG : un risque de complexité et de manque à gagner  ! Pour le fonds d'investissement TRIG, ce modèle n'est pas un long fleuve tranquille :
  • la rupture de contrats juteux : l'usine éolienne vend déjà son électricité via des contrats long terme sécurisés. Rompre ou modifier ces contrats pour basculer en autoconsommation peut entraîner des pénalités financières auprès de l'acheteur initial.
  • gérer une ACC nécessite de créer une « PMO ». C'est une structure juridique — souvent une association ou une coopérative entre TRIG, la collectivité et les habitants, qui doit gérer les entrées/sorties des clients, calculer les clés de répartition de l'énergie chaque mois et communiquer avec Enedis. Pour un fonds financier, cette gestion humaine et locale est chronophage et complexe.
  2. Le fournisseur habituel — SICAE, EDF, TotalEnergies : un manque à gagner évident
    Les fournisseurs d'électricité classiques sont les vrais perdants à court terme de l'opération :
  • perte de volume d'affaires : chaque kilowattheure produit par les 17 éoliennes et consommé par un habitant ou la mairie est un kilowattheure que le fournisseur habituel ne vend plus.
  • complexité de facturation : le fournisseur d'origine reste obligatoire pour fournir l'électricité quand il n'y a pas de vent. Il doit éditer une facture « hybride » complexe : déduire les kWh éoliens — calculés par Enedis, et ne facturer que le complément, ce qui lui demande des adaptations techniques sans marge supplémentaire.
 3. Le gestionnaire de réseau — Enedis : plus de travail, mais neutre financièrement
  Pour Enedis, l'intérêt est purement technique et réglementaire. Financièrement, ils ne perdent pas d'argent car le TURPE— Tarif d'Utilisation des Réseaux Publics d'Électricité, leur est toujours payé. Même si l'éolienne est visible depuis votre fenêtre, ses électrons empruntent le réseau public d' Enedis pour arriver jusqu'à votre compteur Linky. En revanche : cela leur demande une ingénierie lourde pour suivre l'indexation des compteurs Linky toutes les 30 minutes afin de répartir virtuellement les électrons de l'usine Vannier-Amance entre la mairie et les foyers ruraux.
 
 4. Les habitants volontaires : une contrainte d'adaptation 
  Le gain des volontaires demande un effort comportemental :
  • les habitants ne payent moins cher que s'ils consomment au moment précis où le vent souffle. S'ils lancent leurs machines les jours de calme plat, ils payent le plein tarif de leur fournisseur classique. L'inconvénient est donc l'obligation d'adapter ses habitudes de consommation à la météo pour maximiser le gain financier.
Conclusion 
   Depuis 2008, les différents conseils municipaux successifs, y compris celui issu des élections de 2026, ont systématiquement maintenu une orientation favorable au développement de l’éolien sur le territoire communal. Cette constance décisionnelle est dénoncée par les opposants comme privilégiant des intérêts économiques au détriment des enjeux essentiels que sont la protection du cadre de vie des riverains, la tranquillité publique, ainsi que la sauvegarde des paysages, du patrimoine et de l’avifaune.
  Face à cette orientation, une opposition structurée, déterminée et durable demeure pleinement mobilisée. Forte des précédents succès déjà obtenus en contentieux, elle entend poursuivre son action avec la même constance et la même conviction, convaincue que une victoire juridique peut entraîner une seconde.

Conseil municipal 2026-2032-2033 
  • Hugo CŒURDASSIER, maire, commerçant et assimilé 
  • Bertrand ROUSSELOT, 1er adjoint, ancien cadre 
  • Laurence BEL, 2eme adjoint, profession intermédiaire de la santé et du travail social
  • Élodie VERNET, personnel des services directs aux particuliers
  • Christina ULLRICH, ingénieur et cadre technique d'entreprise 
  • Sandra THIERIOT, agriculteur sur grande exploitation
  • Catherine PETIT, ancien employé
  • Arnulf KNITTEL, ingénieur et cadre technique d'entreprise 
  • Thomas GARDIENNET, ouvrier qualifié de la manutention, du magasinage et du transport
  En gras, les réélus en 2026
 
 - Inscrits : 177 / 177 en 2020
 - Abstentions : 65 / 43 
 - Votants : 112 / 134
 - Blancs ou nuls : 29 / 4
 - Exprimés : 83 / 130
 
Source.  
 
  En avant toutes !  
 
