PRESSIGNY : USINE ÉOLIENNE : UNE SOCIÉTÉ D' INGÉNIERIE EST DANS LA PLACE

 
  Une équipe de Coverwind Solutions est actuellement logée à Pressigny. Cette dernière est une société espagnole spécialisée dans les services techniques pour la filière éolienne, avec une activité internationale et une filiale française appelée Coverwind Solutions France. Les vues imprenables ne croyant pas aux coïncidences, cette présence semble sans aucun doute directement liée à l’actualité de l' usine de 17 éoliennes dit « Haut vannier » — la nouvelle demande de l'écornifleur du vent, auprès de la préfecture, pour réexploiter le site, voir ci-dessus.
 
 

Auteur : php. 
 
Elle intervient principalement sur : 
  • Le montage et la mise en service d'usines éoliennes,
  • La supervision technique et les inspections qualité,
  • La maintenance préventive et corrective,
  • Les « grands correctifs » et rétrofits1,
  • Les audits O&M — opération et maintenance,
  • Récemment  → certaines activités photovoltaïques.
 1. Dans l’industrie éolienne, un rétrofit désigne une modification ou une amélioration apportée à une éolienne déjà installée afin d’améliorer ses performances, sa fiabilité ou sa sécurité sans remplacer toute la machine. Visuellement, cela ressemble souvent à des interventions techniques lourdes sur des turbines déjà en service. Le mot vient de l’anglais retrofit, qu’on peut traduire par  « modernisation », « mise à niveau », ou « adaptation après installation » .
 
  Le groupe fait partie de l’écosystème « Cover Global », basé en Galice — Espagne. Il est surtout positionné comme prestataire de services pour les grands développeurs et fabricants d’éoliennes plutôt que comme développeur d' usines lui-même.
 
En France 
  La structure a été créée fin 2017, à Challans — Vendée, un territoire historiquement lié à la supply chain — chaîne d'approvisionnement, éolienne de l’Ouest — sur terre et sur mer ! Son activité déclarée couvre la maintenance d' usines éoliennes et l’installation/maintenance photovoltaïque. 
 
  À suivre... 
 
php 


ÉNERGIES RENOUVELABLES : QUAND L' ILLUSION POLITIQUE SE HEURTE À LA RÉALITÉ PHYSIQUE


  L'éolien et le solaire sont fréquemment présentés comme l'avenir inépuisable et romantique de notre système énergétique. Pourtant, lorsque l'on écarte le récit politique pour se concentrer sur les réalités techniques, le constat est sans appel : ces technologies s'avèrent être des installations complexes à haute maintenance, à faible rendement, et structurellement incompatibles avec les infrastructures mondiales existantes.
  Derrière les promesses d'une énergie propre et gratuite se cachent des barrières physiques et thermodynamiques inviolables.
 
 
Les limites structurelles de l'éolien et du solaire : entre contraintes physiques et réalités économiques
 
Une illusion romantique face à la réalité matérielle
  Bien que l'éolien et le solaire soient souvent présentés comme l'avenir inépuisable de l'énergie, la réalité technique est bien différente. Loin d'être des infrastructures éternelles, ces installations constituent des assemblages complexes de verre spécialisé, de composants électroniques, de pales composites et de fondations en béton. Comme tout équipement industriel, ils sont soumis à une maintenance élevée, à l'usure mécanique et à une dégradation progressive de leurs actifs.

L'impasse économique de l'intermittence
  Qu'il s'agisse de petites installations locales ou d' usines d'envergure, terrestre ou maritime, la rentabilité financière de ces technologies est structurellement compromise par leur intermittence :
  • Dépendance météo : ne fonctionnant que de manière intermittente, elles ne génèrent pas de profit net réel pour les citoyens — contribuables et consommateurs, qui les subventionnent, à travers différents mécanismes réglementaires et financiers. 
  • Coûts indirects massifs : pour garantir la continuité de l'approvisionnement électrique, elles imposent de lourds investissements dans des réseaux redondants, des centrales thermiques de secours — bien souvent au gaz, ou des usines de batteries, à courte durée de vie.
Éolien et limite de Betz : le plafond physique de l'énergie du vent
  Les promesses de rendements utopiques se heurtent à des lois physiques immuables. L'efficacité de l'énergie éolienne est strictement encadrée par la science :
  • La Loi de Betz : le physicien Albert Betz, 1865-1968, a démontré, dans son livre Wind-Energie und ihre Ausnutzung durch Windmühlen, « L’énergie du vent et son utilisation au moyen des moulins à vent », publié en 1926 que, quelque soit le modèle de turbine, seule une fraction de 16/27e — soit environ 59 %, de l’énergie cinétique du vent peut être convertie en énergie mécanique. Si elle atteignait un rendement de 100 %, l’air en aval des pales serait totalement immobilisé, ce qui empêcherait tout nouvel écoulement.
  • La limite théorique : l'efficacité mathématique maximale absolue pour une turbine à flux d'air ouvert est fixée à... 59,3 % !
  • La réalité opérationnelle : en raison de cette barrière physique, les turbines industrielles les plus performantes plafonnent à environ 45 % d'efficacité dans des conditions optimales.
Un facteur de charge structurellement bas
  Parce que le vent souffle rarement à sa vitesse idéale, la production annuelle réelle des éoliennes — appelée facteur de charge — s'établit seulement entre 21 % et 35 %1 de leur capacité théorique. 
  Plus que des solutions miracles, ces technologies s'apparentent donc à des goulets d'étranglement mécaniques dictés par les lois de la physique.
 
 
 
Albert Betz, dans l'atelier de l' Institute for Pure Mathematics — IPM, pour Fluid Dynamics. 1953. Crédit : ÖNB/Wien. Source. https://www.dlr.de/en/media/publications/magazines/all-digital-magazines/dlrmagazine-175/floating-peas-and-a-patented-clothes-hanger/prof-albert-betz-1953.
 
1« Si la production éolienne a augmenté en 2025, RTE fait état d'un facteur de charge moyen des installations terrestres « extrêmement faible » (21,4 %, le plus faible niveau au cours des dix dernières années). Ce niveau très bas « résulte en premier lieu des conditions de vent. Sur l’année 2025, les vitesses moyennes de vents observées ont été inférieures à leurs niveaux moyens sur la dernière décennie pour l’ensemble du territoire métropolitain à l’exception du Nord de la région Nouvelle-Aquitaine. Le déficit de vent a par ailleurs été plus prononcé dans la moitié Nord de la France où se concentrent la majorité des capacités éoliennes terrestres installées sur le territoire métropolitain », précise RTE. » Source

Solaire et limite de Shockley-Queisser : le mur thermodynamique du silicium
  À l'instar de l'éolien, l'énergie solaire se heurte à des barrières thermodynamiques tout aussi rigides. La limite de Shockley-Queisser2 — SQ, établit le plafond des cellules photovoltaïques standard à jonction simple, fixant leur rendement théorique maximal à environ 33 %. Cette restriction majeure découle de deux mécanismes de perte incontournables :
  1. La perte sous-bande interdite — sub-bandgap loss : elle concerne les photons dont l'énergie est insuffisante. Ne pouvant pas être absorbés par le matériau semi-conducteur, ils le traversent directement sans générer de courant électrique.
  2. La perte par thermalisation — thermalization loss : elle affecte les photons à haute énergie. Bien qu'ils parviennent à exciter des charges électriques, toute leur énergie excédentaire est immédiatement dissipée et perdue sous forme de chaleur.
2. William Bradford Shockley, 1910-1989. Physicien américain. Prix Nobel de physique — 1956. Hans-Joachim Queisser, 1931-2025. Physicien allemand. La limite de Shockley–Queisser désigne le rendement théorique maximal qu’une cellule photovoltaïque à jonction P-N unique peut atteindre. Établie en 1961 par William Shockley et Hans-Joachim Queisser au sein du Shockley Semiconductor Laboratory, elle constitue l’une des références fondamentales de la conversion de l’énergie solaire et l’une des contributions scientifiques majeures dans ce domaine.
 
