En janvier 2020, au milieu de la crise de la Covid-19, les conseils municipaux de Frécourt et de Bonnecourt avaient exprimé leur soutien à un projet de zone industrielle éolienne. Depuis, les élections municipales ont eu lieu, et les 85 électeurs inscrits à Frécourt ont dû faire un choix : reconduire le conseil sortant et, par conséquent, approuver le projet éolien, ou renouveler la majorité des élus pour s'y opposer.
Cependant, les électeurs n'ont pas eu réellement de choix, mais plutôt un embarras : seulement sept candidats se sont présentés pour les sept postes à pourvoir, avec deux nouvelles candidatures. Dans ces conditions, le conseil nouvellement élu n'a aucune raison objective de ne pas maintenir son soutien au promoteur du projet éolien.
Si les habitants de Frécourt souhaitent s'opposer à ce projet éolien, qui aura un impact durable sur leur vie quotidienne future, ils devront se constituer en association, en collaboration avec des personnes physiques ayant " intérêt à agir ".
L'intérêt à agir est de deux ordres :
personne physique : "...s’apprécie au regard des inconvénients et dangers que présente pour elles le projet d’ ICPE, compte tenu notamment de la situation de leur résidence par rapport au terrain d’assiette du projet et de la configuration des lieux. [...] le principal critère de l’intérêt pour agir contre une autorisation
relative à une éolienne est la distance par rapport au lieu de
résidence.... "
association : "... l’intérêt à agir s’apprécie au regard des inconvénients et dangers que présente l'installation classée pour les intérêts qu’elles défendent, compte tenu de leur objet statutaire, de leur ressort géographique et de la configuration des lieux. "
Conseil municipal 2020-2026 - Christine Brenier, professions libérales, - Hervé Godfroy, ouvriers qualifiés de type industriel, - Nicolas Morel, agriculteurs sur petite exploitation, - Xavier Régnier, artisans, - Vincent Richardot, ancien maire, agriculteurs sur moyenne exploitation, - Céline Brenier, techniciens, - Dominique Delaborde, maire, anciens cadres. En gras, les réélus en 2020
En revanche, les Vues imprenables sont curieuses de savoir ce que pense la nouvelle municipalité langroise, nouvellement élue, 2020, de l'éolien, en général, et de tous ces projets locaux, qui menacent l'ancienne capitale lingonne d'un encerclement à 360° ?
Toutes les éoliennes citées ci-dessous sont ou seront visibles depuis les remparts de Langres, DE JOUR COMME DE NUIT, lesclignotants rouges. Listes non-exhaustives !
Projets en instruction
Le Champ Florent, 8 éoliennes, Bourg,
En beauté, I0 éoliennes, Villegusien-le-Lac, Heuilley-Cotton,
Percey-le-Grand, I0 éoliennes, Haute-Saône,
Les trois provinces, 9 éoliennes, Champlitte, Haute-Saône,
Le Mont Jaillery, I9 éoliennes, Chassigny, Piépape et Dommarien,
Eole des Charmes, 9 éoliennes, Choilley-Dardenay,
Les Argillières, 6 éoliennes, Argillières, Haute-Saône,
Savigny, mât de mesures, 4 éoliennes,
Les Hauts de la Rigotte, 6 éoliennes, Charmes-Saint-Valbert, La Quarte, La Rochelle et Molay, Haute-Saône, actuellement refusé,
Les Chauvirey, 7 éoliennes, Chauvirey-le-Châtel et le-Vieil, Haute-Saône,
L’Europe de l’électricité va dans le mur. Sans se concerter, tous les pays européens ou presque ont adopté la même stratégie. Elle consiste à remplacer des moyens de production d’électricité dits pilotables par des renouvelables intermittents et aléatoires. En conséquence, selon une étude très récente et alarmiste, France Stratégie estime que dès 2030 et sans doute même avant le réseau électrique européen « ne pourra plus faire face à toutes les demandes de pointe moyenne ». En clair, les pénuries et les coupures seront fréquentes. Un appauvrissement généralisé. À son tour France Stratégie, organisme de prévisions rattaché aux services du Premier ministre, met en garde contre la fragilité grandissante des systèmes électriques en Europe. Ils sont victimes d’une stratégie presque généralisée sur le continent qui consiste à ne cesser de diminuer les capacités de production électrique dites pilotables pour les remplacer par des renouvelables intermittentes et aléatoires. L’objectif, louable, est de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Mais il ne sera jamais atteint si les systèmes électriques sont incapables de répondre à la demande et de faire face à des besoins d’électricité qui ne peuvent qu’augmenter. En tout cas, à force de ne pas vouloir admettre les fragilités créées par les renouvelables, France Stratégie prévoit qu’en cas de forte demande et de situations exceptionnelles, le système sera incapable de faire face. Cela créera au mieux des pénuries fréquentes, des coupures de courant et au pire des black-out. L’Europe vient déjà d’échapper le 8 janvier dernier à un black-out et la situation devrait devenir encore plus difficile à gérer d’ici 2030. Avec tous les problèmes de sécurité que cela pose…
