FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : USINE ÉOLIENNE : COMMISSION D' ENQUÊTE OUVERTE ET DIVERS INFORMATIONS

 
 Depuis le 12 octobre, l'enquête publique concernant le redémarrage ou non des 17 éoliennes est officiellement lancée ! C'est le moment d'exprimer votre avis, de poser vos questions et de vous faire entendre : chaque participation compte !
  Pour vous informer et échanger en direct, plusieurs temps forts sont organisés tout au long de cette période :
  • Des permanences en mairie : le commissaire enquêteur, M. Pascal GIRAULT, sera présent dans les mairies des 3 communes concernées pour recevoir vos remarques et répondre à vos interrogations.
  • 2 réunions publiques : des temps d'échange collectif pour tout comprendre sur les enjeux du dossier.
  Retrouvez l'ensemble du calendrier et le programme détaillé ci-dessous !
 
 
 
 
 
  Pendant que l'enquête publique suit son cours, le propriétaire de l' usine, le fonds d'investissement TRIG, a adressé un courrier aux maires des communes concernées. Objectif  ? Tenter de rassurer les élus sur sa prétendue volonté d'avancer à leurs côtés.
  Un rappel s'impose : mandat après mandat, les conseils municipaux des 3 communes concernées ont toujours marché main dans la main avec l' écornifleur éolien...
  Mais l'intérêt principal de ce courrier réside dans les arguments avancés par TRIG. Voyons ce que sa communication met en avant, citations à l'appui :
«...  La remise en service du parc s’accompagnera de la mise en œuvre d’un plan de bridage acoustique renforcé, tel que présenté dans le dossier de demande d’autorisation environnementale. »
  Plus loin, il ajoute :
« ... La réglementation prévoit la réalisation d’un suivi acoustique dans un délai d’un an suivant la mise en service ou la remise en service de l’installation. TRIG (France) SAS s’engage à lancer rapidement cette campagne de suivi, et au plus tard dans un délai de six mois suivant la remise en service du parc éolien, soit dans un délai plus court que celui exigé par la réglementation. Cette campagne permettra notamment d’évaluer l’efficacité du plan de bridage acoustique renforcé mis en œuvre lors du redémarrage, au regard des conditions réelles de fonctionnement du parc et de son environnement sonore.  »
  À la lecture des 6 saisies — 5 avis, de  l'Autorité environnementale — MRAe, sur ce projet, aucune demande concernant le bruit1 — bridage acoustique, n'a été mentionné, sauf erreur de notre part. En revanche, l'Autorité a exigé à plusieurs reprises la mise en place d'un suivi environnemental rigoureux pour mesurer les impacts réels sur les oiseaux — notamment le Milan, et les chauves-souris. 
  Pour tenter de redorer son blason, le groupe TRIG vante l'organisation d'une campagne de suivi « au plus tard dans un délai de six mois suivant la remise en service du parc éolien, soit dans un délai plus court que celui exigé par la réglementation ». Bref, l' industriel se pose en élève modèle, censé devancer la loi... Or, il se trompe de cible ! Cette fameuse campagne sur-vendue par TRIG concerne uniquement le bruit — le suivi acoustique, et non le bridage écologique ou agricole pourtant réclamé pour la biodiversité ! Rappelons que l'article 12 de la réglementation ICPE — arrêté du 26 août 2011, rend obligatoire un suivi strict de l'impact sur la faune — mortalité des oiseaux et des chauves-souris. Or, cela fait des années que cet exploitant ne respecte pas cette obligation environnementale de base sur le site !
  Venir étaler sa communication sur le bruit pour masquer son non-respect prolongé du Code de l'environnement sur la faune sauvage... Quel culot !
 
1. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a aucun problème de bruit, loin de là. Mais dans le contexte actuel, là n'est pas la question ! 
 
  La décision de la cour administrative d’appel de Nancy du 30 décembre 2025 — lire en fin de billet, confirme que la MRAe a été saisie à 3 reprises dans le cadre de la procédure de régularisation : 
  • le 7 octobre 2024, 
  • le 16 juin 2025 
  • le 4 septembre 2025.  
  • Elle indique que l’avis définitif du 4 novembre 2025 conclut que le dossier demeure incomplet.
 Confirmation dans ces avis que les demandes de la MRAe ne concernent nulle le bruit des éoliennes ! 
1. avis délibéré n° 2021APGE80, en date du 20 septembre 2021 
 
 
 
 2. Avis délibéré n° 2024APGE132 du 7 septembre 2024 
 
 

 
 
 
 
 
 3. Avis délibéré n° 004815/A P du 4 novembre 2025
  
    Pour conclure sa « lettre aux maires », TRIG insiste :
« Par ces engagements, TRIG (France) SAS souhaite accompagner la remise en service du parc éolien du Haut-Vannier par une démarche de suivi et de dialogue dans la durée, permettant à la fois d’apprécier l’efficacité des nouvelles modalités de bridage acoustique et de conserver la capacité d’examiner les éventuelles difficultés qui pourraient être signalées par les riverains ou les acteurs locaux. »
  Comme vu plus haut, dans aucun de ses avis officiels, la MRAe, n'a soulevé de problème d'ordre acoustique pour ces 17 éoliennes. Et pourtant... c'est exclusivement sur la question du bruit que le groupe TRIG choisit aujourd'hui de communiquer !
  Une véritable stratégie d'esquive : le propriétaire de l'usine tente de rassurer sur un point qui n'est même pas remis en cause par la MRAe, tout en fermant les yeux sur les vrais manquements pointés par l'Autorité. 
 
Comprendre le bridage acoustique et le bridage écologique
  Le fonctionnement d’une usine éolienne peut être adapté afin de limiter ses effets sur l’environnement et les riverains. Cette adaptation est appelée bridage. Elle consiste à réduire la puissance d’une éolienne, à limiter la vitesse de rotation de ses pales ou, si nécessaire, à l’arrêter temporairement. Il existe différents types de bridage, dont deux principaux : le bridage acoustique et le bridage écologique.
  1. Le bridage acoustique → Protéger la tranquillité des riverains : il sert à limiter le bruit généré par les éoliennes pour respecter les seuils de décibels autorisés par la loi près des habitations, de jour comme de nuit. Le bruit d’une éolienne provient notamment du mouvement de ses pales dans l’air. Pour le réduire, son fonctionnement peut être adapté selon la vitesse et la direction du vent, l’heure de la journée et les conditions acoustiques prévues. Cela peut se traduire par une réduction de la puissance, l’utilisation d’un mode de fonctionnement moins bruyant ou, dans certains cas, un arrêt temporaire.
  2.  Le bridage écologique ou agricole  → Protéger les oiseaux et les chauves-souris. Il a pour objectif de réduire les risques de collision et de mortalité des animaux, notamment des oiseaux et des chauves-souris, appelées aussi chiroptères. Il peut être déclenché pendant des périodes particulières, en fonction de l’activité des espèces, de la saison, de l’heure ou des conditions météorologiques.
 Ainsi, nous sommes bien en présence de deux dispositifs aux objectifs distincts, qui peuvent à la rigueur se compléter mais pas se remplacer ! 
 
  En conclusion, le courrier aux maires passent sous silence ce que pourquoi la MRAe et la CAA de Nancy a sanctionné l'usine de 17 éoliennes : la mortalité des oiseaux et des chiroptères ! 
   
Pour compléter le dossier, vous trouverez ci joint, le délibéré de la Cour administrative d'appel de Nancy, qui récapitule tout l'histoire de cette usine de 17 éoliennes
 
  
 
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