  File:ShockleyQueisserFullCurve.svg
 «  La limite de Shockley-Queisser pour l'efficacité de cellule solaire sans concentration du rayonnement solaire. La courbe est ondulée à cause des bandes d'absorption IR dans l'atmosphère. Dans l'article original, « Journal of Applied Physics, vol. 32,‎ mars 1961, p. 510-519, le spectre solaire a été approché par un spectre de corps noir à 6 000 K. En conséquence, la courbe d'efficacité était lisse et les valeurs étaient légèrement différentes. » Source
 
 L’envers du solaire : la question des panneaux en fin de vie
 L’essor rapide du solaire s’accompagne d’un défi croissant lié à la gestion des panneaux photovoltaïques en fin de vie. L’auteur rappelle que l’Agence internationale pour les énergies renouvelables — IRENA, estime que les déchets solaires pourraient atteindre jusqu’à 78 millions de tonnes d’ici 2050. Bien que les panneaux soient présentés comme largement recyclables, le coût élevé des opérations de démontage et de traitement rend aujourd’hui la mise en décharge économiquement plus attractive, limitant fortement le recyclage effectif. Ce coup élevé est du à la complexité technique des procédés, qui nécessitent des traitements énergivores pour séparer verre, polymères, silicium et métaux, avec des risques potentiels de pollution liés à certains composants toxiques si les panneaux sont mal gérés3. Enfin, le remplacement anticipé de panneaux encore fonctionnels par des modèles plus récents et plus performants, accélère le phénomène. 
 
 Image
 
3. Lorsque les panneaux sont broyés ou se dégradent en décharge, certains métaux lourds, notamment le plomb et le cadmium, peuvent contaminer les sols et les nappes phréatiques, faisant émerger un risque environnemental durable lié à la gestion des déchets photovoltaïques.
 
4. L'impasse financière et matérielle de la transition
  Qu'il s'agisse de petites installations locales ou d' usines commerciales d'envergure, la rentabilité financière de ces technologies est structurellement compromise par leur intermittence. Pour les millions de particuliers ayant investi dans le solaire résidentiel depuis la fin des années 2000, le bilan s'avère défavorable. L'extinction progressive des subventions et la baisse des tarifs de rachat ont laissé place à des frais d'accès au réseau en constante augmentation. De plus, les onduleurs — des composants indispensables et onéreux — tombent généralement en panne après seulement 10 à 15 ans, transformant l'installation en un équipement de toit inactif et coûteux à remplacer.
 
  À l'échelle globale, pallier l'absence prolongée de vent ou de soleil — le phénomène de Dunkelflaute, se heurte à des contraintes matérielles et financières gigantesques :
  • Dépendance et logistique : une dépendance critique envers l'extraction minière — lithium, cobalt, cuivre, etc.,. De plus, la fabrication des infrastructures — extraction du quartz, fusion du silicium, forge de l'acier, exige une chaleur à haute densité que seuls les combustibles fossiles peuvent actuellement fournir. Paradoxal, non ?
  • Soutien fossile permanent : Pour compenser l'intermittence et maintenir les lumières allumées, le réseau doit maintenir en permanence des centrales à gaz à démarrage rapide ou des réserves de charbon en rotation thermique lente. Étonnant, non ?
  La refonte complète de l'architecture des réseaux mondiaux représente un puits financier sans précédent.
  Selon le McKinsey Global Institute, l'atteinte de la neutralité carbone d'ici 2050 imposera un investissement cumulé phénoménal de 275 billions — 275 000 milliards, de dollars. Une part considérable de cette somme devra être allouée exclusivement à la reconstruction des réseaux et au déploiement des systèmes de stockage nécessaires pour gérer ces sources intermittentes.
 
Le paradoxe des énergies renouvelables
  C'est le paradoxe central de la transition énergétique actuelle. En théorie, installer un panneau solaire ou une éolienne remplace un kWh produit par du charbon ou du gaz, et devrait donc... faire baisser les émissions carbone.
  En pratique, la réalité est beaucoup plus nuancée. Si les énergies renouvelables permettent effectivement de réduire les émissions localement ou secteur par secteur — notamment dans la production d'électricité, elles ne parviennent pas encore et, le pourront-elles un jour, à faire baisser la consommation globale d'énergies fossiles à l'échelle de la planète.
  Plusieurs facteurs interconnectés expliquent pourquoi cette transition « sera toujours loin de bien fonctionner » comme prévu :
  1. L'effet d'addition plutôt que de substitution :  le principal écueil est que le monde ne remplace pas les énergies fossiles par des énergies renouvelables :  il ajoute des énergies renouvelables par-dessus les énergies fossiles. Et pourquoi en serait-il différemment à l'avenir ?
  2. Le piège de l'intermittence et le besoin de « back-up » : comme il était souligné précédemment, le soleil ne brille pas en permanence et le vent est changeant. Pour éviter les black-outs, un réseau électrique ne peut pas dépendre uniquement de sources variables. Pour chaque MW d'éolien ou de solaire installé, il faut toujours conserver une capacité équivalente en centrales pilotables — généralement au gaz ou au charbon, prêtes à démarrer en quelques minutes. Ainsi, même si ces centrales fossiles tournent moins souvent, elles restent indispensables et continuent d'émettre toujours plus de carbone, d'autant plus que leur activité est... intermittente — arrêt, redémarrage, arrêt, redémarrage, etc,...
  3. L'électricité n'est que la partie émergée de l'iceberg : lorsque l'on parle de transition énergétique, on pense souvent à l'électricité — les ampoules, les ordinateurs, les voitures électriques, etc.,. Or, l'électricité ne représente qu'environ 20 % de la consommation d'énergie primaire mondiale. Les 80 % restants sont des secteurs extrêmement difficiles à décarboner — appelés « hard-to-abate », « difficiles à décarboner », qui dépendent directement de la densité énergétique des fossiles tels les transports lourds, aviation, transport maritime et les camions longue distance fonctionnent quasi exclusivement au pétrole. L'industrie lourde : la fabrication de l'acier — via le charbon de forge, du ciment et des engrais chimiques — via le gaz naturel, nécessite une chaleur à très haute température — parfois plus de 1000°C, que l'électricité renouvelable ne peut guère fournir efficacement.
  4. La dette carbone initiale des EnR : une centrale à charbon émet du carbone tout au long de sa vie lorsqu'elle brûle son combustible. Les EnR ont une dette carbone initiale très lourde4 : il faut extraire du silicium, du cuivre, du lithium, du néodyme, fabriquer de l'acier, du béton — pour les fondations et transporter ces structures lourdes. Toutes ces étapes industrielles sont aujourd'hui réalisées dans des pays — comme la Chine, dont le mix énergétique repose massivement sur le charbon. Sans oublier, l'après → le démantèlement et le « recyclage » des turbines. 
 
Conclusion
  Si la source d'énergie — le vent ou le soleil, est gratuite, son captage et son intégration s'avèrent être une entreprise extrêmement lourde en capital, intensive en ressources et strictement limitée par les lois de la nature. Après 40 ans d'impulsion politique et de subventions d'envergure, le doute subsiste encore sur l'efficacité réelle de cette politique quant aux résultats hypothétiques, mais non vérifiée de la réduction d'émissions. Une certitude : la chaîne d'approvisionnement des énergies renouvelables reste profondément ancrée dans l'économie des hydrocarbures, laissant les combustibles fossiles comme garant principal du fonctionnement de notre civilisation — en 2026, 81 % de l'énergie primaire mondiale est encore fournie par le charbon, le pétrole et le gaz5. La réalité physique l'emportera toujours.
 
5. Agence Internationale de l'Énergie — AIE et Energy Institute. Il ne faut pas confondre l'énergie primaire — la totalité de l'énergie brute extraite de la nature, qui inclut le transport, l'industrie lourde et le chauffage et l'électricité. Si les énergies renouvelables progressent de manière spectaculaire dans la production d'électricité mondiale (où elles dépassent désormais le charbon), l'électricité ne représente qu'une fraction de l'énergie totale que l'humanité consomme. C'est pourquoi, au niveau de l'énergie primaire globale, le poids des énergies fossiles reste bloqué à ce plateau historique de 81 %.
 
