SOURIEZ, VOUS ÊTES FILMÉS... MÊME AU SUPERMARCHÉ

  Au nom de la protection et de la sécurité de nos vies face aux menaces grandissantes du monde, les dirigeants démocrates restreignent progressivement nos libertés et notre droit à circuler librement, dans l'espace public. En effet, la surveillance omniprésente ne se limite plus aux rues, aux lieux et réunions publics, elle s'étend désormais aux... supermarchés ! Espérons que les images capturées dans ces lieux ne se retrouvent pas sur les réseaux sociaux, car cela pourrait nous faire perdre toute dignité dans cet acte aussi simple que de pousser un chariot de courses !...[i]
  " ...Or, c'est bien ici que réside l’illusion politique : croire que le citoyen par la voie politique pourrait maîtriser ou contrôler l'État, pourrait le changer. (...) la démocratie n'est plus un moyen de contrôler le pouvoir, mais un moyen d'encadrer les masses... "
  ELLUL Jacques, L'illusion politique, Éditions de la Table Ronde, Paris, I965.
 
[i]. Le chariot de notre supermarché a été inventé en I937, par GOLDMAN Sylvan, I898-I984, Américain, épicier de l’Oklahoma; c’était une structure pliable qui permettait de transporter deux paniers, l’un en haut, l’autre en bas.
 

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Veesion et surveillance en supermarchés : vraie illégalité, faux algorithmes ?

 Le vendredi 21 juin, le Conseil d’État a rendu une ordonnance de référé passée presque inaperçue concernant Veesion, la start-up française de surveillance algorithmique des « vols » en supermarchés. Bien qu’il s’agisse d’une procédure toujours en cours —l’affaire doit encore être jugée au fond, la justice administrative a conforté ce que nous soulignons depuis 3 ans : l’illégalité du logiciel conçu par la start-up de surveillance.
  Autre fait passé inaperçu : la délocalisation à Madagascar d’une partie de travail de Veesion — et la possible remise en cause de l’authenticité de son algorithme.
  La surveillance algorithmique, ce n’est pas que pour nos rues, villes, espaces publics. Comme les caméras, ces dispositifs de surveillance s’étendent, se normalisent et s’insinuent petit à petit dans nos quotidiens. Veesion est une start-up française qui vend un logiciel de surveillance algorithmique pour soi-disant détecter les vols en supermarché.
  Concrètement, il s’agit d’installer sur les caméras des supermarchés un algorithme repérant des gestes considérés comme suspects pour détecter les « mauvaises intentions de possibles voleurs à l’étalage » : pour reprendre l’expression d’un publi-reportage de la société par le journal d’extrême-droite le JDD.
  L’objectif est purement financier : promettre à ses clients — des grandes ou petites surfaces — une réduction de « plus de 60% des pertes liées au vol à l’étalage » et de sauver « 1 à 3% du chiffre d’affaires » qui leur serait subtilisé. Dans sa présentation en 2021 — sur un post Medium aujourd’hui supprimé, le créateur de Veesion allait plus loin : son logiciel devait protéger la grande distribution des troubles sociaux à venir du fait de la détresse sociale, comprendre : protéger les grandes surfaces des populations pauvres poussées au vol par la situation économique.
  Le problème est double. Non seulement, Veesion se vante de faire du business sur la détresse sociale mais leur logiciel est également illégal. D’autant qu’il n’est pas certain que cet algorithme existe réellement.
 
Une start-up multiprimée, subventionnée… et purement illégale
  La Quadrature du Net avait tiré la sonnette d’alarme dès le début : en surveillant les gestes de ses clients, la start-up analyse des données comportementales — dites biométriques — particulièrement protégées au niveau du droit français et européen. Un tel traitement est par principe interdit par l’article 9 du RGPD et l’article 6 de la loi Informatique et Libertés, et les exceptions à cette interdiction sont strictes. Or, aucune de ces conditions n’est applicable au dispositif de Veesion, qui bafoue donc cette interdiction.
  Nous n’étions pas les seul·es à relever l’illégalité de Veesion : la CNIL l’avait dit, via plusieurs médias, — en se fondant sur un motif d’illégalité différent, tout comme le ministère de l’intérieur. Même Veesion le savait. Bref, tout le monde savait que le logiciel développé par Veesion ne respectait pas le droit en vigueur : pour plus de détails, voir notre analyse de 2023.
  Veesion n’a pourtant pas semblé être inquiétée le moins du monde. Pire encore, ces dernières années, elle attire des subventions, reçoit des prix, fait de la publicité dans les journaux, récupère des centaines de clients… Sur son site, Veesion parle même de milliers de commerçants. Un des co-fondateurs, Benoît Koenig, passe sur les plateaux de BFM, affirmant la légalité de son dispositif. En mars 2023, la start-up lève plus de 10 millions d’euros. En juin 2024, elle annonce plus de 150 salariés et plus de 8 millions de chiffre d’affaires. 

