Épisode précédent : CHATEAUVILLAIN : L' USINE ÉOLIENNE MULTIRÉCIDIVISTE EST DE NOUVEAU SANCTIONNÉE
Non, il ne s'agit pas d'une erreur de votre porte-voix. Après un premier arrêté préfectoral de mise en demeure visant la société FE Sainte-Anne — 3 éoliennes, voir ci-dessus, c'est désormais la seconde partie de l'usine, FE Saint-Julien — 4 éoliennes, qui fait à son tour l'objet d'une mise en demeure par arrêté préfectoral. Ce site de 7 éoliennes se retrouve ainsi une nouvelle fois sanctionné.
L'arrêté n° 52-2026-10-00153 dans le détail
p. 1.

p. 2.
p. 3.
Dans son arrêté de 2024, la préfecture faisait le reproche en substance à l'exploitant d' un défaut d'encadrement ou d'application des mesures de bridage préventives obligatoires pour préserver les chauves-souris — chiroptères, et l'obligeait par cet arrêté à se conformer à un calendrier et à des conditions de bridage strictes sous peine de sanctions administratives.
Le constat est sans appel : depuis 2020 — soit 6 longues années —, l’administration savait pertinemment que cette usine de 7 éoliennes violait la législation sur la protection des chiroptères et causait une hécatombe parmi les espèces locales. En 2024, elle finit par sanctionner l'exploitant pour ces motifs. Et après ? Plus rien. Faute de suivi, les contrôles menés en 2026 révèlent l'impensable : en deux ans, la situation n'a pas bougé d'un iota !
Si la culpabilité de l' écornifleur du vent, responsable de la mort de centaines de chauves-souris, ne fait aucun doute, que penser de l'attitude de la préfecture ? Elle distribue des sanctions pour la forme, mais abandonne tout contrôle sur le long terme.
Si la culpabilité de l' écornifleur du vent, responsable de la mort de centaines de chauves-souris, ne fait aucun doute, que penser de l'attitude de la préfecture ? Elle distribue des sanctions pour la forme, mais abandonne tout contrôle sur le long terme.


En conclusion, les industriels de l'éolien agissent en toute impunité, n'ayant que faire des sanctions préfectorales. Et pour cause : par manque de moyens ou par pure démission politique, l'État ne formule que de vaines menaces... de papier ! Pendant que l'administration brille par son inaction, le massacre continue : chiroptères et oiseaux paient un tribut catastrophique, avec en première ligne des espèces menacées comme les Milans royaux et noirs.
Pour être complet, vous trouverez ci-dessous les fiches Géorisques des deux entités formant cette usine de 7 éoliennes — FE Sainte-Anne et FE Saint-Julien, ainsi que le rapport de visite de l'Inspection des installations classées en date du 26 mars 2026.
Ce document révèle notamment deux manquements graves :
- Un abandon du suivi environnemental : l'exploitant n'a jamais mené ce suivi pour Sainte-Anne. Quant à Saint-Julien, s'il a bien eu lieu en 2020, il a totalement cessé dès l'entrée en service des trois éoliennes supplémentaires de Sainte-Anne.
- Un défaut de garanties financières : l'exploitant a été incapable de présenter les garanties requises pour l'ensemble du site de 7 éoliennes, et ce, malgré un ultime délai d'une semaine octroyé par l'Inspection.
Ce sont ces deux infractions majeures qui ont directement motivé l'arrêté de mise en demeure prononcé ce 26 octobre 2026.


À suivre...
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