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AUMELAS : USINE ÉOLIENNE : UN ARRÊT DE JUSTICE SAISONNIER POUR PROTÉGER TOUT CE QUI VOLE

  Comme le souligne l'auteur de l'article ci-dessous : « Un arrêt de justice favorable aux rapaces et chiroptères. Nous dirons « au moins ça »,  faute de mieux ! ».
  Tout en nous réjouissant de cette décision, si nous faisions le point sur la situation réelle chez nous, en Haute-Marne ?
  Ici, les arrêtés préfectoraux censés protéger l'avifaune imposent des arrêts complets en journée et des coupures nocturnes indexées sur la température. Pour les arrêts diurnes, les exploitants transmettent de simple « porter à connaissance »1 afin d'obtenir des bridages dynamiques, systématiquement validés par la préfecture. Pourtant, la mortalité des oiseaux persiste. Sur le terrain, la Ligue pour la protection des oiseaux — LPO, Champagne-Ardenne soutient l'éolien, au contraire de sa consœur héraultaise, et reste passive, laissant les petites associations locales agir seules et au coup par coup.
  Le rapport de force est disproportionné : avec seulement 169 865 habitants — INSEE 2022, pour près de 200 éoliennes massées sur des couloirs migratoires majeurs, un revenu moyen inférieur de 500 à 600 € à la moyenne nationale — soit un écart de 20 %, voir ci-dessous et, pour une fois, en phase avec la Nation, une population vieillissante, voir ci-dessous, nous manquons cruellement de moyens financiers et humains pour faire le poids.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
1. En droit administratif français, un « porter à connaissance » est une procédure par laquelle un acteur — souvent un exploitant, une entreprise ou une collectivité — informe officiellement l’administration d’une modification ou d’un élément nouveau concernant une activité déjà autorisée. Dans le cas des usines éoliennes, un porter à connaissance sert souvent à signaler :
  • un changement technique;
  • une modification des conditions d’exploitation;
  • des mesures de bridage;
  • des adaptations liées à la faune — oiseaux, chauves-souris, etc.,.
  Juridiquement, cela permet à la préfecture ou à la DREAL, d’évaluer, à moindre frais, si la modification reste compatible avec l’autorisation environnementale initiale.
   Les critiques formulées par les associations viennent du fait que cette procédure est perçue comme :
  • trop légère;
  • moins transparente;
  • moins contradictoire qu’une nouvelle autorisation avec enquête publique.
  Elles estiment que ces modifications importantes sont validées, via de simples porter à connaissance, sans réel débat public ni contrôle approfondi.
 
  Quant aux arrêtés de protection des chauves-souris, leurs critères de calcul — basés sur la température, le vent et des horaires variables, sont d'une complexité extrême. S'appliquant surtout la nuit, ils rendent tout contrôle citoyen impossible. Seule la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement  — DREAL, pourrait vérifier les registres d'exploitation, mais ces inspections ne sont quasiment jamais menées.
  En résumé, toutes ces réglementations s'avèrent totalement inefficaces par rapport à une interdiction  totale de ses usines éoliennes et,  agrivoltaïques !
  Pour autant, nous ne baissons pas les bras et nous avons déjà remporté de belles victoires !
 
EN AVANT TOUTES 
 
   Billet écrit avec le concours de BV.
  
Aumelas est une commune dans le département de l' Hérault, région Occitanie.
« Aumelas, village au vaste territoire composé de mas et à l’histoire passionnante, est l’endroit idéal pour une découverte dynamique des trésors médiévaux du territoire. Son « castellas », dominant la plaine depuis près de 1000 ans, est l’un des plus impressionnants sites fortifiés du canton. L’édifice est ainsi classé Monument historique depuis 1989. » 
 
 
Source.  https://www.cc-vallee-herault.fr/annuaire/aumelas/
 
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Éoliennes d' Aumelas : les sociétés exploitantes soumises à un arrêt saisonnier du parc et à la demande de dérogation « espèces protégées »

Par Hervé Texier
 
   Dans un arrêt rendu le 16 avril 2026, la Cour administrative d'appel de Toulouse ordonne l’arrêt des éoliennes d’ Aumelas chaque année du 10 avril au 20 août en période diurne. Les sociétés exploitantes devront aussi déposer une demande de dérogation « espèces protégées ».
  Ce 16 avril 2026, la Cour administrative d’appel de Toulouse a donné gain de cause à France Nature Environnement — FNE et la Ligue pour la protection des oiseaux — LPO, dans l’affaire des parcs éoliens du Causse d’ Aumelas. En 2021, les associations avaient en effet attaqué la décision du préfet de l'Hérault de ne pas exiger des sociétés exploitantes de déposer des demandes de dérogation pour un certain nombre d’espèces à risque. Cette démarche s'inscrit dans la continuité d'un combat judiciaire plus long, pour lequel une première victoire avait déjà été obtenue devant le Conseil d'État en décembre 2024.
 
 
 

Les annulations prononcées par la cour
  La cour annule les décisions de rejet opposées à la demande préalable des associations. Elle soumet désormais les parcs éoliens d' Aumelas à l'obligation de demander une dérogation au titre des espèces protégées, a minima pour quatre espèces dans un délai de 6 mois :
L'arrêt saisonnier des éoliennes ordonné
  Autre victoire particulièrement significative, la cour ordonne la suspension de l'exploitation des parcs éoliens en suivant strictement les demandes des associations. Les éoliennes devront être à l'arrêt du 10 avril au 20 août, en période diurne, chaque année. Cette injonction correspond précisément aux arguments développés par la FNE et la LPO, et va dans le sens des conclusions du rapporteur public.
  Par ailleurs, la cour condamne l'État à verser 1 500 €, partagés entre FNE d'une part et les associations LPO France & Occitanie d'autre part.
 
Source : CAA Toulouse, 16 avril 2026, n°24TL03241

L’ ALLEMAGNE FACE AU TOURNANT DÉCISIF DE LA TRANSITION ÉNERGÉTIQUE

 Où tout ce que vous avez voulu savoir sur l' Energiewende sans jamais oser le demander ! 
  La transition énergétique allemande, souvent désignée sous le nom d’« Energiewende », apparaît aujourd’hui comme l’un des projets industriels et politiques les plus ambitieux d’Europe. En cherchant simultanément à sortir du nucléaire, réduire ses émissions de carbone et transformer en profondeur son système énergétique, l’Allemagne a engagé une mutation d’une ampleur historique.
  Mais cette transformation reste profondément incertaine. Le défi n’est plus seulement environnemental : il est désormais économique, industriel et stratégique. Derrière les objectifs climatiques affichés se pose une question centrale : un grand pays industriel peut-il réussir à décarboner son économie tout en maintenant une énergie abondante, stable et compétitive ?
  Dans l’article ci-dessous, Hartmut Lauer nous propose, à la lumière des décisions passées, une réflexion sur les grands défis qui façonneront le « Wende » — tournant, énergétique et industriel de l’Allemagne.
  Bonne lecture et bonne réflexion. 
 
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  Le mot « Energiewende » est utilisé pour la première fois en 1980 dans un ouvrage de l’ Öko‑Institut appelant à un tournant énergétique sans pétrole ni nucléaire. Depuis, ce terme est devenu le symbole de la politique énergétique allemande.

  Le mot « Energiewende » a été adopté parce qu’il s’agit d’une décision radicale. Le mot « Die Wende » — le tournant, était également utilisé en 1989 pour désigner le processus de changement après la chute du mur de Berlin.

  Bien que la Loi sur les énergies renouvelables mise en place en 2000 et l’abandon du nucléaire acté en 2002 constituent des étapes importantes de la politique énergétique allemande, la transition énergétique repose essentiellement sur la feuille de route énergétique à l’horizon 2050, appelée concept énergétique « Energiekonzept », publiée par le gouvernement en 2010.

  Ce concept définissait les grandes orientations de la transition énergétique et fixait des objectifs quantitatifs notamment pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, le développement des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique.

  En 2010 les centrales nucléaires pouvaient encore bénéficier d’une prolongation de fonctionnement au titre de technologie de transition. Mais quelques mois plus tard, suite à l´accident de Fukushima en mars 2011, le gouvernement a fait marche arrière et a fixé la sortie du nucléaire à 2022.

  Le tournant énergétique a été adapté au fur et à mesure et les objectifs durcis. La Loi sur la protection du climat — Klimaschutzgesetz, vise la neutralité carbone — zéro émission nette, de l’Allemagne d’ici 2045. De plus, le système électrique devrait être pratiquement neutre en carbone dès 2035.

  Après la décision de l’abandon du nucléaire, l’Allemagne avait tablé sur le gaz russe à bon marché pour sécuriser son approvisionnement énergétique. La crise énergétique, née de la guerre en Ukraine, a changé la donne. L’Allemagne, sevrée du gaz russe dont elle était fortement dépendante, s’est trouvé confrontée à une envolée des prix de l’énergie, générant un problème de compétitivité globale de l’industrie.