Le capitalisme de surveillance n’a pas peur du droit
  Après plusieurs années d’indécence, la récente ordonnance du Conseil d’État vient révéler que la CNIL a engagé une procédure contre Veesion en raison de l’illégalité de son logiciel. La CNIL a notamment souhaité en alerter l’ensemble de ses clients en obligeant à afficher dans les magasins concernés une information sur une telle infraction à la loi. Veesion a essayé de faire suspendre en urgence cette procédure et le Conseil d’État a rejeté la requête le 21 juin dernier.
  Prenons les bonnes nouvelles où elles sont : c’est un petit coup d’arrêt à la vidéosurveillance algorithmique dans les supermarchés. À la veille des Jeux Olympiques, célébrations de la normalisation de l’ algorithmisation de la surveillance publique, c’est un point positif à conserver.
  Difficile néanmoins d’être entièrement convaincu·es.
  Si nous n’avons pas accès à la décision de la CNIL, il est fort probable que celle-ci ait considéré le logiciel de Veesion illégal uniquement parce que les client·es des magasins ne peuvent pas s’opposer au traitement de leur image. Ce motif d’illégalité était déjà rappelé par la CNIL dans sa position de 2022 sur la VSA mais nous parait très limité sur le plan politique. C’est en effet une bien faible victoire qui empêche de remettre en cause le fondement même de l’algorithme et son aspect disproportionné et problématique. Non seulement la décision du Conseil d’État est une décision prise dans une procédure d’urgence, — il reste à attendre la décision sur le fond de l’affaire qui arrivera dans plusieurs mois, — et, de surcroît, Veesion a annoncé depuis que la CNIL avait pour l’instant suspendu sa décision en attente de nouveaux éléments de la part de l’entreprise.
  Cette décision ne mettra de toute façon pas à terre plusieurs années de normalisation de ce logiciel. Personne ne demandera aux fondateurs de Veesion et à leurs associés de rembourser l’argent qu’ils ont touché sur leur business sordide. Personne ne viendra compenser les droits et libertés des personnes qui auront été espionné·es ou identifi·eés par cet algorithme. Alors même que les garde-fous contre la surveillance s’amenuisent petit à petit, les maigres barrières qui nous restent sont allégrement méprisées par ces entreprises de surveillance.
  C’est d’ailleurs sans aucun doute une stratégie réfléchie, avec laquelle l’écosystème du business numérique s’accorde bien : normaliser une pratique illégale pour créer et asseoir un marché puis attendre du droit qu’il s’adapte à un état de fait, arguant de la création d’emplois et de l’innovation apportée. Lors de la consultation publique lancée par la CNIL sur le sujet en 2022, Veesion plaidait pour sa cause et expliquait à quel point cela serait un drame économique que de freiner cette technologie, sans jamais questionner ses conséquences sur les libertés.
  Veesion semble être aussi passée à autre chose et cherche déjà à s’exporter aux États-Unis où le droit à la vie privée et la protection des données personnelles sont encore moins respectés. Médiatiquement, la décision du Conseil d’État ne semble aussi faire que peu de bruit, — alors même que les supermarchés clients de Veesion sont nombreux, comme Carrefour, Leclerc ou Biocoop. 