«L’électricité ne se stocke pas ou très mal…» France Stratégie rappelle dans son étude publiée le 15 janvier que « les bons choix technico-économiques doivent avoir été effectués de telle sorte que le système électrique ait une composition, un «mix», en adéquation avec la consommation qui, rappelons-le, varie en permanence, alors que l’électricité ne se stocke pas, ou très mal, ou à des coûts encore très élevés. » L’organisme ajoute que les systèmes électriques européens étant interconnectés, c’est à cette échelle qu’il faut analyser les capacités de production. Et la situation est préoccupante. Si une concertation européenne existe sur le plan technique, il n’y a aucune coordination entre les politiques et les choix de modes de production de l’électricité. Chaque Etat membre ne se soucie que de sa stratégie propre. Et plus grave encore, chacun compte sur les autres pour lui permettre de faire face aux insuffisances de son propre système électrique… Quand tout le monde parie exclusivement sur les renouvelables, l’interconnexion européenne ne fait qu’amplifier les risques… Au total, plus de 110 GW de puissance pilotable devraient être retirés du réseau européen d’ici 2030-2035. Ils se répartissent en 23 GW de nucléaire, dont environ 13 GW en France et 10 GW en Allemagne, 70 GW de charbon/lignite, dont environ 40 GW en Allemagne, et 10 GW de gaz ou fioul. Si l’Allemagne et la France totalisent près des deux tiers de ces déclassements, la Belgique, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne ont fait des choix similaires. Dans le même temps, les capacités installées en ENRi (Energies renouvelables intermittentes) deviendront très importantes. Avec environ 400 GW, elles devraient dépasser peu après 2025 celles des moyens conventionnels : grand hydraulique inclus. Mais 1 GW d’ ENRi n’a en fait rien à voir avec 1 GW de puissance pilotable car sa capacité à être mobilisé lors des situations de tension du système électrique n’est pas du tout garantie. Elle dépend du vent et du soleil. Pour France Stratégie, les risques sont considérables. « Dès 2030 et vraisemblablement à une date plus rapprochée, si les tendances actuelles se maintiennent, les seuls moyens pilotables ne seront pas en mesure de satisfaire toutes les demandes de pointe moyennes...».
La France se trouvera dans une situation particulièrement fragile et pas seulement en hiver Et comme le problème est européen, il n’a strictement rien à voir, comme l’affirme et le répète pourtant Barbara Pompili, la ministre de la Transition écologique, avec le fait que la France a un système électrique dominé par le nucléaire. Il s’agit même d’un facteur de stabilité à l’échelle européenne. Mais il est difficile pour les écologistes de renoncer à ce qui est leur identité et leur origine, à savoir le combat contre le nucléaire, même si cela met à mal la stratégie pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. En France, les situations de tension se produisent aujourd’hui généralement lors des pointes de consommation, qui, en raison de la proportion importante de chauffage électrique, ont lieu les soirs d’hiver. Mais elles pourraient devenir bien plus fréquentes. «Les situations de tension pourront donc également survenir lors des creux de production, en particulier éolienne, et cela en toute saison et à toute heure de la journée. Ce que l’on nomme « paysage de défaillance » est donc susceptible d’évoluer dans les prochaines années, mettant à l’épreuve les solutions traditionnellement disponibles… », écrit France Stratégie. La France en fermant une partie de son parc nucléaire et en interdisant le fonctionnement des centrales thermiques se retrouvera dans une situation particulièrement à risques. « Sans développement de flexibilités supplémentaires, notre pays devrait alors compter sur les importations, sachant qu’au niveau européen les marges sont également négatives, qu’il ne sera pas toujours possible de compter sur les importations pour boucler l’équilibre offre-demande, et, faut-il le rappeler, que tous les pays ne pourront pas importer en même temps 100% de leur capacité d’interconnexion », conclut France Stratégie. On peut d’ores et déjà dire que le niveau de risque en matière d’approvisionnement en électricité, fixé par l’Etat et défini dans la PPE (Programmation pluriannuelle de l’énergie) d’avril 2020, de trois heures par an, est totalement irréaliste.