  Le gaz russe a été finalement substitué courant 2022 par des importations notamment en provenance des pays d’Europe occidentale. En outre, l’infrastructure gazière a été complétée par des terminaux méthaniers destinés à accueillir le gaz naturel liquéfié — GNL.

  Tout cela n’a pas empêché la coalition gouvernementale de persévérer dans sa politique climatique dogmatique et d’arrêter définitivement les trois dernières centrales nucléaires mi-avril 2023.

  Suite à la dissolution du parlement allemand en décembre 2024 et aux élections fédérales en février 2025, l’Union chrétienne démocrate — CDU, et l’Union chrétienne-sociale en Bavière — CSU, sont parvenues à former une coalition gouvernementale avec les Sociaux-démocrates — SPD. Le nouveau gouvernement a pris ses fonctions le 6 mai 2025.

  La politique « énergie-climat » de la nouvelle coalition gouvernementale allemande peut être consultée ici.

  Le nouveau gouvernement mise en général sur la continuité de la politique énergétique du gouvernement sortant : 
  • l’objectif de zéro émission nette d’ici 2045
  • le développement massif des énergies renouvelables — notamment éolienne et solaire, 
  • l’hydrogène « vert », 
  • la sortie progressive du charbon au cours de la prochaine décennie. 
  Tout en maintenant le renoncement aux centrales à fission nucléaire, le gouvernement poursuit son objectif de construction du premier réacteur à fusion en Allemagne à partir de 2040.

  Entre 2020 et 2025, plus de 80 GW de nouvelles capacités éoliennes et photovoltaïques ont été ajoutées. En termes de puissance installée, cela correspond approximativement à 60 centrales nucléaires allemandes.

  Le gouvernement se félicite des records dans le développement de l’éolien et du photovoltaïque, toutefois leur impact sur la décarbonation de la consommation énergétique reste encore limité. C’est la consommation finale d’énergie — électricité, chaud et froid et transports, qui est déterminante, car c’est là que se joue le succès de la transition énergétique. Environ la moitié de la consommation finale d’énergie est consacrée au secteur du chaud et froid, tandis que les secteurs des transports et de l’électricité représentent chacun environ un quart. Pour atteindre la neutralité carbone en 2045, l’électrification massive des usages est indispensable.

  Alors que la part des énergies renouvelables dans la consommation brute d’électricité a augmenté de 10 points depuis 2020, leur part dans les secteurs de la chaleur et des transports progresse assez lentement. En conséquence, la part des énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie n’a augmenté que de 4,7 points au cours de la même période
 
 
 

La progression du parc terrestre entre 1995 et 2025.
 
  De plus, ce qui est déterminant c’est la différence entre la puissance installée et le volume d’électricité réellement produit, car les mégawatts installés ne reflètent que la puissance de pointe théorique. Ce qui compte, c’est l’électricité réellement fournie, qui doit en outre être disponible au bon moment. Le photovoltaïque est principalement  produit en été, alors que la demande est plus forte en hiver. Il en résulte donc des déficits saisonniers, et la facture s’avère particulièrement élevée pendant les heures de pointe.

  Les réseaux électriques sont devenus un goulot d’étranglement, car le développement des énergies renouvelables variables et du réseau ne progressent pas au même rythme. Selon le régulateur, les coûts des services système se sont élevés à environ 5,3 Md€ en 2024, plus du quadruple des coûts en 2014.

  Dans le nord, la production éolienne est écrêtée faute de lignes électriques, tandis que dans le sud, les centrales à gaz ou l’importation de l’électricité prennent le relais, ce qui entraîne une double charge.  L’Allemagne doit ainsi verser des indemnités pour l’écrêtement des énergies renouvelables variables et, parallèlement, pour leur substitution coûteuse, alors même que des capacités seraient disponibles. 
 
 
 
 
Installation d’une fondation de type Monopieu — ~ 1500 tonnes, en Mer du Nord /source RWE.

  De plus, le contenu moyen en émissions de la production d’électricité n’a diminué que de 5,6% entre 2020 et 2025 et reste avec environ 350 g CO2éq/kWh à un niveau élevé. Pour réduire les émissions, il faudrait remplacer les combustibles fossiles des centrales en backup par l’hydrogène. Mais la question de savoir si et quand suffisamment d’hydrogène « vert », à un prix abordable, sera disponible reste en suspens.

  En 2026, l’État fédéral dépensera près de 30 Md€ — notamment la prise en charge du soutien aux énergies renouvelables électriques, la subvention des tarifs d’utilisation des réseaux, la réduction de la taxe sur la consommation d’électricité et la réduction du prix de l’électricité pour l’industrie, pour atténuer le niveau des prix de l’électricité pour les entreprises et les ménages.

  Jusqu’en 2022, l’Allemagne était exportatrice nette d’électricité. Depuis la fermeture des centrales nucléaires en 2023, l’Allemagne est devenue un importateur net : environ 26 TWh ont été importés en 2024 et environ 19 TWh en 2025. Cela coûte aux consommateurs plus de deux milliards d’euros par an, alors même que la puissance installée des énergies renouvelables atteint des niveaux records.

  Le coût total de la transition énergétique reste flou. Le gouvernement allemand ne réalise pas ses propres prévisions des coûts. Il observe et analyse les études de coûts réalisées par des tiers sans toutefois adhérer aux résultats. Une étude commandée par la Chambre de commerce et d’industrie estime les coûts pour la poursuite de la politique énergétique actuelle allant jusqu’à 5.400 Md€ pour la période 2025 – 2049.

  Bien que tous les potentiels des renouvelables soient exploités, l’objectif est maintenant d’obtenir des coûts énergétiques durablement bas et prévisibles, compétitifs au niveau international et garantir la sécurité d’approvisionnement énergétique.

  Même si un « nouveau départ » de la transition énergétique a été annoncé, l’année 2025 restera au final surtout une année de transition politique, au cours de laquelle seules quelques initiatives législatives ont été menées à bien. Les prochaines années détermineront si le nouveau gouvernement allemand parviendra à réaliser ses objectifs en matière de réduction des gaz à effet de serre tout en gardant à l’œil la sécurité d’approvisionnement et les coûts énergétiques.

  Le tournant énergétique est un projet mammouth – probablement le plus grand programme d’investissement de l’histoire de la République Fédérale d’Allemagne. L’Europe, et la France en particulier, devraient suivre de près son avancement et les résultats obtenus.

  Ce site parle des progrès – réels – mais aussi de la complexité de ce projet de transformation socio-économique et d’investissement, vus par un Allemand ayant travaillé dans le secteur de l’électricité en Allemagne et en France.

  Les idées reçues sur la transition énergétique allemande sont légion en France. Pour les uns c’est un modèle à suivre, pour les autres c’est un véritable fiasco. Sur la base des informations référencées sur des sources officielles, les lecteurs pourront se forger une opinion éclairée sur la transition énergétique allemande et en déduire d’éventuelles pistes pour la France.
 

FAYL-BILLOT, PIERREMONT-SUR-AMANCE ET PRESSIGNY : USINE ÉOLIENNE : LA DEMANDE POUR RELANCER LES 17 ÉOLIENNES DÉPOSÉE EN PRÉFECTURE

 
Coucou ! Les revoilà !
  Après l’annulation de l’autorisation d’exploiter l' usine dite « Haut Vannier » par la Cour administrative d'appel — CAA, le 30 décembre 2025, lire Épisode précédent, et l’arrêt des 17 éoliennes depuis mai 2024, le propriétaire de l'usine — The Renewables Infrastructure Group — TRIG, société londonienne spécialisée dans l’investissement dans les énergies renouvelables — s’était vu accorder par la préfecture un délai maximal de 12 mois pour déposer une nouvelle demande d’autorisationcomme le prévoit le Code de l’environnement, article L. 171-723 octobre 2023
 

 Source
 
  Sans surprise, cette procédure de régularisation a bien été engagée par la société gestionnaire du site, Velocita Énergies1. Pour constituer et déposer le dossier en préfecture, TRIG a mandaté la société franc-comtoise Opale Énergies Engagées1. 
 