Délocalisation de la surveillance en supermarché à Madagascar

  Un autre problème pour Veesion a été soulevé par les recherches effectuées par deux sociologues, Clément Le Ludec et Maxime Cornet, chercheurs à Télécom Paris, spécialistes sur le domaine de l’intelligence artificielle. Dans un article sur France Info passé lui-aussi relativement inaperçu, décidément, les deux chercheurs sont revenus sur la sous-traitance à des travailleur·euses sous-payé·es dans des pays comme Madagascar par l’écosystème de l’IA. Les chercheurs s’inquiètent en particularité de la précarité de ces « travailleurs en bout de chaîne ».
  L’article de France Info va plus loin : des personnes ayant été employées à Madagascar pour une société semblable à celle de Veesion disent avoir pour travail de repérer des vols en supermarchés directement sur le flux de vidéosurveillance des magasins : « Notre objectif c’est de trouver les vols. Ce sont eux qui envoient les vidéos, nous on les traite juste. En direct, en temps réel. Nous on envoie juste l’alerte et eux ils font l’arrestation des suspects ». Même si la société s’en défend, Veesion elle-même ne semble pas chercher à Madagascar des personnes pour améliorer un algorithme existant, mais au contraire pour « signaler des vols (…) dans les magasins le plus rapidement possible » ou pour « avertir le magasin d’un comportement douteux ».
  En d’autres termes : il est possible que, pour une partie des clients de Veesion, il n’y ait pas vraiment d’algorithme pour repérer des comportements suspects dans un supermarché… mais seulement un·e travailleur·se précaire à l’autre bout du monde chargé·e de visionner le flux de caméra en direct et de repérer « à la main » ces gestes suspects, en imitant l’algorithme. En somme, la fable du turc mécanique.
  Cela rejoint le travail des mêmes chercheurs publié en 2023 concernant une société de surveillance en supermarché non explicitement nommée mais qui ressemble beaucoup à Veesion. Clément Le Ludec et Maxime Cornet révèlent, concernant cette société, que les personnes employées à Madagascar « agissent avant tout comme des agents de sécurité à distance, détectant les vols presque en temps réel ».
  À noter que Veesion s’appuie sur une double exploitation. Si une grande partie repose sur des personnes exploitées à Madagascar, les caissières et caissiers deviennent aussi des « travailleurs du clic ». Comme l’avait écrit lundimatin dans son article sur l’entreprise, le gérant du magasin conserve en effet le détail des interactions sur les écrans des employé·es, afin de vérifier leur réactivité aux alertes du logiciel : « Libre à lui alors de sommer ses employés d’être plus attentifs aux alertes de la machine en cas de non-retour de leur part ».
  Il y a dans la société Veesion le concentré des dérives des start-ups sur le marché du numérique : banalisation des technologies de surveillance, non-respect affiché du droit, dépendance à de la main d’œuvre exploitée à l’autre bout du monde, et forte approximation autour de l’effectivité de son logiciel. Un tel exemple vient interroger l’effectivité du droit comme encadrement. Ces entreprises ne le respectent pas et récoltent pourtant une importante aide financière et médiatique.
  Quand un cadre juridique n’est ni respecté par les entreprises concernées, ni appliqué par l’autorité qui en est responsable, — ici, la CNIL agit mollement plusieurs années après la mise en œuvre du logiciel, c’est bien l’interdiction explicite de ces systèmes de surveillance qui doit primer.
 
  Alors pour agir et vous informer contre la VSA, rendez vous sur laquadrature.net/vsa ou aidez-nous si vous le pouvez en nous faisant un don
 
 
  Cet article est l'œuvre de la source indiquée. Les opinions qui y sont exprimées ne sont pas nécessairement celles de Les vues imprenables et PHP.  
 


BONNECOURT-CHAUFFOURT : AU CŒUR DE L'ÉTÉ, MADAME LE PRÉFET AUTORISE L'USINE DE 6 ÉOLIENNES

 
 
Et d'un !...
  Par un hasard que nous ne qualifierons pas, pour le coup, d'heureux, il n'y a aucune parution sur le site officiel de la préfecture au moment où votre serviteur rédige ce billet,[i] les Vues imprenables viennent d'apprendre que le projet canadien d'usine éolienne[ii] a été autorisé par madame le préfet. Cette décision, sombre pour tous les défenseurs du Pays de l'eau, coïncide, avec un peu d'avance, avec la première année de présence de PAM Régine sur notre territoire.[iii] Elle ne vous en voudra pas de ne pas lui souhaiter un bon anniversaire... en attendant son futur prochain départ dans les mois à venir, pour une promotion en Martinique ?[iv]

[i]. L'arrêté préfectoral n° 52-2024-07-00087 , en date du 4 juillet 2024 est apparu sur le site officiel de la préfecture le... 18 juillet !...
[ii]. À ne pas confondre avec celui de la société Éléments, non déclaré en préfecture, qui a reçu l'avis favorable du conseil municipal; celui-ci lui a même trouvé un petit nom de baptême : " Éolien du Verne ", lire ci-devant, jhmQuotidien, 2023 07 22

 
[iii]. Elle a été nommée le 13 juillet 2023.
[iv]. Pour rappel, la durée moyenne de mandat d'un préfet en poste dans un département est de 18 mois.

