Everest : 5 tonnes de déchets récupérés à 7 000 mètres d’altitude


La Relève et La Peste
20 septembre 2018 -

Malgré le froid polaire et l’oxygène raréfié, les pentes de l’Everest n’échappent pas aux déchets. Une expédition française, menée par l’association Montagne et partage, vient d’en apporter une nouvelle fois la preuve en redescendant au cours du mois de mai plus de 5 tonnes de déchets du plus grand sommet du monde.
 
Même à plus de 7 000 mètres d’altitude, les traces du passage de l’homme parsèment la nature. Malgré les efforts redoublés d’alpinistes amoureux du toit du monde, l’Everest déborde d’ordures abandonnées par des grimpeurs peu scrupuleux. Une situation que le Népal peine à faire changer.

Les éboueurs français


Malgré le froid polaire et l’oxygène raréfié, les pentes de l’Everest n’échappent pas aux déchets. Une expédition française, menée par l’association Montagne et partage, vient d’en apporter une nouvelle fois la preuve en redescendant au cours du mois de mai plus de 5 tonnes de déchets du plus grand sommet du monde. « On a dû laisser cinq autres tonnes qui étaient visibles, et il y en a encore bien plus qui ne se voient pas, dans les crevasses », témoigne Gérard Clermidy, président de l’ONG et membre de cette expédition écologique, composée de 4 Français et de 15 Népalais.
 
Crédit Photo : Everest Green

Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France

Collectif SOMBRERO,
Olivier Fillieule, Isabelle Sommier, Sophie Béroud et Camille Masclet
19 septembre 2018



À lire un extrait de  
Olivier Fillieule, Isabelle Sommier, Sophie Béroud, Camille Masclet et le Collectif SOMBRERO[1], Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France, Paris, Actes Sud, 2018.




Cinquante ans après Mai 1968, que sont les militants devenus ? Après avoir jeté toutes leurs forces dans la bataille, cru souvent en l’imminence d’une révolution, suspendu longtemps leurs investissements scolaires, professionnels, voire affectifs pour « faire l’histoire », comment ont-ils vécu l’érosion des espoirs de changement politique ?
La force de ce livre tient à un triple déplacement du regard – de Paris aux régions, des têtes d’affiche aux militants ordinaires, de la crise de mai à la séquence historique 1966-1983 – autant qu’à la richesse du matériau exploité : un dépouillement d’archives le plus souvent inexplorées, comme les documents déclassifiés des Renseignements généraux et des centaines de récits de vie recueillis à Lille, Lyon, Marseille, Nantes et Rennes auprès de militants des syndicats ouvriers, des gauches alternatives et du mouvement féministe.
Cette mosaïque d’histoires constitue la chair de ce livre et permet de brosser un portrait non impressionniste des soixante-huitards, de leur carrière professionnelle, de leur vie affective, de la continuité de leurs engagements, apportant des réponses enfin étayées aux questions suivantes : la vie des soixante-huitards a-t-elle été bouleversée ou simplement infléchie par le militantisme corps et âme des années 1970 ? En ont-ils tiré profit ou le déclassement sociaux fut-il le prix à payer ? Face aux convictions politiques d’antan, les militants font-ils figure d’apostats ou sont-ils toujours ancrés dans un rapport critique au monde social ? Peut-on dire qu’il existe une génération 68 ou n’est-ce qu’un mythe recouvrant d’un voile épais une hétérogénéité de personnes plus grande qu’on le l’imaginait ?
***

Les gauches alternatives

Le devenir des utopies militantes[2]Ainsi que le souligne Jean Delatour, à la fin des années 1990, “ça a redémarré partout : tu as l’altermondialisme, avec les grandes messes internationales qui ont quand même été importantes, des manifestations considérables dans le monde, Attac. Après, ça s’est complètement affaissé, mais tu as eu dix ans en gros, entre la fin des années 1990 et une bonne partie des années 2000” (LCR, Marseille et Lyon). La charnière du nouveau millénaire est en effet au croisement de deux phénomènes favorisant le réengagement ou accentuant le militantisme de celles et ceux qui ne l’avaient jamais abandonné : le temps biographique de l’individu et le temps social de l’ouverture d’un nouveau cycle de protestation[3].
Quelques-uns que l’on pourrait qualifier de solitaires ne vivent que le premier, une disponibilité biographique accrue, qui lève, comme lors de leur jeunesse, les contraintes et les coûts de l’engagement. Cette liberté nouvelle est alors souvent utilisée pour se mettre au
service d’autrui, comme pour l’ex-militante lyonnaise de la LCR Christine Kemener :
“Quand on est à la retraite, on a un peu du temps, donc j’ai des activités associatives. Depuis deux ans je suis devenue écoutante à SOS amitié pour clore le tableau. […] Et c’est drôlement intéressant, comme écoute sociologique de la misère du monde. Cela m’a appris beaucoup de choses.”

Haute-Marne, Langres : à l'heure de la Renaissance XV

jhm.fr


@jhm.fr

@jhm.fr
php



L' EUROPE PRÉOCCUPÉE PAR LA VULNÉRABILITÉ DES USINES AGRIVOLTAÏQUES FACE AUX CYBERATTAQUES

  Un onduleur est un appareil électronique qui permet de transformer l’électricité produite par des panneaux solaires pour qu’elle puisse êt...