1. CV de Velocita Énergies C'est acteur français spécialisé dans le développement, le financement, la construction et l'exploitation d' usines éoliennes. Depuis 2016, Velocita Énergies est la filiale française du groupe Envision Energy, 2e fabricant mondial de turbines éoliennes — en termes de capacité installée en 2023. C'est une SAS — Société par Actions Simplifiée, dont le siège social est situé à Paris Montparnasse, avec des antennes régionales à Lyon et Rennes et dont les dirigeants sont : ZHOU Feng, ZHANG Xu — depuis 2025, et CARADEC Éric — depuis 2016. Elle exploite sur le secteur les usines dites « Sud Vannier » — Tornay/Belmont, Haute-Marne; « Entre Tille et Venelle » — 16 éoliennes — Avelanges / Marey-sur-Tille / Selongey / Villey-sur-Tille, Côte-d'Or et « Haut Vannier ». Toutes ces usines sont équipées d'éoliennes... Envision Energy. CQFD ! 
- CV Opale Énergies Engagées : c'est est une SAS spécialisée dans la gestion de fonds. Créée il y a 8 ans, le 12 juin 2018, elle accompagne le développement de projets énergétiques via sa structure juridique dédiée. Son siège est à Fontain — Doubs. Ses dirigeants sont : GRAND Arnaud — depuis 2023, CACIO Antoine — depuis 2023, société SNOWDONIA — depuis 2018. Opale a souvent travaillé en partenariat avec Velocita Énergies. Dans de nombreux cas, Opale assure l'acceptabilité local — le contact avec les maires, les propriétaires terriens et les études de terrain, tandis que Velocita apporte la puissance financière et technologique — via le groupe Envision. En résumé, si Velocita est le « géant » industriel du duo, Opale est le « visage local »..
 
  Selon le calendrier prévisionnel établi par Opale, le dépôt du dossier devrait intervenir d’ici la fin du mois de juin 2026. Ce document indique également qu’une réunion avec la Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement — DREAL, s’est tenue le 5 mai dernier.
  Vous trouverez ci-dessous le calendrier prévisionnel communiqué par Opale aux maires des communes concernées, détaillant les différentes étapes de la procédure et envisageant une nouvelle autorisation préfectorale permettant un redémarrage de l'usine éolienne entre la fin 2026 et le début 2027
  Comme toujours, chez ces gens là, l'optimisme est de mise !... 
 
 

 Source : Opale / Résumé non technique
 
  À noter que ce calendrier précise :
  • En mai, les communes concernées par ce nouveau projet ont toutes reçu un Résumé non technique; 
  • En juin, un Comité de projet sera organisé : depuis 2023, la loi Loi relative à l'accélération de la production d'énergies renouvelables — APER, impose l’organisation d’un comité de projet avant tout dépôt de demande d’autorisation environnementale — DAE. Cette réunion a pour objectif de présenter le projet aux élus des communes concernées ainsi qu’aux communes situées à proximité, mais aussi de répondre à leurs interrogations et observations
  • En septembre, l'enquête publique est envisagée ?
  L'heure est venue de sonner le tocsin et de lever le ban pour, une fois pour toutes, bouter les Saxons hors de nos terres et briser l'influence de leurs alliés de l'intérieur.
 
EN AVANT TOUTES ! 
 
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SOMMERÉCOURT : USINE DE MÉTHANISATION : LA LEVÉE DES SANCTIONS PRÉFECTORALES

 
   On se souvient qu’en août 2025, à la suite d’une pollution du Mouzon imputée à l’usine de méthanisation, la préfecture avait pris plusieurs mesures d’urgence afin de limiter les conséquences environnementales de l’incident. Voir ci-devant. 
  Depuis, les exploitants du site semblent avoir engagé les actions correctives demandées par l’administration. Par un arrêté en date du 6 mai 2026, portant « levée de mise en demeure », la préfecture a ainsi abrogé l’ensemble des arrêtés liés à cette affaire1.
 
 
 
 1. À noter également qu’un des arrêtés mentionnés dans la décision préfectorale — le n°52-2026-02-00177 du 25 février 2026 — ne semble pas avoir été publié sur le site internet de la préfecture, sauf omission de notre part. Après vérifications, il apparaît que cette situation — consistant à publier un arrêté de « levée de mise en demeure » sans que l’arrêté initial de « mise en demeure » n’ait été rendu public — ne serait pas un cas isolé au sein des services préfectoraux.
 
 
 

  À ce stade, les risques pour le Mouzon et sa population piscicole paraissent donc écartés.
  Cette décision ne doit toutefois pas conduire à relâcher la vigilance. Comme ailleurs, les installations de méthanisation nécessitent un suivi attentif afin de prévenir tout nouvel impact sur l’environnement.
 

 
 
 
 Source
 
 
 
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NEUILLY-L' ÉVÊQUE : USINE AGRIVOLTAÏQUE : PERMIS DE CONSTRUIRE ACCORDÉ PAR LA PRÉFECTURE

 
  Cette usine agrivoltaïque autorisée par arrêté préfectoral du 12 mai 2026 constitue une première étape dans le déploiement massif des installations solaires industrielles en Haute-Marne1. Derrière le vocabulaire technocratique de la « transition énergétique », c’est en réalité une artificialisation progressive des terres agricoles et des paysages ruraux qui est enclenchée, sous l'impulsion d'un puissant trio, déjà défavorablement connu des amoureux et défenseurs du « Pays de l'eau », voir la déferlante éolienne : les acteurs agricoles, les écornifleurs du soleil et les autorités préfectorales ! Pour ce trio, peu importent les conséquences environnementales et le coût supporté par le contribuable et le consommateur — comme exposé ci-avant, l’essentiel étant que chacun y trouve son intérêt financier : profits pour l’exploitant agricole et le marchand de soleil, mission accomplie pour l’autorité préfectorale.
 
 
  L’arrêté préfectoral reconnaît lui-même, à travers une multitude de prescriptions environnementales et de recommandations techniques, les atteintes potentielles et durables que ce type d’installation peut provoquer sur la biodiversité, les sols, la faune et l’équilibre des milieux naturels. Ces précautions administratives, loin de rassurer, confirment surtout que les risques sont connus dès l’origine du projet.
  Les services de l’État appliquent ici les orientations nationales issues de la PPE3 —  Programmation pluriannuelle de l’énergie, validées par le Sénat et l’Assemblée nationale, dans une logique d’accélération du déploiement des énergies renouvelables industrielles. Mais cette politique énergétique suscite des interrogations de plus en plus fortes sur son efficacité réelle et ses conséquences territoriales.
Car les faits demeurent :
  1. Les nouvelles capacités éoliennes et solaires ne provoquent pas la baisse significative des émissions carbone qui était pourtant présentée comme l’objectif central de cette stratégie énergétique 
  2.  Les mêmes contribuent à multiplier les épisodes de prix négatifs de l’électricité, déséquilibres finalement supportés par les contribuables et les consommateurs 
  3.  Les mêmes entraînent la consommation croissante d’hectares de terres agricoles, transformant durablement les paysages, les écosystèmes et l’identité rurale des territoires. Voir précédemment
  4.  Les mêmes peuvent tuer  le bétail 
  5.  Le développement accéléré des EnR, plus rapide que celui des réseaux, sature les infrastructures engendrant des goulets d'étranglements sur ces mêmes réseaux
 À noter que
«  Les prix de l’électricité payé par les ménages dans l’UE les plus élevés fin 2025 sont observés en Irlande, en Allemagne, puis en Belgique. Il est ainsi frappant de constater que les cinq pays de l’Union où l’électricité domestique est la plus chère en euros courants appartiennent aussi au groupe des pays fortement engagés dans les renouvelables. » 
 
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 L'auteur des 3 articles suivants est le site Documentaire et Vérité sur X 
 