Un débat indispensable et pourtant occulté France Stratégie appelle à une prise de conscience rapide et met en garde «… sur les nombreux arrêts de centrales pilotables, au charbon ou nucléaires, actuellement programmés et dont les conséquences concrètes semblent assez peu intégrées dans le débat public… les solutions en termes de pilotage et de maîtrise de la demande, de capacités de stockage et, plus généralement, de flexibilité et d’intégration au réseau restent à l’heure actuelle insuffisamment développées. ». « Alors que l’électricité est un bien particulier, essentiel à la continuité de la vie de la Nation, la situation du système électrique réclame à moyen terme des mesures ambitieuses pour garantir un accès fiable et abordable à une électricité décarbonée.» Cette réflexion est d’autant plus nécessaire que pour mener la transition, l’électricité devra satisfaire une part croissante des besoins en énergie. En France, l’électricité assure aujourd’hui près de 25% de la demande finale d’énergie et devra en satisfaire 54% en 2050. L’Union européenne affiche pour sa part un objectif de 50%. On n’en prend pas vraiment le chemin…
L'écologie politique ne représente qu'une minorité dans le corps électoral français. Pour preuve, ses résultats successifs à l'élection majeure qu'est la présidentielle et ce, depuis 1974, et la première candidature affichée " écolo ", celle de René Dumont : 0.84%. Depuis cette première participation, le meilleur score a été celui de Noël Mamère avec ses 5.42%, en 2007. En 2017, même en s'alliant à Benoît Hamon, PS, elle n'obtient qu'un pitoyable... 6.36%. La moyenne " présidentielle " se situant entre 2 et 3%! Malgré tout, cette minorité politique, à l' anti-nucléarisme viscéral, comme l' Union européenne dirigée par l' Allemagne, s'est avérée suffisamment influente auprès des différents présidents de la République et des gouvernements successifs quand il s'est agit de faire des choix décisifs en matière de politique énergétique ; quitte à affaiblir l'indépendance énergétique de la France, à fragiliser le service rendu et à renchérir la facture pour les particuliers et entreprises. Rappel : ; liste non exhaustive...
1981 : abandon du projet de centrale nucléaire à Plogoff, Finistère, par le nouvellement élu président de la République : François Mitterrand, PS ; Ministre de l'Environnement : Michel Crépeau, Mouvement des radicaux de gauche (MRG) ; premier ministre : Pierre Mauroy, PS.
1997 : abandon du projet Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration (Astrid) : projet de prototype de réacteur nucléaire français de quatrième génération porté par le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) : ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement : Dominique Voynet, Verts ; premier ministre : Lionel Jospin, PS.
2000 : loi 2000-108 relative à la modernisation et au développement du service public de l'électricité et du gaz : ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, Dominique Voynet, Verts ; premier ministre : Lionel Jospin, PS.
Elle introduisait notamment :
L'activité de fourniture d'électricité est ouverte à la concurrence, art. 22,
L'obligation d'achat de l'électricité d'origine renouvelable par EDF est instituée, art. 10,
La Commission de Régulation de l'Energie est créée, art. 28,
La CSPE est instituée, art. 5...
2010 : La loi NOME, Nouvelle Organisation du Marché de l’Électricité : ministre de l'Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement (MEDDTL) : Nathalie Kosciusko-Morizet, RPR/UMP/LR ; premier ministre : François Fillon, RPR/UMP/LR.
Ses objectifs :
Pallier le déficit de concurrence en améliorant l'accès des fournisseurs alternatifs à la production nucléaire historique (ARENH)
Assurer le financement du démantèlement des centrales nucléaires d'EDF
Garantir un prix juste pour le consommateur final.
Si les syndicats et EDF y étaient fortement opposés, estimant que cette loi allait détruire le système électrique français et brader les actifs d'EDF, au contraire, le gouvernement Fillon, la Commission européenne et les fournisseurs alternatifs la soutenaient au prétexte que ses diverses mesures favoriseraient une concurrence équilibrée sur le marché français.
2015 : loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, comprenant la réduction de 75 % à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’électricité à l’horizon 2025 : ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat : Ségolène Royal, PS ; premier ministre : Manuel Valls, PS.
2017-2020 : fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim :
2017 : signature du décret prévoyant l'arrêt en 2018 : ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer, chargée des Relations internationales sur le climat : Ségolène Royal, PS ; premier ministre : Bernard Cazeneuve, PS.
2018 : report de la fermeture en 2020 : Emmanuel Macron, président de la République : ex PS, 2006-2009 ; ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire : François de Rugy, Groupe écologiste (Eco)/Groupe socialiste et apparenté (SRC)/LREM/Démocrates et progressifs (DP) ; premier ministre : Edouard Philippe, PS, années 1990, RPR/UMP/LR/Horizons.
