Durable! Durable! Est-ce que j’ai une gueule de durable ?

Didier Le Du

25/11/2019
Le mot est tendance. Dans l’air du temps comme on dit. Pour être propre, l’énergie doit être renouvelable ; les ressources doivent être renouvelables. Les mandats de maire aussi seront bientôt renouvelables ; la grève de décembre menace enfin d’être renouvelable. Mais c’est là un autre registre… Et l’agriculture ? N’est-elle pas renouvelable, elle ? Elle l’est si foncièrement qu’on l’oublierait presque. L’agriculture est par essence l’activité du 100 % renouvelable, un terme qui a volé la vedette au mot « durable » des années 2000. Question d’époque !

Mais les plantes se moquent de la mode. Depuis la nuit des temps, elles captent l’énergie du soleil sans d’autre force que leurs feuilles, la transforment en éléments nobles qui nourrissent les bêtes qui nourrissent les hommes… et retournent discrètement en terre pour donner naissance à d’autres plantes. Où trouve-t-on un cycle plus abouti ? Plus renouvelable ? Plus durable ? Le photovoltaïque n’a pas ce rendement. Une éolienne non plus, même si elle utilise gratuitement le vent, cette autre énergie renouvelable très disponible en Bretagne ; mais ces moulins à vent modernes seraient intrinsèquement peu durables puisque, comparativement au pétrole, il faut 100 fois plus de matériaux pour extraire la même quantité d’énergie du vent.

Quant à la méthanisation, si elle a l’avantage de capter l’énergie solaire accumulée par les plantes et les animaux, elle produit seulement 30 % d’énergie sous forme d’électricité et 70 % sous forme de chaleur difficile à valoriser à la campagne. On lui trouve désormais l’inconvénient d’être gourmande en terres agricoles, ce qui commence à créer quelques tensions sur le foncier. 


Alors, durables les énergies renouvelables censées donner un renouveau à l’agriculture ?

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Climat : gaz à effet de serre (GES) 1 - Humanité 0

Malgré ces résultats qui soulignent la défaite idéologique ET tactique des choix de nos politiques concernant l'énergie : développement des EnR, éolien, panneaux solaires, méthanisation, biomasse, voiture électrique  VS la réduction du nucléaire, la France urbaine des ministères continue à imposer sa Transition énergétique à des "indigènes" ruraux qui n'en peuvent plus et qui hurlent, dans le désert, leurs souffrances et leurs maux.
C'est quand qu'on freine?


TENIR TÊTE, FEDERER, LIBERER
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Record de concentrations de gaz à effet de serre, l' ONU lance un nouveau cri d'alarme
AFP
25 nov. 2019

Les principaux gaz à effet de serre (GES) à l'origine du réchauffement climatique ont franchi de nouveaux records de concentration en 2018, et "aucun signe de ralentissement" n'est visible, s'est alarmée lundi l' ONU. Ce cri d'alarme est lancé à quelques jours de la réunion annuelle de l' ONU sur la lutte contre le changement climatique, la COP25, qui se tiendra du 2 au 13 décembre à Madrid.

"Il n'y a aucun signe de ralentissement, et encore moins de diminution, de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère malgré tous les engagements pris au titre de l'Accord de Paris sur le climat", a pointé le secrétaire général de l'Organisation météorologique mondiale (OMM), Petteri Taalas, à l'occasion de la publication du bulletin annuel de l' OMM sur les concentrations de GES.
Ce rapport rend compte non pas des quantités de GES qui sont libérées dans l'atmosphère mais de celles qui y restent, sachant que les océans absorbent environ le quart des émissions totales, tout comme la biosphère, dont font partie les forêts.