  Pour prendre connaissance de la santé financière de la commune
  - https://www.journaldunet.com/business/budget-ville/pressigny/ville-52406/recettes 
  - https:/arguscommunes.touscontribuables.org/fiche-commune/pressigny-52406
 
 


 
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MAREILLES : LE NOUVEAU PROJET ÉOLIEN RENFORCE L'ENCERCLEMENT DE LA COMMUNE

 
 La commune devient l'épicentre de la colonisation du lobby éolien sur le secteur. Cette réalité se vérifie clairement à la lecture de la carte officielle de la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement — DREAL, Grand Est — 13 avril 2026.
 

 Le nouveau projet — cercle rouge, se situe au sud de la commune, encerclant définitivement cette dernière. Source
 
 
 
 
   Pour plus de détails, il nous suffit de nous rapporter sur les sites Internet :
  • Une pétition des opposants en cours : « Pour le retrait du projet éolien du Bois des Charmes à Mareilles en Haute-Marne » 
  •  Page Facebook, « Retrait du projet éolien du Bois des Charmes », d'où est extraite la carte du projet.
Aucune description de photo disponible. 
 
  
  Le projet prévoit l’installation de 7 éoliennes de 230 mètres de haut, en bout de pale, dont 3 en zone forestière1. Pourtant, au-delà de l'impact visuel et écologique, c’est la gouvernance locale de la commune de Mareilles qui pose problème.
  Sur les 11 membres que compte le conseil municipal, 4 élus dont la profession officielle indiquée est... agriculteurs — dont le maire et son deuxième adjoint — sont directement concernés par la réalisation du projet.
 
1. En Haute-Marne, AUCUNE ÉOLIENNE N'EST IMPLANTÉE DANS UN ESPACE BOISÉ ! La confrontation entre le développement de l'énergie éolienne et la préservation des espaces boisés — très denses dans le département, fait l'objet d'un encadrement strict. Les autorités s'appuient sur l'ancien SRE — Schéma Régional Éolien, de Champagne-Ardenne — 2012, dont les grandes orientations paysagères et environnementales guident toujours l'instruction, la doctrine de la MRAe Grand Est — Mission Régionale d'Autorité Environnementale, et les lignes directrices d' EUROBATS pour la protection des chauves-souris.
  Voici comment s'appliquent concrètement ces dispositions sur le terrain haut-marnais : 
  La Haute-Marne se caractérise par des massifs forestiers majeurs, incluant une large portion du Parc national de forêts.
  1. Sanctuarisation des forêts : suivant les recommandations historiques du SRE et la sensibilité écologique du territoire, l'implantation d'éoliennes à l'intérieur des massifs forestiers est généralement exclue ou soumise à des avis conformes ultra-restrictifs — notamment par le Parc national. La forêt est considérée comme un réservoir majeur de biodiversité.
  2. La règle de recul des 200 mètres : pour les usines éoliennes implantées en zone agricole périphérique — cultures, la MRAe et la préfecture de la Haute-Marne exigent systématiquement le respect des recommandations d' EUROBATS : un recul minimal de 200 mètres entre chaque éolienne et les lisières de boisements ou les haies. Les lisières sont en effet des corridors de déplacement et de chasse majeurs pour les chauves-souris et les oiseaux — comme le Milan royal, très présent dans le département. 
  3. Les insectes s'agglutinant autour des pales et attirent les chauves-souris. Pour respecter l'accord international EUROBATS, la Haute-Marne applique des mesures d'évitement et de réduction très strictes lors des demandes d'autorisations environnementales. 
  4. Le SRE Champagne-Ardenne avait défini des critères d'encadrement visuel pour éviter l'encerclement des communes et préserver les grands horizons forestiers et vallons de la Haute-Marne.
    • Indices de respiration : lors de l'instruction d'un projet, l'État vérifie que les projets respectent les seuils de densité visuelle. Un angle de respiration humaine d'au moins 60∘ sans aucune éolienne visible à l'horizon est exigé pour éviter l'effet « omniprésence ».
    • Éloignement des habitations : bien que la loi française impose 500 mètres, le contexte local pousse généralement les projets à s'éloigner de 800 mètres à 1000 mètres des habitations pour cumuler protection acoustique et préservation des perspectives paysagères forestières. 
  L'analyse de ces critères démontre sans ambiguïté que le projet des 7 éoliennes dit « Bois des Charmes » n'est absolument pas conforme aux exigences requises. Par conséquent, ce projet doit être purement et simplement annulé. 
 