  Le projet a été autorisé malgré la présence de 6 nids de milan royal à moins de 3 km, signalés par la Ligue pour la protection des oiseaux, L.P.O. lors de l'enquête publique. À ce propos, la mauvaise foi, pour ne pas dire plus, de la préfecture apparaît en pleine lumière : l'arrêté précise que l'exploitant sera chargé d'une étude sur le comportement du Milan royal qui, en autres, devra déterminer " la location des indices de reproduction du Milan royal dans un rayon de 10 km autour du parc éolien " Or, toutes ces informations, et bien d'autres, ont déjà été fournies par la L.P.O.
 

   Outre les dommages écologiques irréparables causés à la faune et à la flore, ce projet aura un impact dévastateur sur les cigognes noires, dont le couloir de migration et les sites de nidification seront gravement perturbés. Il faut également souligner l'impact visuel intolérable que cette infrastructure aura sur le paysage depuis Langres et ses environs. Et ce ne sera qu'un début, car d'autres conséquences néfastes sont à prévoir.
  Car, il ne fait aucun doute que si ce projet est définitivement autorisé et construit, la porte sera alors grande ouverte pour le lobby éolien sur le secteur ! Et soyez-en sûrs, les écornifleurs du vent ne manqueront pas d'en profiter !...
  À noter qu'à la lecture de cet arrêté, seuls les avis positifs sont mentionnés noir sur blanc ! C'est le cas pour l'Armée de l'Air, pour la Direction générale de l'aviation civile, pour la Commission départementale de la nature, des paysages et des sites : CDNPS[i]; ainsi, le réquisitoire sévère de la Mission régionale d'autorité environnementale, MRAe, est " pudiquement " résumé par : " Vu l'avis de l'autorité environnementale !..." Chacun jugera...
   Le temps des recours est venu. Au-delà de la contestation déterminée des associations locales et, peut-être, de celles des défenseurs des oiseaux et de la Nature, telle que Nature Haute-Marne ?, quelle sera l'attitude des communes qui ont émis un avis défavorable lors de l'enquête publique ? — voir ci-devant. Et qu'en sera-t-il de la Communauté du Grand Langres, qui a émis également un AVIS DÉFAVORABLE, après l'enquête publique ? Et de la municipalité de Langres
 
 
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https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEj4xRwA-FjtZ72OGvNfnORXoUMo-kkk0iWWfZv7pJkDFzdS9WsX1cotVikbnJXhXEYOmbRnibtCy-_db9_G9rViPcQUHZxtmHzGMysmuvDatO8Dd8oyJiJi1LxeuRy9tq84uM4bSZwg0qfWBj8Thqpe_SJcCQq-ENV2f8vnNogyc7a2nAzIFTJSn-N8S_nF/w640-h442/bonnecourt%20ce7.png

  Source
 
[i].  " Composition et attributions
  Cette commission se réunit en six formations spécialisées présidées par le préfet ou son représentant, et composées à parts égales de membres de chacun des quatre collèges :
  • un collège de représentants des services de l’État, membres de droit;
  • un collège de représentants élus des collectivités territoriales et, le cas échéant, de représentants d’établissements publics de coopération intercommunale;
  • un collège de personnalités qualifiées en matière de sciences de la nature, de protection des sites ou du cadre de vie, de représentants d’associations agréées de protection de l’environnement et, le cas échéant, de représentants des organisations agricoles ou sylvicoles;
  •  un collège de personnes compétentes dans les domaines d’intervention de chaque formation spécialisée.
    Les membres de chaque formation spécialisée sont désignés par arrêté préfectoral, pour une durée de trois ans. "
  Source.

   À suivre...

EN AVANT TOUTES !