D'après les scientifiques, le dioxyde de carbone (CO2), qui est associé aux activités humaines et constitue le principal gaz à effet de serre persistant dans l'atmosphère, a battu un nouveau record de concentration en 2018, à 407,8 parties par million (ppm), soit 147% de plus que le niveau préindustriel de 1750. "Il convient de rappeler que la dernière fois que la Terre a connu une teneur en CO2 comparable, c'était il y a 3 à 5 millions d'années : la température était de 2 à 3°C plus élevée qu'aujourd'hui, et le niveau de la mer était supérieur de 10 à 20 mètres au niveau actuel", a souligné M. Taalas, dans un communiqué.

Accroissement plus rapide
L'inquiétude de l' OMM est d'autant plus forte que l'augmentation annuelle de la concentration de CO2, qui persiste pendant des siècles dans l'atmosphère et encore plus longtemps dans les océans, a été supérieure au taux d'accroissement moyen des 10 dernières années.

D'après les observations des chercheurs, les concentrations de méthane (CH4), qui figure au deuxième rang des plus importants gaz à effet de serre persistants, et de protoxyde d'azote (N2O) ont également augmenté plus fortement que la moyenne annuelle de la dernière décennie.

Le méthane, dont 60% des émissions sont d'origine humaine, élevage de bétail, riziculture, exploitation des combustibles fossiles, décharges..., et le protoxyde d'azote, dont 40% des émissions sont d'origine humaine (engrais, processus industriels...), ont aussi atteint des pics de concentration. Le protoxyde d'azote joue par ailleurs un rôle important dans la destruction de la couche d'ozone stratosphérique, qui nous protège des rayons ultraviolets nocifs émis par le soleil.

Face à l'urgence climatique, les pays se sont engagés à Paris en 2015 à appliquer des plans de réduction d'émissions de gaz à effet de serre, mais les émissions mondiales ne cessent d'augmenter. Petteri Taalas a appelé lundi les pays à traduire leurs "engagements en actes et revoir à la hausse (leurs) ambitions dans l'intérêt de l'humanité".

Cet appel intervient alors que les États-Unis ont officialisé début novembre leur sortie de l'accord de Paris. Mais les États-Unis ne sont pas les seuls gros émetteurs de GES. Les quatre plus importants émetteurs de GES - Chine, États-Unis, Union européenne et Inde - représentent 56% des émissions mondiales. Seule l'UE (9% du total) est en voie de remplir, et même dépasser, ses objectifs, selon une récente étude de l'ONG américaine Fondation écologique universelle (FEU-US).

Eolien et solaire : le contribuable/consommateur français paye et créé essentiellement des emplois... à l'étranger

Jean-Marc Jancovici
Associé Carbone 4 

Président The Shift Project

Commentaire : et pour boucler la boucle, il met sa santé en péril au quotidien en tant que riverain! Tout va bien...

TENIR TÊTE, FEDERER, LIBERER
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Où va l'argent quand on installe en France du solaire et de l'éolien ?

Pour que ces modes de production soient appelés "locaux", il faut à la fois que l'énergie primaire soit locale, ce qui est le cas du vent et du soleil !, mais aussi que l'économie de leur capture et mise en oeuvre le soit aussi. Est-ce le cas ? Dans le rapport "le soutien aux énergies renouvelables" de mars 2018 de la Cour des comptes, https://lnkd.in/g99PkRa,  on trouve page 33, la part de la valeur ajoutée qui reste en France, le solde est donc constitué d'importations. 

Pour l'éolien, 60% de la valeur ajoutée est importée, et pour le solaire c'est 56%
Dit autrement, le soutien à ces énergies avec de l'argent public français finance pour plus de 50% des emplois hors de France.
Si nous décarbonions, cela pourrait se justifier, puisque par ailleurs nous économiserions du pétrole ou du gaz importé, et nous contribuerions à un supplément de bien-être via la préservation d'un bien commun, le climat. Mais quand on parle de quelques milliards par an, car c'est l'ordre de grandeur, de déséquilibre commercial supplémentaire pour ne rien gagner sur aucun plan, https://lnkd.in/gZVfYjc, ca fait cher payé le slogan électoral !




FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : NOUVELLE ENQUÊTE PUBLIQUE POUR L' USINE ÉOLIENNE

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