1.  TRANSITION ÉNERGÉTIQUE : AJOUTER DU RENOUVELABLE N' EST PAS UNE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE COMPLÈTE !
  « Un nouveau rapport de Montel révèle qu’en 2025, l’ EUROPE a ajouté plus de 70 GW de capacités renouvelables, mais que les ÉMISSIONS DU SECTEUR ÉLECTRIQUE n’ont reculé que de 0,5 %. Pire encore, on constate que de nombreux pays ont même vu la production de combustibles fossiles augmenter…
  La carte de l'Europe ci dessous ne montre pas les émissions totales du secteur électrique, mais l’évolution de l’intensité carbone, c’est-à-dire les ÉMISSIONS MOYENNES PAR MWh PRODUITS. Elle révèle une Europe très contrastée, où certains pays décarbonent réellement leur production, tandis que d’autres voient le GAZ ou autres MOYENS FOSSILES revenir combler les trous laissés par la météo, la demande ou les limites du réseau.
  • L’ESPAGNE offre le cas le plus célèbre. Malgré 10 GW de nouvelles connexions d' EnR en 2025, la PRODUCTION AU GAZ Y A AUGMENTÉ DE... 22,9% ! Au point de dépasser le solaire et le nucléaire pour devenir la 2e SOURCE d’électricité du pays. Le solaire fait baisser les émissions à midi, mais le gaz revient pour le dîner. L’INTENSITÉ CARBONE A PROGRESSÉ de 14,6 % sur un an. 
  • Le PORTUGAL, fait partie des pays où la PRODUCTION CARBONÉE A LE PLUS AUGMENTÉ EN 2025 : + 53,2 %.  En un an, la production carbonée est passée de 5,1 TWh à 7,92.  C’est l’exemple parfait d’un système où les renouvelables ne suffisent pas à couvrir le besoin marginal lorsque les conditions météo, la demande ou l’équilibre du réseau exigent davantage de production.
  • La GRANDE-BRETAGNE offre un autre rappel désagréable : SORTIR DU CHARBON NE SUFFIT PAS POUR SORTIR DU CARBONE ! En 2025, sa production décarbonée a PROGRESSÉ de 3,6 %, tandis que sa PRODUCTION CARBONÉE AUGMENTAIT de 5,7 %. Le GAZ reste appelé pour équilibrer le système, répondre aux pointes et compenser les limites du réseau. 
  • L’AUTRICHE, l’une des dernières NATIONS ANTI-NUCLÉAIRE, rappelle une autre évidence : une production renouvelable dépendante de la météo reste dépendante de la météo ! La chute de l’hydroélectricité y a provoqué UNE BAISSE de 18,6 % de la PRODUCTION ZÉRO CARBONE, remplacée... PAR DES ÉNERGIES FOSSILES, du GAZ, en partie russe. L’intensité carbone y a bondi de 40 %.
  • L’ALLEMAGNE, de son côté, reste LE PLUS GRAND ÉMETTEUR EUROPÉEN EN VALEUR ABSOLUE ! Et ce, malgré plus de 20 GW de nouvelles capacités renouvelables ajoutées en 2025. Les réductions d’émissions existent, mais RESTENT BIEN MODESTES. Le pays illustre ainsi cette contradiction devenue presque doctrinale : empiler des capacités renouvelables ne suffit pas à décarboner profondément un système si l’on conserve une dépendance structurelle aux fossiles pour l’équilibre du réseau.
  • La FINLANDE est un exemple en matière de décarbonation structurelle. Ses ÉMISSIONS ÉLECTRIQUES ONT CHUTÉ de plus de 40 % en un an, en partie grâce à la PROGRESSION DE L' ÉOLIEN MAIS SURTOUT GRÂCE... AU NUCLÉAIRE ! Ce dernier reste la première source de production du pays avec 38,9 % du total en 2025.
  La conclusion est donc simple, quoique fâcheuse pour les catéchismes : 
  AJOUTER DU RENOUVELABLE N' EST PAS UNE POLITIQUE ÉNERGÉTIQUE COMPLÈTE ! »
 
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2. ÉLECTRICITÉ : ET QUI SAIT QUI PAYE À LA FIN ?
  « Au premier trimestre 2026, les marchés de l’UE ont enregistré 1 223 heures À DES PRIX NÉGATIFS ! Soit, en 1 AN, le phénomène a plus que doublé. La transition avance, mais avec cette élégance particulière des systèmes qui produisent trop quand personne n’en veut, puis pas assez quand tout le monde en a besoin...
  Le tableau n’est pas uniforme.
  • L’ESPAGNE concentre à elle seule 347 heures négatives au premier trimestre 2026, soit environ 16 % de toutes les heures. Pourtant avant 2023, elle n’en avait jamais connu une seule.
  • Le PORTUGAL suit la même trajectoire.
  • La GRÈCE, elle, passe de zéro heure négative au premier trimestre 2025 à 138 heures un an plus tard.
  Mais le plus instructif est ailleurs. Le Trimestre1 est encore la période la plus clémente pour les déséquilibres solaires. L’ENSOLEILLEMENT culmine surtout au T2. Lorsque l’Espagne ou la Grèce affichent déjà de tels volumes d’heures négatives en début d’année, ce n’est pas une anomalie saisonnière mais bien l’avant-goût statistique de ce qui se produit lorsque la capacité renouvelable croît plus vite que les moyens capables d’absorber ses excès.
  Il faut toutefois distinguer deux choses :
  • La fréquence des prix négatifs
  • Leur profondeur.
  Une heure à -2 €/MWh n’a évidemment pas le même effet économique qu’une heure à -250 €/MWh.
 
 Sur l’année 2025 :
  • L’ ALLEMAGNE a enregistré 576 heures négatives, avec un prix moyen de -10,89 €/MWh et un minimum à -250 €/MWh.
  • L’ESPAGNE, elle, a connu 556 heures négatives, presque autant que l’Allemagne, mais avec une moyenne de seulement -2,10 €/MWh. Même nombre d’heures, dégâts économiques très différents.
  L’ALLEMAGNE d’avril 2026 mérite un examen particulier.
  Le pays a connu 123 heures négatives sur 720, soit 17 % du mois. Parmi elles, 105 heures, soit 85 %, se concentrent entre 10 h 00 et 16 h 00, PRÉCISÉMENT DANS LA FENÊTRE DE PRODUCTION SOLAIRE MAXIMALE ! Le prix moyen de ces heures négatives atteint -36 €/MWh. Presque la moitié de l’électricité solaire mensuelle allemande a donc été injectée au moment où le marché disait explicitement : « merci, mais non merci »…
 
  La conclusion est simple, mais elle a le mauvais goût d’être contraire au récit dominant.
  L’EUROPE ne subit pas seulement quelques épisodes passagers de prix négatifs, elle ENTRE DANS UNE PHASE OÙ L' ABONDANCE INTERMITTENTE DEVIENT UN PROBLÈME STRUCTUREL !
 
  Plus on ajoute de capacités variables sans ajouter au même rythme les moyens de flexibilité, de stockage, de pilotage de la demande et de renforcement du réseau, plus on fabrique des heures où l’électricité vaut moins que rien. 
 
  Le CONTRIBUABLE ET LE CONSOMMATEUR paient en définitive 2 fois :
  • Pour soutenir l’investissement et garantir les revenus,
  • Pour corriger les déséquilibres que cette production intermittente !
  Les prix négatifs donnent ainsi la VAGUE ILLUSION d’une électricité abondante et gratuite, alors qu’ils signalent surtout que la valeur économique s’est déplacée vers les coûts de flexibilité, de réseau et de compensation publique.
  Les PRIX NÉGATIFS démontrent qu’une production variable, ajoutée massivement dans un système insuffisamment flexible, finit par DÉTRUIRE SA PROPRE VALEUR au moment même où elle produit le plus. C’est la fameuse cannibalisation des prix, cette manière très moderne de célébrer une énergie « compétitive » tout en découvrant qu’elle ruine son prix de marché dès qu’elle devient abondante... » 
  
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5. QUAND LES ENR PROVOQUENT DES BOUCHONS SUR LES RÉSEAUX...
 « Ember révèle que près de la moitié des 240 GW de nouvelles capacités renouvelables attendues en Europe d’ici la fin de la décennie pourraient être bloqués par des goulets d’étranglement sur les réseaux . Ce graphique démonte la fiction selon laquelle la transition serait simplement une question de volonté politique. La réalité se révèle plus brutale : on installe des EnRi plus vite qu’on ne construit des lignes électriques...
  Dans plus de la moitié des pays étudiés, les infrastructures sont déjà saturées. Jusqu’à deux tiers des projets éoliens et solaires prévus à horizon 2030 pourraient ne jamais voir le jour, non par manque d’investissements, mais faute de raccordement .
  Le chiffre est brutal : au moins 120 GW de projets sont d’ores et déjà bloqués parce qu’ il n’y a simplement pas de place sur le réseau… Et encore, selon les analyses d' Ember, ce constat est probablement sous-estimé. Plusieurs grands systèmes électriques, notamment en Allemagne et en Italie, ne publient pas l’intégralité de leurs données, ce qui laisse penser que l’ampleur réelle du problème est plus large encore.
  La situation vire à l’absurde au niveau des particuliers : 1,5 million de foyers pourraient être empêchés d’installer des panneaux solaires, faute de capacité disponible . On incite les ménages à produire leur propre électricité… avant de leur expliquer que le système n’est pas conçu pour l’absorber.
  Le diagnostic est limpide : les renouvelables avancent plus vite que les réseaux. 
Le capital est là, les projets aussi, les objectifs encore davantage, mais les infrastructures progressent à vitesse administrative.
  Comme le résume avec une sobriété toute technocratique le rapport d’ Ember :
« Les ambitions seules ne font pas circuler les électrons...
»
 