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LES RESTES D'UNE PALE ÉOLIENNE S'ÉCHOUENT SUR UNE DES PLAGES DE NANTUCKET, ÉTAT DU MASSACHUSETTS

  • Nantucket : l'île américaine de Nantucket se trouve dans l'océan Atlantique, à environ 2I kilomètres au sud de la péninsule de Cape Cod et à environ I00 kilomètres au sud-est de Boston, État du Massachusetts.
 Nantucket : site officiel
  • Vineyard Wind : à terme, la plus grande usine en mer des États-Unis, avec 62 machines; aujourd'hui, I9 installées, I0 sont en activité.
  • Nantucket Current : " Nous sommes la source d'information locale de Nantucket Magazine, et nous sommes là pour vous tenir informés des actualités, des histoires et des personnalités de Nantucket en ligne et dans votre boîte de réception. ".
  Étant donné que les mêmes causes produisent généralement les mêmes effets, il est malheureusement probable que des incidents de pollution similaires liés aux usines éoliennes de mer finiront par affecter les plages françaises à l'avenir !...
  Et, encore, le pire a été évité, puisque les débris ne représentaient qu'une partie minoritaire d'une pale, comme l'a excellemment souligné l'exploitant. "  ... La quasi-totalité de la pale reste fixée à l'éolienne et n'est pas tombée à l'eau." On n'ose pas imaginer ce qui se passerait si une éolienne entière était concernée par un incident similaire !...
  Puisqu'on vous dit que tout va bien !...

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NANTUCKET : une éolienne endommagée de Vineyard Wind  dissémine des débris sur la côte sud de l'île; les autorités fédérales ordonnent l'arrêt de l'usine éolienne

  Des débris provenant d'une pale d'éolienne brisée de Vineyard Wind se sont échoués sur la côte sud de Nantucket mardi matin. Cette situation a incité la société d'énergie offshore à organiser une opération de nettoyage et les autorités fédérales à fermer l'usine éolienne " jusqu'à nouvel ordre ".
  Les habitants ont commencé à signaler la présence de morceaux de mousse verte et blanche, ainsi que de plus gros débris qui semblent être de la fibre de verre, le long des plages du sud de Nantucket dès l'aube, s'étendant de Madaket à Nobadeer.
  Le Bureau fédéral de la sécurité et de la protection de l'environnement a annoncé mardi après-midi que les activités de Vineyard Wind étaient suspendues jusqu'à nouvel ordre.
  Par mesure de précaution, la ville a fermé toutes les plages de la côte sud à la baignade juste après 11 heures en raison des débris. Il n'y a pas encore d'estimation de la date de réouverture de ces plages.
  " L'eau est fermée à la baignade sur toutes les plages de la rive sud en raison de la présence de gros débris flottants et d'éclats de fibre de verre », a déclaré Sheila Lucey, directrice du port de Nantucket. " Vous pouvez marcher sur les plages, mais nous vous recommandons vivement de porter des chaussures en raison de la présence de débris et d'éclats de fibre de verre tranchants sur les plages. "
  Vineyard Wind a révélé lundi que l'une des pales de ses turbines avait été endommagée samedi lors d'un " incident en mer ". La nature exacte de l'incident n'est pas encore connue, mais aucun membre du personnel de Vineyard Wind ou autre marin n'a été blessé.
  " La pale s'est rompue à environ 20 mètres du pied ", a déclaré Craig Gilvarg, porte-parole de la société. " L'éolienne était en phase de mise en service et subissait encore des tests. La quasi-totalité de la pale reste fixée à l'éolienne et n'est pas tombée à l'eau."
  Vineyard Wind a déclaré mardi qu'elle " mobilisait des équipes de récupération des débris à Nantucket pour inspecter les plages du sud de l'île et récupérer les débris suite à l'incident qui a endommagé les pales le samedi 13 juillet 2024. En outre, Vineyard Wind s'efforce d'assurer la sécurité du personnel et des marins dans la zone offshore, et continue de travailler avec les garde-côtes américains pour maintenir une zone de sécurité de 500 mètres autour de l'éolienne endommagée au large.
 
 Nantucket Current a confirmé cette photo de l'éolienne brisée à environ 25 km de la côte sud-ouest de l'île.
 
  La société, qui appartient à Copenhagen Infrastructure Partners et à Avangrid Renewables — une filiale du géant espagnol de l'énergie Iberdrola, a ajouté qu'elle déploierait deux équipes de quatre personnes pour retirer les débris. Les débris sont des " fragments de fibre de verre non toxiques " et, bien qu'ils ne soient " pas dangereux pour les personnes ou l'environnement ", Vineyard Wind recommande que seule son équipe de récupération s'en occupe.
  " Vineyard Wind s'engage à récupérer tous les débris rapidement et en toute sécurité, en mettant l'accent sur la sécurité de la communauté et la protection de l'environnement ", a déclaré l'entreprise. " Dans le cadre de son plan d'action immédiat, Vineyard Wind a communiqué avec les autorités de Nantucket pour les informer de la présence de débris et des efforts de récupération sur les plages du sud de l'île.
  On ne sait pas exactement combien cette équipe a pu récupérer mardi, mais les sauveteurs de l'île et les citoyens se sont déployés sur la côte sud pour récupérer autant de débris que possible. "
  Vous trouverez ci-dessous des photos des débris prises par des habitants de l'île mardi matin :
 
