Le GIEC au pays des merveilles

Drieu Godefridi1



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Réduire le réchauffement global sur Terre de 1,5° ? Dans un récent rapport, le Giec échafaude quatre scénarios pour y parvenir. Mais aucun d’eux ne tient la route.
Il faut croire que le GIEC continue, année après année, de planer dans une sorte de pays des merveilles. Relisons :
"C’est la première fois dans l’histoire de l’humanité que nous nous donnons pour tâche de modifier intentionnellement, dans un délai déterminé, le modèle de développement économique qui règne depuis au moins 150 ans, depuis la révolution industrielle." – Christiana Figueres, secrétaire exécutive de l’ UNFCCC, organisation faîtière de l’ONU sur le climat, 2015

Dans son dernier rapport spécial « Global warming of 1,5°C » (Un réchauffement global de 1,5°C, SR15), publié fin 2018, le GIEC propose quatre scénarios devant permettre à la Terre de contenir le réchauffement à 1,5°C.

Dans ces quatre scénarios, les émissions de CO2 sont réduites virtuellement à néant d’ici 2050, un objectif également repris par les plus zélotes des partis écologistes occidentaux (et seulement occidentaux : il ne viendrait pas à l’idée du reste du monde de se tirer une bombe thermonucléaire dans le pied). 


Les quatre scénarios du pire
Ces quatre scénarios mettent en œuvre à des degrés divers les techniques dites de Carbon Dioxide Removal (CDR), qui compensent les émissions humaines de CO2. Écoutons les experts « scientifiques » du GIEC — dont la plupart ne sont pas scientifiques. Lisons les experts du GIEC :

Climat et pollution deux notions à ne pas confondre

Loïk Le Floch-Prigent





Les écologistes politiques belges confrontés au choix du complément à assurer aux énergies alternatives (éolien et solaire) par des productions pilotables ont préféré le gaz naturel (fossile) au nucléaire (décarboné). Ils ont donc choisi la pollution contre le climat !

Mais on comprend la confusion des esprits quand on entend les ténors de la politique ou des éditorialistes fustiger les énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) qui ruinent l’avenir du monde en feignant d’ignorer qu’’ils représentent 80% de l’énergie mondiale consommée et qu’il va falloir vivre encore pendant des dizaines d’années avec ces « fléaux ». A considérer que les auditeurs sont des imbéciles on peut effectivement gagner des élections et vendre des journaux, mais on ne va pas résoudre les problèmes auxquels on se dit confrontés. Si les uns et les autres croient vraiment à ce qu’ils racontent, il faut qu’ils acceptent d’interroger la science sur les empreintes carbone des alternatives et qu’ils en acceptent les résultats.

Admettons la volonté des femmes et des hommes politiques de bien faire, celle des commentateurs d’accepter des raccourcis pour se faire lire ou écouter, mais la distance prise avec des données scientifiques de base de ces deux professions finit par laisser pantois. Jusqu’au plus haut sommet de l’Etat et dans des circonstances graves une telle ignorance de la réalité n’est pas admissible car elle conduit forcément à l’addition de mesures erronées et à un dérèglement de notre économie.

RTE : la peur du blackout, courage fuyons!

Bate Felix
25/04/2019


Commentaire : les propos de M.Brottes sont lunaires. Voilà un des acteurs principaux du haro contre le nucléaire et du vive les ENRi qui, devant la menace grandissante d'un blackout en Europe, se désolidarise des politiques.
Courage fuyons! Misérable comportement.

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RTE exhorte les décideurs politiques français à s'entretenir avec leurs homologues européens avant de fermer des centrales électriques

Paris, le 25 avril (Reuters) - Les décisions nationales de fermer les capacités de production d'électricité sans une coordination plus large avec les autres Etats européens pourraient mettre en danger le système électrique du continent, a déclaré jeudi le président du gestionnaire du réseau français RTE.

Depuis 2012, plusieurs pays ont annoncé leur intention de fermer certains producteurs de charbon, de nucléaire ou de pétrole afin de réduire les émissions de carbone, de diminuer la part du nucléaire dans le mix énergétique comme en France, ou d'éliminer progressivement l'énergie atomique comme en Allemagne et en Belgique.

François Brottes a déclaré que les décisions de politique énergétique prises au niveau national avaient un impact à l'échelle du continent car les pays dépendent de plus en plus des importations d'électricité en provenance du reste de l'Europe pour faire face aux pénuries, en particulier en période de pointe.

"Les pays prennent des décisions concernant leur capacité de production d'électricité, comme la fermeture des centrales au charbon ou nucléaires, sans toujours se parler ", a déclaré M. Brottes à Reuters.
"Nous avertissons les décideurs qu'ils prennent des décisions sans se consulter sur l'évolution de leur bouquet énergétique ", a-t-il déclaré.

Il ne suffit plus de compter sur les interconnexions électriques pour importer d'autres pays, a dit M. Brottes, citant l'exemple de la Belgique, qui a connu un déficit sans précédent l'hiver dernier.

M. Brottes a déclaré que 15 opérateurs européens de réseaux électriques ont signé une déclaration commune pour alerter les décideurs politiques et souligner les risques à l'approche des élections européennes de mai.

Lors d'une audition parlementaire le 9 avril dernier, M. Brottes a déclaré aux parlementaires que la production française d'électricité a été affectée par le vieillissement des centrales électriques et la fermeture d'environ 13 gigawatts (GW) de production thermique depuis 2012.

Il a déclaré que la marge de manœuvre des gestionnaires de réseau de transport se réduisait rapidement.

La France dispose de 11 GW d'interconnexion avec d'autres voisins européens, mais la capacité n'est jamais à cent pour cent car les voisins peuvent avoir besoin d'utiliser leur capacité de production pour satisfaire leurs propres besoins en période de pointe.

La fermeture prévue de la plus ancienne centrale nucléaire française à Fessenheim et des centrales au charbon restantes d'ici 2022 signifie que 18 GW de production auront disparu, a déclaré M. Brottes lors de l'audition. La nouvelle capacité de production ne s'ajoutait pas au même rythme.
"Nos voisins sont confrontés au même problème ", a-t-il dit au cours de l'audience.

FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : NOUVELLE ENQUÊTE PUBLIQUE POUR L' USINE ÉOLIENNE

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