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ÉOLIENNES ET SANTÉ : LA JUSTICE VALIDE LES ALERTES SCIENTIFIQUES

  L’article écrit par Jean-Pierre Riou, publié sur son blog Le Mont Champot propose une réflexion critique sur les effets sanitaires potentiels des éoliennes industrielles et sur la manière dont ces questions sont traitées dans le débat public.
  Le texte défend l’idée qu’il existerait désormais des éléments suffisamment sérieux pour considérer qu’un lien de causalité entre certaines installations éoliennes et des troubles de santé chez des riverains ne peut plus être écarté. Les nuisances ressenties ne relèveraient pas uniquement d’un phénomène psychologique ou d’un simple effet d’inquiétude, mais seraient liées à des phénomènes physiques réels : infrasons, basses fréquences, vibrations et bruit pulsé généré par les pales.
 Pour cela, plusieurs types de sources sont citées :
  • des témoignages de riverains,
  • des études acoustiques et médicales,
  • des travaux de chercheurs spécialisés,
  • ainsi que certaines décisions de justice récentes.
Le texte insiste notoirement sur la portée symbolique et juridique de certaines décisions de justice, présentées comme une reconnaissance progressive des difficultés rencontrées par des habitants vivant à proximité de usines éoliennes. J-P. Riou y voit un tournant important dans la manière d’aborder la question sanitaire et des raisons d'espérer pour les victimes.
 
Bonne lecture.
 
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Éoliennes et santé : une causalité factuelle et juridique


  Le code de la santé publique fixe à 5 décibels — pondérés A, en journée et 3 dBA la nuit, l’émergence maximum d’un bruit de voisinage dit « bruit particulier ». Toutefois cette émergence n’est recherchée que si le bruit total, dit « bruit ambiant » est supérieur à 25dBA dans l’habitation du plaignant ou 30 dBA en extérieur. Cette émergence est alors calculée en retranchant le bruit de fond, dit « bruit résiduel », au bruit ambiant. 
 
  Or il apparaît, dans les communications même de la filière, que les éoliennes sont incapables de respecter ce code aux distances légales d’implantation
  Ce qui explique que des riverains indemnisés par la justice civile pour des troubles sanitaires dont le lien avec une nuisance excessive est dûment constaté, sont dans l’incapacité de faire cesser cette nuisance qui relève du juge administratif, pour lequel les prescriptions de l’administration dérogent au code de la santé publique.
 
Le bruit éolien et sa perception
  La puissance acoustique d’une éolienne varie entre 100 et 110 dBA selon les modèles et le mode de fonctionnement,bridé ou non. Les caractéristiques sonores de la Vestas V 90 3 MW en mode 0 est reproduit ci-dessous et atteignent 109,4 dBA avec 8 m/s de vent. 
 
https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEiSfDbca0H1r72w7Wnba-q1xLY7M5A76vUhBbjPBOgiYpM3hoYFmMqmv_a-cMhlSjKdAU8nwet5bhw_q7l_SDQHAlVFPSwBLzHzu-jTMkPZfJsVEj8R-tEzVmawOjGnruuGxZ4LmoUbEl4XnSxVMXQxHmq8KUgZLrzy21Lk25QosnD13rSOtfTN4Msro-Lw/w592-h640/dBA%20Vestas%20V%2090%20109%20dBA.jpg 
 

  Ce bruit et sa perception varient selon la vitesse du vent, mais également selon les conditions atmosphériques et la topographie locale et, bien sûr, avec la distance. Des bâtiments ou un relief interposé entre l’éolienne et le riverain peut supprimer la quasi-totalité de la nuisance sonore, un effet d’écho peut la majorer considérablement — 3 dBA. Les battements liés à la synchronisation de 2 éoliennes augmentent le bruit, du givre sur les pales peut ajouter jusqu’à 11 dBA. Avec l’usure, des bruits parasites peuvent augmenter le niveau sonore.

La réglementation 
  Sur l’échelle logarithmique acoustique, le doublement d’une source sonore correspond à + 3 dBA. La réglementation distingue le bruit résiduel — sans éoliennes, du bruit particulier — des éoliennes, dont l’addition constitue le bruit ambiant. Plus qu’à la valeur absolue de ce bruit particulier, le code de la santé publique s’attache particulièrement à son émergence — bruit ambiant moins bruit résiduel, qu’il privilégie pour caractériser l’infraction. Une émergence de 3dBA est la limite nocturne autorisée pour un bruit particulier et 5 dBA pour un bruit diurne. En effet, la gêne provoquée par l’intrusion d’un bruit particulier est essentiellement liée à la valeur de cette émergence qui sera bien plus intrusive dans un environnement calme qu’avec un bruit résiduel important. Toutefois, cette émergence n’est recherchée que si le bruit total dépasse 30 dBA.

Une incompatibilité structurelle
  L’illustration de la filière elle-même montre ci-dessous qu’à la distance légale de 500 m, les éoliennes ne respectent pas ce code, puisqu’avec le bruit résiduel d’un jardin calme — 20 dBA, qui correspond à l’environnement sonore du cadre rural de leur implantation, les quelques 35 dBA indiqués pour une seule éolienne, suffiront pour dépasser le seuil de 30 dBA, caractérisant ainsi l’infraction de ses 15 dBA d’émergence que représentent la différence entre 20 dBA et 35 dBA, quand le maximum légal est de 5 dBA diurne et 3 dBA nocturne.
 
 https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEivsKk5hDDQG4mEJskieawzYp0a6D-tYDNKL3Ec_iqT81t8TnP3NeV97qBX5Mt-rvLc7FcZ3Y5JgnnnoYfNmwCQ4eVgb-RcP6rGCy739V2Wvx2YAPC26KxzP2oasa50VpeekFNMWyYWBoir9CWY20TI6NceRiRG8IFNZAUKX9hbAI20DdIp-siI5sIiZFbC/w640-h558/Bruit%20%C3%A9olienne.jpg
 
 
  Ce dépassement structurel est la raison de l’amendement au projet d’arrêté du 26 aout 2011, porté notamment par le syndicat des énergies renouvelables, qui a introduit une dérogation à ce code en portant ce seuil à 35dBA pour les éoliennes au lieu des 30dBA prévus dans le projet de texte, au motif « que dans les zones rurales calmes où les éoliennes sont généralement implantées, il leur est difficile de respecter le seuil imposé par le code de la santé publique », selon la sénatrice Loisier qui l’a dénoncé dans sa question au gouvernement
  Ajoutons qu’à 500 m, ce bruit particulier de 35 dBA confessé par la filière, correspond à l’atténuation géométrique d’une éolienne de seulement 100 dBA  — L 500m = 100 dBA -11-20 log 500 = 35 dBA. Tandis qu’en Belgique où la réglementation autorise 45 dBA en journée, les exploitants ne craignent pas d’annoncer « Une éolienne qui tourne émet environ 45 dB, soit le bruit d’un lave-vaisselle silencieux récent. Pas de quoi troubler une soirée de lecture. ». Cette communication oublie de préciser que le lave-vaisselle se situera devant la fenêtre de la chambre à coucher et tournera toute la nuit.