 



 


  Les turbines GE Haliade-X de Vineyard Wind, qui seront fixées aux monopiles forés dans le fond marin, atteindront environ 260m en bout de pale, chacune étant presque aussi haute que la Tour Eiffel. Au total, 62 turbines seront construites dans la zone de concession de Vineyard Wind 1. À la mi-juillet, I9 étaient terminées et I0 étaient opérationnelles.
  On ne sait pas si l'éolienne endommagée est le résultat d'une rupture de pale en cours d'exploitation ou d'un impact lors de son installation.
  Le capitaine Carl Bois, du charter de pêche Topspin de Nantucket, se trouvait dimanche dans la zone de concession de Vineyard Wind et a déclaré au Current qu'il avait remarqué une quantité importante de débris.
  " Il y avait tellement de débris dans l'usine éolienne ", a déclaré Carl Bois. " Nous avons parcouru de nombreux kilomètres et n'avons vu que les débris sur le site éolien : de grandes feuilles de fibre de verre avec un noyau de mousse et beaucoup de mousse en vrac. "
  M. Bois a partagé les photos suivantes des débris qu'il a vus dimanche, dont Craig Gilvarg, porte-parole de Vineyard Wind, a confirmé qu'ils provenaient de la pale endommagée de l'éolienne et qu'ils ont été récupérés.
 
 
 Un grand fragment de pale d'éolienne dans les eaux autour de l'usine éolienne. Photo du capitaine Carl Bois
 
Photo du capitaine Carl Bois
 
  " GE, en tant que fabricant des turbines et des pales du projet et entrepreneur chargé de l'installation, va maintenant procéder à l'analyse des causes profondes de l'incident ", selon la déclaration de Vineyard Wind. " Pendant que cette analyse se déroule, Vineyard Wind continuera à travailler avec les parties prenantes fédérales, étatiques et locales afin de garantir la santé et la sécurité de sa main-d'œuvre, des marins et de l'environnement. "
  La société a également fourni les informations suivantes dans son communiqué de mardi matin :
  • Déploiement des équipes : Vineyard Wind déploie deux équipes de quatre personnes à Nantucket pour enlever les débris.
  • Débris non toxiques : les débris sont constitués de fragments de fibre de verre non toxiques, allant de petits morceaux à des sections plus importantes, généralement de couleur verte ou blanche.
  • Estimation de la taille des débris : tous les débris potentiels qui s'échouent sur le rivage sont des morceaux d'environ 50cm2 ou moins, qui ne doivent être ramassés et collectés que par les équipes de patrouille.
  • Mesures de sécurité : bien que les fragments de fibre de verre ne soient pas dangereux pour les personnes ou l'environnement, Vineyard Wind recommande que seuls ses employés ou ses sous-traitants ramassent et enlèvent les débris.
  • Patrouilles de plage : à partir d'aujourd'hui, 16 juillet 2024, et pendant plusieurs jours, Vineyard Wind déploiera des personnes formées pour marcher sur les plages orientées vers le sud afin de collecter les débris. Les équipes de patrouille inspecteront les zones le matin et le soir.
  • Zones cibles : les équipes se rendront sur la plage Miacomet et à la pointe sud-est de Nantucket, notamment sur les plages Nobadeer, Madequecham, Pebble Beach, Tom Nevers Beach, Low Beach et Sconset Beach, ou dans d'autres zones où des débris peuvent s'échouer sur le rivage.
  • Signalement des débris : si des débris sont trouvés par des membres du public, des propriétaires ou des représentants de la ville, il leur est conseillé de contacter immédiatement : ...
 
 Cet article est l'œuvre de la source indiquée. Les opinions qui y sont exprimées ne sont pas nécessairement celles de Les vues imprenables et PHP.  
 


ÉOLIENNES ET MICROPLASTIQUES : L' U. E. RECONNAÎT LES DÉGÂTS, LA FRANCE REGARDE AILLEURS

  Il faut se réjouir que la Commission européenne reconnaisse désormais officiellement ce que plusieurs travaux scientifiques mettent en évi...