2020 : mise à l'arrêt, définitive? : ministre de la Transition écologique et solidaire : Elisabeth Borne, LREM, premier ministre : Edouard Philippe, PS, années 1990, RPR/UMP/LR/Horizons.
Et l'histoire n'est malheureusement pas finie... Voire les taxe carbone et systèmes d’échange de quotas, la voiture électrique, l'autoconsommation, la colonisation éolienne, terre et mer, les usines de méthanisation, les Zones à faibles émissions (ZFE), etc. Quand on fait le compte des victoires politiques remportées par le "petit mousse" écolo, qui sont autant de défaites pour la France et les citoyens, on veut encore espérer que celui-ci ne deviendra jamais le capitaine du navire...
Yannick Jadot lors d’une visite à l’usine de Château-Feuillet pour soutenir les salariés en grève, à La Léchère (Savoie), le 30 septembre 2021. PHILIPPE DESMAZES / AFP
Lors du débat entre Yannick Jadot et Sandrine Rousseau, les deux candidats écologistes ont réaffirmé leur détestation de l’électro-nucléaire. Soit. Mais au prix d’un festival de désinformations. Listons en quelques unes. « Cela fait 30 ans que l’on aurait pu débattre sur le nucléaire. Il y a une communication de l’Etat et d’EDF qui a tué le débat ». Yannick Jadot. Le propos de Yannick Jadot est pour le moins stupéfiant. Depuis le choix nucléaire de 1974, confirmé en 1981 sous Mitterrand, ce sujet s’est toujours taillé une place de premier plan dans la vie publique. Des milliers d’articles de presse, de tracts, des manifestations, contre en général, des prises de positions à chaque élection nationale… c’est le sujet énergétique qui a le plus mobilisé le débat public. Et depuis bien plus que 30 ans, si l’on se souvient des vifs débats des années 1974-1980. Mais peut-être que Yannick Jadot est-il trop jeune pour se souvenir des manifestations contre le projet de centrale nucléaire à Plogoff en Bretagne à la fin des années 1970. Quant à la communication de l’Etat et d’EDF qui aurait « tué le débat », on ne peut qu’ironiser sur son inefficacité en observant ce résultat d’enquête sociologique montrant que la majorité des Français ignorent que le nucléaire est, en France tout au moins, l’électricité la moins carbonée possible : 6 grammes par kWh produit et qu’une majorité d’entre eux – écrasante dans deux cas : les jeunes et les personnes opposées à l’usage du nucléaire pour l’électricité – croient que les centrales nucléaires émettent beaucoup de gaz à effet de serre
Cette enquête IPSOS montre que 44% des Français opinaient, en 2017, que les centrales nucléaires émettent « beaucoup » de gaz à effet de serre. Ce pourcentage monte à 63% chez les 18/24 ans et à 75% chez les personnes tout à fait « contre » l’usage du nucléaire pour l’électricité.
« Les déchets, après 50 ans de nucléaire, on ne sait toujours pas quoi en faire ». Yannick Jadot. Yannick Jadot est certes député européen, mais cela ne devrait pas l’empêcher de se renseigner sur les lois françaises. En 2006, le Parlement a voté une loi qui retient la solution de l’enfouissement géologique profond pour les déchets nucléaires de Haute activité et à vie longue (HAVL) et ceux dit de Moyenne activité et à vie longue (MAVL) qui concentrent plus de 99% de la radioactivité issue des centrales nucléaires. En 2016, le Parlement a voté une nouvelle loi qui précise cette solution, sous la forme du projet CIGEO, prévu dans la couche géologique d’argilite, à 500 mètres de profondeur, près du laboratoire souterrain exploité par l’ ANDRA depuis 2005 à la frontière de la Haute Marne et de la Meuse. Cette nouvelle loi décrit les modalités de création de cette installation et en prévoit la réversibilité jusqu’à la fin du processus d’enfouissement des déchets actuels et futurs des réacteurs existants : EPR de Flamanville compris. L’ignorance de Yannick Jadot d’un projet aussi important pour la sécurité des populations ne plaide pas en faveur de sa capacité à exercer la haute responsabilité à laquelle il prétend.
L’emplacement de la centrale nucléaire de Maine Yankee dans son état actuel : le retour à l’herbe.