  Or, d'après le Journal de la Haute-Marne — jhmQuotidien du 17 juin, le maire a lui-même introduit le projet de « l'écornifleur du vent » en séance, allant jusqu'à proposer au conseil une entrée au capital de la structure porteuse :
« [Le maire] a exposé le projet avec la société Valeco. Il a proposé au conseil une entrée au capital de la société PE... »
  Toujours selon le jhm, ces 4 élus se sont finalement retirés lors du vote. Si cette abstention vise à respecter les règles de prévention des conflits d'intérêts, elle confirme implicitement l'existence d'intérêts personnels directs dans ce dossier.
 En droit public français, l'interdiction va beaucoup plus loin que le simple fait de ne pas presser le bouton au moment du vote final.
  L’article L.2131-11 du Code général des collectivités territoriales — CGCT, et la jurisprudence du Conseil d'État sont extrêmement sévères sur ce qu'on appelle les « conseillers intéressés ». L'interdiction s'applique à l'ensemble du processus de décision. Un élu concerné doit s'abstenir de :
 
 
 
 
 
 
   Source
 
  Le simple fait que le maire ait personnellement exposé le projet et proposé l'entrée au capital de la société — alors qu'il est concerné — entache la procédure d'irrégularité. Cela vaut également pour les 3 autres élus investis qui ont participé à la séance du conseil municipal.
  Même s' ils se sont sagement abstenus au moment du vote, leur participation à la séance en amont, suffit juridiquement à faire annuler la délibération par un tribunal administratif pour excès de pouvoir, et ouvre la porte à des qualifications pénales beaucoup plus graves, comme la prise illégale d'intérêts.

  À suivre...

 Conseil municipal 2026-2032 ou 2033 
  À noter que Mareilles, à l’instar d’environ 90 % des communes haut-marnaises — sur les 426 que compte le département, seules Chaumont, Langres, Wassy, et de manière plus inattendue Leschères-sur-le-Blaiseron ont connu un second tour — n’a connu qu’un seul tour de scrutin, avec une liste unique présentée aux électeurs.
  Avec un taux de participation de 34,3 %, difficile de parler d'un raz-de-marée démocratique. Dans cette élection sans suspense, où une seule liste était en lice, l'abstention a largement remporté la palme en mobilisant près des deux tiers des électeurs.
  Les chiffres ont au moins le mérite d'être éloquents : 35 suffrages exprimés. Et si l'on admet, hypothèse audacieuse mais vraisemblable, que les candidats de l'unique liste ont eux-mêmes voté pour leur propre équipe, alors celle-ci peut se targuer d'avoir été portée au pouvoir par... 24 électeurs.
  Oui, 24. À mettre en regard des 102 inscrits sur les listes électorales. Autrement dit, moins d'un quart des électeurs potentiels a effectivement choisi l'équipe municipale. Une légitimité certes parfaitement légale, mais dont l'assise populaire ressemble davantage à un cercle d'amis motivés qu'à un véritable élan citoyen.
  8 élus de la mandature précédente ont été reconduits, ce qui représente un renouvellement d’environ... 27 % de l’assemblée. Mais, les administrés avaient-ils le choix ?... Avec un jeu de chaises musicales, entre 2020 → 2026 : l'ancien maire rétrograde conseiller; puis viennent les promus : le 1er adjoint, devient maire; 2 conseillers deviennent adjoints. Enfin, comme auparavant, on peut relever le caractère relativement familial de ce conseil municipal.
  • Jean-Christian THÉVENIN, maire, agriculteur sur moyenne exploitation
  • Gwenaëlle GRAILLOT, 1er adjoint, technicienne
  • Emmanuel CAUSSIN, 2eme adjoint, agriculteur sur moyenne exploitation
  • Luc VAUTRIN, ancien maire, ancien employé / ouvrier
  • Anne-Laure DUVAUX, profession intermédiaire administrative de la fonction publique
  • Christine MAGALHAES, ex TOUATI ?, profession intermédiaire de la santé et du travail social  
  • Romain GRAILLOT, agriculteur sur moyenne exploitation
  • Sandra AMARO, profession intermédiaire de la santé et du travail social 
  • Ludovic THÉVENIN, agriculteur sur moyenne exploitation
  • Virginie CHEVALLIER, ouvrière qualifiée de type artisanal
  • Joël VAUCOULEUR, employé civil et agent de service de la fonction publique 
En gras, les réélus en 2026
 
  - Inscrits : 102 / 112 en 2020
  - Abstentions : 34 / 16
  - Votants : 68 / 96
  - Blancs ou nuls : 33 / 0
  - Exprimés : 35 / 96  
 
 
EN AVANT TOUTES ! 
 
