La Cnil épingle "Direct Énergie" sur l'exploitation du compteur Linky

AFP
27 mars 2018


Commentaire : est-ce vraiment si surprenant?
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La CNIL a épinglé mardi Direct Énergie sur son utilisation du compteur électrique connecté Linky, suscitant les protestations du fournisseur d'électricité qui jure de sa bonne foi.

Concrètement, la CNIL reproche à Direct Energy de ne pas demander suffisamment clairement leur consentement à ses clients pour effectuer un suivi à la demi-heure de leur consommation, au lieu du standard suivi journalier.

Direct Energy a répondu qu'il "ne cachait rien à ses clients", mais a promis de modifier sa demande de consentement. "Si la CNIL veut qu'on précise des choses, on précisera", a indiqué son cofondateur et PDG Xavier Caïtucoli à l'AFP. Mais "nos clients comprennent ce qu'on leur demande, la preuve ils ne répondent pas tous +oui+" pour le suivi à la demi-heure. Selon lui, seuls 65% des clients l'acceptent en cochant la case idoine, et 35% ne le font pas."

Le compteur Linky, capable de suivre très précisément la consommation d'électricité de chaque foyer, fait l'objet de polémiques récurrentes, notamment sur le fait qu'il peut favoriser une intrusion dans la vie privée par l'étendue des informations auxquelles il a accès.

Plus de sept millions de compteurs numériques ont déjà été installés, mais ils sont contestés dans environ 300 villes et communes, notamment à l'initiative d'écologistes qui y voient la possibilité d'une sorte de surveillance des consommateurs.

La CNIL reproche à Direct Energie de demander simultanément à ses clients leur consentement sur deux points, la mise en service de Linky et la collecte des données de consommation à la demi-heure. Le client a "l'impression, erronée, qu'il choisit d'activer le compteur", alors qu'il "consent en réalité" à la collecte de ses données à la demi-heure, affirme la CNIL.

Par ailleurs, estime la CNIL, Direct Energie affirme que cette collecte doit permettre une facturation au plus juste, alors que la société ne propose pas en réalité d'offre basée sur la consommation horaire. "S'il y a des choses à préciser encore, on les précisera, Linky c'est nouveau", a commenté M. Caïtucoli.


Des offres adaptées aux consommateurs
Mais "n'alimentons pas une cabale contre Linky", a-t-il mis en garde, en estimant que ce compteur connecté permettait de fournir aux consommateurs des offres beaucoup plus finement adaptées à leurs habitudes de consommation. "Nous venons de lancer la semaine dernière une offre totalement nouvelle, les heures super-creuses" a-t-il indiqué. "C'est grâce à Linky, car pour pouvoir faire ces offres on a besoin des données de nos clients", a-t-il estimé.

Direct Energie a trois mois pour se mettre en conformité et revoir sa procédure de demande de consentement, faute de quoi l'entreprise pourra encourir une sanction pécuniaire pouvant aller jusqu'à 3 millions d'euros. Plusieurs centaines de milliers de clients sont concernés par ces consentements obtenus de façon non régulière, a précisé la CNIL.

La CNIL a publié sur son site internet (https://www.cnil.fr/fr/linky-gazpar-quelles-donnees-sont-collectees-et-transmises-par-les-compteurs-communicants) les obligations des distributeurs d'électricité et de gaz en matière de traitement des données issue des compteurs connectés Linky et Gazpar.

Par défaut, les données collectées par le gestionnaire du réseau de distribution sont des données de consommation journalières, soit la consommation globale du foyer sur une journée. Des données de consommation fines (horaires ou à la demi-heure) peuvent être collectées et transmises aux fournisseurs d'énergie, mais uniquement avec l'accord de l'usager.

Alors que l'inquiétude grandit chez les consommateurs sur la dissémination des données personnelles, Direct Energy assure en tout cas que les informations de consommation collectées ne sont jamais revendues à des tiers. "Personne ne nous a jamais sollicités pour nous les acheter et si nous avions été sollicités, nous ne l'aurions pas fait", a-t-il indiqué.