« Aujourd’hui, vous avez des énergies renouvelables qui sont deux fois moins chères que le nucléaire ». Yannick Jadot. C’est presque vrai… sauf que cela ne l’est que pour l’électricité produite par les barrages hydrauliques et comme personne n’imagine qu’on va noyer de nouvelles vallées pour en construire en France, ce n’est pas de cela que parle Yannick Jadot. Mais c’est faux pour ce qui concerne l’électricité nucléaire produite en France comparée à l’électricité éolienne et encore plus photovoltaïque.C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elles sont massivement subventionnée, environ 120 milliards d’euros pour les contrats signés avant décembre 2016 selon la Cour des Comptes et on ne peut que conseiller à un candidat à la Présidence de la république de lire les rapports de la Cour des Comptes ou du moins de se le faire résumer, comme ici par votre serviteur, L’ordre de grandeur des subventions à l’éolien et au photovoltaïque est de 6 milliards d’euros par an actuellement, pour une production électrique intermittente et très limitée. Pour une étude récente du coût de production de l’électricité nucléaire, lire ici. Par ailleurs, les partisans des ENRI se contentent des coûts de fabrication et d’installation des éoliennes et panneaux solaires, en oubliant, volontairement, que ce qu’il faut compter c’est le coût du système électrique, or pallier l’intermittence des énergies renouvelables éoliennes et solaires présente un coût qui croît au fur et à mesure de l’augmentation de leur part dans le mix électrique.
« L’ EPR en chine, ils ont été obligés de le fermer parce qu’il fonctionne mal ». Yannick Jadot Il y a 2 réacteurs EPR en fonctionnement en Chine. L’un d’entre eux a battu dès sa première année pleine de fonctionnement le record du monde de production d’électricité par un réacteur nucléaire sur 12 mois. Il est a l’arrêt actuellement pour étudier pourquoi quelques un de ses crayons de combustibles? sur plus de 40 000? présentent une légère fuite de gaz radioactifs sans conséquence pour l’environnement. Un problème classique sur les réacteurs nucléaires. Le second fonctionne. Soyons honnête, sa compétitrice Sandrine Rousseau en a fait des tonnes elle aussi. Mais pour ne pas être trop long, en voici deux exemples seulement.
« Il y a des études de l’Ademe, RTE, Negawatt. Toutes disent que l’on peut sortir du nucléaire, et avoir un mix énergétique complètement renouvelable » Sandrine Rousseau . Les études de l’Ademe, ici une analyse critique, et de RTE ne portent pas sur le mix énergétique mais sur le mix électrique uniquement. Elles montrent surtout que l’hypothèse de commande de ces études – un choix a priori 100% renouvelable – montre que la sécurité d’approvisionnement n’est pas assurée, notamment avec la perspective de l’électrification des transports. Le rapport de RTE liste quatre conditions à réunir pour qu’un très fort pourcentage d’ ENRI, le I de Intermittent, ne soit pas incompatible avec la qualité et la quantité d’électricité nécessaires :
la compensation de la variabilité des ENR,
le maintien de la stabilité du réseau,
la reconstitution des réserves et des marges d’approvisionnement,
une évolution importante du réseau.
Ces quatre conditions n’existent pour l’instant nulle part ensemble pour un pays de la taille de la France. Les technologies qui permettraient d’accéder aux conditions 1, 2 et 3 n’ont pas été démontrées à cette échelle pour le cas français. Quant à leur coûts, ils ne sont pas estimés par le rapport, mais seraient évidemment élevés. Comme le précise le Président de RTE Xavier Piechaczyk : « Pour se diriger vers un mix à très fortes parts d’ ENR variables, bien qu’il n’y ait aucune barrière technique infranchissable a priori, il faut regarder les faits scientifiques, techniques et industriels : il reste beaucoup de sujets à résoudre. » Sur les coûts, le rapport de RTE est presque muet. Il précise dans son introduction que « l‘évaluation économique de ces différentes conditions dépasse le cadre de ce rapport. » La seule indication donnée par le rapport sur l’évaluation de ces coûts devrait donner des boutons aux militants du solaire et de l’éolien, car elle démolit leur argument comptable favori : le LCOE. Autrement dit, c’est un acronyme en anglais, le coût moyen de l’électricité par technologie. Voyez comme le coût de fabrication des éoliennes et surtout des panneaux solaires s’écroulent !, s’enthousiasment-ils. Or, avertit le rapport, le LCOE n’est pas capable de compter « l’ensemble des coûts associés à une part élevée d’ ENR, dont ceux liés au stockage, à la flexibilité de la demande et au développement des réseaux. L’analyse montre que ce type de coûts pourrait être important après 2035». Pourquoi 2035 ? Parce que cette date correspond à un objectif de 40% d’ ENR dans le mix électrique. Une manière de souligner que les vrais gros problèmes commencent là.