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FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : USINE ÉOLIENNE : LES ÉQUIPES DU FABRICANT CHINOIS S' ACTIVENT SUR SITE

 
  Après le duo espagnol le mois dernier, lire ci-dessus, place au duo du fabricant chinois des éoliennes. Le défilé se poursuit sur le site des 17 éoliennes du « Haut Vannier », interdites de fonctionner par la justice depuis plus de 2 ans. Ce déploiement technique n'a qu'un but : faire un état des lieux de l'environnement et préparer les turbines à un éventuel redémarrage si, le nouveau dossier de demande d'autorisation d'exploitation, auprès de la préfecture, venait à obtenir un feu vert. Cette gesticulation suffira-t-elle à relancer des machines que les tribunaux ont jugé bon de stopper ?
 

Fayl-Billot : mardi 16 juin 2026... Photo : php.
 
Qui est Envision Group ?
  Alors que les débats européens sur la transition énergétique se concentrent souvent sur Vestas, Siemens Gamesa ou encore les géants américains des renouvelables, un acteur chinois poursuit une ascension spectaculaire dans un relatif anonymat : Envision Group. 
  Créé en 2007 à Shanghai par Lei Zhang, Envision est devenu en moins de 20 ans l'un des leaders mondiaux d' éoliennes. Voir ci-dessous.
 
 
 
Selon les classements internationaux récents, l'entreprise figure parmi les deux ou trois plus grands constructeurs mondiaux aux côtés de Goldwind et Vestas.
 
Quelle présence en France ?
  Contrairement à certains de ses concurrents européens, Envision ne possède pas d'usine de fabrication d'éoliennes en France.
  Ainsi, Envision n'a pas encore développé une présence industrielle majeure dans la fabrication d'éoliennes sur le territoire français et ce, malgré 20 ans de présence... Sa stratégie marketing se résume au développement de projets puis leur revente le plus rapidement possible1.
 
1. Le 20 octobre 2020, le fonds d'investissement britannique The Renewables Infrastructure Group — TRIG, a annoncé l'acquisition de 100 % de la société Haut Vannier SAS et des droits de construction de l'usine. À cette date, les travaux étaient déjà engagés mais l'usine pas encore achevée.
 
 Ses équipes en activité en France, le sont principalement dans les domaines : 
  • Développement de projets;
  • Ingénierie;
  • Exploitation;
  • Maintenance;
  • Fonction support.  
   Aussi, l'effectif reste limité avec probablement...un nombre inférieur à une centaine de personnes !  
 
  2 adresses effectives :
  • Envision Energy International France — EEIF : siège social :  10 rue de la Haie de Montbraux, 52500 Fayl-Billot. Effectif déclaré : environ 3 à 5 salariés pour cette entité juridique. 
  • Il est probable que ce site soit davantage une adresse administrative et juridique, un petit bureau opérationnel, voire une base logistique régionale. Nous penchons pour la troisième solution. 
 
 Voilà ce qui est présenté officiellement comme « le siège social » de EEIF. Source.
 
  On savourera au passage le très précis « environ » appliqué au nombre de salariés déclarés… 
  En clair, les « écornifleurs du vent » de l'usine « Haut vannier » s’activent en coulisse, impatients de voir tourner à nouveau leur tiroir-caisse de 17 éoliennes. Le ballet des sous-traitants s'accélère. Après les Espagnols de Coverwind en mai – venus auditer et expertiser — évaluation des causes de l'arrêt, estimation des coûts de remise en service, etc., voici le service après-vente « chinois » d' Envision en juin : inspections de pales, diagnostics des convertisseurs, vérifications des systèmes, etc. ? 
  Le plan de bataille pour le redémarrage des 17 turbines est bien en marche.
  Ainsi, nous avons, d’un côté, TRIG, mastodonte de la finance basé à Londres et de l'autre, nous, opposants locaux.
  Si TRIG est ultra-motivée à l'idée de relancer son tiroir-caisse éolien, il faut qu'il sache que, la résistance locale l'est tout autant pour que cette sanction judiciaire se prolonge jusqu’au bout de la nuit.
 
2. Usine « Haut vannier » 
  • Propriétaire : TRIG, principal gagnant financier de l'usine — entre 2 et 4 M€/an ?
  • Vente des 17 éoliennes, centre d’expertise technique constructeur et supervision à distance : Envision; 30 à 50 M€ ?
  • Développeur et constructeur de l'usine: Vélocita énergies — groupe Envision, depuis 2016; entre 3 et 10 M€ pour l'opération ? 
  • Opérateur technique : exploitation / maintenance : Renewable Energy Systems — RES : 0,5 à 1,5 M€ /an ?
   À suivre...
   En avant toutes !
 
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PRESSIGNY : LA COMMUNE DONNE UN AVIS FAVORABLE POUR LE REDÉMARRAGE DE L' USINE ÉOLIENNE

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