Politique climatique et électricité : lettre au Président Macron

http://environnementdurable.net

 
Voici attachée  la lettre adressée par courrier  au Président de la République pour l'alerter concernant  l'erreur stratégique majeure de consacrer l'argent public de la lutte contre le réchauffement climatique au  développement du  parc éolien français.

Cordialement
JL Butré

Lettre avec ARC

Mr Lionel Taccoen
ancien Président du comité consultatif de l'énergie auprès de la Commission Européenne

Mr Jean-Louis Butré
Président de la  Fédération Environnement Durable

Paris le 25 mars 2018
                           
                                 Monsieur le Président de la République,        
                       

Politique  climatique de la France et électricité                 

  Fin 2017, vous avez réaffirmé votre priorité pour la politique climatique de la France : baisse des émissions de gaz à effet de serre, lutte contre le réchauffement climatique. Or les émissions françaises augmentent depuis 2014, et nous constatons que cette évolution n'est pas fortuite. 

 Votre gouvernement vient de se doter d'un excellent instrument de pilotage de la politique climatique de la France : le "Suivi de la Stratégie Nationale Bas-Carbone". 
                    
Il est inscrit dans ce document qu’en 2017 la France a consacré 9,5 milliards d’euros d’argent public  pour le climat, dont la plus grande partie, 5,68 milliards, a été utilisé pour les nouvelles énergies électriques essentiellement le solaire et l’éolien. Pourtant le secteur de l'électricité n'est responsable que de 6% de nos émissions  totales et  les études du Réseau de Transport d'Electricité montrent que dans cette filière le gain possible supplémentaire est pratiquement nul. Ce qui pourrait être résumé par « Il n'est pas possible de décarboner un secteur qui ne contient pas de carbone ».
La conséquence est que les  secteurs responsables de presque la moitié des émissions, transport et bâtiment, ne reçoivent qu’une faible partie de cet argent public.         
Le "Suivi" mentionné plus haut montre un grave dérapage de leurs émissions, particulièrement catastrophique pour les bâtiments.

Cette stratégie est la cause première et durable de l'augmentation des émissions de gaz à effet de serre de la France.   

Plus précisément, l'argent pour le climat  ne devrait plus  privilégier les énergies renouvelables électriques,  comme par exemple l’éolien,  qui ne permettront pas d’atteindre les objectifs visés. Il devrait être transféré vers les autres renouvelables et l’efficacité énergétique, en ciblant particulièrement les transports et les bâtiments.    

Pour enclencher  efficacement une baisse des émissions françaises de gaz à effet de serre, indispensable à la crédibilité de la politique internationale de notre pays, et pour conforter votre action diplomatique dans un domaine essentiel à l'avenir de l'humanité, il paraît indispensable de redéployer les financements publics correspondants.    
Nous vous prions  d'agréer, Monsieur le Président de la République, l'expression de notre très haute considération.       
                           

                        Jean-Louis Butré                        
                              Lionel Taccoen   

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Vendée, Île d' Yeu : ce que l'on dit sur les éoliennes

 Collectif Neny

Extrait d'un grand dossier paru dans le Courrier Vendéen du 22 mars 2018 
En toute objectivité, nous avons beau chercher, le seul aspect positif pour l'île d' Yeu est mince : une compensation financière bien maigre à mettre en rapport avec les énormes profits escomptés par le consortium avec un tarif de rachat de l'électricité largement surévalué.
Très peu d'emplois bénéficieront hélas aux islais, car les conditions d'embauche pour les techniciens de maintenance ont été données et elles sont beaucoup trop drastiques (passer un diplôme allemand, maitriser l'anglais courant et surtout avoir de l'expérience dans l'éolien offshore, ce qui signifie accepter de s'expatrier pour aller travailler en Mer du Nord ou en Mer Baltique).

ÉLECTRICITÉ : NOS COUSINS BELGES FACE À LA SATURATION DE LEURS RÉSEAUX

 Mais comment nos amis belges en sont arrivés là ?    Jusqu' aux années 2000 , la Belgique est autosuffisante en électricité, voire même...