La réalité de leurs impulsions sonores 
  Mais la réalité est bien pire car le caractère impulsionnel* de ce bruit, à chaque passage des pales devant le mât, est gommé par des moyennes sur 1 seconde — indice fractile L50 des LAeq,1s sur 10 min, retenu pour décrire l’ambiance sonore au point 3.5 du projet de norme NF S316114. 
  En effet, leur prise en compte demande des durées d’intégration de 0,125 seconde, comme le préconise la norme NF S31-010 pour les bruits impulsionnels, pour permettre de caractériser chaque pic sonore perçu par le riverain. 
  L’importance de ce point est illustrée dans le rapport de Robert W. Rand, de Rand Acoustics, adressé le 27 mai 2021 à la commission d’enquête concernant le « Rail Tie Wind Project » — Application WECS-01-21. Dans celui-ci, il montre son propre enregistrement avec un Leq 0,1s — ci-dessous, de mars 2021 des éoliennes d’ Antrim, qui fait apparaître un dépassement de 9 dBA à 17 dBA par rapport aux prédictions les plus fortes — « worst-case » Leq prédictions, de leur étude d’impact de 2016. Comme en France ce type d’étude d’impact indique un bruit médian pour chaque classe de vent dont chaque échantillon est déjà une moyenne sur 1 seconde, expliquant la différence entre le niveau de bruit annoncé — 35,7 dBA, et les pics de bruits perçus par le riverain — 53 dBA.
 
 
 https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEgfqVwLcGhK85sWhVXXl0DqJ8uVDsgPL72xDn5HG6iVULvMLCOUQ6w_Ec-f5dGNKKUJwzYwbZxMkNdD0mv8Am2JrEV_8Z3_LMGnXuQ6ZSDft98OKqQk9HEG-VmXb0TVuGsh1MFyD4w22AG3q4NY_ycYYato2Ukl36vk84_73PJmAGRwrFfNBObSPGq1jPkT/w640-h428/Antrim.jpg
 


La perception du bruit 
  Des milliers de témoignages dénoncent les effets néfastes du bruit des éoliennes dans le monde entier. Selon les attendus du TGI de Montpellier, les investigations auprès de riverains qui ne s’étaient jamais plaints sont particulièrement édifiantes en constatant 

« Que 18 des 26 personnes interrogées qui déclarent subir un préjudice (lequel à raison de l’éloignement plus grand est nécessairement moindre que celui des demandeurs comme déjà indiqué) ont parlé de bruits permanents consistant en ronronnement et sifflements, audibles même à l’intérieur de leur maison et obligeant à hausser le son de leur télévision voire à construire une véranda et à fermer les volets, la fermeture des volets constituant également une protection contre le crépitement des flashs toutes les deux secondes et qui sont permanents de jour comme de nuit. »

  De même le rapport d’enquête de la DDASS [ Direction départementale des affaires sanitaires et sociales ] à la suite d’une plainte de riverains d’ Ally-Mercœur écrit : 
« La quasi-totalité des personnes rencontrées s'est plaint du bruit en extérieur. Nombreux sont ceux qui regrettent de ne plus pouvoir vaquer à leurs occupations extérieures en toute sérénité — jardinage, travaux des champs, promenades.., lorsque le niveau de bruit est trop important.
  Dans 9 foyers — sur 21 enquêtes, les nuisances sonores à l'intérieur du logement ont été dénoncées.
  Pour 7 d'entre eux, les pièces dans lesquelles les nuisances sont dénoncées ne sont pas phoniquement isolées — absence de double vitrage.
  Pour 1 foyer, la maison est entièrement isolée — murs doublés, fenêtres équipées de double vitrage récent, et pourtant ses occupants ont remarqué que le bruit est perceptible à l'intérieur lorsqu'ils posent leur tête sur l'oreiller
  Pour un autre foyer non isolé, le problème est différent puisque l'un des occupants souffre de problèmes respiratoires et doit dormir avec la fenêtre de sa chambre ouverte toute l'année, il dénonce des nuisances sonores fréquentes ».
Une grande variabilité du bruit et de sa perception
  En approfondissant leur étude, les enquêteurs ont pu : 
« mettre en évidence la présence de « couloirs » de bruit : le niveau de bruit varie de façon important entre 2 points distants de seulement quelques mètres. En effet, plusieurs phénomènes se conjuguent et varient en fonction de l'intensité et de la direction du vent. Il existe un premier phénomène d'écran qui diminue le niveau sonore certains bâtiments gênent la propagation du bruit. Un second phénomène dit de réverbération accentue le niveau sonore : il s'agit d'un phénomène qui se traduit par une prolongation de l'existence d’un son due aux réflexions multiples sur certaines parois ».
  Cette variabilité de la gène est exacerbée par les conditions atmosphériques, les battements créés par la synchronisation de 2 ou plusieurs machines et par les niveaux de sensibilité individuelle au bruit.
 
Sommeil et santé, une cause nationale
  En 2017, l’ ANSES [ Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail ] avait publié un rapport comportant l’analyse d’un grand nombre d’études sur le sujet et avait conclu : 
« Toutes les études épidémiologiques transversales qui ont recherché une association entre l’exposition au bruit des éoliennes et la qualité du sommeil (sauf une) ont montré une relation significative. »
  Cette même année, l’Académie de médecine confirmait dans son rapport
« Toutes les données de la littérature concordent pour souligner l’effet très négatif du bruit sur le sommeil. De fait, les troubles du sommeil représentent sans doute la doléance la plus constante des riverains. Ils sont d’ailleurs objectivés par les enregistrements somnographiques effectués par des cliniques du sommeil. Ces études concluent qu’à l’intérieur d’un périmètre de 1,5 km le bruit émis par les éoliennes perturberait la qualité du sommeil. Une autre étude suggère que certaines basses fréquences — autour de 30 Hz, interfèreraient avec les ondes « Beta » cérébrales du sommeil qui sont associées avec les réactions d’alerte, de stress et d’anxiété. Cette interférence expliquerait les troubles du sommeil. Mais ce mécanisme est très controversé. »
  Dans une étude de décembre 2025, des chercheurs de l’université d’Oregon ont mis en évidence une « corrélation claire entre la qualité du sommeil et l’espérance de vie » — clear correlations in each year and in most U.S. states between sleep and life expectancy.
  C’est ainsi que la mauvaise qualité du sommeil « surpasserait désormais l'impact de la mauvaise alimentation et du manque d'activité physique ». L’étude n’a fait que quantifier ce qu’on savait déjà, en juillet 2025, le ministère français de la santé avait érigé le sommeil en enjeu de santé publique majeur dans une feuille de route ministérielle.
 
Causalité juridique et factuelle
  Le 8 juillet 2021, la Cour d'appel de Toulouse, 3ème chambre n° 20/01384 avait formellement reconnu l’existence d’un syndrome éolien et la responsabilité des éoliennes dans les troubles sanitaires occasionnés en condamnant leur exploitant à indemniser les 2 victimes à hauteur de 4.000 € chacun au titre du pretium doloris, et 2.216,25 € au titre de la réparation de leur déficit fonctionnel temporaire dont les « Souffrances endurées avant consolidation ». Cette jurisprudence avait déjà été retenue en 2013 par le TGI de Montpellier et vient d’être confirmée le 13 novembre 2025 par le TGI de Strasbourg.
  En tout état de cause, cette « causalité juridique » est complétée par la causalité factuelle des éoliennes dans la dégradation de la santé, par le truchement de la dégradation de la qualité du sommeil, mise en évidence par les conclusions de l’Académie de médecine et de l’ ANSES.
 
Une discrimination anticonstitutionnelle
  Cette question sanitaire est occultée par l’extrême variabilité des paramètres relatifs à la propagation du bruit, à la nature du relief et des conditions atmosphériques, à l’isolation des habitations et à la sensibilité individuelle au bruit et au stress. L’émergence, retenue par le code de la santé publique comme principal facteur de la gène, est d’autant plus importante que le bruit résiduel est bas, pénalisant ainsi les zones calmes de rase campagne que la Directive européenne 2002/49 sur le bruit demande pourtant de préserver à ce titre. Le développement éolien privilégie les secteurs hyper ruraux en raison de leur faible densité de population, entraînant ainsi une discrimination anticonstitutionnelle qui prive ses habitants de la protection du code de la santé publique au prétexte qu’ils ne seraient pas nombreux.
 
* Impulsionnel Bruit consistant en une ou plusieurs impulsions d'énergie acoustique, ayant chacune une durée inférieure à environ 1 s et séparée(s) par des intervalles de temps, de durées supérieures à 0,2 s.— NF S31-010.
 
 
 
 
 
 
 

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